Le Poème de la semaine n° 23

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Le Poème de la semaine n° 23

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Je hais la haine (haïkus)

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Je hais la haine

Ce soir le crabe m’habite

Pourtant je l’aime

 

Cancer des pensées

La haine comme un …

 

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La suite sur :

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Les corps brisés, Elsa Marpeau

Les corps brisés

Elsa Marpeau

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GALLIMARD éditions

Série noire

 240 pages – Avril 2017 – Prix 19 €

ISBN 978 2 07 272742 9

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http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Romans-noirs/Les-corps-brises

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Quatrième de couverture

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ».

Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien …

Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller plaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

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Extraits :

Page 17

Elle doit gagner. Elle accélère. La vitesse la grise. La voiture glisse. Elle est à deux cents kilomètres-heure, maintenant. Son copilote lui dit quelque chose, il veut l’alerter sur une note qu’elle a prise lors des repérages. Un virage dangereux. Elle se tourne légèrement pour lui répondre. Revient vers la route. Trop tard. Sur sa droite, un talus d’herbe et de terre. Les poteaux électriques forment des bornes irréelles. Un passage d’ombre, puis le soleil à nouveau, éblouissant. Son halo irisé brouille son champ de vision. Les couleurs se décomposent, formant un bouquet arc-en-ciel sur la vitre. Sur sa gauche, la roche affleure, couverte d’herbes, de mousses. Des sapins s’élancent en hauteur comme un mur éternellement vert.

Page 35

Allongée dans le lit médicalisé, Sarah observe ses jambes inertes. Ses jambes mortes, qui pourtant ont commencé à la faire souffrir. Depuis quelques jours, elle est réveillée la nuit par d’atroces crampes contre lesquelles elle ne peut pas lutter car cela supposerait justement de se mouvoir, poser ses pieds au sol, tendre et détendre les muscles. Elle s’efforce de se rappeler qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, elles ont été fuselées, douces et musclées. Mais le souvenir reste plaqué, on dirait qu’elle l’invente.

Page 50

Personne ne l’a prévenue que, en plus du reste, elle souffrirait de constipation ; personne ne l’a prévenue non plus qu’elle arrêterait d’avoir ses règles. Plus rien. D’un coup, son corps a refusé de saigner. Le tuyau s’est coupé net. Les ovules se sont recroquevillés sur eux-mêmes. La matrice s’est refermée. Son organisme s’est mis sur pause. Il s’est figé.

Sarah ne s’est jamais vraiment habituée à être déshabillée, frottée, torchée. La pire des pertes, à l’hôpital comme en soins de suite, c’est celle de l’intimité. N’être nulle part à l’abri des regards. Nulle part où l’on puisse baiser, pisser, respirer, vivre hors d’atteinte.

Page 105

Après le départ d’Alexandre, Sarah se redresse, parvient à s’asseoir et, maniant la télécommande pour faire descendre le lit le plus bas possible, glisse dans son fauteuil. C’est une de ses dernières victoires. Désormais, grâce à la force de ses bras et de ses abdominaux, elle peut se soulever entièrement et se déplacer sans aide dans tous les lieux conçus pour un fauteuil roulant; Ces progrès, elle les doit à l’assiduité du kiné, Luc Ferrier, qui jour après jour s’acharne sur son corps. Le tord, le masse, le rafistole.

Elle enfile une robe qu’elle passe par la tête et dont elle tirer l’ourlet sur ses cuisses. Depuis l’accident, se préparer est devenu une épreuve lente et complexe. Elle a beau se dépêcher, ses gestes doivent paraître d’une infinie lenteur aux yeux d’un étranger.

Page 125

Ici, en haut, elle a fait un apprentissage forcé de la contemplation. Elle sait maintenant les bleus des crêtes rocheuses, les verts de la forêt selon l’heure du jour. Même le printemps est différent entre avril et mai. La qualité de lumière, toujours éblouissante, a changé. Les brumes matinales ont définitivement disparu, laissant place à des tons roses irisés dès les premières lueurs de l’aube. Elle a appris à guetter les signes du monde extérieur et leurs infimes variations, en même temps qu’elle a développé ses facultés de réflexion.

