Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Carole Duplessy-Rousée

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Carole Duplessy-Rousée

.C DUPLESSY- 2015

.

1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Carole Duplessy-Rousée, bac littéraire, diplômée de l’université de Rouen en géographie des pays tropicaux, enseignante en lettres histoire et géographie, auteur de romans.

Je suis bénévole à la Société des Auteurs de Normandie (SADN) visible sur une page facebook. J’occupe le poste de secrétaire aux côtés de Michel de Decker, président et de 10 autres membres du conseils d’administration, chacun ayant son job au sein de la société qui a pour but de promouvoir le livre, la lecture et les auteurs en Normandie.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’enseigne.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime la peinture mais je ne pratique pas et j’adore l’histoire de l’art… J’aime le cinéma et la photo (que je pratique en amateur).

Ma passion est l’écriture.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je rencontre mes lecteurs dans les salons, les librairies, les médiathèques. J’aime recevoir leurs critiques (toutes !). Je réponds volontiers à leurs mails.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, essentiellement dans les médiathèques.

Parfois dans les salons, lors de cafés littéraires.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai commencé à écrire en 2008.

J’ai écrit 7 romans qui ont été publiés.

3 manuscrits sont prêts, rangés dans le tiroir en attendant la suite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est Place des Tilleuls.

À la fin des années 80, Bruel chantait Place des Grands Hommes, imaginant les retrouvailles de copains de lycée, 10 ans après le bac. Dans Place des Tilleuls, Stanislas, Gabriel et Milan ne se sont jamais perdus de vue. Trois hommes, trois vies, une amitié. Avec ses rires, ses disputes voire ses coups de gueule. Tout n’est pas si simple malgré la réussite professionnelle. Il faut composer avec les problèmes de chacun : une adolescente qui enchaîne les bêtises, une mère gravement malade, le face-à-face avec le cancer… et la résolution de questions existentielles face à l’approche de la cinquantaine, suscitant quelques peurs et interrogations. Place des Tilleuls, c’est un cocktail de personnages pétillants, fait de sourires et d’émotions.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Partout… en librairies, dans les grandes enseignes, sur Internet… et via les clubs tels que France Loisirs.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

Publier à compte d’auteur m’a permis de me faire connaître.

Ensuite je suis entrée chez Pygmalion, département de Flammarion.

Tout n’est pas négatif concernant le compte d’auteur, mais il faut veiller à ne pas se faire arnaquer. Il faut refuser le paiement de sommes astronomiques !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Avoir du courage et de la confiance. Y croire.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime écrire des romans.

Je lis plutôt des biographies et des ouvrages historiques.

Je lis une quinzaine de romans chaque année, essentiellement pour le prix des Romancières.

Et j’aime relire des Maurice Leblanc…

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Je n’ai pas d’emploi du temps. J’écris quand je le peux, quand j’ai envie.

Ça doit rester un bonheur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration… c’est la vie.

J’ai eu une commande. Une nouvelle pour le département de Seine-Maritime dans le cadre de l’opération Lire à la plage qui fêtait ses 10 ans.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Les personnages ont toujours existé un jour, quelque part. Ensuite, je les transforme, je les modèle.

Les intrigues sont aussi également celles de la vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrire ! Se lancer !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Zola, Maupassant, Maurice Leblanc et pour les contemporains Didier Daeninckx, Joël Dicker…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Des romans dans le cadre de la sélection du prix des romancières (je suis membre du jury) dont je ne peux pas révéler les titres maintenant.

Mais je pourrai bientôt vous lister tous les ouvrages lus pour le prix 2016.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je ne cesse jamais d’écrire.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Voici pour le printemps :

 

Dimanche 6 mars

Salon du livre de Montivilliers (76)

 

Dimanche 13 mars

Salon du livre de La Saussaye (27)

 

Samedi 2 et dimanche 3 avril

Salon du livre de Flers (61 Orne)

 

Vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 avril

Foire du livre de Saint-Louis (68 Haut-Rhin)

 

Samedi 30 avril

Salon du livre de Trévières (14 Calvados)

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page Facebook

https://www.facebook.com/Carole-Duplessy-Rous%C3%A9e-ses-romans-son-actualit%C3%A9-135821613198337/?fref=ts

 

et sur mon site

http://www.caroleduplessy-rousee.com/

————-

Le 20 février 2016

Carole Duplessy-Rousée

.Place des Tilleuls couv'

.

TroisDamesDeCoeurEtAtoutPique PETITE

.

Caro D-R 2014 (2)

.

Le Silence d'Amarine couv'

.montage Carole modif

.

EXTRAIT

Place des Tilleuls, page 317

– J’irais bien marcher un peu avant le déjeuner, suggéra Suzana. Vous m’accompagnez ?

