JL à l’écoute de … Marie PONTIES

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie PONTIES

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie Pontiès et j’ai 17ans, j’habite à Lavaur (81) et je passe en Terminale S en Septembre. J’ai vraiment commencé à écrire en 4ème, lorsque j’ai appris en cours de français les nouvelles à chute. Dans cette même année, un concours de poésie organisé entre les deux collèges de ma ville m’a permis de confirmer ma passion pour l’écriture, confirmation que j’ai eu deux ans de suite en étant primée à ce concours, et à d’autres concours de nouvelles comme le concours de « Tarn et Dadou », de Maux ou encore celui des « Gourmets de Lettres » à Toulouse ; et c’est comme cela que j’ai décidé de rassembler toutes ces nouvelles dans un recueil.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je me suis vraiment mise à l’écriture en 4ème, avant je me contentais seulement de travailler à l’école, je dessinais beaucoup et je me consacrais à mon sport, le judo.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je dessine tout le temps. J’aime beaucoup le théâtre (même si je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire, j’ai toujours trouvé passionnant de se mettre dans la peau d’un personnage) et la musique, j’aime particulièrement le rock et la pop et je joue du piano. Je pratique aussi un sport depuis que j’ai 5 ans, le judo, mais cette année j’ai dû m’arrêter à cause d’une blessure, je passerai donc ma ceinture noire l’année prochaine.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je voudrais juste que mes lecteurs se laissent emporter, oublient leurs soucis et prennent du plaisir en me lisant. J’aimerais qu’en refermant mon livre ils se disent « Ah, j’ai passé un bon moment !». C’est mon objectif, et c’est tout ce que j’attends de mes lecteurs. Je me fais connaître par de petits événements, comme une séance de dédicace à la librairie de ma ville, mais ce qui marche le mieux est le bouche à oreille. Lorsque quelqu’un m’achète un livre, je lui donne lorsque j’en ai l’occasion, mon adresse mail pour qu’il puisse me donner son avis. C’est très important pour moi de savoir ce que mes lecteurs pensent, que ce soit positif ou négatif.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait plusieurs séances de dédicaces dans mon village et dans ma ville, et je participe tous les ans au Salon du livre international de Mazamet.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Petite, j’aimais déjà beaucoup inventer des histoires, et j’ai toujours écrit (d’ailleurs, plusieurs esquisses de romans dorment dans mon placard), mais j’ai vraiment eu le déclic lors d’un concours de poésie organisé par mon collège. J’ai été primée deux fois de suite, et ce sont sur ces deux ans que j’ai écrit mon premier recueil de nouvelles.

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7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon unique livre publié est un recueil de nouvelles, intitulé « L’Assassin et autres nouvelles insolites », aux éditions Édilivre. Il contient sept nouvelles courtes traitant des sujets divers, comme l’art, la guerre, l’astronomie… J’ai vraiment essayé de diversifier les sujets pour qu’il y en ait pour tous les goûts et tous les âges. J’aurai bientôt le plaisir de pouvoir présenter mon deuxième recueil de nouvelles et mon premier roman, en ce moment en cours de correction.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer ce livre dans n’importe quelle librairie sur commande. Il est aussi référencé sur tous les sites de distribution, comme Amazon ou la Fnac, mais vous pouvez aussi le commander sur le site de l’édition www.edilivre.com.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Pour ma part, j’ai été publiée dans une édition participative, et pour se lancer, s’éditer à compte d’auteur ou se faire éditer à compte participatif peut constituer un bon début. Cependant je pense que le mieux reste l’édition traditionnelle à compte d’éditeur, mais les places sont chères et prisées. De plus, les nouvelles sont mal-aimées des lecteurs français, et je n’ai pas trouvé mieux pour des nouvelles qu’une édition participative. L’e-book n’est pas encore très répandu, mais je pense que c’est l’avenir. Moins cher, plus nomade, je suis persuadée que l’e-book se fera une place dans le cœur des lecteurs.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour écrire, je citerais le conseil d’un auteur qui le tient lui-même de son mentor : pour devenir écrivain, il faut trois choses : lire, lire et encore lire. Une citation plus générale qui m’a permis de voir la vie autrement : c’était 3 ou 4 ans plus tôt, lorsque j’avais un plâtre, je ne pouvais pas participer à une importante compétition de judo, à Paris. Comme je n’arrivais pas à me résigner, mon père m’avait sortie la citation d’un empereur romain qui disait ceci : « qu’on me donne la force de changer ce qui peut être changé et d’accepter ce qui ne peut pas l’être ». Depuis je me tiens à cela.

