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Entretien Ilham Bakal

JL à l’écoute de… entretien avec Ilham Bakal

Ilham Bakal artiste multicarte
Ilham Bakal

 

Dans cet entretien avec Ilham Bakal, JL a conduit un échange intéressant avec cette humoriste, comédienne, réalisatrice-scénariste, metteure en scène-dramaturge, conteuse, qui se rapproche beaucoup de la pensée de Peter Brook. Ilham Bakal s’est livrée sans retenue sur elle et sur ses travaux et réalisations.

Entretien avec Ilham Bakal

Ilham se confie sur sa formation, ses travaux personnels, ses relations avec les autres, sur les personnes qui l’ont influencée ou guidée.

Ilham Bakal artiste multicarte
Ilham Bakal comédienne

Entretien avec Ilham Bakal

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

Ilham Bakal. Je suis humoriste, comédienne, réalisatrice-scénariste, metteure en scène-dramaturge, conteuse.

Alors, je suis née à Orléans et y ai passé toute mon enfance. J’y ai fait mes premières armes artistiques à l’école Diderot, puis Montesquieu puis Voltaire, notamment avec un projet autour des Nouvelles théâtralisées en partenariat avec la Compagnie Clin d’Oeil. En même temps, j’ai également monté mon premier atelier théâtre avec une bande de copines du lycée Marie, Héloïse, Céline, Caroline. Et à 15 ans, j’ai fait avec mes premiers essais de metteure en scène autour de textes de Tchekov et Ionesco.

Nicole Merouze (ancienne pensionnaire de la Comédie Française)

Ensuite j’ai fait le Conservatoire d’Art Dramatique à Orléans à mes 18 ans, en parallèle de mes études de mathématiques et d’informatique. En peu de mots, j’ai joué alors sous la direction de Jean Claude Cotillard, Nicole Merouze (ancienne pensionnaire de la Comédie Française), Bruno Sachel, Amédée Bricolo, Niseema Theillaud-Cotillard, et Jan Gabriel Nordman.

Isabelle Hurtin a joué un grand rôle dans votre vie

C’est lorsque j’ai joué sur la pièce de Mozart Wolgang Suite et Fugue sous la mise en scène d’Isabelle Hurtin pour la Scène Nationale d’Orléans que j’ai eu envie d’être comédienne professionnelle. D’abord, j’ai été épaulée par Isabelle Hurtin pour la préparation des concours des écoles nationales. Puis j’ai travaillé avec Niseema qui continue de me suivre et de m’épauler suite au cursus « Contes du Monde » de 5 mois qu’elle nous a proposé au Conservatoire d’Orléans.

l’équipe du Costume de Peter Brook

Ensuite j’ai rencontré l’équipe du Costume de Peter Brook, et notamment Hassane Kouyaté qui m’a invité sur le festival international Yeleen du Conte au Burkina Faso. Ce qui m’a permis d’être propulsée sur la scène internationale et de sillonner les routes du conte en Europe et en Afrique jusqu’en 2009.

Puis j’ai fait de la mise en scène et écrit pour le jeune public en France et à l’Etranger et depuis 3 ans, je suis également réalisatrice et scénariste.

Ilham Bakal réalisatrice scénariste comédienne
Ilham Bakal réalisatrice scénariste comédienne

Quelle est votre activité principale ?

Actuellement, je suis plus humoriste, comédienne et réalisatrice.

Mais, avant de faire ces 3 activités artistiques, j’ai d’abord été informaticienne suite à des études de mathématiques et d’informatique puis conteuse et metteuse en scène. Dès que je n’avais plus de contrat, j’écrivais des scénarios, mes contes, des pièces de théâtre pour enfants. Je participais aussi à des projets bénévoles ou à participation, j’ai ainsi joué dans près d’une cinquantaine de court métrage. Contrat ou pas, j’ai besoin de créer, dès que je me sens trop seule sur mon chemin artistique et qu’il n’y a pas de propositions, j’invite d’autres artistes sur des projets que je crée.

Parlez-nous de vos passions ?

Somme toute, j’aime le cinéma, l’humour, la création (notamment créer des histoires, quelle qu’en soit leur forme finale artistique), le théâtre et le conte. Les arts martiaux, le dessin, la peinture, ensuite côté lecture j’aime les thrillers et le fantastique. Egalement, j’aime les voyages à l’étranger, mais aussi en France, la France est incroyable, chaque coin de terroir est différent.

(suite de l’interview d’Ilham Bakal)

Comment vous faites-vous connaitre ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Par le bouche-à-oreille, c’est d’abord le premier moyen qui m’a permis de me faire connaitre. Ainsi, la presse locale m’avait beaucoup aidé à Orléans. Une fois arrivée à Poitiers, il m’a fallu tout reprendre à zéro. Certes, cela a été un peu difficile et mon époux m’a alors très vite conseillé de développer mon réseau par les réseaux sociaux Facebook, YouTube, et maintenant Instagram…

Depuis peu, je commence à être sollicitée par des radios et TV, mais tout dépend de mon actualité. Ce que j’attends de mes fans ? Heu, c’est une drôle de question. Mais je sais que j’apprécie l’interactivité, les réactions qu’ils expriment sur les statuts, les échanges que je peux avoir à travers les commentaires ou les discussions en message.

Spectacle d'Ilham Bakal
Spectacle d’Ilham Bakal

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Qu’attendez-vous de vos fans ?

Ce que j’attends aujourd’hui le plus de leur part, c’est un public qui bouge, qui vient en spectacle. Malheureusement, beaucoup de personnes vivent les spectacles ou les activités artistiques par le net, derrière leur écran, alors que le moment que j’aimerai leur partager en live, sur scène est à mes yeux beaucoup plus fort, si précieux que ce que l’on peut vivre sur écran. Faire confiance, accepter de ne pas tout voir (sur écrans), pour vivre l’instant présent, dans ces moments de partage entre acteurs et spectateurs, c’est un moment unique qui d’ailleurs m’avait beaucoup manqué durant ma période où j’étais metteure en scène pour le jeune public, en France et à l’Étranger (pendant presque 7 ans). Ainsi, j’ai besoin de ce contact avec le public, de vivre ce lien invisible, mais d’une grande force avec le public sur scène.

Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur votre activité ou autre thème ?

Dès que l’occasion se présente, c’est important de pouvoir partager, discuter, écouter le public. Mais, mon activité de conteuse s’est réduite, car c’est un domaine encore trop peu connu du grand public. Cependant je continue de faire des dates pour de petites structures, de petites associations, de petits festivals qui souhaitent ce type de formule, j’y mêle de l’humour au milieu d’histoires merveilleuses. Depuis 2 ans, j’ai repris le chemin de l’humour. J’écris et interprète des sketchs pour des maisons de quartier qui veulent parler de sujets de société qui concernent les familles, aux côtés très souvent de professionnels de la santé pour ouvrir le débat. Le rire détend et facilite la réflexion, l’échange.

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Comment partagez-vous les films ?

Pour ce qui est des films, que je réalise ou dans lesquels j’ai joué, je suis heureuse de partager le visionnage avec le public. En effet, j’aime sentir leur ressenti silencieux dans la salle obscure, de voir les sentiments que j’espérais leur faire ressentir se produire au moment de la projection. Ensuite le temps d’une discussion où les questions et les observations du public sont intéressantes à entendre et à écouter, car parfois on déclenche quelque chose auquel on n’aurait pas pensé. Et j’aime aussi quand des spectateurs bien après le film nous font leurs retours personnels.

Le travail est long sur un tournage

Effectivement, ce sont des moments que j’apprécie beaucoup. Le travail sur un tournage, que l’on soit actrice ou réalisatrice, est long avant d’enfin connaître le retour du public — même si évidemment le travail du réalisateur est beaucoup plus long. Bien sûr, ces temps de partage avec le public sont indispensables et nous permettent de consolider notre boussole interne artistique.

ateliers pour enfants

À côté de ces temps de projections et de représentations, je fais des ateliers avec des enfants, des jeunes (adolescents et jeunes adultes), des adultes, primo-arrivants, personnes en situation de handicap. Depuis quelques années je travaille de plus en plus avec des familles en atelier, en milieu rural, urbain et à l’étranger. Ces moments me permettent d’avoir une sorte de thermomètre social, ils sont très importants à mes yeux, car ils me permettent d’orienter mes créations selon les besoins sociaux du moment.

Vous avez un nouveau spectacle Les Lunes.

Depuis plusieurs mois, je suis sur un nouveau spectacle création d’Isabelle Hurtin, avec qui j’avais travaillé sur son premier spectacle et que j’avais invitée sur mon premier spectacle (sourire). Ainsi, ce spectacle s’appelle Les Lunes, nous le jouons actuellement au théâtre de l’épée de Bois, à Paris, à la Cartoucherie. C’est génial de rencontrer le public après les représentations, évidemment il y a les amis et les proches qui viennent, mais aussi les curieux et le public que nous ne connaissons pas.

l’auteure-poétesse Marina Tsvetaeva

De plus, les échanges sont étonnants, pour le moment le public est ravi de cette pièce, les échanges sont très forts et vivants, et nous sommes heureux de faire (re) découvrir cette auteure-poétesse Marina Tsvetaeva. Souvent, j’ai l’impression de revivre, ce que moi-même je vivais, lorsque je rencontrais les comédiens, adolescente, et que je partageais avec eux mon ressenti.