– Bien sûr ! répondit Stan.

Il avait saisi qu’elle avait envie de s’entretenir avec lui en tête à tête.

Il attrapa la laisse de Spartacus, le chien accourut. Ils sortirent de la maison, passèrent le portail pour emprunter le chemin de halage. C’était une assez belle journée. Pas très chaude pour un mois de juillet mais agréable pour une promenade.

– J’ai l’impression d’être un funambule, murmura Suzana quand ils se furent éloignés. Un funambule sur un fil invisible… un équilibriste dans le noir… J’avance du bout du pied, m’attendant à tout moment à la pire des chutes.

– Vos craintes sont normales. Une menace pèse sur vous. Ce serait inhumain de ne pas être effrayé. Vous parvenez à mettre des mots sur ce qui vous affole, c’est beaucoup. L’image que vous utilisez est la bonne, le malade est un funambule sur le fil de sa vie… Mais je suis là et mon ami, votre cancérologue, aussi. Nous tenons la lanterne qui permet d’éclairer la corde sur laquelle vous marchez. Vous ne la distinguez pas toujours cette lueur. Parfois vous vous sentez dans l’obscurité la plus complète. Pourtant nous sommes là, avec une petite lumière pour éclairer votre chemin.

Stanislas s’arrêta et il saisit les mains de Suzana. Il les caressa entre les siennes.

– Il n’y a rien de perdu, vous m’entendez ? Nous n’avons pas fini la partie.

Elle acquiesça.

– Ne dites pas oui pour me faire plaisir, implora-t-il. Dites-moi oui parce que vous me faites confiance !

– Il fut un temps où je croyais à tout. J’avoue que la foi me fuit  maintenant…

– Ce n’est pas le moment de lâcher, fit Stan. Au contraire. Il faut continuer à espérer.

Ils reprirent leur marche en silence.

– Parfois, j’ai envie d’une cigarette, fit soudain Suzana.

– Vous fumiez ! s’écria Stan, surpris. Ce n’est pas dans votre dossier.

– J’ai fumé quand j’avais vingt ans… J’ai vite cessé.

Stan soupira.

–  Je ne vous empêcherai pas de griller une cigarette si cela vous tente car ça ne changerait rien. Mais après tant d’années d’arrêt, ce serait bête de reprendre.

– Vous avez raison. J’ai des idées idiotes.

– Elles sont loin d’être idiotes. Elles se rapportent à votre passé, à des instants de votre existence que vous avez particulièrement aimés… ou détestés ! Le fantasme de la cigarette correspond-il à un souvenir heureux ou malheureux ?

Suzana ignora la question ; son regard sombre renseigna Stanislas qui poursuivit naturellement :

– Chez la plupart des patients, le cancer agit comme un miroir. Un miroir dans lequel on contemple les années écoulées, les bons et mauvais moments, en songeant que quoi qu’il arrive, plus rien ne sera jamais comme avant.

Suzana écoutait Stan sans ciller. Elle aimait quand il étalait les phrases avec franchise. Il ne cherchait pas à s’apitoyer, à la tromper. Il balançait les choses comme elles devaient l’être.

– Ça va mal finir pour moi, n’est-ce pas ? demanda-t-elle.

Il secoua la tête.

– Je n’en sais rien, répondit-il honnêtement. Je ne fais pas de prédictions. Je ne suis pas un augure mais un chirurgien. Aujourd’hui, je n’ai rien qui indique que le traitement ait fonctionné ou pas. Il faut attendre les examens et je vous rappelle que nous ne sommes pas au bout du protocole.

– Quand je suis dans le jardin, que je contemple les roses, je me dis que c’est la dernière fois que je vois de jolies fleurs…

– Je comprends. En tant que médecin et ami, je veux croire qu’il y aura beaucoup d’autres étés où vous reviendrez ici, place des Tilleuls, pour profiter du bord de l’eau.

– Vous me promettez la vérité si jamais… Vous ne me laisserez pas mourir à l’hôpital ?

– Je vous l’ai juré dès le départ. Je ne reviendrai pas sur ma parole. Il n’y aura jamais de mensonge entre nous. Nous faisons demi-tour ? Il va être l’heure de déjeuner.

Elle le suivit, tira sur la laisse pour que Spartacus se mît à son pas.

– Une dernière chose, fit-elle avant qu’ils ne franchissent le portail. Comment font ceux qui savent qu’ils vont partir lorsqu’ils ont un secret ? Le confessent-ils ? Le taisent-ils à tout jamais ?

Stan écarquilla les yeux.

– Vous avez le don de me déboussoler ! avoua-t-il.

