JL à l’écoute de… Julia Rolin


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Julia Rolin

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Julia Rolin, j’ai écrit mon premier livre en 2015, à ma grande surprise il a trouvé un éditeur tout de suite. En ce moment j’écris le quatrième.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je n’envisage pas pour l’instant d’arrêter mon activité professionnelle, je suis assistante de direction dans la fonction publique et j’écris dès que je trouve un moment pour ça. J’arrive à concilier la vie de famille, le travail et l’écriture, mais par contre, depuis que j’écris je lis à peine une dizaine de livres par an et ça me manque la lecture, mais l’enthousiasme de l’écriture est plus fort.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne sais rien faire d’autre que lire et écrire. Mais j’aime aller écouter l’Orchestre du Capitole, aller au théâtre, au ciné et depuis peu les expos de peinture, une de mes petites filles adore ça.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis suivie par environ dix mille abonnés sur Facebook, Twitter, (Welovewords -je vous en parle plus bas ici) et Instagram. Les chroniques et les commentaires de ceux qui ont lu mes livres ? J’adore ! Je rencontre mes lecteurs dans les salons ou les librairies.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Dès que j’en ai l’occasion, je vais à la rencontre de mes lecteurs. Quand des libraires m’invitent, je vais dédicacer et je participe à quelques salons du livre, dont celui de Paris en 2018. Les salons sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres auteurs qui rament comme moi pour se faire connaître, c’est parfois des découvertes de personnalités inoubliables et les gens qui se démènent – souvent bénévolement – pour l’organisation de salons dans des petites communes aiment ce qu’ils font, du coup les auteurs ont plaisir à être là.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Mon premier livre, La fugitive, a été publié en 2016 par Numériklivres qui venait de proposer son catalogue en version papier. C’est une romance sulfureuse. J’y ai mélangé les codes de l’érotisme, du polar, j’ai saupoudré tout ça de romance, de sensibilité pour qu’il ne soit pas catalogué porno pour maman et pour être certaine qu’il ne soit pas rangé dans le tiroir « feel good » qui s’ouvrait cette année-là… ça finit mal. Le livre a été diffusé pendant deux ans puis, malheureusement, l’éditeur Jean-François Gayrard a eu des problèmes financiers, puis sa santé a périclité et il est mort en septembre dernier et sa maison d’édition avec lui. Je bataille actuellement pour le sortir des librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) car il est toujours en vente alors que je n’aurai pas le bénéfice des droits d’auteur.

Mon deuxième livre est une nouvelle qui répondait à un appel à texte sur le site de mon éditeur. Comme il tardait trop à me le publier, je suis partie le publier chez Évidence Éditions. Le titre est Rouge désir, c’est osé et si l’univers sado-maso est évoqué au début c’est juste pour l’événement qui est à l’origine de la rencontre du drôle de couple dont on suit l’aventure. Les femmes dans mes livres ne sont jamais soumises, loin de là, et cette nouvelle finit bien et se lit très vite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous en parler ?

J’ai laissé de côté l’érotisme avec mon troisième livre qui vient de paraître (lui aussi chez Évidence Éditions), Mon péché ? Capitale ! J’en suis très fière sans doute parce que c’est le petit dernier. Avant d’être publiée j’écrivais sur un site, Welovewords où plus de vingt-mille auteurs partagent leurs textes. Quelques uns, qui n’étaient pas à leur premier essai, m’ont proposé de les rejoindre pour ce beau projet qui vient d’aboutir. Le résultat est un recueil de sept nouvelles sur le thème des sept péchés, préfacées d’un petit billet croustillant d’un huitième auteur qui mitonne habituellement des polars teintés d’humour noir, le tout est présenté sous une superbe couverture que l’on doit à un autre auteur qui est aussi un excellent photographe. Le fil rouge des textes est Paris au prisme des sept péchés capitaux. Les péchés ont été tirés au sort et j’ai hérité de la paresse.

Ma nouvelle, Changer de temps,  est sur le thème à la mode du « slow », profiter du moment présent… Mon héroïne est une parisienne trentenaire, végan, romantique, elle a de l’humour, est un peu perchée et très attachante. Cette paresseuse a des visions étranges, quelques amis fantasques et je ne peux pas en dire beaucoup plus sauf que qu’elle cherche l’amour et que c’est quelque chose de la suivre dans ses errances paradoxales.

 

8/ Où peut-on trouver vos ouvrages ?

Mon premier titre cherche un nouvel éditeur et pour Rouge désir et Mon péché ? Capitale ! Sont disponibles sur le site de l’éditeur : evidence-boutique.com, sur les librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) et bien sûr il peut être commandé chez tous les libraires, Évidence Éditions étant diffusé par Hachette.

https://www.evidence-boutique.com/erotique/rouge-desir

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

Chacun fait ce qui lui plaît, et nous écrivons pour des raisons différentes. Pour certains, c’est une thérapie et même s’ils doivent payer ils veulent tenir entre leurs mains le résultat de leur travail. J’ai la chance d’être éditée et si je vends très peu parce que je ne suis pas connue, je persiste.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Les conseils, je n’aime ni les donner ni les recevoir. Mais je peux parler de mon instinct qui me pousse à chercher le bonheur et à me relever pour ça après chaque gamelle. J’évite de toujours douter de moi, je me dis que si je ne crois pas en moi, personne n’y croira. Quand je suis touchée je coule, mais j’ai un tel tempérament que je parviens à cacher mon état et très vite je suis mon instinct qui me pousse à rechercher les petits instants de bonheur. Je suis très douée pour chercher, mais il faut reconnaître qu’il ne dure jamais bien longtemps. Mais je m’en fiche, je cherche quand-même et comme je m’émerveille très facilement je le trouve dans des petits riens. Un bon bouquin, un beau paysage, un peu d’humour ou le rire d’un enfant peuvent suffire à mon bonheur.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis de tout, mais j’écris essentiellement des nouvelles et des romans. Le prochain sera de l’anticipation.

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

12/ Comment écrivez-vous ?

N’importe où ! Même dans mon lit. Mais plus souvent à mon bureau au salon où je suis entourée de plus de deux mille livres.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture des commandes d’ouvrages ?

C’est le temps pour écrire qui me manque, mais l’inspiration est toujours là. Je la trouve dans ce que je vis, dans l’actualité ou dans mon imagination. Sur Welovewords, il m’est arrivé de gagner des concours et de vendre un poème ou une chronique, mais si un éditeur me faisait demain une commande et de préférence une avance, et bien waouh !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils imaginaires ?

Mes personnages sont toujours imaginaires, enfin presque : dans Changer de temps, ma nouvelle de Mon péché ? Capitale ? Maryam, l’amie de mon héroïne est inspirée d’une amie qui m’avait lancé un défi. La description, la gouaille et le franc parler de la vraie qui est chauffeur de taxi comme dans le livre. Mais à part cette exception, mes personnages sont imaginaires, d’ailleurs, quand j’ai bien décrit ce qu’ils sont ils font tout le boulot, je n’ai plus qu’à tirer les fils, ils racontent l’histoire tout seuls !