Page 173

Dans le parc, les pensionnaires vaquent à leurs activités ordinaires. Ils tapent le carton, fument de pathétiques cigarettes roulées, attendent. Dans ce clair-obscur où l’ennui règne en maître, dans ce monde en demi-teinte le plus proche possible de ce que pourrait être l’enfer, tous acceptent leur sort en courbant l’échine. Au fond, ils arrivent au centre déjà détraqués, humiliés, battus, déchiquetés. Déjà à bout de souffle. Déjà morts. Contrairement aux autres, les gens de là-bas, ils prennent l’habitude de supporter le pire. Le départ de Clémence a constitué pour elle une dernier sursaut, l’ultime refus de se contenter de son sort. Désormais, Sarah se dit qu’elle doit devenir comme eux. Se résigner.

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Ce que j’en pense

Je viens de terminer la lecture des Corps Brisés et il est difficile d’en ressortir indemne.

La jeune femme est sûre d’elle, elle veut gagner devant son rival masculin depuis longtemps. La voiture va vite, très vite, trop vite. C’est le début d’un calvaire. Aggravé par la volonté des hommes avides.

L’atrocité contée, avec talent il faut le souligner, existe-t-elle vraiment ? On n’ose l’imaginer et pourtant c’est une histoire réelle qui a conduit l’auteure à écrire ce roman noir. Inhumain, atroce, terrible, ces mots, ces maux, sont décrits avec une soif de détail dans une méticulosité froide et clinique.

Le ton est torturé à l’image des souffrances de Sarah. On perd la réalité des mots pour s’échapper dans la vérité criante du virtuel vrai. La vulnérabilité de Sarah est décrite avec précision, ainsi que sa psychose, ses ressentis, ses pensées. J’ai mal pour elle. L’auteure raconte parfaitement le milieu très particulier de l’hôpital et l’atmosphère qui y règne et qui, parfois, confine au fantastique. Les situations de faiblesse des patients, les émotions, même les sensations, sont relatées avec minutie.

Le style est haletant, l’écriture est vive, les phrases sont courtes. On a envie à la fois de connaître la suite mais sans aussi ne rien rater, tant les détails sont importants. Sarah est-elle devenue folle ou est-ce le lecteur qui le devient ?

Plusieurs niveaux de lecture cohabitent. Thriller noir et cruel. Introspection précise de Sarah. Navigation dans la folie, sur les bords de la folie. Emprisonnement du corps et de l’esprit. Nudité de la souffrance. Réappropriation de l’être en rééducation. Sentiment de destruction, d’inutilité de la vie, d’angoisse, de tension. Enfermement des corps brisés. Détresse psychologique. Perversité des hommes. Mais aussi espoir dans la rééducation, dans la réparation des handicaps.

C’est un huit clos angoissant sur l’handicap et le réapprentissage de la vie.

C’est une réussite. Ce roman noir dépeint une histoire cruelle dans un style que j’aime. Je vous le recommande.

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L’AUTEURE

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Après Les yeux des morts (prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011), et L’expatriée (prix La plume de cristal 2013), elle continue à tracer son sillon dans le champ du roman noir français avec Les corps brisés, son cinquième livre dans la Série Noire.

Du même auteur

Aux Editions Gallimard

Les yeux des Morts, Série Noire, 2010 (Folio Policier n° 656)

Black Blocs, Série Noire, 2012

L’expatriée, Série Noire, 2013 (Folio Polivier n° 736)

Petit éloge des brunes (Folio 2€, 2013)

Et ils oublieront la colère, Série Noire, 2015

Chez d’autres éditeurs

Recherche au sang, Editions du Félin, 2003

En pièces, Editions du Panama, 2006

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Si vous souhaite en savoir plus sur Elsa Marpeau, suivez ce lien :

https://librebonimenteur.net/2016/03/10/jl-a-lecoute-de-elsa-marpeau/

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Un livre à lire absolument !

 

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 10 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Sans Totem Ni Tabou, Rodolphe Oppenheimer et Sophie Sendra

Sans Totem Ni Tabou

Regards Croisés – Correspondances

Rodolphe Oppenheimer

et Sophie Sendra

 

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RAMSAY éditions

 240 pages – Mars 2017 – Prix 19 €

ISBN 9 7828 12200649

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Quatrième de couverture

En 2014, faisant suite à une première correspondance entre Sophie Sendra et Rodolphe Oppenheimer, publiée dans le Bsc News Magazine, une amitié naît à mille kilomètres de distance. En janvier 2016, sur une période de six mois, ils ont échangé Sans Totem ni Tabou, sur la politique française et internationale, la psychanalyse, la philosophie, etc.

