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JL à l’écoute de … SOLIDEX

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui SOLIDEX

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1/ Quel est le nom de votre association ? Quels sont les responsables ? Quel est leur parcours ?

Notre association se nomme Solidex, il s’agit de la contraction de Solidarité et de Solex. À ce jour, elle compte 6 membres :

 

  • Claire Eygun : 28 ans, Architecte – Aventurière Solidex #1 « A dos de Solex »
  • Baptiste Poisbeau : 26 ans, Chef d’équipe piquettage FTTH – Aventurier Solidex #1 « A dos de Solex »

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  • Clément Belin : 26 ans, Auto Entrepreneur – Aventurier Solidex #1 « A dos de Solex » et Solidex #2 « Jetez-vous à l’eau »
  • Amandine Pergeaux : 25 ans, Chargée de communication – Aventurière Solidex #1 « A dos de Solex » et Solidex #2 « Jetez-vous à l’eau »
  • Antoine Le Moal : 26 ans, Auto Entrepreneur – Aventurier Solidex #2 « Jetez-vous à l’eau »
  • Aurélien Simon : 30 ans, Informaticien – Webmaster pour Solidex #1 et #2

 

2/ Quel est le but de votre association ?

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Notre association a pour but de porter des projets d’aventure porteurs de valeurs positives. Dans un second temps, notre but est de réaliser des documentaires de ces aventures afin de déployer un maximum ces valeurs au grand public.

 

3/ Quelles sont vos valeurs ?

Nous n’avons pas une liste exhaustive de nos valeurs, du moment qu’elles sont positives. Cependant, notre marque de fabrique est la solidarité. Nous l’avons portée durant nos deux aventures et souhaitons la porter encore longtemps. Durant nos deux projets, les valeurs mises en avant étaient principalement l’ouverture sur l’autre, le partage, le respect de l’environnement et l’optimisme.

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à la rencontre des sympathisants ?

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Faites-vous des rencontres, des expositions ou des conférences ?

Pour nous faire connaître, nous misons principalement sur les rencontres humaines. Tout d’abord en allant vers les autres durant nos aventures. Ensuite, nous comptons beaucoup sur les festivals de films d’aventures pour se faire connaître du plus grand nombre. Enfin, nous sommes également présents sur les réseaux sociaux.

 

5/ Il existe un collectif « Je nettoie ma Loire » à Orléans. Comment l’avez-vous connu ? Travaillez-vous avec lui ?

Pour notre projet #2 « Jetez-vous à l’eau », notre objectif était de rencontrer et de mettre en lumière des acteurs qui agissent en faveur de la Loire. Nous avons donc forcément fait une halte au collectif « Je nettoie ma Loire ». C’est l’enthousiaste Maddy, initiatrice du collectif qui nous a contactés sur Facebook pour collaborer ensemble. L’espace d’un week-end, nous avons découvert le collectif et ses actions. Nous avons également fait un ramassage collectif

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avec plusieurs bénévoles.

 

6/ Pouvez-vous nous raconter votre première aventure ?

En 2013, nous avons réalisé la première aventure de l’association Solidex. Notre objectif était de traverser l’Europe en Solex en réalisant des actions de solidarité. Partis de Saint Nazaire pour rejoindre Istanbul, nous avons fait différentes haltes spontanées et programmées dans des associations ayant besoin d’un coup de main. Notre ambition était de partir à la rencontre de nos voisins européens et faire transpirer l’image d’une Europe humaine et non seulement économique. Durant ces deux mois, nous avons réalisé plus de 4200 km et dormi chez l’habitant pour tisser des liens et dégager des ondes positives.

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De cette expédition, un documentaire a été réalisé par France 3 afin de faire rayonner notre message et proposer un contenu alternatif.

 

7/ Quelle est votre seconde aventure ? Pouvez-vous nous en parler ?

Pour notre seconde aventure, nous avons décidé de partir en France. Dans de nombreux festivals d’aventures, nous

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avons visionné des documentaires issus de périples réalisés à l’étranger. Pour cette seconde aventure, nous avons mis un point d’honneur à démontrer que l’aventure peut également se vivre en France et être accessible à tous.

 

De là est naturellement né notre second projet : descendre la Loire en canoës pour ramasser les déchets. Mais au-delà de ce projet, nous souhaitions également partir à la rencontre des Ligériens et organismes œuvrant pour la Loire.

 

N’étant pas spécialement « écolos », nous voulions démontrer que chacun à son échelle peut agir pour l’environnement et cela quotidiennement.

 

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Le 1er juin, nous sommes donc partis de Laval en Mayenne (lieu de l’usine de fabrication de nos canoës pliants Nautiraid). Canoës sur le dos, nous sommes tous trois partis en auto-stop direction le Mont Gerbier de Jonc. Nous avons choisi ce mode de transport dans le but de démontrer une fois de plus la solidarité qui pouvait briller en France.

Et c’est en seulement 9 voitures et 2,5 jours de stop que nous avons parcouru les 650 km qui nous séparaient de la source de la Loire.

C’est après avoir marché 12 km et avec nos 80 kg de chargement que nous avons rencontré un niveau d’eau suffisant pour déplier nos embarcations. Notre descente des 1 000 km de Loire pouvait enfin commencer.

 

Durant ces deux mois d’aventure, nous avons organisé plus de 13 événements avec des organismes ligériens afin de faire de la sensibilisation au respect de l’environnement. Nous avons entre autres organisé des ramassages collectifs ouverts à tous et animé des classes pour sensibiliser les plus jeunes.

 

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8/ Où peut-on connaître vos réalisations ?

Vous pouvez retrouver les teasers de nos aventures sur notre chaîne Youtube « Solidex », mais également sur notre site www.solidex.fr et notre page Facebook « Solidex ».