Et pour la fin de l’histoire, je suis tout de même allée à cette compétition en tant qu’observateur où j’ai même pu obtenir un autographe de Teddy Rinner !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis pas fan des biographies, que ce soit à lire ou à écrire ; cependant, j’aime lire les romans. Je lis ou écris aussi volontiers nouvelles ou poésies lorsque j’ai un peu de temps. Je vais pour cela sur un site nommé « Short Édition », une plate-forme qui permet de publier ou de lire des poèmes ou textes courts. Mes poésies préférées à écrire restent les haïkus, de courtes poésies asiatiques de composition métrique 5/7/5. Je me suis aussi essayée au roman, et je peux dire que c’est très différent de l’écriture d’un recueil de nouvelles !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris souvent sur mon ordinateur ; il arrive que j’écrive en musique, mais c’est rare car elle m’empêche parfois de me concentrer. À l’époque du concours de poésie, j’étais tellement inspirée que je ne pouvais pas attendre d’être chez moi et j’écrivais des nouvelles ou des poésies en cours. Cela m’arrive moins maintenant, notamment parce que le travail demandé en cours est plus conséquent, je n’ai plus la possibilité d’écrire pendant ces heures. Je prévois donc des temps d’écriture pendant le week-end, par exemple, et je m’installe à mon bureau, devant mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Pour m’inspirer, je lis une nouvelle ou une poésie sur mon site préféré avant de commencer. Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage mais j’écris souvent mes nouvelles sur un thème précis, cela me permet de chercher et de trouver des idées. Je fais de nombreux concours de nouvelles parce qu’ils imposent souvent un sujet.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour construire une intrigue, il me faut d’abord une vague idée. Je m’accorde ensuite des moments, comme avant de m’endormir par exemple, pour l’approfondir, la travailler, chercher ce que je peux en tirer. Une intrigue de nouvelle n’est pas très longue à construire (dans l’ordre d’un mois), par contre les intrigues de mon prochain roman m’ont pris presque un an. Les personnages viennent souvent avant l’intrigue. Ce sont d’ailleurs sur leur (s) particularité (s) que sont souvent construites les intrigues. Mes personnages ne sont pas inspirés de personnes réelles. Il m’est déjà arrivé de mettre un personnage inspiré d’une personne connue pour lui rendre hommage, mais je m’efforce de les imaginer par rapport au monde dans lequel ils vont évoluer et par rapport à ce que je veux faire apparaître chez eux ou passer comme message. Créer et faire évoluer un personnage, c’est un peu comme jouer au théâtre : quand on passe à un autre personnage, on change de costume, on pleure ou on rit avec lui comme des acteurs dans une pièce de théâtre. J’aime beaucoup varier mes personnages pour avoir un maximum de points de vue, ils sont autant de costumes de scène qu’on met puis que l’on quitte, et une fois la nouvelle finie, on change de pièce, de costume, d’atmosphère. Je prends du temps pour bien les travailler, je fais des fiches personnage et je les dessine, car je pense que plus on connaît bien ses personnages, mieux on les retranscrit dans son manuscrit et mieux la nouvelle ou le roman est réussi.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire, lire et lire ; je pense que c’est fondamental pour améliorer ses écrits… et ne jamais se démotiver, malgré tout ce qui peut arriver.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai beaucoup lu de romans d’héroïque-fantaisie, dont ceux d’Anne Robillard, de Serge Brussolo, d’Éric l’Homme et les incontournables Harry Potter de JK Rowling. Je me suis mise aussi récemment aux classiques, et j’aime beaucoup le style de Victor Hugo et de Camus. Côté nouvelles, mes auteurs préférés restent Anna Gavalda et Guy de Maupassant.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je suis en train de lire « Nous les dieux » de Werber. J’ai le projet de dévorer tous ses livres tant ma sœur m’en a dit du bien !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai deux projets en cours : le premier est un autre recueil de nouvelles (un peu dans le même style du précédent recueil) qui devrait paraître aux Éditions Édilivre vers la fin de l’année/début de l’année prochaine, et un roman mêlant science-fiction et roman jeunesse en cours de relecture.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je fais tous les ans le Salon du livre de Mazamet, devenu pour moi un événement incontournable, et j’attends la sortie de mon deuxième livre pour recommencer les séances de dédicaces.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités et mes parutions sur le site www.edilivre.com.

