JL à l’écoute de … Michel PRADES, qui s’entretient avec Richard Bohringer

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Michel PRADES

Qui nous a fait le plaisir de nous relater

son entretien avec Richard Bohringer

(texte en fin de chronique)

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1/ Qui êtes-vous ?

Michel Prades

Naissance : 6 juin 1954 à Le Puy en Velay

 

Quel est votre parcours ?

1972 : Bac C

1974 : Niveau B.T.S. Agricole

1975 : Diplôme de berger à Saint Yriex la Perche

1976 : Professeur de zootechnie dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie

1978 : Agriculteur en Limousin

1980 : Fondateur, compositeur et chanteur d’un groupe de Rock Agricole « Gendarmerie Nationale » en Limousin

1981 : Animateur d’une radio régionale « Radio trouble-fête » à Limoges.

1982 : Vice-président de l’association culturelle du Château de Ligoure en Limousin

1983 : Accident de la route au Vigen en Limousin. Hémiplégie & Aphasique

1987 : Membre du Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Aphasiques de France

CD « Jean Langlais & Michel Prades » éditions Groupe des Aphasiques de l’île de France aidée par la Fondation de France

Vidéo du groupe « Gendarmerie Nationale » au château de Ligoure

1989 : CD « Avant-Après » par Gendarmerie Nationale (éditions en Limousin)

1991 : Directeur de publication & rédacteur en chef d’une revue mensuelle de poésie « Libelle » de l’association loi 1901 « Libelle » à Paris

Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle » dont l’objet est la publication de la revue de poésie Libelle. Bernard Rivet et Michel Prades sont les membres fondateurs.

En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent ».

Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui.

Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée.

Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l’écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d’auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue.

Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Chaque mois, mille exemplaires sont expédiés aux abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères.

Libelle est une histoire d’amitié, d’amitiés, un cas d’écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité.

 

Fiche technique la revue mensuelle de poésie « Libelle »

Dénomination : LIBELLE
Raison sociale : Association loi 1901 « Libelle »
Statut : Association loi 1901 « Libelle »
Adresse : 14, rue du Retrait 

Code postal : 75020
Ville (+ Pays) : Paris – France
Téléphone : 01 43 15 24 29

Email : pradesmi@wanadoo.fr

Site web : www.libelle-mp.fr

Nom du responsable : Prades Michel
Illustration : Cirès-Brigand Michèle
Spécialités / Genres : Poésie, Nouvelle, Chronique,

Bloc-notes & Concours
Fréquence de publication : Mensuel
Prix de vente au numéro : 2 €
Prix Abonnement : 25 €
Prix Abonnement de soutien : 40 €
Tirage : 1000 exemplaires
Date de la première création : Décembre 1990
Éditeur : Association loi 1901 « Libelle »

 

1992 : CD «Je suis» éditions 3LP/DM Studio

« Voix avec issue » Émission Aléas : magazine de l’imprévisible. Production producteur ou co-producteur France Régions 3 Limoges. Générique réalisateur Marianne Gosset. Participant Michel Prades. Ex-agriculteur et éleveur est devenu chanteur après un grave accident au cours duquel le côté droit de son cerveau a été atteint. Il s’agit en fait du centre du langage, alors qu’il est frappé d’aphasie il chante avec une aisance surprenante. En fait le centre du langage n’est pas le même que le centre de la mélodie.

1993 : CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades. «Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés. Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard. Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

Texte relaté en fin d’interview.

 

1994 : Clip Vidéo « Vampyr » & Film portrait « Pradou » Réalisation de Patrice Rolet à Paris

2000 : MMMMMMM de Boris Auchour. Installation sonore diffusée dans l’espace public créée pour le Printemps de Cahors Sensitive (16 juin – 2 juillet 2000) avec le soutien de la Caisse des dépôts et consignations. Voix : Michel Prades.

Ton récit Michel est une épreuve mais une grande joie car « la liberté » de la parole, de ta parole domine derrière le texte ou le récit. C’est un langage d’aphasique qui n’est plus aphasique. Il faut continuer les expériences, d’événements car tu progresses toujours ainsi.

Orthophoniste : Philippe Van Eeckout

CD «Hidalgo de Castille» Pradou : Paroles Dom’s  : Chant & guitares Damien: Percussion (éditions en Limousin)

 

2001 : CD «Les femmes sont comme ça» avec Larry Tomko : chant, musiques, orchestrations & mixages (éditions en Berry)

 

2003 : Roman «Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

2009 : «Unis vers l’Uni» avec l’animateur Jean-Claude Carton sur ID FM Radio Enghien (98.0 Mhz) invité : Michel Prades : Écrivain, Poète, Chanteur & Aphasique & accompagné de Valérie Bellet & Patrice Rolet

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Agriculteur

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ?

J’écris essentiellement

 

Quelle est votre autre passion ? 

La poésie

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? 

Comment vous faites-vous connaître ? 

Par mon mensuel de poésie et mon site

 

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Dans les salons et festivals

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l’âge de 12 ans 

 

Qu’avez-vous déjà écrit ?

* Un morceau de saucisson, 1974 (autoédité en Normandie)

* La Fournaise avec Fernand Cressent, 1974 (autoédité en Normandie)

* Dégueulis pour une société moins dégueulasse avec Yannick Biot, 1975 (autoédité en Limousin)

* C’est la peine de gueuler,  1975 (autoédité en Limousin)

* Tuerie en Limousin, 1975 (éditions en Longueur)

* L’idée de toi, 1976 (éditions des Bufatières Fantastic Fabulous Folies)

* Etreintes cosmiques, 1976 (éditions du Castor Astral)

* Ma dame de vie, 2003 (éditions Armand Brière)

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

«Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez moi

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

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10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

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11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

De la poésie

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dans le calme

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans la vie

 

Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Non

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ?

A partir de mes souvenirs

Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Non

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Vivez d’abord !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Rimbaud, Hugo

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Aphasie, l’histoire d’un combat de Jacqueline Bano-Souder

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille chaque jour à mon mensuel de poésie Libelle

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le Festival de poésie Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée accueille à Sète du 21 au 29 juillet 2017 plus de cent poètes venus de toutes les Méditerranée.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Site web: www.libelle-mp.fr

 

Le 3 juillet 2017.

Michel Prades

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Entretien de Michel Prades avec Richard Bohringer

CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades.

«Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés.

Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard.

Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

 

PRADES Michel :

Je suis né 10 ans après le débarquement : le 6 juin 1954. Enfant, j’ai aimé lire des écrivains de dix-neuvième siècle. Et à 12 ans, j’ai commencé à écrire des strophes et à 15 ans de la prose, à 22 ans pas mal de mes recueils furent diffusés. En 1977, au début de mon installation comme fermier, j’ai arrêté d’écrire des poèmes.

DUCLUZEAU Thierry :

Richard Bohringer, on vous connaît comme comédien et c’est vrai que vous avez un bouquin. Vous chantez aussi et puis vous êtes animateur radio à Kiss FM. J’aimerais avoir l’envie de lire et de dire l’antenne des poèmes de Michel Prades ?

BOHRINGER Richard :

Michel Prades, c’est un beau poète. Sa vie, son témoignage existentiel, pour sa façon d’avoir lutté c’est quelque chose qu’on doit donner aux autres qui se sentent un peu perdus devant leurs propres événements, devant leur propre lassitude. Faire voir qu’il y a des gens qui ont été plus blessés, plus à lutter pour se réinstaller dans leur corps et dans leur âme. Prades, c’est un bon pédagogue, c’est le contraire du prédateur. C’est un homme qui est vertical. Qui aime infiniment la vie ; ses troubles. Qui accepte les jolis oiseaux miraculeux et ainsi que les vieilles corneilles nauséabondes. J’aimerais lire un texte de Michel. Et alors, on va lire L’Ile de Quiberon. Je ne l’ai jamais lu donc on va voir ce qu’il est arrivé.

