Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Marie PONTIES

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie PONTIES

.

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie Pontiès et j’ai 17ans, j’habite à Lavaur (81) et je passe en Terminale S en Septembre. J’ai vraiment commencé à écrire en 4ème, lorsque j’ai appris en cours de français les nouvelles à chute. Dans cette même année, un concours de poésie organisé entre les deux collèges de ma ville m’a permis de confirmer ma passion pour l’écriture, confirmation que j’ai eu deux ans de suite en étant primée à ce concours, et à d’autres concours de nouvelles comme le concours de « Tarn et Dadou », de Maux ou encore celui des « Gourmets de Lettres » à Toulouse ; et c’est comme cela que j’ai décidé de rassembler toutes ces nouvelles dans un recueil.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je me suis vraiment mise à l’écriture en 4ème, avant je me contentais seulement de travailler à l’école, je dessinais beaucoup et je me consacrais à mon sport, le judo.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je dessine tout le temps. J’aime beaucoup le théâtre (même si je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire, j’ai toujours trouvé passionnant de se mettre dans la peau d’un personnage) et la musique, j’aime particulièrement le rock et la pop et je joue du piano. Je pratique aussi un sport depuis que j’ai 5 ans, le judo, mais cette année j’ai dû m’arrêter à cause d’une blessure, je passerai donc ma ceinture noire l’année prochaine.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je voudrais juste que mes lecteurs se laissent emporter, oublient leurs soucis et prennent du plaisir en me lisant. J’aimerais qu’en refermant mon livre ils se disent « Ah, j’ai passé un bon moment !». C’est mon objectif, et c’est tout ce que j’attends de mes lecteurs. Je me fais connaître par de petits événements, comme une séance de dédicace à la librairie de ma ville, mais ce qui marche le mieux est le bouche à oreille. Lorsque quelqu’un m’achète un livre, je lui donne lorsque j’en ai l’occasion, mon adresse mail pour qu’il puisse me donner son avis. C’est très important pour moi de savoir ce que mes lecteurs pensent, que ce soit positif ou négatif.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait plusieurs séances de dédicaces dans mon village et dans ma ville, et je participe tous les ans au Salon du livre international de Mazamet.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Petite, j’aimais déjà beaucoup inventer des histoires, et j’ai toujours écrit (d’ailleurs, plusieurs esquisses de romans dorment dans mon placard), mais j’ai vraiment eu le déclic lors d’un concours de poésie organisé par mon collège. J’ai été primée deux fois de suite, et ce sont sur ces deux ans que j’ai écrit mon premier recueil de nouvelles.

edil

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon unique livre publié est un recueil de nouvelles, intitulé « L’Assassin et autres nouvelles insolites », aux éditions Édilivre. Il contient sept nouvelles courtes traitant des sujets divers, comme l’art, la guerre, l’astronomie… J’ai vraiment essayé de diversifier les sujets pour qu’il y en ait pour tous les goûts et tous les âges. J’aurai bientôt le plaisir de pouvoir présenter mon deuxième recueil de nouvelles et mon premier roman, en ce moment en cours de correction.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer ce livre dans n’importe quelle librairie sur commande. Il est aussi référencé sur tous les sites de distribution, comme Amazon ou la Fnac, mais vous pouvez aussi le commander sur le site de l’édition www.edilivre.com.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Pour ma part, j’ai été publiée dans une édition participative, et pour se lancer, s’éditer à compte d’auteur ou se faire éditer à compte participatif peut constituer un bon début. Cependant je pense que le mieux reste l’édition traditionnelle à compte d’éditeur, mais les places sont chères et prisées. De plus, les nouvelles sont mal-aimées des lecteurs français, et je n’ai pas trouvé mieux pour des nouvelles qu’une édition participative. L’e-book n’est pas encore très répandu, mais je pense que c’est l’avenir. Moins cher, plus nomade, je suis persuadée que l’e-book se fera une place dans le cœur des lecteurs.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour écrire, je citerais le conseil d’un auteur qui le tient lui-même de son mentor : pour devenir écrivain, il faut trois choses : lire, lire et encore lire. Une citation plus générale qui m’a permis de voir la vie autrement : c’était 3 ou 4 ans plus tôt, lorsque j’avais un plâtre, je ne pouvais pas participer à une importante compétition de judo, à Paris. Comme je n’arrivais pas à me résigner, mon père m’avait sortie la citation d’un empereur romain qui disait ceci : « qu’on me donne la force de changer ce qui peut être changé et d’accepter ce qui ne peut pas l’être ». Depuis je me tiens à cela.

Et pour la fin de l’histoire, je suis tout de même allée à cette compétition en tant qu’observateur où j’ai même pu obtenir un autographe de Teddy Rinner !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis pas fan des biographies, que ce soit à lire ou à écrire ; cependant, j’aime lire les romans. Je lis ou écris aussi volontiers nouvelles ou poésies lorsque j’ai un peu de temps. Je vais pour cela sur un site nommé « Short Édition », une plate-forme qui permet de publier ou de lire des poèmes ou textes courts. Mes poésies préférées à écrire restent les haïkus, de courtes poésies asiatiques de composition métrique 5/7/5. Je me suis aussi essayée au roman, et je peux dire que c’est très différent de l’écriture d’un recueil de nouvelles !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris souvent sur mon ordinateur ; il arrive que j’écrive en musique, mais c’est rare car elle m’empêche parfois de me concentrer. À l’époque du concours de poésie, j’étais tellement inspirée que je ne pouvais pas attendre d’être chez moi et j’écrivais des nouvelles ou des poésies en cours. Cela m’arrive moins maintenant, notamment parce que le travail demandé en cours est plus conséquent, je n’ai plus la possibilité d’écrire pendant ces heures. Je prévois donc des temps d’écriture pendant le week-end, par exemple, et je m’installe à mon bureau, devant mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Pour m’inspirer, je lis une nouvelle ou une poésie sur mon site préféré avant de commencer. Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage mais j’écris souvent mes nouvelles sur un thème précis, cela me permet de chercher et de trouver des idées. Je fais de nombreux concours de nouvelles parce qu’ils imposent souvent un sujet.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour construire une intrigue, il me faut d’abord une vague idée. Je m’accorde ensuite des moments, comme avant de m’endormir par exemple, pour l’approfondir, la travailler, chercher ce que je peux en tirer. Une intrigue de nouvelle n’est pas très longue à construire (dans l’ordre d’un mois), par contre les intrigues de mon prochain roman m’ont pris presque un an. Les personnages viennent souvent avant l’intrigue. Ce sont d’ailleurs sur leur (s) particularité (s) que sont souvent construites les intrigues. Mes personnages ne sont pas inspirés de personnes réelles. Il m’est déjà arrivé de mettre un personnage inspiré d’une personne connue pour lui rendre hommage, mais je m’efforce de les imaginer par rapport au monde dans lequel ils vont évoluer et par rapport à ce que je veux faire apparaître chez eux ou passer comme message. Créer et faire évoluer un personnage, c’est un peu comme jouer au théâtre : quand on passe à un autre personnage, on change de costume, on pleure ou on rit avec lui comme des acteurs dans une pièce de théâtre. J’aime beaucoup varier mes personnages pour avoir un maximum de points de vue, ils sont autant de costumes de scène qu’on met puis que l’on quitte, et une fois la nouvelle finie, on change de pièce, de costume, d’atmosphère. Je prends du temps pour bien les travailler, je fais des fiches personnage et je les dessine, car je pense que plus on connaît bien ses personnages, mieux on les retranscrit dans son manuscrit et mieux la nouvelle ou le roman est réussi.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire, lire et lire ; je pense que c’est fondamental pour améliorer ses écrits… et ne jamais se démotiver, malgré tout ce qui peut arriver.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai beaucoup lu de romans d’héroïque-fantaisie, dont ceux d’Anne Robillard, de Serge Brussolo, d’Éric l’Homme et les incontournables Harry Potter de JK Rowling. Je me suis mise aussi récemment aux classiques, et j’aime beaucoup le style de Victor Hugo et de Camus. Côté nouvelles, mes auteurs préférés restent Anna Gavalda et Guy de Maupassant.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je suis en train de lire « Nous les dieux » de Werber. J’ai le projet de dévorer tous ses livres tant ma sœur m’en a dit du bien !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai deux projets en cours : le premier est un autre recueil de nouvelles (un peu dans le même style du précédent recueil) qui devrait paraître aux Éditions Édilivre vers la fin de l’année/début de l’année prochaine, et un roman mêlant science-fiction et roman jeunesse en cours de relecture.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je fais tous les ans le Salon du livre de Mazamet, devenu pour moi un événement incontournable, et j’attends la sortie de mon deuxième livre pour recommencer les séances de dédicaces.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités et mes parutions sur le site www.edilivre.com.

————-

Le 11 août 2017

Marie PONTIES

.

 

https://www.edilivre.com/l-assassin-et-autres-nouvelles-insolites-marie-ponties.html#.WZFuGVFJbIU

.

Extrait de « L’assassin et autres nouvelles insolites », 1ère nouvelle.

.

La nuit est tombée. Tout est silencieux dans la maison. Dans le lit, je contemple le visage paisible d’Eléna. Je l’aime tellement. Je ne pourrais vivre sans elle. Pourtant, la nuit s’est levée et il fallait que je parte. Cet instinct qui me dictait ses sombres desseins et dont j’étais la marionnette, me l’ordonnait. Je regarde une dernière fois la belle femme brune. Sa chevelure soyeuse l’entoure comme une couronne. Un rayon de lune effleure discrètement sa joue. Je soupire. Elle dort d’un sommeil profond ; je ne risque pas de la réveiller.

Je sors du lit sans faire aucun bruit et me faufile dans l’entrebâillement de la porte. Elle n’aime pas ce que je fais. Elle n’a pas les mêmes pensées que moi mais elle m’aime quand même…

Et c’est le principal.

Je traverse la maison à pas de loup, guidé par la lumière de la lune. Je pense à ma prochaine victime.

Je sors enfin de la maison par la petite porte. La lune m’aveugle et la fraîcheur glace mes os. Mais rien n’arrêtera la mission qui m’a été confiée. Silencieux et concentré, je reprends mon chemin. Dans la petite rue exiguë, l’astre blanc me regarde d’un air réprobateur ; comme s’il savait que j’allais commettre un meurtre. Mais je n’ai pas de soucis à me faire. La lune avait peut-être des yeux mais elle n’avait pas de bouche. Elle ne pourra pas avertir celle que je dois tuer ce soir. Souple et gracieux, je saute, je glisse, je vire dans la nuit sombre, traversant la ville déserte à cette heure. Sous mes pas, le pavé est dur et froid. Il est traître. La bruine le rend glissant. Chaque pas peut être entendu. Pas un bruit… Rien ne m’importait plus que mon objectif.

Soudain, je m’arrête, tous mes sens aux aguets.

.

.

Je remercie sincèrement Marie PONTIES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

© Jean-Louis RIGUET  16  août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Jean-Daniel TEMPLIER

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Daniel TEMPLIER

.

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

De mon nom de plume, Jean-Daniel Templier. Comme auteur, je suis né en 2010, lorsque je terminais mon premier livre, un livre intimiste sur mes expériences arctiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je suis menuisier de formation. J’ai quitté le métier et aujourd’hui en dehors de l’écriture, je suis agent de la fonction publique au sein d’une collectivité… Ou lala j’entends déjà les sarcasmes !! J

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Le théâtre ? J’ai une profonde admiration pour les gens de théâtre, je pense souvent à certains de mes amis (es) qui vivent de cet art, et je suis à chaque fois ébahi par leur performance.

Malheureusement, je n’y suis pas encore bien préparé, pas du tout même (rires)… Je me suis rapproché de l’écriture justement parce qu’il est plus facile de m’exprimer ainsi… Il m’est arrivé de faire quelques conférences, notamment durant mon engagement au sein d’une organisation écologique ou plus récemment pour parler de mon livre sur le don d’organes, mais avec à chaque fois trop de pression… Je vais travailler là-dessus, car j’aime être à la rencontre du public…

Pour le reste, j’aime la photographie que je pratique de temps en temps, m’attardant sur telle ou telle pose, cherchant l’angle de champ idéal, je prends le temps d’observer, faire de l’instantané, arrêter le temps…

Je me suis essayé il y a quelques années à la peinture et lorsque je disposerai d’un peu plus de temps et de talent, (j’y travaille également (rires)), je continuerai dans cette direction, la peinture abstraite me tente, et parallèlement à l’écriture. Il y a tant de choses à dire à travers une toile ou un dessin que les mots deviennent parfois inutiles…

Mes autres passions ? Le monde arctique bien évidemment, le pays d’en haut qu’il est impossible d’oublier de par sa beauté mais l’organisation d’une expédition telle que je la conçois actuellement, m’est inaccessible au jour d’aujourd’hui, financièrement parlant… Un jour viendra je l’espère…

Je pratique le kayak, quand je dis kayak, celui de mer, celui qui me permet de faire du rase-cailloux, de jouer avec le vent et les marées, de surfer parfois sur de fortes vagues en fin de journée lorsque le soleil se couche, ça, c’est vraiment le pied… C’est mon kiné qui va être content de lire ça !! Attention au dos (rire) !!