Spectacle d'Ilham Bakal
Spectacle d’Ilham Bakal

(suite entretien avec Ilham Bakal)

Quel genre de pièces ou de films aimez-vous jouer ou réaliser ? Où va votre préférence : comédie, tragédie ou autres genres ?

Sur ces points, le registre comique est celui qui me plait, mais sincèrement contrairement aux apparences, c’est aussi celui qui me demande le plus de défis, de challenges, et de précision, d’assiduité, et de travail. Cependant, je ne dis pas que le travail dramatique ne demande pas de travail, bien au contraire. Disons que pour le dramatique, il y a quelque chose de plus interne, de plus profond, peut-être même l’ordre du mystérieux. Par exemple, je n’aime pas tout dévoiler à un metteur en scène. Lorsqu’il m’embarque sur le registre dramatique, c’est une relation assez particulière.

je reste silencieuse

J’ai eu un passé triste, donc je reste silencieuse, secrète, mais très à l’écoute de ce qu’un metteur en scène me demande. Parfois les metteurs en scène voient des choses de nous que nous ne sommes pas capables de voir. Et parfois le résultat est très étonnant et très éloigné de ce que je suis ou de ce que je crois être (lol). Mais dans tous les cas, j’ai besoin de rendre heureux le metteur en scène dans son processus de création, et de pouvoir sentir et lui apporter ce qu’il désire comme personnage.

Comment cela se passe-t-il avec vos coéquipiers de spectacle ?

Pour ma part, j’ai besoin aussi d’étonner mes camarades de jeu, et de transcender quelque chose, si je réussis à étonner mon équipe, alors je sens que le pari est gagné pour le public. Cependant avec le comique il y a une mécanique du rire presque sévère, qui demande une constante vigilance. Donc, on ne peut jamais se reposer sur ses lauriers des prestations précédentes, et je dois aussi avec le comique être vigilante à ma forme physique.

Difficile de faire rire les autres

Difficile de faire rire les autres, si je suis fatiguée ou plutôt épuisée. Aujourd’hui, je fais de plus en plus attention à ma condition physique. Je fais du sport de combat, de la natation et de la marche « active », et un peu de course à pied, le tout en dehors des périodes de résidence et de tournée. Sinon j’aime le fantastique (d’où mon côté conteuse), mais en tant qu’actrice au cinéma, je n’ai pas encore eu l’opportunité de jouer dans ce registre-là. En tant que conteuse, j’aime raconter ce registre du merveilleux qui surprend les enfants et adolescents et même les parents, tout en rajoutant une dose d’humour, là c’est du bonheur.

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Pourquoi avez-vous particulièrement retenu ce genre ?

Le comique, et bien pour être honnête c’est pour fuir ma tristesse, la contourner, ou la transformer. Je n’aime pas être triste longtemps. Et je pense que c’est de famille. Plutôt qu’être triste, on préfère rire de nous-mêmes (bon et aussi des autres, notamment des gens qui peuvent être méchants ou prétentieux), se fendre la poire, rire des situations cocasses. Le rire fait tellement de bien dans ce genre de situation. Ainsi, le rire était une arme presque naturelle pour tenir contre la pauvreté, la faim, la frustration, la violence et l’ennui.

Fernandel et Fernand Reynaud

Ma mère écoutait Fernandel et Fernand Reynaud sur Vinyle et quand est arrivé le petit poste de télévision, forcément on a regardé les sketchs du samedi soir. Et avec les copains de Saint Jean de la ruelle, Sandillon et de Saint-Denis en Val, on se faisait des battles de blagues et de sketchs. On imitait Smaïn, les Inconnus, les Nuls ou les Guignols, de mes 7 ans jusqu’à mes 13 ans. Ce n’est qu’à l’arrivée des jeux vidéo que mes copains se sont désintéressés des sketchs.

 

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L’entretien avec Ilham Bakal se poursuit ainsi.

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Et je me suis tournée vers les ateliers de théâtre au collège et au lycée puis j’ai tenté le concours du conservatoire (que j’ai réussi à mon grand étonnement). Et puis, il y a une jouissance à faire rire les gens qui est incroyable, j’adore quand les gens me disent « il faut que tu nous laisses respirer, on avait mal au ventre, on rigolait trop, là ! ». Juste heureuse, mais vraiment heureuse de faire rire à ce point, c’est un bonheur unique. 

Parlez-nous de votre dernière activité artistique, pourquoi vous l’avez choisie ?

Actuellement, je travaille sur le spectacle théâtral Les Lunes d’Isabelle Hurtin, d’après Marina Tsvetaeiva, une poétesse russe. Un projet en termes de création sur 9 mois, c’est-à-dire près de 7 semaines de résidence dans 7 lieux différents à Paris et en région parisienne (Agitakt, L’épée de Bois, le Théâtre 13, le T2G. En fait, il avait deux temps de partage avec le public autour d’une lecture d’une correspondance amoureuse exceptionnelle de Marina Tsvetaeva à un éditeur, une première fois au théâtre 13, puis à l’édition Triartis. Là, nous jouons enfin la pièce Les Lunes au théâtre de l’épée de Bois, dans la salle en pierre, qui est ma-gni-fique… Vraiment, c’est une expérience unique. Je suis touchée par la confiance que m’a accordée Isabelle Hurtin sur ce projet très ambitieux.

Marina Tsvetaeva

Je joue une facette de Marina Tsvetaeva, une facette étonnante d’elle, son rapport à l’écriture dans l’exil, son quotidien pour nourrir sa famille malgré le peu d’argent de son métier de traductrice et de poétesse, les femmes qui l’ont soutenu à continuer d’écrire. Ainsi, je crois beaucoup au soutien des femmes, car en réalité ce sont les femmes qui m’ont aidé à réussir, à avancer dans mon parcours. Au contraire, les quelques hommes qui ont changé ma carrière sont rares finalement. Il y a mes frères évidemment, mon époux, et quelques collègues, mais globalement, les femmes y sont beaucoup dans la réussite des hommes et des femmes célèbres, malheureusement, elles sont peu valorisées.

Isabelle Hurtin

Là, Isabelle Hurtin, à travers cette pièce, valorise incroyablement la patte artistique et mécène que les femmes ont apportée à Marina Tsvetaeva.

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Ilham Bakal artiste multicarte
Ilham Bakal

Ce texte vous a marquée ?

Ce texte m’a été incroyable dur, non pas par les mots, mais par la « notion grammaticale » de son écrit, d’autant que je suis en interaction avec 5 comédiennes en moins de 15 minutes sur mon passage. Ainsi, je joue au second tableau, je ne dois rien lâcher pour mes camarades de jeu qui suivent. Alors, le travail s’est fait « à la russe ». On travaille son texte en peu de temps sur place avec la metteure en scène.

les notes et le retour

Le comédien doit beaucoup travailler seul son texte avec les notes et le retour de la metteure en scène et de l’assistant-metteur Bruno Bisaro. Heureusement, celui-ci, étant lui-même poète, nous a énormément aidés dans notre façon de raconter les poèmes et les dialogues. Ainsi, il nous a permis de trouver une note juste et forte pour chacune de nos personnalités. Et en même temps on doit regarder le travail des autres en silence.

le personnage Marina

Il faut s’imprégner des autres remarques, pour que le personnage Marina interprété par 9 comédiennes soit une même ligne dramaturgique, pour qu’il y ait une coalition, un travail d’ensemble. Il n’y a pas d’actrice principale, ou plutôt nous le sommes toutes, pour un seul personnage. Isabelle me donne une chance aussi incroyable, car je suis l’une des quelques actrices finalement en interaction avec les 8 autres comédiennes toutes étonnantes par leur performance sur les différents tableaux. Mais le travail m’a été particulièrement inquiétant.

je remercie Isabelle

Finalement nous avons eu chacune près de 20 h à peine pour trouver une ligne juste dans le jeu, nous imprégner de la mise en scène et créer cette vision d’ensemble tant désirée par la metteure en scène. J’avoue parfois avoir perdu pied dans cette vitesse et cette exigence à la russe, mais je ressors grandie et plus confiante de cette expérience et je remercie Isabelle pour cette étonnante confiance qu’elle m’a accordée.

Spectacle d'Ilham Bakal
Spectacle d’Ilham Bakal

(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

Si vous n’aviez pas choisi votre spécialité, qu’auriez-vous aimé faire ?

