JL à l’écoute de… Laurence Bouvet


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurence Bouvet

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Laurence Bouvet, psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris. J’ai hésité entre la philosophie et la psychologie puis j’ai opté pour les sciences humaines. J’ai écrit un mémoire de maîtrise (psychologie clinique et psychopathologie) sur Julien Green : à propos de son livre Moïra : “Moïra ou le meurtre de la mère ».

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’exerce comme psychologue dans un Centre médico-psycho-pédagogique.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La photographie.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Des lectures à l’occasion d’événements variés: salons, marché de la poésie, festivals, réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis l’âge de 18 ans…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

“On ne sait pas que les mères meurent”, éditions unicité, 2018.

 

“Anthologie du rêve » dirigée par Laurence Bouvet, illustrée par Jean-Louis Guitard, éditions unicité 2018.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Librairies, chez les éditeurs, fnac.com, Amazon….

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Ma préférence va à la publication à compte d’éditeur.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous avez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Laisser mûrir l’écrit, y revenir plus tard.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout

 

12/Comment écrivez-vous ? 

Assise (sourire).

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je ne sais à quelle source… Oui, j’ai des commandes.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui et non

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Yves Bonnefoy

Victor Hugo

René Char

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

« L’éducation sentimentale » de Flaubert, que je relis.

 

« Correspondance I » de Yves Bonnefoy.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un roman et un recueil.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Rien de fixé pour l’instant.

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur internet, le site du Printemps des poètes et Facebook.

https://www.facebook.com/laurence.bouvet.quinternet

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Laurence Bouvet

Le 24 septembre 2018.

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Je remercie sincèrement Laurence Bouvet d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 25 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Le monde est dans tes yeux …

MA JEANNE

 

Et son commencement de règne est ma folie

 

 

 

 

Ma Jeanne, dont je suis doucement insensé . Ma Jeanne, dont je suis doucement insensé, Étant femme, se sent reine ; tout l’A B C Des femmes, …

via Et son commencement de règne est ma folie … — Le monde est dans tes yeux …

Et son commencement de règne est ma folie … PAR Le monde est dans tes yeux …

Maldonnes, Virginie Vanos

MALDONNES

 

Edilivre

146 pages – 13.50 €

ISBN : 9-782414-182190

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Quatrième de Couverture

Le paisible quotidien de Boris et sa sœur Mélanie est bouleversé par la venue d’une cliente pas comme les autres dans leur épicerie. Mannequin de haute couture, Elisabeth Mayne, les éblouit tous deux par sa grâce et sa sympathie. Les deux femmes se lient rapidement d’amitié, tandis que l’amour naît progressivement dans le cœur de Boris. Mais derrière sa beauté de façade, la célébrité se révèle être une arriviste égocentrique venue semer le trouble. Les apparences sont trompeuses et le jeu de dupes qui s’instaure entre les personnages mène bientôt à un drame inéluctable. À travers le destin tragique de cette idole sacrifiée au culte du paraître, Virgine Vanos entend dénoncer les dangereux travers de la société contemporaine.

Extrait

I

Boris : Qui est ce beau brin de fille ?

« Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps. »
(Victor Hugo)

– Vous avez encore des nectarines ? Parfait… Je prendrai aussi un demi-kilo de fraises. Ah, je vois que vous avez encore en stock ce délicieux chocolat blanc. Deux barres, s’il vous plait. Je vous dois ? Merci Monsieur, une bonne journée à vous et à Mademoiselle votre sœur !
Depuis quelques mois, chaque mercredi, c’était plus ou moins le même rituel. Une rouquine un peu beatnik, assez grande, toute fine, en jeans, sweater et talons compensés, venait avec son petit cabas en osier et achetait des fruits, du chocolat et parfois du café, à l’épicerie que nous tenions, ma sœur Mélanie et moi. Jamais de cigarettes ou d’alcool que nous avions à profusion et dont la vente faisait significativement grimper notre chiffre d’affaires. Ce ’était pas les deux-trois bricoles que prenait la jolie rousse qui payaient nos salaires ainsi que le loyer de la boutique.
Cependant, elle avait l’immense qualité d’être une cliente fidèle aux manières charmantes et à la voix mélodieuse. Sa
fidélité ainsi que son élégance mettaient Mélanie en pâmoison et bien souvent, ma sœurette lui offrait de son propre chef un paquet de bonbons ou des miniatures de parfums.
A mes yeux, cette cliente était un véritable souffle d’air frais à la boutique car elle tranchait radicalement avec ceux
et celles qui faisaient notre quotidien : les ménagères pressées avec leur corollaire de gosses bruyants, les vieux qui
passaient une demi-heure à examiner toutes les étagères pour ne prendre qu’une boite de petits pois et surtout tous
les pochtrons d’après 16 h 30 qui, après une journée de dur labeur, venaient s’approvisionner en Gauloises et mauvais pinard. Parfois, ceux-là revenaient une seconde fois à la fermeture, vers 21 h 30 et en plus de tituber largement, ils s’offraient une triple ration de ce qu’ils avaient commandé quelques heures auparavant. Cela me mettait fort mal à l’aise mais Mélanie en avait pris son parti.

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Commentaire

Maldonne est sûrement un titre suprenant de prime abord, mais il correspond bien à ce livre. C’est vrai qu’il y a erreur, malentendu. L’auteure a bien choisi ce titre.

Cette épicerie, petite, est sympathique. Elle tourne grâce à Mélanie et Boris qui l’ont recueilli dans la succession de leur père à son décès. Mélanie est extravertie. Boris est introverti. Leur affaire tourne bien en raison de leur subtil mélange.

Une cliente régulière Elisabeth voudrait rester anonyme et sympathique. Les épiciers finissent par découvrir qu’il s’agit d’Elisabeth Mayne, un célèbre mannequin. Les filles se débrouillent pour devenir amies et le garçon tombe amoureux de la beauté.

Au fil du temps, l’envers du décor va se découvrir. On y parle du mannequinat, de la mode, etc. Et Virginie Vanos sait de quoi elle parle. C’est une partie de son vrai métier.

On lit facilement ce roman (ce n’est pas son premier roman) qui nous embarque sur des réflexions sur la vie de la façade de certaines personnes ou certains métiers, de notre société. Elisabeth incarne un mystère qui tombe peu à peu. Elle se campe comme une victime car elle aime sûrement cela. Mais elle vit dans le superflu, son moi, son corps. Y a-t-il quelqu’un d’autre qui existe en dehors d’elle ?

L'ExiléeL’être et le paraître, voilà ce à quoi s’est attaqué Virginie Vanos. Les non-dits sont aussi importants que l’écriture.

Virginie Vanos affirme ici son mépris des apparences et des faux semblants.

Ce livre papier broché existe aussi en livre électronique pas cher à 1.99 €.

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L’auteur

Après de très classiques humanités en section latin-grec, Virginie Vanos est passée tour à tour sur les planches, devant les caméras et des deux côtés de l’appareil photo. Nomade dans l’âme, mue par une immense soif de découvertes, elle parcourt le monde depuis de nombreuses années, multipliant les voyages audacieux aux quatre coins de la planète.
Sa carrière en tant qu’auteure commença avec la parution en 2004 de L’Encyclopédie pratique du mâle moderne, le premier de ses trois livres d’humour satirique. Depuis, outre deux œuvres philosophiques, elle écrivit un essai sur les dangers de la majorité silencieuse ainsi que trois romans d’inspiration largement autobiographique et un recueil de contes contemporains.
Maldonnes marque définitivement son mépris des apparences.

Si vous voulez en savoir plus sur Virginie Vanos, suivez les liens suivants :

https://librebonimenteur.net/2014/10/06/jl-a-lecoute-de/

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Lisez ce livre ! Vous ne serez pas déçu.

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Le 08 mars 2018

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Marie PONTIES

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie PONTIES

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie Pontiès et j’ai 17ans, j’habite à Lavaur (81) et je passe en Terminale S en Septembre. J’ai vraiment commencé à écrire en 4ème, lorsque j’ai appris en cours de français les nouvelles à chute. Dans cette même année, un concours de poésie organisé entre les deux collèges de ma ville m’a permis de confirmer ma passion pour l’écriture, confirmation que j’ai eu deux ans de suite en étant primée à ce concours, et à d’autres concours de nouvelles comme le concours de « Tarn et Dadou », de Maux ou encore celui des « Gourmets de Lettres » à Toulouse ; et c’est comme cela que j’ai décidé de rassembler toutes ces nouvelles dans un recueil.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je me suis vraiment mise à l’écriture en 4ème, avant je me contentais seulement de travailler à l’école, je dessinais beaucoup et je me consacrais à mon sport, le judo.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je dessine tout le temps. J’aime beaucoup le théâtre (même si je n’ai jamais eu l’occasion d’en faire, j’ai toujours trouvé passionnant de se mettre dans la peau d’un personnage) et la musique, j’aime particulièrement le rock et la pop et je joue du piano. Je pratique aussi un sport depuis que j’ai 5 ans, le judo, mais cette année j’ai dû m’arrêter à cause d’une blessure, je passerai donc ma ceinture noire l’année prochaine.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je voudrais juste que mes lecteurs se laissent emporter, oublient leurs soucis et prennent du plaisir en me lisant. J’aimerais qu’en refermant mon livre ils se disent « Ah, j’ai passé un bon moment !». C’est mon objectif, et c’est tout ce que j’attends de mes lecteurs. Je me fais connaître par de petits événements, comme une séance de dédicace à la librairie de ma ville, mais ce qui marche le mieux est le bouche à oreille. Lorsque quelqu’un m’achète un livre, je lui donne lorsque j’en ai l’occasion, mon adresse mail pour qu’il puisse me donner son avis. C’est très important pour moi de savoir ce que mes lecteurs pensent, que ce soit positif ou négatif.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait plusieurs séances de dédicaces dans mon village et dans ma ville, et je participe tous les ans au Salon du livre international de Mazamet.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Petite, j’aimais déjà beaucoup inventer des histoires, et j’ai toujours écrit (d’ailleurs, plusieurs esquisses de romans dorment dans mon placard), mais j’ai vraiment eu le déclic lors d’un concours de poésie organisé par mon collège. J’ai été primée deux fois de suite, et ce sont sur ces deux ans que j’ai écrit mon premier recueil de nouvelles.

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7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon unique livre publié est un recueil de nouvelles, intitulé « L’Assassin et autres nouvelles insolites », aux éditions Édilivre. Il contient sept nouvelles courtes traitant des sujets divers, comme l’art, la guerre, l’astronomie… J’ai vraiment essayé de diversifier les sujets pour qu’il y en ait pour tous les goûts et tous les âges. J’aurai bientôt le plaisir de pouvoir présenter mon deuxième recueil de nouvelles et mon premier roman, en ce moment en cours de correction.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer ce livre dans n’importe quelle librairie sur commande. Il est aussi référencé sur tous les sites de distribution, comme Amazon ou la Fnac, mais vous pouvez aussi le commander sur le site de l’édition www.edilivre.com.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Pour ma part, j’ai été publiée dans une édition participative, et pour se lancer, s’éditer à compte d’auteur ou se faire éditer à compte participatif peut constituer un bon début. Cependant je pense que le mieux reste l’édition traditionnelle à compte d’éditeur, mais les places sont chères et prisées. De plus, les nouvelles sont mal-aimées des lecteurs français, et je n’ai pas trouvé mieux pour des nouvelles qu’une édition participative. L’e-book n’est pas encore très répandu, mais je pense que c’est l’avenir. Moins cher, plus nomade, je suis persuadée que l’e-book se fera une place dans le cœur des lecteurs.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour écrire, je citerais le conseil d’un auteur qui le tient lui-même de son mentor : pour devenir écrivain, il faut trois choses : lire, lire et encore lire. Une citation plus générale qui m’a permis de voir la vie autrement : c’était 3 ou 4 ans plus tôt, lorsque j’avais un plâtre, je ne pouvais pas participer à une importante compétition de judo, à Paris. Comme je n’arrivais pas à me résigner, mon père m’avait sortie la citation d’un empereur romain qui disait ceci : « qu’on me donne la force de changer ce qui peut être changé et d’accepter ce qui ne peut pas l’être ». Depuis je me tiens à cela.

Et pour la fin de l’histoire, je suis tout de même allée à cette compétition en tant qu’observateur où j’ai même pu obtenir un autographe de Teddy Rinner !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis pas fan des biographies, que ce soit à lire ou à écrire ; cependant, j’aime lire les romans. Je lis ou écris aussi volontiers nouvelles ou poésies lorsque j’ai un peu de temps. Je vais pour cela sur un site nommé « Short Édition », une plate-forme qui permet de publier ou de lire des poèmes ou textes courts. Mes poésies préférées à écrire restent les haïkus, de courtes poésies asiatiques de composition métrique 5/7/5. Je me suis aussi essayée au roman, et je peux dire que c’est très différent de l’écriture d’un recueil de nouvelles !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris souvent sur mon ordinateur ; il arrive que j’écrive en musique, mais c’est rare car elle m’empêche parfois de me concentrer. À l’époque du concours de poésie, j’étais tellement inspirée que je ne pouvais pas attendre d’être chez moi et j’écrivais des nouvelles ou des poésies en cours. Cela m’arrive moins maintenant, notamment parce que le travail demandé en cours est plus conséquent, je n’ai plus la possibilité d’écrire pendant ces heures. Je prévois donc des temps d’écriture pendant le week-end, par exemple, et je m’installe à mon bureau, devant mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Pour m’inspirer, je lis une nouvelle ou une poésie sur mon site préféré avant de commencer. Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage mais j’écris souvent mes nouvelles sur un thème précis, cela me permet de chercher et de trouver des idées. Je fais de nombreux concours de nouvelles parce qu’ils imposent souvent un sujet.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour construire une intrigue, il me faut d’abord une vague idée. Je m’accorde ensuite des moments, comme avant de m’endormir par exemple, pour l’approfondir, la travailler, chercher ce que je peux en tirer. Une intrigue de nouvelle n’est pas très longue à construire (dans l’ordre d’un mois), par contre les intrigues de mon prochain roman m’ont pris presque un an. Les personnages viennent souvent avant l’intrigue. Ce sont d’ailleurs sur leur (s) particularité (s) que sont souvent construites les intrigues. Mes personnages ne sont pas inspirés de personnes réelles. Il m’est déjà arrivé de mettre un personnage inspiré d’une personne connue pour lui rendre hommage, mais je m’efforce de les imaginer par rapport au monde dans lequel ils vont évoluer et par rapport à ce que je veux faire apparaître chez eux ou passer comme message. Créer et faire évoluer un personnage, c’est un peu comme jouer au théâtre : quand on passe à un autre personnage, on change de costume, on pleure ou on rit avec lui comme des acteurs dans une pièce de théâtre. J’aime beaucoup varier mes personnages pour avoir un maximum de points de vue, ils sont autant de costumes de scène qu’on met puis que l’on quitte, et une fois la nouvelle finie, on change de pièce, de costume, d’atmosphère. Je prends du temps pour bien les travailler, je fais des fiches personnage et je les dessine, car je pense que plus on connaît bien ses personnages, mieux on les retranscrit dans son manuscrit et mieux la nouvelle ou le roman est réussi.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire, lire et lire ; je pense que c’est fondamental pour améliorer ses écrits… et ne jamais se démotiver, malgré tout ce qui peut arriver.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai beaucoup lu de romans d’héroïque-fantaisie, dont ceux d’Anne Robillard, de Serge Brussolo, d’Éric l’Homme et les incontournables Harry Potter de JK Rowling. Je me suis mise aussi récemment aux classiques, et j’aime beaucoup le style de Victor Hugo et de Camus. Côté nouvelles, mes auteurs préférés restent Anna Gavalda et Guy de Maupassant.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je suis en train de lire « Nous les dieux » de Werber. J’ai le projet de dévorer tous ses livres tant ma sœur m’en a dit du bien !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai deux projets en cours : le premier est un autre recueil de nouvelles (un peu dans le même style du précédent recueil) qui devrait paraître aux Éditions Édilivre vers la fin de l’année/début de l’année prochaine, et un roman mêlant science-fiction et roman jeunesse en cours de relecture.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je fais tous les ans le Salon du livre de Mazamet, devenu pour moi un événement incontournable, et j’attends la sortie de mon deuxième livre pour recommencer les séances de dédicaces.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités et mes parutions sur le site www.edilivre.com.

