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JL à l’écoute de … Lucrezia AIELLO

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Lucrezia AIELLO

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Lucrezia AIELLO

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’adore peindre. J’ai exercé différents métiers dans différents pays.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

La peinture.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne suis pas connue puisque je n’ai fait qu’une séance dédicaces dans mon village de BOURGOGNE : je souhaite que les gens apprécient ce que j’écris ; qu’ils connaissent mes points de vue sur le monde et puis leur donner du bonheur en me lisant, c’est le but…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

La très belle rencontre que j’ai faite dernièrement c’est avec Karine Isambert que j’apprécie énormément car elle booste un peu la personne réservée que je suis. Nous avons discuté longuement sur mon énième roman.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de 20 ans. J’ai publié mon premier roman il y a 4 ans ; il est intitulé : D’UNE PIERRE TROIS COUPS.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre n’est pas encore publié, je parlerai donc de l’avant dernier intitulé : LES AUGURES. Il parle des plaisanteries souvent de très mauvais goût que font les humains et qui peuvent engendrer parfois de véritables catastrophes.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut les trouver sur les librairies du web : FNAC, AMAZON, etc.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Naturellement, je suis pour la publication à compte d’éditeur, c’est la plus sérieuse car l’auteur est sûr d’avoir un avis objectif et professionnel.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le meilleur conseil que j’ai reçu dans ma jeunesse, c’est celui que m’a donné un couple de personnes très cultivées chez qui je travaillais au pair. C’est grâce à eux et à leurs conseils si j’ai fait tout ce que j’ai fait ; ils m’ont inculqué le goût des voyages, de la lecture, de la musique lyrique et des arts en général.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

De tout mais par-dessus tout les romans.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Quand l’inspiration me pousse au clavier il n’y a pas d’heures.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration me vient de mes réflexions sur l’attitude des humains, de mes expériences personnelles, de mes voyages en Orient et aux États Unis, de faits divers. Par exemple, mon dernier roman s’inspire d’un lien vu sur Facebook. Une image insolite a titillé mon imagination et fondé mon histoire.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui, ils sont toujours imaginaires mais leur personnalité, leurs caractères sont souvent similaires à mes connaissances, à moi-même. J’ai une prédilection pour les philosophies orientales. Le Bouddhisme m’a énormément apporté au niveau spirituel et m’a fait entreprendre le chemin rocailleux de la sagesse ; cette dernière m’a ouvert les yeux et l’esprit sur les notions qui dirigent le monde et notre vie : le bien et le mal, le yin et le yang en tout ; l’équilibre en tout car nous sommes malheureusement dirigés par un monde où règnent en maîtres l’injustice, l’égoïsme et l’indifférence.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je ne pense pas être assez calée moi-même en la matière pour me permettre de donner des conseils.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Pour en citer quelques-uns, des ouvrages classiques comme : Montaigne, Nietzsche, les auteurs russes Tolstoï, Nabokov, Soljenitsyne, Kafka, Zola, Balzac, Dan Brown, Stieg Larson.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le prix Goncourt : BOUSSOLE de Mathias Énard.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’en ai toujours plusieurs de commencés.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Non

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Pour l’heure uniquement sur le web.

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Le 19 juillet 2016.

AIELLO Lucrezia

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Voici un extrait du roman : LES AUGURES 

« Il se remémora leur discussion un tantinet houleuse à propos de la chance au jeu et cela le plongea dans un état lamentable provoqué par le dépit et l’envie qui rendent  méchant l’être humain ; Ô combien il haîssait Paul en ce moment même, tout en reconnaissant que l’amitié ne pesait pas plus lourd qu’un fétu de paille. »

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Je remercie sincèrement Lucrezia AIELLO d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 25 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Stéphane Brosseau

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Stéphane Brosseau

.Photo Stéphane BROSSEAU

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis Stéphane BROSSEAU, né le 19 mai 1966 à Nantes.

De 1984 à 1992, j’ai d’abord été en classe préparatoire littéraire au Lycée militaire de Saint- Cyr-l’Ecole, puis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, à Ecole d’application de l’Artillerie, pour être affecté en Allemagne.

En 1994-1996, je fus instructeur à Saint-Cyr. Durant cette période, j’en ai profité pour passer une maîtrise d’Histoire. Puis j’ai commandé une batterie de 150 hommes et femmes à Hyères.

Depuis 2004, je suis breveté de l’enseignement militaire supérieur du second degré et me suis orienté vers la gestion des ressources humaines. Actuellement responsable de la politique de suivi des blessés de l’armée de Terre, des conditions de vie des militaires et de leur famille, je  prends le commandement des musiques de l’armée de Terre en août 2016.

Directeur de chorales depuis 36 ans, je suis aussi chanteur soliste et sociétaire depuis 2013 de l’association des écrivains catholiques de langue Française.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Du sport, de la musique, du bénévolat et de la symbologie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique, comme je l’ai dit, et j’ai écrit un scénario pour un film d’Yvon Bertorello sur la symbologie dans l’art roman et l’art gothique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends des rencontres, des discussions, des partages d’idées, des débats. Je me fais connaître par mon réseau et par des salons (Rambouillet, Saint-Cyr-L’Ecole, Paris, Mennecy, Dourdan, Chevreuse, etc.)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, à la demande, lors de salons ou dans des rencontres privées.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 2010. J’ai écrit :

  • L’amour, sens et enjeu de la vie – 2012 (TheBookEdition.com) – 235 p. – Essai.
  • Animer, c’est d’abord prier – 2012 (TheBookEdition.com) – 93 p. – Essai.
  • Les mains ouvertes – 2012 (TheBookEdition.com) – 73 p. – Poésies – Prières.
  • Le Phare – 2013 (TheBookEdition.com) – 90 p. – Poésies.
  • Le Témoin – 2013 (TheBookEdition.com) – 125 p. – Nouvelle.
  • Visite de St Martin de Chevreuse – 2014 (TheBookEdition.com) – 43 p – Histoire de l’art / Guide.
  • Ecoute la Pierre – 2014 (TheBookEdition.com) – 86 p  – Histoire de l’art / Guide.
  • La Pierre au cœur de chair – 2014 (TheBookEdition.com) – 170 p.- Roman historique et essai. Prix 2014 du livre et de la poésie de Guillerval.
  • Reflets d’humanité – 2015 (Edilivre) – 100p – Poésies contemplatives, réflexions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Reflet d’humanité :

Il s’agit d’une cinquantaine de poèmes, de prières ou de réflexions, qui évoquent l’ambivalence du temps, de la vie, du cœur, du mal et du péché, des valeurs et du paraître… une vision de ce monde contemporain décalée des idées convenues et dominantes, mais belle et profonde, une quête de sens, sans relativisme, une immense espérance.

Chaque petit texte se prête à être le support d’une méditation quotidienne, comme un instant spirituel ou l’occasion de prendre du recul sur notre époque.

 

Prix TTC : 12€

ISBN : 978-2-332-95541-8

Format : 134x204cm

Contact presse : – 01 41 62 14 39 Astrid Laurent – actualite@edilivre.com ou astrid@edilivre.com

 

Le suivant est à paraître chez Edilivre :

Pourquoi un homme sensé et normal est-il capable de basculer dans l’horreur et de se transformer en bourreau ?

L’homme est-il fondamentalement mauvais ? Il semble que non…

Mais l’Histoire est malheureusement constellée d’exemples de massacres dramatiques perpétrés par des foules apeurées ou hystériques.