En fait, si je n’étais pas comédienne, je serai… chanteuse, j’aurais sincèrement aimé faire ce métier, mais cela reste un métier très difficile, dans la pratique au quotidien et professionnelle. Peu d’ateliers à l’école autour de la musique et du chant, je trouve que l’on ne développe vraiment pas assez cette matière artistique, à l’école, au collège, c’est pour moi trop peu.

tout se joue à l’adolescence

Ainsi, autoriser les filles à apprendre un instrument dès l’enfance, permettra aux filles et aux femmes de mieux faire ce métier artistique, car il y a 95 % d’hommes. Et je pense que tout se joue à l’adolescence, voire l’enfance. Or, les garçons on les laisse sortir ou faire de la musique tranquillement, tandis qu’on demande aux filles de participer aux tâches ménagères ou de s’occuper des petits frères et sœurs à l’adolescence notamment. Si l’on est dans une culture familiale de musiciens, les filles ont plus de chance de faire de la musique, mais dans le circuit scolaire et social classique, l’apprentissage de la musique est très limité, finalement. Enfin, le phénomène #metoo déjà relaté sur les réseaux sociaux, est une réalité dans le domaine musical. J’ai eu beaucoup de propositions de « promotions canapés » que j’ai refusées.

me tourner vers le théâtre et le conte

Et elles m’ont alors amené à me tourner vers le théâtre et le conte, pour une plus grande sécurité financière d’une part (il y a moins de « transaction du corps » dans ces deux domaines-là), mais aussi pour une plus grande sécurité psychologique (car les hommes dans la musique sont assez cruels, de sacrés ogres).

Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Le conseil le plus important que j’ai reçu est de rêver et surtout de rêver avant mes 30 ans.

À l’époque, j’étais au CNRS en tant qu’informaticienne, pour l’aérospatiale. Alors, je me posais des questions sur mes choix professionnels : aller vers le théâtre en tant que pro, ou rester informaticienne et faire du théâtre en amateur. Et lors d’une fête d’anniversaire entre collègues, il m’a alors dit de suivre ce que font les plus grands génies, et ce même si nous n’en sommes pas. De fait, ils ont tous rêvé de ce qu’ils ont créé avant leurs trente ans. Il m’a alors renvoyée que l’informatique risquait de me prendre beaucoup d’énergie. Et c’est le cas, on fait du programme toute la journée, on mange programme, on discute programme, on rêve programme et on se lève en pensant au programme que l’on allait créer.

rêve, et regarde

Ce monsieur allait avoir trente ans, il était un peu amer de ne pas avoir assez rêvé. J’en avais 22. Il m’a alors dit « rêve, et regarde dans quoi tu influenceras le plus les gens, l’humanité, dans l’informatique, dans l’aérospatiale ou le théâtre. Et ce même, à une modeste mesure », je ne me souviens plus de son prénom, mais ce moment-là m’a marqué à vie. Et je l’en remercie.

Je me suis alors laissé du temps pour rêver, et j’ai rêvé théâtre, conte, et cinéma… Alors rêver est sans doute le meilleur conseil que l’on puisse donner, rêver et… « aimer » comme disait Édith Piaf. Le rêve sans amour est si pâle, si fade…

(suite de l’interview d’Ilham Bakal)

Que préférez-vous jouer comme personnage ?

Un personnage en particulier, ouh là, je n’en ai pas. Mais j’avoue que j’aime jouer une femme forte, par sa vie, par ses idées, par sa présence, l’influence qu’elle a pu avoir auprès de ses contemporains. Marina, le personnage que je joue actuellement, me ressemble par certains aspects et m’a enrichi sur d’autres aspects où je me sentais moins confiante, notamment dans l’écriture. Quelle audace il y a chez Marina, une audace incroyable qui me donne beaucoup d’inspiration ! Mais il y a d’autres aspects chez Marina, que je ne ressens pas. Elle s’est sacrifiée pour la poésie pour être du cercle des poètes qui marquent l’humanité, elle a renoncé à une vie plus facile financièrement afin d’écrire ses poèmes.

C’est un choix d’être poète

C’est un choix d’être poète, mais un choix qui aujourd’hui encore est dangereux, tant par les risques que l’on peut prendre pour faire éclore chaque poème qu’elle a pu porter en elle. Cette femme est étonnante aussi par le contemporain de ses écrits. Ainsi, elle a écrit dès ses 12 ans, en 1904, jusqu’en 1940. Elle raconte des choses sur la vie d’une femme, sa condition d’artiste et de femme dans sa société qu’enfin nous osons dire et parler aujourd’hui. C’est une visionnaire. Je suis sincèrement touchée par la proposition d’Isabelle Hurtin qu’elle m’a faite pour ce personnage et bien d’autres.

Deux femmes deux âges
Deux femmes deux âges

Comment vous organisez-vous ? Votre métier déborde-t-il sur votre vie personnelle ?

Oui, par moment, c’est difficile. J’essaie de respecter les conseils donnés par Julia Cameron, dans son livre Libérez votre créativité, que Niseema m’avait conseillé de lire et d’appliquer. Donc en dehors des tournées, spectacles, ateliers et conférences ou présence à des projections de films, j’essaie de ne plus travailler après 18 h et d’avoir deux jours de repos par semaine. De fait, c’est important pour la vie de couple, la famille, les enfants et l’artiste que je suis, qui est aussi une créatrice.

En général, je ne fais plus de réseaux sociaux le soir pour promouvoir et faire vivre mon actualité sur Facebook, ou Instagam. Ainsi, j’ai beaucoup calmé ce rapport aux réseaux, et de façon étonnante c’est plus efficace, comme quoi en faire moins peut créer du plus.

Vos journées sont très prises

Ce qui est dur, dans mon activité professionnelle, c’est pour avoir mon statut d’intermittent. En effet, je mène environ une quinzaine de projets par an, ce qui est chaud. C’est parfois un casse-tête, entre mes employeurs, programmateurs, metteurs en scène ou « clients » (je n’aime pas trop ce mot, ce sont les acheteurs de spectacle ou d’atelier en dehors des programmateurs classiques). Avant tout, ils aimeraient tous que leur projet soit ma priorité. Donc il m’arrive que je travaille de 8 h à 18 h avec à peine 20 min de pause pour un déjeuner, et parfois je dois expliquer à mes différents collaborateurs, que je ne peux pas tout faire en même temps. Globalement, j’ai une majorité de collaborateurs-trices très compréhensive, il arrive de tomber sur des personnes trop exigeantes, mais c’est plutôt rare.

La plus grosse difficulté

La plus grosse difficulté c’est finalement lorsque je joue. Je ne peux rien faire que jouer la représentation en cours, je dois beaucoup anticiper sur mes périodes de tournées, et de résidences vis-à-vis de mes autres collaborateurs. En ce moment, depuis 3 ans, j’ai eu peu de vacances, car quasi pas de temps mort au niveau du travail. Je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire, je cherche maintenant développer mon activité de sorte de pouvoir embaucher d’autres personnes, pour répondre à la demande.

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Et votre mari dans tout ça ?

Côté vie privée, mon mari est musicien, Toma Sidibé. Donc il comprend très bien les aléas des tournées, de la fatigue qui nous vide après un projet, parfois de la mauvaise humeur, car il y a parfois des os dans un projet. Mais en relativisant et avec beaucoup d’humour et de communication, nous réussissons à gérer nos emplois du temps familiaux et professionnels (et de couple). Il est très actif à la maison pour le quotidien, et la gestion des enfants, il me soutient beaucoup. Ouf, le succès a parfois quelques revers qu’il faut savoir gérer pour ne pas briser la sphère privée. 

 

De quelle école vous réclamez-vous ? Ou de quelle pensée ?

Pour ce qui est du théâtre, je me rapproche beaucoup de la pensée de Peter Brook. Ainsi, je suis une admiratrice de son travail, de sa mise en scène, de la direction d’acteur. J’aime aussi sa vision du contact à avoir avec le spectateur, le public, et notamment le public qui ne connait pas le théâtre. Venant d’un quartier populaire, en zone prioritaire, c’est d’abord grâce à l’école et à des professeurs passionné-e-s de théâtre, qui souhaitaient rendre le théâtre et l’art en général accessibles au quotidien, que j’ai découvert le théâtre notamment dans les ateliers dans lesquels j’ai pu participer. Alors, ensuite, quand j’ai découvert Peter Brook, au conservatoire, tout ce qu’il a écrit me parlait.

festival d’Hassane Kouyaté Yeleen

Ainsi, rendre accessible le théâtre, trouver la ligne juste du jeu de l’acteur, gérer l’espace vide que peut être une salle quelconque et la transformer en une salle de théâtre. J’ai lu tous les écrits de Peter Brook et vu un grand nombre de ses mises en scène. Avec le conte, j’ai ensuite notamment pu travailler dans le festival d’Hassane Kouyaté Yeleen au Burkina Faso. Cela s’est fait suite à une rencontre avec l’équipe du Costume de Peter Brook et par la suite être en contact avec de nombreux collaborateurs-trices de Peter Brook.

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre spécialité ?

Ne pas abandonner, continuer de rêver, vivre autre chose que l’artistique, car souvent on est (un peu) piégé par notre passion qui peut être (très) envahissante. Avant tout, lire, aimer, voyager, regarder d’autres spectacles, et pratiquer (stage, cours, projet non rémunéré, ou semi-rémunéré), écouter ce que font les autres et regarder comment les autres réussissent. Trouver pour chacun-e ce qui nous donne la force de continuer de créer et d’aimer notre métier.

