JL à l’écoute de … Isabelle BRES

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Isabelle BRES

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Isabelle BRES.

J’ai fait des études d’histoire en me spécialisant dans le Moyen Âge. Puis j’ai commencé à travailler à la télévision. France 5 avec l’émission Atout Savoir où je réalisais des reportages scientifiques. Puis Sans Aucun Doute, les 7 péchés capitaux, la grande soirée anti-arnaques, confessions intimes. J’ai travaillé pour Link en tant que rédactrice en chef, animé des émissions sur RTL, Équidia ou encore Sud radio.

 

2/ Que faisiez-vous avant de pratiquer votre métier actuel ou parallèlement ?

J’étais étudiante.

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ou activités ? Quelles sont vos passions ?

Je monte à cheval. Le cheval c’est vraiment ma passion. Il m’apprend beaucoup de choses sur moi, sur les autres, la nature. Même sur mes enfants !

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne me fais pas connaître. Je n’ai jamais voulu être connue. Je me suis retrouvée à l’antenne par hasard mais mon métier c’est avant tout journaliste. La notoriété qu’amène la télévision me dérange. Elle met en avant

des personnes qui souvent n’ont pas grand-chose à dire, ne m’intéressent pas beaucoup et je préfère de loin donner la parole à des gens qui le méritent. Voilà pourquoi je préfère être journaliste et m’effacer devant ceux que j’admire ou qui ont un point de vue, une expertise.

Je suis toujours étonnée qu’autant de personnes viennent vers moi. C’est bien sûr agréable de se sentir aimé. Mais j’ai toujours ce sentiment d’imposture.

Je vais à leur rencontre via FB qui est un outil formidable.

 

5/ Faites-vous ou aimeriez-vous faire des rencontres, des expositions ou des conférences sur vos activités ? Votre coaching ?

Je donne des conférences sur la communication interpersonnelle. Mais j’en fais de moins en moins car je suis de plus en plus concernée par l’être humain dans son entier. Bien communiquer c’est bien. Être en accord avec soi-même, c’est mieux. Je trouve que le monde est en train de changer de direction, que ce changement peut être plutôt une bonne chose et j’aimerais pouvoir y participer. En fait, je pense que chacun d’entre nous peut y participer en faisant des petites choses au quotidien.

 

6/ En tant que journaliste, comme il existe plusieurs manières d’en faire et d’appréhender ce métier, pouvez-vous nous dire ce que vous préférez faire ?

Ce que je préfère, c’est vraiment le terrain. Partir en intervention avec le GIGN, plonger avec les pompiers de Paris dans la Seine, découvrir des personnalités que j’admire aussi. Le plaisir de ce métier est vraiment la découverte du monde qui nous entoure.

 

7/ Quelle est votre dernière entreprise, est-ce le coaching ? Pouvez-vous nous en parler ?

Je ne pratique pas le coaching ? Je m’y suis formée il y a quelques années car cela m’intéressait et m’a appris beaucoup de choses. Mais rapidement, je me suis aperçu que ce n’était pas ma voie. Juste une étape vers un accomplissement personnel. Aujourd’hui, je donne des conférences, je ne fais plus ni télévision, ni radio car rien ne m’attire. J’en referai si un projet me plaît. Et je gagne ma vie en étant marchand de biens. Une activité que j’exerce depuis quelques années mais j’ai passé la vitesse supérieure il y a environ un an avec des projets assez ambitieux. Cela me plaît beaucoup. J’aime l’idée de permettre au plus grand nombre d’accéder à la propriété à des prix raisonnables dans de beaux endroits souvent réservés à une élite.

 

8/ Vous avez écrit un livre. Pouvez-vous en parler ? Où peut-on se le procurer ?

J’en ai écrit deux en fait. Un aux éditions du Toucan sur l’éducation.

Un autre que j’ai édité sur internet car on me l’a demandé quand j’ai commencé à publier un chapitre après l’autre sur FB.

Je n’étais pas une démarche commerciale mais plutôt dans le besoin de sortir de moi un certain milieu de la télévision que j’ai connu qui était sale et vraiment très loin de mes valeurs.

Cet univers m’a détruite mais m’a aussi permis de faire un très gros travail sur moi-même et de devenir celle que je suis aujourd’hui et dont je suis plutôt fière.

Mais pour cela, il a fallu que, sous forme de fiction, j’expulse des choses que j’avais vécues et qui m’ont vraiment traumatisée.

Tout n’est évidemment pas vrai dans ce roman mais un certain nombre de choses le sont. C’est pour cette raison aussi que j’ai pris mes distances avec la télévision. J’ai compris que je ne serai pas plus forte que le diable. Autant le garder le plus loin de moi possible.