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De chercher la singularité peut-être. Mais ceux qui vivent de leur plume peuvent être un exemple à suivre alors que je ne suis qu’une bleue.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Oscar Wilde, Edgar-Allan Poe, Thomas Mann, Umberto Ecco, mais aussi Philippe Claudel, Patrick Modiano, Jean-Marie Le Clézio, Jean-Christophe Ruffin ou encore Alessandro Barricco.

C’est loin d’être exhaustif, mais ce sont quelques uns de ceux que j’aime lire.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’enchanteur de René Barjavel. C’est beau, c’est drôle et d’une poésie inouïe.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mon prochain livre est un roman d’anticipation. L’histoire se déroule en 2055. La difficulté est de ne pas faire une dystopie, l’actualité est suffisamment angoissante, alors je vise plutôt l’humour et la fantaisie.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai en dédicace à Muret, près de Toulouse, le samedi 8 décembre à la Librairie L’attrape-rêves et au salon du livre de Champigny (Yonne), les 9 et 10 février 2019.

 

20/ Où peut-on suivre votre actualité ?

. Facebook/Page Julia Rolin/@juliarolinauteur    https://www.facebook.com/people/Julia-Rolin/100010306601864

. Twitter/Julia Rolin/@julia_rolin    https://twitter.com/julia_rolin

. Instagram/Julia Rolin/@juliarolinauteur     https://insta-stalker.com/profile/juliarolinauteur/

 

Julia Rolin

Le 25 novembre 2018.

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Je remercie sincèrement Julia Rolin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 30 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de Cédric Moulin

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Cédric Moulin

 

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1/Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Cédric Moulin, j’ai 43 ans et mon parcours peut sembler un peu atypique. En effet, j’ai commencé à travailler plutôt jeune pour intégrer ensuite l’université, après des années de service dans le commerce de produits techniques et culturels. J’avais aussi un peu la bougeotte : les quinze premières années de ma vie professionnelle se sont déroulées au sein de quinze entreprises différentes, et ce dans plusieurs régions de France et au Canada. À l’issue de tout ça, j’ai suivi des études universitaires, obtenu trois diplômes, puis j’ai quitté le secteur mercantile du livre (dans lequel je travaillais) pour intégrer les bibliothèques. Autrement dit, je suis passé du métier de marchand à celui de fonctionnaire… pour finalement démissionner et m’établir à mon compte.

 

2/Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, je dessinais et peignais (j’ai d’ailleurs un peu exposé et vendu). J’ai aussi joué de la musique, comme toutes les personnes de ma génération au même âge, du moins, il me semble…

Dans votre question, vous écrivez « parallèlement », ce qui me fait penser à ceci : je trouve que dans le domaine des arts, quoi que l’on fasse de créatif, il est essentiel d’expérimenter. J’aime particulièrement la phase de découverte et le moment où on ne maîtrise pas complètement les techniques. Les activités « parallèles » à notre (ou à nos) activité(s) principale(s) sont importantes dans le sens où elles nous autorisent l’expérimentation (étant donné qu’il n’y a aucune obligation de résultat).

 

3/Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai pratiqué d’autres « arts » avant d’écrire. Bien entendu, je fais de la photo (qui n’est pas, à l’ère d’Instagram et des réseaux sociaux, « photographe » ?) et aussi un peu de vidéo. J’ai peint de nombreuses figurines à l’acrylique (miniatures de 29 mm), mais je ne pratique plus, car je n’y vois plus assez bien de près… Aussi, j’aime intégrer des illustrations que je réalise pour agrémenter mes textes de fictions. En ce moment, j’écris des nouvelles fantastiques et surtout des scénarios de jeu de rôle que j’agrémente d’images (que ce soit des dessins ou des photomanipulations). Depuis que j’ai découvert l’outil informatique, je me suis approprié certains logiciels que je maîtrise suffisamment pour obtenir ce que j’en attends. Même si je manipule l’image et que j’aime réaliser des vidéos, ma passion réside autour de ce qui est imprimé ou imprimable… et aucun objet ne peut me réjouir autant qu’un livre.

 

4/Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Il me semble que mes admirateurs sont aussi nombreux que les feuilles sur la branche d’un arbre en plein hiver ! Mais aussi peu nombreux soient-ils, ils peuvent trouver des informations sur mon travail et se procurer mes livres sur Internet (réseaux sociaux, blogue, babelio, lulu.com, amazon…) et dans quelques librairies. Je rencontre très occasionnellement des lecteurs lors de salons régionaux. Depuis que j’écris, j’ai eu quelques articles de presse, une interview sur une radio parisienne, et un unique passage à la télévision, sur une chaîne régionale. Lorsque j’ai lancé Aller simple pour Montréal, mon premier livre, je l’ai annoncé sur un forum spécialisé de plus de 50 000 membres. Les internautes ont échangé et débattu pendant des semaines sur ce livre, si bien qu’il a été le sujet « chaud » pendant un moment… Mais tout ceci ne m’a rien apporté de plus.

Il faut savoir que je suis mon propre éditeur. Un jour, un spécialiste de la communication, qui souhaitait m’aider à diffuser mes livres, m’a dit qu’il n’y avait qu’un seul moyen de se faire connaître : faire un travail de sape… Je doute de l’utilité de ce genre d’entreprise… En résumé, en dehors de la mise en ligne d’informations sur mon blogue et sur quelques réseaux sociaux, je ne fais rien de particulier pour me faire connaître, et je n’attends rien de particulier de mes lecteurs.

 

5/Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Comme je l’ai dit précédemment, je rencontre le public à de très rares occasions. Je n’ai jamais fait de lectures. En revanche, j’ai eu l’occasion de présenter mon premier livre Aller simple pour Montréal dans une médiathèque de la région parisienne il y a quelques années. C’était un agréable moment d’échange à l’issue duquel j’ai réalisé quelques ventes.

 

6/Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’école primaire, j’adorais les rédactions qui faisaient appel à la créativité. À la lecture d’un énoncé qui appelait à développer une situation initiale laissant libre cours à l’imagination, je jubilais. Par la suite, les textes étudiés en classe et les devoirs de dissertation avaient tendance à m’ennuyer, alors je choisissais mes propres livres et ne lisais pas ceux imposés par l’école. À ceci, vous pouvez ajouter que je n’apprenais pas mes leçons. Par conséquent, ma grammaire et mon orthographe laissaient à désirer… C’est beaucoup plus tard, après un séjour de trois ans au Canada, que j’ai réellement commencé à écrire (j’ai alors publié Aller simple pour Montréal). Ensuite, j’ai écrit Sphéroah et Cosmos, ce dernier en collaboration avec l’artiste peintre francilien Jacques Thuillier. Cette collaboration m’a donné envie de continuer à travailler avec les autres ; j’ai ainsi initié les recueils de nouvelles des Bâtisseurs de rêves, l’association de jeu de rôle orléanaise, pour lesquels je suis auteur de plusieurs nouvelles fantastiques. Parallèlement à ça, depuis maintenant quatre ans, j’écris mes propres scénarios de jeu de rôle qui se déroulent dans des univers fictionnels et donnent parfois lieu à la rédaction de nouvelles fantastiques.

