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Michel PRADES s’entretient avec Richard Bohringer

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Michel PRADES

Qui nous a fait le plaisir de nous relater

son entretien avec Richard Bohringer

(texte en fin de chronique)

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1/ Qui êtes-vous ?

Michel Prades

Naissance : 6 juin 1954 à Le Puy en Velay

Quel est votre parcours ?

1972 : Bac C

1974 : Niveau B.T.S. Agricole

1975 : Diplôme de berger à Saint Yriex la Perche

1976 : Professeur de zootechnie dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie

1978 : Agriculteur en Limousin

1980 : Fondateur, compositeur et chanteur d’un groupe de Rock Agricole « Gendarmerie Nationale » en Limousin

1981 : Animateur d’une radio régionale « Radio trouble-fête » à Limoges.

1982 : Vice-président de l’association culturelle du Château de Ligoure en Limousin

1983 : Accident de la route au Vigen en Limousin. Hémiplégie & Aphasique

1987 : Membre du Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Aphasiques de France

CD « Jean Langlais & Michel Prades » éditions Groupe des Aphasiques de l’île de France aidée par la Fondation de France

Vidéo du groupe « Gendarmerie Nationale » au château de Ligoure

1989 : CD « Avant-Après » par Gendarmerie Nationale (éditions en Limousin)

1991 : Directeur de publication & rédacteur en chef d’une revue mensuelle de poésie « Libelle » de l’association loi 1901 « Libelle » à Paris

Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle » dont l’objet est la publication de la revue de poésie Libelle. Bernard Rivet et Michel Prades sont les membres fondateurs.

En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent ».

Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui.

Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée.

Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l’écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d’auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue.

Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Chaque mois, mille exemplaires sont expédiés aux abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères.

Libelle est une histoire d’amitié, d’amitiés, un cas d’écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité.

Fiche technique la revue mensuelle de poésie « Libelle »

Dénomination : LIBELLE
Raison sociale : Association loi 1901 « Libelle »
Statut : Association loi 1901 « Libelle »
Adresse : 14, rue du Retrait 

Code postal : 75020
Ville (+ Pays) : Paris – France
Téléphone : 01 43 15 24 29

Email : pradesmi@wanadoo.fr

Site web : www.libelle-mp.fr

Nom du responsable : Prades Michel
Illustration : Cirès-Brigand Michèle
Spécialités / Genres : Poésie, Nouvelle, Chronique,

Bloc-notes & Concours
Fréquence de publication : Mensuel
Prix de vente au numéro : 2 €
Prix Abonnement : 25 €
Prix Abonnement de soutien : 40 €
Tirage : 1000 exemplaires
Date de la première création : Décembre 1990
Éditeur : Association loi 1901 « Libelle »

1992 : CD «Je suis» éditions 3LP/DM Studio

« Voix avec issue » Émission Aléas : magazine de l’imprévisible. Production producteur ou co-producteur France Régions 3 Limoges. Générique réalisateur Marianne Gosset. Participant Michel Prades. Ex-agriculteur et éleveur est devenu chanteur après un grave accident au cours duquel le côté droit de son cerveau a été atteint. Il s’agit en fait du centre du langage, alors qu’il est frappé d’aphasie il chante avec une aisance surprenante. En fait le centre du langage n’est pas le même que le centre de la mélodie.

1993 : CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades. «Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés. Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard. Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

Texte relaté en fin d’interview.

1994 : Clip Vidéo « Vampyr » & Film portrait « Pradou » Réalisation de Patrice Rolet à Paris

2000 : MMMMMMM de Boris Auchour. Installation sonore diffusée dans l’espace public créée pour le Printemps de Cahors Sensitive (16 juin – 2 juillet 2000) avec le soutien de la Caisse des dépôts et consignations. Voix : Michel Prades.

Ton récit Michel est une épreuve mais une grande joie car « la liberté » de la parole, de ta parole domine derrière le texte ou le récit. C’est un langage d’aphasique qui n’est plus aphasique. Il faut continuer les expériences, d’événements car tu progresses toujours ainsi.

Orthophoniste : Philippe Van Eeckout

CD «Hidalgo de Castille» Pradou : Paroles Dom’s  : Chant & guitares Damien: Percussion (éditions en Limousin)

2001 : CD «Les femmes sont comme ça» avec Larry Tomko : chant, musiques, orchestrations & mixages (éditions en Berry)

2003 : Roman «Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

2009 : «Unis vers l’Uni» avec l’animateur Jean-Claude Carton sur ID FM Radio Enghien (98.0 Mhz) invité : Michel Prades : Écrivain, Poète, Chanteur & Aphasique & accompagné de Valérie Bellet & Patrice Rolet

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Agriculteur

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ?