 

À te croire si près de moi

Trop de gens ont pensé

Que tu étais insoupçonnable

Mais sur ta paume droite

Des idées noires ont jailli

Et du sang a giclé de ta ligne de vie.

La petite croix sur le pouce

Savez-vous ce que c’est ?

Ne me perdez pas dans le bois

Maman, je vous aime trop pour vous voir disparaître

Entre les feuilles mouillées

D’un arbre qui vous en veut.

Ne me quittez pas puisque vous voulez crier:

C’est que la pluie n’a pas d’effet sur vous.

Je l’ai laissé partir

Le seul enfant au cerceau.

Tranquille je suis.

Ne m’en veuillez pas

A vous garder fidèle

Mais mon cœur a d’autres préoccupations.

Vivez le temps qu’il faille.

Pleurez dans un mouchoir.

Crachez vos langues sales et dépourvues d’intérêt.

Donnez-leur à vos amis.

C’est un remède sensationnel

Contre le mal de penser.

 

C’est vachement joli. En fait, ça s’appelle l’Ile de Quiberon. Il a eu cette inspiration à l’Ile de Quiberon. L’Ile de Quiberon ses contours ne sont pas clairement dessinés.

MICHEL :

Quand j’avais 14 ans, au Puy-en-Velay, j’écoutais de la musique Pop. À 16 ans mon cousin m’a donné sa guitare sèche. J’ai appris quatre accords : La, Ré, Mi et Sol. Les accords avec des barrés sont trop durs. J’ai mis en musique mes nouveaux poèmes et monté un groupe « The Band with no name ». Le groupe sans nom avec un batteur, deux guitares électriques et ma voix. Le groupe répétait dans la cave du café de ma mère. On s’amusait bien.

RICHARD :

J’aime bien quand il est gai, Michel. Il est souvent gai. Alors, il a des trucs. Ça s’appelle Pour initiés only. Prades il est très corrosif et de temps en temps. Moi-même, j’ai eu du mal à comprendre mais c’est quand je ne comprends pas…

 

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

Je répète.

 

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

C’est une métaphore.

 

Les productions céréales

Me laissent et je ne sais

Si ma débilité les satisfait

Les gluco-branlogènes,

Les sidérophylis,

La proxénéto-molécule,

L’acide à minettes,

La maquero-molécule.

Tout aussi marrant.

La soif de savoir,

Le désir d’apprendre

 

Ou la connerie assumée.

Le sentiment d’être utile,

La vérité au bout du texte,

Les arguments nécessaires,

Les classements à complexes.

POUAH !!!

 

Vous comprenez que je ne peux qu’avoir de la sympathie pour un oiseau pareil.

MICHEL :

Á 18 ans, après mon bac C, j’en avais marre de mes parents. Alors, je suis parti à Roanne pour préparer un brevet de Technicien Agricole que je n’ai pas réussi mais j’ai continué à écrire des poèmes, des lettres d’amour à Mimi, ma compagne et des chansons. Je me suis trouvé‚ au chômage pendant deux ans. J’ai enseigné dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie. J’ai passé un brevet d’éleveur de moutons près de Limoges. Je l’ai obtenu puis deux ans au chômage. J’ai cherché une ferme et je l’ai trouvée à côté de Limoges. La ferme était en ruine. J’ai tout refait avec ma compagne, Mimi. J’étais fermier. La propriétaire possède quatre  cents hectares, huit fermes dont la mienne et le château. A la ferme, je m’occupais des moutons et Mimi étudiait les Arts Décoratifs à Limoges.

THIERRY :

Richard Bohringer, ça fait longtemps que vous connaissez Michel Prades ?

RICHARD :

En termes rationnels, ça doit faire quelques années. En termes universels, ça doit faire des siècles.

THIERRY :

En fait, vous vous êtes rencontrés sur le tournage d’un de vos films en 1981.

RICHARD :

Encore en termes professionnels, c’est dit. Alors, on s’est rencontré lors d’une aventure avec un jeune homme qui venait de Limoges et qui faisait un court-métrage son premier film et qui s’appelait Jérôme Boivin. C’était un très joli court-métrage qui s’appelait : « Café-plongeoir » que j’ai failli ne pas faire par imbécillité et que Ma Blonde m’a obligé à faire et je lui suis infiniment reconnaissant car c’était l’un des plus beaux films auxquels j’ai participé. J’ai rencontré Michel dans le Limousin qui est une forte belle terre avec beaucoup de vert, avec beaucoup de rivières. Alors voilà, j’ai rencontré ce mec qui faisait un retour à la terre. Il avait une grande lassitude mais une lassitude assez gaie. Il était avec sa nana.

THIERRY :

Et tout de suite, il vous a fait découvrir ses poèmes ?

RICHARD :

Non, non, ce qu’on a découvert c’est la convivialité. Le plaisir de se connaître. A l’époque, je n’étais pas une vedette et notre rapport étaient plus simple et clair. Il n’y avait pas d’embrouilles possibles. Non, non, on s’est simplement connu ; ce qui était déjà un poème. Ça veut dire faire connaissance, s’apprécier et puis la vie a passé. Je suis reparti et je ne pouvais pas rester en Limousin et puis, j’avais envie de leur donner un coup de main et puis je ne savais pas comment faire. Il faisait du poulet avec sa nana. Un jour, j’ai donné une série de concerts à Paris au Forum des Halles et puis je leur ai dit :

– Venez avec des poulets et il y aura des mecs qui vous les achèteront.

Ils sont arrivés tous les deux avec un paquet des poulets dans les paniers, dans les poches. Ma foi, ils ont vendu un peu mais ils n’ont pas vendu mais importe.

MICHEL :

En 1981, les flics sont venus chez moi pour faire une perquisition, à six heures, pensant découvrir un hectare de cannabis. Ils sont venus à cause de la rumeur publique et l’inquiétude de certains notables.

 

POULET-FLIC (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Perquisition au chaud dans ma maison

Une forêt de képis soudain nous envahit.

Fermez les portes, que personne ne sorte,

Enfilez les gants, mettez-les en rang.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien une tranche.

 

C’est l’hécatombe, les feuilles tombent

Dans la fosse « sceptique » les vers psychédéliques
S’envoient en l’air pour tout l’hiver.
Bravo les débiles: on se tiendra tranquille.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

 

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien deux tranches.

 

Me faites pas chier dans ma vie privée.

Flics dans la rue, policiers en rut,
Contravention, légalisation.

Gendarmerie Nationale bonjour le code pénal.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic.

 

Cela m’a décidé d’appeler mon groupe : « Gendarmerie Nationale ». Il y avait un batteur, une bassiste, deux guitaristes et un saxo et moi qui chantions mes paroles. Nous répétions tous les samedis au Château de Ligoure à côté de ma ferme. Nous faisions des concerts à Limoges, à Châteauroux et à Périgueux. Nous avons enregistré à Venise une cassette dans un studio. C’était un groupe de Rock Agricole.

 

LES FAUX ROCKERS (Paroles & Musique: Christine Desvaux)

 

Le public serre les fesses,

Les mecs s’mordent les doigts.

Ils n’ont pas mérité ça :

Distribution de boules Quiès.

 

Car on est pas des vrais rockers.

La bagarre ça nous fait peur.

On est pas des vrais rockers.

Le sang nous fiche mal au cœur.

 

Le chanteur s’est radiné.
Y’venait d’soigner ses poulets.

Trempé de la tête aux pieds

Il s’est mis à brailler.

 

On est pas des vrais rockers.

On descend juste du tracteur.

On est pas des vrais rockers.

On y r’tournera tout à l’heure.

 

Les guitares bonnes pour la casse.

J’vous parle même pas de la basse.

