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Chasseur de fantômes, Incroyable voyage au royaume des ombres, Anthony Augusto

CHASSEUR DE FANTÔMES

Incroyable voyage au royaume des ombres

Anthony Augusto

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Les éditions de l’Opportun

 576 pages – juin 2016 – Prix 20.90 €

ISBN 9 782360 754304

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http://www.editionsopportun.com/produit/39/9782360754304

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Un explorateur lève le voile sur le monde des esprits…

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Quatrième de couverture

« Entrons ensemble dans le royaume des ombres ! »

Comment en suis-je arrivé là ? « Chasseur de fantômes ». Le terme fait sourire, réfléchir ou fantasmer. Je traque les signes d’une activité paranormale, je guette, j’observe, je patiente, je pose des pièges, des caméras, des enregistreurs audio… Parler des morts n’est pas une honte, c’est un respect. Vouloir les trouver, désirer les comprendre, revient à les aimer. Au final, si la mort nous fait peur c’est parce qu’elle est synonyme d’oubli.

« Dites-moi ce que vous entendez par fantôme et je vous dirais si j’y crois. »

Je vais tenter de vous prendre la main et de vous faire voyager dans les méandres d’un univers fantastique. Attention ! Le chemin est long et implique de garder l’esprit ouvert, y compris face à l’invisible. Le doute, lui, nous accompagne à chaque pas de ce voyage qui comprend de nombreuses étapes.
Le voyage pourra parfois vous paraître loufoque, fantaisiste, insaisissable, dingue, mais dans tous les cas il sera, j’en suis sûr, terriblement excitant.

Anthony Augusto

Présentation de Guss

«  Le livre que vous avez entre les mains a été écrit par l’un de ces hommes qui osent plonger dans l’incertitude, un explorateur qui s’est engagé dans la voie de l’inexpliqué avec la volonté de démêler le vrai du faux. Des chercheurs, des inventeurs, des aventuriers, des visionnaires repoussent sans cesse les limites de la connaissance et des croyances. Vous allez découvrir le voyage atypique d’un chasseur de fantômes, le parcours de ses aventures en terres inconnues. Si la vérité est ailleurs, c’est encore là qu’il faut aller la chercher… »

Guss – Chasseur de fantômes

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Extraits :

Page 63

La légende nous fait assister à un sabbat, une nuit de 1684, près du cimetière de Darola où des sorcières dansaient devant un feu et invoquaient le démon entre les froides pierres tombales. Elles appelaient le nom de Satan, le répétaient trois fois et par magie le seigneur des ténèbres apparaissait. Le diable s’aperçut justement que non loin de là se trouvaient l’abbaye de Lucedio et décida de subvertir son ordre, et de le soumettre à son pouvoir. Pour arriver à ses fins, il s’insinua dans les rêves des novices du monastère de Trino et les poussa à prendre dans leurs filets, grâce à leurs charmes, les moins de Lucedio. Le diable réussit si bien dans ses intentions, qu’à partir de ce moment-là commença une période pendant laquelle les moines poussés et guidés par la force du Malin, perpétuèrent des séries d’abus, et de violences à l’encontre des pauvres gens des alentours.

Page 354

Ces mots gravés sur la plaque de marbre qui nous surplombe sont les premiers vers d' »Un Fantôme » (XXXVIII) du recueil de poèmes Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Ils nous accueillent dans une pièce que j’affectionne particulièrement. Secrète. Enfouie. Son atmosphère, presque insolente, me suggère à chaque fois de rêver un petit peu plus. Le calme religieux qui règne ici nous impose en revanche de parler à voix basse. Nous nous trouvons sur « l’esplanade du créateur », où s’étalent comme vous pouvez le voir des centaines de tables de lecture. Un véritable sanctuaire pour l’esprit, qui survit dans les flaques onctueuses des lumières rougeoyantes de ces milliers de lanternes endormies. Absorber par la magie que l’art des lettres confère au fantastique, il suffit de s’asseoir à l’une de ces tables pour s’imaginer voguer en direction du pays des Cimmériens aux côtés d’Ulysse.

 

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Ce que j’en pense

Anthony Augusto est le fondateur avec son frère Nicolas du R.I.P. (Recherches Investigations Paranormal). Il cherche les fantômes. Dans ce livre, il raconte son parcours, ses aventures et ses enquêtes spécialisées sur les cas de hantises. Ce n’est pas un scientifique mais il enquête avec soin, méthodologie, sérieux et honnêteté intellectuelle.

Il est possible de critiquer le paranormal, avec tout le lot de clichés traditionnels. Mais il semble difficile de ne pas reconnaître l’objectivité de l’auteur. Sa passion lui a apporté des connaissances, il en a fait une culture.

Ce livre est une suite de témoignages sur la question : y a-t-il une vie ailleurs ? Dans l’au-delà ? Anthony ne tranche pas mais explique et relate sa démarche, passionnée, cartésienne. Il recherche des preuves, des preuves de deux personnes. Il ne se contente pas d’un seul témoignage. Il faut être deux avec des moyens différents.  Il veut faire la distinction entre l’illusion d’un phénomène et l’inexpliqué paranormal.