Il réfléchit un instant puis reprit :

– Je répondrai à votre question par une question : est-ce que le fait de mentionner devant moi l’existence d’un secret ne prouve pas votre besoin de vous en soulager ?

Il saisit le bras de Suzana, l’accrocha au sien.

.

Place des Tilleuls couv'

.

Je remercie sincèrement Carole Duplessy-Rousée d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 22 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Sandrine Roudeix

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sandrine Roudeix

.

ROUDEIX Sandrine 1-2, 12/2011

.

1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Sandrine Roudeix, née en 1974 à Toulouse. Parisienne depuis une vingtaine d’années, j’ai commencé ma vie professionnelle au Congo (dont j’ai écrit une monographie publiée aux éditions du CFCE en 1995). J’ai travaillé pendant dix ans dans l’édition littéraire, avant de devenir journaliste puis photographe puis romancière. « Diane dans le miroir » est mon troisième roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture et la photographie sont mes deux moyens d’expression (et mes deux métiers). Je suis écrivain (de romans mais aussi de biographies) et photographe (pour les magazines). Les deux se répondent et se complètent. L’écriture est une activité solitaire quand la photographie se pratique au moins avec une autre personne (je suis portraitiste). L’écriture nécessite du temps, beaucoup de temps, quand la photographie s’inscrit dans un moment très court, une heure de rendez-vous en comptant large, mais plus précisément un soixantième de seconde, l’instant du déclenchement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Quand on est écrivain, c’est une passion chronophage. Un sacerdoce. Un engagement. Cela signifie qu’on est habité par les mots et les livres. Cela laisse peu de place à une autre passion. Mais j’apprécie le septième art aussi, car il est un pont tendu entre l’image fixe de la photographie et les mots qui racontent de l’écriture. Un peu de moi aussi, donc.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne sais pas si on peut dire que j’attends quelque chose de mes lecteurs. Mais je caresse l’espoir de partager mes mots, mes émotions, mes expériences et mes réflexions avec eux. Je souhaite qu’en refermant l’un de mes livres, ils se sentent un tout petit peu différents, transformés parfois, enrichis, remués, émus, questionnés…. Je pense que la littérature sert à nous rendre meilleur, à nous consoler, à nous tenir compagnie, à nous apprendre, à nous interpeler… Je serais heureuse si les thèmes que j’aborde dans mes romans qui traitent toujours d’aventures intérieures, de cheminements individuels, et de la manière dont on gère nos héritages, familiaux, sociaux ou psychologiques, aident certains lecteurs à y voir plus clair plus loin dans leur vie.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, bien sûr. Et c’est là un moment important de la vie d’un auteur. Celui où on sort de son bureau et de son isolement pour aller à la rencontre des lecteurs. Celui où on partage, où on écoute, où on répond. Un échange souvent chaleureux, car on a l’amour des mots en commun, et toujours enrichissant car il nous permet de nous confronter aux regards et aux interprétations extérieures. Cela nous aide aussi à avancer.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours, mais je suis publiée depuis 2010. Mon premier roman, « Attendre » (Flammarion 2010, J’ai Lu 2012), creuse les enjeux d’une naissance non désirée vue par les protagonistes, c’est à dire l’enfant, la mère et le père. Sorti en 2012, mon deuxième roman, « Les Petites Mères » (Flammarion 2012, prix L’Autre Page)  s’intéresse à la transmission mère-fille sur cinq générations au sein d’une famille d’origine espagnole. Et mon troisième roman, paru la semaine dernière, s’appelle « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et raconte la dernière nuit de la photographe américaine Diane Abbus à New York en 1971.