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Le 11 août 2017

Marie PONTIES

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https://www.edilivre.com/l-assassin-et-autres-nouvelles-insolites-marie-ponties.html#.WZFuGVFJbIU

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Extrait de « L’assassin et autres nouvelles insolites », 1ère nouvelle.

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La nuit est tombée. Tout est silencieux dans la maison. Dans le lit, je contemple le visage paisible d’Eléna. Je l’aime tellement. Je ne pourrais vivre sans elle. Pourtant, la nuit s’est levée et il fallait que je parte. Cet instinct qui me dictait ses sombres desseins et dont j’étais la marionnette, me l’ordonnait. Je regarde une dernière fois la belle femme brune. Sa chevelure soyeuse l’entoure comme une couronne. Un rayon de lune effleure discrètement sa joue. Je soupire. Elle dort d’un sommeil profond ; je ne risque pas de la réveiller.

Je sors du lit sans faire aucun bruit et me faufile dans l’entrebâillement de la porte. Elle n’aime pas ce que je fais. Elle n’a pas les mêmes pensées que moi mais elle m’aime quand même…

Et c’est le principal.

Je traverse la maison à pas de loup, guidé par la lumière de la lune. Je pense à ma prochaine victime.

Je sors enfin de la maison par la petite porte. La lune m’aveugle et la fraîcheur glace mes os. Mais rien n’arrêtera la mission qui m’a été confiée. Silencieux et concentré, je reprends mon chemin. Dans la petite rue exiguë, l’astre blanc me regarde d’un air réprobateur ; comme s’il savait que j’allais commettre un meurtre. Mais je n’ai pas de soucis à me faire. La lune avait peut-être des yeux mais elle n’avait pas de bouche. Elle ne pourra pas avertir celle que je dois tuer ce soir. Souple et gracieux, je saute, je glisse, je vire dans la nuit sombre, traversant la ville déserte à cette heure. Sous mes pas, le pavé est dur et froid. Il est traître. La bruine le rend glissant. Chaque pas peut être entendu. Pas un bruit… Rien ne m’importait plus que mon objectif.

Soudain, je m’arrête, tous mes sens aux aguets.

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Je remercie sincèrement Marie PONTIES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET  16  août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Séverine de Possel-Deydier, auteur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Séverine de Possel-Deydier

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Séverine de Possel-Deydier.

Cela fait vingt ans que j’écris en cachette et que je peins en secret, puis la vie, de mère de famille d’une part, professionnelle d’autre part m’a forcée à ranger cela de côté au fond d’un tiroir.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été décoratrice, manager nationale itinérante d’une enseigne de meubles et de décoration. J’ai eu un restaurant avec mon mari, puis je suis tombée malade. Après trois lourdes opérations du dos, j’ai décidé de me remettre à l’écriture et de ressortir mes textes d’il y a quelques années pour les retravailler, passion depuis toujours avec la peinture. Aujourd’hui reconnue handicapée je ne peux plus travailler, alors je souhaite me consacrer entièrement à mes passions et vivre d’elles.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je pratique également la peinture, mon sujet de prédilection restant les fleurs, pour leurs couleurs, leurs senteurs, leur joie et la vie qu’elles renvoient autour d’elles.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Bonjour, j’attends beaucoup de partage, d’amour, de joie, le plaisir de s’apporter la joie et pourquoi pas les conseils d’une certaine expérience, pas toujours malheureuse. Je participe à divers salons où les rencontres sont souvent très enrichissantes mais je vais également à la rencontre du public lors de séances de dédicaces dans les diverses librairies : maisons de la presse, Cultura, et même France Loisirs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai beaucoup de lecteurs qui me posent des questions et me demandent des conseils conjugaux à travers la messagerie privée de la page Facebook que j’ai créée pour tenir à jour mes actualités. Même parfois des parents qui me demandent comment aborder la sexualité et différentes facettes de celle-ci avec leurs ados. Je me suis d’ailleurs posé la question de créer un blog pour que les personnes puissent poser ouvertement les questions…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit, j’avais 6 ans j’écrivais des poèmes, mais la littérature érotique j’ai commencé à 23 ans lorsque j’ai eu mes enfants. J’ai attendu 43 ans pour m’y remettre sérieusement et j’ai publié « Songes sans retour » éditions du Bord du Lot, sorti en juin 2016, « La deuxième vie de Boucle d’Or » publié fin octobre même éditeur (éditeur à compte d’éditeur).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« La Belle du Luxembourg ».

Ce roman traite de la sexualité vue par la jeunesse en mettant en avant la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments d’un jeune homme de 20 ans. C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile une version de ses désirs d’amour, de tendresse, dans un monde où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste, parfois,  floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez Cultura, chez mon éditeur www.bordulot.fr rubrique érotisme et espaces culturels Leclerc. Peut-être commandé dans toutes les librairies puisque référencé sur chapitre.com et Rénov’livres, ainsi qu’Amazon.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Mes ouvrages sont publiés à compte d’éditeur, j’ai eu des propositions de publication à compte d’auteur mais le coup varie entre 1 200 et 4 000 €, en fonction des maisons d’édition. Il s’agit d’une très vaste arnaque qui vise à publier coûte que coûte un ouvrage même s’il n’est pas prêt à l’être (manque de maturité dans son dénouement, manque de fluidité dans l’écriture, problèmes de syntaxe, ou de grammaire, vocabulaire, orthographe), car même s’ils assurent s’occuper des corrections, la plupart des erreurs liées au français (figures de styles ou autres) ne sont jamais corrigées. Par conséquent cela peut donner une mauvaise image du livre et surtout de l’auteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Relire son œuvre depuis la fin pour retrouver plus facilement les fautes, les mots et phrases étant du coup, sorties de leur contexte, et l’histoire que l’on connaît par cœur n’ayant plus de sens on se concentre davantage sur les phrases les mots, répétitions, orthographe, grammaire, conjugaison, concordance des temps…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Du livre érotique ou Romance pour adultes.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’imagine d’abord une histoire comme un film dans ma tête, et là j’ai tous les détails de décors, de lieux, d’environnements, de circonstances. Je vois même quels acteurs peuvent jouer le rôle de tel personnage, où je sais qui peut faire les musiques des téléfilms, je sais également dans quels lieux ils peuvent être tournés. Je sais où commence et où finit mon histoire, et ne déroge jamais de ma ligne de conduite qui doit suivre la logique de mon récit et non s’éparpiller dans des personnages, des lieux ou des descriptions inutiles pour l’intérêt de l’histoire et pour le cheminement des personnages.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages?

Mon inspiration vient de choses que je vois, de circonstances plus ou moins vécues, de fantasmes, de témoignages, de tout ce que je me documente autour de moi et de tous les conseils conjugaux que viennent me demander des lecteurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pas toujours, ils n’existent pas mais sont fortement influencés par des rencontres effectuées à différents moments de ma vie. Mes intriguent se construisent dans ma tête où tout se noue, se dénoue et au bout de quelques heures, parfois quelques jours, je teins mon histoire.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aller au bout de son rêve et lorsque c’est fini, relire, puis relire, puis relire encore, avec un dictionnaire des synonymes, avec un dictionnaire, avec le Bescherelle pour limiter le nombre de fautes (fortement réducteur pour le lecteur).

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Racine, Molière, Jean de La Fontaine, Beaumarchais, Jean Giraudoux, mais aussi Maupassant, Stendhal, Balzac, Zola, Baudelaire, Rimbaud, Victor Hugo, Céline…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Corneille Le Cid, La Neige en deuil Henri Troyat.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les suites des trois premiers puis sur les autres histoires où tous les personnages vont finir par se rencontrer, pour faire vivre ma SAGA !

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Tous les samedis je suis en dédicace dans les Maisons de la Presse, Cultura et France Loisirs… jusque mi-mars, grand salon chapiteau du livre de Saint Cyr -Sur-Loire les 20 et 21 mai.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités littéraires sur Facebook/Séverine De Possel-Deydier Auteure

On peut suivre mon actualité d’artiste peintre sur Facebook/peintureSéverinedePossel-Deydier Artiste peintre.

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Le 8 février 2017

Séverine de Possel-Deydier

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 SONGES SANS RETOUR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

 

Songes sans retour est une histoire mêlant émotions, sentiments, et amour charnel osé, voire très osé… Réalité ou fantasme? L’histoire vous dira tout sur la personnalité complexe et attachante d’Eva. Une histoire bouleversante sur la force des sentiments qui soulève la question de savoir jusqu’où sommes-nous prêts à aller par Amour ou pour plaire à l’autre?
Se fourvoyer n’est jamais sans conséquences…
Ce n’est pas Eva qui vous dira le contraire!
Il s’agit d’un roman court, efficace et facile à lire, que sauront apprécier autant les hommes que les femmes.
Vous reconnaîtrez-vous au travers de ces situations et de leurs personnages, dans votre réalité comme dans vos songes?

Depuis 20 ans, Séverine de Possel-Deydier partage ses passions entre écriture de romans érotiques et peinture, dans l’ombre d’une ascendance d’écrivain et de peintre. Après des moments difficiles et une santé fragile elle trouve dans l’écriture l’apaisement nécessaire;lui permettant d’exprimer son Amour pour la vie, l’Écriture et l’Art.

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LA DEUXIÈME VIE DE BOUCLE D’OR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

La Deuxième vie de Boucle d’Or, est le deuxième roman de Séverine de Possel-Deydier. Ce conte moderne, pimenté de scènes érotiques, relance le débat de l’Amour à tout âge et le regard porté sur les couples à forte différence d’âge. Peut-on porter le même Amour à 15 ou à 50 ans et comment définir la limite entre la permission et la perversion ? Anaïs arrive aux urgences suite à un terrible accident de scooter. Cette adolescente à la fois absente et omniprésente, va bouleverser les codes et amener Pierre, son chirurgien à se poser de troublantes questions : qui est le plus pervers ? Son meilleur ami qui couche avec sa femme dans son dos depuis plusieurs années, ou le sauveur fou d’Amour qui fantasme sur sa protégée ?

 

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LA BELLE DU LUXEMBOURG

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

Après « Songes sans retour » et « La deuxième vie de Boucle d’Or ;», Séverine de Possel-Deydier a souhaité traiter la sexualité depuis un autre point de vue : celui de la jeunesse. « La Belle du Luxembourg» nous présente la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments, d’un jeune homme de 20 ans.
C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un jeune étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile ses désirs d’Amour, de tendresse, dans un monde et un contexte où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste parfois floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

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Je remercie sincèrement Séverine de Possel-Deydier d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 10 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Sélène Wolfgang

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sélène Wolfgang

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est Sélène Wolfgang. Mes poèmes ont été publiés dans plusieurs revues littéraires avant que mon premier recueil paraisse aux éditions Chloé des Lys en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit. Depuis l’enfance, je nourris un véritable amour pour les mots. Cependant, comme je ne peux pas vivre de ma poésie, je travaille en tant qu’employée administrative. J’ai un diplôme de bachelière en secrétariat de direction.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Autrefois, je dessinais et peignais également… Mais j’estime n’être pas assez douée pour les arts plastiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils me suivent le plus longtemps possible…

Je fais la promotion de mes livres sur les réseaux sociaux et je vais à la rencontre de mes lecteurs en participant à des salons du livre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait quelques lectures de poèmes à Mons et à Paris. En septembre prochain, je présenterai mon dernier recueil «Le lamento des ombres» à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin (Belgique).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance. 4 de mes recueils de poèmes ont été publiés par les éditions Chloé des Lys (La jongleuse et les bouches à masques en 2011, odes ophélines et purpurines en 2013, carmina mortem en 2014 et Hérodiade en 2015). 2 autres de mes recueils ont été publiés par les éditions Edilivre (Ne m’oubliez pas! et le lamento des ombres en 2016).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le lamento des ombres.

«Le Lamento des Ombres» est un recueil de poèmes dans lequel les figures féminines se ressemblent et s’assemblent en un sabbat crépusculaire aux teintes vives et colorées. Foudre tombée auprès d’un arbre, un orage magnétique grave le sceau du silence et le serment de deux jeunes femmes…

Des photos de Marc-Olivier Carion et de Benoît De Greift illustrent cet ouvrage.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site des éditions Edilivre, des éditions Chloé des Lys, du Furet du Nord, de la Fnac, d’Amazon,… et en librairie bien sûr.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Il est préférable bien sûr d’être publié à compte d’éditeur. Je préfère le livre papier au livre numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Se fier aux actes des gens plutôt qu’à leurs dires.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime tout lire mais je préfère écrire de la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris d’abord mes poèmes dans un carnet. Ensuite, je tape mes textes sur mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai déjà eu des commandes d’ouvrages.

 

Je puise mon inspiration dans ce que je vis au quotidien. Même si ma poésie est une poésie symboliste et fantastique, il y a toujours en elle une part de mon vécu.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je me suis inspirée du livre « La Sorcière » de Jules Michelet pour créer le personnage principal que je mets en scène dans mes poèmes. Jules Michelet était un historien français du XIXe siècle qui avait un goût presque exclusif pour l’œuvre des philosophes des Lumières. Dans mes poèmes, j’exprime principalement ce que je vis en tant que femme.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture?

D’aller jusqu’au bout de leur passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Heinrich Heine, Emile Verhaeren, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Paul Eluard…

J’aime également les auteurs contemporains comme Amélie Nothomb, Anne Rice, Stephen King…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les yeux du dragon de Stephen King.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai terminé 2 recueils de poèmes dont un dans lequel je rends hommage au poète belge Emile Verhaeren.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 10 septembre, je présenterai mon dernier recueil « Le lamento des Ombres » à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin lors des journées du patrimoine.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook ainsi que sur mon site web: http://www.selene-wolfgang.be/

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Le 24 juillet 2016.

Sélène Wolfgang

.Le Lamento des Ombres

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LE CARNET DES CHIMÈRES

Le papier a des yeux,

De grands yeux

Pour voir que les pendules nimbées

De fleurs fantomatiques ont des visages.

Le papier a des mains,

De grandes mains

Qui à elles deux forment un écrin

Où sont enfermées toutes mes larmes.

Le papier a des jambes

De longues jambes

Pour chevaucher l’oblique de l’existence

Et traverser les ruelles en feu

Où dansent les maudits.

Le papier a des dents,

De longues dents,

Les ailes d’un ange pendillent

Aux lèvres de ce voleur de reflet

Et les pendules qui ont des visages,

Les fleurs fantomatiques

T’observent en salivant,

Le papier a des dents,

De longues dents

Pour te dévorer, Ennui!

Sélène Wolfgang (extrait de mon recueil de poèmes «Le Lamento des Ombres»

.HERODIADE 1ière de couverture_001

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Je remercie sincèrement Sélène Wolfgang d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 29 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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JL à l’écoute de … Gisèle MEUNIER-PICQUET

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Gisèle MEUNIER-PICQUET

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Copie de gisèle meunier photo salons

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Gisèle MEUNIER. Depuis toujours et avec une curiosité grandissante, j’entretiens un profond intérêt pour la lecture, les livres, le monde de l’écrit, les grands auteurs du XIXe siècle et l’écriture de textes courts, tenue d’un journal, poésies puis romans.

 

2/ Que faisiez-vous parallèlement à l’écriture ?

J’enseignais auprès de jeunes enfants et j’étais directrice d’école maternelle.

Puis j’ai fait une formation d’enseignante spécialisée auprès d’enfants handicapés mentaux.

Parallèlement j’écrivais de la poésie et des nouvelles.

J’ai participé régulièrement et pendant longtemps, à des ateliers d’écriture à Paris ainsi qu’à des stages d’écriture intensifs sur une semaine qui m’ont permis de me former à l’animation d’atelier d’écriture que je pratique dans le cadre des activités de l’ALEC, (association Lire, écrire, conter que j’ai fondée en 2007).

J’ai participé aussi à des concours de nouvelles et de poésies.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je m’intéresse au cinéma (dont je compare le travail à l’écriture d’un roman) et à la photographie. La photographie est un mode d’expression et elle se prête à toutes sortes d’interprétation.