 

7/Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est une œuvre collective (2017). Il s’agit du premier recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves (le deuxième est en cours). Le dernier livre dont je suis l’auteur exclusif est Sphéroah (2016), un roman de science-fiction dans lequel je m’exerce à brouiller les frontières entre le réel et le virtuel (à l’instar de la schizophrénie dans laquelle le monde est plongé au moyen d’avatars et d’identités numériques virtuelles). Le livre est un roman fragmenté, à l’image du Web ; un ensemble de documents en apparence indépendants, mais qui sont en fait étroitement liés et témoignent de notre époque, du post-modernisme. C’est un livre « homemade », 100 % fait maison, avec des morceaux et sans conservateur, comme une confiture de grand-mère.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer les livres imprimés et les ebooks directement sur mon site Internet https://editionsmoulin.wordpress.com/ , sur lulu.com, amazon, ibookstore et dans quelques librairies. Ce que je recommande aux lecteurs, c’est de me commander les ouvrages directement (en remplissant le formulaire en ligne, ou en me contactant par email – cedricmoulin@hotmail.com) ; ils peuvent ainsi bénéficier d’une dédicace et d’un marque-page offert !

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je trouve économiquement sain que l’éditeur publie à son compte. Mais le compte d’auteur peut aussi convenir à certains écrivains. Il ne faut pas confondre le compte d’auteur et l’autoédition qui fonctionne bien aussi, et qui permet de maîtriser parfaitement sa diffusion et sa distribution (mais qui impose de connaître un minimum le circuit du livre). Quand aux ebooks, le marché peine à se développer, ce que je peux comprendre étant donné que les prix restent élevés et ne s’ajustent pas sur les éditions de poches (c’est un long débat). L’avantage des ebooks est de proposer un accès gratuit aux classiques et à tous les livres du domaine public. J’ai une liseuse mais n’ai jamais acheté un seul livre numérique. En revanche, j’ai plein de textes et de livres du domaine public installés dessus, que j’ai téléchargés gratuitement depuis le Web.

Concernant la publication à compte participatif, je n’ai pas de position particulière sur le sujet ; je pense que c’est à chacun de trouver la solution qui lui correspond.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Hélas, je pense avoir reçu beaucoup de mauvais conseils, par exemple de ne rien entreprendre sans certitude d’excellence. C’est un peu l’enseignement que j’ai reçu de l’école : la peur de l’échec, l’humiliation, la honte… Heureusement, je n’y ai pas été particulièrement réceptif et pense en ressortir sans traumatismes. Sans vouloir faire l’apologie de la médiocrité, je précise que je rejette fondamentalement l’idéologie élitiste visant à exclure toute forme d’expérimentation ne garantissant pas un résultat maîtrisé. L’art est une forme plurielle d’expression humaine extrêmement stimulante dans laquelle l’inhibition et la peur de l’échec sont non seulement contre-productives, mais représentent aussi une terrible entrave à la créativité.

Le conseil le plus important que j’aurais aimé recevoir est le suivant : la conception — le processus — est l’élément majeur de l’acte de création. Il transcende le résultat (et l’évaluation) dans la mesure où c’est lui qui rend libre — alors que le résultat n’est que la finalité de l’acte de création et aboutit, bien souvent, à un simple bien marchand.

En revanche, j’ai souvent été encouragé par mes proches pour me lancer dans des projets, pour entreprendre.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Les textes que j’écris sont autobiographiques ou fictionnels. En ce moment, ce que je préfère écrire, ce sont des textes courts de fiction dans lesquels l’irrationnel s’immisce dans le réel ; dans le texte, les protagonistes se retrouvent alors dans une situation qui leur échappe totalement. Il est à la fois stimulant et très difficile de retomber sur ses pieds lorsque l’on se lance dans la rédaction de ce genre d’histoires. Dans le cadre du jeu de rôle, les joueurs sont actifs et participent au déroulement (et donc à l’écriture) du scénario qu’il faut par conséquent laisser « ouvert ».

C’est aussi ce genre de textes que je lis en ce moment, et je constate que la critique est très dure envers les auteurs qui s’essayent à la nouvelle, et que le genre reste difficile à maîtriser, même pour les très bons écrivains.

 

12/Comment écrivez-vous ? 

J’écris sur un PC portable, un ordinateur plus tout jeune que j’ai depuis des années. Je travaille dans ma chambre, au calme, et parfois en musique. Les histoires me viennent spontanément et se mettent en place au fur et à mesure de la rédaction. Si je n’ai pas d’idées ou manque de motivation, je n’écris pas. Je n’écris que lorsque je suis en forme, car les jours de fatigue, rien de bon ne sort.

Mes idées ne sont pas forcément très ordonnées lorsque je commence la rédaction. Ce n’est pas grave parce que le logiciel de traitement de texte permet de couper, coller, déplacer, supprimer, ajouter… Bref, le texte reste malléable jusqu’au dernier moment. C’est aussi la raison pour laquelle j’admire les personnes qui rédigent à la main ou qui utilisent une machine à écrire.

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans tout ce qui m’entoure : dans la réalité, l’atmosphère des rues, les gens, mais aussi dans les rêves, les lectures, les ressentis, ce que je vois à la télévision… La plupart du temps, mes récits se situent dans des endroits que je connais, dans lesquels j’ai vécu. Mais parfois, je développe une intrigue qui se déroule dans un endroit que je ne connais absolument pas. Dans Sphéroah par exemple, un chapitre entier se passe à Tokyo, une ville dans laquelle je n’ai jamais mis les pieds. À ce moment-là, j’effectue un travail de recherche très pointu sur le lieu afin d’inclure des détails authentiques que je découvre en allant sur Internet, en visionnant les rues grâce à des outils comme « Street View » par exemple.

La seule commande que j’ai eue émane d’un ami. Il s’agit de l’artiste peintre Jacques Thuillier qui souhaitait écrire un livre autour d’une quarantaine de ses dessins. Il a fait appel à moi et, ensemble, nous avons publié Cosmos.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Bien souvent, mes intrigues sont construites à partir de mes expériences de vie, mais aussi de situations que j’imagine. Parfois, je m’inspire de l’atmosphère d’une œuvre existante pour créer un scénario ou une histoire se déroulant dans un univers particulier.

Mes personnages sont soit inventés, soit inspirés de gens que je connais.

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Étant donné que j’ai une forme de fascination pour l’amateurisme, pour les gens qui osent, je conseillerais aux amateurs d’écriture d’écrire, quel que soit leur niveau, leur ambition et le résultat obtenu. Lorsqu’on se lance dans une activité créative, il faut absolument vaincre les inhibitions.