Le documentaire « Sans peur et sans frontière » de notre première aventure a été diffusé sur France 3 et n’est pas disponible à la vente/location.

 

Cependant, un livre « A dos de Solex » a été écrit par Clément Belin qui retrace l’aventure selon sa vision et ses ressentis.

Vous pouvez voir notre premier documentaire dans des festivals de films d’aventures.

 

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9/ Vous avez choisi la Loire. Pourquoi ?

Comme évoqué précédemment, pour cette aventure, nous souhaitions partir à l’aventure en France. La Loire s’est très vite présentée comme le terrain de jeu idéal. Elle était pour nous l’occasion de rencontrer un maximum de personnes puisque la Loire est le plus long fleuve de France avec ses 1 012 km. Chargé d’histoires, ce fleuve majestueux est également considéré comme le dernier fleuve sauvage d’Europe. Nous sommes donc partis à la conquête de ce que pouvait être un fleuve sauvage de nos jours.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Si nous devions retenir un conseil qui nous a souvent été communiqué, c’est de continuer de faire ce que nous faisons. C’est-à-dire, essayer de transmettre des valeurs positives, de partage et d’optimisme.

 

11/ Savez-vous où vous mènera votre prochaine aventure ?

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Aujourd’hui, nous revenons tout juste de notre descente de Loire. Nous souhaitons nous laisser du temps avant de repartir à l’aventure. En effet, les messages à transmettre de cette expérience sont nombreux et nous souhaitons prendre notre temps pour les diffuser le mieux possible à qui voudra l’entendre.

Nous ne voulons pas faire des projets pour faire des projets mais pour les vivre pleinement.

 

12/ Comment travaillez-vous ?

Étant tous situés dans différentes villes, nous travaillons très souvent à distance. Lors de la préparation d’un projet, chacun s’occupe d’une partie bien définie (communication, recherche de partenaires, logistique…).

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13/ Où puisez-vous votre inspiration pour vous attaquer à un fleuve ou un site particulier ? S’agit-il d’une décision collective ?

En traversant l’Europe à Solex, nous sommes partis de Saint-Nazaire et avons longé la Loire. En choisissant ce fleuve, c’était pour nous l’occasion de retrouver des paysages qui nous avaient marqués quelques années auparavant.

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Mais c’est aussi un clin d’œil, cette fois-ci de terminer une aventure où nous l’avons commencée il y a 4 ans, à Saint Nazaire. Sans oublier le fait que la Loire est également le dernier fleuve sauvage d’Europe.

 

14/ Avez-vous eu des commandes de ramassage de déchets ?

Non, nous n’avons pas eu de commande de ramassage de déchets. Nous avons organisé des ramassages en collaboration avec des organismes présents sur des villes ligériennes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux sympathisants?

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Chacun à son échelle peut aider.

Il ne faut pas sous-estimer l’impact de chacun.

Il faut certes ramasser des déchets mais il faut surtout changer nos modes de consommations (en achetant des bouteilles en verre consignées, du vrac…).

 

16/ Combien de déchets avez-vous collectés ? Qu’en faites-vous ?

Durant nos deux mois d’aventures nous avons ramassé près de 1 200 kg de déchets. Ce poids a été atteint grâce à nos ramassages au quotidien en pagayant sur la Loire et grâce aux ramassages collectifs.

 

Nous avions au préalable contacté les mairies des villes traversées pour leur demander de récupérer nos déchets.

 

17/ Rencontrez-vous des difficultés à pratiquer les collectes ? Lesquelles ?

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Non, nous n’avons rencontré aucunes difficultés particulières. Ramasser des déchets est un geste simple, qui peut se faire partout et à tout moment donc pas de soucis.

 

Cependant, dans nos canoës, nous ramassions uniquement des déchets visibles à la surface de l’eau, ou bien sur les rives afin de ne pas renverser les embarcations ou risquer de se blesser au fond de l’eau.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ? Pouvez-vous nous en parler ? On parle d’un documentaire.

Aujourd’hui notre troisième aventure est de faire le documentaire de notre aventure en canoës. En effet, durant cette expédition, nous avons tourné des images et à ce jour nous cherchons des financements pour nous aider à réaliser le documentaire.

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Pour cela, nous avons une campagne de financement participatif. Le principe est simple, faire un don à notre association Solidex en échange d’une contrepartie (un DVD, un t-shirt bio floqué, une projection du futur documentaire…).

 

Voici le lien de la collecte, on compte sur votre solidarité pour nous donner un coup de pouce.

 

https://www.helloasso.com/associations/solidex/collectes/trois-colibris-sur-la-loire

 

Notre objectif est de diffuser par la suite ce documentaire dans des écoles pour faire de la sensibilisation auprès des plus jeunes.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ? Comment voyez-vous l’avenir de l’association Solidex ?

Vous pouvez nous retrouver au Festival International du film d’aventure à La Rochelle du 17 au 19 novembre.

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Concernant l’avenir, nous espérons que notre association grandira et ouvrira ses portes à de nouveaux aventuriers désireux de véhiculer des valeurs positives.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

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Sur notre site internet : http://solidex.fr

Sur notre page Facebook : Solidex : https://www.facebook.com/Asso.Solidex/

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Le 22 octobre 2017

Amandine Pergeaux

Clément Belin

Antoine Le Moal

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Je remercie sincèrement Amandine Pergeaux, Clément Belin, Antoine Le Moal, d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 24 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Stéphane Brosseau

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Stéphane Brosseau

.Photo Stéphane BROSSEAU

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis Stéphane BROSSEAU, né le 19 mai 1966 à Nantes.