Ce qui a guidé ces échanges est l’amitié et une pensée Humaniste partagée malgré des désaccords. Un an après cette correspondance, le recul permet de voir ce que ces deux intellectuels avaient analysé judicieusement : les « mouvements » du monde que nous observons aujourd’hui.

Le dialogue qui se dégage de cette relation épistolaire montre que deux personnes aux vies et aux parcours si différents, séparées par la distance, l’une athée, l’autre croyante, peuvent être proches dans la façon dont il faut combattre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes. Les échanges d’idées et de points de vue font avancer la réflexion sur le monde tel qu’il se déroule.

Simple dans sa lecture, cet ouvrage se veut accessible à tous. La relation épistolaire oblige à expliquer, à développer, à traduire les pensées.

Dans un monde fait de téléphones hyper connectés, de textos, ces échanges permettent la « lenteur » du dialogue face à la rapidité des petites phrases.

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Extraits :

Volontairement je n’ai pas indiqué qui était l’auteur de chaque extrait.

………….

Bien des choses se sont passé. Après les attentats de Bruxelles, ce sont ceux de la Promenade des Anglais que nous avons vus surgir. Tu t’en es inquiété d’ailleurs. Il y a eu l’élection de Donald Trump, les primaires de la gauche, la « défection » du Président Hollande, la montée des nationalismes, etc.
Nous nous sommes vus en novembre dernier pour le Prix Edgar Faure. Paris est une ville étrange et attirante que je ne revois chaque année que pour cette occasion. Peu à l’aise dans les cérémonies, je regarde souvent le monde comme s’il m’échappait – sorte d’étude sociologique des comportements humains. Une part de curiosité scientifique s’empare de moi et je me dis que je suis finalement « lost in translation », comme perdue en traduction…
Nous nous appelons parfois, rapidement, très vite pour telle ou telle question et, comme un rendez-vous, nous nous écrivons en gardant cette forme si particulière de l’échange plein et entier.
Quel bonheur.

…….

La manufacture Jaeger-LeCoultre a créé, il y a déjà bien longtemps, une montre baptisée poétiquement « Reverso ». Il est possible d’en retourner le cadrant afin de se soustraire au temps, de se cacher de l’heure, de s’échapper de la vie. La montre n’est qu’un marqueur du temps qui passe, qui relate. Le Prix Edgar Faure est lui aussi un symbole d’une année qui s’est écoulée. Chaque édition est une année de plus ou de moins, cela dépend si l’on voit le verre
de la vie à moitié vide ou à moitié plein, si on est optimiste ou au contraire pessimiste. Tu l’évoques à juste titre à propos de l’échange épistolaire, entre un correspond croyant et l’autre hâtée. À ce titre, récemment, en évoquant les dérives populistes que le monde rencontre, un ami juif ashkénaze me mettait en garde et prononça cette phrase terrible : « En 1943, les juifs pessimistes étaient à Hollywood, les juifs optimistes se trouvaient à Auschwitz ».

………..

En te lisant, j’aime cette phrase : « Je t’avais contacté parce que tu publiais ce livre… » Je pense donc publier plus souvent… J’occupais et j’exerçais au moment de la sortie de mon livre, Edgar Faure, secrets d’État, secrets de famille, la fonction de Maire-adjoint délégué à Clichy dans les Hauts de Seine.
J’étais donc en ce sens un homme politique en action, nanti d’un mandat électif. « L’éloignement aide parfois à mieux s’aimer, mieux se comprendre », chantait Alain Barrière dans sa chanson Tu t’en vas. Je fais allusion à cette notion de distance, car je ne crois pas en celle-ci. J’entends par là que l’espace n’est que le vide que l’on veut bien laisser s’installer entre deux choses ou deux personnes ; autrement dit, je me sens infiniment plus proche de toi
que de beaucoup de mes voisins.