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Diane dans le miroir » (Mercure de France) raconte une nuit de l’été 1971 à New York. Une nuit où la chaleur est étouffante. Une nuit où, dans sa salle de bains, une photographe s’apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d’obturation, préparer le déclencheur souple… Cette photographe, c’est la grande Diane Arbus qui, en s’intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors-normes – travestis, prostituées, nains, handicapés – a révolutionné la photographie. Cette nuit-là, Diane semble à bout de force. Comme si elle reculait l’échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l’épuisement, revenant sur son enfance, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l’abandon. Dans ce roman, j’ai voulu questionner l’émancipation d’une femme, artiste, mère, amoureuse. Et raconter, de l’intérieur, ce qui pouvait se passer dans la tête d’une photographe qui prend une photo, et plus encore, ce qui pouvait se passer quand cette photographe était Diane Arbus, héroïne passionnante et passionnée, qui toute sa vie a cherché à s’affranchir des apparences et des codes pour se sentir libre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes livres sont en librairies et commandables sur place ou sur internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense que l’important est qu’un livre trouve ses lecteurs. Le compte d’éditeur prend en charge les frais de fabrication et de diffusion, ce qui est plus confortable évidemment pour un auteur. Mais le cas échéant, le compte d’auteur et ses déclinaisons, est un moyen de se faire lire et de pouvoir partager ses écrits. Ce qui reste essentiel à mes yeux.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je donne à mon fils : fais-toi confiance. Tu es unique et ce que tu penses ou fais l’est aussi.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire ou écrire des romans. Mais j’aime avoir un livre de poésie ou de théâtre sur ma table de chevet. Cela nourrit mon inspiration.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je travaille plutôt le matin, toujours dans mon bureau et devant mon ordinateur. Je crois au sens de l’effort et à la régularité. L’écriture est un marathon. Il faut avoir du souffle et de l’endurance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je me suis beaucoup inspirée de ma famille et des liens, plus ou moins tendus, qu’il y avait entre les générations. Je puise aussi des situations et des réflexions dans ma vie de tous les jours, avec une prédilection pour l’aspect psychologique des relations. Je travaille aussi parfois comme biographe. Dans ce cas-là, c’est le sujet qui vient à moi.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture est un processus assez mystérieux. Le sujet et les personnages s’imposent presque toujours à moi. Ce sont souvent des gens que je connais, vivants ou morts, dont j’ai envie de comprendre le cheminement intérieur. L’écriture me permet de me glisser dans leur peau et de peser tous les points de vue. Après, je ne sais pas toujours où mes personnages m’emmènent !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je pense que lorsqu’on aime écrire, lorsque cela nous procure une évasion, un bien être, une consolation, il faut le faire. Encore et toujours. C’est le plaisir qui doit guider l’acte. La publication est la cerise sur le gâteau, une gratification, une preuve (subjective) qu’on a été lu et compris. Forcément, cela rend heureux. Mais ce n’est pas le premier objectif. Un « amateur d’écriture », comme vous dites, doit écrire si cela lui fait du bien. Et lire aussi. Beaucoup. C’est en lisant et en écrivant qu’on devient écrivain.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai plein d’auteurs préférés, parfois ce ne sont pas des auteurs d’ailleurs, mais des livres, essentiels à mes yeux, qui m’ont construit et que je relis. Il y a Antigone et l’Invitation au château d’Anouilh par exemple. C’est mon inspiration « théâtrale », avec des pièces de Camus, Sartre ou encore Giraudoux. Il y a la poésie de Charles Cros, Rimbaud, Prévert et Aragon, mon préféré de tous. Et il y a les romans de Marguerite Duras, Annie Ernaux, Kundera, Djian ou encore Camille Laurens, Claire Castillon, Angélique Villeneuve, Virginie Despentes pour les contemporains. Sans oublier Boris Vian, Antoine Blondin, Romain Gary… Chez les américains, ma chouchou est Laura Kasischke, mais il y a aussi Philippe Roth, Joyce Caroll Oates, Martin Suter, Hanif Kureishi, John Fante, Elia Kazan. Je pourrais vous rédiger des kilomètres de liste !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis « Americanah » de Chimananda Ngozi Adichie qu’une amie proche m’a recommandé en me disant « C’est pour toi ». Forcément, ça m’a donné envie. Je trouve cela toujours très fort lorsque mes amis qui me connaissent bien me conseillent un roman. Je suis rarement déçue. Je me sens bien entourée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’adaptation théâtrale de « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et sur l’écriture de mon quatrième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à plusieurs rencontres dans les semaines à venir :