J’ai aussi pratiqué l’astrologie qui est selon moi une science humaine qui permet une grande ouverture d’esprit et de tolérance.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

  • J’apprécie les commentaires de leur lecture de mes livres. Ce qui est remarquable c’est leur fidélité à acquérir à chaque sortie mon nouveau roman (ou autre genre de livre) alors que le sujet de chaque nouveauté est toujours très différent de ceux déjà parus.
  • Je réponds à des interviews de journalistes sur certains salons qui publient leur article dans les journaux ou dans des magazines littéraires (Écrire magazine, journaux locaux ou municipaux). Lors d’ateliers d’écriture à la demande de certaines municipalités, lors de dédicaces en librairies. Lors de cafés littéraires à Paris dans des associations telles que l’ADELF (assoc. des écrivains de langue française), Assoc. Européenne Europoésie, SDJE (Syndicat des journalistes et Écrivains) et en prenant part à la vie de la SADN (Société des auteurs de Normandie).
  • Je participe très régulièrement à des salons du livre en Bourgogne, en Île de France, en Normandie et en Champagne ou dans le Nord de la France. De même, réponse en 2).

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, lors de cafés littéraires lorsque l’un de mes romans paraît et selon les possibilités des organisateurs. Selon les opportunités que je saisis.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que je suis très jeune. Je rêvais de trouver un imprimeur pour faire « mon livre ». Cela me paraissait inaccessible, il y a cinquante ans.

J’ai écrit le double de romans que ceux que j’ai publiés. Six romans sont parus dans des genres très différents. Une septième se termine, il est en phase de réécriture. Trois recueils de nouvelles, deux recueils de poésies, un essai sur le travail d’écriture, et quelques livres pour enfants (en très petite diffusion dont un va paraître en septembre à Édition du bout de la rue).

ROMANS :

1 – Baobabs (2004) roman d’aventure. (Autoédition)

3 – Sous le masque de l’amour (2009) roman. Édition du bout de la rue

4 – Les enfants de Sénépo (2011) roman. Édition Sépia.

5 – Qui a tiré sur la haute couture ? (2013) roman policier. Édition du bout de la rue

6 – Sous les étoiles, l’enfer (2014) roman autobiographique. Autoédition.

2 – Eugène, petit Bourguignon (2006) réédition Mai 2016. Édition du bout de la rue. Roman de terroir.

ESSAI :

1 – Écrire son histoire de vie (2007) Autoédition.

RECUEILS DE NOUVELLES :

1 – Parlez-moi d’amour. (2008) (petit tirage en autoédition)

2 – Câline petite boule de poils (réédition 2011 en autoédition)

3 – Dans les cahiers de mon père, des histoires bien singulières. (2011) Édition du bout de la rue.

RECUEILS DE POÉSIES :

1 – Humeurs (2008) Autoédition

2 – Abécédaire poétique amoureux (2009) édition de l’ALEC.

3 – La tête dans les nuages (2014) édition de l’ALEC

JEUNESSE :

Dis, Mamie, raconte-moi… la grenouille (à paraître à Édition du bout de la rue).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Sous les étoiles, l’enfer. Ce roman autobiographique a pris naissance il y a vingt-cinq ans. Il traite de l’enfer à domicile lorsqu’un membre de la famille souffre de psychose maniaco-dépressive, de paranoïa auxquelles s’ajoute l’alcoolisme. De là naît la violence en paroles pour commencer puis physiquement. Tous les membres qui vivent autour sont concernés, épouse, jeunes enfants, parents. Lorsque la pression psychologique et le harcèlement moral sont les ingrédients quotidiens dans la vie du foyer, comment ne pas sombrer ? Comment chacun, selon son vécu et son âge, peut s’en sortir sans tomber dans la folie ?

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Pour certains des plus récents chez l’éditeur, édition du bout de la rue, et pour la totalité en me les commandant à : Gisèle Meunier. 65 avenue Édouard Gourdon – Ozoir la Ferrière – 77330. Toute commande est expédiée sous 24 heures.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Très vaste sujet auquel je ne peux répondre en quelques lignes. La voie royale est bien sûr l’édition à compte d’éditeur. Encore faut-il qu’il ait les moyens de diffuser les livres qu’il a accepté de publier.

Le compte d’auteur est à proscrire et cela dépend du travail réellement réalisé au niveau des corrections, etc. Dans ce cas, le mieux est l’autoédition, c’est-à-dire que l’auteur gère la totalité du travail de l’écriture, à l’impression, la promotion, la vente de ses propres livres. Mais gare à l’autosatisfaction d’un travail insatisfait.

L’e-book ? Je ne connais pas et je crains qu’il n’y ait aucun travail qualitatif dans le choix des manuscrits retenus, ni ensuite dans le travail éditorial qui n’est pas simplement le fait d’envoyer un fichier à un imprimeur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Travail, sérieux, qualité, respect de ceux à qui l’on s’adresse en général.

Et dans le cadre de la publication, respecter les lecteurs en leur proposant des livres aboutis dont la lecture ne sera pas simplement un moment à passer mais qui leur laissera une empreinte et les conduira à aller plus loin que là où le livre les aura emmenés.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime lire et/ou écrire autant des romans que des nouvelles, que de la poésie, etc. Cela dépend des sujets, du moment et de mon état d’esprit, ou de ce que je recherche au moment où je choisis un livre. J’ai toujours plusieurs livres en cours, aussi bien en travail d’écriture qu’en lecture.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

De manière irrégulière car les animations et activités dans le cadre de mon association (ALEC) me demandent beaucoup de travail et de disponibilité.

J’essaye de m’organiser pour me réserver des périodes où je ne me consacre qu’à ce temps d’écriture ou de travail après écriture, réécriture, corrections, etc., comme en ce moment pour mon prochain roman.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration ? C’est très simple. Des sujets qui me tiennent à cœur, qui me touchent et que je pense intéressants de faire partager aux lecteurs. En général c’est dans la vie quotidienne en ouvrant les yeux autour de moi. Je me documente ensuite pour vérifier et compléter ce que j’avance.

J’ai déjà écrit pour d’autres personnes (leur histoire) ainsi qu’en faisant de l’aide à la réécriture et à la publication mais je ne dispose pas du temps suffisant pour écrire davantage sur commande.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’intrigue souvent se tisse pendant l’écriture même. Il arrive que je commence une phrase ou un paragraphe sans savoir comment il va se terminer. Ou alors je m’inspire de la réalité ; dans ce cas la version sera abordée de façon littéraire.

Lorsque je m’inspire de personnages réels, j’exagère leurs traits de caractère physiques ou mentaux selon le ton que je veux donner à l’histoire. Ou alors ils sont composés de parties de plusieurs personnalités.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Être très exigeant avec soi-même et se dire que l’on peut toujours mieux faire.

Pratiquer dans de bons ateliers d’écriture.

Il ne suffit pas d’aligner des mots et des phrases pour en faire un texte intéressant.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’en ai énormément. J-M-G Le Clézio, Émile Zola, Victor Hugo, Balzac, Dominique Fernandez, Françoise Giroud, Colette, les auteurs russes, les auteurs italiens, etc.

Je suis ouverte à un très large éventail d’auteurs et de lectures pour ne pas m’enfermer dans des stéréotypes.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Histoire du juif errant (Jean d’Ormesson), Les relations perverses (Claire-Lucie Cziffra), Amance (poésies d’Yves Buntzly), Fanfan d’Alexandre Jardin.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un roman qui se passe en partie en Italie et à différentes époques.

Un roman Eugène petit Bourguignon vient d’être réédité par Édition du bout de la rue.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ? Jusqu’à la rentrée de septembre.

Des salons du livre :

Héricy (77) : samedi 7 mai 2016.

Tonnerre (89) : dimanche 22 mai.

Saint-Florentin (89) : samedi 4 juin.

Château-Thierry (02) : dimanche 5 juin.

Sézanne (51) : dimanche 12 juin

Honfleur (14) : samedi 2 juillet.

Cormeilles (27) : dimanche 10 juillet.

Cabourg (14) : mardi 2 août.

Camembert (61) : dimanche 7 août

Villers sur Mer : dimanche 21 août.

Dédicaces en Librairie à Villers sur Mer (14) : vendredi 5 août.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : http://gisele-meunier.blogspot.com

Sur le blog ALEC : http://associationlireecrireconter.blogspot.com

Sur ma page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/public/GiseleMeunier

Page Facebook : Gisèle Meunier-Picquet

Dans le bulletin de l’ALEC (bimensuel)

Sur demande à mon adresse courriel : gmeunier4@free.fr

Et toute commande à mon adresse : Gisèle Meunier

65 avenue Édouard Gourdon

77330 – Ozoir la Ferrière.

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Le vendredi 6 mai 2016

Gisèle MEUNIER-PICQUET

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presentation

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Extrait chapitre XXVIII, page 285 de Sous les étoiles, l’enfer.

 

« Il n’aurait que quelques kilomètres à parcourir si Annie acceptait de l’héberger. Il avait tant changé. Elle pouvait le constater presque chaque jour lorsqu’il venait déjeuner chez elle. De plus, il appréciait son logement. Il lui proposait de réaliser quelques travaux de décoration. Après tout, n’avait-il pas été toujours très habile de ses mains ? Il avait presque réussi à se montrer indispensable. Et il était si malheureux sans elle, sans les enfants, sans leur vie d’avant.

Est-ce par pitié ou par amour qu’Annie finit par accepter qu’il vienne vivre avec eux ? Elle était absolument certaine qu’elle seule pouvait lui permettre de se remettre sur les rails, de trouver un autre emploi, de se soigner définitivement et de redevenir le père qu’il avait été, il y avait… si longtemps.

« Peut-on retomber amoureux de la même personne ? » se demandait Annie. »

.Eugène petit Bourguignon (edbdlr) mai 2016

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Bulletin de l’ALEC :

Bulletin N° 54 Mai-Juin (5) (1)

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Je remercie sincèrement Gisèle MEUNIER-PICQUET d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 16 mai 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Pascale Marie Quiviger

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Pascale Marie Quiviger

.Pascale PHOTO COUV

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Pascale Marie QUIVIGER et je viens à peine de fêter mes cinquante printemps ! Je suis native de Beaune en Bourgogne mais j’ai vécu essentiellement dans le sud de la France, dans le département du Var avant de venir m’installer quelques mois de l’année dans le sud de l’Espagne.

J’ai commencé à « gribouiller » avant même de savoir parler. Mes premiers écrits se matérialisèrent sous la forme de poèmes à « l’eau de rose » que j’aimais offrir tous les ans pour la fête des Mères. Encouragée par l’enthousiasme de ma maman qui voyait dans ma « prose d’écolière » les prémices d’une grande romancière, je me suis orientée vers une écriture plus spécifique pendant ma période « globe-trotter » en tenant un journal de bord quotidien de mes nombreuses péripéties à l’étranger (New York, le Mexique, la Colombie, le Venezuela, le Sénégal et bien d’autres…).

Plus tard, je me suis rendue compte que le talent de menteuse qui m’avait jusqu’alors plutôt desservie pouvait s’avérer un outil diaboliquement utile pour l’écriture d’un roman. Enfin, mon imagination fertile servirait une bonne cause. C’est ainsi qu’est né mon premier roman « CÉRÉMONIE ASSASSINE » publié aux Éditions les 2 Encres en 2012. L’aventure venait de commencer. Malgré les déceptions, les coups durs et les erreurs de l’auteur novice, j’ai refusé de baisser les bras. Une sage décision qui m’a permis de m’inscrire à l’Académie Balzac en 2014 et d’en être une des finalistes.

Enfermer vingt auteurs d’horizons différents dans un Château près de Cognac afin qu’ils rédigent ensemble un roman en vingt jours était une idée séduisante. Bien que cette initiative n’ait pas remporté le succès qu’elle méritait, je suis ravie d’y avoir participé. Hormis le fait que j’y ai rencontré des personnes de valeur, ce défi insensé a surtout orienté mon écriture vers de nouvelles sphères. C’est alors, qu’à l’instar de notre coach littéraire de l’Académie, Michel Dansel, a germé dans mon cerveau l’idée d’écrire un roman totalement sans verbes conjugués. Ça vous paraît impossible ? À moi aussi au début mais c’est tout à fait réalisable et pour être tout à fait honnête, malgré de nombreuses nuits blanches, j’ai pris beaucoup de plaisir à le rédiger. Un policier historique me semblait difficile. Pourtant, la solution s’est très vite imposée d’elle-même. Pourquoi ne pas prendre enfin ma revanche sur tous les hommes qui ont ponctué ma vie ? En la pimentant d’anecdotes drôles et de jeux de mots. Un sujet récurrent me direz-vous ? Maintes fois abordé ? Certes. Mais jamais sans verbes ! C’est ainsi qu’est né le Mâle Effet. Mais on n’oublie jamais son premier amour. Donc, je viens de terminer un second roman policier historique « LA MALÉDICTION CATHARE » qui vous plongera à l’époque de l’Inquisition et des Cathares. Ce dernier roman a reçu le Premier Prix du roman de Flaysoc.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, je travaillais essentiellement dans le tourisme soit comme guide dans les pays précolombiens tels le Mexique ou le Guatemala. Je me suis ensuite posée et je suis restée en France pour travailler comme réceptionniste dans les Hôtels Pierre et Vacances. En parallèle, j’ai continué à voyager seule, sac à dos pour le plaisir et ai ramené de ces péripéties en solitaire, plusieurs livres de bord que je n’ai jamais publiés.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique mais je chante vraiment très faux. Du coup, je me contente de « massacrer les Rolling Stones et Queen » dans les soirées karaoké. Plus sérieusement, j’ai attrapé très jeune le virus des voyages. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai travaillé plusieurs années en tant que guide touristique et plus principalement dans les Pays d’Amérique Centrale en tant que spécialiste de la Culture précolombienne. Une autre de mes passions est le septième art avec une préférence pour les dialogues d’Audiard. Je peux regarder en boucle sans jamais me lasser « Les Tontons Flingueurs » ou les « Barbouzes ».

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes lecteurs, j’attends qu’ils aiment le polar, l’histoire et les voyages puisque ce sont mes sujets de prédilection. Qu’ils aient aussi un sens de l’humour aiguisé et qu’ils soient curieux afin d’être séduits par mon roman humoristique rédigé sans verbes « LE MÂLE EFFET », un pari fou et insensé qui m’a valu de nombreuses nuits blanches. J’attends aussi au tournant tous ceux qui n’aiment ni rire, ni les enquêtes policières et encore moins l’histoire ! Ce serait alors une vraie consécration s’ils appréciaient mon livre alors qu’en règle générale, ils bannissent ce style de leur bibliothèque ! Comment je me fais connaître et comment je vais à la rencontre de mes lecteurs ? Bien que je sois souvent hors du territoire Français, je n’hésite jamais à prendre l’avion pour revenir en France. Je n’ai jamais rencontré de difficultés pour aller au-devant de mon public. J »aime l’ambiance des salons et des événements littéraires. De plus, je pense qu’il est essentiel que le lecteur puisse associer un visage et une personnalité à un roman. De plus, une dédicace donne une valeur supplémentaire à l’ouvrage et concrétise un échange authentique entre l’auteur et son lecteur.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’organise ces événements le plus souvent possible. Tout d’abord en Espagne dans les milieux Francophones. Depuis un an, je m’occupe de la bibliothèque dans une association franco-belge et j’anime un atelier d’écriture. Ces activités me permettent de rencontrer de nouvelles personnes et d’organiser des rencontres et des lectures autour de mes romans. D’autre part, je voyage souvent en France et grâce à ma famille, mes amis et quelques relations parmi les libraires, j’ai pu programmer plusieurs interventions notamment sur Toulouse et dans le sud de la France. D’ailleurs à ce propos, il a une anecdote qui m’a particulièrement touchée. C’est lorsque j’ai présenté mon premier roman CÉRÉMONIE ASSASSINE au centre Claudius Regaud de Toulouse, une clinique spécialisée dans le traitement du cancer. En tant qu’ex-patiente, la clinique m’avait donné l’opportunité de vendre mes livres dans son enceinte. Ça a été un véritable succès, ce qui m’a permis de verser une partie de mes droits d’auteur à la recherche contre le cancer.