J’aime le travail « amateur », avec toutes les imperfections qu’il peut contenir. L’essentiel reste l’envie ou le besoin de faire et la passion. Lorsque j’ai initié le projet de publication d’un recueil de nouvelles avec l’association de jeu de rôle d’Orléans, j’avais en tête les fanzines que l’on trouvait dans les festivals de bande dessinée des années 80 et 90. À Angoulême, je me souviens d’un fanzine publié par des jeunes un peu « anars », très probablement artistes mais pas du tout littéraires ; la couverture était relativement soignée et en couleur, mais l’intérieur était un assemblage de photocopies contenant un travail plus ou moins abouti : des chroniques, des dessins, des articles rédigés sur un coin de table, des strips (mini-bd)… Bref, un véritable travail artisanal qui avait beaucoup de charme et toute sa place dans ce genre de festival. Le but du recueil de l’association, donc, est de permettre aux amateurs d’écriture de mettre en forme et de faire imprimer leurs textes dans un vrai livre. Le conseil à donner est plutôt un encouragement : « Écris. Pour les incohérences, les fautes, ce n’est pas grave, on verra plus tard, on corrigera ». Dans les faits, les textes remis sont relus par des correcteurs et le travail est ensuite publié.

Mais, quelle que soit mon opinion, il reste important de dire qu’avant d’écrire, il faut aimer lire. Et lire beaucoup est certainement fondamental pour écrire à peu près correctement. En outre, avant d’entreprendre la rédaction d’un roman, il faut s’attendre à devoir y passer beaucoup de temps, c’est-à-dire qu’il faut être capable de rester concentré sur un même sujet de longs moments sur une longue période. Concernant la recherche d’inspiration, je n’ai aucun conseil à donner ; je pense que c’est bien trop personnel. Une dernière chose : prenez le temps de mettre en forme vos écrits et de les faire imprimer. Sur Internet, de nombreux sites (lulu.com par exemple) permettent, pour quelques euros, d’avoir en main l’aboutissement de votre travail (une copie du livre imprimé), ce qui est bien plus satisfaisant que de laisser vos textes dormir sur un disque dur ou de simplement les diffuser sur un blogue.

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Difficile de répondre à cette question, ça dépend des moments. Je peux citer Haruki Murakami (récits oniriques, récits sentimentaux japonais) et Richard Matheson (littérature fantastique).

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis des textes courts, des nouvelles fantastiques. Mais j’ai aussi d’autres livres dont je n’ai pas encore terminé la lecture : La Montagne magique de Thomas Mann, Les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe, Total Recall de Philip K.Dick, et bien d’autres qui s’accumulent dans ma bibliothèque. Je lis toujours plusieurs livres en même temps, et parfois je les achève plusieurs années après les avoir commencés.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en ce moment je travaille sur « Univers », le prochain recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves. Les auteurs doivent remettre leurs textes au plus tard le 30 novembre prochain. Le travail de relecture et de mise en page précédera l’impression du livre qui fera l’objet d’une publication officielle. Nous ignorons pour l’instant si chaque auteur remettra son manuscrit à temps, ce qui nous empêche d’annoncer le nombre exact et le nom des participants.

Le titre : « Univers, autres nouvelles des Bâtisseurs de rêves ». Date prévisionnelle de publication : Décembre 2018/janvier 2019.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

À l’heure actuelle, en termes d’événements autour du livre, la seule date qui est inscrite sur mon agenda est le Salon du livre de Fay-aux-Loges, dans le Loiret (annoncé le dimanche 19 mai 2019).

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Mon blogue permet de suivre mon actualité et de trouver les liens pour se procurer mes livres.

https://editionsmoulin.wordpress.com/

J’ai aussi une page Facebook Aller simple pour Montréal et une page Sphéroah, mais elles ne sont pas très actives. Le site de littérature Babelio recense également mes publications.

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Le 22 octobre 2018

Cédric Moulin

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Je remercie sincèrement Cédric Moulin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 29 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Méryl Pinque

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Méryl Pinque

.Meryll

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Méryl Pinque, je suis écrivaine et critique littéraire. J’ai suivi des études de Lettres Modernes à l’Université de Bourgogne puis à Paris VII, après avoir obtenu mon bac au Lycée Lalande, dans l’Ain dont je suis originaire.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai enseigné quelque temps le français dans des collèges et lycées, mais n’ai jamais eu la fibre professorale, à la différence de plusieurs membres de ma famille du côté maternel. J’ai donc très vite arrêté ce métier qui m’ennuyait et n’était vraiment pas fait pour moi. Je suis également traductrice free-lance.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai toujours pensé que la musique était le plus noble des arts, le moins humain. Si j’avais été plus douée, sans doute aurais-je composé au lieu d’écrire. J’ai fait dix ans de piano classique, mais je n’avais pas suffisamment de talent pour me lancer dans une carrière musicale. Même chose pour la danse que j’ai pratiquée assidûment pendant mon enfance et mon adolescence. J’ai présenté deux fois, sans succès, le concours de l’Opéra de Paris, à 7 et 8 ans. Après mon bac, je suis partie m’installer à Paris (ville où je me rends encore par nécessité, mais que je n’aime pas et à laquelle je ne me ferai jamais) où j’ai suivi les cours Florent. Le sexisme outré de mon professeur m’a cependant fait quitter cette digne maison bien avant la fin de ma première année. J’avais d’ailleurs compris que ce monde n’était pas fait pour moi : non seulement je n’avais aucun talent, mais le fait de s’exposer publiquement, et plus encore d’interagir à l’intérieur d’un groupe, d’une compagnie, pour moi qui suis si sauvage et solitaire de nature, m’était tout bonnement insupportable.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je serais malvenue d’attendre d’avoir des admirateurs, quand mes livres sont marqués au coin de la misanthropie ! (Rires) Plus sérieusement, je n’ai jamais rien attendu de personne. L’expérience m’a prouvé qu’on est seul et qu’on le reste. Je fais ce que je pense devoir faire et du mieux que je le peux. Si des lecteurs aiment ce que j’écris, tant mieux. S’ils n’aiment pas, cela me convient aussi, l’essentiel étant d’être fidèle à ce que l’on est. Quant à me faire connaître, n’ayant aucun « réseau », pour reprendre le terme consacré (les éditeurs vous enjoignent eux-mêmes de fonctionner ainsi), cela m’est difficile dans une société où la bonne fortune advient souvent grâce aux rencontres. J’ai cette fierté d’avoir atteint certains de mes buts (que d’ailleurs je n’avais jamais osé concevoir, comme de gagner le prix de la Société des Amis de Colette cette année) sans l’aide de personne, par la seule valeur de mon travail. Je n’ai qu’un « réseau » : celui de la protection animale au sein duquel je milite depuis l’adolescence, mais il n’a rien à voir avec le milieu littéraire.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je remplis mes obligations envers mes éditeurs, en participant aux Salons auxquels ils m’inscrivent, ou bien en donnant quelques conférences et signatures en librairie. On me convie parfois à des émissions de radio, et j’ai eu la chance d’avoir été interviewée par un célèbre magazine à l’occasion de la sortie de mon dernier livre (un collectif que je dirige).