Jeudi 9 avril  à 18h30 : Librairie Kléber à Strasbourg.

Samedi 11 avril : Salon du livre de Provins.

Jeudi 16 avril à 19h : Librairie de Paris (place de Clichy à Paris).

Samedi 18 et dimanche 19 avril : Salon du livre de Châteauroux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mon actualité sur le site de mon éditeur, bien sûr, au Mercure de France, mais également sur mon site personnel : http://www.sandrine-roudeix.com.

————-

Le 31 mars 2015

 

Sandrine Roudeix

.

Diane-dans-le-miroir-home550 (1)

.

Je remercie sincèrement Sandrine Roudeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 01 avril 2015

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

JL à l’écoute de … Marina Nicolaev

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marina Nicolaev

.

 

 

1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Marina

Marina Nicolaev, née à Bucarest, Roumanie.

Je suis architecte roumaine et master II à l’Université «Denis Diderot» et l’École nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine, doctorante à l’Université «Denis Diderot» Paris.

Écrivaine, traductrice et poète aussi, j’ai obtenu des prix aux conventions de science-fiction avant 1990 et j’ai fait du journalisme dans mon pays et à l’étranger (interviews, chroniques artistiques et littéraires, etc.).

Je suis présente avec mes poèmes dans les anthologies «Săgetătorul» (1977, 1978, 1979, 1980), «O planetă numită anticipație» «Ars Memoria», Bucarest; 2008 – «România din suflet», Constanţa, Roumanie, «Atheneum» (Canada) «Citadela» (Roumanie), «Litere» (Roumanie), « «Le capital des mots»  (France)  «Paysages ecrites » (France), «Comme en poésie»  (France) ; avec mes articles dans les «InfoArt» de l’UAP, les quotidiennes «Delta», «Jurnalul National» (Roumanie), Revista Nouă» (Roumanie) «Contrapunct»  (Roumanie),  les revues: «Imperia Magazine» (Italie), «Niram Art» Madrid (Espagne) etc.

1991-1996 fondatrice, rédactrice arts visuels, architecte et graphiste : les mensuels d’architecture et arts visuels «ARHITEXT» et «ARHITEXT DES1GN» Bucarest

Publications dessins, gravures: – début dessin – la revue «Discipol» 1972- les revues «Orizonturi» 1975-1979, les anthologies «Săgetătorul» 1977, 1978, 1979, les revues «Știință si tehnică» 1980-1990 (Roumanie), Almanach «Anticipația» 1980 ÷1990. Mon CV avec les expos : http://www.omnigraphies.com/content/marina-nicolaev-2

En Roumanie, j’ai publié mon recueil de poésies (en roumain) de début «Ingeri particulari» (Anges particuliers) en 2002, Maison d’Edition Inédit, Bucarest.

Je suis mentionnée dans le volume «Istoria debutului literar al scriitorilor români în timpul școlii (1820-2000)», Tudor Opris, Editions Aramis 2002 Bucarest, Roumanie.

En 2008, j’ai obtenu IIIème Prix – International Open Poetry Competition http://www.poetry.com, États-Unis avec le poème «La Nuit de l’hippogriffe III».

En 2012, j’ai publié dans l’anthologie «Visages de poésie», Jacques Basse, Tome 6, Éditions Rafael de Surtis, France.

2013 –  J’ai préfacé «L’éclisse du temps» de Richard Taillefer, Éditions Dédicaces.

2013 – J’ai reçu Prix des Poètes Francophones (Le concours international de poésie organisé par Thau-info sur le thème  «La poésie avant tout chose»).

Comme traductrice, j’ai traduit du français en roumain des documents et des fragments du livre de prof. Carol Iancu: «Alexandre Safran et le Shoah inachevé en Roumanie. Recueil de documents (1940 -1944) » Editura Hasefer  Bucarest 2010.

J’ai traduit aussi des poèmes des poètes français Jacques Basse, Richard Taillefer (Savigny-le-Temple) et Eric Dubois (Paris) qui ont été publiés sur les sites littéraires.

J’ai deux volumes de poèmes en français  «La nuit de l’hippogriffe» et «Corps de l’absence» parus en France.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire ou parallèlement, mes passions sont l’architecture et les beaux-arts.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

 Les beaux-arts sont mes passions : peinture, dessin, gravure eau-forte.

Comme plasticienne (membre de l’Union des artistes plastiques en Roumanie – UAP, de la Fondation Taylor – association des artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs, Paris, France et de la Maison des artistes en France) et disciple des artistes Hortensia Masichievici Misu et Marcel Chirnoagă, je participe aux expositions nationales et internationales avec mes gravures. Un CV artistique : http://www.omnigraphies.com/content/marina-nicolaev-2

Gravure Marina

(The last Atlantis I, gravure eau-forte, eau-teinte)

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 L’internet c’est la troisième alphabétisation du monde.

Et pour être connu(e) il faut utiliser/connecter par l’ordinateur à l’internet.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe parfois aux cénacles littéraires, festivals etc.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Marina 4 ans

Marina, 4 ans

 

« Rien ne ressemble plus à ce qu’on appelle l’inspiration, que la joie avec laquelle l’enfant absorbe la forme et la couleur. » (Charles Baudelaire)

 

Le plus intéressant livre (de poésies) pour moi a été « Balada unui greier mic » (Ballade d’une petite cigale) de George Topîrceanu, où j’ai dessiné à 4 ans, en complétant parmi les espaces blanches à côté de la poésie…

Mon premier livre où j’ai dessiné…

Marina 1er livre

Le premier quatrain dédié aux arbres fleuris je l’ai écrit à 10 ans en félicitant la professeure de langue roumaine à l’occasion de l’arrivée du printemps …Elle m’a proposé de participer à l’olympiade de langue  roumaine. À l’époque l’olympiade de math était ma favorite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

 Mon dernier livre c’est « Corps de l’absence » paru en France.