Quels sont vos auteurs, comédiens ou directeurs d’acteurs préférés ?

Pour les acteurs, Lubna Azabal, Rachida Brakni, Marion Cotillard, Adèle Haenel, Halle Berry, Jennifer Laurence, Emma Stone, Viola Davis, Octavia Spencer, Julia Roberts, Frances Mc Dormand, Suzanne Sarandon. Les actrices au cinéma m’inspirent beaucoup dans mon jeu, ma création pour mes histoires, mes personnages et même pour ma vie personnelle. De surcroit, toutes ces actrices (et en fait il y en a une dizaine d’autres facile que je pourrai citer) me transmettent une force que j’ai du mal à nommer. Ainsi, elles m’influencent dans mon jeu, mais aussi dans ma manière d’être femme. Par contre, je n’ai pas vu beaucoup de films de la période 80-90, je regardais beaucoup d’humour enfant et adolescente, et les séries en trombe lol.

  Romy Schneider

Mais il y a forcément Romy Schneider, incroyable par sa beauté, son jeu, ce qu’elle évoquait, ses yeux magnifiques. Il y aussi la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum qui m’a profondément marquée adolescente, Maria Callas dont j’ai regardé beaucoup de documentaires sur elle, mais aussi Souad Massi, dont je suis fan.

Quels sont les directeurs d’acteur qui vous ont marquée ?

Je vous en parle en quatre côtés :

1- Côté directeur d’acteur, j’ai été marquée surtout par les directeurs américains forcément Steven Spielberg, Martin Scorsese, Kubrick, Francis Ford Coppala, Robert Zemeckis, Christopher Nolan, et David Fincher. Mais c’est mon côté grand spectacle et informaticienne par les effets spéciaux qui prennent le dessus, j’avoue.

2- Côté français, Jean-Pierre Jeunet, incroyable à tous les niveaux, au niveau de l’humour, Pierre Salvadori, Olivier Nakache et Éric Tolédano font fort et très fort.

Côté théâtre

3- Côté théâtre, les metteurs en scène, acteurs et actrices qui m’ont marquée, Peter Brook et ses comédiens (Yoshi Oîda, Sotigui Kouyaté, et bien d’autres), Jérôme Deschamps et Macha Makaïeff, avec la troupe des Deschiens, Joël Pommerat, Irina Brook, James Thierrée, Michel Raskine (avec Marief Guittier en comédienne bluffante), Valère Novarina, et tant d’autres…

Côté humour

4- Côté humour, Gad El Maleh et Florence Floresti, la Jamel Comedy Club Team en France, côté states Ali Wong déchire tout (je l’adore !!), Dave Chapelle un maitre incontestable de l’humour, et bien d’autres…

Ce serait trop long de citer toutes les personnes qui m’influencent au quotidien, et ce, depuis de nombreuses années…

Ilham Bakal sur scène
Ilham Bakal sur scène

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(suite de l’entretien avec Ilham Bakal)

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Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis peu en ce moment, car j’enchaine les créations et les textes de d’autres ou les miens. Dès que j’ai une pause, je lis les livres dont j’entends parler à la radio et par mes ami-e-s « lecturophiles ». Mes derniers livres que j’ai relu Les Suprêmes d’Edward Kelsey Moore, Chanson Douce de Leila Slimani. Ainsi, j’aime lire des thrillers le dernier en date qui m’a scotché et que je n’ai pas pu lâcher (je suis resté en pyjama pendant 3 jours) « la vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker. Il y a aussi forcément les écrits sur et de Marina Tsvetaeva.

Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je vais après les dates du spectacle Les Lunes, enchainer sur l’écriture de sketchs dans le cadre du mois de la parentalité géré par le CAC de Poitiers. En fait, je suis sur une finition d’écriture suite à plusieurs échanges avec des habitants du quartier des Couronneries, sur leur rapport aux écrans et à la gestion des écrans pour les enfants. Ensuite, je prépare le tournage, comme réalisatrice, du clip de mon époux. Ce clip tourne autour d’une chanson de son dernier spectacle jeune public Yélé.

Nous avons déjà collaboré ensemble, lui, à la musique et moi, sur le clip A Hurtebise, un clip sur la Grande Guerre, et sur un texte écrit par un soldat anonyme mort au combat.

l’équipe des Fous de Bassan

Puis, je vais démarrer un projet avec l’équipe des Fous de Bassan sur le projet Métro Post Forum, sur une correspondance entre habitants sur l’agglomération orléanaise. Ce projet est en gestation, il germera, je l’espère cet été, je pourrai vous en dire plus à ce moment-là. 

Et nous rejouons Les Lunes au mois de septembre au Square à Issy-les-Moulineaux.

Parlez-nous de vos événements à venir ?

Les Lunes, de et mise en scène d’Isabelle Hurtin, au théâtre de l’épée de bois jusqu’au 24 Mars, puis 16, 17, 18 septembre au Square d’Issy Les Moulineaux.

Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur internet et les réseaux sociaux,

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Le 18 Mars 2019

Ilham BakalEntretie

Ilham Bakal artiste multicarte
Ilham Bakal comédienne

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© librebonimenteur.net – Jean-Louis RIGUET 25 mars 2019

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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De 7 à 77 ans, de Franck Buirod, Théâtre du Funambule

De 7 à 77 ans

Pièce de Franck Buirod

Théâtre du Funambule

53 rue des Saules à 75018 PARIS

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Quand un petit-fils et son grand-père se rencontrent vraiment

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Les séances ont lieu le samedi à 17 h 30, le dimanche à 16 h 00, le lundi à 21 h 00 et le mardi à 19 h 30.

Réservez sur :    http://www.funambule-montmartre.com

ou par téléphone : 01 42 23 88 83

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Le sujet :

Quand un petit-fils privé de son smartphone adoré passe une semaine avec son grand-père bien-aimé, on assiste à une comédie très sentimentale !

Le déroulé :

Franck entretient depuis sa plus tendre enfance une relation épistolaire avec son grand-père Denis. Ce dernier aimerait bien que son unique petit-fils vienne lui rendre visite.

C’est un jour chose faite, mais le choc des générations ne tarde pas à produire ses effets.

Franck est rivé à son téléphone portable et on s’imagine que le séjour va être un enfer pour les deux.

Le grand-père propose alors un deal à son petit-fils qui l’accepte : Franck est privé de son téléphone pour une semaine.

Ce séjour ne sera pas qu’une simple partie de pêche. Les échanges fusent, tout y passe : la transmission, la fin de vie, les doutes de la jeunesse, l’amour, le sexe, les relations humaines…

Franck était venu récupérer 100 euros, il repartira avec une bien plus grande richesse et une maturité salvatrice.

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Les faiseux :

Cette comédie « très très » sentimentale est de Franck Buirod, avec une mise en scène de Serge Bonafous et une musique originale de Xavier de Beukelaer.

Les interprètes sont Franck Buirod qui joue Franck et Denis Obitz qui joue Denis. Ce dernier alterne avec Didier Forest.

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J’ai vu et adoré la pièce. Celle-ci reflète bien la période actuelle. Il y a une grande nostalgie dans ce monument et l’on pourrait penser que l’auteur est le plus vieux, mais que nenni, c’est l’inverse.

Le décor est spartiate et donne tout son relief au texte à en devenir une image actuelle. A la question « peut-on vivre sans téléphone ? » Franck Buirod apporte une réponse qu’il faut découvrir. Pour ma part, je pense que « oui » l’on peut se passer de téléphone, ne serait-ce que pour reposer son cerveau et prendre conscience des autres choses qui sont tout aussi importantes que de savoir où l’on se trouve. Et pourtant, moi aussi, je succombe à cette magie !

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Cette pièce est très émouvante et touchante. Les interprètes sont excellents. Un tendre papy et un petit-fils pas si dévergondé que cela. La délicatesse du sujet est impressionnante pour un auteur si jeune. Une opposition réussie entre un grand-père en fin de vie et un petit-fils en construction en quête de bonheur comme tout un chacun. Un ton juste. Une affection pudique. Une sensibilité légère.
Un jeu sensible, touchant, merveilleux, naturel.
Un vrai bonheur pour un agréable moment de théâtre, plein de tendresse.
Je vous recommande cette pièce qui m’apparaît être d’une vraie justesse de ton.

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Pour en savoir plus sur Franck Buirod :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Buirod

Plusieurs articles sur ce blog concernent Franck Buirod.

Voici ce que dit Franck Buirod de Denis Obitz :

Je joue ma nouvelle pièce de théâtre « De 7 à 77 ans »  avec un comédien une pièce que j’ai spécialement écrite pour lui. J’ai une affection inconditionnelle envers Denis Obitz, c’est un véritable plaisir de partager ces moments-là avec lui.