Imaginez que vous êtes dans une musée pour faire une visite. Le guide vous demande de le suivre. Et là, vous devenez acteur. Vous naviguez entre le fantôme imaginaire, les fausses idées, les hantises de toutes formes, le fantastique, le matériel adapté, les lieux mystérieux. Vous n’êtes plus le visiteur mais le guide. Vous n’êtes plus le lecteur mais l’enquêteur.

Avec votre sac à dos en bandoulière, vous maniez les outils, en déroulant la méthodologie, dans le royaume des ombres.

Le livre est bien écrit, avec son cœur, avec ses tripes, avec sa manière de penser. Ce n’est pas un délire mais une réalité décrite par un enquêteur et vous n’êtes plus lecteur. Le vocabulaire utilisé est approprié ainsi que les tournures de phrases. La qualité est au rendez-vous. Les parties romancées sont bien écrites avec une immersion dans les décors ou les émotions. Des photos prises pendant ces enquêtes agrémentent l’ouvrage.

J’ai bien aimé. Pour les amateurs de fantômes, lisez ce livre !

 

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L’AUTEUR

 

J’ai rencontré Anthony Augusto au salon du livre de Mazamet en mai 2017, il en était le parrain.

 

 

 

 

 

J’ai assisté à son interview par Philippe de Riemaecker qui m’a constitué fil rouge pour l’occasion.

 

En voici le lien :

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Pour en savoir plus sur Anthony Augusto et le RIP :

http://www.rip-paranormal.com/equipe/

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Un livre à lire absolument !

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 27 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Denis EMORINE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Denis EMORINE

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 1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Denis EMORINE. J’ai fait des études de Lettres à la Sorbonne. J’ai toujours été passionné par la littérature.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été dans l’enseignement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La lecture et l’écriture ont toujours été mes passions. Le théâtre également;  d’ailleurs, j’en écris.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

« Admirateurs » est certainement un mot excessif. J’exige peut-être beaucoup de mes lecteurs en leur demandant d’explorer mes textes en profondeur sans être guidés. Il m’arrive de faire des lectures publiques, des conférences sur mes écrits ou sur la littérature.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, les trois. En 2014, j’ai donné deux conférences à l’université ELTE de Budapest : l’une sur ma poésie et l’autre sur la poésie francophone. J’ai rencontré des lecteurs en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie,  et aux Etats-Unis, fait des lectures en français et en anglais dans des librairies, des lycées, des universités…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de sept ans. J’écris essentiellement de la poésie, des nouvelles, du théâtre et des essais.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un recueil de poèmes : Bouria, des mots dans la tourmente  paru en 2014 aux éditions du Cygne.  J’ai voulu rendre hommage aux artistes soviétiques et aux anonymes réprimés, déportés voire massacrés par Staline. On y retrouve des poètes comme Anna Akhmatova, Marina Tsvetaïeva, Boris Pasternak et Alexandre Karvovski, des cinéastes tels Andreï Tarkovski sans oublier tous ces inconnus persécutés et déportés  par le régime stalinien, ceux que j’appelle les suppliciés ou les prisonniers.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans toutes les bonnes librairies selon l’expression consacrée mais certains sont épuisés.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

En tant qu’auteur, je m’oppose résolument aux publications à compte d’auteur ou même à compte participatif. Beaucoup d’éditeurs proposent une version de leurs livres sur papier et le e-book correspondant, ce qui est une bonne alternative, l’un se nourrissant de l’autre et réciproquement.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Votre question m’embarrasse. Peut-être cet aphorisme de Nietzsche : « Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa, avec plus de reconnaissance que d’amour » (je cite de mémoire). Le moment venu, on verra bien…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Jusqu’à présent, je n’ai pas écrit de roman : j’ai essayé, ce fut un échec. Je n’ai pas écrit de biographie non plus. Je rêve parfois de la commande d’un éditeur –mécène qui m’offrirait un séjour en Italie pour écrire la biographie d’un peintre, par exemple ; je prendrais mon temps en visitant ce pays aimé. Je n’ai pas de préférence dans l’écriture même si le théâtre me permet d’écouter  mes pièces, mêlé aux spectateurs : c’est une sensation indescriptible. La première fois, c’était en 1992 ; il s’agissait de  La Visite. J’étais dans l’état d’esprit d’un schizophrène : j’avais l’impression de voir la pièce d’un homme qui était à la fois moi, Denis Emorine, et un inconnu qui portait mon nom. C’était une forme de dédoublement difficile à décrire. Les mots que j’entendais, portés par les comédiens, ne m’appartenaient plus vraiment. J’ai ressenti une sensation curieuse, une sorte de malaise et de griserie en même temps. Pour la lecture, j’aime  tout sans restriction, pourvu qu’il s’agisse d’un écrivain que j’apprécie.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. J’écris sous l’effet de l’inspiration (le mot est impropre mais lequel lui substituer ?) J’ai l’impression de rédiger fébrilement sous l’effet d’une voix intérieure qui me dicte ce que je dois écrire : poème, nouvelle ou pièce de théâtre : parfois cette « dictée » dure plusieurs heures, il faut que j’écrive immédiatement sinon tout est perdu. Après, je suis littéralement épuisé. Je laisse « reposer » sans y toucher pendant plusieurs semaines puis je corrige le texte avec rigueur et même sévérité ; le correcteur a un regard différent de l’écrivain. C’est une forme de dédoublement indispensable.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration ? Je crois avoir répondu à cette interrogation à la question 12