Peut-être est-il alors opportun d’étudier certaines récurrences historiques et d’observer les facteurs favorisant cette chute dans le mal absolu et le non-sens ?

Chacun étant susceptible de se trouver dans une telle situation, d’un côté ou de l’autre, l’Histoire ainsi présentée sous forme de roman ou de fable peut se révéler très éclairante pour tout homme, femme ou jeune.

A la lumière des XVIe, XVIIIe, XXe et XXIe siècles, traversés par une demeure, véritable personnage principal du livre, témoin de spasmes maléfiques à Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes, sans doute est-il alors possible de pressentir un désordre majeur, voire un génocide, quand certaines pierres s’accumulent dans l’un des plateaux de la balance de notre psychologie individuelle ou collective…

Avis aux décideurs, aux responsables et à tous les citoyens, quand les facteurs suivant s’accumulent !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez n’importe quel libraire ou sur Internet. Pour ceux chez TheBookedition, sur le site thebookedition.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

L’idéal est bien entendu d’être à compte d’éditeur. Mais la porte est tellement étroite ! Les comptes d’auteur peuvent rendre service et permettre la diffusion d’idées.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Crois que tu es aimé, et aime.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des essais et des biographies.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Dans le RER, durant mes trois heures de transport quotidiennes…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans l’observation de la nature et des gens, dans la prière, la contemplation.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui, mais dans mon dernier livre, il y a une base généalogique réelle.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’oser noircir du papier, de recommencer, mais en restant humble.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Baudelaire, Kafka, Camus, Mauriac, Maupassant, Stendhal, François Varillon, Bernard Sesboüé, Jean-Christian Petitfils, Rambaud, etc.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Croire de B. Sesboüé.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un livre sur la musique militaire…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le salon du livre de Chevreuse « Lirenval » le 2 avril 2016.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur les sites de Thebookedition :

(http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=st%C3%A9phane+brosseau)

et Edilivre :

http://www.edilivre.com/catalogsearch/result/?q=brosseau

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Le  10 février 2016

Stéphane BROSSEAU

.Brosseau Stephane

.Couverture L'AMOUR SENS ET ENJEU DE LA VIE

Couvertrure LES MAINS OUVERTES

 

Couverture LE PHARE

Couverture ECOUTE LA PIERRE

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Extraits de : Le Phare. (Thebookedition)

L’éclosion de vie

 

La première bouffée d’air déploie tes poumons,

Surgeon luisant, éclos de ta mère exténuée,

Être nouveau, de chair, d’eau, de sang et d’esprit ;

Créé par amour pour l’amour, souffle de vie,

Fragilité suprême, condensé d’Histoire,

Tu rapproches par essence en l’amour donné,

Le passé, les aïeux et les hommes à venir.

 

Fulgurance du présent bousculant la vie,

Promesse d’espérance étoilant le futur,

Ta perle est unique et pare l’humanité ;

Ton âme a sitôt quitté le corps maternel,

Que ton père, pour ton bien et celui de tous,

Coupe le cordon, te greffe au cep de ce monde,

Sacrifiant de la sorte au rite fécond :

Il faut que tu grandisses et que lui, diminue.

 

Beauté attendrissante, affamée de ta mère,

Ignorant l’esquisse de ton corps assoiffé,

Dépendance absolue et faiblesse incarnée,

Enfant de l’Eden, image d’un Dieu humble,

Sacrement terrestre, ange et nouveau messager,

Tu rends chair, malgré toi, tous les cœurs pétrifiés ;

Les yeux à peine éclos, les poings déjà serrés,

T’ébattant dans le vertige de l’inconnu,

Tu écris la première page de ton livre.

 

Chacun est un vitrail

 

Le monde est comparable à une cathédrale,

Exposée en plein vent, écrasée de soleil ;

Ce vaisseau imposant défiant les éthers,

Aucun ne l’a vu en entier d’un côté.

Ses détails semblent beaux mais bien trop éloignés,

Pour pouvoir en saisir toute subtilité ;

Des diables aux aguets la décorent ci et là,

Les passants habitués la croient inhabitée.

Des vitraux opaques, poussiéreux et plombés,

Bouchent les fenêtres en un voile bien terne,

Surtout au zénith quand la gargouille brille.

 

Invité par un livre, un ami, ou un guide,

A franchir le grand porche ou l’histoire se dessine,

Je parviens au narthex, symbole de la terre,

Stupéfait, ébloui par cette voute en croix.

Tout prend forme à présent de mon palier carré,

Je progresse humblement sur la nef ascendante,

Attiré que je suis par le cœur du transept,

D’où je lève la tête vers les cieux ouverts.

En ce point capital, le Salut apparait,

Rencontre de l’homme avec Dieu, son créateur ;

L’autel au fond du chœur révèle que cette arche,

Traverse le déluge et les eaux de la mort.

 

Alors illuminé de couleurs magnifiques,

Je vois que le verre si quelconque au dehors,

Par miracle prend forme, éclairé du grand astre ;

Que chaque morceau traversé de lumière,

Révèle un visage et une histoire sacrée ;

Tout éclat de vitrail scintille à sa façon,

Selon l’exposition, les blessures du temps ;

La plus belle des grandes verrières est au Sud,

Mais toutes sont joyau dès l’aube jaillissante ;

Si un seul des vitraux venait à disparaître,

L’édifice en entier serait moins coloré.

Heureux l’homme qui voit en chacun de ses frères,

Un trésor intérieur transcendé par le Père.

 

La beauté des rides

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps révolus,

Dont l’évocation,

Fait sourdre quelques larmes,

De tristesse ou de joie.

Ces heures sont passées,

Elles nous ont échappé ;

Si le bonheur d’antan,

Soudain rend nostalgique,

Alors nous sommes comblés,

C’est là notre cadeau ;

S’il rappelle l’horreur,

Blessure ou cicatrice,

Par chance elle n’est plus,

Nous sommes épargnés.

 

Le livre du visage,

Peu à peu se remplit ;

Des sillons sont tracés,

Par les ans égrainés,

Fertiles à l’avenir :

Tu témoignes et transmets

Le flambeau à l’enfant ;

Ces lignes signifiantes,

Disent un long voyage,

Offert par le Seigneur,

Pour atteindre la vie.

Ne les efface pas,

Le temps ne bisse pas,

N’y vois là aucun mal,

Il est vain de tricher.

 

Heureux l’homme tanné,

Et la femme ridée :

Ils ont beaucoup reçu,

De bonheurs et d’épreuves ;

Car c’est par l’érosion,

Que la monotonie,

D’une plaine ordinaire,

Devient vallée superbe,

Et par la forte brise,

Que la mer s’embellit,

Et donne le relief

D’une vague puissante ;

L’or patiné sertit

Les trésors de la vie

Et leur donne un éclat.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour cet instant présent,

Qui seul dans ma vie d’homme,

De par mon libre-arbitre,

Demeure à ma mesure ;

Merveille que mon cœur,

Qui bat chaque seconde,

Pour rendre gloire, aimer.

Heureux suis-je vraiment,

Des dons que tu me fais,

Ainsi qu’à tous mes frères.

Prenons donc la mesure,

De cet instant si riche,

Même s’il peut sembler

Dérisoire ou bien terne.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps à venir,

Qui ne sont pas nôtres,

Car ils portent en leur sein,

Une espérance folle :

La promesse de vie,

D’un amour éternel,

Que le Dieu trois fois saint,

Nous prépare à chacun.

Après ce pèlerinage,

Ereintés, burinés,

Nous nous approcherons,

Et découvrirons là,

Si nous avons aimé,

A chaque instant donné.