À ce titre, j’aimerais souligner que le livre peut servir de support pour un combat personnel. En ce qui me concerne, je profite de la visibilité que m’offrent les événements littéraires, les conférences et autres rencontres pour sensibiliser les lecteurs au fléau de la pédophilie et de la maltraitance infantile, un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que je suis en âge de tenir un stylo. J’ai commencé par des poèmes destinés à ma mère et j’ai continué avec des récits de voyage. Mais ma carrière d’auteur a réellement débuté en 2012 avec le roman policier CÉRÉMONIE ASSASSINE publié aux Éditions les 2 Encres en 2012. Depuis, j’ai écrit trois romans de plus :

LA MALÉDICTION CATHARE en 2015 publié en numérique sur Amazon.

UNE TOMBE TROP BIEN FLEURIE, le collectif de l’Académie Balzac, publié aux Éditions du Net en 2014.

LE MÂLE EFFET, un roman humoristique sur les relations hommes femmes, rédigé totalement sans verbes et publié en 2015 sur Amazon.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

En ce moment, je suis en train d’écrire un nouveau policier mais chut… Ce sera la surprise ! Je peux juste dévoiler qu’il s’agira d’un tueur en série qui sévit dans le monde de la haute cuisine…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur les plates-formes Amazon et Kobo essentiellement.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books?

Ah ! La grande question ! Une fois le livre terminé, c’est le parcours du combattant qui commence. Et un sacré itinéraire semé d’embûches. Comme beaucoup de nouveaux auteurs, j’ai tenté ma chance auprès de grands éditeurs mais après une dizaine de refus, j’ai renoncé. En effet, c’est pratiquement impossible, quand on est inconnu, de se faire une place au soleil dans ces grandes maisons. Pourtant, je continue de penser qu’il faut tout de même tenter sa chance. Je me suis alors tournée vers un éditeur à titre participatif qui… a fait faillite trois jours après m’avoir publiée. Il n’a même pas eu la décence de me prévenir. Je l’ai appris par internet. Ça a été dur de rebondir après ça et j’ai dû remanier le roman pour lui donner un second souffle avec un nouveau titre, une nouvelle couverture, un nouveau numéro ISBN etc. Heureusement, une petite maison d’éditions bien sympathique a loué les qualités de mon ouvrage et m’a donné la possibilité de le publier à nouveau à condition que je rachète moi-même mes livres pour une somme assez conséquente. Résultat des courses ? Une fois mon chèque encaissé, elles n’ont jamais fait de promotion pour le livre. Elles ne m’ont proposé que trois salons en trois ans à « Triffouillis les Oies ». Quant aux ventes ? Quelles ventes ? Il est à noter que depuis, elles ont aussi mis la clé sous la porte et qu’elles ne doutent de rien puisqu’elles ont remonté une entreprise « d’aide à l’autoédition ». Payante bien entendu. Ironique non ? En ce qui concerne les e-books, je suis partagée. Je préfère les livres papier. Rien ne remplacera jamais l’objet, l’odeur particulière et le plaisir de tourner les pages. Néanmoins, en tant qu’auteur, je dois admettre que le format Kindle est plus accessible au niveau prix et de ce fait, se vend beaucoup mieux. D’autre part, si on décide de s’autoéditer sur une plate-forme comme Amazon, il n’y a aucun investissement de départ. Certes, les gains ne sont pas excessifs mais on a la satisfaction d’être lu partout dans le monde. Seul bémol : ces plateformes ne font aucune promotion. En conclusion, je dirais qu’il existe tout de même des personnes passionnées et motivées qui osent encore se lancer dans le monde de l’Édition. Des personnes qui croient en leurs auteurs et qui se bougent.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Une phrase toute simple de ma maman :

« N’abandonne jamais ! »

Je l’ai écoutée (pour une fois !) et ça a marché…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

En tant que lectrice, je privilégie les romans policiers et les romans historiques. Mais je peux lire de tout, exception faite de la littérature Fantasy.

Ce que je préfère écrire ? En règle générale, je préfère écrire des romans policiers historiques. Mais le dernier sera un policier tout court. Mais j’aime aussi beaucoup l’humour et, bien que ce soit assez difficile de faire rire à travers l’écriture, je me suis beaucoup amusée en écrivant Le Mâle Effet.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris uniquement dans ma chambre, une tasse de déca près de moi et la cigarette électronique à la bouche. Et oui, j’ai « presque » arrêté la nicotine. Par contre, quand je pars en voyage pour une longue durée, je dois m’obliger à écrire dans une autre atmosphère et un décor différent et je dois avouer que ça m’est difficile. Je privilégie ma chambre car j’en ai fait mon espace personnel avec des étagères remplies de livres. C’est aussi un endroit silencieux où il n’y a ni télévision, ni téléphone. J’ai besoin de silence pour me concentrer. D’autre part, les couleurs dominantes, bleu clair et violet, me calment.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Un secret pour être inspirée ? Honnêtement, si j’en avais un, je ne le divulguerais certainement pas. Plus sérieusement, il n’existe pas de recette miracle. Depuis toute petite, j’ai toujours eu une imagination fertile et j’ai toujours plus ou moins écrit régulièrement, que ce soient des poèmes, des lettres ou des nouvelles. L’écriture d’un roman est plus laborieuse. Je peux être prolifique pendant deux semaines et m’arrêter pendant une semaine. Le fameux syndrome de la page blanche. Afin de ne pas perdre de temps, je profite de ces moments où je suis incapable d’écrire une seule ligne, pour faire des recherches. Ça tombe très bien car deux de mes romans sont des policiers historiques et demandent une connaissance approfondie de l’histoire. En général, cette immersion dans le passé me permet de rebondir assez rapidement et de me remettre à écrire. D’autre part, j’anime un atelier d’écriture depuis quelques mois et cette activité m’a aidée à progresser et à devenir plus prolifique.

Des commandes d’ouvrages ? En ce moment je vends essentiellement des livres numériques donc je n’ai pas vraiment de commandes.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’ai une écriture intuitive et ne suis jamais de plan. Je construis l’intrigue petit à petit. Quand je commence un policier, je n’ai que trois éléments : le meurtre, l’assassin et la ou les victimes. L’intrigue se tisse au fur et à mesure que j’avance dans l’histoire. Les personnages sont fictifs mais toujours inspirés de personnes que j’ai connues et qui m’ont marquée. Dans mon dernier roman, le personnage de la détective s’est imposé tout naturellement sous les traits d’une de mes plus vieilles amies. Une façon pour moi de rendre hommage à toutes les personnes qui me soutiennent depuis le début de cette formidable aventure.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

N’attendez plus ! Si la plume vous démange, foncez ! Mais toutefois, il vous faudra apprendre à prendre du recul face à certaines critiques. Il faut bien se dire qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. À ce propos, je me souviens d’avoir très mal pris les propos d’un de mes lecteurs qui taxait mon écriture « d’élève de maternelle ». Depuis, j’ai mis de l’eau dans mon vin et quand une critique est mauvaise, je ne dirais pas qu’elle me fait rire… Mais presque ! N’espérez pas non plus devenir milliardaire et passer chez Laurent Ruquier ! Savourez simplement le fait de faire voyager votre imagination, de donner vie à une histoire et vivez à fond votre passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

La grande Reine du Crime, Agatha Christie, Stephen King, Jean-Christophe Grangé, Franck Thilliez mais aussi le roman admirable mais méconnu de Victor Hugo « Le dernier jour d’un condamné » et « Huis Clos » de Jean-Paul Sartre. Mais il y en a beaucoup d’autres.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis LE PIÈGE DE L’ARCHITECTE de Preston and Child, un excellent policier écrit à quatre mains.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui. Je viens de commencer un nouveau roman policier avec un tueur en série qui sévit dans le milieu de la haute cuisine.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La publication d’une nouvelle intitulée UN FAUX PAS… OU PAS ! Sur le site de Monbestseller.com.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

http://pascale-quiviger.iggybook.com/fr/

https://www.facebook.com/pascale.quiviger

https://authorcentral.amazon.fr/gp/profile

Je suis aussi en train de construire un site Web d’auteur mais il faudra attendre encore quelques semaines pour le consulter.

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Le 3 février 2015

Pascale Marie Quiviger

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LE MÂLE EFFET

 PASCALE MARIE QUIVIGER

 

Cet ebook est protégé par le dépôt dun copyright auprès de la SGDL par le système Cléo. Tous les droits sont exclusivement réservés à son auteur et aucune partie de cet ouvrage ne peut être republiée, sous quelques formes que ce soit, sans le consentement écrit de lauteur. Vous navez aucun des droits de revente, ni de diffusion, ni dutilisation de cet ouvrage sans accord préalable de lauteur. Vous ne disposez daucun Droit de Label Privé. Toute violation de ces termes entraînerait des poursuites à votre égard.

 

Préface

 

Dans cette fresque déhanchée, bigarrée, avec des expériences semblables dans leurs différences, plus de coups de reins que de coups de cœur, ou plus exactement de coups de cœur, certes, mais rapidement programmés pour le désenchantement, la désillusion et l’empressement vers d’autres escales aux horizons  toujours plus prometteurs que les précédents.

Avec Pascale Marie Quiviger, dans son indéboulonnable quête d’absolu, la révélation d’une femme au style dru, sans la moindre manière, veuf en minauderies et en préciosités. Bref ! Un déshabillage en règle dans un réalisme torride ! Rien pour la nunuche éprise de mensongères niaiseries ! Rien non plus pour la coincée du ouistiti au romantisme désuet ! Quant aux carriéristes de l’attelage conjugal, hommes comme femmes, tous plus ou moins donneurs de leçons, garrottés d’une façon obtuse dans les draps de leur pas très enviable destinée, toutes et tous au vestiaire de l’humanité de service, sans rancœur et sans pitié ! Tous ceux-là, pas de son clan, pas de sa trajectoire, car elle, une insulaire de la norme, donc une marginale en perpétuel combat entre les deux « elle-même » suspendues au lustre de l’ombre et de la lumière !

Avec Pascale Marie Quiviger, de la palpitation solaire plein écran et grand angle, au service de l’authenticité dépoussiérée de ses oripeaux superfétatoires ! Dans son alcôve, aux tentures de l’idéalisation désacralisée, les assauts de la vie quotidienne, tels des marteaux-piqueurs au service du patrimoine de l’anti-amour ! Car, derrière des déploiements de charmes et des reflets d’espérance, toute la cohorte des fossoyeurs de l’infirmerie du rêve !

En effet, la vie prostatique et hémorroïdale, les relents de chaussettes et de slips d’une propreté approximative, toujours en exergue entre deux soupirs et une banalité ! Sur cet échiquier de la vie, les « échec et mat » toujours présents pour la désagrégation de l’envisageable !

Sur le plan de la démarche d’écriture émancipatoire, une adepte de qualité, après mon extermination du verbe en 2004, par mon Train de nulle part,  un roman passé inaperçu en France, mais célébré à l’étranger ! Donc, Pascale Marie Quiviger, une sœur de combat sur le chemin caillouteux des Belles Lettres, avec, de ma part, le plus grand respect pour sa voix d’insurgée et la thématique de son inspiration.  Son ouvrage,  Le Mâle effet, une pépite de l’inconfort moral ! Bref ! Une œuvre de superbe magnitude !

Michel Dansel      

  

                                       Malgré un certain goût pour le Mâle,

                                      Un avenir de célibataire tant bien que Mâle,

                                      Une vie sans amour avec plus de peur que de Mâle,

                                      Un repli de la vie affective bon gré Mâle gré,

                                      Une plongée dans les tréfonds d’un Mâle imaginaire,

                                      Sans pensée à Mâle !

 

PROLOGUE

« INCARNATIONS DU MÂLE »

 

Les relations hommes-femmes ? Un thème certes récurrent, mais ô combien passionnant avec une déclinaison infinie d’exemples…

Encore célibataire à plus de quarante ans ? Et pourquoi pas ? Une vie de contraintes et de compromis, non merci, très peu pour moi. Le même homme pendant toute une vie, matin, midi et soir, comme ma tablette de médicaments ? Tout simplement inconcevable. Et pourtant, pas d’hommes, donc pas d’amour, pas de famille. Sacré dilemme.

Toutefois, les couches-culottes de mes enfants et celles plus tardives de mon homme à l’âge de l’adénome de la prostate, pas vraiment mon activité favorite…

Retour en arrière avec de merveilleux souvenirs de rencontres inespérées, de jeux interdits, de désirs inavouables sous le regard un peu trop persistant d’un jeune brun ténébreux. L’adolescence, période bénie d’insouciance avec son lot de découvertes et de premiers émois.

Et maintenant ?

         Le célibat au terme de trop nombreuses expériences, parfois cocasses, souvent tristes, mais toujours constructives comme celles-ci :

 

Le « Mâle de mère »

 

Vive le moment des soldes. Une époque idéale pour les frénétiques du shopping, les boulimiques de la surconsommation, les chevronnées d’une mode à trop grande vitesse ! Pas d’exception à la règle. Faute de mecs, repli stratégique sur les fringues et autres accessoires féminins. Une réponse comme une autre à un déséquilibre affectif. Un pansement pour mon âme, une plaie pour mon portefeuille ! Pourtant, très vite, déconfiture devant les étiquettes « moins 50 pour cent » uniquement sur les tailles 36. Anéantie devant les jeans pour anorexiques et les soutifs aussi plats que mon compte bancaire, direction les cosmétiques et les sacs à main. Mes emplettes sous le bras, un dernier détour par la cafeteria pour une pause détente mêlée de culpabilité devant un énorme mille-feuilles, mon gâteau favori. Tant pis pour mes rondeurs et mon 40 en pantalons ! Dégustation vorace avec, en face de moi, un jeune homme charmant, seul devant une tasse de thé. Deux trois œillades, un sourire et… Retour des hostilités !

Stanislav, quarante ans et… toujours chez sa mère. Un « Tanguy » encore en plein complexe d’Œdipe, accro à son cordon ombilical et à sa « Môman », tel un morpion bien arrimé dans les régions pubiennes ! Pas de panique. Juste une question d’organisation. Pour les plans sexe, obligatoirement chez moi. La belle-doche juste à côté pendant nos ébats, pas vraiment glamour !

Une relation différente, mais avec de nombreux avantages. Slips et chaussettes sales dans le lave-linge… de Maman, repas quotidiens chez… Maman. Sorties libres entre copines, cuisine rapide de mes barquettes au micro-ondes. Mais hélas des inconvénients tout aussi multiples. Coups de fil de Maman tous les quarts d’heure, même en pleine nuit. Comparaison de chacun de mes faits et gestes avec ceux, forcément meilleurs, de… Maman ! Tous les repas dominicaux sans exception à midi pile pour le couscous chez… Maman !

Un bien triste constat : la seule femme importante dans la vie de mon compagnon, sa mère ! Pas de rivalité possible. À moins que… Avec un peu d’imagination, conversion en une réplique parfaite de Maman avec le Damart sous une robe à fleurs, des bigoudis sur la tête pendant la nuit et l’utilisation de l’eau de Cologne Roger Gallet à la place de mon parfum Dior !

Malheureusement, aucune amélioration dans ce trio toxique et une ombre tutélaire de plus en plus menaçante lors de notre premier week-end en amoureux dans un gîte rural avec une surprise de taille : la réservation à l’improviste d’une chambre juste à côté de la nôtre pour… Maman ! Stanislav épanoui, sa mère, radieuse et moi complètement ratatinée avec une seule envie, l’éloignement de cette femme « outre-mère » ! Un ras-le-bol complet de « cette étendue de mère » !

Mais le pire dans tout ça ? Aucun intérêt pour ma maman !

         Pas d’adieux pleurnichards ni de regrets de part et d’autre. Une seule solution : chacun sa mère !

  

Le « Mâle poli »

 

Heureusement, opération sauvetage sur internet. Inscription gratuite pour les filles sur hommeparfait.com, alors plus d’hésitation. Après plusieurs jours de recherche et de chats infructueux avec des hommes mariés, des psychopathes ou encore des homos plus ou moins refoulés (ah non, merci bien), enfin le profil sympathique de Sébastien, âgé de trente-cinq ans, avec une description alléchante : cadre supérieur dans le secteur bancaire, jamais marié, sans enfants. Bref, un portrait en accord parfait avec mes attentes. Rancard donc pour le samedi soir suivant dans un restaurant réputé pour un premier tête-à-tête autour d’un succulent repas.