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Le 11 août 2017

Marie PONTIES

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https://www.edilivre.com/l-assassin-et-autres-nouvelles-insolites-marie-ponties.html#.WZFuGVFJbIU

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Extrait de « L’assassin et autres nouvelles insolites », 1ère nouvelle.

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La nuit est tombée. Tout est silencieux dans la maison. Dans le lit, je contemple le visage paisible d’Eléna. Je l’aime tellement. Je ne pourrais vivre sans elle. Pourtant, la nuit s’est levée et il fallait que je parte. Cet instinct qui me dictait ses sombres desseins et dont j’étais la marionnette, me l’ordonnait. Je regarde une dernière fois la belle femme brune. Sa chevelure soyeuse l’entoure comme une couronne. Un rayon de lune effleure discrètement sa joue. Je soupire. Elle dort d’un sommeil profond ; je ne risque pas de la réveiller.

Je sors du lit sans faire aucun bruit et me faufile dans l’entrebâillement de la porte. Elle n’aime pas ce que je fais. Elle n’a pas les mêmes pensées que moi mais elle m’aime quand même…

Et c’est le principal.

Je traverse la maison à pas de loup, guidé par la lumière de la lune. Je pense à ma prochaine victime.

Je sors enfin de la maison par la petite porte. La lune m’aveugle et la fraîcheur glace mes os. Mais rien n’arrêtera la mission qui m’a été confiée. Silencieux et concentré, je reprends mon chemin. Dans la petite rue exiguë, l’astre blanc me regarde d’un air réprobateur ; comme s’il savait que j’allais commettre un meurtre. Mais je n’ai pas de soucis à me faire. La lune avait peut-être des yeux mais elle n’avait pas de bouche. Elle ne pourra pas avertir celle que je dois tuer ce soir. Souple et gracieux, je saute, je glisse, je vire dans la nuit sombre, traversant la ville déserte à cette heure. Sous mes pas, le pavé est dur et froid. Il est traître. La bruine le rend glissant. Chaque pas peut être entendu. Pas un bruit… Rien ne m’importait plus que mon objectif.

Soudain, je m’arrête, tous mes sens aux aguets.

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Je remercie sincèrement Marie PONTIES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET  16  août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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LE Gagnant, Guy de Saint-Roch

LE Gagnant

par Guy de SAINT-ROCH

Ophildespages éditions

275 pages – 20 Euros,

ISBN : 9 782917 602416

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Quatrième de Couverture

Tugdual Vignand a un patronyme qui n’est pas commun.

C’est normal puisque c’est un nom propre !

C’est un « homme blanc, normal », comme disait Coluche.

Comme beaucoup, il a des soucis récurrents avec son compte bancaire.

Et il a aussi de drôles d’habitudes…

Un jour, il achète un billet du Loto.

Bingo ! C’est le plus gros gain depuis que le loto existe ! Enorme !

Tugdual tarde à s’apercevoir que c’est vraisemblablement lui LE gagnant.

Il a perdu son billet…

Il le retrouve enfin et devient milliardaire, du jour au lendemain…

Que va-t-il faire de toute cette fortune ?

Sera-t-il capable de résister à la puissance de l’argent ? Comment l’utiliser ?

Le lecteur va vivre une multitude d’aventures hilarantes, mais aussi réalistes

en compagnie de ce jeune quadragénaire sympathique et fidèle à une certaine

éthique.