 

Le requiem

 

L’orchestre du monde va bientôt se produire,

Dirigé par un maître, un grand compositeur.

Il créera son joyau, son enfant, son chef-d’œuvre,

Une pure beauté en musique sacrée :

Un requiem, mystique, profond et intense,

Atteignant les cimes, touchant jusqu’aux larmes.

 

Il lui faut pour cela de nombreux musiciens,

Constituer un grand orchestre symphonique,

Complété de voix d’hommes, de femmes et d’enfants.

Le concert de gala n’aura lieu que plus tard,

Quand le maestro dira que l’ensemble est fin prêt,

Chacun des musiciens répondant à sa main.

 

Son vœu le plus cher est que tous applaudissent,

Public et musiciens dans la même ferveur,

Enivrés de bonheur et débordant de joie,

Par tant d’émotions, de prières lyriques,

Emportés à jamais dans l’élan mélodieux,

D’un final grandiose s’achevant en point d’orgue.

 

Il recrute dans ce but partout où il peut,

Des fameux concertistes ou de simples élèves ;

Pour aider les artistes, il prend bien les devants,

Leur confie la partition dûment annotée

Par son fils bien-aimé pour jouer dans l’esprit,

Afin que tous déchiffrent et sachent interpréter.

 

Il répète avec eux sans jamais se lasser,

Travaille la technique, le son, l’émotion,

Que la note si pure atteigne le Divin.

Certains, vite lassés, ou bien d’autres, épuisés,

Beaucoup, découragés, vont servir d’autres chefs :

Il faut tout recommencer, reprendre au début.

 

Ceux qui restent avec lui sont tellement différents,

Qu’ils doivent s’accorder et chacun, s’écouter ;

Pour entrer dans son œuvre, ils doivent se donner,

Solistes, premier violon ou simple triangle,

Unir les talents pour ne faire qu’un seul son ;

Il ne conservera que ceux qui l’ont compris.

 

Le clochard en cravate

 

Le flux des parisiens empressés se déverse,

Du quai de Denfert jusqu’aux couloirs souterrains ;

La vague déferle sur les portillons gris,

A peine ralentie ou giclant par-dessus.

 

Rien ne stoppe ce flot, écumant, englouti,

Irrigant les artères de la capitale ;

Beaucoup semblent endormis, d’autres se couchent,

Quand mes yeux s’arrêtent sur un homme debout.

 

Il est pétrifié contre un mur, hors du temps,

La petite cinquantaine, en costume sombre,

La cravate ajustée, une mallette à ses pieds.

Il porte en collier une pancarte en carton.

 

Trois mots sont écrits et sonnent la sentence

Sous son visage abaissé : « Pour vivre, merci » ;

Mais comment donc ce cadre en est arrivé là ?

Cache-t-il sa souffrance à toute sa famille ?

 

Ma seule aide possible en cet instant tragique,

Consiste en des prières ferventes et sincères,

Pour qu’il puisse gagner son pain, garder son toit ;

Des profondeurs je crie vers Toi, tends-lui la main !

 

Pour nos aînés…

 

Je te confie ceux qui ont vécu trop longtemps,

Au regard d’un monde rongé d’efficience ;

L’antichambre des cieux est pour eux leur maison,

Désertée, décrépie, à l’horloge cassée,

Ou ces lieux hantés d’anges rares et sans aile,

Qui essaient de soigner ce qui peut encore l’être.

 

Désœuvrés, un peu lents, boiteux ou alités,

Engourdis, radotant ou souvent égarés,

Stimulant leur esprit de luttes dérisoires,

Une ancienne beauté apparaît sous leurs traits ;

Ils sont seuls et attendent un regard, une voix,

Quelque chose mettant leur passé au présent.

 

Mon Dieu, Tu les aimes et sais leur splendeur d’antan,

Si brillants d’intellect ou habiles des mains,

Tu as vu leur bonheur et combien ils souffrirent,

Le monde transmis fut modelé par chacun;

Ils ont eu des enfants mais ceux-là les oublient,

Les photos sont jaunies, ils ont beaucoup aimé.

 

Réconforte nos vieux frères en ces jours d’attente,

D’ennui ou de calvaire, ils cherchent pourquoi vivre ;

Dis-leur que sans eux notre corps est amputé,

Qu’ils ont à prier, pour eux et pour le monde,

A tendre aux jeunes le flambeau d’espérance,

S’abandonnant bientôt à ta miséricorde.

 

 

 

Mouche ou abeille ?

 

La chrysalide devient papillon, mon fils,

Tu découvres tes ailes et déploies lentement,

Des voiles colorées reçues gratuitement,

Qui prendront ton envol à la première brise,

Et t’élèveront vite en un grand tourbillon,

Jusqu’aux cimes fleuries d’un alpage au printemps.

 

Alors tu découvriras qu’en cette altitude,

A côté de la bouse et de la charogne,

Poussent la gentiane et la belle églantine ;

Il te faudra ainsi choisir où te poser,

Selon ton instinct mais aussi ta boussole,

Suivant ta pensée, guidée par la volonté.

 

Tu te feras mouche attirée par l’abject,

L’immondice puante, vautrée dans la fange,

Volant lourdement, titubant de tes excès,

Ou butineras délicatement, nectar,

Sucs et pollens en respectant les pétales,

En transformant la beauté confiée en merveille.

 

Avant de décider où tu devras aller,

Tu trancheras, maître, doué de libre-arbitre ;

Là résideront ta faiblesse et ta grandeur :

Sans liberté, plus d’enfer, ni de paradis.

 

Ma chapelle quotidienne

 

Le wagon matinal me conduit, nonchalant,

Dans la nuit de l’hiver, bientôt lit de l’aurore,

Intégré au troupeau résigné des silhouettes

Qui se meuvent au signal de la simple habitude,

Des stations défilant, égrainées devant elles,

Possédant pour chacune sa lumière, son odeur,

Ou au rythme du son de la voix numérique,

Dont pourrait se passer l’habitué que je suis.

 

Une grâce pourtant m’envahit, impuissant,

En voyant tout devant, plus qu’une ombre, une gêne :

Un homme, une femme, sont bientôt aperçus,

Entourés comme moi de cette multitude,

Odorante, encombrante et parfois bien violente,

Sans visage, ni cœur et bien sûr sans croyance ;

Appuyés sur la vitre pour ne pas tomber,

Ils esquissent un sourire ou peut être une plainte.

 

Ils ont donc bien une âme, une vie, un passé,

Des failles, des richesses et même un cœur qui bat,

Ils pensent, ils agissent, ils espèrent et ils aiment,

Leur trésor est peut-être aussi beau que le mien ;

Leur main droite portant un livre patiné,

Ils semblent parler ou peut-être prient-ils ?

 

Leurs voisins tout-à-coup s’animent de la sorte,

Et chacun devient un et bien digne d’égards,

Le costume ou la cotte semblant s’effacer ;

Leurs tristesses ou leurs joies me saisissent le cœur,

Leur valeur est certaine et pourtant trop voilée,

A mes yeux vite encombrés de préjugés.

 

Le Seigneur me fait signe et m’envoie son Esprit,

Ces gens-là sont mes frères, ils me portent un message :

Ils sont à l’image du Père de Tendresse,

Créatures admirables et aimables de Dieu,

Celles qui sont pour moi des anges messagers,

Pour me dire de prier en ce lieu bien sordide,

Transformant un taudis en chapelle vivante,

Illuminant ma vie, embellissant la Terre.