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je fais la promotion de mes livres comme de nombreux auteurs, via les réseaux sociaux, mais également sur mon site ainsi que lors de dédicaces. Je suis très attentif aux critiques, des bonnes ou des mauvaises de mes lecteurs, et les invite à mettre leurs commentaires sur mon site.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages?

C’est toujours un bonheur de rencontrer les lecteurs. Ma première dédicace s’est faite dans un bureau de tabac. Ce jour-là, j’y ai vendu mon premier livre calé entre les cartes postales, les bulletins de pronostic du PMU, et les rubriques de faits divers, et je vous assure, que ce fut un moment très agréable, au plus proche du public. Depuis, et avec mes autres ouvrages, je participe à différents salons du livre. Dernièrement une radio locale, Radio Web passion, m’a invité à parler de mon dernier livre, juste avant de faire une dédicace, c’était très sympa de leur part. Là je suis à la recherche de lieux insolites pour y effectuer de prochaines rencontres.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis ma plus tendre enfance. J’ai retrouvé, lors de mon dernier déménagement, cachés sous une pile de dossiers, des poèmes écrits alors que je devais avoir 12, 14 ans, jamais publiés, des écrits qui peuvent aujourd’hui me faire sourire, mais que je garde précieusement… Mais plus sérieusement j’écris depuis 2010 comme je l’ai dit plus haut.

Du coup, je me considère comme un « jeune » auteur de 51 ans, et des projets plein la tête, ou plus exactement comme un chercheur de mots, c’est plutôt sympa de se dire qu’il y a encore de nombreux sujets à développer… J’essaie de sortir un livre tous les deux ans et si je fais le calcul, ce qui n’est pas trop difficile, j’en suis à quatre livres aujourd’hui, mais qu’importe le nombre, ce n’est pas le nombre de livres qui donne de l’importance à l’auteur, mais des mots qui en ressortent :

– « Arktika ma maison », en autoédition en 2010.

– « Les Rives du Loup » en autoédition en 2012

– « Partage du Cœur » aux éditions EANNA/CRES en 2014 : ce livre, j’en suis l’initiateur mais je l’ai coécrit avec d’autres auteurs, des dessinateurs, des personnalités du monde du spectacle, des patients, des médecins et professeurs pour parler au mieux du don d’organes. Je suis très fier de cette réalisation et de la qualité du livre, dont l’intégralité des droits et recettes est reversée à l’association ADICARE du Professeur Christian CABROL.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« GOODBYE Sentinelle »

Pour sauver la planète, il faut être prêt à mourir pour elle

Ce dernier livre date de mars 2016.

À sa sortie, un article fut publié sur la Rép, avec en titre « Goodbye sentinelle », un thriller écologique.

J’aime bien cette définition de thriller écologique, ce qui me fait penser et croire aussi, que l’exercice est réussi et que le message est finalement bien passé et bien perçu par mes lecteurs à en voir les commentaires laissés sur mon site. Le personnage principal du livre se dévoile, se confit sur les périodes sombres de son passé, alors qu’il était activiste pour le compte d’une organisation éco-terroriste. Je n’en dis pas plus, mais je vous invite à consulter mon site pour en connaître davantage…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En les commandant directement sur le site, parfois en librairie, mais également en venant à ma rencontre lorsque je suis en dédicaces.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Très honnêtement ? Je ne suis pas partisan de cette méthode de publication je ne fais aucune confiance à ce type d’« édition » qu’est l’édition à compte d’auteur. À mon sens, ce n’est qu’une pure arnaque. À défaut d’être édité chez un éditeur digne de ce nom, je préfère autant faire relire mes écrits à des personnes très compétentes et de confiance et remettre une fois le tapuscrit revu et corrigé, à l’imprimeur directement et passer commande ensuite.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De garder la foi en nos projets et de persévérer, cela paie toujours un jour ou l’autre.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis et écris des romans, essais et biographies. Je n’ai pas de préférence à proprement parler de lecture ou d’écriture, non, je lis le synopsis d’un livre pour voir si le sujet m’intéresse, je parcours quelques lignes principalement la page 99 de chaque livre. Selon l’auteur anglais Ford Madox Ford c’est à cette page fatidique que se révèle la qualité d’un livre, et le rythme de l’ouvrage. Je n’en fais pas une règle, mais je trouve la méthode très efficace pour l’avoir constaté à plusieurs reprises…

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dès que quelque chose me vient en tête, qu’importent le moment et le lieu, j’écris, je prends des notes selon le moment opportun, mais principalement devant mon ordinateur, c’est bien plus confortable, c’est moi, un gaucher, qui vous le dis (rires).

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration, c’est comme la respiration sans mauvais jeux de mots. Il faut faire, apprendre, écouter, lire, se bouger, s’oxygéner, voyager et surtout faire des recherches pour être au plus près de la réalité, c’est comme cela que je travaille, mais je suis également à l’écoute des faits divers… Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? C’est la même chose pour l’écriture…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Le sujet, c’est le sujet le plus important, je peux passer des mois à y réfléchir avant de construire autour, un ensemble de personnages. Dans la plupart des cas, mes personnages sont imaginaires, mais je m’inspire le plus librement possible de personnes rencontrées à un moment de ma vie, et qui méritent une place dans chacun de mes livres.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il serait trop prétentieux de ma part de donner le moindre conseil d’écriture, me considérant plus comme un chercheur de mots qu’écrivain reconnu en tant que tel, juste peut-être de ne pas mettre trop de fioritures dans ses écrits, et, ce qui compte le plus, de garder le désir, se faire plaisir, de garder cette envie, mais tout en pensant au final au lecteur, se faire plaisir, mais surtout donner du plaisir aux autres.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement, je pense bien évidemment à Hugo et Zola, Duras, Colette, Sand, Camus, mais également à Houellebecq, Sorj Chalandon, C.J Box…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

« Le syndrome du bocal » de Claude Pinault, un livre de 2009, je ne l’avais encore jamais lu, bien évidemment entendu parler, et que je trouve très touchant, très bien écrit, clash par moments, mais l’auteur a écrit avec son cœur, ses tripes. C’est précis, sans artifice, comme j’aime, vraiment très touchant !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en fait je retravaille « Les rives du loup », sur sa mise en page et la couverture qui sera plus aérienne. Mais également sur un autre roman qui devrait sortir courant 2018 et sur un livre de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai le 9 avril au salon de l’art et du livre de la Chapelle-Saint-Mesmin et très certainement fin juin en signature sur Marseille. Les dates viennent au fur et à mesure…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site : http://www.jeandanieltemplierauteur.weonea.com et sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Tweeter, ou LinkedIn

————-

Le 22 mars 2017.

Jean-Daniel TEMPLIER

.

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

.

.

Je remercie sincèrement Jean-Daniel TEMPLIER d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

© Jean-Louis RIGUET 24 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Christel LACROIX

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christel LACROIX

.photomania-23c33ec70cef251e66beb98465468063

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Christel LACROIX et j’écris des romans, jonglant avec le, l’imaginaire, l’Histoire de notre humanité ou son futur par anticipation et par imagination. J’écris également de la poésie dans mes « temps de récréations » ainsi que des nouvelles.

Je me suis lancée dans la grande aventure de l’édition en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Mon premier métier : docteur en pharmacie dans la recherche industrielle et quelques coups d’œil dans le microscope ont vu grandir en moi cette force qui a toujours habité mon cœur : devenir chercheuse de mots ; l’envie d’écrire a germé petit à petit dans mon conscient et s’est imposée à moi après quelques virages de vie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion?

À titre purement amateur je dessine je peins et je débute en photographie. Ce sont des moyens d’expressions aussi forts que les mots mais que je manie beaucoup moins bien.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’attends rien de particulier de mes lecteurs, juste qu’ils se plongent dans mes romans et redonnent vie à leurs héros à leur façon, et juste qu’ils découvrent peut-être le message qui se cache dans chacun de mes livres.

J’ai croisé un grand nombre d’entre eux sur les réseaux sociaux et je suis toujours très heureuse quand ils viennent m’exposer leurs impressions de lectures.

Je fais également quelques dédicaces en librairies mais beaucoup moins de salons du livre pour le moment.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je privilégie les rencontres en librairie, où l’échange auteur lecteur est souvent très enrichissant.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis mes premiers balbutiements en écriture à l’école primaire, j’ai toujours eu cette envie et ce besoin d’écrire. Je répondrais donc que j’ai toujours écrit, mais je ne me suis lancée à éditer mes romans qu’en 2011.

 

J’ai publié :

–   Asteria Rubens chez K.Ed. Éditions : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

–   Les Abysses d’un Songe aux Éditions Terriciaë : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

–   J’ai entendu respirer les Couleurs aux Éditions Hugues Facorat : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

– Au vestiaire des Anges aux Éditions Hugues Facorat : un recueil de poésies

Les derniers sentiments Cathares aux Éditions Ovadia Au Pays Rêvé : un roman sur fond historique

Mais aussi en collectifs d’auteurs :

Les Cygnes de l’Aube aux Éditions Lire et Méditer : un recueil de poésies de poètes du Monde

Lettrae Vox aux Éditions de l’Argilète : collectif de poésies

L’élixire 8 aux Éditions Robin : poésies en collectif d’auteurs

– Short Stories n13 aux Éditions La Matière Noire : nouvelles en collectif d’auteurs

– Sourds l’appel de la Nature aux Éditions Lire et Méditer : un recueil de poésies de poètes du Monde

Anthologie politique FLAMMES VIVES 2016 aux Éditions Flammes Vives : un collectif de poésies

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est paru en novembre 2016, il s’agit d’un roman sur fond historique : LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES.

Ce livre est né de la confrontation entre deux époques se reflétant l’une dans l’autre : notre époque contemporaine et le XIIIième siècle témoin du déclin des Cathares. Cette dernière romancée dans ce livre met en scène de vrais personnages historiques aux côtés des héros du roman.

 

En voici le résumé :

« Ils ne se sont jamais croisés, ils ne se sont jamais parlés.

Et pourtant, les lointains temps cathares vont les amener très vite à correspondre par lettres, à mélanger leurs mots, à se livrer, à se mettre à nu, à s’écorcher et à s’aimer.

Ce point commun qui leur échappe et ce hasard qui ne leur appartient plus, guideront inexorablement leur rencontre sur le chemin de leur existence.

Tout va alors aller très vite pour eux.

La découverte du contenu d’un coffret en bois légué en héritage va semer des énigmes dans leur vie commune naissante.

Un parchemin cathare et une amulette gravée vont les projeter face à un secret de famille.

Qui sont-ils vraiment ?

Ce roman atypique où le destin semble plus fort que l’évidence vous fera voyager à travers sept siècles d’histoire pour vous livrer alors un message d’humanité.

À lire et à méditer »

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Vous pouvez commander mes livres directement sur le site de mes éditeurs respectifs,

sur les plateformes de vente du net (FNAC, Amazon, Chapitre…)

http://recherche.fnac.com/ia1131750/Christel-Lacroix

 

Les commander chez votre libraire préféré

Ou me les demander directement afin d’avoir une dédicace.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Tous mes livres ont été publiés à compte d’éditeurs ; je considère que l’auteur n’a pas à participer financièrement à l’élaboration de son livre ; dans ce cas-là, il est plus judicieux de travailler en autoédition.

Pour l’instant je n’ai pas d’e-book à disposition, personnellement beaucoup plus proche du livre papier et des sensations tactiles qu’il procure au lecteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Mille conseils et pas uniquement un seul. C’est difficile de choisir.

Peut-être croire en ses rêves pour qu’ils se réalisent un jour et oser les provoquer.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’écris des romans de la poésie et des nouvelles et je lis de tout à partir du moment où l’histoire ou le sujet parle à mon âme de lectrice.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris à l’encre de mon cœur… toujours

Il y a des jours où il n’y a pas d’encre, et puis il y a des jours où il y en a trop mais pas assez de temps pour l’utiliser. Je m’adapte.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je ne travaille jamais sur sujet imposé. Je fais parfois des concours littéraires et je refuse systématiquement ceux dont le sujet est imposé. Mon inspiration a besoin de liberté.

Je vais la chercher dans un endroit que je ne connais pas, à côté de ma vie, entre le rêve et notre chemin à chacun de nous, dans un univers qui n’appartient qu’aux amoureux des mots.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Avant de me jeter dans l’écriture d’un roman, je dis bien « jeter » car le premier pas est toujours difficile, comme un saut en parachute, je fais d’habitude beaucoup de recherches (notamment pour mon dernier roman où j’ai dû faire un immense travail de documentation sur les Cathares, leur époque, leurs dogmes et leur mode de vie), je lis beaucoup d’ouvrages, références, livres, reportages, articles, et petit à petit la trame de mon roman se met en place après un déclic souvent inopiné. Ce déclic met parfois plusieurs mois à se manifester.