Marina Clair de Plume

La couverture c’est une gravure, réalisée spécialement pour ce livre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer à la Maison des éditions « Clair de plume 34 », France.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Il faut essayer toutes les formules traditionnelles et modernes, sans hésiter.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

 Le conseil le plus important reçu c’est d’être toujours originale, d’avoir ma personnalité artistique. Comme disait Brancusi, «Rien ne pousse à l’ombre des grands arbres ».

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 C’est une question difficile à dire…Je suis toujours intéressée par sujet ou par auteur.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Ut pictura poesis –  « la poésie est comme la peinture »

Bref, je vois l’image et puis le poème.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

La vie c’est comme un cinéma. La vie nous inspire, nous inspirons la vie. Je suis convaincue qu’il existe toujours un fond génétique. Mon père écrivait des poèmes, un jour j’ai découvert son cahier secret…

Oui, j’ai eu des commandes d’ouvrages.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

 Je parle toujours de ma vie, mes personnages sont réels…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Vivre. Écrire. Vivre.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai une liste entière :

– George Topîrceanu  avec sa «  Ballade d’une petite cigale » (« Balada unui greier mic » – où j’ai dessiné à 4 ans en complétant les pages de poésies…)

– Paul Verlaine

– Victor Hugo

– Dante Alighieri

– Mircea Eliade

– Emile Cioran

– Panait Istrati

– Alexandre Soljénitsyne

– Carol Iancu (Montpellier) historien

– Ileana Malancioiu (poète roumaine contemporaine)

– Richard Taillefer (poète français contemporain)

– Jules Verne -SF

– Gérard Klein -SF

– Stanislas Lem –SF

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Dans ce moment je lis un livre rare : « La peinture moderne dans le monde » par Gaston Diehl, Flammarion, 1961

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai des projets. Mais ils sont top secret.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le Festival Montmeyan en PoéVie 2016.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

C’est grand le jardin de l’internet. On peut suivre tout ici : http://www.omnigraphies.com, Facebook etc.

 

Le 11 Novembre, Bucarest

Marina Nicolaev

.

Marina

.

Je remercie sincèrement Marina Nicolaev  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Jean-Louis RIGUET 12 novembre 2014

.

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

.

 

Publié par Laisser un commentaire

Fantaisie-sarabande

FANTAISIE-SARABANDE

Un livre  de Héléna MARIENSKE

chez FLAMMARION

ISBN : 978-2-0813-1416-0 – Prix 19 €

.

Fantaisie-Sarabande

.

.

.

Un livre publié avec l’accord de l’ AGENCE PIERRE ASTIER ET ASSOCIES, agent littéraire, avec qui Héléna est en contrat.

Lien :

https://www.facebook.com/pages/Agence-litt%C3%A9raire-Pierre-Astier-Associ%C3%A9s/142505522478096

.

.

Héléna MARIENSKE nous raconte l’histoire de deux très belles femmes, à son image, qu’à priori ne devraient pas se rencontrer mais qui seront réunies dans un véritable amour réciproque à cause d’un seul homme, le mari de l’une et l’amant de l’autre.

Elles ne s’aiment pas, elles se dévorent l’une l’autre au-delà de la déraison. C’est plus qu’une passion dévorante.

Une enquête policière anime tout le débat, car l’une est une meurtrière. Elle n’aime pas les hommes, elle les utilise, les marie, puis les jette ou plutôt les tue. L’autre est une croqueuse d’hommes à qui elle fait vivre tous les fantasmes contre monnaie. La fin de l’enquête est surprenante.

Je ne sais pas où Héléna est allée chercher tout cela, elle n’a pas voulu me le confier. Les descriptions des scènes d’amour sont exceptionnelles mais si elles ne sont pas à mettre dans toutes les mains, ou plutôt devant tous les yeux. C’est chaud dans tous les sens du terme.

Héléna m’avait dit que son livre était très leste. Ce n’est pas peu dire. Certes, il y a des scènes de sexe, mais elles sont écrites avec talent d’une manière lisible et sans gros mot.

Héléna a une écriture spécifique, avec beaucoup de phrases sans sujet. Il y a beaucoup de détails et de nuances. C’est très agréable à lire à condition de ne pas être choqué par le sujet. Il y a une description époustouflante des soldes à Paris, avec repérage, chronométrage, essayage, bagarre, etc … Il faut être une femme habituée pour décrire ce spectacle.

Elle écrit que « la femme est clairement l’avenir de la femme ». Dans ce cas, en tout cas, c’est sûr. J’ai aimé ce livre.

Un livre pour adulte !

Il vient d’être sélectionné pour le Prix Orange du Livre 2014

.

Fantaisie_0002

.

Qu’en dit Héléna Marienské ?

http://www.youtube.com/watch?v=u840rTBj_Aw .