 

Hymne à la douceur

 

La force douce nous convainc,

La douceur forte désarme.

 

L’homme prouve qu’il n’est pas Dieu,

Quand la violence se déchaîne,

Quand le feu légitime brûle,

Quand la mort fauche sa moisson,

Quand nos disputes n’aiment plus,

Quand les paroles nous débordent,

Quand nos actes forcent l’autre,

Quand le rival devient haï,

Quand les passions noient la pensée,

Quand le mensonge règne en nous,

Quand nos regards ne voient pas Dieu,

Quand l’homme ancien ne renait pas.

 

La douceur ne blesse personne,

Ne trompe pas ni n’abaisse,

N’humilie ni ne défigure ;

Mais la douceur réconforte,

Elle édifie et fait grandir,

Elle apaise et pardonne tout,

Elle ouvre un avenir humain,

Rend digne ce qui est souillé,

Regarde avec les yeux de Dieu.

 

Les larmes qu’elle fait sourdre

Ne sont que bonheur et que joie !

 

L’ostensoir

 

Au milieu de la nuit étoilée de Sologne,

Ton ange m’éveille, m’appelle par mon nom.

L’esprit tout embrumé, je réponds « me voici »,

N’écoutant que mon cœur et non pas la raison.

 

Suivant à tâtons sous les ardoises la voie

Qui conduit le pèlerin au lieu sacré,

Je me dis, bousculé, qu’un somme est bien tentant,

A quoi bon se lever nuitamment de la sorte.

 

J’ouvre la porte gémissante de l’église,

Et dans la pénombre occupant l’édifice,

Sur l’autel drapé de blanc, baigné de lumière,

Flanqué de candélabres, trône l’ostensoir.

 

Tu es là, radieux, Créateur Tout-Puissant,

Tu m’attends, Tout-Aimant, pour t’offrir à mes yeux,

M’écouter, me parler, m’étreindre sur ton Cœur,

Te donner tout à moi, que je brûle d’amour.

 

Tu me regardes, je te contemple en retour,

J’esquisse une prière et veux te confier,

Les malheurs de ce monde et ceux qui me touchent,

Te demandant pardon de t’avoir offensé.

 

Ce faisant je n’entends pas le chant de l’Epoux,

Ce murmure d’amour, cantique des cantiques,

Signifiant par l’Esprit le chemin du bonheur,

Proposé à chacun pour la vie éternelle.

 

Je me tais, m’abandonne, irradié de l’Amour,

Et le souffle d’Esprit s’immisce dans mes failles,

Découvrant qui je suis face à mon Concepteur,

Oubliant l’apparence reçue ou donnée.

 

Tu m’embrasses et me serres sur ton cœur en disant :

Lève-toi, marche, ouvre-toi, publie ma Parole,

Change ton cœur, convertis-toi et n’aie pas peur,

Je te couvre de mon ombre et suis avec toi.

 

Je brule de ton feu et déborde de joie,

J’exulte en me purifiant à la source vive ;

Libéré des regards erronés qui m’enferment,

En adorant mon Créateur, Il me révèle.

 

Loué sois-Tu, ô Amour tendre et Tout-Puissant,

Père de miséricorde, Force douce,

Cœur de mère, Douceur forte, Vie éternelle,

Je t’offre tout mon être et m’abandonne à Toi.

 

La mémoire vive

 

Ne coupe pas la racine du chêne,

Vénérable mémoire des siècles,

Dont les vastes et généreuses ramures,

Te protègent des lumières trop vives,

Et des déluges de la vie, mon fils.

 

Ne le prive pas de la source fraîche,

Ne le blesse pas, ne l’ampute pas ;

A trop le rogner ou le mépriser,

Il végèterait ou dessècherait,

Mourant peu à peu, perdant son feuillage.

 

Tu le renierais faute d’intérêt,

Le dirais gênant et inutile,

Ne voyant pas que ton inconséquence,

L’aurait tué dans la force de l’âge,

Te privant ainsi d’un appui solide.

 

Ce chêne est mon histoire, mon âme,

Il est partie de moi, tout comme toi ;

Il est l’empreinte du temps de tes pères,

Première crèche et dernier tabernacle.

 

Je suis France depuis quinze cents ans,

Nommée Marianne il y a deux siècles,

Gâtée de joyaux par la nature,

Enrichie d’idéaux et de grands hommes.

 

Tu es mon enfant, connais ta famille,

Car la mémoire n’est pas un devoir,

Mais elle est vitale pour se connaître,

Vivre libre, ajusté à ce monde.

 

 

http://www.thebookedition.com/livres-stephane-brosseau-auteur-59721.html

 

 Extraits de Reflets d’humanité (Edilivre)

 

La chair est bénie

 

Par le corps d’un enfant, en naissant de sa mère,

Par celui du petit, qui joue et qui s’ébat,

Par celui d’hommes ou de femmes, nus et beaux,

Sculptés ou peints par la muse d’un artiste,

Par celui des amants, dévorés de désir,

Et par celui de ceux qui sont nés différents,

Dont la chair et l’esprit souffriront à jamais,

Par celui de ceux, meurtris, blessés par la vie,

Par celui des malades dans les hôpitaux,

Par celui du vieillard qui n’a que trop vécu,

Par celui, torturé, déchiré, affamé,

Par celui du cadavre en décomposition,

La chair des Hommes est bénie dans la Création,

Car elle est le chef-d’œuvre de Dieu en six jours,

Celui qui valut même qu’Il s’extasiât,

Et que l’Amour s’incarnât en son image.

 

Chair de vie, de beauté, de désirs et plaisirs,

Chair de souffrance, de finitude, de mort,

Tu es faite de glaise, mais surtout de Celui,

Qui est la Vie véritable et qui te bénit.

 

L’harmonie

 

L’harmonie, fragrance délicieuse,

Est-elle objective, inhérente à l’Homme,

Ou à chacun, de façon subjective,

Selon la vie, la finesse des sens,

Le travail, l’habitude, les idées ?

 

Elle est équilibre entre des tensions,

Des sons, des couleurs ou des caractères ?

Telle la surface d’une goutte,

Son apparente forme est solide,

Bien que liquide dans son essence…

 

Elle nait de forces contraires, opposées,

D’énergies antagonistes, éphémères.

Science ou sens, est-elle création ?

 

Je la vois mystère d’humanité,

Rayon de perfection de jours finis,

Et préfiguration du paradis.

 

Qui donc pourra ?

 

Qui donc peut dire « je t’aime », s’il n’est pas Dieu ?

Qui donc peut dire pardon, s’il n’est pas don parfait ?

Qui donc peut aimer vraiment, s’il n’est pas en croix ?

 

L’amant, brûlé du désir possesseur d’un corps ?

Le jeune, subjugué par l’appât féminin ?

La fiancée, parée d’atours très enjôleurs ?

La prostituée, commerçant de charmes sensuels ?

 

L’ami sympathique, ne pouvant qu’écouter ?

L’appui de toujours, fidèle dans la houle ?

Le bon compagnon, sur nos routes humaines ?

Le frère d’armes, sacrifié par idéal ?

 

Le mari amoureux, voulant être sincère ?

La mère protectrice, gardant son enfant ?

Le bénévole, offrant de son temps aux pauvres ?

Le moine, travaillant et priant pour le monde ?

 

Tous aspirent à l’amour mais n’en sont qu’ébauche,

Image imparfaite de ce temps de chair ;

Tous disent « je t’aime » mais ne sont pas dignes

De recevoir l’Amour d’un Dieu Tout-Puissant,

Cœur sacré, miséricordieux, qui pardonne.