De 1984 à 1992, j’ai d’abord été en classe préparatoire littéraire au Lycée militaire de Saint- Cyr-l’Ecole, puis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, à Ecole d’application de l’Artillerie, pour être affecté en Allemagne.

En 1994-1996, je fus instructeur à Saint-Cyr. Durant cette période, j’en ai profité pour passer une maîtrise d’Histoire. Puis j’ai commandé une batterie de 150 hommes et femmes à Hyères.

Depuis 2004, je suis breveté de l’enseignement militaire supérieur du second degré et me suis orienté vers la gestion des ressources humaines. Actuellement responsable de la politique de suivi des blessés de l’armée de Terre, des conditions de vie des militaires et de leur famille, je  prends le commandement des musiques de l’armée de Terre en août 2016.

Directeur de chorales depuis 36 ans, je suis aussi chanteur soliste et sociétaire depuis 2013 de l’association des écrivains catholiques de langue Française.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Du sport, de la musique, du bénévolat et de la symbologie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique, comme je l’ai dit, et j’ai écrit un scénario pour un film d’Yvon Bertorello sur la symbologie dans l’art roman et l’art gothique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends des rencontres, des discussions, des partages d’idées, des débats. Je me fais connaître par mon réseau et par des salons (Rambouillet, Saint-Cyr-L’Ecole, Paris, Mennecy, Dourdan, Chevreuse, etc.)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, à la demande, lors de salons ou dans des rencontres privées.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 2010. J’ai écrit :

  • L’amour, sens et enjeu de la vie – 2012 (TheBookEdition.com) – 235 p. – Essai.
  • Animer, c’est d’abord prier – 2012 (TheBookEdition.com) – 93 p. – Essai.
  • Les mains ouvertes – 2012 (TheBookEdition.com) – 73 p. – Poésies – Prières.
  • Le Phare – 2013 (TheBookEdition.com) – 90 p. – Poésies.
  • Le Témoin – 2013 (TheBookEdition.com) – 125 p. – Nouvelle.
  • Visite de St Martin de Chevreuse – 2014 (TheBookEdition.com) – 43 p – Histoire de l’art / Guide.
  • Ecoute la Pierre – 2014 (TheBookEdition.com) – 86 p  – Histoire de l’art / Guide.
  • La Pierre au cœur de chair – 2014 (TheBookEdition.com) – 170 p.- Roman historique et essai. Prix 2014 du livre et de la poésie de Guillerval.
  • Reflets d’humanité – 2015 (Edilivre) – 100p – Poésies contemplatives, réflexions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Reflet d’humanité :

Il s’agit d’une cinquantaine de poèmes, de prières ou de réflexions, qui évoquent l’ambivalence du temps, de la vie, du cœur, du mal et du péché, des valeurs et du paraître… une vision de ce monde contemporain décalée des idées convenues et dominantes, mais belle et profonde, une quête de sens, sans relativisme, une immense espérance.

Chaque petit texte se prête à être le support d’une méditation quotidienne, comme un instant spirituel ou l’occasion de prendre du recul sur notre époque.

 

Prix TTC : 12€

ISBN : 978-2-332-95541-8

Format : 134x204cm

Contact presse : – 01 41 62 14 39 Astrid Laurent – actualite@edilivre.com ou astrid@edilivre.com

 

Le suivant est à paraître chez Edilivre :

Pourquoi un homme sensé et normal est-il capable de basculer dans l’horreur et de se transformer en bourreau ?

L’homme est-il fondamentalement mauvais ? Il semble que non…

Mais l’Histoire est malheureusement constellée d’exemples de massacres dramatiques perpétrés par des foules apeurées ou hystériques.

Peut-être est-il alors opportun d’étudier certaines récurrences historiques et d’observer les facteurs favorisant cette chute dans le mal absolu et le non-sens ?

Chacun étant susceptible de se trouver dans une telle situation, d’un côté ou de l’autre, l’Histoire ainsi présentée sous forme de roman ou de fable peut se révéler très éclairante pour tout homme, femme ou jeune.

A la lumière des XVIe, XVIIIe, XXe et XXIe siècles, traversés par une demeure, véritable personnage principal du livre, témoin de spasmes maléfiques à Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes, sans doute est-il alors possible de pressentir un désordre majeur, voire un génocide, quand certaines pierres s’accumulent dans l’un des plateaux de la balance de notre psychologie individuelle ou collective…

Avis aux décideurs, aux responsables et à tous les citoyens, quand les facteurs suivant s’accumulent !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez n’importe quel libraire ou sur Internet. Pour ceux chez TheBookedition, sur le site thebookedition.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

L’idéal est bien entendu d’être à compte d’éditeur. Mais la porte est tellement étroite ! Les comptes d’auteur peuvent rendre service et permettre la diffusion d’idées.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Crois que tu es aimé, et aime.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des essais et des biographies.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Dans le RER, durant mes trois heures de transport quotidiennes…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans l’observation de la nature et des gens, dans la prière, la contemplation.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui, mais dans mon dernier livre, il y a une base généalogique réelle.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’oser noircir du papier, de recommencer, mais en restant humble.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Baudelaire, Kafka, Camus, Mauriac, Maupassant, Stendhal, François Varillon, Bernard Sesboüé, Jean-Christian Petitfils, Rambaud, etc.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Croire de B. Sesboüé.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un livre sur la musique militaire…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le salon du livre de Chevreuse « Lirenval » le 2 avril 2016.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur les sites de Thebookedition :

(http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=st%C3%A9phane+brosseau)

et Edilivre :

http://www.edilivre.com/catalogsearch/result/?q=brosseau

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Le  10 février 2016

Stéphane BROSSEAU

.Brosseau Stephane

.Couverture L'AMOUR SENS ET ENJEU DE LA VIE

Couvertrure LES MAINS OUVERTES

 

Couverture LE PHARE

Couverture ECOUTE LA PIERRE

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Extraits de : Le Phare. (Thebookedition)

L’éclosion de vie

 

La première bouffée d’air déploie tes poumons,

Surgeon luisant, éclos de ta mère exténuée,

Être nouveau, de chair, d’eau, de sang et d’esprit ;

Créé par amour pour l’amour, souffle de vie,

Fragilité suprême, condensé d’Histoire,

Tu rapproches par essence en l’amour donné,

Le passé, les aïeux et les hommes à venir.