Attention, ça va commencer ! Accrochez-vous bien…

 

« Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le !  » (Jules Renard)

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Un extrait :

Au 17, l’ascenseur n’était jamais en panne. On ne risquait absolument rien, puisqu’il n’y en avait pas !
En attendant, Tugdual devait se coltiner les deux étages. Deux niveaux élevés comme dans ces anciennes demeures dont les plafonds flirtent avec les trois mètres soixante-dix.
Soixante-quatorze marches hautes, d’un escalier en bois sombre, puis quasiment noir dans la seconde partie, devaient être escaladées, pour arriver à l’avant-dernier palier, dans le petit appartement qu’il louait depuis maintenant une quinzaine d’années.
Il n’était point atteint de climacophobie(1), mais souvent, Tugdual y arrivait essoufflé, quelquefois haletant, rarement
suffoqué, mais toujours oppressé.
Il n’était pas question de réclamer aux propriétaires l’installation d’un petit ascenseur, cette bête féroce toujours
mise en cage, ces derniers refusant catégoriquement le moindre investissement dans l’immeuble qu’ils possédaient. Même au titre de l’entretien ! Ce qui engendrait un vieillissement prématuré des structures de l’immeuble.
De plus, l’agent immobilier qui « gérait » les trois locaux que comportait la propriété, avait un égo démesuré, directement proportionnel avec le degré de son incapacité notoire.
Pour plaire à ses clients propriétaires, il préférait privilégier la ligne des honoraires plutôt que celle de l’entretien. La facture semestrielle réglementaire n’était ainsi pas trop élevée.
Donc, chaque fois que Tugdual se trouvait en bas de ce fameux escalier, il en était venu à systématiquement essayer de reporter sa montée… Tout y passait.
Tous les motifs étaient recevables pour nourrir son aversion à entamer cette ascension. Une course oubliée, un petit tour à faire, un détail à contrôler, un copain à voir… Tout y passait.
Bref, il lui fallait inventer une échappatoire.

(1) Climacophobie : la peur des escaliers est une maladie méconnue, mais
répandue. Elle se traduit par une appréhension à descendre des escaliers. Or,
avant de descendre les marches, il faut (généralement) les monter…

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Ce que j’en pense

C’est l’histoire d’un mec qui gagne au Loto une somme pharaonique correspondant à son numéro de Sécurité Sociale, un nombre à treize chiffres. De quoi vivre longtemps sans soucis ! Du moins, c’est ce que l’on croit, car l’auteur lui en a inventé des soucis à notre héros.

Guy de Saint-Roch n’est pas à court d’idées. Il a raté sa vocation, il aurait dû être lanceur de créations.

Le style est alerte, tient en éveil. On veut savoir savoir la suite. Non seulement, il invente ou plutôt précède de nouvelles voitures, des associations humanitaires, il fait du sport de combat, il ne dédaigne pas le coup de poing, il fait même part d’une vision politique propre à son héros.

Bref, il n’y a pas le temps de s’ennuyer. Pour les temps de pluie pendant les vacances, vous ne verrez plus que les pages se tourner rapidement.

 

Lisez-le !

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L’auteur

Juriste, Guy de Saint-Roch est aussi un écrivain français.

Son style, très agréable à lire, est reconnu par les médias et les lecteurs comme possédant un véritable souffle.

Il pratique avec bonheur tous les styles : romans d’aventures, d’anticipation, d’espionnage et policier. Sciences fiction, histoires érotiques, uchronies politiques, biographies, livres de vie…

Son écriture est précise, percutante et critique.

L’humour sous toutes ses formes est omniprésent.

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Pour en savoir plus sur l’auteur, suivez ce lien :

https://librebonimenteur.net/2017/03/04/jl-a-lecoute-de-guy-de-saint-roch/

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Vous pouvez le joindre et en savoir plus sur cet auteur à travers son site :

https://www.guydesaintroch.fr/

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Jean-Louis RIGUET 12 août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

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Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

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A très bientôt !

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Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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La mort en berne, Denis Emorine

LA MORT EN BERNE

Denis Emorine

Cinq Sens Editions

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Denis Emorine

m’informe de la sortie de son dernier livre

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/fiction/93-la-mort-en-berne.html

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Voici son dossier de presse :

Dossier de presse – La mort en berne

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Denis Emorine avait eu la gentillesse de participer 

à ma chronique JL à l’écoute de …

https://librebonimenteur.net/2015/06/24/jl-a-lecoute-de-denis-emorine/

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Jean-Louis RIGUET 26 juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le Poème de la semaine n° 25


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Le Poème de la semaine n° 25

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La Tornade

 

 

 