La vie est la gestation de l’éternité,

Pèlerinage d’enfants à l’image de Dieu,

Appelés à devenir à sa ressemblance.

 

Que notre vie soit un « je t’aime » perpétuel,

Malgré son imperfection par essence ;

Notre idéal le veut sans tâche et absolu…

La finitude charnelle alourdit l’esprit,

Mais par la foi, l’espérance et la charité,

Tout amour esquissé est offert en priant,

Consumé comme l’encens s’élevant au Père.

 

La communication

 

Rançon de l’altérité, alliance ou mur,

La communication révèle que l’être

Est profond, doté d’insondables langages,

Préservant le cocon du mystère des uns,

Ouvrant à l’horizon le cœur d’autres, plus durs,

Rejoignant le tréfonds de l’âme amie, épousée,

Ou crispant les incompréhensions naissantes,

Par des mots dont varient la couleur et le sens,

Selon l’humeur, le ton, la circonstance et l’âge,

Au gré des sentiments, de l’oreille attentive,

De la bouche muette ou prolixe à ses heures,

Du sexe, de l’histoire et de la culture ;

Car le verbe qui ondule n’est pas science,

A l’instar de celui qui use du silence,

Qui pianote parfois à perdre patience,

Sur des gammes monotones et même rances,

Croyant avoir traduit un autre lexique,

Déchiffré la pensée, hiéroglyphe infini,

Fulgurance d’esprit, de génie créatif,

Ou pâle copie surannée et futile ;

Nous ne pourrons jamais dans notre imperfection,

Aplanir nos arrogantes tours de Babel,

S’opposant à l’union, semant la confusion,

Alors qu’un regard doux, plein d’amour suffirait

A lier les cœurs et jouer en harmonie,

A défaut d’un hymne repris à l’unisson.

 

Nu

 

Hôte la cotte de maille qui te fait coque,

Ne sors pas tes ergots pour lutter entre coqs,

Enlève la cuirasse des rancœurs passées,

Effeuille une à une les couches d’armures,

Du rang, du statut, des idées, du langage,

Des us et coutumes, des mensonges des sens,

Qui étouffent la flamme vacillante et pure

De la vie, insufflée dans de la poussière,

Vertigineuse fragilité de l’être,

Par l’Esprit du Dieu créateur, le Tout en tous.

 

Libère-toi, l’ami, de ce carcan étroit,

Qui t’oppresse et t’empêche d’aimer la vie,

Qui transforme ton regard du monde et ton cœur,

Qui bat pour être chair et non pour la pierre ;

Cet étau te rend malheureux, voile tes yeux.

 

J’essaie aussi, tu sais, de porter haut la flamme

Qui brûle tout en moi et consume l’écorce,

Car ma lueur intime est déjà promise,

Elle est même donnée, à celle que j’aime,

Pour prendre l’éclat d’une flamme divine,

Illuminer la vie d’un amour doux et pur,

Embraser la tristesse et la mort annoncée,

Dans l’élan d’Espérance envoyé par l’Esprit,

Ouvrant les bras à tous ceux qui m’entourent,

Les embrassant tous, sans entrave ni chaîne.

 

Le fleuve

 

Notre belle France est un fleuve majestueux

Puissant, tourbillonnant, jonché de cascades,

Dont les flots changeants peuvent être paisibles

Dans la plaine d’un vert tendre, au lit tortueux,

Ou s’éveillent des ruptures après des failles.

 

Son eau est limpide et peut être si pure,

Ou chargée de limon en remuant le fond ;

Elle irrigue et nourrit la vie de ses rives,

Terres fertiles, marais humides, villes,

A la fois coupure et pont, elle unit les hommes.

 

Sa source est lointaine et noble, bien en amont ;

Elle coule en des contrées bordées de roches,

Serties de clochers, riches de Providence,

Et conflue avec une rivière agitée,

Qui sourd moins haut, dans le pays des « Lumières ».

 

La confluence longea des champs de batailles

Durant deux longs siècles marqués par tant d’horreurs,

Mais qui virent ces eaux s’unir et s’enrichir,

Être canalisées par des digues gaulliennes,

Jusqu’aux marais nihilistes et relativistes.

 

A présent le fleuve se répand à vau-l’eau,

Recherchant l’estuaire ouvert sur le grand large ;

Pour cela il convient de drainer le marais,

Que l’eau stagnante ne croupisse pas en vain,

Car sa vocation est de rejoindre la mer.

 

La liberté d’expression

 

La liberté d’expression est un droit.

 

Elle serait « absolue » pour certains,

Armée d’une possible dérision,

Au nom de la liberté, de l’humour,

Du droit à dénigrer, à se moquer,

De tout, de tous, partout et en tout temps.

Nul ne pourrait imposer son « sacré »,

Censurer ses convictions intimes ;

Cela ne se négocierait donc pas…

Mais chaque jour la question se pose

Pour une chambre correctionnelle,

Juge de cette liberté fragile…

 

Or, la liberté d’expression est-elle,

En son propre nom, plus sacrée, d’ailleurs,

Que ne l’est le sacré des religions ?

Elle ne peut pourtant que s’inscrire

Dans un champ social, où par tolérance,

Un respect réciproque est de mise !

 

Cependant, la dérision du sacré,

Offense le cœur, l’âme et le groupe,

Et cette blessure ne peut que nuire,

Au « vivre semble », au bien-être commun.

La société ne peut autoriser,

Qu’un « mal » soit nommé « bien » ou même « droit »,

Alors qu’il scandalise et blesse aussi,

Certains de ses enfants, libres de croire.

Il ne s’agit pas de débat d’idées,

Mais de tyrannie de la liberté,

D’acceptation que l’autre soit autre,

Et qu’il puisse penser différemment.

 

La liberté d’expression est profane,

N’en faisons pas une religion,

Ne lui créons pas de culte factice,

Elle serait un veau d’or républicain,

Un monstre mi- homme mi- dieu antique,

Qui se détruirait en se dévorant…

 

La gueule cassée

 

Je pensais ressembler de fait à mon visage,

Réputé aux traits fins, expressif et viril,

A celui de mon cœur, mon âme et ma raison ;

Il avait saisi le monde et fut pris par lui…

Je l’avais aimé, vu, ouï, senti et touché…

 

Mais je ressens toujours le vertige du vide,

La douleur atroce, voire métaphysique,

D’un corps soufflé d’un obus brisant mon être,

Découvrant de la main le néant sous l’œil droit,

Et l’orbite béante, la tempe en cratère.

 

Ne serais-je plus cet homme, puisqu’à présent

Je suis autre, effrayant et amputé de moi,

Devenu « gueule cassée », chair pétrie de mort ?

Et pourtant mes souvenirs, mes amours demeurent,

Pour celle et ceux qui n’ont plus que pitié de moi.

 

Des mains bonnes et instruites ont remodelé,

Moyennant la souffrance et beaucoup de travail,

Telles Dieu créateur sculptant Adam fait homme,

Cette gueule infâme pour devenir face,

Exorcisant le spectre des vallées afghanes.

 

Plus tard, parait-il, après beaucoup de morphine,

Je vivrai de nouveau le sommeil mystérieux,

Qui pétrira la face en un visage humain…

Quel autre sera-t-il pour une âme intangible?

Et pour un même cœur, quel autre sera-t-il ?