J’écris essentiellement

Quelle est votre autre passion ? 

La poésie

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? 

Comment vous faites-vous connaître ? 

Par mon mensuel de poésie et mon site

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Dans les salons et festivals

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

6/ Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l’âge de 12 ans 

Qu’avez-vous déjà écrit ?

* Un morceau de saucisson, 1974 (autoédité en Normandie)

* La Fournaise avec Fernand Cressent, 1974 (autoédité en Normandie)

* Dégueulis pour une société moins dégueulasse avec Yannick Biot, 1975 (autoédité en Limousin)

* C’est la peine de gueuler,  1975 (autoédité en Limousin)

* Tuerie en Limousin, 1975 (éditions en Longueur)

* L’idée de toi, 1976 (éditions des Bufatières Fantastic Fabulous Folies)

* Etreintes cosmiques, 1976 (éditions du Castor Astral)

* Ma dame de vie, 2003 (éditions Armand Brière)

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

«Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez moi

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

/

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

/

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

De la poésie

12/ Comment écrivez-vous ?

Dans le calme

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans la vie

Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Non

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ?

A partir de mes souvenirs

Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Non

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Vivez d’abord !

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Rimbaud, Hugo

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Aphasie, l’histoire d’un combat de Jacqueline Bano-Souder

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille chaque jour à mon mensuel de poésie Libelle

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le Festival de poésie Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée accueille à Sète du 21 au 29 juillet 2017 plus de cent poètes venus de toutes les Méditerranée.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Site web: www.libelle-mp.fr

Le 3 juillet 2017.

Michel Prades

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Entretien de Michel Prades avec Richard Bohringer

CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades.

«Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés.

Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard.

Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

PRADES Michel :

Je suis né 10 ans après le débarquement : le 6 juin 1954. Enfant, j’ai aimé lire des écrivains de dix-neuvième siècle. Et à 12 ans, j’ai commencé à écrire des strophes et à 15 ans de la prose, à 22 ans pas mal de mes recueils furent diffusés. En 1977, au début de mon installation comme fermier, j’ai arrêté d’écrire des poèmes.

DUCLUZEAU Thierry :

Richard Bohringer, on vous connaît comme comédien et c’est vrai que vous avez un bouquin. Vous chantez aussi et puis vous êtes animateur radio à Kiss FM. J’aimerais avoir l’envie de lire et de dire l’antenne des poèmes de Michel Prades ?

BOHRINGER Richard :

Michel Prades, c’est un beau poète. Sa vie, son témoignage existentiel, pour sa façon d’avoir lutté c’est quelque chose qu’on doit donner aux autres qui se sentent un peu perdus devant leurs propres événements, devant leur propre lassitude. Faire voir qu’il y a des gens qui ont été plus blessés, plus à lutter pour se réinstaller dans leur corps et dans leur âme. Prades, c’est un bon pédagogue, c’est le contraire du prédateur. C’est un homme qui est vertical. Qui aime infiniment la vie ; ses troubles. Qui accepte les jolis oiseaux miraculeux et ainsi que les vieilles corneilles nauséabondes. J’aimerais lire un texte de Michel. Et alors, on va lire L’Ile de Quiberon. Je ne l’ai jamais lu donc on va voir ce qu’il est arrivé.

À te croire si près de moi

Trop de gens ont pensé

Que tu étais insoupçonnable

Mais sur ta paume droite

Des idées noires ont jailli

Et du sang a giclé de ta ligne de vie.

La petite croix sur le pouce

Savez-vous ce que c’est ?

Ne me perdez pas dans le bois

Maman, je vous aime trop pour vous voir disparaître

Entre les feuilles mouillées

D’un arbre qui vous en veut.

Ne me quittez pas puisque vous voulez crier:

C’est que la pluie n’a pas d’effet sur vous.

Je l’ai laissé partir

Le seul enfant au cerceau.

Tranquille je suis.

Ne m’en veuillez pas

A vous garder fidèle

Mais mon cœur a d’autres préoccupations.

Vivez le temps qu’il faille.

Pleurez dans un mouchoir.

Crachez vos langues sales et dépourvues d’intérêt.

Donnez-leur à vos amis.