 

9/ Appartenez-vous ou vous recommandez-vous d’une école ?

Je suis allée à la fac donc pas de grande école.

En revanche, je trouve que l’école n’est pas du tout adaptée à la vie. Mon fils aîné était à Henri IV. L’année dernière, alors qu’il était en 4e, je l’ai sorti de là pour l’envoyer finir l’année au Canada. Ils étaient en train de détruire mon fils, par ailleurs brillant et très bon élève. Cette année, je l’ai mis dans une école où la bienveillance est le mot d’ordre. Cette école s’appelle Diagonale. Il n’a jamais été aussi heureux. Premier contrôle de math, il n’a fait qu’un tiers du contrôle. Habitué à Henri IV, il rentre en me disant : « Maman, je vais me faire détruire par mon prof de math et avoir 2 ». On lui rend sa copie, il a 17. Le prof de math a estimé que la partie qu’il avait faite valait 17 et qu’il fallait qu’il travaille juste sa méthodologie pour réussir à terminer ses contrôles.

Il vient de rentrer au moment où j’écris et me dis : « Maman, je viens de faire un contrôle de math. Grâce aux conseils de mon prof, j’ai réussi à le terminer. Je pense que je vais avoir 20 ». Au Canada, avant une interro, on fait l’interro en classe pour être sûr que tout le monde a bien compris ce qu’on va demander. On n’est pas là pour placer les élèves en position d’échec. De la même façon, ils font tous leurs travaux en groupe pour que les plus faibles pussent être aidés par les plus forts. Du coup, ils ne sont pas découragés. Voilà, ça, c’est ma philosophie de vie. Tout le monde a du talent. Mais demandez à un poisson rouge de grimper aux arbres et il se trouvera nul.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Je n’ai pas vraiment reçu de conseils. J’ai regardé ceux que j’admire et j’ai tenté d’adapter ce qui me convient. J’ai une conscience très aiguë de l’« éphémérité » de la vie, ce qui fait que peu de chose me fait peur et que je tente de réaliser tout ce qui me plaît et de déguster chaque moment de ma vie. Je profite vraiment de tout.

 

11/ Que préférez-vous faire dans votre rapport avec le cheval ? Plusieurs manières de voir les choses existent ; certains aiment autant les travaux autour du cheval que sur le cheval.

Ce que j’aime avec le cheval, c’est le lâcher prise qu’il exige pour pouvoir être en communion avec l’animal. Quel que soit le moment que je traverse dans ma vie, y compris les plus difficiles, le cheval me permet de me recentrer. De trouver les solutions.

 

12/ Comment travaillez-vous avec votre cheval ? Seule ? Préférez-vous le saut ou le dressage, le complet ou l’équifun ? Auriez-vous aimé faire de la compétition ?

Je ne suis pas du tout compétition, ça ne m’intéresse pas du tout. Je fais plutôt du dressage et de l’obstacle une fois par mois. Mais ce que je préfère, c’est être dans la nature. Je rentre d’un week-end au milieu des taureaux en Camargue, c’était magique. Nous étions avec les gardians et nous avons fait leur travail, le tri du bétail, l’accompagnement des bêtes, comme des cow-boys, c’était génial. Les chevaux camarguais sont formidables. Ils ont du sang et en même temps, ils sont gentils et intelligents. Nous étions chez une femme gardian, Marie Pagès. Elle menait tout son petit monde à la baguette mais avec le sourire. Une main de fer dans un gant de velours.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? La spontanéité joue-t-elle beaucoup dans votre manière d’appréhender les interrogations sur vous, sur vos métiers ?

Je suis très spontanée mais je tente de construire de plus en plus ce que je fais.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’émission ou au contraire devez-vous vous adapter pour répondre au mieux au sujet du moment ?

J’ai toujours travaillé sur des émissions imaginées par d’autres. Je suis journaliste, pas productrice. Je préfère cela. J’aime être la petite fourmi qui fabrique une émission.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de vos disciplines ?

Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit. Du travail et de la pugnacité. Rien n’arrive sans rien.

 

16/ Quels sont vos artistes préférés ? Vos lectures préférées ?

Je suis absolument fan d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je lis tout ce qu’il sort. J’aime particulièrement « La part de l’autre », ce roman dans lequel il imagine quelle aurait été la vie d’Hitler s’il avait réussi les Beaux-Arts. Cet homme a un talent fou.

Mozart me permet d’être en lien direct avec Dieu ou l’univers ou appelez-le comme vous voulez car on est bien d’accord que sa musique ne vient pas d’ici.