Le batteur a la goutte au nez.

C’est nous les allumés des fins de soirée.

 

On est pas des vrais rockers.

On joue dans un congélateur.

On est pas des vrais rockers.

Y’a qu’a zieuter notre batteur.

 

On est pas des vrais rockers.

T’as vraiment l’air d’un plouc.

On est pas des vrais rockers.

Au fait comment va ta sœur.

 

Et puis c’est l’accident. Un samedi de novembre 1983. Mon tracteur fut percuté par une voiture : 3 mois dans le coma et une hémiplégie droite. Pendant mon coma, ma compagne me faisait écouter la cassette de mon groupe. Je battais le rythme avec la main gauche. Au bout de trois mois, on m’a posé une valve pour décongestionner le cerveau. Je repris conscience. Pendant mes six mois de rééducation à l’hôpital, je regardais la télé et j’écoutais les cassettes de Rock que m’apportaient mes nombreux copains. Quand je suis sorti de l’hôpital en juillet 1984, j’ai réuni mes musiciens pour une répétition. Ils jouaient et moi je ne faisais que « La, La, La » dans le micro.

RICHARD :

Un jour Michel est revenu dans la vie comme ça et il est revenu quelques années plus tard un peu cassé. Il a eu un accident. Son tracteur qui n’avait pas répondu. Il est revenu beaucoup cassé. Avec une espèce exemplaire, complètement gai, complètement ludion, comme une espèce de libellule à qui il serait arrivé un accident de parcours mais ce n’était qu’un accident de parcours et il n’était pas définitif.

Et puis, j’ai recommencé à faire de la radio. Il est venu de temps en temps avec des recueils de poèmes et au fur et à mesure des mots, du temps je me suis aperçu qu’il bossait vachement. Qu’il écrivait beaucoup de trucs, de musique. Qu’il ne se laissait pas du tout entourlouper par son expérience tragique. Par quelque qui aurait pu détruire quelqu’un de moins fort ; quelqu’un de moins structuré ; quelqu’un de moins volontaire alors il a reconstruit son soi-même. Peut-être qu’il n’a pas reconstruit pour la première fois. Je n’ai pas l’impression qu’il a été détruit son soi-même. Au contraire, il est sorti encore plus fort qu’il ne devait l’être. Il a toujours un point de vue sur la vie. Il a toujours eu une idée de ce qu’il ne voulait pas.

MICHEL :

Durant deux ans, j’allais voir trois fois par semaine Jean-Pierre Lissandre, orthophoniste à Limoges. Il me faisait travailler la mélodie, compter, faire des mots-croisés et d’autres exercices. Il m’a pris dans le « coma ». Il me faisait de l’éveil. Articuler les mots et former des phrases. On s’entendait bien. Il appréciait mon « humour »

VAMPYR (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Je suis le vampire de ces dames.

Je suis l’homme qu’il faut.

J’irais coucher avec vos femmes

Et les saignerai dans votre dos.

 

Je reconnais que j’ai tous les vices.

Qu’étymologiquement je suis un vicieux.

Que j’ai le sourire de la malice,

Un air sadique au fond des yeux.

 

Que j’ai pas peur de dire toutes

Les horreurs qui passent chez moi

Et que ceux qui les écoutent

N’en reviennent toujours pas.

 

Que j’ai les refrains d’un obsédé,

Les leitmotivs d’un pédé

Et j’ai pas peur de vous avouer

Que vous vous êtes tous trompés.

 

THIERRY :

Il a eu une hémiplégie: paralysie de la moitié du corps et il a été Aphasique. Les gens ne savent pas ce que c’est aphasie.

RICHARD :

Aphasie. Moi non plus, je ne sais pas très bien ce que c’est. Je sais simplement quand je vois mon pote Michel. Lui, dans son cas, aphasique, ça serait presque une qualité. Je ne vois pas ce qui pourrait le déranger. C’est hallucinant.

THIERRY :

A priori, c’est un trouble de la parole.

RICHARD :

En fait, c’est un trouble de la parole qui est un peu plus compliqué pour lui mais qu’on a tous même si on a l’air d’être des impénitents bavards ; pouvoir allonger les mots de cette belle langue l’un derrière l’autre sans trop de difficulté. Lui a pas de difficulté à les mettre l’un après les autres. Il a des difficultés d’élocution. Mais comme il a des mirettes, comme il a le sourire, il a tout le machin. Il s’est fait une panoplie d’enfer pour remplacer la ponctuation ou pour la mettre ou pour prendre des temps. Je souhaite à tout le monde d’avoir la même réaction en face d’un truc qui peut arriver à n’importe qui. C’est assez exemplaire.

MICHEL :

Nous sommes venus à Paris en décembre 1985. J’ai fait connaissance du professeur Jean-Louis Signoret, le neurologue et Philippe Van Eeckhout, l’orthophoniste. Philippe m’a fait travailler à partir d’une de mes passions: le chant. Je le voyais tous les mercredis après-midi à l’hôpital de la Salpetrière. Dominique Obadia, une autre orthophoniste, venait à domicile. Ils m’ont fait parler et dire des textes oralement. J’ai eu envie de composer des nouvelles chansons. Philippe aussi. Par ailleurs, j’écrivais quotidiennement mon journal. J’ai contacté Thierry Desvaux, le guitariste de mon groupe « Gendarmerie Nationale » qui habite aussi Paris. Il est venu me voir avec sa guitare et j’ai repris avec lui mes anciennes et les nouvelles chansons. Thierry est superbe. Il a tout compris.

 

LE BLUES (Paroles: Michel Prades / Musique: Thierry Desvaux & David Mascunan)

 

Le blues, le blues est venu chez moi.

Il est, il est entré par la porte.

Je lui ai bien tendu le bras

Mais c’est moi qu’il a fallu que je sorte.

 

J’ai dit, redit à tous mes copains

Que je ferais la grève de la faim.

Mais sûr c’était le blues

Qui m’avait tout bouffé mon pain.

 

Moi, moi qui avais rangé ma guitare

Depuis, depuis bientôt plusieurs années,

Et c’est lui qui dare-dare

Me l’a ressorti du grenier.

 

J’ai cru que c’était pour un feu de bois,

Mais le blues était pas venu pour ça

Il m’a mis dans les oreilles

De quoi me chauffer toute l’année.

 

RICHARD :

Prades, j’ai une attirance particulière. Il a fait de la musique. Il a tout travaillé. Il a fait beaucoup de cassettes, beaucoup de textes. Prades, c’est un pamphlétaire. C’est un mec en colère. C’est un anar, peut-être. Que cette fameuse difficulté d’élocution a fait que ça l’arrange bien. Comme ça, de temps en temps, en face des événements, il ferme sa gueule et puis il n’en pense pas moins. Et les gens disent qu’il a des difficultés à parler mais, peut-être, que le renard ça l’arrange bien, à certains moments, d’avoir des difficultés à parler. Et alors pendant ce temps-là il enregistre, il observe. Il n’a pas une grande considération pour les hommes politiques. Il n’a pas une grande considération pour le pouvoir. Alors voilà, il aime bien les gens. Prades, c’est un humain.

MICHEL :

Nous avons fait trois concerts à l’hôpital de la Salpetrière devant quelques orthophonistes et amies. J’ai expliqué au Groupe des Aphasiques d’Ile-de-France mon désir d’enregistrer dans un studio. Ils m’ont écouté et le trésorier m’a donné un chèque de cinq cents francs afin que je le réalise. Nous avons enregistré avec Thierry Desvaux quatre chansons au Studio Campus à Paris.