La noirceur du ciel est d’un mauvais présage

Au loin des éclairs éblouissent les nuages

Devenue silencieuse la plaine patiente

En adoptant une allure de chien battu

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En signe de déférence à l’inévitable adversité

Les arbres inclinent leurs branches

L’horizon bouché dévoile un long V noir

Avec deux branches à droite et à gauche

Au-dessous desquelles l’étrangeté s’éclaire

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Lugubrement elle arrive dans un manteau de vent

Arrosée des larmes de pluie et de …

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La suite sur :

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Le Poème de la semaine n° 23

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Le Poème de la semaine n° 23

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Je hais la haine (haïkus)

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Je hais la haine

Ce soir le crabe m’habite

Pourtant je l’aime

 

Cancer des pensées

La haine comme un …

 

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La suite sur :

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Les corps brisés, Elsa Marpeau

Les corps brisés

Elsa Marpeau

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GALLIMARD éditions

Série noire

 240 pages – Avril 2017 – Prix 19 €

ISBN 978 2 07 272742 9

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http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Romans-noirs/Les-corps-brises

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Quatrième de couverture

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ».

Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien …

Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller plaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

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Extraits :

Page 17

Elle doit gagner. Elle accélère. La vitesse la grise. La voiture glisse. Elle est à deux cents kilomètres-heure, maintenant. Son copilote lui dit quelque chose, il veut l’alerter sur une note qu’elle a prise lors des repérages. Un virage dangereux. Elle se tourne légèrement pour lui répondre. Revient vers la route. Trop tard. Sur sa droite, un talus d’herbe et de terre. Les poteaux électriques forment des bornes irréelles. Un passage d’ombre, puis le soleil à nouveau, éblouissant. Son halo irisé brouille son champ de vision. Les couleurs se décomposent, formant un bouquet arc-en-ciel sur la vitre. Sur sa gauche, la roche affleure, couverte d’herbes, de mousses. Des sapins s’élancent en hauteur comme un mur éternellement vert.

Page 35

Allongée dans le lit médicalisé, Sarah observe ses jambes inertes. Ses jambes mortes, qui pourtant ont commencé à la faire souffrir. Depuis quelques jours, elle est réveillée la nuit par d’atroces crampes contre lesquelles elle ne peut pas lutter car cela supposerait justement de se mouvoir, poser ses pieds au sol, tendre et détendre les muscles. Elle s’efforce de se rappeler qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, elles ont été fuselées, douces et musclées. Mais le souvenir reste plaqué, on dirait qu’elle l’invente.

Page 50

Personne ne l’a prévenue que, en plus du reste, elle souffrirait de constipation ; personne ne l’a prévenue non plus qu’elle arrêterait d’avoir ses règles. Plus rien. D’un coup, son corps a refusé de saigner. Le tuyau s’est coupé net. Les ovules se sont recroquevillés sur eux-mêmes. La matrice s’est refermée. Son organisme s’est mis sur pause. Il s’est figé.

Sarah ne s’est jamais vraiment habituée à être déshabillée, frottée, torchée. La pire des pertes, à l’hôpital comme en soins de suite, c’est celle de l’intimité. N’être nulle part à l’abri des regards. Nulle part où l’on puisse baiser, pisser, respirer, vivre hors d’atteinte.

Page 105

Après le départ d’Alexandre, Sarah se redresse, parvient à s’asseoir et, maniant la télécommande pour faire descendre le lit le plus bas possible, glisse dans son fauteuil. C’est une de ses dernières victoires. Désormais, grâce à la force de ses bras et de ses abdominaux, elle peut se soulever entièrement et se déplacer sans aide dans tous les lieux conçus pour un fauteuil roulant; Ces progrès, elle les doit à l’assiduité du kiné, Luc Ferrier, qui jour après jour s’acharne sur son corps. Le tord, le masse, le rafistole.

Elle enfile une robe qu’elle passe par la tête et dont elle tirer l’ourlet sur ses cuisses. Depuis l’accident, se préparer est devenu une épreuve lente et complexe. Elle a beau se dépêcher, ses gestes doivent paraître d’une infinie lenteur aux yeux d’un étranger.