Premier choc, son physique. Un visage rougeaud, un cou de taureau et un sérieux embonpoint. Pas vraiment ressemblant avec sa photo de profil. Pas de panique. Et la beauté intérieure alors ? Impasse donc sur ses kilos et ses yeux globuleux.

Présentations un peu timides et, au terme d’une approche souvent compassée, un vrai moment de plaisir gustatif et intellectuel. En face de moi, un homme de goût, cultivé, passionné d’histoire et d’archéologie. Un vrai puits de science.

Et sous mon œil inquisiteur de femelle, une chemise Armani, un costume coupé sur mesure, une chaîne en or scintillant de mille feux sur son poitrail velu et une montre Rolex à son poignet. Réminiscence de son profil. Cadre bancaire avec sûrement un excellent salaire. Ni une ni deux, une envolée onirique vers de plus hautes sphères dans un monde raffiné parmi les notables de la ville ; des cadeaux somptueux et un statut prestigieux. Regain d’intérêt pour cet homme si éloigné physiquement de mes prétentions. Du moins jusqu’à l’addition.

D’abord, la calculatrice et ensuite les comptes dans le détail. Certainement le banquier tapi en lui. Enfin, après dix minutes de statistiques compliquées, résultat des scores. La moitié pour lui et l’autre pour ma carte bleue. Pardon ? Non, mais quel culot ! Et optimiste par-dessus le marché. Demain soir, chez lui ? Juste une question alors : combien pour la location du matelas ? Et la participation aux frais du repas ? Possibilité de remboursement des frais d’essence sur présentation de facture ?

Verre de vin en pleine figure et sortie du restaurant, la tête haute et ma Visa intacte sous l’œil amusé des autres convives.

De retour à la maison, désabonnement immédiat de ma candidature avec de sérieux doutes quant à l’efficacité des sites de rencontres en ligne, ces supermarchés virtuels de l’amour, gratuits pour les filles, certes, mais sans aucune garantie de qualité !

Plus de mauvaises surprises jusqu’au… prochain !

 

 Le « Mâle à bar »

 

Changement radical avec Edwin, toujours sous la recommandation sérieuse de mon agent matrimonial.

Premier contact euphorisant avec un enthousiaste de la vie et de ses plaisirs. Bars, discothèques et sorties nocturnes en tout genre. Un nouveau souffle de vie trépidante et un amour de plus en plus intense pour cet épicurien toujours à plein régime. Sexe, alcool et Rock and roll ! Une vie pleine de « punch ».

Retrouvailles quotidiennes à la brasserie « Chez Razade » tous les soirs à dix-huit heures tapantes pour l’apéro en compagnie de ses potes débiles, véritables « tontons noceurs » à l’humour désespérément franchouillard, menés par le pire de tous, Alonso Bistro, jeune Hidalgo fier de ses origines de la maison Bourbon et imbibé de sangria.

Parties de baby-foot agrémentées de bières, brèves de comptoir arrosées de gin-tonic, commentaires du dernier match PSG-OM nappés de whisky, histoires coquines gratinées et l’éternel dernier verre pour la route ! Pas franchement classe, mais très… enivrant !

Une ambiance grisante et sans « demi »-mesure avec toutes sortes de prétextes pour une tournée générale, tels que l’obtention du « Bac hardi » de la fille de l’un ou encore l’inauguration de la nouvelle émission télé de Jean-Pierre « Pernod » !

Et un Edwin de plus en plus amoureux de mes formes « canon » à partir du dixième verre… Tangages nauséeux dans les « bars à quai », incendies de gorge à l’eau-de-vie dans les « bars au mètre », chasses à la gnôle dans les « bars bouzes », descentes infernales dans les « bars à mine » !

Bref, un aller simple pour un voyage comme « nul bar ailleurs », mais de plus en plus dangereux dans les nébuleuses de l’alcool avec une course effrénée sur le circuit « Paul Ricard », des nuits de biture au whisky à gogo, des « alertes au Malibu » sur la plage de plus en plus fréquentes et l’inévitable naufrage au bout de cette « route du rhum » !

Et soudain, constat déplorable devant mon miroir d’une poivrote « au bout du goulot » avec une drôle de « coupe rosée », dix kilos supplémentaires et des poches disgracieuses sous les yeux. Une transformation spectaculaire de ma gueule d’amour en gueule de bois, une dégaine à la Justine Bridou avec son litron et son saucisson et ce, en seulement quelques mois.

Déclic et arrêt immédiat de la bibine et… d’Edwin pour un retour progressif aux bienfaits de l’eau ferrugineuse !

Après une désintoxication totale de l’alcool, des poivrots et des agences matrimoniales, me voici à nouveau de retour sur le marché des célibataires en quête de l’âme sœur.

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Pascale Marie Quiviger

LA MALÉDICTION

CATHARE

PROLOGUE

Mars 1244 Pays d’Olmes Village de Montségur. 16h45

Le soleil couchant dardait ses derniers rayons sous un ciel

teinté de violet. Bientôt, la nuit totale s’installerait dans la vallée

glacière du Basset et seul un oeil averti pourrait encore distinguer

les contours réguliers de la forteresse. En contrebas, le village était

redevenu calme et les paysans, fatigués par une dure journée de

labeur, avaient réintégré leurs modestes maisons. Au-dessus de

leurs têtes, l’imposant château, construit sur une falaise abrupte,

paraissait invincible. A l’intérieur, dans l’immense pièce qui servait

de cantine, l’évêque Bertrand venait de rassembler les principaux

prélats, les chefs de garnison et quelques chevaliers. Entouré de

Roger de Mirepoix et de Raimond de Pereille, il se leva

péniblement et s’adressa aux hommes :

« – Mes amis, c’est terminé. Nous ne tiendrons plus très

longtemps. Nos assaillants ont pu escalader le Roc de la Tour et

sont en train d’installer leurs catapultes. Dans quelques heures,

nous devrons nous rendre mais… »

Il se tut et resta un moment à dévisager intensément chacun de

ses frères. Tous, conscients de la fin imminente, soutinrent son

regard avec l’aplomb et le respect qui les avaient rendus si forts

jusqu’à aujourd’hui. Bertrand était fier d’eux et, par ce regard

ultime, entendait le leur faire savoir.

« – Il n’y a plus qu’une chose à faire. Nous rendre sans

capituler. Le Roi et surtout le Pape voudront certainement nous

inciter à renier notre religion mais nous devons rester fidèles

jusqu’au bout à notre foi.»

Des murmures d’approbation s’élevèrent partout dans la pièce.

L’évêque reprit en se dirigeant lentement vers le jeune Guillaume :

« – Comme vous le savez déjà, deux de nos hommes d’armes

se sont portés volontaires ce matin très tôt et ont pu quitter le

Château avec pour mission de mettre à l’abri notre argent et nos

lettres de change. Que Dieu les protège. »

Il s’interrompit et, fixant Guillaume, prit ses mains entre les

siennes.

« – Toutefois, notre bien le plus précieux est encore ici, parmi

nous. Guillaume, je t’ai choisi pour préserver notre trésor. »

Le jeune homme, surpris, haussa ses épais sourcils qui le

faisait paraître plus vieux que son âge :

« – Mon Père, je ne suis pas certain d’être la bonne personne.

– Tu l’es Guillaume. Tu es le plus jeune et le plus agile.

Lorsque nous ouvrirons les portes à nos assaillants, tu iras dans la

Salle des Armes et tu te faufileras dans le Tunnel qui te conduira

jusqu’à la plate forme du Barbacane Est. Ensuite, tu sauras où aller.

Je te fais confiance.

– Mais mon Père, je ne veux pas vous laisser.

– C’est assez Guillaume. Il en a été décidé ainsi. Nous ne

pouvons pas nous permettre d’abandonner ce précieux trésor aux

mains de l’Église Romaine. Ce serait la fin. Et en t’échappant, tu

permettras à notre religion de survivre à l’incompréhension et la

barbarie de l’Inquisition. »

Il fit signe à deux chevaliers qui s’éclipsèrent avant de revenir

en portant à bout de bras un grand coffre en bois de merisier qu’ils

déposèrent religieusement à ses pieds. Un des hommes

s’agenouilla, l’ouvrit et en extirpa ce qui semblait n’être que deux

fragments de vieux parchemins cousus grossièrement l’un à l’autre

et écrits dans une langue inconnue.

L’évêque se tourna vers les hommes et les invita à la prière.

Tandis que les supplications litaniques montaient autour de lui,

Guillaume jeta un oeil sur le parchemin qui reposait comme une

relique sur le couvercle massif du coffre. Il n’était pas intronisé

depuis assez longtemps pour connaître le véritable secret de ce

papier mystérieux mais assez pour savoir que c’était là que

reposait toute la force et le pouvoir de la religion Cathare et que,

sous le faux prétexte d’hérésie, le Pape Innocent III et le Roi Saint-

Louis avaient ordonné l’assaut de Montségur afin de le récupérer.

Soudain, un bruit assourdissant se fit entendre. Bertrand Marti leva

la main gauche :

« – L’assaut vient de commencer. Guillaume, il est grand

temps. »

Il serra le jeune homme très fort dans ses bras.

« – Va mon garçon. Que Dieu soit avec toi.”

Mars 1244 Pays d’Olmes Village de Montségur 18h00

Guillaume emprunta les escaliers en pierre qui menaient au

chemin de ronde et aux défenses des ouvertures. Il s’adossa un

moment au mur-bouclier et joignit ses mains en un geste solennel

de prière lorsque lui parvinrent le « Chant de l’Ou Bouie », entonné

par ses semblables. Il ferma ses yeux et, dans un dernier élan de

solidarité, mêla ses paroles dans un murmure à ceux de ses frères

dont l’âme déjà éloignée des vanités terrestres, allaient bientôt

périr par les flammes pour laisser le monde du diable pour celui de

« DIEU ».

« Quand l’ou bouie

Bendi Paura

Planto soun a Boullado

A-E-I-O-OU »

Puis il ouvrit l’unique porte du premier étage pour pénétrer

dans une immense salle pourvue de grandes fenêtres à banc de

veille. Sans hésiter, il dépassa la grande cheminée et poussa une

petite porte qui donnait accès à un escalier hélicoïdal à la partie

inférieure du donjon par une brèche. Il s’y engouffra et ressortit sur

une terrasse hourdée qui surplombait la vallée. D’un seul coup

d’oeil, il évalua la situation. Hormis une armée de plusieurs

milliers d’écuyers, d’archers, arbalétriers et de chevaliers menés

par le Sénéchal du Roi, l’Évêque d’Albi et l’Archevêque de

Narbonne, tous profondément déterminés à éradiquer « l’Église

Interdite », il aperçut plusieurs trébuchets prêts à lancer leurs

projectiles au-dessus des fortifications du Roc de la Tour. Il soupira

et se signa avant de traverser la terrasse pour rejoindre la

Barbacane de l’Est. Une fois sur la plate-forme, il s’assura que le

parchemin était toujours à l’abri dans son aumônière et entreprit de

déplier la carte que lui avait remise l’Évêque avant de dévaler le

petit sentier escarpé qui descendait vers le versant nord, sans un

dernier regard pour le château déjà condamné.

Avant d’atteindre le village de Rennes-le-Château, il

s’arrêterait pour la nuit dans la « spoulga » de Pons Arnaud afin de

reprendre des forces et d’étudier la carte qui devrait mener une fois

pour toutes le Trésor Cathare à la fois à l’abri des Inquisiteurs et à

la seule personne digne du précieux Manuscrit.

 

Chapitre 1

Julien Dartigues sursauta lorsque l’alarme stridente de son

réveil interrompit de façon brutale le délicieux rêve dans lequel il

embrassait avec ardeur l’ancienne copine de son frère aîné pour

qui, jeune adolescent pubère, il avait toujours nourri un fantasme

inassouvi.

« – Saloperie de réveil. »

Il se leva péniblement et enfila la robe de chambre polaire qui

se trouvait négligemment jetée en travers du carrelage au pied du

lit. Il jeta un coup d’oeil par la petite lucarne sans volets qui faisait

ridiculement office de fenêtre et constata avec dégoût que le beau

temps prévu par la météo n’était qu’un mensonge de plus à ajouter

à la pléthore d’impostures et de contrevérités qui envahissaient

chaque jour les canaux médiatiques. Il heurta une chaussure cachée

sous un pan du drap et faillit s’étaler de tout son long.

« – Merde, on dirait bien que c’est pas ma journée. »

Dans la cuisine, il constata que la boîte à café était vide et il

dut se résoudre à faire passer de l’eau brûlante dans le filtre usagé

de la veille. Après avoir pris une douche presque froide, il enfila

son éternel jean et le pull-over à col roulé noir que lui avait acheté

sa mère en guise de cadeau d’adieu avant qu’il ne quitte son Ariège

natale pour venir travailler définitivement à Toulouse.

Il était né dans un petit village à quelques kilomètres de Foix

et avait vécu une enfance heureuse et sans problèmes dans une

famille de restaurateurs. Cela faisait maintenant plus de vingt ans

que ses parents étaient les tenanciers du restaurant “La Poule

Hardie”. Après le départ de leur premier fils pour Paris en tant que

fonctionnaire, ils avaient nourri l’ultime espoir que Julien leur

succéderait derrière les fourneaux. Après tout, il avait toujours eu

une bonne fourchette et ne rechignait jamais lorsqu’il s’agissait de

venir les aider à préparer un bon cassoulet ou un magret de

canard. Pourtant, ils furent déçus lorsqu’il leur annonça son désir

de rentrer à l’université pour étudier l’Histoire. Devant leur

déconvenue, il tenta de leur expliquer que sa vraie vocation était

née je jour où, alors qu’il n’avait que quatre ans, ils l’avaient

emmené visiter le Château de Montségur. Ce jour-là, il faisait beau

mais la forteresse gardait emprisonnée dans les replis de ses murs

quelques blocs d’une neige tombée deux jours plus tôt. L’endroit

l’avait fasciné au plus au point et, au fil des années, à travers les

cours d’écoles et les livres, il s’était inventé un monde merveilleux

où les Cathares et leurs mystères s’étaient imposés au point de

définir son avenir. Après avoir obtenu son baccalauréat, il s’était

inscrit à l’université de Toulouse et avait choisi l’Histoire et

principalement celle liée au Catharisme. Une fois son diplôme

obtenu, il n’avait eu aucun mal à trouver un poste d’assistant

bibliothécaire spécialisé dans les oeuvres médiévales dans la ville

Rose. Ce n’était pas exactement ce qu’il avait en tête mais il était

conscient de sa jeunesse et de son manque d’expérience. En

attendant d’être reconnu comme un Historien confirmé, ce n’était

pas si mal mais surtout ça lui permettait d’évoluer dans ce qu’il

aimait le plus.

En tout cas, cela lui permettait déjà de payer le loyer

ridiculement excessif d’un minuscule studio dans le quartier de

Saint-Cyprien non loin de son lieu de travail et de payer ses

factures. Il ne lui restait pas grand-chose pour les sorties mais ça

lui était égal. Malgré ses vingt-cinq ans, Julien n’était pas de ceux

qui succombent facilement aux nombreux charmes d’une grande

ville. Il enfila son anorak et jeta un dernier coup d’oeil dans son

studio en désordre puis sortit dans la pluie froide.

Il arriva à la bibliothèque avec une demi-heure d’avance.

Comme il s’y attendait, les premiers employés n’étaient pas encore

arrivés. Depuis six mois qu’il travaillait avec eux, il connaissait

leurs habitudes. David et Juliette, les deux jeunes stagiaires étaient

certainement en train de flirter au bar d’en face devant un café

chaud et Madame Descrozes, sa patronne ne se pointerait pas avant

huit heures pile, heure officielle de l’ouverture. Il sourit. Il avait

encore du temps devant lui. Il ouvrit la porte de service avec son

propre jeu de clés avant de grimper les marches qui aboutissaient

dans la grande salle où des milliers de livres ordonnés

cérémonieusement sur leurs rayonnages attendaient patiemment de

livrer tous leurs secrets. Il se dirigea vers le fond de la salle et avec

une autre clé ouvrit une petite porte qui donnait sur un escalier en

colimaçon. Lorsqu’il entreprit la descente, il sentit de petits grains

se former sur sa nuque et sur ses bras. Aussitôt, l’odeur persistante

de renfermé et de poussière assaillit ses narines et sa gorge.