 

Moi qui ai vu la mort et l’ai même séduite,

Comment pourrais-je vivre, exilé de moi-même,

Condamné à jamais tel un masque de fer,

Ayant en un instant trébuché dans l’enfer?

Je vois le futur d’un présent, sans son passé…

 

 

 

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Je remercie sincèrement Stéphane Brosseau  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 13 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Thierry FILOU

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Thierry FILOU

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Thierry FILOU, il ne s’agit pas d’un pseudonyme.

Je suis pilote de ligne. J’ai débuté dans l’aviation commerciale en 1986, d’abord en tant que mécanicien navigant puis copilote et maintenant commandant de bord sur Boeing 777, après des études à l’école nationale de l’aviation civile.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ? Comment vient-on à écrire des scénarios ?

J’ai toujours aimé écrire, souvent pour dénoncer des injustices en m’insurgeant souvent contre les puissantes administrations où certains hommes politiques. Prenant conscience que mon combat était celui d’un Don Quichotte, j’ai utilisé cette soif d’écriture pour composer une histoire qui est devenue un premier roman.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Avant de me lancer dans l’aviation, ma seconde passion était le cinéma. Ayant échoué à un concours qui me tenait à cœur, j’ai orienté ma carrière vers l’aviation, ce que je ne regrette pas.

Parallèlement à mon métier, j’ai, durant une période de ma vie, pris des cours de peinture et je continue d’apprendre le piano.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Lorsque l’un de mes lecteurs me transmet un message pour me dire qu’il a passé un bon moment à la lecture de mon livre, je suis pleinement satisfait.

J’ai développé une forme de partenariat avec Aviation Sans Frontières

http://www.asf-fr.org/ C’est une association humanitaire qui permet de venir en aide aux plus démunis à travers la planète. Voilà plus de 10 ans que je suis bénévole actif à la section Messagerie Médicale. À ce titre, je participe à des missions humanitaires lors de mes repos. Mon ouvrage est vendu dans leur boutique en ligne, et un article sur leur site concerne mon roman « Miel et charbon » dont je reverse tous les bénéfices de la vente à l’association.

http ://www.asf-fr.org/actualites/decouverte-miel-et-charbon-par-thierry-filou

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Il m’est arrivé de participer à une rencontre-débat dans une petite librairie sur le thème brûlant de l’actualité des migrants.

Sinon je participe à quelques dédicaces et salons littéraires.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours aimé l’écriture, mais il m’aura fallu cinq ans pour finaliser ce premier roman.

Pour le deuxième qui est en cours d’achèvement, j’ai été beaucoup plus rapide puisque je l’ai débuté il y a seulement un an.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Miel et charbon » est le parcours initiatique, diront certains, d’un berger africain dont le troupeau est frappé par la désertification. Il décide de quitter son village, sa famille et son troupeau pour partir clandestinement vers un avenir qu’il pense plus prospère afin de redonner du bonheur aux siens. La découverte d’un monde nouveau lui procurera un certain nombre d’aventures qu’il n’imaginait pas…

Inspiré au départ d’ambiances africaines que j’ai eu le loisir de connaître de par mon métier, ou lors de missions pour Aviation Sans Frontières, j’ai voulu montrer au cours de mon récit, que, parfois, la migration est l’expression d’une grande souffrance.

Le suspens est au rendez-vous, et j’ai voulu composer un ouvrage d’une belle écriture dont la lecture soit rapide et aisée.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mon livre est en vente sur le site de mon éditeur, les éditions Thot qui, soit dit en passant, effectuent un travail remarquable.

http ://editionsthot.com/catalogue/roman/miel-et-charbon

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

J’ai moi-même publié à compte participatif (c’est le principe de mon éditeur), et je trouve cette formule très satisfaisante lorsque l’on n’arrive pas à « décrocher » une publication à compte d’éditeur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres?

Persévérer lorsque la cause est juste.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des scénarios, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je suis plutôt amateur de romans, mais ouvert à toute forme d’écriture.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’utilise une tablette électronique pour coucher les mots, la trame de mon roman étant composée dans mon esprit bien en amont.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Comme une hydre qui se régénère constamment, je m’inspire beaucoup de personnages ou d’événements qui bornent mon quotidien.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Certains personnages (les principaux) sont imaginaires. Les autres sont souvent inspirés de mon vécu. L’intrigue n’est pas figée et elle évolue à mesure qu’avance l’écriture.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Essayer.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai un faible pour Jean Christophe Ruffin, et j’ai dû lire quasiment tous les romans de Douglas Kennedy.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

J’ai toujours au moins trois livres en cours, que je déguste suivant l’endroit où je me trouve.

Boussole, le dernier Goncourt en fait partie, mais je dévore aussi Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami après avoir tout juste terminé Cadres noirs de Pierre Lemaitre.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Mon deuxième roman dont j’effectue actuellement les relectures avant de le proposer à mon éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je viens de terminer une série de salons et dédicaces, j’espère les prochains événements pour mon futur roman.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Je suis un peu réticent à m’inscrire sur un réseau social, je n’ai donc pas de compte Facebook, mais mon livre est en vente dans toutes les bonnes librairies et sur internet.

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Le 8 février 2016

Thierry FILOU.

.Couverture du livre Miel et charbon

Source : http://editionsthot.com/catalogue/roman/miel-et-charbon

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Extrait.

Les lumières se mêlaient aux formes. Dans cette semi- clarté, Persha se dressait avantageusement au centre de la cuisine. Elle préparait pour ses filles des douceurs dont la recette à base de lait et de sucre lui avait été transmise par sa mère. Subtilement, l’odeur venait se glisser entre chaque brin de paille de la toiture. Les filles étaient assises au sol, assistant au spectacle comme s’il s’agissait de comprendre un tour de magie. Tout était miel jusqu’à ce qu’Imod entre dans la case.Le vent vêtu d’un manteau de sable s’engouffra, et rapidement l’odeur sucrée vint à se transformer. Le labeur faisait son retour; une forte odeur animale, celle que l’on respire lorsque les troupeaux rentrent après la pluie, se répandit dans tout l’habitat. Tout devint charbon. La clarté disparut, les visages se transformaient. Persha reprit un masque de bergère, celui que l’on a envie d’arracher pour voir ses pommettes roses pointer de chaque côté d’un visage souriant. La dureté de la situation transperçait le cœur et l’âme de chacun, les grandes sœurs consolaient les petites. Imod se voulut solennel. La situation était grave : le troupeau, atteint de maladie, allait périr. Persha s’affairait à nettoyer les gamelles, dont le miel qui culottait le fond, avait brûlé pour devenir un sucre brun comme du charbon.

Toute sa vie, il naviguait entre ces deux matières. Le miel était rare dans la maison, mais lorsqu’il y en avait un peu, il lui était difficile de ne pas le gâcher. Trop soucieux de rendre sa famille heureuse, il était constamment en alerte, pour déceler le moindre grumeau qui risquait de cuire. Il lui aurait cependant suffi  de laisser son autorité à la bergerie, et de ne pas s’offusquer pour le moindre écart. Ses filles et sa femme savaient lui rendre la vie lumineuse. Pourtant, c’était toujours la noirceur de la situation qui le hantait. Trop de miel aurait risqué de les engluer, telles des mouches prises au piège. Pour éviter cette situation angoissante, il créait involontairement le chaos, et préférait se sauver avant que la poussière noire et nocive de ce minerai ne recouvre toute sa vie.