Des commandes d’ouvrages ? Oui par exemple, en 1993, j’ai participé à Qu’est-ce que la littérature érotique ? Soixante écrivains répondent, ouvrage collectif (Editions Zulma / La Maison des Ecrivains)  1993. Il m’arrive également de donner des poèmes ou des nouvelles pour des anthologies en France et à l’étranger. Quelquefois, ce sont des textes collectifs sur un thème précis, « engagé » comme Haïti ou les migrants.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes thèmes de prédilection sont la recherche de l’identité, le thème du double et la fuite du temps. Je suis également fasciné par l’Europe de l’Est. Dans mon théâtre et mes nouvelles, on trouve l’incompréhension entre les êtres humains supposés utiliser la même langue, un vocabulaire identique pour se comprendre. Tout peut arriver lorsque les choses se passent autrement que vous le prévoyez : les sentiments s’exacerbent, la violence surgit, tous les conflits deviennent possibles parce que certaines personnalités écrasent celle des autres pour survivre. C’est le sujet de deux de mes pièces Sur le quai et Après la bataille.

A partir du moment où ils sont couchés  sur le papier mes personnages existent dans la réalité, du moins à mes yeux. Je pense notamment au personnage de Laure Dujardin dans ma pièce Sur le quai. D’autres sont inspirés par des rencontres : Dans Ce soir vers 21 heures, le narrateur, un écrivain, fait la connaissance d’une jeune fille à un congrès de poésie en Roumanie. C’est une nouvelle autobiographique, j’ai rencontré Marika. J’ai écrit ce texte sous l’effet d’une émotion. Certains de mes poèmes sont dédiés à des artistes : Theo Angelopoulos, Paul Celan, Tatiana Samoïlova…par-delà la mort comme dans Bouria.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucun, je crois.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement ! J’ai du mal à faire un choix ! Camus, René Char, Pierre Reverdy, Kafka, tous les classiques russes…et beaucoup d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un roman de Michel Zevaco Les amants de  Venise.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je relis un manuscrit de poèmes Psaumes du mensonge, poèmes à lire avant la guerre. Je pense qu’il est achevé dans tous les sens du terme. Je suis en quête d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pas précisément, des projets encore vagues de voyages  sinon un choix de nouvelles aux Etats-Unis aux éditions Cervena Barva Press http://www.cervenabarvapress.com/

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site http://denis.emorine.free.fr (français/anglais/russe)

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Le .22/06/15

Denis EMORINE

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Denis EMORINE

 

Trois poèmes à Carmen

(Extraits de

Psaumes du mensonge (inédit) )

 

 

1

Carmen

Je voudrais retrouver la forme de tes bras

T’accompagner aux frontières de la mort

L’amour n’a plus d’odeur

Et la bouche est close

Je me sens si vieux Carmen

Alors que c’est toi qui es partie

Mais je ne t’en veux pas

D’avoir fermé la porte à double tour en sortant

 

Parfois je hais la métaphore

De mentir ainsi à ceux qui s’aiment

 

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2

Le monde ne fait plus le tour de ta maison

L’amour n’a plus de mots pour te  célébrer

J’existe à peine au moment de partir loin de toi

J’hésite à vivre

Je n’ose plus poser la main sur le papier trompeur

Lorsque j’ouvre la porte c’est pour constater que

L’obscurité durcit contre moi

La vérité est celle de la tombe

La terre n’a plus d’odeur même après la pluie

Le vent s’engouffre dans les jours défunts

Dans nos gestes déserts

Je voudrais m’arrêter quelque part

Pour te parler enfin

Pour enfoncer mes mains dans la boue

Et en recouvrir mon  visage

Parce que je ne sais plus aimer

 

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3

Laisse-moi prendre ta main une dernière fois

Je sens déjà le froid m’envahir

Et la grimace de la mort

Figer mes pensées

J’essaierai je le jure

J’essaierai

De croire en ton Dieu

S’il te laisse une dernière fois

Prendre dans tes bras

Le petit garçon égaré

Pourquoi tournes-tu la tête

Au lieu de me sourire ?

Où t’enfuis-tu sans me regarder ?

J’ai peur d’oublier ton nom

Il pleut déjà

Sur les mots d’amour que  n’ai pas osé

Te murmurer Carmen

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couverture éter

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Je remercie sincèrement Denis EMORINE d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 24 juin 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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