Pour en savoir plus sur Didier Forest :

https://didierforest.book.fr/

 

 

 

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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© Jean-Louis RIGUET 26 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Jean-Luc Dousset

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Luc Dousset

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Luc Dousset

Né le 25 août 1965 à Toulouse Mort le ?? ?? à ???

Pas encore marié, mais peut-on désespérer ou… espérer… Pas d’enfants, mais peut-on espérer… ou désespérer.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

DEA (Bac +5) d’Histoire à Toulouse et Montpellier, puis l’école de journalisme « Nouvelles » à Nice.

Un stage à l’Express, un métier de journaliste au Médecin du Midi, à La Dépêche du Midi et à Centre presse, et un tournant vers l’activité d’écriveur (pour reprendre ce joli terme).

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je pratique le yoga et la méditation, qui révèle de l’art, comme seuls sports. Je n’affectionne pas le Sport !!

Aime le théâtre, la lecture et l’absurde !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Admirateurs ??? Qu’est-ce que c’est ? Lecteurs ??? Il y en a !!! Pas assez nombreux, il est difficile de faire connaître ses écrits

Je suis heureux lorsque mes personnages oubliés suscitent l’enthousiasme !

Je fréquente quelques salons, dont celui de Mazamet où j’ai eu la très grande joie de faire la connaissance, grâce à un ami cher Philippe de Riemaecker, d’un certain Jean-Louis Riguet !! Un homme de cœur ! Et où j’ai eu le plaisir de recevoir cette année (2017) le Prix Conseil Régional Occitanie pour Ferdinand le débile.

Je me promène un peu sur les réseaux sociaux, me balade sur quelques blogs !

J’ai eu la chance en 2016 de participer au Salon du livre d’Histoire de Bruxelles et j’y serais présent pour l’édition 2017.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, pas eu trop l’occasion de ces interventions, mais si jamais des offres venaient… N’hésitez pas !!!

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Déjà quatre ans… Le temps… Je ne le vois pas passer…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ferdinand ou le débile, ou l’histoire d’un Empereur d’Autriche, roi de Hongrie… accablé de tares liées à la consanguinité des Habsbourg, manipulé par Metternich, qui a abdiqué pour son neveu François-Joseph le mari de Sissi. Le parcours d’un homme émouvant injustement « oublié » pour ne pas dire caché !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Par internet, Amazon, Fnac… sur le site des Éditions Jeanne d’Arc… Ou en commande chez son libraire.

https://www.eja-editions.com/fiche-produit.php?id_produit=181

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Méfiance ! Souvent des « marchands de rêves » qui profitent du fantasme lié à l’écriture et de posséder un livre à son nom…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je ne m’en souviens plus !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des biographies ! Pas d’autobiographie ! Bien que ce soit à la mode !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec les doigts… Et beaucoup de patience pour se documenter…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Le hasard ! Il fait parfois… Pour mon petit dernier, Ferdinand le débile, en 2016 était commémorée la mort de l’Empereur François-Joseph. Je me suis demandé qui était sur le trône d’Autriche avant lui… ET c’était Ferdinand !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour l’instant, ils sont bien réels, je tiens seulement à les évoquer, raconter leur existence romanesque dans les conditions du roman. Mais tout ce qui est écrit est véridique. Les narrateurs sont fictifs…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Persévérer…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les classiques, puis, un faible pour Maurice Leblanc et la série des Arsène Lupin… et TINTIN !!

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’intégrale de Fantomas (collection Bouquins) de Pierre Souvestre et Marcel Allain paru en feuilleton dans les années 1913…et n’a rien à voir avec les films avec Louis de Funès.

Je relis Jean Teulé « Je, François Villon ».

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je finis l’écriture de ma prochaine biographie consacrée à un autre personnage méconnu ! Il s’agit d’un Toulousain ! Marius Cazeneuve… Patience…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 3 juillet, je serais au Salon de Mirepoix dans l’Ariège. Puis été calme… mais vous pouvez lire Philibert, Campana, Ferdinand tranquillement et me laisser vos commentaires.

 

En octobre, le 8 à Buzet sur Baïse, le 15 octobre en Belgique, tout près de Bruxelles au Château de la Hulpe, le dernier week-end d’octobre au Salon des Gourmets de lettres à Toulouse.

Et le 1er week-end de décembre au Salon du livre d’Histoire de Bruxelles !

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook, ou en me laissant vos coordonnées sur mon mail…

jeanluc.dousset@free.fr

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Le 7 juin 2017

Jean-Luc Dousset

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Je remercie sincèrement Jean-Luc Dousset d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 17 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Franck Buirod

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Franck Buirod

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Franck Buirod.

Je viens de publier mon premier roman aux éditions « In Octavo » et suis en représentation de ma nouvelle création théâtrale « De 7 à 77 ans » au théâtre du Funambule Montmartre.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai arrêté l’école très jeune (16 ans en 4e) ; de ce fait j’ai passé beaucoup de temps à vagabonder… m’ennuyer… j’ai commencé à m’instruire un minimum, en lisant des livres, en allant au théâtre.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Mes passions sont le théâtre, le cinéma, et (rien à voir) le foot. J’ai joué au PSG jusqu’à mes 17 ans.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis toujours très touché par la curiosité qu’ont les gens de découvrir ce que je crée. Je communique essentiellement sur les réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, cela ne s’est encore jamais produit.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis mes 20 ans. Au départ c’était des sketches pour la troupe de Pierre Palmade puis un court-métrage, des pièces de théâtre et maintenant ce roman « Mine de rien ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

C’est donc mon premier roman (et j’espère que ce n’est pas mon dernier). D’ailleurs merci pour le retour que vous en avez fait sur votre site.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site de la maison d’édition http://www.inoctavo-editions.com/livre-196-mine-de-rien et bien sûr le site de la FNAC.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je n’ai pas compris la question 9…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

D’écrire comme je parle.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Au théâtre : des comédies en livre : des histoires vraies, réalistes et sensibles.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec un papier et un stylo.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je m’inspire de ce que je ressens.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je m’inspire toujours de ce que je vois dans la vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’y croire et de faire. De ne jamais avoir peur de l’échec.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Clélie Avit. Je la cite elle car je viens de découvrir son roman « Je suis là ».

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Clélie Avit.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, encore une pièce de théâtre et le festival du court-métrage que j’organise chaque année à Bougival (78).

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Les lundis 21 h 00 et mardis 19 h 30 au théâtre du Funambule Montmartre pour ma pièce « De 7 à 77 ans ».Aucun texte alternatif disponible.

http://www.funambule-montmartre.com/de-7-a-77-ans/

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

L’image contient peut-être : une personne ou plus, nuit et concertSur ma page Facebook Franck Buirod

https://www.facebook.com/franck.buirod

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Le 10 avril 2017

Franck Buirod

 

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Je remercie sincèrement Franck Buirod d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 12 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

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MINE DE RIEN, Franck Buirod

MINE DE RIEN

Franck Buirod

Roman

 

 

IN OCTAVO éditions

128 pages – Octobre 2016 – Prix 15 €

ISBN 978-2-84878-217-1

http://www.inoctavo-editions.com/

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En quatrième de couverture, l’éditeur nous indique ce qui suit :

Une famille recomposée : la mère, sa fille et le beau-père, un célèbre romancier à succès.
Vient s’ajouter à ce trio Lise personnage ambigu du dernier roman d’Alain. Jusqu’au jour, où …
Une histoire d’amour qui se noue entre le beau-père et sa belle-fille. Une histoire d’amour qui ne se résume pas seulement à cette apparente immoralité.
Jalousies, mensonges, culpabilités et secrets s’invitent dans toutes les interactions sentimentales des personnages.
Un regard sans jugement sur le faux pas toujours possible, sur le pardon aussi, en tout cas une histoire qui ne peut laisser indifférent.
Extrait :

…Il existe une véritable complicité entre Alain et Marine qui vient maintenant le rejoindre dans la cuisine.
La tête entourée d’une serviette, elle discute avec lui tout en se séchant mécaniquement les cheveux.
Alain l’a connue très jeune, avant même qu’elle ne prononce ses premiers mots. Il n’a jamais véritablement remplacé son père décédé tragiquement lors d’une compétition d’équitation. Mais il y a toujours eu beaucoup de respect entre eux deux et la conscience claire de la place de chacun dans ce trio recomposé. Marine est la fille de Brigitte et Alain est l’homme de Brigitte.
La vie est ainsi faite et Marine a pleinement accepté cette situation. Force est de reconnaître qu’elle est d’une admirable intelligence et d’une rare élégance pour une adolescente d’à peine dix-sept ans…

 

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http://www.inoctavo-editions.com/livre-196-mine-de-rien

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Ce que j’en pense :

Ce livre est court, certes. Il ne traite pas longuement de la relation entre le beau-père et la belle-fille, certes. Mais pour moi, l’essentiel a été dit. Il relate les sentiments d’interdit ressentis par les personnages.