RICHARD :

C’est un fulgurant. C’est pas un intello. Ma foi, il me paraît avoir une vie, peut-être pas une vie facile, pas à cause de qu’on pourrait appeler un handicap mais à cause du fait que la vie n’est pas facile pas plus pour lui que pour les autres. Mais ça a valeur d’exemple parce qu’il a lutté contre les retombées de l’accident et qu’il est remonté sur ses pattes et ma foi je pense qu’un jour on sera plus nombreux à le connaître.

FEMME (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Femme qui fume le cigare.

Femme qui porte bien le fard.

Femme qui ne fait pas l’trottoir.

Femme d’eau et dérisoire.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

Femme qui danse dans le noir.

Femme perdue, femme miroir.

Femme qui cache dans ses tiroirs

Ses amours des nuits, des nuits noires.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

Femme qui désire encore boire.

Femme qui hurle de désespoir.

Femme qui traîne son cafard.

Femme d’un jour, femme d’un soir.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

MICHEL :
En 1989, avec mon groupe « Gendarmerie Nationale » nous avons réalisé une cassette regroupant : Poulet-Flic, Les Faux Rockers, Femme, enregistrée à Venise en 1982 et notre dernière production parisienne et limougeaude: Vampyr, Le blues & Je suis.

 

JE SUIS (Paroles: Michel Prades / Musique: Pierre Bianchi)

 

Je suis en payant, entamé, enfoiré, enfumé, emmerdant,
Entre-deux gémeaux.

Je suis gémeaux.


Je suis laid, lacéré, lâche, là-haut ou là-bas,
Entre-deux labeurs.

Je suis laborieux.

 

Je suis pragmatique, impraticable, prédécoupé

Préservatif, préservative, entre-deux prés

Je suis PRADES

 

IL FAUT SE DIRE (Paroles: Michel Prades / Musique: David Mascunan)

 

Je sens que ces quelques vers ont de l’importance.

Qu’ils ne sont placés là comme des choses inutiles.

 

Il faut de dire

Qu’une vie,

Faite de poésie,

Et de lumières

S’échappe des sombres

Journées sans vie.

 

Qu’il faut à la nature

Lui donner de son soi

La laisser pensive,

Attendant avec impatience

 

Qu’elle hoche la tête
Pour dire, qu’elle a compris.

Je sens que tout ici

A besoin d’être vécu.

 

Si nous perdons

Ce peu de choses là

Nous n’aurons rien à dire

Mais le corps plein de larmes.

 

RICHARD :

C’est la morale sur le combat de Michel : ce tracteur mythologique qui un jour l’a broyé. Dans ce texte-là, il y a cet appel total, vertical, horizontal ; derrière l’horizon, le soleil : la vie avant tout. C’est pour ça qu’il va très bien. Il va très bien d’ailleurs.

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Crédit photos Babelio.com

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Je remercie sincèrement Michel PRADES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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© Jean-Louis RIGUET 08 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Jean-Daniel TEMPLIER

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Daniel TEMPLIER

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

De mon nom de plume, Jean-Daniel Templier. Comme auteur, je suis né en 2010, lorsque je terminais mon premier livre, un livre intimiste sur mes expériences arctiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je suis menuisier de formation. J’ai quitté le métier et aujourd’hui en dehors de l’écriture, je suis agent de la fonction publique au sein d’une collectivité… Ou lala j’entends déjà les sarcasmes !! J

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Le théâtre ? J’ai une profonde admiration pour les gens de théâtre, je pense souvent à certains de mes amis (es) qui vivent de cet art, et je suis à chaque fois ébahi par leur performance.

Malheureusement, je n’y suis pas encore bien préparé, pas du tout même (rires)… Je me suis rapproché de l’écriture justement parce qu’il est plus facile de m’exprimer ainsi… Il m’est arrivé de faire quelques conférences, notamment durant mon engagement au sein d’une organisation écologique ou plus récemment pour parler de mon livre sur le don d’organes, mais avec à chaque fois trop de pression… Je vais travailler là-dessus, car j’aime être à la rencontre du public…

Pour le reste, j’aime la photographie que je pratique de temps en temps, m’attardant sur telle ou telle pose, cherchant l’angle de champ idéal, je prends le temps d’observer, faire de l’instantané, arrêter le temps…

Je me suis essayé il y a quelques années à la peinture et lorsque je disposerai d’un peu plus de temps et de talent, (j’y travaille également (rires)), je continuerai dans cette direction, la peinture abstraite me tente, et parallèlement à l’écriture. Il y a tant de choses à dire à travers une toile ou un dessin que les mots deviennent parfois inutiles…

Mes autres passions ? Le monde arctique bien évidemment, le pays d’en haut qu’il est impossible d’oublier de par sa beauté mais l’organisation d’une expédition telle que je la conçois actuellement, m’est inaccessible au jour d’aujourd’hui, financièrement parlant… Un jour viendra je l’espère…

Je pratique le kayak, quand je dis kayak, celui de mer, celui qui me permet de faire du rase-cailloux, de jouer avec le vent et les marées, de surfer parfois sur de fortes vagues en fin de journée lorsque le soleil se couche, ça, c’est vraiment le pied… C’est mon kiné qui va être content de lire ça !! Attention au dos (rire) !!

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je fais la promotion de mes livres comme de nombreux auteurs, via les réseaux sociaux, mais également sur mon site ainsi que lors de dédicaces. Je suis très attentif aux critiques, des bonnes ou des mauvaises de mes lecteurs, et les invite à mettre leurs commentaires sur mon site.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages?

C’est toujours un bonheur de rencontrer les lecteurs. Ma première dédicace s’est faite dans un bureau de tabac. Ce jour-là, j’y ai vendu mon premier livre calé entre les cartes postales, les bulletins de pronostic du PMU, et les rubriques de faits divers, et je vous assure, que ce fut un moment très agréable, au plus proche du public. Depuis, et avec mes autres ouvrages, je participe à différents salons du livre. Dernièrement une radio locale, Radio Web passion, m’a invité à parler de mon dernier livre, juste avant de faire une dédicace, c’était très sympa de leur part. Là je suis à la recherche de lieux insolites pour y effectuer de prochaines rencontres.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis ma plus tendre enfance. J’ai retrouvé, lors de mon dernier déménagement, cachés sous une pile de dossiers, des poèmes écrits alors que je devais avoir 12, 14 ans, jamais publiés, des écrits qui peuvent aujourd’hui me faire sourire, mais que je garde précieusement… Mais plus sérieusement j’écris depuis 2010 comme je l’ai dit plus haut.

Du coup, je me considère comme un « jeune » auteur de 51 ans, et des projets plein la tête, ou plus exactement comme un chercheur de mots, c’est plutôt sympa de se dire qu’il y a encore de nombreux sujets à développer… J’essaie de sortir un livre tous les deux ans et si je fais le calcul, ce qui n’est pas trop difficile, j’en suis à quatre livres aujourd’hui, mais qu’importe le nombre, ce n’est pas le nombre de livres qui donne de l’importance à l’auteur, mais des mots qui en ressortent :

– « Arktika ma maison », en autoédition en 2010.

– « Les Rives du Loup » en autoédition en 2012

– « Partage du Cœur » aux éditions EANNA/CRES en 2014 : ce livre, j’en suis l’initiateur mais je l’ai coécrit avec d’autres auteurs, des dessinateurs, des personnalités du monde du spectacle, des patients, des médecins et professeurs pour parler au mieux du don d’organes. Je suis très fier de cette réalisation et de la qualité du livre, dont l’intégralité des droits et recettes est reversée à l’association ADICARE du Professeur Christian CABROL.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« GOODBYE Sentinelle »

Pour sauver la planète, il faut être prêt à mourir pour elle

Ce dernier livre date de mars 2016.

À sa sortie, un article fut publié sur la Rép, avec en titre « Goodbye sentinelle », un thriller écologique.