 6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis que je sais lire et tenir un stylo… Ma mère a conservé plusieurs petits poèmes composés lorsque j’avais entre 7 et 10 ans. Ensuite, j’ai commencé à écrire des histoires qui, lorsqu’elles avaient une fin (ce n’était pas toujours le cas), comportaient une telle dose de fantaisie que de les relire me fait beaucoup rire — comme si je voyais incarnée ma propre bizarrerie, portée par l’enfance à son acmé.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un collectif publié par Autrement en mars 2015. Militante de la première heure pour les droits des animaux, bien avant que cela devienne une mode dans le show-business (j’ai connu l’époque, pas si lointaine, où les militants dont je fais partie étaient soit ignorés, soit moqués par les médias, dans tous les cas méprisés), il me semblait nécessaire de faire connaître aux lecteurs français la théorie abolitionniste initiée par le philosophe et juriste américain Gary L. Francione. J’ai donc réuni autour de moi, outre Francione, plusieurs penseurs français et nord-américains de la cause animale. L’ouvrage a paru sous le titre Bêtes humaines ? Pour une révolution végane, le but étant de démontrer que puisque les animaux sont doués de sentience, ils ont une valeur morale et des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement. Le véganisme « abolitionniste » ou « éthique » milite pour la fin de l’ensemble de l’exploitation animale et l’abolition du statut de propriété des animaux non humains.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairie ou sur internet.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

J’ai toujours pensé et continue de penser que rien ne vaut le compte d’éditeur. Mais les gens doués ignorés par ces mêmes éditeurs ont également raison de vouloir être lus et de se débrouiller pour l’être.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais dévier du but qu’on s’est fixé. Et de travailler, encore et toujours. Même le plus grand génie n’arrive à rien sans travail.

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je reste fidèle à la fiction, envers et contre tout : romans, nouvelles, tout y passe. Cela ne signifie pas que je ne lis pas autre chose, mais le charme puissant de la fiction m’est aussi nécessaire que le pain et l’eau. Je pourrais ne vivre que par et dans les livres, dans ce que Gary Snyder appelle « les régions sauvages de l’esprit ». La réalité est si humaine en comparaison, si désolante. La littérature est pour moi une conjuration de l’humain. Seule la nature lui est supérieure, et probablement aussi la musique.

12/ Comment écrivez-vous ? 

Colette disait qu’elle n’avait jamais écrit avec facilité. Cela peut surprendre de la part d’un tel génie, mais elle avait l’honnêteté de reconnaître la nécessité et l’importance du travail, même dans son cas. Écrire est un travail que je comparerais à celui d’orfèvre ou de menuisier : je polis mes phrases jusqu’à ce que leur forme m’agrée totalement, jusqu’à ce que je ne doute plus d’elles. La relecture prend donc un temps considérable, bien plus que l’écriture elle-même. Je sais que c’est fini quand je sens que ça l’est. Le texte exprime alors une impression d’unité, une sorte de rotondité mentale.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Personne ne peut disséquer l’inspiration, ni la mettre en équation. C’est un phénomène éminemment mystérieux. Ce peut être un rêve que l’on fait, ou une idée qui surgit, et que l’on suit obstinément. Dans tous les cas, vous ne choisissez pas le sujet d’une histoire : c’est lui qui s’impose à vous. L’écrivain n’est qu’un exécutant. De quelles œuvres plus ou moins hautes, je ne saurais le dire… (Rires) Et, non, on ne m’a pas encore commandé d’ouvrages, mais on a pu m’inciter à écrire un essai sur Colette, sur qui j’ai beaucoup travaillé. Là encore, les choses viendront d’elles-mêmes, ou ne viendront pas. De même que rien n’est planifié dans mon existence, j’aime, en ce qui concerne l’écriture, à me laisser porter par… l’inspiration. Je ne décide rien, j’attends.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Si l’idée de départ m’apparaît clairement (mais toujours à la faveur du hasard, ou de ce que l’on suppose tel), l’histoire elle-même appartient au personnage qui la vit. Il y a une sorte de fatalité qui plane sur chacun d’entre nous : vous ne pouvez pas échapper à votre existence. Si vous y parvenez, cela en fait aussi partie. Comme les êtres de chair que nous sommes, les personnages ne savent pas où ils vont, mais « ils y vont », en vertu des lois exemplaires de la fiction. Ils avancent selon leur destin et leur créateur les suit. Les miens sont tous imaginaires car je récuse l’autofiction. Il se peut cependant qu’ils s’inspirent de personnes réelles, ou plus simplement de l’humanité telle qu’elle ne va pas, ou telle qu’elle va exceptionnellement au contraire. L’humanité se divise en types, et vous finissez par classer les gens que vous rencontrez en fonction de ces types. C’est un voyage moins long, moins passionnant et complexe qu’on ne le pense.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De persévérer dans leur effort et de ne se laisser perturber par rien. De travailler encore et encore jusqu’à ce qu’ils jugent le résultat honnête. Puis de se lancer à la recherche d’un éditeur, en commençant par les plus gros. Et surtout de ne jamais désespérer.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les écrivains américains passés et présents sans distinction. Mon amour pour la littérature américaine est impossible à décrire et à quantifier : il est absolu, sans réserve, merveilleux. Je n’en veux qu’à ceux que j’appelle les apostats de l’Amérique, comme Henry Miller qui a préféré la France, et dont je méprise l’œuvre en ce qu’elle-même est l’expression d’un mépris extrême envers les femmes. J’aime aussi passionnément la littérature britannique. Will Self et Martin Amis sont de grands génies, à l’instar d’A. S. Byatt dont on parle trop peu. Je voue également un culte à Joseph Conrad et Thomas Mann. Pour la France : Hugo, Colette, Giono, Camus.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les écrivains américains, encore et toujours : Oates, Kasischke, Erdrich, Highsmith, Eugenides, London, Kerouac, Bradbury… Tous sont actuellement sur ma table de chevet. Encore une fois, il m’est difficile d’exprimer l’admiration que j’ai pour la littérature de ce pays, dont je suis originaire par ma grand-mère paternelle. Les États-Unis ont toujours été mon pays de cœur à défaut d’être mon pays tout court. Chaque jour d’ailleurs je me demande pourquoi je n’y vis pas. Il coule dans mes veines, il m’abreuve littéralement. Je lui dois mes joies les plus délicieuses. Je ne saurais concevoir l’existence sans lui, sans sa littérature, sa peinture, sa musique, son cinéma, que je trouve incomparables. La France a été un grand pays, mais cette époque-là est révolue, dans tous les domaines. Il n’y a pas de Joyce Carol Oates en France, ni de Francis Ford Coppola, ni d’Al Pacino, qui a élevé le métier d’acteur au rang d’art absolu.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mais je préfère n’en rien dire pour le moment.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je donnerai une conférence suivie d’une séance de dédicaces le 19 novembre prochain, à la librairie La Lucarne à Paris, dans le XIXe arrondissement.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de mes éditeurs, Faustroll, Le Rocher et Autrement.

Le 11 novembre 2015

 Méryl Pinque

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vegan.fr

Une seule solution : l’abolition !
Aperçu par Yahoo

 

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Extrait de La Caricature de Dieu :

« C’est ainsi qu’à sa sortie d’Independence, il alla rejoindre les denses forêts du Nord-Ouest, où il mena l’existence sauvage et solitaire du grand héros américain. Il était retourné à la nature, avec tous les risques que ce choix comportait. Mais il avait intégré les lois immuables qui régissaient l’univers de ses ancêtres, et lié son sort à celui des bêtes sauvages. C’était un combat loyal entre le monde et lui-même, et il en avait accepté les règles.