 

Fulgurance du présent bousculant la vie,

Promesse d’espérance étoilant le futur,

Ta perle est unique et pare l’humanité ;

Ton âme a sitôt quitté le corps maternel,

Que ton père, pour ton bien et celui de tous,

Coupe le cordon, te greffe au cep de ce monde,

Sacrifiant de la sorte au rite fécond :

Il faut que tu grandisses et que lui, diminue.

 

Beauté attendrissante, affamée de ta mère,

Ignorant l’esquisse de ton corps assoiffé,

Dépendance absolue et faiblesse incarnée,

Enfant de l’Eden, image d’un Dieu humble,

Sacrement terrestre, ange et nouveau messager,

Tu rends chair, malgré toi, tous les cœurs pétrifiés ;

Les yeux à peine éclos, les poings déjà serrés,

T’ébattant dans le vertige de l’inconnu,

Tu écris la première page de ton livre.

 

Chacun est un vitrail

 

Le monde est comparable à une cathédrale,

Exposée en plein vent, écrasée de soleil ;

Ce vaisseau imposant défiant les éthers,

Aucun ne l’a vu en entier d’un côté.

Ses détails semblent beaux mais bien trop éloignés,

Pour pouvoir en saisir toute subtilité ;

Des diables aux aguets la décorent ci et là,

Les passants habitués la croient inhabitée.

Des vitraux opaques, poussiéreux et plombés,

Bouchent les fenêtres en un voile bien terne,

Surtout au zénith quand la gargouille brille.

 

Invité par un livre, un ami, ou un guide,

A franchir le grand porche ou l’histoire se dessine,

Je parviens au narthex, symbole de la terre,

Stupéfait, ébloui par cette voute en croix.

Tout prend forme à présent de mon palier carré,

Je progresse humblement sur la nef ascendante,

Attiré que je suis par le cœur du transept,

D’où je lève la tête vers les cieux ouverts.

En ce point capital, le Salut apparait,

Rencontre de l’homme avec Dieu, son créateur ;

L’autel au fond du chœur révèle que cette arche,

Traverse le déluge et les eaux de la mort.

 

Alors illuminé de couleurs magnifiques,

Je vois que le verre si quelconque au dehors,

Par miracle prend forme, éclairé du grand astre ;

Que chaque morceau traversé de lumière,

Révèle un visage et une histoire sacrée ;

Tout éclat de vitrail scintille à sa façon,

Selon l’exposition, les blessures du temps ;

La plus belle des grandes verrières est au Sud,

Mais toutes sont joyau dès l’aube jaillissante ;

Si un seul des vitraux venait à disparaître,

L’édifice en entier serait moins coloré.

Heureux l’homme qui voit en chacun de ses frères,

Un trésor intérieur transcendé par le Père.

 

La beauté des rides

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps révolus,

Dont l’évocation,

Fait sourdre quelques larmes,

De tristesse ou de joie.

Ces heures sont passées,

Elles nous ont échappé ;

Si le bonheur d’antan,

Soudain rend nostalgique,

Alors nous sommes comblés,

C’est là notre cadeau ;

S’il rappelle l’horreur,

Blessure ou cicatrice,

Par chance elle n’est plus,

Nous sommes épargnés.

 

Le livre du visage,

Peu à peu se remplit ;

Des sillons sont tracés,

Par les ans égrainés,

Fertiles à l’avenir :

Tu témoignes et transmets

Le flambeau à l’enfant ;

Ces lignes signifiantes,

Disent un long voyage,

Offert par le Seigneur,

Pour atteindre la vie.

Ne les efface pas,

Le temps ne bisse pas,

N’y vois là aucun mal,

Il est vain de tricher.

 

Heureux l’homme tanné,

Et la femme ridée :

Ils ont beaucoup reçu,

De bonheurs et d’épreuves ;

Car c’est par l’érosion,

Que la monotonie,

D’une plaine ordinaire,

Devient vallée superbe,

Et par la forte brise,

Que la mer s’embellit,

Et donne le relief

D’une vague puissante ;

L’or patiné sertit

Les trésors de la vie

Et leur donne un éclat.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour cet instant présent,

Qui seul dans ma vie d’homme,

De par mon libre-arbitre,

Demeure à ma mesure ;

Merveille que mon cœur,

Qui bat chaque seconde,

Pour rendre gloire, aimer.

Heureux suis-je vraiment,

Des dons que tu me fais,

Ainsi qu’à tous mes frères.

Prenons donc la mesure,

De cet instant si riche,

Même s’il peut sembler

Dérisoire ou bien terne.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps à venir,

Qui ne sont pas nôtres,

Car ils portent en leur sein,

Une espérance folle :

La promesse de vie,

D’un amour éternel,

Que le Dieu trois fois saint,

Nous prépare à chacun.

Après ce pèlerinage,

Ereintés, burinés,

Nous nous approcherons,

Et découvrirons là,

Si nous avons aimé,

A chaque instant donné.

 

Le requiem

 

L’orchestre du monde va bientôt se produire,

Dirigé par un maître, un grand compositeur.

Il créera son joyau, son enfant, son chef-d’œuvre,

Une pure beauté en musique sacrée :

Un requiem, mystique, profond et intense,

Atteignant les cimes, touchant jusqu’aux larmes.