Pourtant, c’était ici, dans la salle des archives qu’il se sentait le

mieux. L’endroit sacré, le Saint des Saints où il pouvait enfin

communier en paix avec le Château de Montségur et tenter de

percer ses envoûtants mystères à travers les innombrables

ouvrages traitant de son mythe et de ses légendes. Il appuya sur un

bouton et une vieille ampoule à la lueur blafarde inonda la petite

pièce. D’une superficie d’à peine dix mètres carrés, elle semblait

encore plus exiguë à cause des nombreuses étagères qui

supportaient un nombre incalculable d’ouvrages empilés les uns

sur les autres sans aucun ordre apparent. Il n’y avait pour seul

mobilier qu’une petite table en bois et une chaise bancale. Il

s’approcha d’une tablette et, sans hésitation, en extirpa un ouvrage.

Fébrile, il s’assit et ouvrit directement le livre à la page qu’il avait

numérotée la veille puis glissa la main dans la poche de son anorak

et en sortit un carnet de notes qu’il posa bien à plat en dessous du

livre. Il se releva subitement, le souffle bruyant, comme si tout

d’un coup, l’atmosphère de la pièce était devenue irrespirable et

buta contre la table renversant ainsi le petit carnet de notes. C’est

alors qu’il sentit une douleur aiguë dans sa nuque avant de tomber

à son tour sur le sol. Il tenta de crier mais aucun son ne sortit de sa

bouche. A travers une vision cotonneuse, il eut juste le temps

d’apercevoir une forme qui s’approchait des étagères et se baissait

pour ramasser le carnet. Il tenta d’agripper son agresseur mais son

corps refusait d’obéir. La silhouette se rapprocha, se pencha audessus

de lui et la voix étouffée lui parvint de loin:

« – Inutile de résister. Laisse-toi aller et tout ira bien. »

Ce furent les dernières paroles qu’il entendit avant de sombrer

dans le néant.

 

Chapitre 2

La détective Joëlle Lagarde franchit les portes du

commissariat de sa démarche assurée. Malgré son vieux pantalon

usé, son chandail acheté aux puces et sa coiffure rebelle, elle

attirait les regards des hommes. Non pas qu’elle fut à proprement

parler une belle femme mais il émanait de sa personne une énergie

et une personnalité hors du commun. Âgée de trente ans, elle avait

incorporé la section criminelle depuis environ un an et avait très

vite fait tomber les à priori machistes liés à son sexe. Son chef et la

plupart de ses partenaires aimaient travailler avec elle et

appréciaient tout autant son professionnalisme que sa loyauté.

Originaire du sud de la France, elle avait très vite été conquise par

le charme de Toulouse même si elle s’adaptait encore très mal à

ses hivers glaciaux. Lorsqu’elle pénétra dans les bureaux, transie

de froid, elle essuya les sempiternelles moqueries de son équipier:

« – Alors Jo, tu devrais demander six mois de congés

« hibernatiques » et reprendre du service qu’aux beaux jours. »

Elle fusilla Patrick du regard. C’était un chouette gars, une

vraie armoire à glace et ancien rugbyman qui en imposait toujours

lors des interrogatoires.

« – Arrête un peu. On t’a jamais dit que les histoires les plus

courtes étaient les meilleures. Et puis d’abord, ne m’appelle plus

Jo. J’ai horreur de ça. »

Il éclata d’un grand rire sonore lorsque le grand Chef fit son

apparition:

« – Lagarde, Doumergue, dans mon bureau. Tout de suite. »

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Je remercie sincèrement Pascale Marie Quiviger d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 03 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Ophélie Printanier–Lorillou

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Ophélie Printanier–Lorillou

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Bonjour à tous

Je me présente :

Je m’appelle Ophélie Printanier-Lorillou. J’habite en Région Centre.

Je suis  âgée de 22 ans, je suis   une jeune femme épanouie qui croque la vie à pleine dents ; je sais combien une vie vaut de l’or. Je profite de chaque instant de l’existence car nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve. Cependant, la vie ne m’a guère épargnée, car je suis atteinte d’une maladie, la maladie de Little. « Chaque jour, je dois me battre avec ardeur contre la raideur et les douleurs, mais malgré la maladie, je souris à la Vie. Car même si elle ne me fait pas de cadeaux, La vie EST un CADEAU ». Cette existence particulièrement difficile m’inflige beaucoup d’épreuves à surmonter, or pour rien au monde je ne l’échangerais avec quelqu’un d’autre. C’est lorsque nous  traversons et que nous vivons une épreuve très difficile que ce qui peut paraître minime et banal aux yeux des autres devient pour nous d’une grande importance !

Je suis née prématurément à 7 mois de grossesse, j’ai été victime d’un manque d’oxygène à ma naissance. La maladie se caractérise par un rétrécissement et une raideur excessive des muscles. Depuis que je suis née, je suis tout le temps en fauteuil roulant. Je ne peux pas du tout marcher toute seule Pour moi, les quatre membres sont atteints ainsi que ma colonne vertébrale. Cette maladie entraîne de la spasticité. La Spasticité c’est des contractions involontaires, douloureuses et des contractures involontaires, douloureuses des muscle et donc des douleurs se déclenchent n’importe quand et pour n’importe quoi, ça peut être à cause d’un claquement porte, être prise par surprise, une sonnerie, un bruit. Je ne peux pas détendre mes muscles volontairement. Cela rend les mouvements difficiles et fatigants,

J’ai beaucoup plus de douleurs et de déformations que lorsque j’étais petite. La raideur de mes membres augmente de jours en jours. Mes doigts se déforment de plus en plus, heureusement j’arrive encore à porter mes bijoux…. Au quotidien, j’ai de la kinésithérapie. La kinésithérapie a pour but d’étirer et assouplir les muscles puisqu’ils sont raidis en permanence et de soulager les douleurs dues à la raideur excessive des muscles et des contractures. J’ai aussi de l’Ostéopathie. L’ostéopathie me soulage énormément de toutes mes douleurs et me débloque parfaitement bien !

J’ai subi aussi de nombreuses opérations : les adducteurs ; le bassin; les deux genoux ; les pieds.

Aujourd’hui je vis bien mon handicap malgré les douleurs qui sont quotidiennes et mon isolement, du fait que je n’ai pas d’amis je suis souvent seule. Heureusement que j’ai ma famille sur qui je peux compter à chaque instant. Il y a sans doute un point qui me fait mal dans mon handicap c’est concernant mon avenir. Je souhaiterais travailler auprès des personnes âgées. J’aimerais donc réaliser la formation d’AMP.

Je suis consciente qu’il faudra m’adapter la formation ainsi que ce poste.  Même si cela ne va pas être simple, je suis certaine qu’il y ait une solution afin de m’adapter un poste pour que je puisse exercer ce métier qui me tient tant à cœur.

 

– Éditions Glyphe

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je faisais un BTS Management des Unités commerciales. J’ai dû malheureusement arrêter mes études en cours d’année au mois d’avril 2014, étant donné que  j’ai été hospitalisée en urgence, car j’étais en danger de mort, je ne pesais plus que 29 kg donc j’ai arrêté mes études comme l’ont voulu les médecins, à cause de graves problèmes de santé, autres que ma maladie J’ai eu une anorexie dite émotionnelle due à un gros choc …. Cela m’a fait mal au cœur d’arrêter mes études avec 13,50 de moyenne générale mais je me console car j’ai écrit un livre s’intitulant « Un jour à la fois » Paru le 24 avril 2015.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime beaucoup les coloriages d’art thérapie. L’écriture est une thérapie pour moi mais elle est aussi maintenant devenue une passion. J’ai une autre passion, ce sont les animaux qui me procurent un grand bien-être quand je suis en leur compagnie !

Je suis également passionnée par la mode. J’ai participé à deux défilés de mode pour personnes handicapées (en 2005 et 2008) qui mélange valide et non valide : Mode H.

Mode H Europe défend les valeurs de la Charte européenne d’accessibilité à la mode pour tous et l’idée que la personne en situation de handicap moteur est un citoyen à part entière

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends des critiques de mes lecteurs ; qu’elles soient positives ou négatives. Toute critique est bonne à prendre ! J’ai beaucoup de retours positifs. Beaucoup de personnes me disent avoir pleuré et que je leur redonne Espoir au travers mon vécu ! Etant donné que c’est une histoire vraie ! De mon côté, je suis très touchée et mon objectif est atteint ! Je ne suis pas fière d’avoir écrit mon livre car je n’aime pas ce mot mais simplement heureuse d’avoir réalisé un de mes rêves ! Et de sans le vouloir, savoir que mon livre aide beaucoup de personnes ! Car oui malgré ma maladie et mes difficultés pour moi, aider les autres c’est très important et aussi l’une de mes vocation ! Mais j’en ai encore plein d’objectifs à atteindre. J’ai des rêves encore plein la tête que je compte bien réaliser !

Pour moi, le handicap n’est pas une différence mais une personne avec qui je vis et j’apprends au quotidien ! Je me fais connaître par les réseaux sociaux et mon site internet. Mes lecteurs viennent à ma rencontre car beaucoup d’entre eux me suivent depuis quelques années et désirent me rencontrer depuis longtemps

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

C’est en projet ! Pour l’instant je fais quelques salons du livre dans ma région

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

L’écriture est arrivée  dans ma vie il y a environ quatre ans, à un moment très  sombre de ma vie, car j’ai dû faire face à la perte d’êtres chers. Par conséquent, l’écriture est devenue une thérapie pour moi. J’ai mis des mots sur mes maux. Car je n’arrivais pas à me libérer par la parole et avec l’écriture, nous n’avons pas de jugements c’est le cœur qui parle. Je laisse mon cœur qui guidait ma plume. J’ai commencé par écrire des poèmes sur la vie  puis au fil du temps, j’ai décidé d’écrire mon parcours de vie  afin d’aider les personnes qui sont atteintes de la même maladie ainsi que les parents d’enfants qui sont aussi touchés par cette maladie et qui aurait perdu espoir. Ce livre est une source d’espoir notamment pour le parcours scolaire puisque le mien est atypique. Je suis passée du milieu spécialisé au milieu ordinaire Lorsque nous avons de la volonté, nous pouvons faire de tous nos désirs une réalité.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est Un jour à la fois : éditions Glyphe qui est d’ailleurs mon premier livre. Il narre mon parcours de vie « Chaque jour, je dois me battre avec ardeur contre la raideur et les douleurs, mais malgré la maladie, Je souris à la Vie, Car même si elle ne me fait pas de cadeaux, La vie EST un CADEAU ». Cette existence particulièrement difficile m’inflige beaucoup d’épreuves à surmonter, or pour rien au monde je ne l’échangerais avec quelqu’un d’autre. C’est lorsque nous  traversons et que nous vivons une épreuve très difficile que ce qui peut paraître minime et banal aux yeux des autres devient pour nous d’une grande importance !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer mon ouvrage sur le site de mon éditeur, http://www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=1549 , dans les librairies, maison de presse ou encore sur les sites internet connus comme Fnac, Amazon

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

étant donné que pour le moment, je n’ai écrit qu’un seul livre, je n’ai pas assez de recul pour prendre une position par rapport à cette dimension.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Ne jamais se décourager, nous arrivons toujours à ce que nous voulons, lorsque nous avons de la volonté !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère lire les biographies et écrire des poésies.

Mon tout premier poème que j’ai écrit est sur la perte de l’être cher.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris souvent la nuit car c’est là où je trouve ma source d’inspiration ou lorsque j’ai du chagrin car l’écriture c’est le moyen que j’ai trouvé pour me consoler

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration au travers mon vécu. Oui j’ai eu des commandes d’ouvrages grâce aux réseaux sociaux

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour l’instant mon intrigue ainsi que mes personnages sont construits par rapport à mon vécu donc pour le moment ils ne sont pas imaginaires.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Si vous êtes amateur d’écriture et que vous avez en projet d’être un jour publié, ne vous découragez pas, par le temps que cela peut demander, ce qui compte est le résultat et le secret de la réussite la persévérance !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Mes auteurs préférés sont Victor Hugo et Guillaume Apollinaire

J’aime beaucoup le poème : Le Pont Mirabeau

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment je lis Maldonne de Mikaël Olivier

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je suis sur le projet d’écriture d’un deuxième livre qui aura pour thème les violences psychologiques mélangées à de la science-fiction. Un autre projet je compte me lancer dans l’aventure pour obtenir un handi-Chien. Puis, peut-être la création d’une association.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, le dimanche 27 septembre 2015 Salon du Livre de Veigné.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Vous pouvez suivre mes actualités ainsi que mes parutions sur ma page facebook :

https://www.facebook.com/lecombatdeOphelie

ou sur mon blog : http://syndrome-little.e-monsite.com/

 

Pour conclure mon témoignage, je terminerai sur ce qui m’est le plus cher : Ma famille, toujours à mes côtés et qui me soutient depuis le début ; je n’ai qu’un mot à dire aujourd’hui MERCI.

Pour moi, le handicap n’est pas une différence mais une personne avec qui je vis au quotidien.

J’espère que mon témoignage pourra aider des parents qui ont des enfants atteints de la même maladie que moi et leur donner de l’espoir.

 

Merci beaucoup Jean Louis de m’avoir permis de raconter mon histoire C’est super gentil. Un formidable auteur que je suis ravie de connaître, une très belle rencontre !

C’était un plaisir de partager cette Forêt des livres 2015 avec lui !

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Le vendredi 4 septembre 2015,

Ophélie Printanier–Lorillou

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Je remercie sincèrement Ophélie Printanier–Lorillou d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 05 septembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Lhattie HANIEL

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Lhattie HANIEL

.Photo Lhattie Haniel

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N’oubliez pas l’extrait de UN ACCORD INCONGRU ! en fin de chronique.

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Lhattie HANIEL

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais responsable des RH dans la filiale d’un grand groupe français.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Outre l’écriture, je peins à l’acrylique, je dessine au fusain et aux pastels secs. J’adore créer des choses en tous genres. Je suis une passionnée et je m’intéresse à beaucoup de choses. Le cinéma et la photographie font également partie de mes passe-temps. Par ailleurs, et sans prétention, je fais mes couvertures de livres toute seule en utilisant des chefs-d’œuvre d’artistes-peintres des siècles derniers que j’admire.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère avant tout leur donner du bon temps en leur ouvrant une porte de mon univers. Je m’attelle à écrire chacune de mes romances avec le meilleur de moi-même pour que chaque lecture ne soit pas un supplice, mais un plaisir. Je vous avoue adorer leurs retours par emails / FB / Twitter / Linkedln / Wattpad… Ce sont des moments de partages fort agréables et je prends le temps nécessaire pour y répondre.

 

Facebook et Twitter sont deux réseaux sociaux très intéressants pour des auteurs indépendants, comme moi. C’est une vitrine virtuelle qui nous permet de nous faire connaitre rapidement pour peu que nos écrits intéressent certaines catégories de personnes, en l’occurrence pour moi, les Janéites et les adeptes de Romances historiques. Et il y a aussi Linkedln via lequel je rencontre des éditeurs/éditrices et où je peux échanger directement sur le métier d’auteur. Et je n’oublie surtout pas toutes ces blogueuses qui acceptent mes services presse afin de chroniquer mes romances. Pour moi, c’est l’atout que j’ai dans ma manche pour me faire connaitre plus amplement. J’ai très peu de refus et je m’aperçois même que la Romance fait son grand retour. Chose qui me ravit grandement !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je n’ai pas encore fait de dédicaces directement avec mes « fans ». J’en fais, mais par voie postale. Je communique fréquemment par e-mail ou MP. Mais je préfère nettement la rencontre physique qui n’a rien de comparable.