L’on peut regretter que telle ou telle facette de l’intrigue n’ait pas été approfondie. Mais est-ce nécessaire au final ? L’immoralité est bien campée. Peut-être qu’un développement plus long aurait abouti à du « patos ». A moins que certains lecteurs voudraient y trouver une réponse à leurs propres problèmes, ce qui n’était pas le sujet de ce livre.

Pour moi l’écriture est fluide. J’ai bien aimé la construction du texte et surtout la fin à laquelle je ne m’attendais pas.

Pour un premier roman, je trouve que l’auteur ne s’en est pas si mal sorti. Nul doute qu’il en écrira un second plus nourri.

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Quelques mots sur l’auteur :

La quatrième de couverture nous explique que Franck Buirod a l’insolence de sa jeunesse et le goût des premières fois. Inspiré par l’amitié qui le liait à Guillaume Depardieu, il fait ses premiers pas aux cours Florent. Le théâtre bien sûr, si formateur, s’impose à lui avec sa suite logique, le cinéma. Il intègre à 21 ans la troupe de Pierre Palmade, où il écrit ses premiers sketchs.

En 2013, il réalise son premier court métrage « Train de nuit ».

En 2014, il écrit sa première pièce de théâtre « Le bistro du village », évoquant son enfance dans ce lieu si particulier, entouré des siens et des habitués du bar.

Il crée enfin en 2016 le premier festival de courts métrages de Bougival.

Lui vient alors l’envie d’écrire ce premier roman qu’il vous présente aujourd’hui.

S’il n’était pas fait pour les études, il est, à n’en pas douter, doué pour les arts et il se construit pas à pas dans la pratique de ces derniers.

Brillant touche-à-tout, mine de rien … il avance !

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Franck Buirod est comédien, metteur en scène. Il est originaire de Bougival.

Pour en savoir plus, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Buirod

 

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Tout sur mes livres :

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https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 25 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Jean-Daniel TEMPLIER

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Daniel TEMPLIER

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

De mon nom de plume, Jean-Daniel Templier. Comme auteur, je suis né en 2010, lorsque je terminais mon premier livre, un livre intimiste sur mes expériences arctiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je suis menuisier de formation. J’ai quitté le métier et aujourd’hui en dehors de l’écriture, je suis agent de la fonction publique au sein d’une collectivité… Ou lala j’entends déjà les sarcasmes !! J

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Le théâtre ? J’ai une profonde admiration pour les gens de théâtre, je pense souvent à certains de mes amis (es) qui vivent de cet art, et je suis à chaque fois ébahi par leur performance.

Malheureusement, je n’y suis pas encore bien préparé, pas du tout même (rires)… Je me suis rapproché de l’écriture justement parce qu’il est plus facile de m’exprimer ainsi… Il m’est arrivé de faire quelques conférences, notamment durant mon engagement au sein d’une organisation écologique ou plus récemment pour parler de mon livre sur le don d’organes, mais avec à chaque fois trop de pression… Je vais travailler là-dessus, car j’aime être à la rencontre du public…

Pour le reste, j’aime la photographie que je pratique de temps en temps, m’attardant sur telle ou telle pose, cherchant l’angle de champ idéal, je prends le temps d’observer, faire de l’instantané, arrêter le temps…

Je me suis essayé il y a quelques années à la peinture et lorsque je disposerai d’un peu plus de temps et de talent, (j’y travaille également (rires)), je continuerai dans cette direction, la peinture abstraite me tente, et parallèlement à l’écriture. Il y a tant de choses à dire à travers une toile ou un dessin que les mots deviennent parfois inutiles…

Mes autres passions ? Le monde arctique bien évidemment, le pays d’en haut qu’il est impossible d’oublier de par sa beauté mais l’organisation d’une expédition telle que je la conçois actuellement, m’est inaccessible au jour d’aujourd’hui, financièrement parlant… Un jour viendra je l’espère…

Je pratique le kayak, quand je dis kayak, celui de mer, celui qui me permet de faire du rase-cailloux, de jouer avec le vent et les marées, de surfer parfois sur de fortes vagues en fin de journée lorsque le soleil se couche, ça, c’est vraiment le pied… C’est mon kiné qui va être content de lire ça !! Attention au dos (rire) !!

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je fais la promotion de mes livres comme de nombreux auteurs, via les réseaux sociaux, mais également sur mon site ainsi que lors de dédicaces. Je suis très attentif aux critiques, des bonnes ou des mauvaises de mes lecteurs, et les invite à mettre leurs commentaires sur mon site.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages?

C’est toujours un bonheur de rencontrer les lecteurs. Ma première dédicace s’est faite dans un bureau de tabac. Ce jour-là, j’y ai vendu mon premier livre calé entre les cartes postales, les bulletins de pronostic du PMU, et les rubriques de faits divers, et je vous assure, que ce fut un moment très agréable, au plus proche du public. Depuis, et avec mes autres ouvrages, je participe à différents salons du livre. Dernièrement une radio locale, Radio Web passion, m’a invité à parler de mon dernier livre, juste avant de faire une dédicace, c’était très sympa de leur part. Là je suis à la recherche de lieux insolites pour y effectuer de prochaines rencontres.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis ma plus tendre enfance. J’ai retrouvé, lors de mon dernier déménagement, cachés sous une pile de dossiers, des poèmes écrits alors que je devais avoir 12, 14 ans, jamais publiés, des écrits qui peuvent aujourd’hui me faire sourire, mais que je garde précieusement… Mais plus sérieusement j’écris depuis 2010 comme je l’ai dit plus haut.

Du coup, je me considère comme un « jeune » auteur de 51 ans, et des projets plein la tête, ou plus exactement comme un chercheur de mots, c’est plutôt sympa de se dire qu’il y a encore de nombreux sujets à développer… J’essaie de sortir un livre tous les deux ans et si je fais le calcul, ce qui n’est pas trop difficile, j’en suis à quatre livres aujourd’hui, mais qu’importe le nombre, ce n’est pas le nombre de livres qui donne de l’importance à l’auteur, mais des mots qui en ressortent :

– « Arktika ma maison », en autoédition en 2010.

– « Les Rives du Loup » en autoédition en 2012

– « Partage du Cœur » aux éditions EANNA/CRES en 2014 : ce livre, j’en suis l’initiateur mais je l’ai coécrit avec d’autres auteurs, des dessinateurs, des personnalités du monde du spectacle, des patients, des médecins et professeurs pour parler au mieux du don d’organes. Je suis très fier de cette réalisation et de la qualité du livre, dont l’intégralité des droits et recettes est reversée à l’association ADICARE du Professeur Christian CABROL.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« GOODBYE Sentinelle »

Pour sauver la planète, il faut être prêt à mourir pour elle

Ce dernier livre date de mars 2016.

À sa sortie, un article fut publié sur la Rép, avec en titre « Goodbye sentinelle », un thriller écologique.

J’aime bien cette définition de thriller écologique, ce qui me fait penser et croire aussi, que l’exercice est réussi et que le message est finalement bien passé et bien perçu par mes lecteurs à en voir les commentaires laissés sur mon site. Le personnage principal du livre se dévoile, se confit sur les périodes sombres de son passé, alors qu’il était activiste pour le compte d’une organisation éco-terroriste. Je n’en dis pas plus, mais je vous invite à consulter mon site pour en connaître davantage…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En les commandant directement sur le site, parfois en librairie, mais également en venant à ma rencontre lorsque je suis en dédicaces.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Très honnêtement ? Je ne suis pas partisan de cette méthode de publication je ne fais aucune confiance à ce type d’« édition » qu’est l’édition à compte d’auteur. À mon sens, ce n’est qu’une pure arnaque. À défaut d’être édité chez un éditeur digne de ce nom, je préfère autant faire relire mes écrits à des personnes très compétentes et de confiance et remettre une fois le tapuscrit revu et corrigé, à l’imprimeur directement et passer commande ensuite.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De garder la foi en nos projets et de persévérer, cela paie toujours un jour ou l’autre.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis et écris des romans, essais et biographies. Je n’ai pas de préférence à proprement parler de lecture ou d’écriture, non, je lis le synopsis d’un livre pour voir si le sujet m’intéresse, je parcours quelques lignes principalement la page 99 de chaque livre. Selon l’auteur anglais Ford Madox Ford c’est à cette page fatidique que se révèle la qualité d’un livre, et le rythme de l’ouvrage. Je n’en fais pas une règle, mais je trouve la méthode très efficace pour l’avoir constaté à plusieurs reprises…

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dès que quelque chose me vient en tête, qu’importent le moment et le lieu, j’écris, je prends des notes selon le moment opportun, mais principalement devant mon ordinateur, c’est bien plus confortable, c’est moi, un gaucher, qui vous le dis (rires).