Shakespeare m’inspire par sa folie.

George Sand et Simone Veil sont mes deux idoles. Finalement pas si éloignées l’une de l’autre. L’une était peut-être plus volage que l’autre…

« La plus belle histoire du monde » est un livre que j’ai adoré également. Pour une fois qu’un livre vous donne l’impression d’être intelligent.

En ce moment, je lis « L’univers à portée de main ». J’y vais à petits pas, histoire de bien comprendre tout ce qui est écrit. ☺

 

17/ Qu’aimeriez-vous faire d’autre si vous n’aviez pas épousé ces disciplines ?

Rien d’autre. Je suis exactement là où j’ai envie d’être. Si, j’aimerais pouvoir travailler avec Joël de Rosnay. Je l’ai interviewé l’année dernière et j’ai eu un coup de foudre pour cet homme. Je crois qu’il m’a bien aimée aussi. Après l’émission, il m’a fait un compliment qui est l’un des plus beaux compliments que l’on m’ait fait et je sais qu’il était sincère. Je ne le répéterai pas par coquetterie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’aimerais allier cheval et télévision… Bon sang ne saurait mentir !

 

19/ Peut-être aurez-vous la possibilité d’animer une émission sur le cheval ?

Peut-être… Lundi, j’ai rendez-vous avec le patron d’une nouvelle chaîne sur le cheval. Qui sait…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur FB

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Le 5 octobre 2017

Isabelle BRES

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Je remercie sincèrement Isabelle BRES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 12 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Christel LACROIX

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christel LACROIX

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Christel LACROIX et j’écris des romans, jonglant avec le, l’imaginaire, l’Histoire de notre humanité ou son futur par anticipation et par imagination. J’écris également de la poésie dans mes « temps de récréations » ainsi que des nouvelles.

Je me suis lancée dans la grande aventure de l’édition en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Mon premier métier : docteur en pharmacie dans la recherche industrielle et quelques coups d’œil dans le microscope ont vu grandir en moi cette force qui a toujours habité mon cœur : devenir chercheuse de mots ; l’envie d’écrire a germé petit à petit dans mon conscient et s’est imposée à moi après quelques virages de vie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion?

À titre purement amateur je dessine je peins et je débute en photographie. Ce sont des moyens d’expressions aussi forts que les mots mais que je manie beaucoup moins bien.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’attends rien de particulier de mes lecteurs, juste qu’ils se plongent dans mes romans et redonnent vie à leurs héros à leur façon, et juste qu’ils découvrent peut-être le message qui se cache dans chacun de mes livres.

J’ai croisé un grand nombre d’entre eux sur les réseaux sociaux et je suis toujours très heureuse quand ils viennent m’exposer leurs impressions de lectures.

Je fais également quelques dédicaces en librairies mais beaucoup moins de salons du livre pour le moment.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je privilégie les rencontres en librairie, où l’échange auteur lecteur est souvent très enrichissant.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis mes premiers balbutiements en écriture à l’école primaire, j’ai toujours eu cette envie et ce besoin d’écrire. Je répondrais donc que j’ai toujours écrit, mais je ne me suis lancée à éditer mes romans qu’en 2011.

 

J’ai publié :

–   Asteria Rubens chez K.Ed. Éditions : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

–   Les Abysses d’un Songe aux Éditions Terriciaë : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

–   J’ai entendu respirer les Couleurs aux Éditions Hugues Facorat : un roman issu de la littérature de l’imaginaire

– Au vestiaire des Anges aux Éditions Hugues Facorat : un recueil de poésies

Les derniers sentiments Cathares aux Éditions Ovadia Au Pays Rêvé : un roman sur fond historique

Mais aussi en collectifs d’auteurs :

Les Cygnes de l’Aube aux Éditions Lire et Méditer : un recueil de poésies de poètes du Monde

Lettrae Vox aux Éditions de l’Argilète : collectif de poésies

L’élixire 8 aux Éditions Robin : poésies en collectif d’auteurs

– Short Stories n13 aux Éditions La Matière Noire : nouvelles en collectif d’auteurs

– Sourds l’appel de la Nature aux Éditions Lire et Méditer : un recueil de poésies de poètes du Monde

Anthologie politique FLAMMES VIVES 2016 aux Éditions Flammes Vives : un collectif de poésies

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est paru en novembre 2016, il s’agit d’un roman sur fond historique : LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES.

Ce livre est né de la confrontation entre deux époques se reflétant l’une dans l’autre : notre époque contemporaine et le XIIIième siècle témoin du déclin des Cathares. Cette dernière romancée dans ce livre met en scène de vrais personnages historiques aux côtés des héros du roman.