……

Si Edgar Faure est un peu érigé dans ma vie comme une statue ou un monument que je contemple du matin au soir, sur mes cartes de visite, sur des revues, au travers de photos, de stylos publicitaires, sachant que mes enfants appellent même leur arrière grand- père Pado-Titi, comme je l’appelais Papa Titi dans l’intimité ; bien évidemment cela relève d’un caractère pathologique, mais encore une fois cela ne blesse personne. Je n’oublie pas mes autres grands-parents, ma grand-mère Lucie, son épouse, était une femme accomplie, j’entends par là qu’il ne s’agissait pas de Madame Edgar Faure, mais de Lucie Faure ; elle avait réussi à se faire un prénom derrière la bête politique
qu’était son mari.
Mon grand-père paternel et son épouse ont traversé comme ils ont pu la guerre, ils ont choisi la France pour s’établir, laissant à l’Allemagne leur empire. Je les ai trop peu connus. Il s’agissait pour le petit garçon que j’étais de personnages inquiétants, était-ce leur accent ? Était-ce une souffrance que je pouvais déjà ressentir ou percevoir, était-ce la place étrange qu’ils ne pouvaient peut-être pas prendre vis-à-vis de moi ?

…………

La philosophie est une attitude, celle de celui ou celle qui cherche par tous les moyens de la connaissance à comprendre le monde tel qu’il est et tel que nous pouvons l’appréhender, et ce par les savoirs qui se donnent à
lui ou à elle. Ainsi, apprendre des citations par cœur ou se former au travers de « La philosophie pour les nuls » réduirait la pensée à un acte de mémorisation et à l’apprentissage de l’histoire de la philosophie. Mémoriser les parties du corps humain et l’histoire de la médecine ne fait de personne un chirurgien. C’est sans doute pour cela que je ne suis pas impressionnée par des personnes, des philosophes, des intellectuels qui passent leur temps à citer de
grands penseurs, ou à faire de petites phrases qui n’ont de vérité que le vraisemblable. Beaucoup se disent « Quelle intelligence ! », « Quelle culture ! », « Quelle connaissance ! » ; certes, mais le plus généralement, la seule chose qui me vient à l’idée c’est : « Mais pourquoi ne pense-t-il pas par lui-même au lieu d’emprunter à d’autres ». La philosophie ne consiste pas à connaître par cœur l’Histoire de la philosophie ou à apprendre des citations, elle consiste à s’interroger, à chercher, fouiller tous les domaines de la connaissance, à dépasser ces auteurs tant admirés – dans le sens où il est impératif d’éveiller le sens critique à leur égard — et rendre pratique ce qui est théorique. Toute personne – intellectuelle, essayiste, écrivain, scientifique, psychanalyste, etc. – qui a cette démarche est philosophe, quel que soit son niveau d’étude.
Dans le même temps, cela ne veut pas dire que cela exclut ceux qui en ont fait l’étude, qui ont bâti une théorie, un système ; enseigner la biologie ne fait pas de celui qui l’enseigne un biologiste pour autant ; il l’est s’il mène des recherches, s’il fouille et remet en question son savoir, s’il actualise ses connaissances, s’il ne le fait pas, il enseignera la biologie et son rôle s’arrêtera là. C’est pour cela sans doute qu’en philosophie la question semble plus importante
que la réponse.

 

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Ce que j’en pense

Ce livre est une occasion d’échanges, d’idées, de points de vue, de réflexions. Il y a un réel dialogue entre ces deux Totems qui n’élèvent aucun tabou dans cette relation épistolaire de deux personnes aux vies et aux parcours totalement différents, et cependant empreintes de tolérance unies, d’une certaine manière, dans une volonté farouche de lutter contre les préjugés, la xénophobie, les ostracismes.

Pourtant, beaucoup de choses les séparent. L’une est athée et l’autre croyant. L’une est plus dans l’intériorité et l’autre dans l’extériorité. En avançant dans leurs réflexions, elles font avancer la pensée et la réflexion sur le monde. Le fait d’échanger par courrier, de façon épistolaire que combattent avec agressivité les téléphones, les textos, donne une certaine lenteur dans le dialogue qui permet d’expliquer, de développer, de traduire les pensées.

La lecture est assez facile puisque l’humour et la gravité s’associent pour aider à comprendre. Certes, il y a des références culturelles et historiques pointues, au-delà de mes connaissances et qui nécessiteraient des recherches, mais il y a aussi des sourires et des moments de relaxation avec l’évocation de certains chanteurs tels Renaud ou Fugain.

La forme retenue est intéressante même si elle a été utilisée nombre de fois par le passé. Elle apparaît comme une  expérience.

L’agressivité est absente dans ces textes qui débordent de tendresse, de poésie, d’intelligence et de respect. Il s’agit d’un livre d’amitié dans ces analyses théologiques, politiques, des atrocités. Il y a aussi de la finesse et l’humilité, des esprits brillants, une grande complicité. L’humanisme est au rendez-vous.