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration, c’est comme la respiration sans mauvais jeux de mots. Il faut faire, apprendre, écouter, lire, se bouger, s’oxygéner, voyager et surtout faire des recherches pour être au plus près de la réalité, c’est comme cela que je travaille, mais je suis également à l’écoute des faits divers… Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? C’est la même chose pour l’écriture…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Le sujet, c’est le sujet le plus important, je peux passer des mois à y réfléchir avant de construire autour, un ensemble de personnages. Dans la plupart des cas, mes personnages sont imaginaires, mais je m’inspire le plus librement possible de personnes rencontrées à un moment de ma vie, et qui méritent une place dans chacun de mes livres.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il serait trop prétentieux de ma part de donner le moindre conseil d’écriture, me considérant plus comme un chercheur de mots qu’écrivain reconnu en tant que tel, juste peut-être de ne pas mettre trop de fioritures dans ses écrits, et, ce qui compte le plus, de garder le désir, se faire plaisir, de garder cette envie, mais tout en pensant au final au lecteur, se faire plaisir, mais surtout donner du plaisir aux autres.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tellement, je pense bien évidemment à Hugo et Zola, Duras, Colette, Sand, Camus, mais également à Houellebecq, Sorj Chalandon, C.J Box…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

« Le syndrome du bocal » de Claude Pinault, un livre de 2009, je ne l’avais encore jamais lu, bien évidemment entendu parler, et que je trouve très touchant, très bien écrit, clash par moments, mais l’auteur a écrit avec son cœur, ses tripes. C’est précis, sans artifice, comme j’aime, vraiment très touchant !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en fait je retravaille « Les rives du loup », sur sa mise en page et la couverture qui sera plus aérienne. Mais également sur un autre roman qui devrait sortir courant 2018 et sur un livre de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai le 9 avril au salon de l’art et du livre de la Chapelle-Saint-Mesmin et très certainement fin juin en signature sur Marseille. Les dates viennent au fur et à mesure…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site : http://www.jeandanieltemplierauteur.weonea.com et sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Tweeter, ou LinkedIn

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Le 22 mars 2017.

Jean-Daniel TEMPLIER

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Je remercie sincèrement Jean-Daniel TEMPLIER d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 24 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Corine Fontrel

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Corine Fontrel

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Corine Fontrel, enseignante spécialisée.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, j’étais une enfant grosse lectrice. J’ai commencé à envoyer des nouvelles à des concours et j’en ai gagné quelques-uns ; cela m’a encouragée.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Cinéma et théâtre, tout le reste m’emmerde.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je tente de vendre mes livres dans des salons, des bibliothèques et même dans les centres culturels Leclerc, mais ça ne marche pas car je ne suis pas Katherine Pancoll ou Amélie Nothomb.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Des rencontres, tout le temps !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de 12 ans, mais, après des périodes de latence, trois ouvrages ont été publiés.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’Angles morts, un recueil de nouvelles, qui, comme on peut le deviner avec le titre, parle de ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, reste dans l’angle mort. C’est à ça que ça sert la fiction, montrer ce qui ne se voit pas.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site de l’éditeur, Prem’Edit 77 :

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

 

Ou le commander en librairie.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Jamais de compte d’auteur. Il doit y avoir une présélection et un engagement de l’éditeur, sinon, comment savoir ce que valent vos livres ?

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

La phrase d’Hemingway aux jeunes auteurs : soyez amoureux.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère lire des romans, longs de préférence, mais écrire des nouvelles.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec un stylo-plume Lamy.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai parfois un projet de nouvelle sur un thème précis mais le plus souvent c’est au fil du stylo.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Un mélange de connu et d’inventé, rien ne s’invente tout à fait.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ne cherchez pas à vous expliquer, tenez votre lecteur pour un être libre et intelligent.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Choderlos de Laclos, W Faulkner, Joyce Carol Oates, Régis Jauffret, Romain Gary et tant d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Olive Kittridge d’Elizabeth Strout.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’écriture dramaturgique.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 15 août 2016, un Salon du livre à Chaintreaux et un spectacle dont j’ai fait la mise en scène en octobre et novembre dont le titre est C’est tout ce qu’on est ?

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site Babelio

http://www.babelio.com/auteur/Corine-Fontrel/394402/critiques

 

Et sur le site de mon éditeur Prem’Edit

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

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Corine Fontrel

Le 11 août 2016

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Procès du sang contaminé

Au procès du sang contaminé, la Belle Au Bois Dormant a témoigné :

L’aiguille qui l’a piquée le jour de ses quinze ans était contaminée !

À son réveil cent ans plus tard, son taux de lymphocytes avait dangereusement chuté. Elle lutte depuis contre la maladie.

Elle ne réclame aucune tête mais demande que soit effectué systématiquement et gratuitement un test de dépistage sur les Belles Au Bois Dormant.

 

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Je remercie sincèrement Corine Fontrel d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

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La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Jean-Louis RIGUET 12 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Ariane Bois

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Ariane Bois

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Ariane Bois

Après hypokhâgne, je suis entrée à Sciences Po Paris. Je suis ensuite partie vivre à New York où j’ai obtenu un Masters de journalisme de l’université de New York, une expérience formidable ! De retour à Paris, j’ai travaillé en radio, à la TV et ensuite dans la presse magazine pendant 27 ans. Aujourd’hui je collabore à Psychologies Magazine, à des sites et des journaux littéraires et j’écris mes livres. Le sixième sortira au printemps 2017.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis l’âge de dix ans.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je fais partie d’une troupe de théâtre amateur et je joue avec bonheur.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils m’apportent des éclairages sur le texte auquel je n’avais pas pensé… Je les rencontre à des salons du livre, en librairies, sur ma page Facebook.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, et c’est une grosse part du travail d’écrivain ! Pour Le gardien de mes frères, le dernier roman sorti en janvier 2016, j’ai dû animer une douzaine de conférences à Paris, en province et jusqu’à New York et en Israël. C’est un gros travail mais très enrichissant et les rencontres sont souvent formidables !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’âge de dix ans, j’ai gagné le prix de la meilleure rédaction de France et je n’ai jamais arrêté depuis ! J’ai eu la joie de remporter sept prix littéraires avec quatre romans et un recueil de nouvelles.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le gardien de mes frères (éditions Belfond) raconte la trajectoire d’un jeune garçon, Simon Mandel, qui a 16 ans en 1939 et va s’engager dans la résistance. Blessé au maquis, il acceptera une mission restée confidentielle après guerre : aller chercher les enfants juifs cachés dans les fermes, les couvents, les orphelinats, quand leurs parents ne rentreront pas des camps. C’est une histoire de résistance et de résilience qui a remporté 4 prix : celui de Mazamet, celui de Castres, celui André Armengaud de la ville de Vabre et le prix Wiso 2016.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairies, sur Amazon et sur Kindle. Certains de mes ouvrages ont été traduits en hollandais, en turc ou. en coréen !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je n’en ai pas.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Suis ton intuition et fais-toi confiance. Tu peux y arriver !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de romans étrangers car je suis lectrice de manuscrits en anglais pour des maisons d’édition et je lis pour mon travail de journaliste nombre d’essais en psychologie, santé, éducation, spiritualité. Je suis membre de quatre jurys littéraires donc je lis la sélection de ceux-ci. Comme vous le voyez, je lis pour vivre et je vis pour lire !

 

12/ Comment écrivez-vous?

Tous les matins, de 8 h 00 à 12 h 30 après avoir réveillé mes enfants. J’écris à la main, dans des cahiers et je rature beaucoup, j’ajoute des Post-It. Je ne passe qu’à l’ordinateur après et je tape très lentement…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai écrit mon premier roman Et le jour pour eux sera comme la nuit, qui a obtenu trois prix littéraires, après un drame familial. Ensuite j’ai exploré la vie de mes grands-parents et de ma mère qui fut un personnage de roman. J’aime partir de l’intime pour essayer d’atteindre l’universel.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’aime mélanger des personnages fictifs et des personnages bien réels et historiques. C’est ce que j’ai fait dans Le gardien, en dessinant le portrait de certains résistants bien connus et de Simon, que j’ai inventé. Dans mon prochain texte, qui se passe à New York, je procède de la même façon. J’aime quand la petite histoire rejoint l‘Histoire avec une grande hache, comme disait joliment Perec.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrire tous les jours, sans se soucier du regard des autres et écrire vrai, sans se cacher derrière les mots des autres. Chaque livre est après tout autobiographique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! J’aime beaucoup les Anglo-Saxons : Philip Roth, Joyce Carol Oates, Michael Cunningham, Stewart 0 Nan, Barbara Pym, Anita Brookner, Pat Conroy, Anita Brookner, Barbara Pym…

En France j’aime Lionel Duroy, Jean Marc Parisis, Laurent Mauvignier, Emmanuel Carrère et tant d’autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je finis le Lionel Duroy de la rentrée, formidable et je lis des auteurs américains, souvent des premiers romans, pour le Prix Lucien Barrère du festival de Deauville dont je suis jurée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je termine un roman-fleuve et choral qui se passe à New York.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai à Metz le 27 juin et à Nancy le 16 novembre pour des conférences, à Tours le 23 septembre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai une page Facebook à mon nom et mon éditeur Belfond se charge de la communication.

https://www.facebook.com/ariane.boisheilbronn

http://www.belfond.fr/livre/litterature-contemporaine/le-gardien-de-nos-freres-ariane-bois

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Le 20 juin 2016

Ariane Bois

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Je remercie sincèrement Ariane Bois d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET ??? juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Jean-Pierre SIMON

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Pierre SIMON

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Jean-Pierre SIMON.