 

En voici le résumé :

« Ils ne se sont jamais croisés, ils ne se sont jamais parlés.

Et pourtant, les lointains temps cathares vont les amener très vite à correspondre par lettres, à mélanger leurs mots, à se livrer, à se mettre à nu, à s’écorcher et à s’aimer.

Ce point commun qui leur échappe et ce hasard qui ne leur appartient plus, guideront inexorablement leur rencontre sur le chemin de leur existence.

Tout va alors aller très vite pour eux.

La découverte du contenu d’un coffret en bois légué en héritage va semer des énigmes dans leur vie commune naissante.

Un parchemin cathare et une amulette gravée vont les projeter face à un secret de famille.

Qui sont-ils vraiment ?

Ce roman atypique où le destin semble plus fort que l’évidence vous fera voyager à travers sept siècles d’histoire pour vous livrer alors un message d’humanité.

À lire et à méditer »

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Vous pouvez commander mes livres directement sur le site de mes éditeurs respectifs,

sur les plateformes de vente du net (FNAC, Amazon, Chapitre…)

http://recherche.fnac.com/ia1131750/Christel-Lacroix

 

Les commander chez votre libraire préféré

Ou me les demander directement afin d’avoir une dédicace.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Tous mes livres ont été publiés à compte d’éditeurs ; je considère que l’auteur n’a pas à participer financièrement à l’élaboration de son livre ; dans ce cas-là, il est plus judicieux de travailler en autoédition.

Pour l’instant je n’ai pas d’e-book à disposition, personnellement beaucoup plus proche du livre papier et des sensations tactiles qu’il procure au lecteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Mille conseils et pas uniquement un seul. C’est difficile de choisir.

Peut-être croire en ses rêves pour qu’ils se réalisent un jour et oser les provoquer.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’écris des romans de la poésie et des nouvelles et je lis de tout à partir du moment où l’histoire ou le sujet parle à mon âme de lectrice.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris à l’encre de mon cœur… toujours

Il y a des jours où il n’y a pas d’encre, et puis il y a des jours où il y en a trop mais pas assez de temps pour l’utiliser. Je m’adapte.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je ne travaille jamais sur sujet imposé. Je fais parfois des concours littéraires et je refuse systématiquement ceux dont le sujet est imposé. Mon inspiration a besoin de liberté.

Je vais la chercher dans un endroit que je ne connais pas, à côté de ma vie, entre le rêve et notre chemin à chacun de nous, dans un univers qui n’appartient qu’aux amoureux des mots.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Avant de me jeter dans l’écriture d’un roman, je dis bien « jeter » car le premier pas est toujours difficile, comme un saut en parachute, je fais d’habitude beaucoup de recherches (notamment pour mon dernier roman où j’ai dû faire un immense travail de documentation sur les Cathares, leur époque, leurs dogmes et leur mode de vie), je lis beaucoup d’ouvrages, références, livres, reportages, articles, et petit à petit la trame de mon roman se met en place après un déclic souvent inopiné. Ce déclic met parfois plusieurs mois à se manifester.

Puis je crée les personnages principaux du roman, qui sont toujours imaginaires : je dresse leur portrait physique, leur façon de penser, leur caractère, leur situation, leurs ambitions, leurs craintes, leurs peurs, leurs forces et leurs faiblesses. C’est comme une naissance et alors seulement je peux commencer la rédaction du chapitre I.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Laissez-vous écrire.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’adore l’écriture simple et limpide de la grande Katherine Pancol, les idées avant-gardistes de Bernard Werber, les grands classiques comme Camus ou Saint-Exupéry, l’immense et talentueuse George Sand, les mots qui tordent l’âme de Baudelaire, les sages pensées de Bobin ou de Coelho, et la liste est immense. Il y a tellement de richesses à trouver dans les livres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le bonheur volé de Cécile Aubry

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui en effet, c’est l’essence de mon imagination. J’ai plusieurs projets en cours :

– Le soleil au septième sous-sol : roman d’anticipation en cours de relecture

– Les neiges éternelles de l’Atlantide : roman sur fond historique en tout début de rédaction (j’ai fait le grand saut la semaine dernière)

– Mots Bohèmes : recueil de poésies en cours de rédaction

– Le jour où tout a basculé : recueil de nouvelles en cours de rédaction

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Au mois d’avril une signature est prévue dans une librairie de l’Hérault, à Pézenas.