Puis je crée les personnages principaux du roman, qui sont toujours imaginaires : je dresse leur portrait physique, leur façon de penser, leur caractère, leur situation, leurs ambitions, leurs craintes, leurs peurs, leurs forces et leurs faiblesses. C’est comme une naissance et alors seulement je peux commencer la rédaction du chapitre I.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Laissez-vous écrire.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’adore l’écriture simple et limpide de la grande Katherine Pancol, les idées avant-gardistes de Bernard Werber, les grands classiques comme Camus ou Saint-Exupéry, l’immense et talentueuse George Sand, les mots qui tordent l’âme de Baudelaire, les sages pensées de Bobin ou de Coelho, et la liste est immense. Il y a tellement de richesses à trouver dans les livres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le bonheur volé de Cécile Aubry

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui en effet, c’est l’essence de mon imagination. J’ai plusieurs projets en cours :

– Le soleil au septième sous-sol : roman d’anticipation en cours de relecture

– Les neiges éternelles de l’Atlantide : roman sur fond historique en tout début de rédaction (j’ai fait le grand saut la semaine dernière)

– Mots Bohèmes : recueil de poésies en cours de rédaction

– Le jour où tout a basculé : recueil de nouvelles en cours de rédaction

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Au mois d’avril une signature est prévue dans une librairie de l’Hérault, à Pézenas.

D’autres rencontres au sein de l’enseigne Cultura, comme celle à laquelle j’ai participé en décembre dernier, devraient peut-être avoir lieu au printemps dans la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne et l’Aude.

Peut-être également un Salon du livre cet été dans l’Aveyron.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/christel.lacroixauteur

Ma page officielle auteur :

https://www.facebook.com/ChristelLacroixOfficiel/?fref=ts

Mon compte Tweeter :

Christel LACROIX @Chris_4_Ever

Mon blog :

http://christellacroix.blogspot.fr/

Ma chaîne Youtube :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLwEokKZZuIgfVcoBCDhvZXJynIWGPv06K

————-

Le 12 janvier 2017

Christel LACROIX

.

a

.

ccouv-30-09-16-page-001

.

Extrait

LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES

de Christel LACROIX

aux Éditions Au Pays Rêvé / Ovadia

 

 

 

Pendant de nombreuses années j’ai fait d’étranges cauchemars. Presque toutes les nuits depuis mon adolescence, un rêve récurrent venait me hanter et me poursuivait souvent toute la journée car j’essayais d’y trouver une quelconque signification. Je ne parvenais pas à me défaire de l’emprise de ces images. Le soir je me couchais, apeurée par l’intrusion de ce cauchemar, ne sachant pas s’il allait s’inviter à mes délires nocturnes ou non. Agrippée à ma couette, fondue dans l’obscurité, je m’endormais telle une guerrière prête à combattre seule les démons de sa nuit. Ce cauchemar n’a jamais été très clair ; j’y voyais chaque fois un immense feu, un brasier démesuré, je parvenais presque à en ressentir la chaleur sur ma peau et la lumière éblouissante dans mes pupilles. C’est une image forte qui ne me quittait jamais, la couleur des flammes tapissait ce rêve et je reste persuadée que sa signification y était intimement liée. Je donnais la main à un homme, je n’ai jamais distingué son visage, et nous gravissions des escaliers. La peur alourdissait mes pas et chaque nuit elle grandissait un peu plus. J’avais l’impression de pleurer dans mon lit ou n’était-ce que la triste impression de ce cauchemar saisissant. Cet homme inconnu me rassurait, il partageait mon effroi. Chaque nuit mon songe se poursuivait dans une forêt que je traversais en courant, entravée dans un lourd manteau imprégné de pluie. La pluie battante rendait notre progression de plus en plus difficile. Je sentais aussi cette chose dans ma main, une pierre, un caillou, je ne sais pas, une douceur, une tiédeur, au milieu de cette nuit de brasier et de pluie battante. C’était comme un trésor pour moi, l’ersatz du précieux et chaque fois que je perdais courage, je le serrais de plus en plus fort. Puis les flocons neigeux commençaient à tomber, il faisait de plus en plus froid. Petit à petit la forêt perdait ses couleurs hivernales, le vert le marron le gris et le sombre s’en étaient allés, le blanc uniforme et pur recouvrait le paysage de mon cauchemar. Depuis toute petite la neige me plonge dans une panique effroyable, je pense que c’est sûrement lié. Le blanc à perte de vue, celui qui engloutissait les couleurs, amortissait les bruits de la vie, gelait les cœurs endormis, le blanc, bête noire de la page de l’écrivain en mal d’inspiration, le blanc, redouté du musicien en composition, le blanc, le blanc, le blanc… Il se reflétait dans mon rêve et éblouissait mes paupières closes. Je ne sentais plus que le vent coupant et les flocons plus légers que l’air. Cette sensation était toujours présente dans ces nuits de vague à l’âme, comme une explosion de blanc au milieu d’une histoire floue et imprécise. La rivière que nous longions nous offrait des bouquets de glace dont le merveilleux contrastait avec la peur qui me poignait le ventre. Le givre pailletait petit à petit les cheveux de l’homme qui m’accompagnait. Tous ces détails sur la neige et le froid restaient extrêmement précis dans mes souvenirs, alors qu’étrangement le plus important m’échappait : l’identité de cet homme, le lieu et l’époque où nous étions, le pourquoi de notre fuite s’il s’agissait bien d’une fuite, les causes de ma peur… Tout se mélangeait chaque fois que j’essayais de me rappeler et j’avais l’étrange sensation que ce n’était pas un rêve ou un cauchemar comme les autres, mais tout simplement un fragment de mon existence, celle que j’aurais vécue il y a si longtemps, comme si je portais en moi ce morceau de passé, comme si j’avais une énigme à résoudre pour le libérer.

 .

2187

.

dossier-de-presse-les-derniers-sentiments-cathares

.

Je remercie sincèrement Christel LACROIX d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 17 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Stéphane Brosseau

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Stéphane Brosseau

.Photo Stéphane BROSSEAU

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis Stéphane BROSSEAU, né le 19 mai 1966 à Nantes.

De 1984 à 1992, j’ai d’abord été en classe préparatoire littéraire au Lycée militaire de Saint- Cyr-l’Ecole, puis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, à Ecole d’application de l’Artillerie, pour être affecté en Allemagne.

En 1994-1996, je fus instructeur à Saint-Cyr. Durant cette période, j’en ai profité pour passer une maîtrise d’Histoire. Puis j’ai commandé une batterie de 150 hommes et femmes à Hyères.

Depuis 2004, je suis breveté de l’enseignement militaire supérieur du second degré et me suis orienté vers la gestion des ressources humaines. Actuellement responsable de la politique de suivi des blessés de l’armée de Terre, des conditions de vie des militaires et de leur famille, je  prends le commandement des musiques de l’armée de Terre en août 2016.

Directeur de chorales depuis 36 ans, je suis aussi chanteur soliste et sociétaire depuis 2013 de l’association des écrivains catholiques de langue Française.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Du sport, de la musique, du bénévolat et de la symbologie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique, comme je l’ai dit, et j’ai écrit un scénario pour un film d’Yvon Bertorello sur la symbologie dans l’art roman et l’art gothique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends des rencontres, des discussions, des partages d’idées, des débats. Je me fais connaître par mon réseau et par des salons (Rambouillet, Saint-Cyr-L’Ecole, Paris, Mennecy, Dourdan, Chevreuse, etc.)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, à la demande, lors de salons ou dans des rencontres privées.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 2010. J’ai écrit :

  • L’amour, sens et enjeu de la vie – 2012 (TheBookEdition.com) – 235 p. – Essai.
  • Animer, c’est d’abord prier – 2012 (TheBookEdition.com) – 93 p. – Essai.
  • Les mains ouvertes – 2012 (TheBookEdition.com) – 73 p. – Poésies – Prières.
  • Le Phare – 2013 (TheBookEdition.com) – 90 p. – Poésies.
  • Le Témoin – 2013 (TheBookEdition.com) – 125 p. – Nouvelle.
  • Visite de St Martin de Chevreuse – 2014 (TheBookEdition.com) – 43 p – Histoire de l’art / Guide.
  • Ecoute la Pierre – 2014 (TheBookEdition.com) – 86 p  – Histoire de l’art / Guide.
  • La Pierre au cœur de chair – 2014 (TheBookEdition.com) – 170 p.- Roman historique et essai. Prix 2014 du livre et de la poésie de Guillerval.
  • Reflets d’humanité – 2015 (Edilivre) – 100p – Poésies contemplatives, réflexions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Reflet d’humanité :

Il s’agit d’une cinquantaine de poèmes, de prières ou de réflexions, qui évoquent l’ambivalence du temps, de la vie, du cœur, du mal et du péché, des valeurs et du paraître… une vision de ce monde contemporain décalée des idées convenues et dominantes, mais belle et profonde, une quête de sens, sans relativisme, une immense espérance.

Chaque petit texte se prête à être le support d’une méditation quotidienne, comme un instant spirituel ou l’occasion de prendre du recul sur notre époque.

 

Prix TTC : 12€

ISBN : 978-2-332-95541-8

Format : 134x204cm

Contact presse : – 01 41 62 14 39 Astrid Laurent – actualite@edilivre.com ou astrid@edilivre.com

 

Le suivant est à paraître chez Edilivre :

Pourquoi un homme sensé et normal est-il capable de basculer dans l’horreur et de se transformer en bourreau ?

L’homme est-il fondamentalement mauvais ? Il semble que non…

Mais l’Histoire est malheureusement constellée d’exemples de massacres dramatiques perpétrés par des foules apeurées ou hystériques.

Peut-être est-il alors opportun d’étudier certaines récurrences historiques et d’observer les facteurs favorisant cette chute dans le mal absolu et le non-sens ?

Chacun étant susceptible de se trouver dans une telle situation, d’un côté ou de l’autre, l’Histoire ainsi présentée sous forme de roman ou de fable peut se révéler très éclairante pour tout homme, femme ou jeune.

A la lumière des XVIe, XVIIIe, XXe et XXIe siècles, traversés par une demeure, véritable personnage principal du livre, témoin de spasmes maléfiques à Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes, sans doute est-il alors possible de pressentir un désordre majeur, voire un génocide, quand certaines pierres s’accumulent dans l’un des plateaux de la balance de notre psychologie individuelle ou collective…

Avis aux décideurs, aux responsables et à tous les citoyens, quand les facteurs suivant s’accumulent !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez n’importe quel libraire ou sur Internet. Pour ceux chez TheBookedition, sur le site thebookedition.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

L’idéal est bien entendu d’être à compte d’éditeur. Mais la porte est tellement étroite ! Les comptes d’auteur peuvent rendre service et permettre la diffusion d’idées.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Crois que tu es aimé, et aime.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des essais et des biographies.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Dans le RER, durant mes trois heures de transport quotidiennes…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans l’observation de la nature et des gens, dans la prière, la contemplation.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui, mais dans mon dernier livre, il y a une base généalogique réelle.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’oser noircir du papier, de recommencer, mais en restant humble.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Baudelaire, Kafka, Camus, Mauriac, Maupassant, Stendhal, François Varillon, Bernard Sesboüé, Jean-Christian Petitfils, Rambaud, etc.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Croire de B. Sesboüé.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un livre sur la musique militaire…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le salon du livre de Chevreuse « Lirenval » le 2 avril 2016.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur les sites de Thebookedition :

(http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=st%C3%A9phane+brosseau)

et Edilivre :

http://www.edilivre.com/catalogsearch/result/?q=brosseau

————-

Le  10 février 2016

Stéphane BROSSEAU

.Brosseau Stephane

.Couverture L'AMOUR SENS ET ENJEU DE LA VIE

Couvertrure LES MAINS OUVERTES

 

Couverture LE PHARE

Couverture ECOUTE LA PIERRE

.

Extraits de : Le Phare. (Thebookedition)

L’éclosion de vie

 

La première bouffée d’air déploie tes poumons,

Surgeon luisant, éclos de ta mère exténuée,

Être nouveau, de chair, d’eau, de sang et d’esprit ;

Créé par amour pour l’amour, souffle de vie,

Fragilité suprême, condensé d’Histoire,

Tu rapproches par essence en l’amour donné,

Le passé, les aïeux et les hommes à venir.

 

Fulgurance du présent bousculant la vie,

Promesse d’espérance étoilant le futur,

Ta perle est unique et pare l’humanité ;

Ton âme a sitôt quitté le corps maternel,

Que ton père, pour ton bien et celui de tous,

Coupe le cordon, te greffe au cep de ce monde,

Sacrifiant de la sorte au rite fécond :

Il faut que tu grandisses et que lui, diminue.