Alors, dès que je le peux, je me rends aux dédicaces de personnes inconnues ou qui sont ami(e)s avec moi sur FB, Twitter… Cela me permet à chaque fois de faire de belles rencontres : les auteurs et leurs éditeurs, les visiteurs ou bien les intervenants lors d’une réception.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. Au début, c’était tout simplement ces caractères posés les uns à la suite des autres qui m’intéressaient, car j’adore écrire à l’encre de chine avec une plume de corbeau ou bien d’oie. Alors les mots sont devenus des phrases, souvent philosophiques, car j’adore le côté positif de ces versets. Puis les années passent et la vie nous fait prendre des chemins. Puis, il y a trois ans, lorsque mon tendre Aimé m’a dit « fais ce qu’il te plaît », je me suis mise à écrire ma première romance. Cela m’a pris tout de même deux années pour boucler « Lady Rose & Miss Darcy, deux cœurs à prendre… » inspirée de l’univers étendu d’Orgueil & Préjugés, grande œuvre de Jane Austen. Puis, une seconde romance s’est écoulée de ma plume sous le titre de « Pour que chaque jour compte, il était une fois… » écrite d’une traite en trois mois. J’ai ensuite participé à la journée du manuscrit avec « Un Accord Incongru ! » ou j’ai battu mon record d’écriture, car je l’ai écrit en 15 jours. Résultat des courses : cette romance est sortie gagnante avec 19 autres romans ce jour-là ! Je ne pouvais plus m’arrêter d’écrire. Trois mois plus tard, je bouclais « Violet Templeton, une lady chapardeuse ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

On pourrait croire que Violet Templeton est ma dernière romance. Pourtant, non ! Je suis plongée dans l’écriture d’une romance sur Jane Austen. Une romancière dont j’ai toujours admiré les écrits. J’aime sa façon qu’elle avait de détailler ses personnages, leurs caractères, leurs modes de vie. Et bien sûr, comme ce sont des romances et que je suis romancière, je ne peux qu’aimer et écrire sur cette grande Dame de Lettres anglaise. C’est aussi une façon pour moi de lui rendre un hommage avec tout cet héritage qu’elle nous a laissé. J’ai eu alors l’idée un jour de lui créer une histoire, uniquement pour elle…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes ouvrages se trouvent sur Amazon en version brochée et e-book.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Actuellement, j’ai autopublié quatre de mes romances (la dernière date de cette semaine). J’en vends tous les jours et j’avoue que cela me comble déjà bien. J’ai adressé dernièrement deux de mes manuscrits à des Maisons d’Édition à compte d’Éditeur, tel que Harlequin HQN et les Éditions Charleston (Le Duc Editions). Je ne me suis pas encore intéressée aux publications à compte participatif. Le devrais-je ?

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Un conseil de ma chère petite maman : n’hésite jamais !

Et si cela concerne une demande, elle m’a toujours dit : tu as déjà 50 % de ta réponse : le non. Il ne te reste plus qu’à attendre le oui !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime écrire de la romance (historique, sensuelle et prochainement même une histoire fantasy version scénario…)

Pour mes lectures, j’ai une nette préférence pour la romance et les nouvelles. Toutefois, il m’arrive de me laisser tenter par d’autres sortes d’écrits.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Généralement, j’écris d’une seule traite après avoir inscrit sur mon iPhone, le fil d’une histoire (ce qui m’arrive particulièrement en pleine nuit, donc tout va bien, le clavier de l’iPhone ne fait pas de bruit…) Lorsque j’ai beaucoup de personnages principaux et secondaires, un tableau papier m’est nécessaire pour m’y retrouver. Toutefois, l’histoire me vient d’un seul coup et je change rarement le scénario que j’ai eu dans mes pensées. Cela m’est arrivé uniquement pour ma romance sur l’univers étendu du RMS Titanic, pour laquelle je n’ai pu obtenir les droits d’auteurs d’utiliser les noms des personnages du film TITANIC. Il m’a fallu opérer à des changements radicaux sur toute ma romance. Néanmoins, je suis vraiment satisfaite du résultat et d’ores et déjà, cette romance fait du bruit !

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

C’est la question que l’on me pose fréquemment. J’avoue ne savoir pas d’où me viennent toutes ces histoires, car j’en ai encore quatre sous le coude… Je me sens parfois envahie par quelque chose d’indéfinissable et lorsque je suis dans la relecture de mes écrits, il m’arrive de me dire que ce n’est pas possible, ce n’est pas moi qui ai pu écrire cela… Dans le bon sens du terme, bien sûr ! Pour la commande d’un ouvrage, j’ai eu un contact avec une ME dernièrement pour l’écriture sur l’univers étendu d’une série télévisée. Mais, chut, c’est encore un secret…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je crois bien ne rien construire. Tout vient d’un seul coup comme si la bande d’un film se déroulait dans ma tête. Mes personnages sont tout de suite identifiés et j’arrive à conserver leurs images tout au long de mon écriture, ce qui me permet de ne pas trop m’embrouiller. La seule chose que je change au fil de mon écriture, ce sont leurs noms et prénoms qui parfois ne donnent pas un côté fluide à la lecture. Alors je les change tout simplement. Par ailleurs, tous mes personnages ne viennent pas seulement de mon imagination. J’ai de beaux exemples qui m’entourent et m’inspirent au quotidien : mon mari, ma fille, ma mère, mes sœurs et même mon petit chien dont on retrouve le prénom Fripon dans ma première romance !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je crois que l’on est tous des amateurs à chaque fois que l’on couche les premiers mots d’une histoire sur le papier même si l’on en est à sa cinquième romance…

Le seul conseil que je donnerai serait de ne pas se précipiter (dixit la femme qui écrit en 15 jours une romance…) Pour moi, l’écriture est comme un canevas sur lequel il faut broder prudemment si l’on veut un joli rendu. C’est important de se dire que même s’il n’y a qu’une seule personne qui va lire cette romance, il faut absolument qu’elle la trouve aboutie, qu’il n’y ait pas de manque. Je déteste être frustrée par une lecture où il manque quelque chose et où, surtout, la fin est bâclée. Et il faut absolument écouter les critiques constructives. C’est très important de savoir les prendre en compte afin de bonifier encore plus son histoire.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Jane Austen – Virginia Woolf – Alexandre Dumas – Victor Hugo – Et bien entendu, la Comtesse de Ségur qui a bercé toute mon enfance !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La dernière romance de Marie Vareille que j’ai rencontrée lors de sa dédicace sur Paris. Je vous laisse imaginer ce qu’une romancière qui a écrit une romance dont l’héroïne est une romancière raconte à cette occasion à une romancière venue pour sa dédicace…

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, comme je vous le disais plus haut, j’écris actuellement une romance sur Jane Austen. Qui plus est, je prévois l’écriture d’un scripte pour un appel à texte de la maison des scénaristes (prévision novembre 2015 et fil de l’histoire déjà dans mon iPhone…). Il y a également une nouvelle romance sur un appel à texte d’une ME (prévision 2015/2016). Et dernièrement, j’ai eu un très bon contact avec une productrice qui se plonge actuellement dans mes romances afin de voir si l’une d’elles pourrait être adaptée au petit écran…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Non, c’était cette semaine lorsque j’ai publié en autoédition ma romance « Pour que chaque jour compte, il était une fois… ». Celle-ci porte sur l’univers étendu du RMS TITANIC et je crois bien que les histoires d’Amour qui tournent autour de ce nom plaisent énormément. Quelle chance pour moi !

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Je suis sur Twitter et Facebook.

 

http://twitter.com/@LhattieH

http://www.facebook.com/pages/Lhattie-Haniel/303011469822737

 

et il y a plusieurs chroniques de bloggueuses que je poste fréquemment sur ma page « Auteur »

 

https://www.facebook.com/pages/Lhattie-Haniel/303011469822737

 

et sur mes pages « Livres ».

 

https://www.facebook.com/pages/Lady-Rose-et-Miss-Darcy-deux-c%C5%93urs-%C3%A0-prendre/382283985253083

 

https://www.facebook.com/pages/Un-Accord-Incongru/584748538337826

 

https://www.facebook.com/pages/Violet-Templeton-une-lady-chapardeuse/468007450004218

 

https://www.facebook.com/pages/Pour-que-chaque-jour-compte-il-%C3%A9tait-une-fois-RMS-Titanic/772213419508951

 

 

Je vous remercie pour cette interview.

 

Le 12 juillet 2015

Lhattie HANIEL

.Lady Rose & Miss Darcy, deux coeurs à prendre

.

Pour que chaque jour compte, il était une fois

.

LHATTIE HANIEL a eu la gentillesse de nous confier un extrait de UN ACCORD INCONGRU !

Un grand merci à elle. 

 

Un Accord Incongru !

L’Univers Étendu de Miss Dolly Green

 

Copyright © 2015 by Lhattie Haniel

All rights reserved.

 

ISBN 979-10-94782-00-2

 

 

Tu es ma certitude,

Toi que j’aime.

Prologue

 

Mercredi 14 février 1810, Comté du Suffolk, Kentwell Park

  

Dans son énorme propriété située dans la ville de Sudbury, lord Henry Grey, duc de Clarence, se réveillait seul dans sa chambre comme tous les jours depuis ces vingt dernières années.

Alors, comme chaque matin que Dieu faisait, il se leva. Puis, comme chaque matin après ce soir d’hiver où il avait perdu Cecilia, son épouse tant adorée, il se dévisagea dans l’imposant miroir apposé au mur.

— Eh oui, mon ami ! Encore une nouvelle journée à vivre, pour rien ni pour personne, se dit-il en regardant son pâle visage où se reflétaient, en même temps qu’une profonde mélancolie, les années passées, déjà pointées par l’empreinte du doigt qui décompose le corps.

Et cet homme bien né et bien éduqué se retrouvait aujourd’hui tout seul parce que sa tendre Cecilia n’avait pu lui donner de descendance.

Pourtant, ils s’étaient aimés, d’un amour ardent, bien avant leur mariage. Cecilia avait été une cousine éloignée avant d’être son épouse.

Chez les Grey, les épousailles entre cousins étaient d’usage, et lord Grey — 5e duc de Clarence — n’avait pas failli à cette tradition familiale.

Il se détourna alors de son reflet grisonnant et s’en alla tirer sur un épais bandeau de tissu suspendu au mur qui — relié à un long cordage — était muni en son extrémité d’une clochette en argent. Celle-ci, située dans les cuisines, se mit à tinter gracieusement. Alors, George — le valet de pied qui reconnut le tintement de la clochette qui lui avait été attribuée — se vêtit de sa veste, puis s’affaira à grimper les deux étages avant que M. Parker, le majordome, ne le lui en donne l’ordre.

Une autre clochette s’activa et Mme Jennings, l’intendante, ordonna à la bonne de s’assurer d’être prête à monter et à servir dans le petit salon d’été — dans moins de vingt minutes — le petit déjeuner de leur maître.

 

—George ! Ah ! Vous voilà enfin ! s’écria le duc.

—Oui, Vôtre Grâce ! Pardonnez-moi, Vôtre Grâce, lui répondit George, alors qu’il n’avait pas mis plus de deux minutes à grimper les deux étages après avoir été sollicité.

—Aidez-moi à m’habiller ! Je souhaite mettre, aujourd’hui, mon habit gris souris, lui signifia son maître.

—Heu… Pas de sortie prévue dans les jardins, Vôtre Grâce ? demanda George, timidement.

Le valet de pied savait que chaque fois que le duc mettait son costume gris souris, ces fois-là étaient à coup sûr des journées pendant lesquelles il serait encore plus désagréable que les jours où il mettait un costume de promenade.

—Non. Pas aujourd’hui. Je suis d’une humeur maussade et je n’ai point l’envie de sortir au-dehors.

George ne répondit pas à son maître. Il savait également que l’humeur maussade de ce dernier serait la même qu’hier et resterait encore identique fort longtemps. C’était ainsi depuis qu’il était rentré au service de Sa Grâce, il y avait déjà tant d’années. Et il n’y avait donc aucune raison pour que cela change…

Et bien mal pour tous ceux qui côtoyaient le duc, parce que la belle éducation qui lui avait été enseignée dans sa jeunesse s’était totalement dissipée à la mort de sa douce aimée.

Après avoir été rasé de près, lavé, parfumé et habillé de propre, le duc alla prendre seul dans le salon bleu son petit déjeuner, comme chaque matin. Son journal — repassé au fer quelques minutes plus tôt afin d’effacer tous plis qui auraient pu gêner sa lecture — lui apprit une nouvelle des plus consternantes.

—Voilà encore un moyen pour la Couronne de nous déposséder ! s’exclama-t-il pour lui seul, en avalant une gorgée de son thé brûlant.

Le visage rougi, il reposa bruyamment sa tasse sur sa soucoupe tout en maintenant de son autre main, son journal.

—Il n’est pas question de cela ! s’écria-t-il lorsqu’il arriva au bout du paragraphe.

Affligé, il jeta son journal au milieu de la table et se prit la tête entre les mains.

 

Un article — émanant de la Couronne et tout écrit en lettres grasses — annonçait à tous les grands propriétaires terriens, sans tenir compte de leurs titres, qu’ils risquaient de se voir taxer une partie de leurs biens dans la prochaine année et tout le reste après leurs morts. Le seul moyen d’y échapper était d’avoir une descendance masculine, quelle qu’elle soit : enfant, frère, neveu, cousin, oncle ou autres.

 

Ce que le duc n’avait point !

Après quelques minutes de réflexions silencieuses — tout en relevant sa tête rougie de contrariété —, le duc posa ses mains sur le rebord de la table épaisse. Il se releva en renversant bruyamment sa lourde chaise qui fit sursauter le domestique qui était posté derrière lui. Il sortit de la pièce et s’en alla trouver son majordome.

—Monsieur Parker ! s’écria-t-il dans le long corridor.

—Oui, Vôtre Grâce ! s’exclama le majordome en ressortant de la salle à manger dans laquelle il sermonnait la bonne qui avait laissé le feu de la cheminée s’éteindre.

—Faites appeler M. James ! J’ai plusieurs lettres à lui dicter et à faire partir dans l’heure ! lui intima-t-il.

—Heu, Vôtre Grâce, M. James n’est plus des nôtres, lui rappela M. Parker. Il nous a quittés, voilà deux semaines, Vôtre Grâce. Dois-je requérir la présence de M. Peterson, votre nouveau secrétaire, Vôtre Grâce ? lui demanda-t-il.

—Oui ! Oui ! Bien sûr ! Dites-lui de me retrouver dans mon bureau. Immédiatement ! ajouta-t-il sans l’ombre d’une politesse même forcée.

 

Une vingtaine de minutes plus tard, lord Henry marchait de long en large dans son bureau, son secrétaire installé confortablement dans l’énorme fauteuil en cuir qui s’assortissait à tout le mobilier de la pièce.

—La première lettre sera pour mon notaire ! Je veux qu’il m’assure que mes deniers sont bien protégés d’éventuelles taxes nouvelles ! La seconde sera pour cet enquêteur privé situé à la sortie de la ville ! Allons ! Prenez votre papier et votre plume ou bien je dois le faire moi-même ! s’écria le duc après son secrétaire.

Ce dernier — très jeune — venait de remplacer M. James qui avait rendu son dernier souffle, il y avait tout juste, deux semaines.

Oublier que son secrétaire avait rendu l’âme, démontrait à quel point le duc manquait de cœur !

Ou bien, sa mémoire était-elle devenue défaillante ?

C’est avec les mains tremblantes que M. Peterson attrapa maladroitement l’encrier. Celui-ci lui échappa des mains avant de se renverser sur la feuille posée devant lui.

—Nom de Dieu ! jura le duc. Quel empoté vous faites ! Allons ! Prenez une autre feuille ! lui ordonna-t-il en le bousculant légèrement.

Le jeune homme plia en quatre la feuille dégoulinante d’encre et s’en débarrassa en la jetant dans la petite corbeille en osier qui était posée au pied du bureau. Il s’essuya les mains dans son magnifique mouchoir d’un blanc immaculé — dont la dentelle abondante aurait été plus indiquée pour une femme — avant de prendre la plume d’oie qui l’attendait sur le bureau massif. Fin prêt, il remonta ses lunettes rondes qui avaient glissé sur le bout de son nez et commença à transcrire ce que son maître lui dicta.