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Je remercie sincèrement Thierry FILOU d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 10 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Denis EMORINE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Denis EMORINE

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 1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Denis EMORINE. J’ai fait des études de Lettres à la Sorbonne. J’ai toujours été passionné par la littérature.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été dans l’enseignement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La lecture et l’écriture ont toujours été mes passions. Le théâtre également;  d’ailleurs, j’en écris.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

« Admirateurs » est certainement un mot excessif. J’exige peut-être beaucoup de mes lecteurs en leur demandant d’explorer mes textes en profondeur sans être guidés. Il m’arrive de faire des lectures publiques, des conférences sur mes écrits ou sur la littérature.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, les trois. En 2014, j’ai donné deux conférences à l’université ELTE de Budapest : l’une sur ma poésie et l’autre sur la poésie francophone. J’ai rencontré des lecteurs en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie,  et aux Etats-Unis, fait des lectures en français et en anglais dans des librairies, des lycées, des universités…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de sept ans. J’écris essentiellement de la poésie, des nouvelles, du théâtre et des essais.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un recueil de poèmes : Bouria, des mots dans la tourmente  paru en 2014 aux éditions du Cygne.  J’ai voulu rendre hommage aux artistes soviétiques et aux anonymes réprimés, déportés voire massacrés par Staline. On y retrouve des poètes comme Anna Akhmatova, Marina Tsvetaïeva, Boris Pasternak et Alexandre Karvovski, des cinéastes tels Andreï Tarkovski sans oublier tous ces inconnus persécutés et déportés  par le régime stalinien, ceux que j’appelle les suppliciés ou les prisonniers.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans toutes les bonnes librairies selon l’expression consacrée mais certains sont épuisés.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

En tant qu’auteur, je m’oppose résolument aux publications à compte d’auteur ou même à compte participatif. Beaucoup d’éditeurs proposent une version de leurs livres sur papier et le e-book correspondant, ce qui est une bonne alternative, l’un se nourrissant de l’autre et réciproquement.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Votre question m’embarrasse. Peut-être cet aphorisme de Nietzsche : « Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa, avec plus de reconnaissance que d’amour » (je cite de mémoire). Le moment venu, on verra bien…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Jusqu’à présent, je n’ai pas écrit de roman : j’ai essayé, ce fut un échec. Je n’ai pas écrit de biographie non plus. Je rêve parfois de la commande d’un éditeur –mécène qui m’offrirait un séjour en Italie pour écrire la biographie d’un peintre, par exemple ; je prendrais mon temps en visitant ce pays aimé. Je n’ai pas de préférence dans l’écriture même si le théâtre me permet d’écouter  mes pièces, mêlé aux spectateurs : c’est une sensation indescriptible. La première fois, c’était en 1992 ; il s’agissait de  La Visite. J’étais dans l’état d’esprit d’un schizophrène : j’avais l’impression de voir la pièce d’un homme qui était à la fois moi, Denis Emorine, et un inconnu qui portait mon nom. C’était une forme de dédoublement difficile à décrire. Les mots que j’entendais, portés par les comédiens, ne m’appartenaient plus vraiment. J’ai ressenti une sensation curieuse, une sorte de malaise et de griserie en même temps. Pour la lecture, j’aime  tout sans restriction, pourvu qu’il s’agisse d’un écrivain que j’apprécie.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. J’écris sous l’effet de l’inspiration (le mot est impropre mais lequel lui substituer ?) J’ai l’impression de rédiger fébrilement sous l’effet d’une voix intérieure qui me dicte ce que je dois écrire : poème, nouvelle ou pièce de théâtre : parfois cette « dictée » dure plusieurs heures, il faut que j’écrive immédiatement sinon tout est perdu. Après, je suis littéralement épuisé. Je laisse « reposer » sans y toucher pendant plusieurs semaines puis je corrige le texte avec rigueur et même sévérité ; le correcteur a un regard différent de l’écrivain. C’est une forme de dédoublement indispensable.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration ? Je crois avoir répondu à cette interrogation à la question 12

Des commandes d’ouvrages ? Oui par exemple, en 1993, j’ai participé à Qu’est-ce que la littérature érotique ? Soixante écrivains répondent, ouvrage collectif (Editions Zulma / La Maison des Ecrivains)  1993. Il m’arrive également de donner des poèmes ou des nouvelles pour des anthologies en France et à l’étranger. Quelquefois, ce sont des textes collectifs sur un thème précis, « engagé » comme Haïti ou les migrants.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes thèmes de prédilection sont la recherche de l’identité, le thème du double et la fuite du temps. Je suis également fasciné par l’Europe de l’Est. Dans mon théâtre et mes nouvelles, on trouve l’incompréhension entre les êtres humains supposés utiliser la même langue, un vocabulaire identique pour se comprendre. Tout peut arriver lorsque les choses se passent autrement que vous le prévoyez : les sentiments s’exacerbent, la violence surgit, tous les conflits deviennent possibles parce que certaines personnalités écrasent celle des autres pour survivre. C’est le sujet de deux de mes pièces Sur le quai et Après la bataille.

A partir du moment où ils sont couchés  sur le papier mes personnages existent dans la réalité, du moins à mes yeux. Je pense notamment au personnage de Laure Dujardin dans ma pièce Sur le quai. D’autres sont inspirés par des rencontres : Dans Ce soir vers 21 heures, le narrateur, un écrivain, fait la connaissance d’une jeune fille à un congrès de poésie en Roumanie. C’est une nouvelle autobiographique, j’ai rencontré Marika. J’ai écrit ce texte sous l’effet d’une émotion. Certains de mes poèmes sont dédiés à des artistes : Theo Angelopoulos, Paul Celan, Tatiana Samoïlova…par-delà la mort comme dans Bouria.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucun, je crois.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement ! J’ai du mal à faire un choix ! Camus, René Char, Pierre Reverdy, Kafka, tous les classiques russes…et beaucoup d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un roman de Michel Zevaco Les amants de  Venise.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je relis un manuscrit de poèmes Psaumes du mensonge, poèmes à lire avant la guerre. Je pense qu’il est achevé dans tous les sens du terme. Je suis en quête d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pas précisément, des projets encore vagues de voyages  sinon un choix de nouvelles aux Etats-Unis aux éditions Cervena Barva Press http://www.cervenabarvapress.com/

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site http://denis.emorine.free.fr (français/anglais/russe)

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Le .22/06/15

Denis EMORINE

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Denis EMORINE

 

Trois poèmes à Carmen

(Extraits de

Psaumes du mensonge (inédit) )

 

 

1

Carmen

Je voudrais retrouver la forme de tes bras

T’accompagner aux frontières de la mort

L’amour n’a plus d’odeur

Et la bouche est close

Je me sens si vieux Carmen

Alors que c’est toi qui es partie

Mais je ne t’en veux pas

D’avoir fermé la porte à double tour en sortant

 

Parfois je hais la métaphore

De mentir ainsi à ceux qui s’aiment

 

—————

2

Le monde ne fait plus le tour de ta maison

L’amour n’a plus de mots pour te  célébrer

J’existe à peine au moment de partir loin de toi

J’hésite à vivre

Je n’ose plus poser la main sur le papier trompeur

Lorsque j’ouvre la porte c’est pour constater que

L’obscurité durcit contre moi

La vérité est celle de la tombe

La terre n’a plus d’odeur même après la pluie

Le vent s’engouffre dans les jours défunts

Dans nos gestes déserts

Je voudrais m’arrêter quelque part

Pour te parler enfin

Pour enfoncer mes mains dans la boue

Et en recouvrir mon  visage

Parce que je ne sais plus aimer

 

———

3

Laisse-moi prendre ta main une dernière fois

Je sens déjà le froid m’envahir

Et la grimace de la mort

Figer mes pensées

J’essaierai je le jure

J’essaierai

De croire en ton Dieu

S’il te laisse une dernière fois

Prendre dans tes bras

Le petit garçon égaré

Pourquoi tournes-tu la tête

Au lieu de me sourire ?