 

Beauté attendrissante, affamée de ta mère,

Ignorant l’esquisse de ton corps assoiffé,

Dépendance absolue et faiblesse incarnée,

Enfant de l’Eden, image d’un Dieu humble,

Sacrement terrestre, ange et nouveau messager,

Tu rends chair, malgré toi, tous les cœurs pétrifiés ;

Les yeux à peine éclos, les poings déjà serrés,

T’ébattant dans le vertige de l’inconnu,

Tu écris la première page de ton livre.

 

Chacun est un vitrail

 

Le monde est comparable à une cathédrale,

Exposée en plein vent, écrasée de soleil ;

Ce vaisseau imposant défiant les éthers,

Aucun ne l’a vu en entier d’un côté.

Ses détails semblent beaux mais bien trop éloignés,

Pour pouvoir en saisir toute subtilité ;

Des diables aux aguets la décorent ci et là,

Les passants habitués la croient inhabitée.

Des vitraux opaques, poussiéreux et plombés,

Bouchent les fenêtres en un voile bien terne,

Surtout au zénith quand la gargouille brille.

 

Invité par un livre, un ami, ou un guide,

A franchir le grand porche ou l’histoire se dessine,

Je parviens au narthex, symbole de la terre,

Stupéfait, ébloui par cette voute en croix.

Tout prend forme à présent de mon palier carré,

Je progresse humblement sur la nef ascendante,

Attiré que je suis par le cœur du transept,

D’où je lève la tête vers les cieux ouverts.

En ce point capital, le Salut apparait,

Rencontre de l’homme avec Dieu, son créateur ;

L’autel au fond du chœur révèle que cette arche,

Traverse le déluge et les eaux de la mort.

 

Alors illuminé de couleurs magnifiques,

Je vois que le verre si quelconque au dehors,

Par miracle prend forme, éclairé du grand astre ;

Que chaque morceau traversé de lumière,

Révèle un visage et une histoire sacrée ;

Tout éclat de vitrail scintille à sa façon,

Selon l’exposition, les blessures du temps ;

La plus belle des grandes verrières est au Sud,

Mais toutes sont joyau dès l’aube jaillissante ;

Si un seul des vitraux venait à disparaître,

L’édifice en entier serait moins coloré.

Heureux l’homme qui voit en chacun de ses frères,

Un trésor intérieur transcendé par le Père.

 

La beauté des rides

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps révolus,

Dont l’évocation,

Fait sourdre quelques larmes,

De tristesse ou de joie.

Ces heures sont passées,

Elles nous ont échappé ;

Si le bonheur d’antan,

Soudain rend nostalgique,

Alors nous sommes comblés,

C’est là notre cadeau ;

S’il rappelle l’horreur,

Blessure ou cicatrice,

Par chance elle n’est plus,

Nous sommes épargnés.

 

Le livre du visage,

Peu à peu se remplit ;

Des sillons sont tracés,

Par les ans égrainés,

Fertiles à l’avenir :

Tu témoignes et transmets

Le flambeau à l’enfant ;

Ces lignes signifiantes,

Disent un long voyage,

Offert par le Seigneur,

Pour atteindre la vie.

Ne les efface pas,

Le temps ne bisse pas,

N’y vois là aucun mal,

Il est vain de tricher.

 

Heureux l’homme tanné,

Et la femme ridée :

Ils ont beaucoup reçu,

De bonheurs et d’épreuves ;

Car c’est par l’érosion,

Que la monotonie,

D’une plaine ordinaire,

Devient vallée superbe,

Et par la forte brise,

Que la mer s’embellit,

Et donne le relief

D’une vague puissante ;

L’or patiné sertit

Les trésors de la vie

Et leur donne un éclat.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour cet instant présent,

Qui seul dans ma vie d’homme,

De par mon libre-arbitre,

Demeure à ma mesure ;

Merveille que mon cœur,

Qui bat chaque seconde,

Pour rendre gloire, aimer.

Heureux suis-je vraiment,

Des dons que tu me fais,

Ainsi qu’à tous mes frères.

Prenons donc la mesure,

De cet instant si riche,

Même s’il peut sembler

Dérisoire ou bien terne.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps à venir,

Qui ne sont pas nôtres,

Car ils portent en leur sein,

Une espérance folle :

La promesse de vie,

D’un amour éternel,

Que le Dieu trois fois saint,

Nous prépare à chacun.

Après ce pèlerinage,

Ereintés, burinés,

Nous nous approcherons,

Et découvrirons là,

Si nous avons aimé,

A chaque instant donné.

 

Le requiem

 

L’orchestre du monde va bientôt se produire,

Dirigé par un maître, un grand compositeur.

Il créera son joyau, son enfant, son chef-d’œuvre,

Une pure beauté en musique sacrée :

Un requiem, mystique, profond et intense,

Atteignant les cimes, touchant jusqu’aux larmes.

 

Il lui faut pour cela de nombreux musiciens,

Constituer un grand orchestre symphonique,

Complété de voix d’hommes, de femmes et d’enfants.

Le concert de gala n’aura lieu que plus tard,

Quand le maestro dira que l’ensemble est fin prêt,

Chacun des musiciens répondant à sa main.

 

Son vœu le plus cher est que tous applaudissent,

Public et musiciens dans la même ferveur,

Enivrés de bonheur et débordant de joie,

Par tant d’émotions, de prières lyriques,

Emportés à jamais dans l’élan mélodieux,

D’un final grandiose s’achevant en point d’orgue.

 

Il recrute dans ce but partout où il peut,

Des fameux concertistes ou de simples élèves ;

Pour aider les artistes, il prend bien les devants,

Leur confie la partition dûment annotée

Par son fils bien-aimé pour jouer dans l’esprit,

Afin que tous déchiffrent et sachent interpréter.

 

Il répète avec eux sans jamais se lasser,

Travaille la technique, le son, l’émotion,

Que la note si pure atteigne le Divin.

Certains, vite lassés, ou bien d’autres, épuisés,

Beaucoup, découragés, vont servir d’autres chefs :

Il faut tout recommencer, reprendre au début.

 

Ceux qui restent avec lui sont tellement différents,

Qu’ils doivent s’accorder et chacun, s’écouter ;

Pour entrer dans son œuvre, ils doivent se donner,

Solistes, premier violon ou simple triangle,

Unir les talents pour ne faire qu’un seul son ;

Il ne conservera que ceux qui l’ont compris.

 

Le clochard en cravate

 

Le flux des parisiens empressés se déverse,

Du quai de Denfert jusqu’aux couloirs souterrains ;

La vague déferle sur les portillons gris,

A peine ralentie ou giclant par-dessus.

 

Rien ne stoppe ce flot, écumant, englouti,

Irrigant les artères de la capitale ;

Beaucoup semblent endormis, d’autres se couchent,

Quand mes yeux s’arrêtent sur un homme debout.

 

Il est pétrifié contre un mur, hors du temps,

La petite cinquantaine, en costume sombre,

La cravate ajustée, une mallette à ses pieds.

Il porte en collier une pancarte en carton.

 

Trois mots sont écrits et sonnent la sentence

Sous son visage abaissé : « Pour vivre, merci » ;

Mais comment donc ce cadre en est arrivé là ?

Cache-t-il sa souffrance à toute sa famille ?

 

Ma seule aide possible en cet instant tragique,

Consiste en des prières ferventes et sincères,

Pour qu’il puisse gagner son pain, garder son toit ;

Des profondeurs je crie vers Toi, tends-lui la main !

 

Pour nos aînés…

 

Je te confie ceux qui ont vécu trop longtemps,

Au regard d’un monde rongé d’efficience ;

L’antichambre des cieux est pour eux leur maison,

Désertée, décrépie, à l’horloge cassée,

Ou ces lieux hantés d’anges rares et sans aile,

Qui essaient de soigner ce qui peut encore l’être.

 

Désœuvrés, un peu lents, boiteux ou alités,

Engourdis, radotant ou souvent égarés,

Stimulant leur esprit de luttes dérisoires,

Une ancienne beauté apparaît sous leurs traits ;

Ils sont seuls et attendent un regard, une voix,

Quelque chose mettant leur passé au présent.

 

Mon Dieu, Tu les aimes et sais leur splendeur d’antan,

Si brillants d’intellect ou habiles des mains,

Tu as vu leur bonheur et combien ils souffrirent,

Le monde transmis fut modelé par chacun;

Ils ont eu des enfants mais ceux-là les oublient,

Les photos sont jaunies, ils ont beaucoup aimé.

 

Réconforte nos vieux frères en ces jours d’attente,

D’ennui ou de calvaire, ils cherchent pourquoi vivre ;

Dis-leur que sans eux notre corps est amputé,

Qu’ils ont à prier, pour eux et pour le monde,

A tendre aux jeunes le flambeau d’espérance,

S’abandonnant bientôt à ta miséricorde.

 

 

 

Mouche ou abeille ?

 

La chrysalide devient papillon, mon fils,

Tu découvres tes ailes et déploies lentement,

Des voiles colorées reçues gratuitement,

Qui prendront ton envol à la première brise,

Et t’élèveront vite en un grand tourbillon,

Jusqu’aux cimes fleuries d’un alpage au printemps.

 

Alors tu découvriras qu’en cette altitude,

A côté de la bouse et de la charogne,

Poussent la gentiane et la belle églantine ;

Il te faudra ainsi choisir où te poser,

Selon ton instinct mais aussi ta boussole,

Suivant ta pensée, guidée par la volonté.

 

Tu te feras mouche attirée par l’abject,

L’immondice puante, vautrée dans la fange,

Volant lourdement, titubant de tes excès,

Ou butineras délicatement, nectar,

Sucs et pollens en respectant les pétales,

En transformant la beauté confiée en merveille.

 

Avant de décider où tu devras aller,

Tu trancheras, maître, doué de libre-arbitre ;

Là résideront ta faiblesse et ta grandeur :

Sans liberté, plus d’enfer, ni de paradis.

 

Ma chapelle quotidienne

 

Le wagon matinal me conduit, nonchalant,

Dans la nuit de l’hiver, bientôt lit de l’aurore,

Intégré au troupeau résigné des silhouettes

Qui se meuvent au signal de la simple habitude,

Des stations défilant, égrainées devant elles,

Possédant pour chacune sa lumière, son odeur,

Ou au rythme du son de la voix numérique,

Dont pourrait se passer l’habitué que je suis.

 

Une grâce pourtant m’envahit, impuissant,

En voyant tout devant, plus qu’une ombre, une gêne :

Un homme, une femme, sont bientôt aperçus,

Entourés comme moi de cette multitude,

Odorante, encombrante et parfois bien violente,

Sans visage, ni cœur et bien sûr sans croyance ;

Appuyés sur la vitre pour ne pas tomber,

Ils esquissent un sourire ou peut être une plainte.

 

Ils ont donc bien une âme, une vie, un passé,

Des failles, des richesses et même un cœur qui bat,

Ils pensent, ils agissent, ils espèrent et ils aiment,

Leur trésor est peut-être aussi beau que le mien ;

Leur main droite portant un livre patiné,

Ils semblent parler ou peut-être prient-ils ?

 

Leurs voisins tout-à-coup s’animent de la sorte,

Et chacun devient un et bien digne d’égards,

Le costume ou la cotte semblant s’effacer ;

Leurs tristesses ou leurs joies me saisissent le cœur,

Leur valeur est certaine et pourtant trop voilée,

A mes yeux vite encombrés de préjugés.

 

Le Seigneur me fait signe et m’envoie son Esprit,

Ces gens-là sont mes frères, ils me portent un message :

Ils sont à l’image du Père de Tendresse,

Créatures admirables et aimables de Dieu,

Celles qui sont pour moi des anges messagers,

Pour me dire de prier en ce lieu bien sordide,

Transformant un taudis en chapelle vivante,

Illuminant ma vie, embellissant la Terre.

 

Hymne à la douceur

 

La force douce nous convainc,

La douceur forte désarme.

 

L’homme prouve qu’il n’est pas Dieu,

Quand la violence se déchaîne,

Quand le feu légitime brûle,

Quand la mort fauche sa moisson,

Quand nos disputes n’aiment plus,

Quand les paroles nous débordent,

Quand nos actes forcent l’autre,

Quand le rival devient haï,

Quand les passions noient la pensée,

Quand le mensonge règne en nous,

Quand nos regards ne voient pas Dieu,

Quand l’homme ancien ne renait pas.

 

La douceur ne blesse personne,

Ne trompe pas ni n’abaisse,

N’humilie ni ne défigure ;

Mais la douceur réconforte,

Elle édifie et fait grandir,

Elle apaise et pardonne tout,

Elle ouvre un avenir humain,

Rend digne ce qui est souillé,

Regarde avec les yeux de Dieu.

 

Les larmes qu’elle fait sourdre

Ne sont que bonheur et que joie !

 

L’ostensoir

 

Au milieu de la nuit étoilée de Sologne,

Ton ange m’éveille, m’appelle par mon nom.

L’esprit tout embrumé, je réponds « me voici »,

N’écoutant que mon cœur et non pas la raison.

 

Suivant à tâtons sous les ardoises la voie

Qui conduit le pèlerin au lieu sacré,

Je me dis, bousculé, qu’un somme est bien tentant,

A quoi bon se lever nuitamment de la sorte.