J’écris depuis l’âge de 17 ans, d’abord uniquement de la poésie, puis du roman depuis 2009 après quelques essais non validés vers 1975. Je suis occasionnellement parolier (6 fois mis en musique) Je pratique l’aquarelle depuis 1984 et le tournage sur bois depuis la même période.

J’ai effectué près de 40 ans de carrière d’enseignant à l’Éducation nationale et au ministère de l’Agriculture. Je suis à la retraite depuis 11 ans. J’ai été et suis encore militant associatif, notamment dans le domaine artistique, maire adjoint culture et environnement d’une ville de 3 500 habitants, animateur de radio bénévole, bénévole sur un chantier de fouilles, administrateur au Crédit Agricole.

Décoré à deux reprises : mérite agricole et palmes académiques, mais je ne porte pas mes décorations. Conseiller pédagogique, en fin de carrière, spécialisé dans l’éducation à l’environnement et au patrimoine, administrateur départemental de la coopération à l’école.

 

2/ Que faisiez-vous avant de peindre et d’écrire ?

Je travaillais.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre autre passion ?

Le tournage sur bois.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils lisent les livres. Les retrouver dans des manifestations conviviales, notamment autour de la Loire. Je vais à leur rencontre dans les fêtes et les salons. J’essaie de mettre en réseau auteurs et autres créateurs artistiques, ainsi que des terroirs culturels proches (Loire et Bretagne). Je travaille en liaison avec mon éditeur ou en prospection personnelle.

 

5/ Faites-vous des rencontres que vous organisez comme des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Occasionnellement. J’en propose mais les suites données sont trop rares

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’écrivez-vous ? Depuis quand peignez-vous ? Qu’avez-vous déjà peint ?

Écriture : depuis 1967, d’abord poésie (diverses récompenses), paroles de chansons. Depuis 2009 romans, nouvelles, documentaires, tout en continuant poésie et paroles.

 

Peinture : depuis 1984 ; aquarelles figuratives, surtout thème Loire, et une série comique revisitant le patrimoine de façon humoristique : les « Gaguarelles ». Je les traduis souvent sous la forme de nouvelles. J’ai également pratiqué le poème auto illustré, réalisé des décors de théâtre et des plaquettes pour des spectacles, illustré un dépliant pour la cave coopérative viticole de Quincy…

Je n’expose presque plus depuis 2012.

 

7/ Quelles sont vos dernières œuvres dans l’une et l’autre discipline ? Pouvez-vous nous en parler ?

Écriture : la série « La Vouivre de Loire », 3 volumes chez Corsaire Éditions ; c’est un « polar » de Loire, à vocation de découverte du patrimoine du fleuve à travers une intrigue qui fonctionne à la manière des romans-feuilletons d’autrefois, avec une action trépidante.

Le documentaire « l’aventure de la marine de Loire », coécrit avec l’illustrateur Bruno Porlier (Corsaire Éditions).

Des collectifs de nouvelles thématiques (un par an) avec les Éditions la Gidouille (22 Yffiniac).

Mes livres sont disponibles en librairie, sur les sites des éditeurs et sur les sites marchands, dans les salons et exposition où je me rends en Bretagne, pays de Loire, région Centre Val de Loire, Bourgogne, etc.

Distribution régionale et interrégionale, projet de distribution plus large en cours.

 

Peinture : quelques œuvres sporadiques, deux projets d’exposition personnelle à finaliser pour 2016 et 2017, plus deux ou trois expos collectives par an

 

Tournage sur bois : participation à des animations de découverte dans un cadre festif (démonstration, découverte du bois) ; tournages de pièces d’accastillage pour les mariniers. Activité bénévole.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ?

Les livres :

http://www.corsaire-editions.com/product/LA-VOUIVRE-NOIRE-Jean-Pierre-SIMON

http://lagidouille.fr/?jean-pierre-simon

 

Les peintures, rares expos ou chez moi.

Occasionnellement visibles sur Facebook.

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une ou de plusieurs écoles ?

Absolument pas. Autodidacte et fier de l’être.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

De laisser faire les spécialistes.

Sinon, mon contact spontané avec les éditions Corsaire a été pour moi plus qu’un conseil.

 

11/ Que préférez-vous faire comme œuvre dans chaque discipline ?

Roman, paysages de Loire.

 

12/ Comment travaillez-vous ?

Quand j’en ai envie, une heure ou deux par jour, surtout lorsqu’il pleut. Je donne priorité aux activités manuelles : bricolage, jardinage. Je ne travaille jamais la nuit. J’écris directement sous Word.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Un peu dans l’actualité, mais surtout dans mon imagination.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre ?

Oui, peinture et écriture.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de livres, de peinture ?

D’être très modestes et de ne pas chercher à en vivre.

D’être disponibles.

 

16/ Quels sont vos auteurs et peintres préférés ?

Je suis très éclectique.

 

17/ Vos sculpteurs préférés ?

Idem

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un roman au moins, une nouvelle et deux documentaires.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

J’ai un calendrier avec environ 3 événements par mois, parfois plus.

Prochaine date : salon de Bou, 23 au 24 avril 2016.

Actuellement, j’ai des engagements jusqu’en janvier 2017.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos expositions ?

Sur les sites des Éditions Corsaire et la Gidouille

www.corsaire-editions.com

http://lagidouille.fr/

Sur mon compte Facebook

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Le 12 avril 2016

Jean-Pierre SIMON

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.Trilogie Vouivre

.JPS Chalandiers 2015

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Je remercie sincèrement Jean-Pierre SIMON d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 15 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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L’impresario de Smyrne, une création au CADO d’ORLEANS

L’IMPRESARIO DE SMYRNE

de Carlo Goldoni

Une création au CADO

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Imprésario

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Il s’agit d’une traduction et adaptation de Michael Stampe

Avec une Mise en Scène de Christophe Lidon

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L’Impresario de Smyrne

ou « des origines de l’intermittence »

Dans la plus flamboyante Venise du dix-huitième siècle, si proche d’un univers théâtral idéal, Goldoni nous raconte comment un nabab Turc décide de s’improviser « producteur » pour créer à Smyrne, sa ville natale, le plus illustre Opéra que l’époque ait vu monter.

Tout le cercle du spectacle en effervescence, de la Diva jusqu’au librettiste, va essayer de se faire engager, afin d’entrevoir les quelques mois de tranquillité indispensables à ces interprètes aux abois. Une magnifique occasion d’illustrer les pétillantes ressources des artistes de l’époque mais aussi leurs travers très humains, et leurs préoccupations très quotidiennes … peut-être pas si éloignées de celles des intermittents d’aujourdh’ui !

Un monde où la séduction, l’envie, l’engagement, la jalousie, frappent ceux qui se révèlent affaiblis par une situation fragilisante d’insécurité de l’emploi, et qui sont dévorés dans le même temps par l’irrépressible besoin d’être artiste.

 

Goldoni, le Vénitien, a su débusquer le fol esprit de ce sémillant microcosme qui nous donne l’occasion d’un spectacle tout feu tout flamme. Cet auteur humaniste, tendre et féroce, ironique et sensible, a souvent inspiré mon travail (La Locandiera, La Trilogie de la Villégiature, La Serva Amorosa).

Retrouvent mes fidèles créateurs (Bluwal, Pinon, Abello, Séchet), j’ai imaginé un écrin digne de la Sérénissime, – scénographie faite de plafonds et de détails de palais baroque -. L’Opéra sera là, divin et spirituel, déclenchant dans nos têtes de célestes arias …

Signé Christophe Lidon.

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Les interprètes avec le lien pour mieux les connaître :

Bernard ALANE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Alane

Denis BERNER  

http://www.peggy-fischer-agency.com/agpf/denis-berner/

Adèle BERNIER

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/390044-adele-bernier.html

Marianne EPIN

http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/37032-marianne-epin.html

Catherine JACOB  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Jacob

Bernard MALAKA

http://www.peggy-fischer-agency.com/agpf/bernard-malaka/

Nicolas VAUDE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Vaude

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Décors Catherine Bluwal – Lumières Marie-Hélène Pinon

Costumes Chouchane Abello-Tcherpachian

Son Christophe Sechet – Images Léonard

Assistante à la mise en scène Natacha Garange

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Imprésario

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L’effervescence est de mise sur la scène en raison du rythme enlevé du jeu et des situations poussées à l’extrême.

Tous les coups sont permis pour se faire engager, ce qui entraîne un tourbillon de joies, de disputes, de caprices, de secrets.

On passe un bon moment à découvrir la séduction, l’envie, l’engagement, la jalousie et les pétillantes ressources des artistes de l’époque.

Bravo aux interprètes qui jouent finalement, peut-être ?, leurs vies d’intermittents.

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© 24 mars 2016 – Jean-Louis Riguet

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Jean-Louis RIGUET 24 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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