Pèle-mêle j’ai relevé que ce livre traitait d’un certain nombre de sujets tels que : Edgar Faure qui est omniprésent, chômage, attentats, cerveau limbique et cerveau raisonnable, Descartes, Christiane Taubira, partis politiques, les présidents de la République Française, racisme, xénophobie, musique, science, religion, Bernard Tapie, Shoah, le vote direct et indirecte, la droite la gauche, les bombes au Japon, Robert Oppenheimer, Israël, les Juifs, le Sionisme, philosophie, guerre, cannibalisme, l’évolution pragmatique de l’être, Dieu et D.ieu, Eric Zemmour, la logique et la morale, les attentats notamment de Bruxelles, terrorisme, une tentative de définition de la philosophie, suractivité, le festival de Cannes, la passion de la politique, le comportement humain, et j’en passe.

Bref, les sujets sont diversifiés et chacun y trouvera son petit.

 

LES AUTEURS

Rodolphe Oppenheimer est un psychanalyste.

Il est le petit-fils du Président Edgar Faure. Comme son grand-père, il s’intéresse de près à la politique.

Il publie régulièrement des articles liés à la psychanalyse dans l’Express, l’Obs, etc.

Dans son cabinet parisien, il contribue au développement du traitement des phobies par le biais de la réalité virtuelle.

Sophie Sendra est docteur en philosophie et psychanalyste.

Auteure de plus d’une centaine d’articles, elle publie régulièrement des interviews épistolaires dans le Bsc News Magazine et enseigne la philosophie et les Humanités dans plusieurs établissements secondaires et supérieurs.

Sophie Sendra, chroniqueuse pour le Magazine Bsc News, a publié en 2014 une interview épistolaire avec Rodolphe Oppenheimer-Faure à l’occasion de la sortie de son ouvrage Edgar Faure, secrets d’État, secrets de Famille, aux Editions Ramsay.

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Jean-Louis RIGUET 07 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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COQUECIGRUES par mégarde, Jean-Louis Riguet

COQUECIGRUES par mégarde

Poésie

Jean-Louis Riguet

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Éditeur : PREM’EDIT

ISBN : 9 791091 321686

122 pages – 14 €

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Ce nouveau recueil vient de sortir des rotatives.

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Quatrième de Couverture

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Cet animal étrange et imaginaire créé par François Rabelais dans son roman Gargantua, l’auteur le reprend à son compte pour titre de son deuxième recueil de poésie.

Bien qu’habitué à l’écriture longue comme les romans, l’auteur prend goût à la poésie en vers libres qui l’a conduit à ce recueil articulé auteur de trois thématiques : la nature, les sentiments et les actions qu’il a nommées tressautement.

L’auteur évoque les éléments, les catastrophes naturelles, l’amour, la haine, les animaux, la fête foraine, le temps avenir, présent, passé et autres sujets.

« Je suis un escroc des mots,

Un voleur de rimes

Un bandit du bon mot

Un receleur de propos »

 

Coquecigrues par Mégarde, un recueil léger, diversifié.

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PROLOGUE

 

Merci à François Rabelais qui a inventé ce mot fantasque « Coquecigrue » dans son roman Gargantua. Il envisageait alors que le royaume soit rendu à son roi, Grandgousier, à la venue des Coquecigrues, c’est-à-dire jamais ou quand les poules auront des dents.

La coquecigrue est cet animal imaginaire et burlesque tenant du coq, de la cigogne et de la grue. Elle est très friande de la ciguë, cette plante très toxique, grande ou petite, blanche ou aquatique. Vivant en colonie, ces oiseaux s’envolent dans le ciel à l’approche de l’homme et deviennent très vite invisibles.

De là penser que la coquecigrue s’apparente à un propos dénué de sens comme une baliverne, sornette ou autre billevesée, il n’y a qu’un pas à franchir pour dire qu’elle désigne une personne qui raconte des sottises ou des choses inutiles ou inexistantes.

Cette promenade m’a entraîné par erreur vers cet animal imaginaire et burlesque. Je l’ai, par mégarde, rencontré au détour d’une chimère, d’une absurdité.

Par inadvertance des vers en prose sont nés et je vous les livre comme ils sont venus en trois parties.