 

J’ouvre la porte gémissante de l’église,

Et dans la pénombre occupant l’édifice,

Sur l’autel drapé de blanc, baigné de lumière,

Flanqué de candélabres, trône l’ostensoir.

 

Tu es là, radieux, Créateur Tout-Puissant,

Tu m’attends, Tout-Aimant, pour t’offrir à mes yeux,

M’écouter, me parler, m’étreindre sur ton Cœur,

Te donner tout à moi, que je brûle d’amour.

 

Tu me regardes, je te contemple en retour,

J’esquisse une prière et veux te confier,

Les malheurs de ce monde et ceux qui me touchent,

Te demandant pardon de t’avoir offensé.

 

Ce faisant je n’entends pas le chant de l’Epoux,

Ce murmure d’amour, cantique des cantiques,

Signifiant par l’Esprit le chemin du bonheur,

Proposé à chacun pour la vie éternelle.

 

Je me tais, m’abandonne, irradié de l’Amour,

Et le souffle d’Esprit s’immisce dans mes failles,

Découvrant qui je suis face à mon Concepteur,

Oubliant l’apparence reçue ou donnée.

 

Tu m’embrasses et me serres sur ton cœur en disant :

Lève-toi, marche, ouvre-toi, publie ma Parole,

Change ton cœur, convertis-toi et n’aie pas peur,

Je te couvre de mon ombre et suis avec toi.

 

Je brule de ton feu et déborde de joie,

J’exulte en me purifiant à la source vive ;

Libéré des regards erronés qui m’enferment,

En adorant mon Créateur, Il me révèle.

 

Loué sois-Tu, ô Amour tendre et Tout-Puissant,

Père de miséricorde, Force douce,

Cœur de mère, Douceur forte, Vie éternelle,

Je t’offre tout mon être et m’abandonne à Toi.

 

La mémoire vive

 

Ne coupe pas la racine du chêne,

Vénérable mémoire des siècles,

Dont les vastes et généreuses ramures,

Te protègent des lumières trop vives,

Et des déluges de la vie, mon fils.

 

Ne le prive pas de la source fraîche,

Ne le blesse pas, ne l’ampute pas ;

A trop le rogner ou le mépriser,

Il végèterait ou dessècherait,

Mourant peu à peu, perdant son feuillage.

 

Tu le renierais faute d’intérêt,

Le dirais gênant et inutile,

Ne voyant pas que ton inconséquence,

L’aurait tué dans la force de l’âge,

Te privant ainsi d’un appui solide.

 

Ce chêne est mon histoire, mon âme,

Il est partie de moi, tout comme toi ;

Il est l’empreinte du temps de tes pères,

Première crèche et dernier tabernacle.

 

Je suis France depuis quinze cents ans,

Nommée Marianne il y a deux siècles,

Gâtée de joyaux par la nature,

Enrichie d’idéaux et de grands hommes.

 

Tu es mon enfant, connais ta famille,

Car la mémoire n’est pas un devoir,

Mais elle est vitale pour se connaître,

Vivre libre, ajusté à ce monde.

 

 

http://www.thebookedition.com/livres-stephane-brosseau-auteur-59721.html

 

 Extraits de Reflets d’humanité (Edilivre)

 

La chair est bénie

 

Par le corps d’un enfant, en naissant de sa mère,

Par celui du petit, qui joue et qui s’ébat,

Par celui d’hommes ou de femmes, nus et beaux,

Sculptés ou peints par la muse d’un artiste,

Par celui des amants, dévorés de désir,

Et par celui de ceux qui sont nés différents,

Dont la chair et l’esprit souffriront à jamais,

Par celui de ceux, meurtris, blessés par la vie,

Par celui des malades dans les hôpitaux,

Par celui du vieillard qui n’a que trop vécu,

Par celui, torturé, déchiré, affamé,

Par celui du cadavre en décomposition,

La chair des Hommes est bénie dans la Création,

Car elle est le chef-d’œuvre de Dieu en six jours,

Celui qui valut même qu’Il s’extasiât,

Et que l’Amour s’incarnât en son image.

 

Chair de vie, de beauté, de désirs et plaisirs,

Chair de souffrance, de finitude, de mort,

Tu es faite de glaise, mais surtout de Celui,

Qui est la Vie véritable et qui te bénit.

 

L’harmonie

 

L’harmonie, fragrance délicieuse,

Est-elle objective, inhérente à l’Homme,

Ou à chacun, de façon subjective,

Selon la vie, la finesse des sens,

Le travail, l’habitude, les idées ?

 

Elle est équilibre entre des tensions,

Des sons, des couleurs ou des caractères ?

Telle la surface d’une goutte,

Son apparente forme est solide,

Bien que liquide dans son essence…

 

Elle nait de forces contraires, opposées,

D’énergies antagonistes, éphémères.

Science ou sens, est-elle création ?

 

Je la vois mystère d’humanité,

Rayon de perfection de jours finis,

Et préfiguration du paradis.

 

Qui donc pourra ?

 

Qui donc peut dire « je t’aime », s’il n’est pas Dieu ?

Qui donc peut dire pardon, s’il n’est pas don parfait ?

Qui donc peut aimer vraiment, s’il n’est pas en croix ?

 

L’amant, brûlé du désir possesseur d’un corps ?

Le jeune, subjugué par l’appât féminin ?

La fiancée, parée d’atours très enjôleurs ?

La prostituée, commerçant de charmes sensuels ?

 

L’ami sympathique, ne pouvant qu’écouter ?

L’appui de toujours, fidèle dans la houle ?

Le bon compagnon, sur nos routes humaines ?

Le frère d’armes, sacrifié par idéal ?

 

Le mari amoureux, voulant être sincère ?

La mère protectrice, gardant son enfant ?

Le bénévole, offrant de son temps aux pauvres ?

Le moine, travaillant et priant pour le monde ?

 

Tous aspirent à l’amour mais n’en sont qu’ébauche,

Image imparfaite de ce temps de chair ;

Tous disent « je t’aime » mais ne sont pas dignes

De recevoir l’Amour d’un Dieu Tout-Puissant,

Cœur sacré, miséricordieux, qui pardonne.

La vie est la gestation de l’éternité,

Pèlerinage d’enfants à l’image de Dieu,

Appelés à devenir à sa ressemblance.

 

Que notre vie soit un « je t’aime » perpétuel,

Malgré son imperfection par essence ;

Notre idéal le veut sans tâche et absolu…

La finitude charnelle alourdit l’esprit,

Mais par la foi, l’espérance et la charité,

Tout amour esquissé est offert en priant,

Consumé comme l’encens s’élevant au Père.

 

La communication

 

Rançon de l’altérité, alliance ou mur,

La communication révèle que l’être

Est profond, doté d’insondables langages,

Préservant le cocon du mystère des uns,

Ouvrant à l’horizon le cœur d’autres, plus durs,

Rejoignant le tréfonds de l’âme amie, épousée,

Ou crispant les incompréhensions naissantes,

Par des mots dont varient la couleur et le sens,

Selon l’humeur, le ton, la circonstance et l’âge,

Au gré des sentiments, de l’oreille attentive,

De la bouche muette ou prolixe à ses heures,

Du sexe, de l’histoire et de la culture ;

Car le verbe qui ondule n’est pas science,

A l’instar de celui qui use du silence,

Qui pianote parfois à perdre patience,

Sur des gammes monotones et même rances,

Croyant avoir traduit un autre lexique,

Déchiffré la pensée, hiéroglyphe infini,

Fulgurance d’esprit, de génie créatif,

Ou pâle copie surannée et futile ;

Nous ne pourrons jamais dans notre imperfection,

Aplanir nos arrogantes tours de Babel,

S’opposant à l’union, semant la confusion,

Alors qu’un regard doux, plein d’amour suffirait

A lier les cœurs et jouer en harmonie,

A défaut d’un hymne repris à l’unisson.

 

Nu

 

Hôte la cotte de maille qui te fait coque,

Ne sors pas tes ergots pour lutter entre coqs,

Enlève la cuirasse des rancœurs passées,

Effeuille une à une les couches d’armures,

Du rang, du statut, des idées, du langage,

Des us et coutumes, des mensonges des sens,

Qui étouffent la flamme vacillante et pure

De la vie, insufflée dans de la poussière,

Vertigineuse fragilité de l’être,

Par l’Esprit du Dieu créateur, le Tout en tous.

 

Libère-toi, l’ami, de ce carcan étroit,

Qui t’oppresse et t’empêche d’aimer la vie,

Qui transforme ton regard du monde et ton cœur,

Qui bat pour être chair et non pour la pierre ;

Cet étau te rend malheureux, voile tes yeux.

 

J’essaie aussi, tu sais, de porter haut la flamme

Qui brûle tout en moi et consume l’écorce,

Car ma lueur intime est déjà promise,

Elle est même donnée, à celle que j’aime,

Pour prendre l’éclat d’une flamme divine,

Illuminer la vie d’un amour doux et pur,

Embraser la tristesse et la mort annoncée,

Dans l’élan d’Espérance envoyé par l’Esprit,

Ouvrant les bras à tous ceux qui m’entourent,

Les embrassant tous, sans entrave ni chaîne.

 

Le fleuve

 

Notre belle France est un fleuve majestueux

Puissant, tourbillonnant, jonché de cascades,

Dont les flots changeants peuvent être paisibles

Dans la plaine d’un vert tendre, au lit tortueux,

Ou s’éveillent des ruptures après des failles.

 

Son eau est limpide et peut être si pure,

Ou chargée de limon en remuant le fond ;

Elle irrigue et nourrit la vie de ses rives,

Terres fertiles, marais humides, villes,

A la fois coupure et pont, elle unit les hommes.

 

Sa source est lointaine et noble, bien en amont ;

Elle coule en des contrées bordées de roches,

Serties de clochers, riches de Providence,

Et conflue avec une rivière agitée,

Qui sourd moins haut, dans le pays des « Lumières ».

 

La confluence longea des champs de batailles

Durant deux longs siècles marqués par tant d’horreurs,

Mais qui virent ces eaux s’unir et s’enrichir,

Être canalisées par des digues gaulliennes,

Jusqu’aux marais nihilistes et relativistes.

 

A présent le fleuve se répand à vau-l’eau,

Recherchant l’estuaire ouvert sur le grand large ;

Pour cela il convient de drainer le marais,

Que l’eau stagnante ne croupisse pas en vain,

Car sa vocation est de rejoindre la mer.

 

La liberté d’expression

 

La liberté d’expression est un droit.

 

Elle serait « absolue » pour certains,

Armée d’une possible dérision,

Au nom de la liberté, de l’humour,

Du droit à dénigrer, à se moquer,

De tout, de tous, partout et en tout temps.

Nul ne pourrait imposer son « sacré »,

Censurer ses convictions intimes ;

Cela ne se négocierait donc pas…

Mais chaque jour la question se pose

Pour une chambre correctionnelle,

Juge de cette liberté fragile…

 

Or, la liberté d’expression est-elle,

En son propre nom, plus sacrée, d’ailleurs,

Que ne l’est le sacré des religions ?

Elle ne peut pourtant que s’inscrire

Dans un champ social, où par tolérance,

Un respect réciproque est de mise !

 

Cependant, la dérision du sacré,

Offense le cœur, l’âme et le groupe,

Et cette blessure ne peut que nuire,

Au « vivre semble », au bien-être commun.

La société ne peut autoriser,

Qu’un « mal » soit nommé « bien » ou même « droit »,

Alors qu’il scandalise et blesse aussi,

Certains de ses enfants, libres de croire.

Il ne s’agit pas de débat d’idées,

Mais de tyrannie de la liberté,

D’acceptation que l’autre soit autre,

Et qu’il puisse penser différemment.

 

La liberté d’expression est profane,

N’en faisons pas une religion,

Ne lui créons pas de culte factice,

Elle serait un veau d’or républicain,

Un monstre mi- homme mi- dieu antique,

Qui se détruirait en se dévorant…

 

La gueule cassée

 

Je pensais ressembler de fait à mon visage,

Réputé aux traits fins, expressif et viril,

A celui de mon cœur, mon âme et ma raison ;

Il avait saisi le monde et fut pris par lui…

Je l’avais aimé, vu, ouï, senti et touché…

 

Mais je ressens toujours le vertige du vide,

La douleur atroce, voire métaphysique,

D’un corps soufflé d’un obus brisant mon être,

Découvrant de la main le néant sous l’œil droit,

Et l’orbite béante, la tempe en cratère.

 

Ne serais-je plus cet homme, puisqu’à présent

Je suis autre, effrayant et amputé de moi,

Devenu « gueule cassée », chair pétrie de mort ?

Et pourtant mes souvenirs, mes amours demeurent,

Pour celle et ceux qui n’ont plus que pitié de moi.

 

Des mains bonnes et instruites ont remodelé,

Moyennant la souffrance et beaucoup de travail,

Telles Dieu créateur sculptant Adam fait homme,

Cette gueule infâme pour devenir face,

Exorcisant le spectre des vallées afghanes.