Page 125

Ici, en haut, elle a fait un apprentissage forcé de la contemplation. Elle sait maintenant les bleus des crêtes rocheuses, les verts de la forêt selon l’heure du jour. Même le printemps est différent entre avril et mai. La qualité de lumière, toujours éblouissante, a changé. Les brumes matinales ont définitivement disparu, laissant place à des tons roses irisés dès les premières lueurs de l’aube. Elle a appris à guetter les signes du monde extérieur et leurs infimes variations, en même temps qu’elle a développé ses facultés de réflexion.

Page 173

Dans le parc, les pensionnaires vaquent à leurs activités ordinaires. Ils tapent le carton, fument de pathétiques cigarettes roulées, attendent. Dans ce clair-obscur où l’ennui règne en maître, dans ce monde en demi-teinte le plus proche possible de ce que pourrait être l’enfer, tous acceptent leur sort en courbant l’échine. Au fond, ils arrivent au centre déjà détraqués, humiliés, battus, déchiquetés. Déjà à bout de souffle. Déjà morts. Contrairement aux autres, les gens de là-bas, ils prennent l’habitude de supporter le pire. Le départ de Clémence a constitué pour elle une dernier sursaut, l’ultime refus de se contenter de son sort. Désormais, Sarah se dit qu’elle doit devenir comme eux. Se résigner.

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Ce que j’en pense

Je viens de terminer la lecture des Corps Brisés et il est difficile d’en ressortir indemne.

La jeune femme est sûre d’elle, elle veut gagner devant son rival masculin depuis longtemps. La voiture va vite, très vite, trop vite. C’est le début d’un calvaire. Aggravé par la volonté des hommes avides.

L’atrocité contée, avec talent il faut le souligner, existe-t-elle vraiment ? On n’ose l’imaginer et pourtant c’est une histoire réelle qui a conduit l’auteure à écrire ce roman noir. Inhumain, atroce, terrible, ces mots, ces maux, sont décrits avec une soif de détail dans une méticulosité froide et clinique.

Le ton est torturé à l’image des souffrances de Sarah. On perd la réalité des mots pour s’échapper dans la vérité criante du virtuel vrai. La vulnérabilité de Sarah est décrite avec précision, ainsi que sa psychose, ses ressentis, ses pensées. J’ai mal pour elle. L’auteure raconte parfaitement le milieu très particulier de l’hôpital et l’atmosphère qui y règne et qui, parfois, confine au fantastique. Les situations de faiblesse des patients, les émotions, même les sensations, sont relatées avec minutie.

Le style est haletant, l’écriture est vive, les phrases sont courtes. On a envie à la fois de connaître la suite mais sans aussi ne rien rater, tant les détails sont importants. Sarah est-elle devenue folle ou est-ce le lecteur qui le devient ?

Plusieurs niveaux de lecture cohabitent. Thriller noir et cruel. Introspection précise de Sarah. Navigation dans la folie, sur les bords de la folie. Emprisonnement du corps et de l’esprit. Nudité de la souffrance. Réappropriation de l’être en rééducation. Sentiment de destruction, d’inutilité de la vie, d’angoisse, de tension. Enfermement des corps brisés. Détresse psychologique. Perversité des hommes. Mais aussi espoir dans la rééducation, dans la réparation des handicaps.

C’est un huit clos angoissant sur l’handicap et le réapprentissage de la vie.

C’est une réussite. Ce roman noir dépeint une histoire cruelle dans un style que j’aime. Je vous le recommande.

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L’AUTEURE

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Après Les yeux des morts (prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011), et L’expatriée (prix La plume de cristal 2013), elle continue à tracer son sillon dans le champ du roman noir français avec Les corps brisés, son cinquième livre dans la Série Noire.

Du même auteur

Aux Editions Gallimard

Les yeux des Morts, Série Noire, 2010 (Folio Policier n° 656)

Black Blocs, Série Noire, 2012

L’expatriée, Série Noire, 2013 (Folio Polivier n° 736)

Petit éloge des brunes (Folio 2€, 2013)

Et ils oublieront la colère, Série Noire, 2015

Chez d’autres éditeurs

Recherche au sang, Editions du Félin, 2003

En pièces, Editions du Panama, 2006

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Si vous souhaite en savoir plus sur Elsa Marpeau, suivez ce lien :

https://librebonimenteur.net/2016/03/10/jl-a-lecoute-de-elsa-marpeau/

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Un livre à lire absolument !

 

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 10 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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