Là-haut, il menait une vie très pure, le genre de vie qu’il avait toujours rêvé d’avoir. En s’éloignant de ses semblables, il devint plus humain. Il comprit que l’humanité ne voulait rien dire dans la fureur, le bruit et le nombre qui la caractérisaient. On devenait homme en s’affranchissant des autres hommes. C’était un défi qu’on ne pouvait relever que dans la solitude et la liberté, et seule la nature sauvage était en mesure d’offrir l’une et l’autre. En elle, par elle, l’homme reconquérait sa noblesse. Tom Starbird était désormais l’égal des bêtes. »

 

La Caricature de Dieu, Paris, Le Rocher, 2014, pp. 238-9.

.Afficher l'image d'origine

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Bêtes humaines ?

Pour une révolution végane
Mettre fin à la domination de l’homme sur l’animal : tel est l’objectif du mouvement végan. À l’heure où les consciences s’éveillent face à …

La suite sur :
http://www.autrement.com/ouvrage/betes-humaines-meryl-pinque-michel-onfray
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Je remercie sincèrement Méryl Pinque d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 13 novembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Dan Ar Wern

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Dan Ar Wern

.Dan Ar Wern 10 (1)

https://it.wikipedia.org/wiki/Dan_Ar_Wern

https://br.wikipedia.org/wiki/Dan_ar_Wern

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Dan Ar Wern, né le 14 octobre 1952 à Guer (Gwern-Porc’hoed en langue bretonne), dans le Morbihan.

J’ai fait des études supérieures de lettres à l’université de Nice-Sophia Antipolis.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Parallèlement à l’écriture, j’ai beaucoup voyagé (transport aérien) sur toute la planète, attiré par les peuples et leurs cultures si diverses !

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime beaucoup la musique, le théâtre et le cinéma.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis surtout connu en Bretagne grâce à mes publications dans des revues littéraires en langue bretonne (Al Liamm, Nidiad…)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait quelques lectures d’ordre privé.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours des poèmes, des nouvelles, des romans …

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

«  Le Passeur des Mondes «  (An Erbeder / The Intercessor) : c’est un voyage initiatique à travers l’espace et le temps conduisant deux jeunes adolescents à la recherche d’une pierre mystérieuse venue de l’espace pour sauver l’humanité des derniers jours !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez Edilivre à Paris, chez Amazon en commande internet et librairies associées.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je n’en ai pas.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Les bretons sont persévérants, c’est bien connu, la devise de la Bretagne, c’est ma devise aussi : plutôt mourir que d’être souillé (Gwelloc’h mervel ‘get bezan saotret !)

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Beaucoup de romans classiques et de biographies, mais aussi des livres de spiritualité, d’ésotérisme.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris avec recherche, remettant plusieurs fois sur le métier, modifiant par retouches comme un peintre.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans mes recherches littéraires, mais aussi je crois beaucoup à ce qui nous vient d’en haut. Nous sommes des « médium » , simplement.

Je n’écris pas trop sur commande.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne suis pas un écrivain «  réaliste « en général. Je me réfère à Novalis, le grand poète allemand, j’aime Hoffmann, Poe, Villiers de l’Isle Adam et je puise mes personnages, qui sont souvent symboliques, dans la littérature et les légendes bretonnes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il faut d’abord être à l’écoute lorsque l’on écrit ce que j’écris, mais aussi est primordial notre travail d’artisan que je décris dans le premier chapitre du « Passeur des Mondes »  …

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’aime beaucoup Carson McCullers et Virginia Woolf, Alain-Fournier, Le Clézio, Gracq, Stefan Zweig,Thomas Mann et Novalis, mais aussi en Bretagne, Jakez Riou, Youenn Drezenn et Anjela Duval.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Beaucoup de livres différents que je poursuis selon mon envie : « Les Vagues »  de Virginia Woolf, par exemple , «  Beatrix »  de Balzac ou le «  Docteur Faustus »  de Thomas Mann, sans oublier «  La Recherche du Temps Perdu »  de Proust.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

http://danarwern.over-blog.net/

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Le  31 octobre 2015

 

Dan Ar Wern

 

.Le Passeur des Mondes ( Modifié )

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Je remercie sincèrement Dan Ar Wern d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 02 novembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Corpus Delecta

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Corpus Delecta

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Corpus Delecta

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1/ Qui êtes­vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Corpus Delecta, auteure érotique, enchantée. Mon parcours est fait de corps d’hommes que j’ai allégrement… Non, je plaisante. Mon parcours ? Que dire, il est si classique ! Une naissance, une famille, beaucoup d’école. J’ai même vu des facs de l’intérieur, ici et à l’étranger. J’ai une formation de journaliste. Des voyages, des rencontres, des rêves, des bosses, des amours, des déceptions et des surprises… La vie quoi ! Un parcours…

 

2/ Que faisiez­-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’apprenais à écrire. En fait, je n’ai jamais eu d’autre métier que celui­-là. Je suis née avec de l’encre dans les veines, c’est comme ça.

 

3/ Qu’aimez­-vous ou pratiquez-­vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis du genre touche à tout. J’aurais presque envie de rajouter « hélas ! » car j’aime et m’intéresse à tout, mais demeure une sorte de papillon, superficiel et versatile. Plutôt cinéphile. Et mélomane. J’écoute tout, même le silence. Grande amatrice de musées en tous genres. J’ai pleuré chez Rodin, la délicatesse de ses gigantesques bronzes m’a profondément émue. Ah oui : j’ai découvert il y a quelques années la danse contemporaine, et elle a ajouté une nouvelle dimension à ma vie. J’aime la façon dont les danseurs réfléchissent. Ma passion ? A vrai dire, et au risque de frôler la platitude : la surprise. J’aime qu’on me bouleverse, qu’on m’étonne, qu’on me secoue… J’ai toujours préféré les questions aux réponses.

 

4/ Qu’attendez­-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites­-vous connaître ? Comment allez-­vous à leur rencontre ?

A vrai dire, je n’attends jamais rien de personne. D’après mon expérience, cela évite les déceptions ! En revanche, j’aime surprendre. Alors j’aimerais surprendre mes lecteurs. Leur faire plaisir. Les amuser, les émoustiller. Leur offrir des petites parenthèses, un souffle de légèreté, comme une cuillère de crème chantilly qui ne ferait pas grossir ! Décomplexée, sans engagement… Des admirateurs ? Que les cieux m’en préservent ! L’admiration est un concept qui m’échappe, j’aime les relations d’égal à égal, avec beaucoup de fantasmes et de fantaisie dedans ! Je ne cherche pas particulièrement à me faire connaître. J’écris, et s’il y a des gens qui aiment me lire, alors mes histoires et eux se rencontreront. Ceci dit, je fais aussi beaucoup confiance à mes éditeurs. La preuve : c’est Chocolatcannelle, des Editions Dominique Leroy, qui nous a mis en rapport vous et moi…

 

5/ Faites­-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, et très sincèrement, dans le domaine de la littérature érotique, je n’y tiens pas. Déjà parce que je suis une grande timide. Et puis, j’aime trop l’intimité, dont la mienne, pour chercher les rencontres à tout prix. Ajoutez à cela une grande fainéantise… Des conférences ? Grands Dieux ! Sur quoi voudriez-­vous que je confère ? « L’utilisation du gode dans la littérature érotique du 20 ème siècle » ? « Le triolisme, meilleur à quatre ? » Non, sérieusement, la littérature érotique, pour moi, c’est comme une grande et gourmande boite de chocolats noirs. Je me régale à l’écrire, j’adore l’idée qu’on me lise, je n’ai pas besoin de plus.