 

Plus tard, parait-il, après beaucoup de morphine,

Je vivrai de nouveau le sommeil mystérieux,

Qui pétrira la face en un visage humain…

Quel autre sera-t-il pour une âme intangible?

Et pour un même cœur, quel autre sera-t-il ?

 

Moi qui ai vu la mort et l’ai même séduite,

Comment pourrais-je vivre, exilé de moi-même,

Condamné à jamais tel un masque de fer,

Ayant en un instant trébuché dans l’enfer?

Je vois le futur d’un présent, sans son passé…

 

 

 

.

Je remercie sincèrement Stéphane Brosseau  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 13 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Méryl Pinque

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Méryl Pinque

.Meryll

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Méryl Pinque, je suis écrivaine et critique littéraire. J’ai suivi des études de Lettres Modernes à l’Université de Bourgogne puis à Paris VII, après avoir obtenu mon bac au Lycée Lalande, dans l’Ain dont je suis originaire.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai enseigné quelque temps le français dans des collèges et lycées, mais n’ai jamais eu la fibre professorale, à la différence de plusieurs membres de ma famille du côté maternel. J’ai donc très vite arrêté ce métier qui m’ennuyait et n’était vraiment pas fait pour moi. Je suis également traductrice free-lance.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai toujours pensé que la musique était le plus noble des arts, le moins humain. Si j’avais été plus douée, sans doute aurais-je composé au lieu d’écrire. J’ai fait dix ans de piano classique, mais je n’avais pas suffisamment de talent pour me lancer dans une carrière musicale. Même chose pour la danse que j’ai pratiquée assidûment pendant mon enfance et mon adolescence. J’ai présenté deux fois, sans succès, le concours de l’Opéra de Paris, à 7 et 8 ans. Après mon bac, je suis partie m’installer à Paris (ville où je me rends encore par nécessité, mais que je n’aime pas et à laquelle je ne me ferai jamais) où j’ai suivi les cours Florent. Le sexisme outré de mon professeur m’a cependant fait quitter cette digne maison bien avant la fin de ma première année. J’avais d’ailleurs compris que ce monde n’était pas fait pour moi : non seulement je n’avais aucun talent, mais le fait de s’exposer publiquement, et plus encore d’interagir à l’intérieur d’un groupe, d’une compagnie, pour moi qui suis si sauvage et solitaire de nature, m’était tout bonnement insupportable.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je serais malvenue d’attendre d’avoir des admirateurs, quand mes livres sont marqués au coin de la misanthropie ! (Rires) Plus sérieusement, je n’ai jamais rien attendu de personne. L’expérience m’a prouvé qu’on est seul et qu’on le reste. Je fais ce que je pense devoir faire et du mieux que je le peux. Si des lecteurs aiment ce que j’écris, tant mieux. S’ils n’aiment pas, cela me convient aussi, l’essentiel étant d’être fidèle à ce que l’on est. Quant à me faire connaître, n’ayant aucun « réseau », pour reprendre le terme consacré (les éditeurs vous enjoignent eux-mêmes de fonctionner ainsi), cela m’est difficile dans une société où la bonne fortune advient souvent grâce aux rencontres. J’ai cette fierté d’avoir atteint certains de mes buts (que d’ailleurs je n’avais jamais osé concevoir, comme de gagner le prix de la Société des Amis de Colette cette année) sans l’aide de personne, par la seule valeur de mon travail. Je n’ai qu’un « réseau » : celui de la protection animale au sein duquel je milite depuis l’adolescence, mais il n’a rien à voir avec le milieu littéraire.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je remplis mes obligations envers mes éditeurs, en participant aux Salons auxquels ils m’inscrivent, ou bien en donnant quelques conférences et signatures en librairie. On me convie parfois à des émissions de radio, et j’ai eu la chance d’avoir été interviewée par un célèbre magazine à l’occasion de la sortie de mon dernier livre (un collectif que je dirige).

 6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis que je sais lire et tenir un stylo… Ma mère a conservé plusieurs petits poèmes composés lorsque j’avais entre 7 et 10 ans. Ensuite, j’ai commencé à écrire des histoires qui, lorsqu’elles avaient une fin (ce n’était pas toujours le cas), comportaient une telle dose de fantaisie que de les relire me fait beaucoup rire — comme si je voyais incarnée ma propre bizarrerie, portée par l’enfance à son acmé.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un collectif publié par Autrement en mars 2015. Militante de la première heure pour les droits des animaux, bien avant que cela devienne une mode dans le show-business (j’ai connu l’époque, pas si lointaine, où les militants dont je fais partie étaient soit ignorés, soit moqués par les médias, dans tous les cas méprisés), il me semblait nécessaire de faire connaître aux lecteurs français la théorie abolitionniste initiée par le philosophe et juriste américain Gary L. Francione. J’ai donc réuni autour de moi, outre Francione, plusieurs penseurs français et nord-américains de la cause animale. L’ouvrage a paru sous le titre Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, le but étant de démontrer que puisque les animaux sont doués de sentience, ils ont une valeur morale et des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement. Le véganisme « abolitionniste » ou « éthique » milite pour la fin de l’ensemble de l’exploitation animale et l’abolition du statut de propriété des animaux non humains.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie ou sur internet.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

J’ai toujours pensé et continue de penser que rien ne vaut le compte d’éditeur. Mais les gens doués ignorés par ces mêmes éditeurs ont également raison de vouloir être lus et de se débrouiller pour l’être.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais dévier du but qu’on s’est fixé. Et de travailler, encore et toujours. Même le plus grand génie n’arrive à rien sans travail.

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je reste fidèle à la fiction, envers et contre tout : romans, nouvelles, tout y passe. Cela ne signifie pas que je ne lis pas autre chose, mais le charme puissant de la fiction m’est aussi nécessaire que le pain et l’eau. Je pourrais ne vivre que par et dans les livres, dans ce que Gary Snyder appelle « les régions sauvages de l’esprit ». La réalité est si humaine en comparaison, si désolante. La littérature est pour moi une conjuration de l’humain. Seule la nature lui est supérieure, et probablement aussi la musique.

12/ Comment écrivez-vous ? 

Colette disait qu’elle n’avait jamais écrit avec facilité. Cela peut surprendre de la part d’un tel génie, mais elle avait l’honnêteté de reconnaître la nécessité et l’importance du travail, même dans son cas. Écrire est un travail que je comparerais à celui d’orfèvre ou de menuisier : je polis mes phrases jusqu’à ce que leur forme m’agrée totalement, jusqu’à ce que je ne doute plus d’elles. La relecture prend donc un temps considérable, bien plus que l’écriture elle-même. Je sais que c’est fini quand je sens que ça l’est. Le texte exprime alors une impression d’unité, une sorte de rotondité mentale.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Personne ne peut disséquer l’inspiration, ni la mettre en équation. C’est un phénomène éminemment mystérieux. Ce peut être un rêve que l’on fait, ou une idée qui surgit, et que l’on suit obstinément. Dans tous les cas, vous ne choisissez pas le sujet d’une histoire : c’est lui qui s’impose à vous. L’écrivain n’est qu’un exécutant. De quelles œuvres plus ou moins hautes, je ne saurais le dire… (Rires) Et, non, on ne m’a pas encore commandé d’ouvrages, mais on a pu m’inciter à écrire un essai sur Colette, sur qui j’ai beaucoup travaillé. Là encore, les choses viendront d’elles-mêmes, ou ne viendront pas. De même que rien n’est planifié dans mon existence, j’aime, en ce qui concerne l’écriture, à me laisser porter par… l’inspiration. Je ne décide rien, j’attends.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Si l’idée de départ m’apparaît clairement (mais toujours à la faveur du hasard, ou de ce que l’on suppose tel), l’histoire elle-même appartient au personnage qui la vit. Il y a une sorte de fatalité qui plane sur chacun d’entre nous : vous ne pouvez pas échapper à votre existence. Si vous y parvenez, cela en fait aussi partie. Comme les êtres de chair que nous sommes, les personnages ne savent pas où ils vont, mais « ils y vont », en vertu des lois exemplaires de la fiction. Ils avancent selon leur destin et leur créateur les suit. Les miens sont tous imaginaires car je récuse l’autofiction. Il se peut cependant qu’ils s’inspirent de personnes réelles, ou plus simplement de l’humanité telle qu’elle ne va pas, ou telle qu’elle va exceptionnellement au contraire. L’humanité se divise en types, et vous finissez par classer les gens que vous rencontrez en fonction de ces types. C’est un voyage moins long, moins passionnant et complexe qu’on ne le pense.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De persévérer dans leur effort et de ne se laisser perturber par rien. De travailler encore et encore jusqu’à ce qu’ils jugent le résultat honnête. Puis de se lancer à la recherche d’un éditeur, en commençant par les plus gros. Et surtout de ne jamais désespérer.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les écrivains américains passés et présents sans distinction. Mon amour pour la littérature américaine est impossible à décrire et à quantifier : il est absolu, sans réserve, merveilleux. Je n’en veux qu’à ceux que j’appelle les apostats de l’Amérique, comme Henry Miller qui a préféré la France, et dont je méprise l’œuvre en ce qu’elle-même est l’expression d’un mépris extrême envers les femmes. J’aime aussi passionnément la littérature britannique. Will Self et Martin Amis sont de grands génies, à l’instar d’A. S. Byatt dont on parle trop peu. Je voue également un culte à Joseph Conrad et Thomas Mann. Pour la France : Hugo, Colette, Giono, Camus.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les écrivains américains, encore et toujours : Oates, Kasischke, Erdrich, Highsmith, Eugenides, London, Kerouac, Bradbury… Tous sont actuellement sur ma table de chevet. Encore une fois, il m’est difficile d’exprimer l’admiration que j’ai pour la littérature de ce pays, dont je suis originaire par ma grand-mère paternelle. Les États-Unis ont toujours été mon pays de cœur à défaut d’être mon pays tout court. Chaque jour d’ailleurs je me demande pourquoi je n’y vis pas. Il coule dans mes veines, il m’abreuve littéralement. Je lui dois mes joies les plus délicieuses. Je ne saurais concevoir l’existence sans lui, sans sa littérature, sa peinture, sa musique, son cinéma, que je trouve incomparables. La France a été un grand pays, mais cette époque-là est révolue, dans tous les domaines. Il n’y a pas de Joyce Carol Oates en France, ni de Francis Ford Coppola, ni d’Al Pacino, qui a élevé le métier d’acteur au rang d’art absolu.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mais je préfère n’en rien dire pour le moment.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je donnerai une conférence suivie d’une séance de dédicaces le 19 novembre prochain, à la librairie La Lucarne à Paris, dans le XIXe arrondissement.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de mes éditeurs, Faustroll, Le Rocher et Autrement.

Le 11 novembre 2015

 Méryl Pinque

.

image
vegan.fr

Une seule solution : l’abolition !
Aperçu par Yahoo

 

.

Extrait de La Caricature de Dieu :

« C’est ainsi qu’à sa sortie d’Independence, il alla rejoindre les denses forêts du Nord-Ouest, où il mena l’existence sauvage et solitaire du grand héros américain. Il était retourné à la nature, avec tous les risques que ce choix comportait. Mais il avait intégré les lois immuables qui régissaient l’univers de ses ancêtres, et lié son sort à celui des bêtes sauvages. C’était un combat loyal entre le monde et lui-même, et il en avait accepté les règles.

Là-haut, il menait une vie très pure, le genre de vie qu’il avait toujours rêvé d’avoir. En s’éloignant de ses semblables, il devint plus humain. Il comprit que l’humanité ne voulait rien dire dans la fureur, le bruit et le nombre qui la caractérisaient. On devenait homme en s’affranchissant des autres hommes. C’était un défi qu’on ne pouvait relever que dans la solitude et la liberté, et seule la nature sauvage était en mesure d’offrir l’une et l’autre. En elle, par elle, l’homme reconquérait sa noblesse. Tom Starbird était désormais l’égal des bêtes. »

 

La Caricature de Dieu, Paris, Le Rocher, 2014, pp. 238-9.

.Afficher l'image d'origine

.

Bêtes humaines ?

Pour une révolution végane
Mettre fin à la domination de l’homme sur l’animal : tel est l’objectif du mouvement végan. À l’heure où les consciences s’éveillent face à …

La suite sur :
.

.

.

Je remercie sincèrement Méryl Pinque d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 13 novembre 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Margaux Delcourt

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Margaux Delcourt

.644585_4979715005728_1689609300_n

.

1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Margaux Delcourt (pseudo)

 

J’ai eu une enfance heureuse, puis une adolescence joyeuse pleine d’espoir ! Ma vie d’adulte ne s’est pas déroulée comme prévu. Une erreur de parcours a tout fait basculer.

Je vis à présent à la campagne et j’essaie surtout de « survivre », de « garder la tête hors de l’eau » tout en cherchant un travail.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais Assistante de Direction et j’aimais mon métier.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis passionnée du cinéma d’Audiard, dit le cinéma à Papa…j’adore Gabin, Ventura, mais aussi Montand, le cinéma des années 70…j’adore…

 

Je lis. Mon livre préféré est le Grand Meaulnes.