D’autres rencontres au sein de l’enseigne Cultura, comme celle à laquelle j’ai participé en décembre dernier, devraient peut-être avoir lieu au printemps dans la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne et l’Aude.

Peut-être également un Salon du livre cet été dans l’Aveyron.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/christel.lacroixauteur

Ma page officielle auteur :

https://www.facebook.com/ChristelLacroixOfficiel/?fref=ts

Mon compte Tweeter :

Christel LACROIX @Chris_4_Ever

Mon blog :

http://christellacroix.blogspot.fr/

Ma chaîne Youtube :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLwEokKZZuIgfVcoBCDhvZXJynIWGPv06K

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Le 12 janvier 2017

Christel LACROIX

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Extrait

LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES

de Christel LACROIX

aux Éditions Au Pays Rêvé / Ovadia

 

 

 

Pendant de nombreuses années j’ai fait d’étranges cauchemars. Presque toutes les nuits depuis mon adolescence, un rêve récurrent venait me hanter et me poursuivait souvent toute la journée car j’essayais d’y trouver une quelconque signification. Je ne parvenais pas à me défaire de l’emprise de ces images. Le soir je me couchais, apeurée par l’intrusion de ce cauchemar, ne sachant pas s’il allait s’inviter à mes délires nocturnes ou non. Agrippée à ma couette, fondue dans l’obscurité, je m’endormais telle une guerrière prête à combattre seule les démons de sa nuit. Ce cauchemar n’a jamais été très clair ; j’y voyais chaque fois un immense feu, un brasier démesuré, je parvenais presque à en ressentir la chaleur sur ma peau et la lumière éblouissante dans mes pupilles. C’est une image forte qui ne me quittait jamais, la couleur des flammes tapissait ce rêve et je reste persuadée que sa signification y était intimement liée. Je donnais la main à un homme, je n’ai jamais distingué son visage, et nous gravissions des escaliers. La peur alourdissait mes pas et chaque nuit elle grandissait un peu plus. J’avais l’impression de pleurer dans mon lit ou n’était-ce que la triste impression de ce cauchemar saisissant. Cet homme inconnu me rassurait, il partageait mon effroi. Chaque nuit mon songe se poursuivait dans une forêt que je traversais en courant, entravée dans un lourd manteau imprégné de pluie. La pluie battante rendait notre progression de plus en plus difficile. Je sentais aussi cette chose dans ma main, une pierre, un caillou, je ne sais pas, une douceur, une tiédeur, au milieu de cette nuit de brasier et de pluie battante. C’était comme un trésor pour moi, l’ersatz du précieux et chaque fois que je perdais courage, je le serrais de plus en plus fort. Puis les flocons neigeux commençaient à tomber, il faisait de plus en plus froid. Petit à petit la forêt perdait ses couleurs hivernales, le vert le marron le gris et le sombre s’en étaient allés, le blanc uniforme et pur recouvrait le paysage de mon cauchemar. Depuis toute petite la neige me plonge dans une panique effroyable, je pense que c’est sûrement lié. Le blanc à perte de vue, celui qui engloutissait les couleurs, amortissait les bruits de la vie, gelait les cœurs endormis, le blanc, bête noire de la page de l’écrivain en mal d’inspiration, le blanc, redouté du musicien en composition, le blanc, le blanc, le blanc… Il se reflétait dans mon rêve et éblouissait mes paupières closes. Je ne sentais plus que le vent coupant et les flocons plus légers que l’air. Cette sensation était toujours présente dans ces nuits de vague à l’âme, comme une explosion de blanc au milieu d’une histoire floue et imprécise. La rivière que nous longions nous offrait des bouquets de glace dont le merveilleux contrastait avec la peur qui me poignait le ventre. Le givre pailletait petit à petit les cheveux de l’homme qui m’accompagnait. Tous ces détails sur la neige et le froid restaient extrêmement précis dans mes souvenirs, alors qu’étrangement le plus important m’échappait : l’identité de cet homme, le lieu et l’époque où nous étions, le pourquoi de notre fuite s’il s’agissait bien d’une fuite, les causes de ma peur… Tout se mélangeait chaque fois que j’essayais de me rappeler et j’avais l’étrange sensation que ce n’était pas un rêve ou un cauchemar comme les autres, mais tout simplement un fragment de mon existence, celle que j’aurais vécue il y a si longtemps, comme si je portais en moi ce morceau de passé, comme si j’avais une énigme à résoudre pour le libérer.

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Je remercie sincèrement Christel LACROIX d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Jean-Louis RIGUET 17 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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George Sand. Les carnets secrets d’une insoumise, de Catherine Hermary-Vieille

Les fameux carnets de George Sand !