 

Il lui faut pour cela de nombreux musiciens,

Constituer un grand orchestre symphonique,

Complété de voix d’hommes, de femmes et d’enfants.

Le concert de gala n’aura lieu que plus tard,

Quand le maestro dira que l’ensemble est fin prêt,

Chacun des musiciens répondant à sa main.

 

Son vœu le plus cher est que tous applaudissent,

Public et musiciens dans la même ferveur,

Enivrés de bonheur et débordant de joie,

Par tant d’émotions, de prières lyriques,

Emportés à jamais dans l’élan mélodieux,

D’un final grandiose s’achevant en point d’orgue.

 

Il recrute dans ce but partout où il peut,

Des fameux concertistes ou de simples élèves ;

Pour aider les artistes, il prend bien les devants,

Leur confie la partition dûment annotée

Par son fils bien-aimé pour jouer dans l’esprit,

Afin que tous déchiffrent et sachent interpréter.

 

Il répète avec eux sans jamais se lasser,

Travaille la technique, le son, l’émotion,

Que la note si pure atteigne le Divin.

Certains, vite lassés, ou bien d’autres, épuisés,

Beaucoup, découragés, vont servir d’autres chefs :

Il faut tout recommencer, reprendre au début.

 

Ceux qui restent avec lui sont tellement différents,

Qu’ils doivent s’accorder et chacun, s’écouter ;

Pour entrer dans son œuvre, ils doivent se donner,

Solistes, premier violon ou simple triangle,

Unir les talents pour ne faire qu’un seul son ;

Il ne conservera que ceux qui l’ont compris.

 

Le clochard en cravate

 

Le flux des parisiens empressés se déverse,

Du quai de Denfert jusqu’aux couloirs souterrains ;

La vague déferle sur les portillons gris,

A peine ralentie ou giclant par-dessus.

 

Rien ne stoppe ce flot, écumant, englouti,

Irrigant les artères de la capitale ;

Beaucoup semblent endormis, d’autres se couchent,

Quand mes yeux s’arrêtent sur un homme debout.

 

Il est pétrifié contre un mur, hors du temps,

La petite cinquantaine, en costume sombre,

La cravate ajustée, une mallette à ses pieds.

Il porte en collier une pancarte en carton.

 

Trois mots sont écrits et sonnent la sentence

Sous son visage abaissé : « Pour vivre, merci » ;

Mais comment donc ce cadre en est arrivé là ?

Cache-t-il sa souffrance à toute sa famille ?

 

Ma seule aide possible en cet instant tragique,

Consiste en des prières ferventes et sincères,

Pour qu’il puisse gagner son pain, garder son toit ;

Des profondeurs je crie vers Toi, tends-lui la main !

 

Pour nos aînés…

 

Je te confie ceux qui ont vécu trop longtemps,

Au regard d’un monde rongé d’efficience ;

L’antichambre des cieux est pour eux leur maison,

Désertée, décrépie, à l’horloge cassée,

Ou ces lieux hantés d’anges rares et sans aile,

Qui essaient de soigner ce qui peut encore l’être.

 

Désœuvrés, un peu lents, boiteux ou alités,

Engourdis, radotant ou souvent égarés,

Stimulant leur esprit de luttes dérisoires,

Une ancienne beauté apparaît sous leurs traits ;

Ils sont seuls et attendent un regard, une voix,

Quelque chose mettant leur passé au présent.

 

Mon Dieu, Tu les aimes et sais leur splendeur d’antan,

Si brillants d’intellect ou habiles des mains,

Tu as vu leur bonheur et combien ils souffrirent,

Le monde transmis fut modelé par chacun;

Ils ont eu des enfants mais ceux-là les oublient,

Les photos sont jaunies, ils ont beaucoup aimé.

 

Réconforte nos vieux frères en ces jours d’attente,

D’ennui ou de calvaire, ils cherchent pourquoi vivre ;

Dis-leur que sans eux notre corps est amputé,

Qu’ils ont à prier, pour eux et pour le monde,

A tendre aux jeunes le flambeau d’espérance,

S’abandonnant bientôt à ta miséricorde.

 

 

 

Mouche ou abeille ?

 

La chrysalide devient papillon, mon fils,

Tu découvres tes ailes et déploies lentement,

Des voiles colorées reçues gratuitement,

Qui prendront ton envol à la première brise,

Et t’élèveront vite en un grand tourbillon,

Jusqu’aux cimes fleuries d’un alpage au printemps.

 

Alors tu découvriras qu’en cette altitude,

A côté de la bouse et de la charogne,

Poussent la gentiane et la belle églantine ;

Il te faudra ainsi choisir où te poser,

Selon ton instinct mais aussi ta boussole,

Suivant ta pensée, guidée par la volonté.

 

Tu te feras mouche attirée par l’abject,

L’immondice puante, vautrée dans la fange,

Volant lourdement, titubant de tes excès,

Ou butineras délicatement, nectar,

Sucs et pollens en respectant les pétales,

En transformant la beauté confiée en merveille.

 

Avant de décider où tu devras aller,

Tu trancheras, maître, doué de libre-arbitre ;

Là résideront ta faiblesse et ta grandeur :

Sans liberté, plus d’enfer, ni de paradis.

 

Ma chapelle quotidienne

 

Le wagon matinal me conduit, nonchalant,

Dans la nuit de l’hiver, bientôt lit de l’aurore,

Intégré au troupeau résigné des silhouettes

Qui se meuvent au signal de la simple habitude,

Des stations défilant, égrainées devant elles,

Possédant pour chacune sa lumière, son odeur,

Ou au rythme du son de la voix numérique,

Dont pourrait se passer l’habitué que je suis.