Je fais beaucoup de photos surtout de ma région, le Sud-Gironde proche Lot-et-Garonne.

J’aime le théâtre en effet.

Ma passion est la généalogie.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je souhaite que toutes celles et ceux qui sont confrontés au chômage puissent se dire « Je ne suis pas seul (e) » ; « ça n’arrive pas qu’aux autres »….Je souhaite que nous puissions nous sentir unis et tenter de faire quelque chose face à cette « fatalité ».

 

Je me fais connaître par le bouche à oreilles ; par les réseaux sociaux ; par la presse locale. Je vais au-devant des gens. Je leur parle. Je les écoute.

 

Je fais également des après-midis dédicaces et des salons.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui. Dédicaces, Tea-Time autour du livre, salon. Nous allons bientôt organiser un café littéraire

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis gamine. J’ai toujours un stylo et un papier. J’écris partout, tout le temps.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le Dernier Salaire.

 

Paris, Margaux a 48 ans lorsqu’elle est licenciée après un harcèlement moral musclé. Croyant en sa bonne étoile et surtout en sa capacité à rebondir elle va vite se retrouver confrontée aux réalités de la vie professionnelle de l’époque.

Alternant dérision, humour corrosif, tristesse, colère, elle nous emmène dans son long parcours pour ne, un jour, recevoir son dernier salaire ; terme élégant qu’elle attribue aux allocations chômage.

 

Ce premier livre relate partiellement mes aventures, celles que traversent ou ont traversé de nombreuses personnes en quête du Graal des temps modernes qu’est l’emploi.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Auprès de moi, Sur ma page FB

 

http://www.facebook.com/lederniersalaire

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je suis auto-éditeur et je diffuse moi-même mon livre.

E-Book ? j’y pense…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

« Ne baisse jamais les bras. Avance. Relève la tête. Avance. De toute façon, tu ne peux pas reculer. Sers-toi de tes erreurs. Avance »

 

« …Avance….ne te retourne pas. »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans, Poésies, Biographies

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Instinctivement je dirai…devant mon ordinateur. Ou parfois, en voiture je note ce qui me passe par la tête.

 

En train,…bref en voyages….j’écris.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

N’importe où J….tout est prétexte à écrire. Les moindres petits gestes du quotidien, la moindre rencontre, café pris, etc….

 

Non jamais de commandes d’ouvrages.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne sais pas comment je les construis. C’est instinctif.

 

Non, mes personnages ne sont pas toujours, voire jamais, imaginaires. Ils sont souvent réels ou ressemblent beaucoup à quelqu’un… !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucune idée. Je suis incapable de donner un conseil en la matière…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Anna de Noailles, Flaubert, Camus, Duras, Bernanos, Vian,…..

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les Gens de Mogador, d’Elisabeth Barbier

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille toujours sur un nouveau projet….

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux dédicaces les 25 & 26 septembre 2015 à Monteton (47) là où se situe l’action du livre.

Un salon du livre 25 octobre 2015 à Ste Hélène – Médoc

Un salon du livre avril à Montaigu (85)

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page FB

 

Le 8 septembre 2015,

Margaux Delcourt

.11061663_385047545025986_2035695224483526272_n

.

Je remercie sincèrement Margaux Delcourt d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 09 septembre 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Denis EMORINE

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Denis EMORINE

.HPIM4153

.

 1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Denis EMORINE. J’ai fait des études de Lettres à la Sorbonne. J’ai toujours été passionné par la littérature.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été dans l’enseignement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La lecture et l’écriture ont toujours été mes passions. Le théâtre également;  d’ailleurs, j’en écris.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

« Admirateurs » est certainement un mot excessif. J’exige peut-être beaucoup de mes lecteurs en leur demandant d’explorer mes textes en profondeur sans être guidés. Il m’arrive de faire des lectures publiques, des conférences sur mes écrits ou sur la littérature.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, les trois. En 2014, j’ai donné deux conférences à l’université ELTE de Budapest : l’une sur ma poésie et l’autre sur la poésie francophone. J’ai rencontré des lecteurs en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie,  et aux Etats-Unis, fait des lectures en français et en anglais dans des librairies, des lycées, des universités…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de sept ans. J’écris essentiellement de la poésie, des nouvelles, du théâtre et des essais.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un recueil de poèmes : Bouria, des mots dans la tourmente  paru en 2014 aux éditions du Cygne.  J’ai voulu rendre hommage aux artistes soviétiques et aux anonymes réprimés, déportés voire massacrés par Staline. On y retrouve des poètes comme Anna Akhmatova, Marina Tsvetaïeva, Boris Pasternak et Alexandre Karvovski, des cinéastes tels Andreï Tarkovski sans oublier tous ces inconnus persécutés et déportés  par le régime stalinien, ceux que j’appelle les suppliciés ou les prisonniers.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans toutes les bonnes librairies selon l’expression consacrée mais certains sont épuisés.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

En tant qu’auteur, je m’oppose résolument aux publications à compte d’auteur ou même à compte participatif. Beaucoup d’éditeurs proposent une version de leurs livres sur papier et le e-book correspondant, ce qui est une bonne alternative, l’un se nourrissant de l’autre et réciproquement.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Votre question m’embarrasse. Peut-être cet aphorisme de Nietzsche : « Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa, avec plus de reconnaissance que d’amour » (je cite de mémoire). Le moment venu, on verra bien…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Jusqu’à présent, je n’ai pas écrit de roman : j’ai essayé, ce fut un échec. Je n’ai pas écrit de biographie non plus. Je rêve parfois de la commande d’un éditeur –mécène qui m’offrirait un séjour en Italie pour écrire la biographie d’un peintre, par exemple ; je prendrais mon temps en visitant ce pays aimé. Je n’ai pas de préférence dans l’écriture même si le théâtre me permet d’écouter  mes pièces, mêlé aux spectateurs : c’est une sensation indescriptible. La première fois, c’était en 1992 ; il s’agissait de  La Visite. J’étais dans l’état d’esprit d’un schizophrène : j’avais l’impression de voir la pièce d’un homme qui était à la fois moi, Denis Emorine, et un inconnu qui portait mon nom. C’était une forme de dédoublement difficile à décrire. Les mots que j’entendais, portés par les comédiens, ne m’appartenaient plus vraiment. J’ai ressenti une sensation curieuse, une sorte de malaise et de griserie en même temps. Pour la lecture, j’aime  tout sans restriction, pourvu qu’il s’agisse d’un écrivain que j’apprécie.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. J’écris sous l’effet de l’inspiration (le mot est impropre mais lequel lui substituer ?) J’ai l’impression de rédiger fébrilement sous l’effet d’une voix intérieure qui me dicte ce que je dois écrire : poème, nouvelle ou pièce de théâtre : parfois cette « dictée » dure plusieurs heures, il faut que j’écrive immédiatement sinon tout est perdu. Après, je suis littéralement épuisé. Je laisse « reposer » sans y toucher pendant plusieurs semaines puis je corrige le texte avec rigueur et même sévérité ; le correcteur a un regard différent de l’écrivain. C’est une forme de dédoublement indispensable.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration ? Je crois avoir répondu à cette interrogation à la question 12

Des commandes d’ouvrages ? Oui par exemple, en 1993, j’ai participé à Qu’est-ce que la littérature érotique ? Soixante écrivains répondent, ouvrage collectif (Editions Zulma / La Maison des Ecrivains)  1993. Il m’arrive également de donner des poèmes ou des nouvelles pour des anthologies en France et à l’étranger. Quelquefois, ce sont des textes collectifs sur un thème précis, « engagé » comme Haïti ou les migrants.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes thèmes de prédilection sont la recherche de l’identité, le thème du double et la fuite du temps. Je suis également fasciné par l’Europe de l’Est. Dans mon théâtre et mes nouvelles, on trouve l’incompréhension entre les êtres humains supposés utiliser la même langue, un vocabulaire identique pour se comprendre. Tout peut arriver lorsque les choses se passent autrement que vous le prévoyez : les sentiments s’exacerbent, la violence surgit, tous les conflits deviennent possibles parce que certaines personnalités écrasent celle des autres pour survivre. C’est le sujet de deux de mes pièces Sur le quai et Après la bataille.

A partir du moment où ils sont couchés  sur le papier mes personnages existent dans la réalité, du moins à mes yeux. Je pense notamment au personnage de Laure Dujardin dans ma pièce Sur le quai. D’autres sont inspirés par des rencontres : Dans Ce soir vers 21 heures, le narrateur, un écrivain, fait la connaissance d’une jeune fille à un congrès de poésie en Roumanie. C’est une nouvelle autobiographique, j’ai rencontré Marika. J’ai écrit ce texte sous l’effet d’une émotion. Certains de mes poèmes sont dédiés à des artistes : Theo Angelopoulos, Paul Celan, Tatiana Samoïlova…par-delà la mort comme dans Bouria.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucun, je crois.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement ! J’ai du mal à faire un choix ! Camus, René Char, Pierre Reverdy, Kafka, tous les classiques russes…et beaucoup d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un roman de Michel Zevaco Les amants de  Venise.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je relis un manuscrit de poèmes Psaumes du mensonge, poèmes à lire avant la guerre. Je pense qu’il est achevé dans tous les sens du terme. Je suis en quête d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pas précisément, des projets encore vagues de voyages  sinon un choix de nouvelles aux Etats-Unis aux éditions Cervena Barva Press http://www.cervenabarvapress.com/

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site http://denis.emorine.free.fr (français/anglais/russe)

————-

Le .22/06/15

Denis EMORINE

.

cover high

 

.

DSCN3312

 

.

Denis EMORINE

 

Trois poèmes à Carmen

(Extraits de

Psaumes du mensonge (inédit) )

 

 

1

Carmen

Je voudrais retrouver la forme de tes bras

T’accompagner aux frontières de la mort

L’amour n’a plus d’odeur

Et la bouche est close

Je me sens si vieux Carmen

Alors que c’est toi qui es partie

Mais je ne t’en veux pas

D’avoir fermé la porte à double tour en sortant

 

Parfois je hais la métaphore

De mentir ainsi à ceux qui s’aiment

 

—————

2

Le monde ne fait plus le tour de ta maison

L’amour n’a plus de mots pour te  célébrer

J’existe à peine au moment de partir loin de toi

J’hésite à vivre

Je n’ose plus poser la main sur le papier trompeur

Lorsque j’ouvre la porte c’est pour constater que

L’obscurité durcit contre moi

La vérité est celle de la tombe

La terre n’a plus d’odeur même après la pluie

Le vent s’engouffre dans les jours défunts

Dans nos gestes déserts

Je voudrais m’arrêter quelque part

Pour te parler enfin

Pour enfoncer mes mains dans la boue

Et en recouvrir mon  visage

Parce que je ne sais plus aimer

 

———

3

Laisse-moi prendre ta main une dernière fois

Je sens déjà le froid m’envahir

Et la grimace de la mort

Figer mes pensées

J’essaierai je le jure

J’essaierai

De croire en ton Dieu

S’il te laisse une dernière fois

Prendre dans tes bras

Le petit garçon égaré

Pourquoi tournes-tu la tête

Au lieu de me sourire ?

Où t’enfuis-tu sans me regarder ?

J’ai peur d’oublier ton nom

Il pleut déjà

Sur les mots d’amour que  n’ai pas osé

Te murmurer Carmen

.

couverture éter

.

Je remercie sincèrement Denis EMORINE d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 24 juin 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Martine Magnin

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Martine Magnin

.

Lisa Heme

.

1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Martine Magnin  et pseudo : Lisa Heme

Papivore, née dans une famille d’écrivains (mère, frère, grand-mère, grand-père, oncle…)

Etudes classiques, puis intérêt passionné pour la philo, la psycho et le monde des idées

Carrière professionnelle dans l’univers de la communication et des mots, puis dans les antiquités de la vie quotidienne de nos aïeux.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Toujours dans la communication et la lecture,

Et en parallèle, avoir une vie de famille, des enfants, des amis, des voyages

Responsable d’une agence de Communication et de Relations Publiques

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La Lecture élevée au rang de passion, la cuisine au rang de religion, la musique au rang de plaisir et la couture (déco, maison) au rang de hobby

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je souhaite leur offrir quelques heures de plaisirs, de découvertes, d’émotions, de sourires

J’utilise à ma façon les réseaux FB, groupes de lecture, blogueurs littéraire – je ne suis pas une pro de la technique en ligne

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je profite de toutes les opportunités qui se présentent, interviews, salons, lectures

Il reste que sortir de l’ombre sans piston est la vraie difficulté.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

A l’âge dix ans : un conte « La Princesse qui cassait tout », exploitée en radio par Jean Nohain,

Mes deux premiers textes, sous pseudo, sont des témoignages « Mensonges et Faux Semblants » – Ed. Les 2 Encres – «  et « Un enfant cousu de fil gris » – Is Edition

Suivis de deux essais littéraires « Le Petit Livre Rouge des Meilleurs Vœux » et « La Défête des Mères » – Ed. Estelas

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« La Défête des Mères » : un essai littéraire, un pamphlet piquant et drôle qui remet en cause la sacro-sainte Fête des Mères. Il m’a paru depuis longtemps que certaines de nos mères ne méritaient nullement d’être fêter comme telles, loin de la sincérité, de la disponibilité, du respect. Des mères toxiques, et j’ai mené l’enquête.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes textes sont publiés en version papier et numérique, et diffusés selon les titres par Amazon, Fnac, Leclerc, par leur éditeur et  via les librairies.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Toujours difficile de percer sans coup de pouce. Mais Non aux publications à compte d’auteur et à leurs promesses vaines, Oui au compte participatif si le contrat est respectable et respecté et OUI, OUI au compte d’éditeur avec un éditeur dynamique.