.

Fantaisie_0001

.

Héléna Marienské

.

. Qui est Héléna Marienské ?

Selon Wikipédia, Héléna Marienské, romancière française, est agrégée de lettres. Née le 9 octobre 1969 à Béziers, elle fait ses études au lycée de Pézenas.  La littérature lui plait. Elle suit une classe préparatoire littéraire au lycée Henri-IV. Elle aime le théâtre. Elle part faire du théâtre à Londres. Douée pour l’écriture, douée les épreuves orales, elle obtient son agrégation de lettres en juillet 1994. Ensuite, elle enseigne d’abord en région parisienne, puis dans l’Allier et dans la Loire. C’est une femme Libre et  féministe, elle vit aujourd’hui en Auvergne.

Rhésus

Sous le nom techèque de « Marienbad », elle publie son premier roman  RHESUS,, chez P.O.L. EN 2006. Ce livre raconte le quotidien d’une maison de retraite bouleversé par l’arrivée d’un singe. C’est une bonobo. Les pensionnaires l’adoptent ce qui a pour conséquence de réveiller leur sexualité, leur instinct libertaire et désir de jouir de la vie. Le livre est plein d’humour noir avec une narration de plusieur protagonistes.

Bien accueilli, RHESUS a reçu plusieurs prix : . Prix Lire du meilleur premier roman de l’année 2006 et nommé par la même revue dans les 20 meilleurs livres de cette année-là. . Prix du 15 minutes Plus Tard. . Mention Spéciale du Prix Wepler Fondation la Poste. . Prix Madame Figaro/Le Grand Véfour.

En 2012, le compositeur suédois Magnus Bunnskog a composé un opéra de radio « Rhésus », basé sur le roman de Héléna, qui a été créé au Théâtre de la Radio Suédoise.

Le Degré suprême de la tendresse

Deuxième ouvrage de Héléna, le Degré suprême de la tendresse, a été publié en 2008 aux Edition Héloïse d’Ormesson. Il s’agit d’un recueil de pastiches sur le thème de la fellation forcée interrompue par un coup de dents méchant. Roman érotique, il récèle un jeu littéraire jubilatoire. Les auteurs connus qui ont eu les honneurs de ce recueil sont : Michel Houellebecq, Gédéon Tallemant des Réaux, Louis-Ferdinand Céline, Jean de La Fontaine, Christine Angot, Michel de Montaigne, Vincent Ravalec et Georges Perec.

Cet ouvrage a reçu le Prix Jean-Claude Brialy de la Ville de Saumur « Esprit Bacchus » en 2008.

.  FANTAISIE-SARABANDE

Qu’en disent les critiques ?

L’EXPRESS  Annabelle a des seins magnifiques, une croupe à se damner et une excellente éducation. Angèle est une fille solaire quand elle marche en conquérante, le ventre rentré et la poitrine sublimée par un petit blouson Dior très cintré. Ces deux-là mettront du temps à se rencontrer dans le roman d’Héléna Marienské mais elles savent s’occuper en attendant le coup de foudre.

Les héroïnes n’ont peur de rien

Il y a du Thelma et Louise à la puissance dix dans cette fiction où la libération des femmes ne passe pas exclusivement par l’abandon du domicile conjugal. Les héroïnes n’ont peur de rien et ont de nombreux atouts pour réussir. Angèle apprend à découper en morceaux son mari, un type sans intérêt. Annabelle comprend vite que ses charmes sont monnayables et qu’elle doit quitter sa famille au plus vite pour éviter l’intoxication mentale. Un meurtre, une enquête, des désirs, des voyages, Annabelle et Angèle ont une sacrée santé et n’arrêtent jamais de courir après le bonheur dans les bras l’une de l’autre. Fantaisie Sarabande est un titre joyeux et rythmé, parfaitement adapté à ce livre pétillant. Au début d’un chapitre, on apprend

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/fantaisie-sarabande-d-helena-marienske-un-thelma-louise-litteraire_1495208.html#pY8lHBlF3I4GJ32E.99 .