 

Une grâce pourtant m’envahit, impuissant,

En voyant tout devant, plus qu’une ombre, une gêne :

Un homme, une femme, sont bientôt aperçus,

Entourés comme moi de cette multitude,

Odorante, encombrante et parfois bien violente,

Sans visage, ni cœur et bien sûr sans croyance ;

Appuyés sur la vitre pour ne pas tomber,

Ils esquissent un sourire ou peut être une plainte.

 

Ils ont donc bien une âme, une vie, un passé,

Des failles, des richesses et même un cœur qui bat,

Ils pensent, ils agissent, ils espèrent et ils aiment,

Leur trésor est peut-être aussi beau que le mien ;

Leur main droite portant un livre patiné,

Ils semblent parler ou peut-être prient-ils ?

 

Leurs voisins tout-à-coup s’animent de la sorte,

Et chacun devient un et bien digne d’égards,

Le costume ou la cotte semblant s’effacer ;

Leurs tristesses ou leurs joies me saisissent le cœur,

Leur valeur est certaine et pourtant trop voilée,

A mes yeux vite encombrés de préjugés.

 

Le Seigneur me fait signe et m’envoie son Esprit,

Ces gens-là sont mes frères, ils me portent un message :

Ils sont à l’image du Père de Tendresse,

Créatures admirables et aimables de Dieu,

Celles qui sont pour moi des anges messagers,

Pour me dire de prier en ce lieu bien sordide,

Transformant un taudis en chapelle vivante,

Illuminant ma vie, embellissant la Terre.

 

Hymne à la douceur

 

La force douce nous convainc,

La douceur forte désarme.

 

L’homme prouve qu’il n’est pas Dieu,

Quand la violence se déchaîne,

Quand le feu légitime brûle,

Quand la mort fauche sa moisson,

Quand nos disputes n’aiment plus,

Quand les paroles nous débordent,

Quand nos actes forcent l’autre,

Quand le rival devient haï,

Quand les passions noient la pensée,

Quand le mensonge règne en nous,

Quand nos regards ne voient pas Dieu,

Quand l’homme ancien ne renait pas.

 

La douceur ne blesse personne,

Ne trompe pas ni n’abaisse,

N’humilie ni ne défigure ;

Mais la douceur réconforte,

Elle édifie et fait grandir,

Elle apaise et pardonne tout,

Elle ouvre un avenir humain,

Rend digne ce qui est souillé,

Regarde avec les yeux de Dieu.

 

Les larmes qu’elle fait sourdre

Ne sont que bonheur et que joie !

 

L’ostensoir

 

Au milieu de la nuit étoilée de Sologne,

Ton ange m’éveille, m’appelle par mon nom.

L’esprit tout embrumé, je réponds « me voici »,

N’écoutant que mon cœur et non pas la raison.

 

Suivant à tâtons sous les ardoises la voie

Qui conduit le pèlerin au lieu sacré,

Je me dis, bousculé, qu’un somme est bien tentant,

A quoi bon se lever nuitamment de la sorte.

 

J’ouvre la porte gémissante de l’église,

Et dans la pénombre occupant l’édifice,

Sur l’autel drapé de blanc, baigné de lumière,

Flanqué de candélabres, trône l’ostensoir.

 

Tu es là, radieux, Créateur Tout-Puissant,

Tu m’attends, Tout-Aimant, pour t’offrir à mes yeux,

M’écouter, me parler, m’étreindre sur ton Cœur,

Te donner tout à moi, que je brûle d’amour.

 

Tu me regardes, je te contemple en retour,

J’esquisse une prière et veux te confier,

Les malheurs de ce monde et ceux qui me touchent,

Te demandant pardon de t’avoir offensé.

 

Ce faisant je n’entends pas le chant de l’Epoux,

Ce murmure d’amour, cantique des cantiques,

Signifiant par l’Esprit le chemin du bonheur,

Proposé à chacun pour la vie éternelle.

 

Je me tais, m’abandonne, irradié de l’Amour,

Et le souffle d’Esprit s’immisce dans mes failles,

Découvrant qui je suis face à mon Concepteur,

Oubliant l’apparence reçue ou donnée.

 

Tu m’embrasses et me serres sur ton cœur en disant :

Lève-toi, marche, ouvre-toi, publie ma Parole,

Change ton cœur, convertis-toi et n’aie pas peur,

Je te couvre de mon ombre et suis avec toi.

 

Je brule de ton feu et déborde de joie,

J’exulte en me purifiant à la source vive ;

Libéré des regards erronés qui m’enferment,

En adorant mon Créateur, Il me révèle.

 

Loué sois-Tu, ô Amour tendre et Tout-Puissant,

Père de miséricorde, Force douce,

Cœur de mère, Douceur forte, Vie éternelle,

Je t’offre tout mon être et m’abandonne à Toi.

 

La mémoire vive

 

Ne coupe pas la racine du chêne,

Vénérable mémoire des siècles,

Dont les vastes et généreuses ramures,

Te protègent des lumières trop vives,

Et des déluges de la vie, mon fils.

 

Ne le prive pas de la source fraîche,

Ne le blesse pas, ne l’ampute pas ;

A trop le rogner ou le mépriser,

Il végèterait ou dessècherait,

Mourant peu à peu, perdant son feuillage.

 

Tu le renierais faute d’intérêt,

Le dirais gênant et inutile,

Ne voyant pas que ton inconséquence,

L’aurait tué dans la force de l’âge,

Te privant ainsi d’un appui solide.

 

Ce chêne est mon histoire, mon âme,

Il est partie de moi, tout comme toi ;

Il est l’empreinte du temps de tes pères,

Première crèche et dernier tabernacle.