J’aime bien cette définition de thriller écologique, ce qui me fait penser et croire aussi, que l’exercice est réussi et que le message est finalement bien passé et bien perçu par mes lecteurs à en voir les commentaires laissés sur mon site. Le personnage principal du livre se dévoile, se confit sur les périodes sombres de son passé, alors qu’il était activiste pour le compte d’une organisation éco-terroriste. Je n’en dis pas plus, mais je vous invite à consulter mon site pour en connaître davantage…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En les commandant directement sur le site, parfois en librairie, mais également en venant à ma rencontre lorsque je suis en dédicaces.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Très honnêtement ? Je ne suis pas partisan de cette méthode de publication je ne fais aucune confiance à ce type d’« édition » qu’est l’édition à compte d’auteur. À mon sens, ce n’est qu’une pure arnaque. À défaut d’être édité chez un éditeur digne de ce nom, je préfère autant faire relire mes écrits à des personnes très compétentes et de confiance et remettre une fois le tapuscrit revu et corrigé, à l’imprimeur directement et passer commande ensuite.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De garder la foi en nos projets et de persévérer, cela paie toujours un jour ou l’autre.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis et écris des romans, essais et biographies. Je n’ai pas de préférence à proprement parler de lecture ou d’écriture, non, je lis le synopsis d’un livre pour voir si le sujet m’intéresse, je parcours quelques lignes principalement la page 99 de chaque livre. Selon l’auteur anglais Ford Madox Ford c’est à cette page fatidique que se révèle la qualité d’un livre, et le rythme de l’ouvrage. Je n’en fais pas une règle, mais je trouve la méthode très efficace pour l’avoir constaté à plusieurs reprises…

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dès que quelque chose me vient en tête, qu’importent le moment et le lieu, j’écris, je prends des notes selon le moment opportun, mais principalement devant mon ordinateur, c’est bien plus confortable, c’est moi, un gaucher, qui vous le dis (rires).

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration, c’est comme la respiration sans mauvais jeux de mots. Il faut faire, apprendre, écouter, lire, se bouger, s’oxygéner, voyager et surtout faire des recherches pour être au plus près de la réalité, c’est comme cela que je travaille, mais je suis également à l’écoute des faits divers… Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? C’est la même chose pour l’écriture…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Le sujet, c’est le sujet le plus important, je peux passer des mois à y réfléchir avant de construire autour, un ensemble de personnages. Dans la plupart des cas, mes personnages sont imaginaires, mais je m’inspire le plus librement possible de personnes rencontrées à un moment de ma vie, et qui méritent une place dans chacun de mes livres.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il serait trop prétentieux de ma part de donner le moindre conseil d’écriture, me considérant plus comme un chercheur de mots qu’écrivain reconnu en tant que tel, juste peut-être de ne pas mettre trop de fioritures dans ses écrits, et, ce qui compte le plus, de garder le désir, se faire plaisir, de garder cette envie, mais tout en pensant au final au lecteur, se faire plaisir, mais surtout donner du plaisir aux autres.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement, je pense bien évidemment à Hugo et Zola, Duras, Colette, Sand, Camus, mais également à Houellebecq, Sorj Chalandon, C.J Box…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

« Le syndrome du bocal » de Claude Pinault, un livre de 2009, je ne l’avais encore jamais lu, bien évidemment entendu parler, et que je trouve très touchant, très bien écrit, clash par moments, mais l’auteur a écrit avec son cœur, ses tripes. C’est précis, sans artifice, comme j’aime, vraiment très touchant !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en fait je retravaille « Les rives du loup », sur sa mise en page et la couverture qui sera plus aérienne. Mais également sur un autre roman qui devrait sortir courant 2018 et sur un livre de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai le 9 avril au salon de l’art et du livre de la Chapelle-Saint-Mesmin et très certainement fin juin en signature sur Marseille. Les dates viennent au fur et à mesure…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site : http://www.jeandanieltemplierauteur.weonea.com et sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Tweeter, ou LinkedIn

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Le 22 mars 2017.

Jean-Daniel TEMPLIER

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Je remercie sincèrement Jean-Daniel TEMPLIER d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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© Jean-Louis RIGUET 24 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

JL à l’écoute de … Benoit COUZI

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Benoit COUZI

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Benoit COUZI, j’ai 58 ans et je suis passionné de littérature et d’écriture depuis toujours.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai mené une très longue carrière de directeur financier de grandes entreprises avant de passer des chiffres aux lettres voici plusieurs années.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne sais pas si on peut appeler cela un art mais je suis passionné de transformation de vieilles pierres. Au cours de ma vie j’ai transformé plusieurs maisons afin de redonner une vie perdue à des espaces qui avaient vu la naissance et la mort de nombreuses générations.

La pierre qui a vécu est une invitation au voyage dans le temps, à la recherche de nos racines et à la compréhension du présent.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne me considère pas comme un écrivain mais comme un simple auteur qui ne peut pas faire autrement que d’écrire. Les personnages vivent avec moi, en moi et je dois leur donner vie pour ne pas étouffer d’eux. Mes lecteurs, que j’essaie de rencontrer le plus souvent possible, m’encouragent au travers de leurs commentaires et cela me suffit pour continuer à écrire.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je n’ai pas cette prétention bien que je le souhaite profondément.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai débuté dans l’écriture par un livre technique qui m’avait été commandé par les Éditions Eyrolles après qu’un responsable de collection a détecté mon style sur un blog consacré à la rénovation que je tiens sur la toile. J’ai ensuite publié un roman réaliste consacré à la vie en prison que j’ai écrit après avoir réalisé une véritable enquête de 6 mois au sein d’une prison française (Comme des nains dans leurs mains, Éditions Edilivre, 2015). Enfin, j’ai publié récemment un polar psychologique qui tente de décrypter l’univers d’un homme poussé à bas par une force plus forte que lui dont il ignore tout (De raphia et de soie, Éditions Edilivre, 2016).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Quelle est notre part de peur du vide, saurions-nous nous battre contre l’inconnu, voici les deux questions centrales que j’ai tenté de traiter dans cet ouvrage.

La vie de Paul est organisée et planifiée comme le sont ses affaires à la tête de Progésis. Pourtant, tout bascule quand son bras droit lui annonce sa décision de le quitter sans préavis.

Notre équilibre est souvent bien précaire et ne tient qu’à quelques fils. Ceux qui maintiennent Paul vont lâcher les uns après les autres l’entraînant dans une chute vertigineuse. Son entourage ne saura pas le retenir et le regardera descendre, impuissant, de palier en palier.

 

J’ai essayé de faire partager les peurs et les angoisses de celui à qui tout va arriver alors que rien de tel n’était programmé, jusqu’à un dénouement inattendu.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site d’Edilivre bien entendu mais également sur mon blog auteur à www.benoitcouzi-auteur.fr sur lequel vous pouvez lire de larges extraits de mes ouvrages.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Le monde de l’édition a été transformé par l’apparition de l’autoédition et le développement des offres d’édition à compte d’auteur. Pour ma part j’ai opté pour l’édition alternative.

Il me semble que l’édition classique doit être dépoussiérée à l’heure où la plume n’a jamais tant démangé les écrivains en herbe. N’accepter que moins de 6 % des manuscrits reçus dans les comités de lecture implique que près de 95 % d’entre eux soient refoulés or je ne crois pas imaginable que tant de textes soient creux, inintéressants ou mal écrits. Je pense donc que l’édition classique passe à côté de nombreux talents rejetés par un système obsolète.