La première est intitulée NATURELLEMENT. Elle touche plutôt à cet ensemble de lois qui paraissent maintenir l’ordre des choses et des êtres, des caractères et des propriétés définissant les choses, sans intervention de l’homme. En quelque sorte, c’est naturel.

La deuxième se nomme SENTIMENTALEMENT. Elle évoque une connaissance plus ou moins claire donnée dans l’instant et cet état affectif complexe et durable lié à certaines émotions, tendances ou penchants. On y trouve de l’amour, de la haine, des sentiments.

La troisième est titrée TRESSAUTEMENT. Elle suppose un mouvement, une secousse, une action, une envie d’agir, un mouvement brusque et nerveux provoqués par une surprise ou une émotion vive. On peut y voir une allusion à des situations dramatiques ou émotionnelles.

J’ai pris beaucoup de plaisirs à travailler sur ce recueil et j’espère qu’il en donnera tout autant aux lecteurs qui liront ces chimères ou autres absurdités racontées par un animal imaginaire et burlesque.

Jean-Louis RIGUET

 

 

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Jean-Louis RIGUET 30 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Ce petit trou d’air au fond de la poche, Richard Taillefer

 

Ce petit trou d’air

au fond de la poche

Richard Taillefer

PoéVie

 

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L’illustration de couverture est de Marc Prialnic (sculpture bois – 60x15x13cm)

PREM’EDIT éditions

98 pages – Mai 2017 – Prix 12 €

ISBN 9 79101 321662

https://www.prem-edit.com/accueil/boutique-ce-petit-trou-d-air-au-fond-de-la-poche/

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Crédit photo Clara Billat
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RÉSUMÉ de la quatrième de couverture

Terre de vent et de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau. Au départ, c’est toujours la même chose. Ce petit trou d’air au fond de la poche. La page blanche. Les fragments d’une vie en quinconce. On sniffe les flots dorés d’un chaos inéducable. On se raccroche à ce reste de café dans la tasse.

Il y a la peur des mots qui font mal. Peur de ce labyrinthe qui nous engloutit jusqu’à la moelle. Il faut cogner, cogner toujours plus fort pour ingurgiter cette colère carnivore.

L’auteur au fil des pages nous ouvre ses « graffitis du cœur », ses « Poetry Reading On the road ».

 

Il est toujours si lointain le bruit des autres. 

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Extrait :

En guise d’extrait, je me contenterai de reproduire la première page qui est une sorte de prologue :

« Terre de vent de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau, ce grand purificateur qui éveille les couleurs propres à chaque massif. Il nous accompagne en toutes saisons, depuis mon village de Mount-Meyan, de Gémenos à Mazaugues, au plus profond des calanques de Morgiou. Sec et glacial, lou Cantaleso a ses nuances, de parfum, de saveur. Il nous révèle une palette qui va du bleu de la mer au blanc du calcaire, de l’ocre de la terre, jusqu’au mistral noir de Camargue.

Au gré du chemin, du temps qui passe, il emporte avec lui, la nostalgie des nuages, les âmes des morts, nos faiblesses et nos révoltes. Il murmure la flamme de  nos passions inassouvies, surgit soudain pour embraser le ciel.

 

Il se multiplie

Pour mieux nous éprouver

Un vent léger s’infiltre sous la porte

Je pense à ceux que j’aime

Qui n’ont plus de visage

Ni de nom.

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Ce que j’en pense

Le titre du livre est une interrogation sauf si l’on sait que Richard Taillefer est un fumeur de pipe, un fumeur de pipes de Cogolin, et qu’il a l’habitude de les stocker dans ses poches, de sorte qu’au bout d’un certain temps un trou se forme. Pour beaucoup, ce serait un drame, mais pour le poète débraillé c’est une aubaine, car de ce trou s’échappent des mots qu’il taraude longtemps pour en faire de la PoéVie.

Ce livre n’échappe pas à la règle. Comme un vigneron qui élève les cépages et les assemble pour en faire une excellente cuvée, l’auteur façonne ses idées avec des mots improbables, du moins dans leur assemblage.

La Provence lui tortille le cerveau, elle transparaît à chaque page. L’on sent bien qu’elle est importante pour lui, que sans elle le poète ne « PoéVierait » pas ; elle est comme une terre dont le creuset inonde la mémoire pour rejaillir en mots du fond de ses entrailles.