Cela étant, l’enthousiasme et le dynamisme de l’éditeur comptent en premier, suivis de la visibilité et de la diffusion réelle des ouvrages. Dans ce milieu particulier, il y a le pire et le meilleur, et une part importante de flou et de pratiques ambigües.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Ecoute ton cœur ! et : Carpe Diem !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Aucune spécialité ni exclusion, du moment qu’il y a des mots, des phrases, des idées, des confrontations, selon les moments tout me plait.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur l’ordi, sur des carnets, des bouts de papier, nuit et jour, avec une préférence pour la nuit.

La nuit dans le silence, le jour avec un fond sonore qui m’aide paradoxalement à me concentrer ! (une vieille habitude)

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans les méandres de mon cerveau, dans mes rêves, dans la vie

Aucune commande d’ouvrages, mais j’ai beaucoup écrit sur commande dans mon ancien métier de communicante.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je viens de finir ma première fiction, mes personnages deviennent mes amis, ou mes ennemis, issus de mon imaginaire ou de la vie, en toute liberté.

Le reste, comme certaines recettes de cuisine, est mon secret. C’est la magie de l’écrit.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire, écrire, lire, écrire, lire, écrire, se relire, se relire, se relire et acheter toutes les grammaires possibles

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai des goûts totalement éclectiques. Tout et tous m’intéressent si l’émotion est au rendez-vous, tous ceux qui me font rêver, découvrir ou réfléchir, tous ceux qui me font rire ou frémir. Si dans ma jeunesse j’ai eu une longue phase d’amour des Sciences Fiction, mais maintenant c’est terminé.

Des lectures faciles ou difficiles, petits volumes, ou lourds pavés, romans, polars, historiques, scientifiques, littérature étrangère ou non,

Kundera, Umberto Eco, Murakami, Sagan, Michel Onfray, Camus, Cauwelaert, Fred Vargas, Kennedy, Donna Leon, Fottorino, Hubert Reeves, David Lodge, Modiano, Rufin, Erik Orsenna, Tahar Ben Jelloun…

je ne sais plus, je ne veux pas savoir, mais mon héros, c’est Gabriel Garcia Marquez, car un mec capable d’écrire, « il faisait si humide que les poissons entraient par la porte et ressortaient par la fenêtre », ne peut qu’être un génie !

Mais quand c’est mal écrit ou prétentieux, je vire. Si ça ne m’apporte rien, je ne vais pas insister !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je viens de finir le dernier livre d’Amélie Nothon dont le culot me fait rire, je lis Apostille au Crépuscule de Michel Onfray, après je lirai un texte facile, j’alterne

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui et non, je viens de livrer un manuscrit de mon premier roman, une fiction « Les Larmes des Saules » et je rentre dans l’ultime période de mise au point.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pour le moment je soutiens la diffusion de la Défête des Mères

Salon d’Ebreuil le 7 Juin, le reste à la rentrée, Dourdan en novembre…

Cet été, j’imagine que j’œuvrerai au soutien de la parution de ma fiction.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Chez Estelas Edition, Max sait tout de ma vie,

Sur la page FB au nom de l’Editeur, à mon nom ou sur les pages FB de mes titres

 

Le   15 Mai 2015

Martine Magnin et pseudo : Lisa Heme

.

Les larmes des saules 1ère Couv

.

AIbEiAIAAABDCMnvuI3Z7urKQSILdmNhcmRfcGhvdG8qKDA4ZTMxNTI1NDRhODlhYmFmMTYxNTg2ODNhNGRhMmQ4MDRjNzE0MzkwAV7CTwtfguV5GC3z3Fjr1jXZYHti

.

Estelas Editions, La Roseraie, 4B Rte de Laure, 11800 Trèbes

 Estelas.editions@gmail.com  – http://estelaseditions.wix.com/estelaseditions

.

Je remercie sincèrement Martine Magnin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 15 juin 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Sandrine Roudeix

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sandrine Roudeix

.

ROUDEIX Sandrine 1-2, 12/2011

.

1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Sandrine Roudeix, née en 1974 à Toulouse. Parisienne depuis une vingtaine d’années, j’ai commencé ma vie professionnelle au Congo (dont j’ai écrit une monographie publiée aux éditions du CFCE en 1995). J’ai travaillé pendant dix ans dans l’édition littéraire, avant de devenir journaliste puis photographe puis romancière. « Diane dans le miroir » est mon troisième roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture et la photographie sont mes deux moyens d’expression (et mes deux métiers). Je suis écrivain (de romans mais aussi de biographies) et photographe (pour les magazines). Les deux se répondent et se complètent. L’écriture est une activité solitaire quand la photographie se pratique au moins avec une autre personne (je suis portraitiste). L’écriture nécessite du temps, beaucoup de temps, quand la photographie s’inscrit dans un moment très court, une heure de rendez-vous en comptant large, mais plus précisément un soixantième de seconde, l’instant du déclenchement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Quand on est écrivain, c’est une passion chronophage. Un sacerdoce. Un engagement. Cela signifie qu’on est habité par les mots et les livres. Cela laisse peu de place à une autre passion. Mais j’apprécie le septième art aussi, car il est un pont tendu entre l’image fixe de la photographie et les mots qui racontent de l’écriture. Un peu de moi aussi, donc.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne sais pas si on peut dire que j’attends quelque chose de mes lecteurs. Mais je caresse l’espoir de partager mes mots, mes émotions, mes expériences et mes réflexions avec eux. Je souhaite qu’en refermant l’un de mes livres, ils se sentent un tout petit peu différents, transformés parfois, enrichis, remués, émus, questionnés…. Je pense que la littérature sert à nous rendre meilleur, à nous consoler, à nous tenir compagnie, à nous apprendre, à nous interpeler… Je serais heureuse si les thèmes que j’aborde dans mes romans qui traitent toujours d’aventures intérieures, de cheminements individuels, et de la manière dont on gère nos héritages, familiaux, sociaux ou psychologiques, aident certains lecteurs à y voir plus clair plus loin dans leur vie.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, bien sûr. Et c’est là un moment important de la vie d’un auteur. Celui où on sort de son bureau et de son isolement pour aller à la rencontre des lecteurs. Celui où on partage, où on écoute, où on répond. Un échange souvent chaleureux, car on a l’amour des mots en commun, et toujours enrichissant car il nous permet de nous confronter aux regards et aux interprétations extérieures. Cela nous aide aussi à avancer.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours, mais je suis publiée depuis 2010. Mon premier roman, « Attendre » (Flammarion 2010, J’ai Lu 2012), creuse les enjeux d’une naissance non désirée vue par les protagonistes, c’est à dire l’enfant, la mère et le père. Sorti en 2012, mon deuxième roman, « Les Petites Mères » (Flammarion 2012, prix L’Autre Page)  s’intéresse à la transmission mère-fille sur cinq générations au sein d’une famille d’origine espagnole. Et mon troisième roman, paru la semaine dernière, s’appelle « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et raconte la dernière nuit de la photographe américaine Diane Abbus à New York en 1971.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Diane dans le miroir » (Mercure de France) raconte une nuit de l’été 1971 à New York. Une nuit où la chaleur est étouffante. Une nuit où, dans sa salle de bains, une photographe s’apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d’obturation, préparer le déclencheur souple… Cette photographe, c’est la grande Diane Arbus qui, en s’intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors-normes – travestis, prostituées, nains, handicapés – a révolutionné la photographie. Cette nuit-là, Diane semble à bout de force. Comme si elle reculait l’échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l’épuisement, revenant sur son enfance, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l’abandon. Dans ce roman, j’ai voulu questionner l’émancipation d’une femme, artiste, mère, amoureuse. Et raconter, de l’intérieur, ce qui pouvait se passer dans la tête d’une photographe qui prend une photo, et plus encore, ce qui pouvait se passer quand cette photographe était Diane Arbus, héroïne passionnante et passionnée, qui toute sa vie a cherché à s’affranchir des apparences et des codes pour se sentir libre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes livres sont en librairies et commandables sur place ou sur internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense que l’important est qu’un livre trouve ses lecteurs. Le compte d’éditeur prend en charge les frais de fabrication et de diffusion, ce qui est plus confortable évidemment pour un auteur. Mais le cas échéant, le compte d’auteur et ses déclinaisons, est un moyen de se faire lire et de pouvoir partager ses écrits. Ce qui reste essentiel à mes yeux.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je donne à mon fils : fais-toi confiance. Tu es unique et ce que tu penses ou fais l’est aussi.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire ou écrire des romans. Mais j’aime avoir un livre de poésie ou de théâtre sur ma table de chevet. Cela nourrit mon inspiration.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je travaille plutôt le matin, toujours dans mon bureau et devant mon ordinateur. Je crois au sens de l’effort et à la régularité. L’écriture est un marathon. Il faut avoir du souffle et de l’endurance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je me suis beaucoup inspirée de ma famille et des liens, plus ou moins tendus, qu’il y avait entre les générations. Je puise aussi des situations et des réflexions dans ma vie de tous les jours, avec une prédilection pour l’aspect psychologique des relations. Je travaille aussi parfois comme biographe. Dans ce cas-là, c’est le sujet qui vient à moi.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture est un processus assez mystérieux. Le sujet et les personnages s’imposent presque toujours à moi. Ce sont souvent des gens que je connais, vivants ou morts, dont j’ai envie de comprendre le cheminement intérieur. L’écriture me permet de me glisser dans leur peau et de peser tous les points de vue. Après, je ne sais pas toujours où mes personnages m’emmènent !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je pense que lorsqu’on aime écrire, lorsque cela nous procure une évasion, un bien être, une consolation, il faut le faire. Encore et toujours. C’est le plaisir qui doit guider l’acte. La publication est la cerise sur le gâteau, une gratification, une preuve (subjective) qu’on a été lu et compris. Forcément, cela rend heureux. Mais ce n’est pas le premier objectif. Un « amateur d’écriture », comme vous dites, doit écrire si cela lui fait du bien. Et lire aussi. Beaucoup. C’est en lisant et en écrivant qu’on devient écrivain.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai plein d’auteurs préférés, parfois ce ne sont pas des auteurs d’ailleurs, mais des livres, essentiels à mes yeux, qui m’ont construit et que je relis. Il y a Antigone et l’Invitation au château d’Anouilh par exemple. C’est mon inspiration « théâtrale », avec des pièces de Camus, Sartre ou encore Giraudoux. Il y a la poésie de Charles Cros, Rimbaud, Prévert et Aragon, mon préféré de tous. Et il y a les romans de Marguerite Duras, Annie Ernaux, Kundera, Djian ou encore Camille Laurens, Claire Castillon, Angélique Villeneuve, Virginie Despentes pour les contemporains. Sans oublier Boris Vian, Antoine Blondin, Romain Gary… Chez les américains, ma chouchou est Laura Kasischke, mais il y a aussi Philippe Roth, Joyce Caroll Oates, Martin Suter, Hanif Kureishi, John Fante, Elia Kazan. Je pourrais vous rédiger des kilomètres de liste !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis « Americanah » de Chimananda Ngozi Adichie qu’une amie proche m’a recommandé en me disant « C’est pour toi ». Forcément, ça m’a donné envie. Je trouve cela toujours très fort lorsque mes amis qui me connaissent bien me conseillent un roman. Je suis rarement déçue. Je me sens bien entourée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’adaptation théâtrale de « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et sur l’écriture de mon quatrième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à plusieurs rencontres dans les semaines à venir :

Jeudi 9 avril  à 18h30 : Librairie Kléber à Strasbourg.

Samedi 11 avril : Salon du livre de Provins.

Jeudi 16 avril à 19h : Librairie de Paris (place de Clichy à Paris).

Samedi 18 et dimanche 19 avril : Salon du livre de Châteauroux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mon actualité sur le site de mon éditeur, bien sûr, au Mercure de France, mais également sur mon site personnel : http://www.sandrine-roudeix.com.

————-

Le 31 mars 2015

 

Sandrine Roudeix

.

Diane-dans-le-miroir-home550 (1)

.

Je remercie sincèrement Sandrine Roudeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 01 avril 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

.