Il n’en reste pas moins que l’édition alternative ou à compte d’auteur doit elle aussi évoluer pour obtenir ses lettres de noblesse. Aujourd’hui le travail effectué sur les textes acceptés est quasiment inexistant (relecture, mise en page et correction) et de nombreux ouvrages sont publiés alors qu’ils ne le méritent pas dans leur forme si ce n’est dans leur fond.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je l’ai reçu de Vauvenargues qui a écrit “Un homme sans passion est un roi sans sujet.” J’ai fait de cette citation mon credo pour une vie, se passionner pour tout, être curieux et découvrir, sans limites ni retenue.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis des romans et des traités historiques (une autre de mes passions) mais j’aime écrire sous le format romanesque qui me semble me donner la plus grande liberté : liberté de faire parler mes personnages, liberté de leur ôter la vie ou de la prolonger, liberté de faire et défaire, enfin liberté totale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Des journées entières de 10 ou 12 heures lorsque l’ouvrage est commencé. Mes personnages m’habitent, je me lève avec, je mange avec, je dors avec, ils ne me quittent pas jusque bien après le mot fin.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

La vie quotidienne nous livre tous les sujets à traiter que ce soit la nôtre ou celle qui nous est présentée par les vitrines virtuelles dans lesquelles nous entrons tous plusieurs fois par jour.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Un syndicaliste qui intervient dans un 20 heures, ma boulangère remplie de contradictions, l’adolescente que je croise dans un train, sont autant de bases de mes personnages. Des bribes de leurs conversations, leurs regards, leurs attitudes me donnent le matériel nécessaire à la construction de mes héros.

Je n’écris pas avec un plan précis comme beaucoup d’écrivains. Bien entendu j’ai en tête un plan de l’histoire que je vais conter mais elle peut évoluer au gré de mes personnages qui m’entraînent vers ce qui leur semble être leur propre vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrire, écrire et écrire. Assouvir ses envies, ses passions est le seul moyen de vivre sans rien regretter. Alors, oui, écrivez, le mieux que vous le pouvez mais écrivez.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les grands classiques tels que Balzac, Hugo ou Brontë qui m’ont donné le sens de la description et qui m’entraînent dans leur monde à chaque fois que je les relis mais aussi plus proches de nous Françoise Mallet-Joris, Philippe Sollers ou Modiano bien sûr.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Lorsque je suis en écriture je m’abstiens de lire pour ne pas encombrer mon histoire par une importune envie de faire pénétrer en elle des éléments d’un autre ouvrage.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je termine actuellement le premier tome de ce qui sera une saga familiale. Elle s’étendra des années 1950 aux années 2040, faisant passer mon lecteur du passé au futur dans un même ouvrage. La confrontation des générations est quelque chose qui me fascine, le passé devient futur dès lors que la jeunesse prend la peine d’écouter la sagesse des anciens.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Mon programme de dédicaces est en cours d’élaboration, je vous invite à le retrouver sur :

www.benoitcouzi-auteur.fr

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog auteur dans lequel vous retrouvez mes publications, les articles de presse concernant mes ouvrages, des extraits de mes textes, les commentaires de mes lecteurs et le programme de mes interventions.

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Le 1er mai 2016

Benoit COUZI

.Couverture finale

.Couverture

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Je remercie sincèrement Benoit COUZI d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 09 mai 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Méryl Pinque

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Méryl Pinque

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Méryl Pinque, je suis écrivaine et critique littéraire. J’ai suivi des études de Lettres Modernes à l’Université de Bourgogne puis à Paris VII, après avoir obtenu mon bac au Lycée Lalande, dans l’Ain dont je suis originaire.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai enseigné quelque temps le français dans des collèges et lycées, mais n’ai jamais eu la fibre professorale, à la différence de plusieurs membres de ma famille du côté maternel. J’ai donc très vite arrêté ce métier qui m’ennuyait et n’était vraiment pas fait pour moi. Je suis également traductrice free-lance.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai toujours pensé que la musique était le plus noble des arts, le moins humain. Si j’avais été plus douée, sans doute aurais-je composé au lieu d’écrire. J’ai fait dix ans de piano classique, mais je n’avais pas suffisamment de talent pour me lancer dans une carrière musicale. Même chose pour la danse que j’ai pratiquée assidûment pendant mon enfance et mon adolescence. J’ai présenté deux fois, sans succès, le concours de l’Opéra de Paris, à 7 et 8 ans. Après mon bac, je suis partie m’installer à Paris (ville où je me rends encore par nécessité, mais que je n’aime pas et à laquelle je ne me ferai jamais) où j’ai suivi les cours Florent. Le sexisme outré de mon professeur m’a cependant fait quitter cette digne maison bien avant la fin de ma première année. J’avais d’ailleurs compris que ce monde n’était pas fait pour moi : non seulement je n’avais aucun talent, mais le fait de s’exposer publiquement, et plus encore d’interagir à l’intérieur d’un groupe, d’une compagnie, pour moi qui suis si sauvage et solitaire de nature, m’était tout bonnement insupportable.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je serais malvenue d’attendre d’avoir des admirateurs, quand mes livres sont marqués au coin de la misanthropie ! (Rires) Plus sérieusement, je n’ai jamais rien attendu de personne. L’expérience m’a prouvé qu’on est seul et qu’on le reste. Je fais ce que je pense devoir faire et du mieux que je le peux. Si des lecteurs aiment ce que j’écris, tant mieux. S’ils n’aiment pas, cela me convient aussi, l’essentiel étant d’être fidèle à ce que l’on est. Quant à me faire connaître, n’ayant aucun « réseau », pour reprendre le terme consacré (les éditeurs vous enjoignent eux-mêmes de fonctionner ainsi), cela m’est difficile dans une société où la bonne fortune advient souvent grâce aux rencontres. J’ai cette fierté d’avoir atteint certains de mes buts (que d’ailleurs je n’avais jamais osé concevoir, comme de gagner le prix de la Société des Amis de Colette cette année) sans l’aide de personne, par la seule valeur de mon travail. Je n’ai qu’un « réseau » : celui de la protection animale au sein duquel je milite depuis l’adolescence, mais il n’a rien à voir avec le milieu littéraire.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je remplis mes obligations envers mes éditeurs, en participant aux Salons auxquels ils m’inscrivent, ou bien en donnant quelques conférences et signatures en librairie. On me convie parfois à des émissions de radio, et j’ai eu la chance d’avoir été interviewée par un célèbre magazine à l’occasion de la sortie de mon dernier livre (un collectif que je dirige).

 6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis que je sais lire et tenir un stylo… Ma mère a conservé plusieurs petits poèmes composés lorsque j’avais entre 7 et 10 ans. Ensuite, j’ai commencé à écrire des histoires qui, lorsqu’elles avaient une fin (ce n’était pas toujours le cas), comportaient une telle dose de fantaisie que de les relire me fait beaucoup rire — comme si je voyais incarnée ma propre bizarrerie, portée par l’enfance à son acmé.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un collectif publié par Autrement en mars 2015. Militante de la première heure pour les droits des animaux, bien avant que cela devienne une mode dans le show-business (j’ai connu l’époque, pas si lointaine, où les militants dont je fais partie étaient soit ignorés, soit moqués par les médias, dans tous les cas méprisés), il me semblait nécessaire de faire connaître aux lecteurs français la théorie abolitionniste initiée par le philosophe et juriste américain Gary L. Francione. J’ai donc réuni autour de moi, outre Francione, plusieurs penseurs français et nord-américains de la cause animale. L’ouvrage a paru sous le titre Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, le but étant de démontrer que puisque les animaux sont doués de sentience, ils ont une valeur morale et des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement. Le véganisme « abolitionniste » ou « éthique » milite pour la fin de l’ensemble de l’exploitation animale et l’abolition du statut de propriété des animaux non humains.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie ou sur internet.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

J’ai toujours pensé et continue de penser que rien ne vaut le compte d’éditeur. Mais les gens doués ignorés par ces mêmes éditeurs ont également raison de vouloir être lus et de se débrouiller pour l’être.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais dévier du but qu’on s’est fixé. Et de travailler, encore et toujours. Même le plus grand génie n’arrive à rien sans travail.