14 janvier 2014

FANTAISIE-SARABANDE – Héléna MARIENSKÉ

  9782081314160
. Peut-on supporter d’un mari avare et volage qu’il vous empoisonne la vie ? Non : on le tue.  Peut-on, lorsqu’on est belle à se damner, supporter de vivre au sein d’une famille de nazillons misérable et malodorante dans les friches de la Lorraine ? Non : on profite de sa beauté pour s’en sortir.  Angèle la meurtrière, Annabelle la prostituée de luxe ont dit non. Elles se rencontrent : coup de foudre. Elles disent alors oui, oui à l’amour, la déraison, la passion. Oui, la femme est clairement l’avenir de la femme.  Si ce n’est qu’un flic enquête sur le meurtre du mari d’Angèle… Débarrassons nous immédiatement d’un détail: Héléna Marienské et moi-même avons un lien de parenté (ce qui, entre nous, aurait pu me faire lire ce roman avec un oeil encore plus critique plutôt que l’inverse, croyez moi 🙂). Vous imaginez bien que la boulimique de lecture que je suis ne pouvait donc pas passer à côté de ce tout dernier roman. D’autant (et SURTOUT) qu’elle m’avait déjà franchement impressionnée avec son premier roman, Rhésus (paru en 2006 chez P.O.L, désormais disponible en format poche chez Folio : Prix du 15 minutes plus tard, Mention spéciale du Prix Wepler Fondation La Poste, et le Prix Madame Figaro/le Grand Véfour et enfin élu par la revue LIRE meilleur premier roman de l’année 2006, et nommé par la même revue dans les 20 meilleurs livres de 2006). J’avais également adoré les pastiches qu’elle livrait dans le Degré suprême de la tendresse (paru en 2008 aux éditions Héloïse d’Ormesson, désormais disponible chez Le Livre de Poche, Prix Jean-Claude Brialy de la Ville de Saumur « Esprit Bacchus » 2008). Bon, afin que le suspens ne soit pas insoutenable, je vous le dis: Ce livre est ju-bi-la-toi-re. Mélangez du vitriol anti conformiste à du féminisme ….
La suite sur :
http://blablablamia.canalblog.com/archives/2014/01/14/28915677.html
.
.
Un extrait de ce livre :
Césari la prie de, l’observe s’installer et extraire avec gourmandise les viennoiseries de leur sachet blanc qui émet, dans le froissement léger qui accompagne son ouverture, des senteurs. Notre commissaire soupire, avant de se ganter de latex et de s’élancer en boitillant dans l’appartement, l’air dubitatif. Il erre dans les diverses pièces, jetant son nez et son regard de droite et de gauche avec des rotations rapides d’oiseau nerveux. Il claudique d’un meuble à l’autre, courbé, tordu et quasi bossu, talque ici un bonheur-du-jour, là un fauteuil, à la recherche de probables empreintes – qu’il trouve, comme l’indiquent des hochements de menton satisfaits. Entre dans ce qui a tout l’air de faire office de chambre conjugale sur la pointe des pieds. Passe au crible. Se déhanche vers l’atelier du Louis, examine le clavier, relève à nouveau les empreintes en divers endroits sur les cinquante-deux touches abandonnées, puis sur le métronome, puis sur les pinceaux et brosses en monticules sur des tréteaux. S’empare d’un stylo Montblanc posé sur un pupitre, l’observe, le jette dans un sachet plastique qu’il zippe mécaniquement. Examine en plissant les yeux la surface d’un bloc-notes fatigué et à spirale oublié sur le même pupitre, incline la chose, observe les traces laissées en creux par une écriture affirmée, sourit presque, glisse le bloc dans un nouveau sachet aussitôt fermé. Furète de-ci, de-là, hume, examine, mesure, retourne, secoue, soulève, tapote, pousse du pied, extrait, renifle, tripatouille. Ouvre tous les placards, constate que dans celui dédié aux vêtements du pianiste plusieurs cintres sont nus. Et qu’il y a trois vides dans l’alignement très régulier des chaussures. Prend quelques notes d’une écriture furtive, au moyen d’un Bic noir. Sort une pince à épiler et s’empare d’un cheveu (blanc, on s’en doute) entre les dents d’un peigne en corne rangé sur la tablette au-dessus du lavabo. Nouveau sachet. Césari envisage ensuite pensivement le peigne clair, ressort la pince à épiler de sa poche et prélève un cheveu d’un blond vénitien qui s’avérera probablement appartenir à madame, mais on vérifiera, puis un cheveu décidément brun, dont le propriétaire restera à retrouver. Il s’agirait d’un jeune Andalou que Césari ne serait pas plus surpris que ça. Ubersfeld nous dira. Il passe ensuite un temps infini dans le dressing d’Angèle. Immense, rangements en bois blond, on se croirait dans un magazine de décoration. Rempli de vêtements de prix, tous parfaitement rangés, en série, par teinte. Césari ne s’y connaît pas beaucoup, mais subodore qu’il y en a là pour des fortunes. L’un des placards fermés contient une collection de lingerie. De lingerie ahurissante. De lingerie affolante. Il rejoint Angèle dans le salon.
.
http://www.scribomasquedor.com/
http://www.dedicaces.ca
http://librebonimenteur.net/
.
Jean-Louis RIGUET
Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

 .

%d blogueurs aiment cette page :