 

Je suis France depuis quinze cents ans,

Nommée Marianne il y a deux siècles,

Gâtée de joyaux par la nature,

Enrichie d’idéaux et de grands hommes.

 

Tu es mon enfant, connais ta famille,

Car la mémoire n’est pas un devoir,

Mais elle est vitale pour se connaître,

Vivre libre, ajusté à ce monde.

 

 

http://www.thebookedition.com/livres-stephane-brosseau-auteur-59721.html

 

 Extraits de Reflets d’humanité (Edilivre)

 

La chair est bénie

 

Par le corps d’un enfant, en naissant de sa mère,

Par celui du petit, qui joue et qui s’ébat,

Par celui d’hommes ou de femmes, nus et beaux,

Sculptés ou peints par la muse d’un artiste,

Par celui des amants, dévorés de désir,

Et par celui de ceux qui sont nés différents,

Dont la chair et l’esprit souffriront à jamais,

Par celui de ceux, meurtris, blessés par la vie,

Par celui des malades dans les hôpitaux,

Par celui du vieillard qui n’a que trop vécu,

Par celui, torturé, déchiré, affamé,

Par celui du cadavre en décomposition,

La chair des Hommes est bénie dans la Création,

Car elle est le chef-d’œuvre de Dieu en six jours,

Celui qui valut même qu’Il s’extasiât,

Et que l’Amour s’incarnât en son image.

 

Chair de vie, de beauté, de désirs et plaisirs,

Chair de souffrance, de finitude, de mort,

Tu es faite de glaise, mais surtout de Celui,

Qui est la Vie véritable et qui te bénit.

 

L’harmonie

 

L’harmonie, fragrance délicieuse,

Est-elle objective, inhérente à l’Homme,

Ou à chacun, de façon subjective,

Selon la vie, la finesse des sens,

Le travail, l’habitude, les idées ?

 

Elle est équilibre entre des tensions,

Des sons, des couleurs ou des caractères ?

Telle la surface d’une goutte,

Son apparente forme est solide,

Bien que liquide dans son essence…

 

Elle nait de forces contraires, opposées,

D’énergies antagonistes, éphémères.

Science ou sens, est-elle création ?

 

Je la vois mystère d’humanité,

Rayon de perfection de jours finis,

Et préfiguration du paradis.

 

Qui donc pourra ?

 

Qui donc peut dire « je t’aime », s’il n’est pas Dieu ?

Qui donc peut dire pardon, s’il n’est pas don parfait ?

Qui donc peut aimer vraiment, s’il n’est pas en croix ?

 

L’amant, brûlé du désir possesseur d’un corps ?

Le jeune, subjugué par l’appât féminin ?

La fiancée, parée d’atours très enjôleurs ?

La prostituée, commerçant de charmes sensuels ?

 

L’ami sympathique, ne pouvant qu’écouter ?

L’appui de toujours, fidèle dans la houle ?

Le bon compagnon, sur nos routes humaines ?

Le frère d’armes, sacrifié par idéal ?

 

Le mari amoureux, voulant être sincère ?

La mère protectrice, gardant son enfant ?

Le bénévole, offrant de son temps aux pauvres ?

Le moine, travaillant et priant pour le monde ?

 

Tous aspirent à l’amour mais n’en sont qu’ébauche,

Image imparfaite de ce temps de chair ;

Tous disent « je t’aime » mais ne sont pas dignes

De recevoir l’Amour d’un Dieu Tout-Puissant,

Cœur sacré, miséricordieux, qui pardonne.

La vie est la gestation de l’éternité,

Pèlerinage d’enfants à l’image de Dieu,

Appelés à devenir à sa ressemblance.

 

Que notre vie soit un « je t’aime » perpétuel,

Malgré son imperfection par essence ;

Notre idéal le veut sans tâche et absolu…

La finitude charnelle alourdit l’esprit,

Mais par la foi, l’espérance et la charité,

Tout amour esquissé est offert en priant,

Consumé comme l’encens s’élevant au Père.

 

La communication

 

Rançon de l’altérité, alliance ou mur,

La communication révèle que l’être

Est profond, doté d’insondables langages,

Préservant le cocon du mystère des uns,

Ouvrant à l’horizon le cœur d’autres, plus durs,

Rejoignant le tréfonds de l’âme amie, épousée,

Ou crispant les incompréhensions naissantes,

Par des mots dont varient la couleur et le sens,

Selon l’humeur, le ton, la circonstance et l’âge,

Au gré des sentiments, de l’oreille attentive,

De la bouche muette ou prolixe à ses heures,

Du sexe, de l’histoire et de la culture ;

Car le verbe qui ondule n’est pas science,

A l’instar de celui qui use du silence,

Qui pianote parfois à perdre patience,

Sur des gammes monotones et même rances,

Croyant avoir traduit un autre lexique,

Déchiffré la pensée, hiéroglyphe infini,

Fulgurance d’esprit, de génie créatif,

Ou pâle copie surannée et futile ;

Nous ne pourrons jamais dans notre imperfection,

Aplanir nos arrogantes tours de Babel,

S’opposant à l’union, semant la confusion,

Alors qu’un regard doux, plein d’amour suffirait

A lier les cœurs et jouer en harmonie,

A défaut d’un hymne repris à l’unisson.

 

Nu

 

Hôte la cotte de maille qui te fait coque,

Ne sors pas tes ergots pour lutter entre coqs,

Enlève la cuirasse des rancœurs passées,

Effeuille une à une les couches d’armures,

Du rang, du statut, des idées, du langage,

Des us et coutumes, des mensonges des sens,

Qui étouffent la flamme vacillante et pure

De la vie, insufflée dans de la poussière,

Vertigineuse fragilité de l’être,

Par l’Esprit du Dieu créateur, le Tout en tous.