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je reste fidèle à la fiction, envers et contre tout : romans, nouvelles, tout y passe. Cela ne signifie pas que je ne lis pas autre chose, mais le charme puissant de la fiction m’est aussi nécessaire que le pain et l’eau. Je pourrais ne vivre que par et dans les livres, dans ce que Gary Snyder appelle « les régions sauvages de l’esprit ». La réalité est si humaine en comparaison, si désolante. La littérature est pour moi une conjuration de l’humain. Seule la nature lui est supérieure, et probablement aussi la musique.

12/ Comment écrivez-vous ? 

Colette disait qu’elle n’avait jamais écrit avec facilité. Cela peut surprendre de la part d’un tel génie, mais elle avait l’honnêteté de reconnaître la nécessité et l’importance du travail, même dans son cas. Écrire est un travail que je comparerais à celui d’orfèvre ou de menuisier : je polis mes phrases jusqu’à ce que leur forme m’agrée totalement, jusqu’à ce que je ne doute plus d’elles. La relecture prend donc un temps considérable, bien plus que l’écriture elle-même. Je sais que c’est fini quand je sens que ça l’est. Le texte exprime alors une impression d’unité, une sorte de rotondité mentale.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Personne ne peut disséquer l’inspiration, ni la mettre en équation. C’est un phénomène éminemment mystérieux. Ce peut être un rêve que l’on fait, ou une idée qui surgit, et que l’on suit obstinément. Dans tous les cas, vous ne choisissez pas le sujet d’une histoire : c’est lui qui s’impose à vous. L’écrivain n’est qu’un exécutant. De quelles œuvres plus ou moins hautes, je ne saurais le dire… (Rires) Et, non, on ne m’a pas encore commandé d’ouvrages, mais on a pu m’inciter à écrire un essai sur Colette, sur qui j’ai beaucoup travaillé. Là encore, les choses viendront d’elles-mêmes, ou ne viendront pas. De même que rien n’est planifié dans mon existence, j’aime, en ce qui concerne l’écriture, à me laisser porter par… l’inspiration. Je ne décide rien, j’attends.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Si l’idée de départ m’apparaît clairement (mais toujours à la faveur du hasard, ou de ce que l’on suppose tel), l’histoire elle-même appartient au personnage qui la vit. Il y a une sorte de fatalité qui plane sur chacun d’entre nous : vous ne pouvez pas échapper à votre existence. Si vous y parvenez, cela en fait aussi partie. Comme les êtres de chair que nous sommes, les personnages ne savent pas où ils vont, mais « ils y vont », en vertu des lois exemplaires de la fiction. Ils avancent selon leur destin et leur créateur les suit. Les miens sont tous imaginaires car je récuse l’autofiction. Il se peut cependant qu’ils s’inspirent de personnes réelles, ou plus simplement de l’humanité telle qu’elle ne va pas, ou telle qu’elle va exceptionnellement au contraire. L’humanité se divise en types, et vous finissez par classer les gens que vous rencontrez en fonction de ces types. C’est un voyage moins long, moins passionnant et complexe qu’on ne le pense.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De persévérer dans leur effort et de ne se laisser perturber par rien. De travailler encore et encore jusqu’à ce qu’ils jugent le résultat honnête. Puis de se lancer à la recherche d’un éditeur, en commençant par les plus gros. Et surtout de ne jamais désespérer.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les écrivains américains passés et présents sans distinction. Mon amour pour la littérature américaine est impossible à décrire et à quantifier : il est absolu, sans réserve, merveilleux. Je n’en veux qu’à ceux que j’appelle les apostats de l’Amérique, comme Henry Miller qui a préféré la France, et dont je méprise l’œuvre en ce qu’elle-même est l’expression d’un mépris extrême envers les femmes. J’aime aussi passionnément la littérature britannique. Will Self et Martin Amis sont de grands génies, à l’instar d’A. S. Byatt dont on parle trop peu. Je voue également un culte à Joseph Conrad et Thomas Mann. Pour la France : Hugo, Colette, Giono, Camus.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les écrivains américains, encore et toujours : Oates, Kasischke, Erdrich, Highsmith, Eugenides, London, Kerouac, Bradbury… Tous sont actuellement sur ma table de chevet. Encore une fois, il m’est difficile d’exprimer l’admiration que j’ai pour la littérature de ce pays, dont je suis originaire par ma grand-mère paternelle. Les États-Unis ont toujours été mon pays de cœur à défaut d’être mon pays tout court. Chaque jour d’ailleurs je me demande pourquoi je n’y vis pas. Il coule dans mes veines, il m’abreuve littéralement. Je lui dois mes joies les plus délicieuses. Je ne saurais concevoir l’existence sans lui, sans sa littérature, sa peinture, sa musique, son cinéma, que je trouve incomparables. La France a été un grand pays, mais cette époque-là est révolue, dans tous les domaines. Il n’y a pas de Joyce Carol Oates en France, ni de Francis Ford Coppola, ni d’Al Pacino, qui a élevé le métier d’acteur au rang d’art absolu.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mais je préfère n’en rien dire pour le moment.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je donnerai une conférence suivie d’une séance de dédicaces le 19 novembre prochain, à la librairie La Lucarne à Paris, dans le XIXe arrondissement.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de mes éditeurs, Faustroll, Le Rocher et Autrement.

Le 11 novembre 2015

 Méryl Pinque

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vegan.fr

Une seule solution : l’abolition !
Aperçu par Yahoo

 

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Extrait de La Caricature de Dieu :

« C’est ainsi qu’à sa sortie d’Independence, il alla rejoindre les denses forêts du Nord-Ouest, où il mena l’existence sauvage et solitaire du grand héros américain. Il était retourné à la nature, avec tous les risques que ce choix comportait. Mais il avait intégré les lois immuables qui régissaient l’univers de ses ancêtres, et lié son sort à celui des bêtes sauvages. C’était un combat loyal entre le monde et lui-même, et il en avait accepté les règles.

Là-haut, il menait une vie très pure, le genre de vie qu’il avait toujours rêvé d’avoir. En s’éloignant de ses semblables, il devint plus humain. Il comprit que l’humanité ne voulait rien dire dans la fureur, le bruit et le nombre qui la caractérisaient. On devenait homme en s’affranchissant des autres hommes. C’était un défi qu’on ne pouvait relever que dans la solitude et la liberté, et seule la nature sauvage était en mesure d’offrir l’une et l’autre. En elle, par elle, l’homme reconquérait sa noblesse. Tom Starbird était désormais l’égal des bêtes. »

 

La Caricature de Dieu, Paris, Le Rocher, 2014, pp. 238-9.

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Bêtes humaines ?

Pour une révolution végane
Mettre fin à la domination de l’homme sur l’animal : tel est l’objectif du mouvement végan. À l’heure où les consciences s’éveillent face à …

La suite sur :
http://www.autrement.com/ouvrage/betes-humaines-meryl-pinque-michel-onfray
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Je remercie sincèrement Méryl Pinque d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 13 novembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Agnès Courdavault-Duhamel

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Agnès Courdavault-Duhamel

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Agnès Courdavault

Née sous la 4ème République (sous Bourgès-Maunoury, un illustre inconnu de notre Histoire) au centre de la France, mariée, arrière-grand-mère

Etudes littéraires rapidement écourtées par la vie, suractive (aime ça, au fond)

Rescapée d’un gros tas de choses.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Plein de petits métiers puis facteur et aujourd’hui Tourneur d’Orgue de Barbarie, (toute une vie sur le trottoir !