 

Après plus d’une heure, M. Peterson quitta les appartements du duc avec deux longues lettres en mains dont l’encre, fraîchement déposée sur celles-ci, avait tout juste eu le temps de sécher. Il partit à la recherche de Tom, le garçon de courses, et lui remit les deux plis, en exigeant de ce dernier qu’il aille les remettre rapidement à leurs destinataires.

 

Une heure plus tard, lorsque le détective, M. Hambleton, se retrouva avec la demande du duc de Clarence, il fut surpris. Celui-ci lui demandait de retrouver, coûte que coûte, une personne de sexe féminin appartenant à la branche des Grey. Il mentionnait dans sa lettre qu’il n’avait pas de filiation dont il aurait pu avoir connaissance et tous ceux qu’ils connaissaient étaient déjà six pieds sous terre. Il espérait trouver encore quelqu’un de vivant faisant partie de la lignée des Grey. Ces derniers ne s’unissaient qu’entre eux et il était donc hors de question de changer cela. Après avoir haussé les sourcils, le détective jeta la lettre sur son bureau tout en pensant que cela risquait toutefois de lui prendre plusieurs mois…

 

Quant à son notaire, M. Campbell, il lui répondit aussitôt par missive que tous ses biens risquaient d’être fortement entamés par cette nouvelle loi.

Ce qui plongea le duc dans une colère noire…

 

C’est une vérité dérangeante pour laquelle il me faut vous mettre en garde, jeune dame, et à cela vous dire que si vous donnez votre main sans votre cœur afin d’obtenir des biens ou un titre, vous trouverez le mariage pénible et rempli de déceptions. Et ces alliances finissent rarement dans une relation de congruence ! En outre, être à l’abri d’une infortune ne nourrit pas le cœur et peut même vous faire perdre la raison. Si tant est que vous ne perdiez pas, avant, votre Âme…

NDC

.

 

Chapitre I

 

Samedi 7 avril 1810, Comté de Cumberland

 

—Miss Dolly ! Miss Dolly ! s’écria la jeune Betsy.

—Oui, Betsy, je suis là ! lui répondit la jeune femme, alors qu’elle ressortait du tout petit potager dans lequel elle bêchait la terre.

Dolly fit encore quelques pas et se retrouva face à sa camériste.

—Qu’y a-t-il, Betsy ?

—Oh ! Miss Dolly, il y a une missive pour vous ! Elle provient du comté du Suffolk, m’a indiqué Walter, le nouveau garçon de courses qui me la remise, lui dit-elle en papillonnant des yeux.

Et tout en lui disant ces mots, elle lui tendit la lettre. Dolly la récupéra dans ses mains qui s’étaient mises à trembler légèrement.

Elle recevait peu de lettres, et celles-ci étaient généralement des missives la sommant de payer de vieilles créances dont elle n’était même pas certaine qu’elles avaient été contractées par ses défunts parents. Dolly était figée sur place et fixait le pli qu’elle avait entre ses mains. Sa camériste attendit quelques secondes puis, voyant que sa jeune maîtresse — toujours silencieuse — n’ouvrirait pas son pli devant elle, elle commença à se diriger vers la maison en direction des cuisines.

Dolly l’apostropha et Betsy fit aussitôt un demi-tour sur elle-même, un large sourire trônant sur son rond visage. Dolly proposa à sa soubrette d’aller s’assoir au soleil, sur un banc usé par le temps.

Usé étant faiblement approprié pour décrire celui-ci !

D’ailleurs, tout le domaine du manoir des Marais de Kendal, qui lui appartenait depuis qu’elle avait perdu ses parents, était dans un état bien pis que ça. C’était un bel endroit de verdure qui n’avait plus qu’une valeur sentimentale pour elle, car le petit manoir tombait en ruine aussi bien par ses toitures qui ne retenaient plus les eaux de pluie, que par les murs qui laissaient passer d’affreux courants d’air. Et les moyens de la jeune femme — âgée de vingt ans et ne possédant aucun titre — ne lui permettaient pas d’en faire les réparations nécessaires.

Aussi, lui faudrait-il se rendre à l’évidence : elle devra se résigner, un jour, à vendre son petit domaine et partir vivre en ville. Ce choix deviendrait vital incessamment sous peu et lui ferait renoncer à rester vivre à la campagne. Cependant, elle espérait que celui-ci se présenterait à elle, le plus tard possible…

À moins, bien entendu, qu’elle n’épouse un homme aisé !

Ce qui aurait pu lui arriver, tant elle était belle et dotée d’un naturel rempli de charme. Son corps de jeune fille s’était métamorphosé tardivement et seulement durant sa dix-huitième année pour devenir celui d’une femme dont les rondeurs suggestives lui apportaient l’élégance et la beauté que toutes femmes du monde recherchaient. Et ses longs cheveux noirs tranchaient sur son visage de porcelaine d’une beauté exceptionnelle. Mais c’était surtout son regard vert qui était étonnant. De la couleur d’une opale, il envoutait chaque personne qui avait la chance de plonger son regard dans celui-ci. Néanmoins, comme la jeune femme ne sortait que rarement de son domaine, elle ne risquait pas de croiser quelqu’un.

Et donc, encore moins de se trouver un mari !

Il est vrai qu’elle était solitaire et préférait les longues promenades dans les plaines boisées, où il n’y avait point d’habitation. Là, elle pouvait cueillir dans une parfaite tranquillité des baies sauvages, ainsi que des plantes médicinales pour nourrir ou soigner toute sa maisonnée.

Elle avait été à bonne école avec sa gouvernante de l’époque, qui lui avait enseigné la préparation de médication. Cependant, cette dernière très âgée avait souhaité retourner auprès des siens, avant que se fassent ressentir les dernières heures qui l’emporteraient sur l’autre rive.

Aussi, la domesticité, qui était restée auprès d’elle, était donc Betsy, sa camériste, Becca, la fille des cuisines devenue la cuisinière — cette dernière ayant quitté son service à la mort de sa mère puisque les moyens de Dolly ne lui permettaient pas de régler une solde chaque mois —, ainsi que Tom, le jardinier. Il était tellement éperdument amoureux de Becca, qu’il était resté également au domaine pour être auprès d’elle.

D’ailleurs, lorsque celui-ci ne se trouvait pas dans le jardin, il était tout simplement dans les cuisines…

Tous trois n’avaient donc pas souhaité quitter leur petite maîtresse à la mort de leurs maîtres. Ils avaient préféré rester auprès de Miss Dolly Green, car c’était le seul toit qu’il leur restait à eux aussi.

Cela faisait une compagnie à la jeune femme et les liens qu’ils avaient tissés avec elle étaient plus proches de ceux de l’amitié que ceux d’une maîtresse à ses employés.

 

Ayant pris place sur le banc l’une aux côtés de l’autre, Dolly, tout en souriant faiblement à Betsy, releva ses jupes pour se saisir de sa petite dague. Celle-ci — qu’elle liait chaque matin autour de sa cheville — était un joli petit bijou qui avait appartenu à son défunt père. La lame avait été forgée dans de l’acier clair et le manche, taillé dans un bois exotique, était orné d’une émeraude de chaque côté, sertie dans un mélange d’or et d’acier.

Quelques mois avant qu’une mauvaise fièvre n’emporte sa mère, cette dernière la lui avait offerte en guise de cadeau pour ses vingt ans. Et comme elle s’en servait tous les jours, elle entreprit d’ouvrir avec celle-ci, sa lettre. Elle glissa la pointe de la lame sous le sceau et la cire rouge se brisa en petits morceaux. Elle rangea sa dague dans son petit étui en cuir et entreprit de lire la lettre qui provenait du cabinet d’un enquêteur privé. Ce dernier lui apprit, ou plutôt lui demandait de prouver ses liens avec la famille Grey.

—Alors là ! Quelle demande saugrenue ? La famille Grey ! Je ne sais même pas qui ils sont ! Comme c’est bizarre ! s’exclama Dolly, en caressant ses cheveux que Betsy lui avait tressés en une longue natte, ce matin même.

Puis elle tendit la lettre à sa soubrette qui eut du mal à la déchiffrer, n’ayant jamais eu de précepteur pour lui apprendre à lire.

Dolly, qui grâce à sa mère de descendance aristocratique — bien que la jeune femme n’en ait jamais rien su —, avait reçu quant à elle, une éducation raffinée. Elle savait donc lire, compter, écrire et gérer ses affaires. Et elle s’occupait aujourd’hui de la gestion de la maison avec un sens aigu de l’économie.

Il fut sûr que lorsque l’on a peu, l’on dépense peu…

Dolly récupéra la lettre que Betsy lui tendait avec un regard de désolation. Elle s’empressa alors d’apprendre à sa soubrette le contenu de celle-ci.

À la fin de cette lecture étonnante, les deux jeunes femmes, songeuses, restèrent assises sur le petit banc.

Puis Dolly se releva de celui-ci et Betsy en fit tout autant. Silencieusement, elles se dirigèrent vers la maison.

Betsy salua Dolly et retourna auprès de la cuisinière pour aider cette dernière à préparer le déjeuner et surtout pour lui relater cette étrange lettre.

Quant à Dolly, elle rentra dans ses appartements. Une fois dans sa chambre, elle relut cette surprenante correspondance. Elle était certaine qu’il y avait une erreur de destinataire et décida de ne pas y donner suite. Elle reprit le cours de sa vie, vivant toujours chaque jour dans une grande simplicité.

 

Plus d’un mois se passa avant qu’une deuxième lettre vienne accentuer la demande faite dans la première. L’enquêteur, M. Hambleton, requérait d’elle une réponse en retour à ses questions. En outre, il lui signifiait que sa demande était urgente et ne pouvait souffrir d’un mois de plus.

Ce courrier, d’ailleurs tout écrit sur un ton exigeant, lui faisait savoir que M. Hambleton n’avait trouvé aucune autre personne qu’elle, qui aurait pu faire partie de la branche des Grey. Elle était, a priori, la seule survivante de la lignée du duc, lui avait-il écrit sans aucune autre précision.

À la lecture de ces derniers mots, Dolly ne put s’empêcher de sourire. M. Hambleton lui indiquait, également, que dès qu’il serait certain qu’elle était bien une descendante des Grey, il lui ferait parvenir l’argent nécessaire pour son voyage jusque dans le Suffolk. Cependant, à aucun moment dans sa lettre, il ne lui annonça que lord Henry Grey, duc de Clarence, était encore en vie.

Dolly s’était dit qu’il s’agissait peut-être d’un héritage. Ses moyens frôlant le ras des pâquerettes, elle se mit à songer qu’elle pourrait bien faire prochainement quelques rénovations. Elle ressortit de sa chambre et se rendit dans le grenier.

Si elle avait un lien de parenté avec cette fameuse famille Grey — qu’elle ne connaissait pas et dont le nom ne lui disait toujours absolument rien —, ce n’est que dans le grenier qu’elle trouverait cette filiation.

 

Après deux bonnes heures, qu’elle passa à retourner toute une partie du grenier, Betsy arriva, une tasse de thé entre les mains. Il faut dire que le mois de mai, déjà fort entamé, était exceptionnellement chaud pour l’époque.

—Tenez, Miss Dolly, lui dit-elle.

—Merci, Betsy. Je suis déshydratée ! Ce thé tombe à point ! s’exclama-t-elle en se laissant tomber dans un vieux fauteuil en bois recouvert d’un tissu miteux.

Elle se saisit alors de la tasse de thé que Betsy tenait toujours entre ses mains.

—Que cherchez-vous dans toutes ces vieilleries ? lui demanda cette dernière, tout en secouant sa main devant son visage pour éloigner le petit nuage de poussière que Dolly venait de faire en s’assoyant.

—Le livre des naissances de ma famille, lui répondit-elle en avalant d’une traite son thé qui avait déjà quelque peu refroidi.

Tout en se relevant, elle garda quelques secondes la tasse entre ses mains avant de la reposer délicatement sur sa soucoupe. Elle déposa le tout sur une petite mallette en cuir vieillie par le temps et continua avec Betsy à rechercher l’objet tant convoité.

Il se passa encore une heure lorsque Betsy décida qu’il lui fallait satisfaire un besoin pressant. Elle récupéra au passage la tasse de thé, mais oublia la soucoupe. Alors qu’elle descendait la vieille échelle, Dolly la regarda dévaler les barreaux en bois avant de la voir sauter par-dessus les deux derniers.

Tout en lui souriant, Betsy jeta un regard en l’air à Dolly avant de s’en aller en courant. Dolly l’entendit claquer une porte, ce qui la fit sourire.

En effet, le besoin était plus que pressant !

Dolly, qui avait été distraite par ce petit interlude, retourna à ses recherches. Toutefois, toute patience évaporée, elle fit brusquement un tour sur elle-même.

—Seigneur, aidez-moi, je vous en prie ! pria-t-elle à voix haute, les paumes de ses mains tendues vers le ciel.

Comment ?

Et par quel miracle !

Nul ne saurait vous le dire…

Mais la soucoupe, que Betsy avait omis de prendre lorsqu’elle s’était saisie de la tasse, avait glissé de la petite mallette rectangulaire et s’était ébréchée en tombant sur le plancher.

Dolly écarquilla les yeux avant de se jeter sur la serrure de la mallette qui refusa de s’ouvrir sans sa clé. Tout en se demandant comment elle avait fait pour ne pas voir celle-ci posée à ses pieds, elle attrapa un vieux clou — qu’elle délogea facilement d’une poutre — et l’enfonça dans la serrure en fer forgé.

Après quelques minutes, elle entendit un petit cliquetis.

—Merci, mon Dieu ! s’exclama-t-elle en levant les yeux au ciel.

Avec un large sourire, elle souleva le couvercle et commença à en inspecter le contenu. Elle y trouva une layette de bébé ainsi qu’un hochet — le tout ayant sûrement dû lui appartenir, étant fille unique —, avant de trouver, plus en profondeur, un petit livre vert dont un ruban doré confectionné dans une très belle soie le cachetait. Elle tira de chaque côté de celui-ci afin d’ouvrir le petit livre.

Lorsqu’elle souleva la couverture de celui-ci, les feuilles qui le garnissaient se déplièrent de leur logement, laissant apparaître de magnifiques arbres généalogiques enluminés à l’or fin. L’écriture avait été délicate et appliquée.

Dolly parcourut les feuilles, les unes après les autres et parut plus qu’étonnée en voyant apparaître sur la dernière page, l’arbre généalogique de ses arrière-grands-parents. En le parcourant des yeux, elle y trouva les noms de ses parents avant leur union, puis son nom à elle.

Elle poussa alors un cri de joie.

—Miss Dolly ! Que se passe-t-il ? s’écria Betsy qui escalada l’échelle rapidement lorsqu’elle avait entendu du bruit dans le grenier.

—Oh, Betsy ! ça y est ! J’ai trouvé ce que je cherchais ! s’exclama-t-elle joyeusement en prenant Betsy dans ses bras.

Puis elles se mirent à sautiller sur place, tout en se serrant dans les bras l’une de l’autre, une joie forte envahissant leurs jeunes cœurs.

 

Plus tard dans la soirée et après s’être débarbouillée, Dolly répondit à la missive de M. Hambleton. Un mois plus tard, elle recevait l’argent nécessaire pour se rendre à son cabinet.

Ce soir-là, au cours du dîner, elle annonça à ses trois compères qu’elle prendrait la route toute seule — M. Hambleton ne lui ayant envoyé le nécessaire que pour une personne. Elle les informa également que durant son absence, elle leur confierait les clés du manoir.

Betsy avait versé quelques larmes, mais Dolly l’avait rassurée en lui disant qu’elle reviendrait bientôt et certainement avec assez d’argent pour faire les réparations nécessaires à leur survie.

Puis après le dîner, Dolly se rendit dans sa chambre, l’esprit enthousiaste de l’aventure qui l’attendait. Seulement, au moment de se coucher, elle se mit à songer qu’elle allait se retrouver pour la première fois complètement seule, ce qui l’inquiéta quelque peu.

Peut-être sur le chemin, rencontrerait-elle quelqu’un de son âge avec qui elle pourrait converser pour que son trajet soit des plus agréables ?

Du moins, l’espérait-elle…

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Un Accord Incongru

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Violet Templeton, une lady chapardeuse

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Je remercie sincèrement Lhattie HANIEL d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Jean-Louis RIGUET 13 juillet 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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