 

Libère-toi, l’ami, de ce carcan étroit,

Qui t’oppresse et t’empêche d’aimer la vie,

Qui transforme ton regard du monde et ton cœur,

Qui bat pour être chair et non pour la pierre ;

Cet étau te rend malheureux, voile tes yeux.

 

J’essaie aussi, tu sais, de porter haut la flamme

Qui brûle tout en moi et consume l’écorce,

Car ma lueur intime est déjà promise,

Elle est même donnée, à celle que j’aime,

Pour prendre l’éclat d’une flamme divine,

Illuminer la vie d’un amour doux et pur,

Embraser la tristesse et la mort annoncée,

Dans l’élan d’Espérance envoyé par l’Esprit,

Ouvrant les bras à tous ceux qui m’entourent,

Les embrassant tous, sans entrave ni chaîne.

 

Le fleuve

 

Notre belle France est un fleuve majestueux

Puissant, tourbillonnant, jonché de cascades,

Dont les flots changeants peuvent être paisibles

Dans la plaine d’un vert tendre, au lit tortueux,

Ou s’éveillent des ruptures après des failles.

 

Son eau est limpide et peut être si pure,

Ou chargée de limon en remuant le fond ;

Elle irrigue et nourrit la vie de ses rives,

Terres fertiles, marais humides, villes,

A la fois coupure et pont, elle unit les hommes.

 

Sa source est lointaine et noble, bien en amont ;

Elle coule en des contrées bordées de roches,

Serties de clochers, riches de Providence,

Et conflue avec une rivière agitée,

Qui sourd moins haut, dans le pays des « Lumières ».

 

La confluence longea des champs de batailles

Durant deux longs siècles marqués par tant d’horreurs,

Mais qui virent ces eaux s’unir et s’enrichir,

Être canalisées par des digues gaulliennes,

Jusqu’aux marais nihilistes et relativistes.

 

A présent le fleuve se répand à vau-l’eau,

Recherchant l’estuaire ouvert sur le grand large ;

Pour cela il convient de drainer le marais,

Que l’eau stagnante ne croupisse pas en vain,

Car sa vocation est de rejoindre la mer.

 

La liberté d’expression

 

La liberté d’expression est un droit.

 

Elle serait « absolue » pour certains,

Armée d’une possible dérision,

Au nom de la liberté, de l’humour,

Du droit à dénigrer, à se moquer,

De tout, de tous, partout et en tout temps.

Nul ne pourrait imposer son « sacré »,

Censurer ses convictions intimes ;

Cela ne se négocierait donc pas…

Mais chaque jour la question se pose

Pour une chambre correctionnelle,

Juge de cette liberté fragile…

 

Or, la liberté d’expression est-elle,

En son propre nom, plus sacrée, d’ailleurs,

Que ne l’est le sacré des religions ?

Elle ne peut pourtant que s’inscrire

Dans un champ social, où par tolérance,

Un respect réciproque est de mise !

 

Cependant, la dérision du sacré,

Offense le cœur, l’âme et le groupe,

Et cette blessure ne peut que nuire,

Au « vivre semble », au bien-être commun.

La société ne peut autoriser,

Qu’un « mal » soit nommé « bien » ou même « droit »,

Alors qu’il scandalise et blesse aussi,

Certains de ses enfants, libres de croire.

Il ne s’agit pas de débat d’idées,

Mais de tyrannie de la liberté,

D’acceptation que l’autre soit autre,

Et qu’il puisse penser différemment.

 

La liberté d’expression est profane,

N’en faisons pas une religion,

Ne lui créons pas de culte factice,

Elle serait un veau d’or républicain,

Un monstre mi- homme mi- dieu antique,

Qui se détruirait en se dévorant…

 

La gueule cassée

 

Je pensais ressembler de fait à mon visage,

Réputé aux traits fins, expressif et viril,

A celui de mon cœur, mon âme et ma raison ;

Il avait saisi le monde et fut pris par lui…

Je l’avais aimé, vu, ouï, senti et touché…

 

Mais je ressens toujours le vertige du vide,

La douleur atroce, voire métaphysique,

D’un corps soufflé d’un obus brisant mon être,

Découvrant de la main le néant sous l’œil droit,

Et l’orbite béante, la tempe en cratère.

 

Ne serais-je plus cet homme, puisqu’à présent

Je suis autre, effrayant et amputé de moi,

Devenu « gueule cassée », chair pétrie de mort ?

Et pourtant mes souvenirs, mes amours demeurent,

Pour celle et ceux qui n’ont plus que pitié de moi.

 

Des mains bonnes et instruites ont remodelé,

Moyennant la souffrance et beaucoup de travail,

Telles Dieu créateur sculptant Adam fait homme,

Cette gueule infâme pour devenir face,

Exorcisant le spectre des vallées afghanes.

 

Plus tard, parait-il, après beaucoup de morphine,

Je vivrai de nouveau le sommeil mystérieux,

Qui pétrira la face en un visage humain…

Quel autre sera-t-il pour une âme intangible?

Et pour un même cœur, quel autre sera-t-il ?

 

Moi qui ai vu la mort et l’ai même séduite,

Comment pourrais-je vivre, exilé de moi-même,

Condamné à jamais tel un masque de fer,

Ayant en un instant trébuché dans l’enfer?

Je vois le futur d’un présent, sans son passé…

 

 

 

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Je remercie sincèrement Stéphane Brosseau  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

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Jean-Louis RIGUET 13 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le fondateur des Éditions Dédicaces, Guy Boulianne, est l’un des juges du festival cinématographique Utah Film Awards aux États-Unis

Félicitations Guy Boulianne !

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Saint Laurent, de Bertrand Bonello

Un film sur la Haute Couture !