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai adoré découvrir le théâtre (pas longtemps hélas) je chante au pied d’un orgue de barbarie , et commence la photographie…..ma passion : vivre

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

« admirateurs » rien ça fait peur……lecteurs : partager ce regard en parler s’amuser de tout ça aussi et bien sûr devenir riche comme tous les poètes que je connais ( lol)…..comment : euhhhh je ne suis pas douée, j’ai besoin des copains qui savent, ils sont gentils ils m’invitent parfois, et quand je suis embauchée c’est surtout pour chanter…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe aux évènements qui ont lieu autour des publications qui me concernent bien sûr, les « weekend end » des Ormes chez Christine Guilloux, festivals, je soutiens les copains qui en organisent (Montmeyan, ou le FPPN par exemple)

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis l’enfance, je dois mes premières considérations extra scolaires à la Jointée qui m’accueillit dès mon premier contact en son comité et dans les pages de Jointure

Membre du Comité de Lecture et d’Administration de Jointure depuis 1984, et de Poésimage (15 ans) pour qui je fus entre autres, responsable  de l’organisation de «  la nuit de la poésie débraillée »,

J’ai été inscrite à la Société des gens de lettres, et puis j’ai cessé de cotiser faute de moyens à l’époque, et je ne m’en suis plus occupée faute de temps, ce cercle était une mine d’étonnements passionnants !

J’ai fourni des textes et mon soutien logistique et scénique à un groupe d’enfants musiciens d’ici en concert classique au Canada

Publie peu, (et plutôt en groupe par goût)

Dans les revues Jointure, Le Cerf-Volant, Zburatorul  (En Roumanie) les anthologies Jointhologie, Poésie à Paris, les écrivains de la Société Littéraire des PTT (ancienne postière), dans des ouvrages collectifs Renaissance de la maison des Ormes, Emmanuel Lochac…

Un tout petit recueil en 2000 publié par le cercle Les Adex «  Au bar Andalou » épuisé

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Et le premier, en gestation, j’aimerais rassembler 4 poèmes longs (sujets sans rapports entre eux)  sous un même format à glisser dans la poche, peut être avec des photos ou des dessins (je ne sais pas dessiner, ce n’est pas gagné)…je me renseigne et prends conseils,

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Je le dirais c’est promis

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Vu mon niveau de compétence sur le sujet, je devrais faire taire mon clavier. Cela dit j’ai croisé quelques propositions un rien louches et/ou dispendieuses à faire frémir un avocat bien mûr !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

« Ne sortez jamais avec un manuscrit sous le bras ! Choisissez un ouvrage de votre hôte » me disait Jacques Arnold et Michel Martin ajoutait  « viens prendre une bière et réfléchissons ! »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Ecrire : poésies articles billets chansons discours fous

Lire : j’aime en général, mes amis me prêtent des livres en songeant qu’ils vont m’intéresser et ils gagnent à tous les coups, ceci me confère un éventail très large de possibilités (dans mes moyens) et une ouverture non négligeable sur des sujets que je n’aurais pas croisés seule….

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Techniquement, parfois vautrée, à la bille, au clavier, et inversement car je triture les phrases, les imprime et recommence

Sur le fond : quand c’est possible, un peu comme je chante, Jacques Arnold disait «  pop poésie », j’aurais adoré écrire  avec une certaine distinction du langage, un style aristocratique d’antan de gens un rien coincés qui se vouvoient même au lit…. mais ça ne me ressemble pas, par conséquent….

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Les voyages inspirent des poèmes courts apparentés à des photos, les expériences et les lectures approvisionnent les articles et ressentions pour Jointure et autres revues (musiques mécaniques vivantes par exemple)

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Rarement imaginaires, je raconte, j’associe, je montre

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ne soyez pas trop sage la vie courte

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Presque tous, et curieuse avec ça… je garde une tendresse pour Hugo et Voltaire

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les romans érotico-sentimentaux à la mode pour mieux comprendre les conversations de mes nanas

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un autre ouvrage avec Christine Guilloux sur «  le mouvement c’est la vie, la vie c’est le mouvement »

Et deux stages chant et interprétations pour chanter bien de nouvelles chansons

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

9 et 10 mai festival d’orgues d’Arpajon

25 mai festival populaire de poésie nue de Goussainville

26 juillet festival de St Cyprien sur Dourdou

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Bonne question ! Sur le net parfois, sur ma page Facebook….

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Le 22 avril 2015

 

Agnès Courdavault-Duhamel

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avril 2015 098

 

FPPN 2012

 

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Je remercie sincèrement Agnès Courdavault-Duhamel  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 23 avril 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … C’est Nabum

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui C’est Nabum

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Les Bonimenteries

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis un autre, C’est Nabum pour vous servir. Personnage construit autour de l’écriture et de la Loire, de la scène et de la parole. Cet autre moi-même est mon double, mon pareil et mon dissemblable.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

N’ai-je jamais fait autre chose qu’écrire ? Écrire pour des élèves, leur fabriquer des documents, des histoires déjà et surtout écrire avec eux.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne pense pas avoir une seule fois pratiqué un art. Je suis un artisan de l’écriture, de la chanson, du conte. Trop besogneux sans doute pour prétendre à plus

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’attends qu’une chose ; qu’ils me lisent. Je ne fais rien pour qu’ils viennent à moi, je suis incapable de me vendre. Je refuse les caméras et les journalistes. Je ne suis que contradiction et tourments. Ce sont mes textes qui vont à eux par la magie de la toile. Je reste alors caché derrière le personnage ….

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Des spectacles avec mes amis musiciens de LaBOuSol et parfois d’autres groupes qui m’offrent un espace d’expression. Je raconte la Loire, je conte et je Bonimente. L’oralité est mon royaume, moi qui, paradoxalement, suis un enfant de l’écriture?

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris quotidiennement depuis 5 ans. Je publie mes billets sur différents blogs. J’ai fini par accepter de publier un recueil de contes : Les Bonimenteries du Girouet aux éditions du Jeu de l’Oie. Mes textes de chanson vont sortir prochainement dans un petit livre disque.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le dernier et le premier. En parler serait assez curieux car c’est un livre à lire à haute voix ou bien à écouter. Je vous invite sur mon bateau de mots, mes histoires de Loire entre mensonges vrais et vérités fausses. L’imaginaire est mon compagnon, la folie ma raison.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

C’est une bonne question. Dans quelques librairies qui font leur métier et par la poste en faisant appel à mon éditeur?

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

J’avoue ne jamais avoir songé à ces pratiques. J’avais bien assez d’orgueil pour croire qu’on viendrait me chercher et ce fut le cas.

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Respecte ta musique et ta forme. Il faut qu’on puisse reconnaître tes textes, qu’ils soient tous porteurs de ta manière. Ils n’ont pas besoin d’être signés pour t’être attribués.

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

            Je suis un lecteur de romans, presque exclusivement d’ailleurs et curieusement je n’écris que des billets, des contes, des fables, des chansons et des pamphlets. La distance du roman n’est pas pour moi.

 12/ Comment écrivez-vous ? 

Un mot ou un titre suffisent à déclencher le processus de création. Je laisse filer les doigts sur le clavier. C’est d’un jet que se construisent le plus souvent mes productions.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

C’est là une question qui relève du mystère.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne construis rien Je laisse filer l’histoire qui s’impose à moi au fur et à mesure de sa mise au monde.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Surtout ne pas faire comme moi !

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Vialatte, Genevoix, Couté, Gide, Pérec, Hugo, Diderot, Gaudé, Benaquista, Pennac, Irwing, Coe et tant d’autres encore.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Joël Dicker « La vérité sur l’affaire Harry Quebert »

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Chaque jour un nouveau projet.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Des spectacles, des concerts, des séances autour du livre. Tout est prétexte à dire des histoires.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur la toile. Cherchez C’est Nabum, il n’est pas très difficile de le croiser

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Le  13 décembre 2014.

C’est Nabum

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Tous contes faits …

La fable de toutes les fables.

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Je remercie sincèrement C’est Nabum  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 14 décembre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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