Où t’enfuis-tu sans me regarder ?

J’ai peur d’oublier ton nom

Il pleut déjà

Sur les mots d’amour que  n’ai pas osé

Te murmurer Carmen

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couverture éter

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Je remercie sincèrement Denis EMORINE d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 24 juin 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Marie-Anne Bruch

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Anne Bruch

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie-Anne Bruch.

Mon parcours d’écriture poétique a commencé vers la fin de mon adolescence, dans les années 1990, et j’ai obtenu en 1996 le Prix Arthur Rimbaud pour un recueil, Tableautins, qui a été publié quelques années plus tard, en 2004. A partir de 2008 environ j’ai commencé à collaborer à plusieurs revues de Poésie comme Arpa, Friches, Décharge, A l’index, Verso, Diérèse, Le Coin de table, et quelques autres. Et en 2014, un autre de mes recueils, Ecrits la nuit, a été édité chez Polder, ce dont j’étais très heureuse.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai fait quelques études dans des domaines divers et variés : histoire de l’art, informatique, psychologie.

J’ai eu des emplois tout aussi variés : développeur informatique, aide-documentaliste, correctrice dans l’édition, etc.

Je pense qu’il est assez difficile de concilier emploi et écriture. Il m’est arrivé d’arrêter d’écrire pendant des périodes de plusieurs années pour cette raison. Mais heureusement, l’envie d’écrire finit toujours par resurgir.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je pratique la sculpture régulièrement, et, plus occasionnellement, la peinture.

Bien que je n’en joue pas, je n’imagine pas de passer une journée sans écouter de musique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs trouvent dans mes livres quelque chose qui leur importe et qui les éclaire, mais je ne cherche pas à les rencontrer, du moins pour le moment. Mais quand certains d’entre eux m’envoient des cartes ou des lettres j’en suis très touchée et flattée et, bien sûr, je leur réponds.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Pas pour le moment.

Je vois la poésie comme un art intimiste, qui se prête mal aux représentations publiques ou aux spectacles.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis l’âge de dix-huit ans mais, auparavant, j’avais déjà fait des tentatives d’écriture romanesque et de journal intime.

J’ai écrit dans ma vie une demi-douzaine de recueils de poésie dont deux ont été publiés.

J’ai également écrit deux pièces de théâtre, que j’ai préféré garder dans mes tiroirs car je n’en étais pas vraiment satisfaite.

Et j’ai écrit un roman en 2013-2014, pour lequel je n’ai pas encore de projet bien défini.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre s’appelle Ecrits la Nuit et il a été publié chez Polder.

C’est un livre qui a été écrit assez rapidement, en quelques mois à peine, et pour lequel je souhaitais adopter un style simple et méditatif, proche du journal intime.

Ecrits la nuit évoque les différentes heures de la nuit, le silence, la solitude, la paix intérieure, des états corporels, le passage du temps.

Ce recueil est suivi d’un autre recueil, Ecrits d’amour, qui a une tonalité un peu plus triste mais évoque les heures de la journée et la nature à la belle saison.

Pour ce livre, j’ai eu la chance d’avoir pour préfacier le poète Denis Hamel, et pour illustration de couverture une peinture originale de la poétesse Claire Ceira. Ils ont tous les deux contribué à rendre ce livre très réussi et proche de ce que j’imaginais.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer mon dernier ouvrage, Ecrits la nuit, en écrivant à la revue Décharge ou à l’éditeur Gros Textes.

Quant à mon précédent ouvrage, Tableautins, je suppose qu’on peut encore se le procurer par Internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne suis pas favorable au compte d’auteur, je trouve sans intérêt de dépenser beaucoup d’argent pour se retrouver avec des cartons de livres que l’on n’a pas la possibilité de diffuser. Or le but d’une édition est la diffusion du livre.

Je pense qu’un auteur doit concentrer ses efforts sur la recherche d’une publication à compte d’éditeur, même si c’est très long et laborieux. Cela peut prendre plusieurs années mais l’attente en vaut la peine.

 

A titre personnel, j’ai pu bénéficier d’une publication à compte d’éditeur pour mon dernier livre, et je n’ai jamais eu recours au compte d’auteur.

 

Je ne saurais vous répondre à propos des e-books, c’est un domaine que je connais trop mal pour en parler.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

D’essayer de ne pas subir sa vie.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère écrire de la poésie car chaque poème est un monde en soi et permet toutes les libertés. De plus la poésie s’accorde avec une inspiration assez brève, ce qui me convient bien.

 

Par contre, en tant que lectrice, j’aime autant la poésie que le roman. Je lis même des nouvelles et des pièces de théâtre.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris avec du papier et un stylo.  Je ne recopie un nouveau poème sur ordinateur que lorsqu’il a atteint sa version définitive. J’aime pouvoir raturer et faire plusieurs versions d’une même strophe.

J’écris souvent la nuit, chez moi. J’ai besoin de beaucoup de calme pour écrire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans ce qui m’entoure : paysages, conversations, livres ou revues, voire tableaux ou films … mais il m’arrive aussi de m’inspirer de souvenirs ou de réflexions plus abstraites.

Je n’ai pas eu de commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai écrit qu’un seul roman jusqu’à présent. Mes personnages étaient inspirés de personnages réels, de souvenirs bien précis.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’être patients et persévérants.

De chercher à toujours s’améliorer et surtout de ne pas faire d’autosatisfaction car elle est généralement déplacée et empêche d’évoluer.

De rester humble et ouvert face à la critique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie, Michaux, Reverdy, Claude Roy, Norge sans oublier les classiques incontournables : Rimbaud, Baudelaire, Verlaine … Et tant d’autres que j’oublie.

Pour les romans, j’ai toujours beaucoup aimé Kafka, Dostoïevski, Borges, Romain Gary, Albert Cohen, …

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis une anthologie de la poésie française aux éditions de la Pléiade, et je lis en parallèle Corps et biens, un recueil de poèmes de Robert Desnos.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je travaille sur un nouveau recueil, composé de poèmes en prose.

J’ai d’autres projets, sur lesquels je n’ai pas encore commencé à travailler, et qui seraient plutôt des idées de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, début mars doit paraître le numéro 28 de la revue A l’Index, dans laquelle quelques-uns de mes poèmes en prose récents seront publiés.

Et fin mars ou début avril doit paraître la revue Les Citadelles, dans laquelle certains sonnets de ma composition seront également publiés.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : laboucheaoreilles.wordpress.com.

Ce blog est surtout le reflet de mes goûts poétiques – c’est-à-dire que j’y parle rarement de moi-même – mais je donne tout de même des nouvelles de mes actualités de temps en temps, et je donne aussi parfois à lire certains poèmes inédits qui trouvent plus tard leur place en revue ou en recueil.

 

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Le  (mettre la date). 26/02/2015

Vos prénoms et noms

Marie-Anne Bruch

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Bruch-Marie-Anne-Tableautins

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Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.
Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.
Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.
Par des nuits
comme celle-là,
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.
L’espérance
supposait
trop de patience,
et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.
Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

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polder163-ecrits_la_nuit
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Je remercie sincèrement Marie-Anne Bruch  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 02 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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