Richard articule son propos dans sept parties comportant chacune neuf chapitres. La composition de chaque chapitre est identique d’un bout à l’autre du recueil. Tout d’abord un ou plusieurs paragraphes en prose poétique, puis un ou plusieurs vers, enfin des vers en italiques. Les titres de chaque chapitre sont évocateurs :

Ne renonce jamais à ton voyage

Là où le vent jamais ne s’apaise

Chemins perdus de nos forêts lointaines

Je veux par-delà le ciel

Le temps qui passe n’efface pas tout

Qui annoncera le retour du printemps

Sentiers escarpés de mon enfance

Chaque évocation est profonde et nous entraîne, si l’on prend la peine de s’arrêter un peu sur le texte, vers des montagnes de poésie qui nous remuent et parfois nous dérangent. Les textes sont beaux, bien écrits, émouvants, certains font mal comme une colère. L’on sent bien que le poète débraillé sait cogner et cogne quand il le faut. C’est quoi toute cette souffrance intérieure qui vient de loin et qui sort au fil des mots, des pages ? Parfois, une déchirure explose, cela ne dure pas, mais l’explosion a eu lieu.

On ressent tout le travail qu’il y a derrière. On entend le vécu dans ces lignes magiques, ce ne sont pas des remords dont il a sa conscience plein les poches.

Ainsi, l’auteur nous interroge :

« portes et fenêtres closes, tu montres du doigt, cet autre qui pourtant te ressemble« .

Il nous interpelle « ne laisse pas vide, la main qui se tend »

Il nous plonge dans la réflexion

« Près des charniers absurdes

Des squelettes de ce qui fut

Hier encore des hommes

Font taches blanches

Lorsque l’horreur n’a plus de nom

Qui peut encore la décrire ? ».

Et encore :

« Ce grand trou noir inaudible,

Qui contient tout l’univers

Et ton sourire du matin. »

Je pourrai continuer ainsi car des mots, des images, des émotions de PoéVie il y en a à toutes les pages.

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Le recueil se termine par un émouvant texte sur le père de Richard que je ne résiste pas à reproduire intégralement ci-après.

 

Mon père

« Si vous le croisez dans les rues du village, aux aguets derrière l’objectif de son « Reflex Canon », ou assis à la terrasse du Kafé de France, il vous apostrophera d’un « comment ça va chef » avec un large sourire dissimulé sous sa moustache grise. Il est l’un de ces personnages du pays que l’on photographie volontiers pour garder un souvenir d’authenticité. Il a tout du tartarin de  Tarascon, lui qui est né par la force des choses dans une pouponnière, à Moreuil, un petit bourg de Picardie. Le temps a buriné son visage, ses yeux ont cette couleur verte des agates de son enfance. Dans son crâne, les idées sont plus sombres qu’une nuit d’été en plein orage et le dévorent jusqu’à la moelle. Il attend son heure, avec cette imperturbable sagesse de celui qui sait et n’attend plus rien. Il est le dernier grand témoin de ce que je fus avant d’être. Le soir, il s’en va retrouver Pépète, la petite chienne qui l’accompagne dans son indécrottable solitude.

 

Ni l’un ni l’autre ne fermeront les paupières,

De peur de ne pas se réveiller ensemble.

 

Près de la porte

Je l’ai vu parfois grattant sa tête blanche

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L’AUTEUR

Richard Taillefer, un poète débraillé.

Né un 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert).

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

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Si vous voulez en savoir plus sur le parcours de Richard Taillefer, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Taillefer

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

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Lisez ce recueil, il vous en restera quelque chose !

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Un salon du livre et une interview à Mazamet, dimanche le 20 mai 2017

Au pied de la Montagne Noire

MAZAMET m’appelle

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Pour un nouveau salon du livre, le 8e

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La veille, le samedi 20 mai 2017, ne manquez pas :

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Ce salon se tiendra au Palais des Congrès Pierre Barraillé

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Comme chaque année, je serai présent à ce Salon du Livre dédié à Marc Galabru, avec qui j’avais pris un petit déjeuner, en compagnie de l’invité d’honneur de l’époque, le journaliste sportif Nelson Monfort.

Je reviens avec grand plaisir pour participer à cette manifestation et surtout rencontrer tous les amis que je m’y suis fait.

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Cette année, j’aurai le plaisir de présenter mon dernier recueil de poésie que je viens à l’instant de recevoir.

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 17 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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