 

6/ Depuis quand écrivez-­vous ? Qu’avez­-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que j’ai découvert le génie de l’alphabet. C’est vrai, je trouve qu’écrire est une des plus belles inventions de l’Humain. D’ailleurs, je m’intéresse à d’autres alphabets que le nôtre. L’écriture me fascine. Si peu de traits pour transporter tellement de choses ! Des mondes, des rêves, des pensées, des envies, des idéaux, des idées, des menaces, aussi… Mais je m’emballe, quelle était votre question ? Ah oui. Oui, bien sûr que j’ai déjà écrit, écrire est mon métier. Mais ce sont des choses très différentes de l’érotique, et je ne vous en dirai rien, désolée !

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-­vous nous en parler ?

J’ai écrit « Shéhérazade 2.0 », paru en octobre 2014 chez Dominique Leroy, dans la collection e­ros, dirigée par ChocolatCannelle. En fait, je me suis mise à la littérature érotique après une rupture, plus par jeu d’abord, mais bon : j’aime ça, que voulez­-vous ! « Shéhérazade 2.0 » est une histoire gentiment déjantée, dans l’esprit de San Antonio (je dis ça en toute modestie, c’est un lecteur qui m’a suggéré la comparaison !) C’est franchement « cul », à vrai dire. Un peu rude, mais drôle, du moins je l’espère.

 

8/ Où peut­-on se procurer vos ouvrages ?

Chez mon éditrice, et sur toutes les plates­formes de commercialisation de livres numériques.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e­book ?

Alors, pour les e­book : je suis résolument fan. Les liseuses ne sont pas ce qu’on fait de plus sensuel, au toucher, mais j’adore la légèreté, la facilité, et les possibilités créatives qu’offrent les nouvelles technologies. En ce qui concerne les publications à compte d’auteur, ou participatif : c’est vrai qu’Internet offre de nouvelles possibilités, et qu’il serait stupide de se priver de cette plate­forme qui peut tout à fait permettre de « découvrir » des talents qui, sinon, resteraient peut-­être sans public. Ceci étant dit, et sans vouloir être méchante, beaucoup de « talents » méritent de rester dans l’anonymat. Le domaine de l’écrit, notamment en France, est un domaine où les égos se bousculent, publier/être publié a quelque chose de terriblement élitiste, dans ce pays. Et autant tout le monde ne sait pas dessiner, autant nous avons la chance de vivre dans un pays où on apprend tous à lire et à écrire. Mais savoir aligner des lettres et des phrases ne veut pas dire ‘savoir écrire’. Un éditeur professionnel est, pour moi, le tampon entre votre égo et votre travail. Ce qui ne veut pas dire qu’un éditeur ne peut pas se tromper. Après tout, les goûts et les couleurs, même dans le domaine artistique… Mais qu’on arrête de dire que les éditeurs ne lisent pas les manuscrits qu’on leur envoie, ou qu’il faut être pistonné pour y arriver. Je suis partie de rien, et sans relations, j’écris, je  publie. Et si mes histoires sont bien écrites, alors elles seront lues.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

A vrai dire, je suis tellement réfractaire aux conseils que je n’écoute jamais rien ! Heureusement d’ailleurs, si j’avais suivi les conseils de la plupart des gens, je n’aurais jamais écrit, et je serais rentrée sagement dans les rangs ! Mais j’ai eu un exemple qui m’a guidée dans ma vie professionnelle : mon père. Qui faisait un métier un peu à part, et qui le faisait très bien, excellemment même. Je l’ai toujours vu suivre ses rêves, quitte à refuser des propositions de postes prestigieux, et mieux payés, mais qui auraient exigé qu’il sacrifie sa liberté. Croire en soi, en ses rêves, assumer les conséquences de ses choix (pour un auteur, une fragilité financière et des négociations permanentes avec le monde merveilleux de la finance !) et bosser, bosser, bosser. Les métiers artistiques sont souvent associés à une image un peu bohème. Mais pour la plupart d’entre nous, si champagne nous buvons, c’est qu’on a encore un peu tiré sur le découvert bancaire !

 

11/ Que préférez­-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Ecrire : romans, récits courts, nouvelles, ou des « short stories » dans le sens anglo­saxon du terme. Pas poète pour deux sous. J’adorerais écrire un essai, j’aime énormément la rigueur du travail scientifique et j’ai deux ou trois Grandes Idées, mais je suis tellement, tellement paresseuse !

 

Lire : tout. Mais vraiment absolument tout. Une vraie vorace !

 

12/ Comment écrivez-­vous ?

Ca dépend. En fait, ça dépend beaucoup de ce que j’écris. Parfois, directement sur PC, nerveuse, rapide (j’ai une force de frappe incroyable !) avec une sorte de fébrilité. Ou sur papier, à l’ancienne. J’ai une vieille trousse, avec plein de stylos, de crayons, de couleurs… Ce que j’adore, c’est que, dans les deux cas, je peux écrire partout. Ce qui fait partie de ma liberté. Un bout de papier et un stylo, il ne m’en faut pas plus. C’est incroyablement jouissif, cette liberté ! Je travaille par projet, entre commandes alimentaires et projets persos. Ecrire, pour moi, c’est toujours jongler entre une certaine discipline, indispensable, et un côté électron libre. C’est comme ça que je vis. C’est comme ça que j’écris.

 

13/ Où puisez-­vous votre inspiration ? Avez­-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration ? Elle est partout ! La moindre mouche sur ma vitre est inspiration ! Une phrase, une lumière, un regard, un rêve, une ambiance… Tout est inspiration ! Et, oui, j’ai des commandes d’ouvrages. Heureusement ! C’est le côté alimentaire de mon travail, celui qui me permet de faire plein de bêtises avec mon stylo, en parallèle !

 

14/ Comment construisez-­vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-­ils toujours imaginaires ?

Oh… C’est tellement différent, à chaque fois. C’est que, voyez-­vous, on fait toujours toute une histoire autour de l’écriture, mais finalement, ce n’est qu’un boulot comme un autre, l’inspiration et l’anarchie en plus ! Je plaisante. Quoi que… Alors, tout d’abord, oui, mes personnages sont toujours imaginaires. Mais ils se nourrissent bien sûr de gens réels. Pas parce que je vampirise une personne de mon entourage, mais parce qu’un regard, une phrase, une situation va m’inspirer. Mais le réel ne sera toujours qu’un point de départ. L’imaginaire fera le reste. Pour Shéhérazade p.e., je n’ai jamais été concubine d’un sultan, et je n’ai jamais été invitée à une réception d’ambassadeur français, non plus ! L’histoire est partie d’une relation érotico­épistolaire que j’entretenais avec un homme, je le séduisais avec des récits. Quitte à en faire des tonnes ! Après, tout dépend. Parfois, j’ai besoin de construire l’histoire. Soit parce que j’ai des contraintes (je n’ai que tant de pages pour mon récit p.e.) soit parce que cela m’aide à structurer mon histoire. Mais d’autres fois, j’aime justement partir en roue libre. Je connais mon point de départ, je sais où je vais, plus ou moins, mais entre les deux, je laisse l’histoire se raconter. C’est une option intéressante, mais exigeante. Parce que dans la mesure où vous lâchez le contrôle, vous êtes obligé de beaucoup plus retravailler derrière !

 

15/ Quel conseil donneriez­-vous aux amateurs d’écriture ?

D’écrire. Oui, je sais, ça paraît idiot, mais pourtant, c’est la seule chose utile. Ecrire, écrire, écrire. Et se faire lire, de préférence par des gens qui ne vous font aucune concession. Pour ma part, j’ai un ami qui déteste la littérature érotique ! D’une manière générale, il n’aime pas ce que j’écris, d’ailleurs. C’est à lui que j’envoie tous mes premiers jets. Il est tellement hermétique au côté excitant de mes textes qu’il me renvoie les faiblesses de mes textes en pleine figure, systématiquement. C’est à chaque fois très douloureux, pour mon égo, mais très utile dans la mesure où ça me permet de retravailler mes textes de façon très concrète. Professionnelle. Un conseil ? N’ayez pas peur d’encaisser ! Les coups, pas les sous !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Me demander mon auteur préféré, c’est comme me demander mon dessert préféré ! Il y en a tellement ! Combien en voulez-­vous ? Agatha Christie pour la précision de ses ambiances. Pareil pour Simenon. Ces deux là vous plantent un décor avec trois substantifs et deux virgules, c’est juste génial. Thomas Mann pour sa maîtrise de la syntaxe, et de la construction. Truman Capote, un auteur avec lequel je me sens des affinités, allez comprendre. Un auteur espagnol peu connu en France, je crois, Juan Jose Millàs, pour sa capacité à raconter les folies invisibles du quotidien. Ou à rendre fou un quotidien invisible. Laurent Gaudé, un des meilleurs narrateurs français, à mon sens. Il me bouleverse à chaque livre. Victor Hugo, on oublie toujours ses classiques. Beaucoup de femmes : Carole Martinez, Nancy Huston, Siri Huvstedt, Doris

Lessing, que j’ai relue récemment… Un ovni encore quasiment inconnu en France, David Forster Wallace, ça fait cinq ans que je suis sur son roman « Infinite Jest »… Non, en fait, c’est plus facile de choisir un dessert !

 

17/ Que lisez­-vous en ce moment ?

Je suis dans une de ces périodes gourmandes où je lis plusieurs choses en parallèle. « La confession d’un enfant du siècle », de Musset, les œuvres de Chloé Delaume, Florian Illies, un auteur allemand inconnu en France, le « Manifeste des économistes atterrés », Mario Vargas Llosa dont une copine m’a offert les carnets érotiques, « Le visible et l’invisible » de Merleau­ Ponty… Et tout wordpress en anglais, parce que je travaille sur un site d’auteur.

 

18/ Travaillez-­vous sur de nouveaux projets ?

Oui. En mai va paraître une sorte de mini­roman érotique chez HQN, un récit qui n’a rien à voir avec Shéhérazade, une histoire plus fiévreuse, sexe et attirance se mêlent et font mal. Et à la rentrée, un recueil de nouvelles chez Dominique Leroy, « Les talons rouges ». Mais, peut­-être, aurons nous l’occasion d’en reparler alors…

 

Et je suis actuellement en phase de « prise de notes » pour un nouveau roman érotique, une chose amusante, inspirée d’une réflexion faite par mon compagnon…

 

19/ Avez­-vous des dates d’événements à venir ?

Plein ! Ce soir, mon Amant vient me rejoindre ;­) Demain matin, si tout se passe bien, j’ouvrirai les yeux sur une nouvelle journée. Chaque jour est un événement, vous ne trouvez pas ? Sinon, j’attends mai et la parution de mon mini­roman.

 

20/ Où peut­-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Google +, en tapant Corpus Delecta, je pense. Et sur le site de mon éditrice principale,

http://www.dominiqueleroy.fr/

Très bientôt également sur

http://www.harlequin­hqn.fr/

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 Corpus Delecta,

 Le 18 février 2015

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« Shéhérazade 2.0 » (extrait)

Assis sur son trône, le Sultan El-Hadam bir’Out

s’emmerdait. Ferme. Cinq jours et quatre nuits déjà

qu’il se branlait tout seul, perché comme un imbécile

sur sa terrasse d’où la vue était certes somptueuse,

mais au-dessous de laquelle ne circulaient

qu’eunuques et vieilles édentées. Se tripotant

vaguement sa queue toute mollassonne à force d’avoir

été astiquée, El-Hadam se demandait comment lutter

contre l’ennui, et retrouver suffisamment d’énergie

pour bander dur.

Évidemment, une femme aurait pu faire l’affaire,

mais toutes celles que ses serviteurs lui avaient

amenées ces derniers temps étaient tellement…

banales, fades, plates, et sans reliefs, qu’il s’en était

rapidement lassé. Il les avait toutes baisées par tous

les trous, tant qu’à faire, même deux fois, pour les

plus chanceuses d’entre elles, mais ensuite, il s’était

senti obligé de leur couper la tête tellement elles

l’emmerdaient. Quelle déception, tout de même, que

son pays n’arrive pas à produire des femelles qui

tiennent la route !

Il commençait à penser qu’il n’avait même plus

envie de se lustrer l’asperge lorsqu’on entendit des

éclats de voix dans le couloir. Dehors, une femme

hurlait et insultait les serviteurs à s’en faire péter les

cordes vocales. Avant même que le Sultan n’ait le

temps de remonter son froc, la porte de son salon vola

en éclats, et la femme fit son apparition.

Une vraie sauvage ! Grande, fine, mais dotée d’une

poitrine XXL, le cheveu noir en bataille et des yeux en

amandes… Yeux qui à l’instant fusillaient le Sultan

sans le moindre égard pour son rang !

Devant l’incroyable énergie de la fille, El-Hadam

sentit sa queue se dresser. De la vie ! Enfin ! Tout

frétillant, le Sultan s’avança vers la belle, prêt à user

de ses prérogatives. Déjà il tendait les mains vers les

seins généreux et haut perchés qu’il ne pouvait quitter

du regard, comme un gamin irrésistiblement attiré par

un jouet magnifique, quand soudain, il s’en prit une.

— T’es qui toi, crétin ? demanda la belle, en se

frottant le poignet, car elle-même avait été frappée

par la force de la gifle qu’elle venait de balancer.

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Je remercie sincèrement Corpus Delecta  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 23 février 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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