C’est un remède sensationnel

Contre le mal de penser.

C’est vachement joli. En fait, ça s’appelle l’Ile de Quiberon. Il a eu cette inspiration à l’Ile de Quiberon. L’Ile de Quiberon ses contours ne sont pas clairement dessinés.

MICHEL :

Quand j’avais 14 ans, au Puy-en-Velay, j’écoutais de la musique Pop. À 16 ans mon cousin m’a donné sa guitare sèche. J’ai appris quatre accords : La, Ré, Mi et Sol. Les accords avec des barrés sont trop durs. J’ai mis en musique mes nouveaux poèmes et monté un groupe « The Band with no name ». Le groupe sans nom avec un batteur, deux guitares électriques et ma voix. Le groupe répétait dans la cave du café de ma mère. On s’amusait bien.

RICHARD :

J’aime bien quand il est gai, Michel. Il est souvent gai. Alors, il a des trucs. Ça s’appelle Pour initiés only. Prades il est très corrosif et de temps en temps. Moi-même, j’ai eu du mal à comprendre mais c’est quand je ne comprends pas…

 

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

Je répète.

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

C’est une métaphore.

Les productions céréales

Me laissent et je ne sais

Si ma débilité les satisfait

Les gluco-branlogènes,

Les sidérophylis,

La proxénéto-molécule,

L’acide à minettes,

La maquero-molécule.

Tout aussi marrant.

La soif de savoir,

Le désir d’apprendre

Ou la connerie assumée.

Le sentiment d’être utile,

La vérité au bout du texte,

Les arguments nécessaires,

Les classements à complexes.

POUAH !!!

Vous comprenez que je ne peux qu’avoir de la sympathie pour un oiseau pareil.

MICHEL :

Á 18 ans, après mon bac C, j’en avais marre de mes parents. Alors, je suis parti à Roanne pour préparer un brevet de Technicien Agricole que je n’ai pas réussi mais j’ai continué à écrire des poèmes, des lettres d’amour à Mimi, ma compagne et des chansons. Je me suis trouvé‚ au chômage pendant deux ans. J’ai enseigné dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie. J’ai passé un brevet d’éleveur de moutons près de Limoges. Je l’ai obtenu puis deux ans au chômage. J’ai cherché une ferme et je l’ai trouvée à côté de Limoges. La ferme était en ruine. J’ai tout refait avec ma compagne, Mimi. J’étais fermier. La propriétaire possède quatre  cents hectares, huit fermes dont la mienne et le château. A la ferme, je m’occupais des moutons et Mimi étudiait les Arts Décoratifs à Limoges.

THIERRY :

Richard Bohringer, ça fait longtemps que vous connaissez Michel Prades ?

RICHARD :

En termes rationnels, ça doit faire quelques années. En termes universels, ça doit faire des siècles.

THIERRY :

En fait, vous vous êtes rencontrés sur le tournage d’un de vos films en 1981.

RICHARD :

Encore en termes professionnels, c’est dit. Alors, on s’est rencontré lors d’une aventure avec un jeune homme qui venait de Limoges et qui faisait un court-métrage son premier film et qui s’appelait Jérôme Boivin. C’était un très joli court-métrage qui s’appelait : « Café-plongeoir » que j’ai failli ne pas faire par imbécillité et que Ma Blonde m’a obligé à faire et je lui suis infiniment reconnaissant car c’était l’un des plus beaux films auxquels j’ai participé. J’ai rencontré Michel dans le Limousin qui est une forte belle terre avec beaucoup de vert, avec beaucoup de rivières. Alors voilà, j’ai rencontré ce mec qui faisait un retour à la terre. Il avait une grande lassitude mais une lassitude assez gaie. Il était avec sa nana.

THIERRY :

Et tout de suite, il vous a fait découvrir ses poèmes ?

RICHARD :

Non, non, ce qu’on a découvert c’est la convivialité. Le plaisir de se connaître. A l’époque, je n’étais pas une vedette et notre rapport étaient plus simple et clair. Il n’y avait pas d’embrouilles possibles. Non, non, on s’est simplement connu ; ce qui était déjà un poème. Ça veut dire faire connaissance, s’apprécier et puis la vie a passé. Je suis reparti et je ne pouvais pas rester en Limousin et puis, j’avais envie de leur donner un coup de main et puis je ne savais pas comment faire. Il faisait du poulet avec sa nana. Un jour, j’ai donné une série de concerts à Paris au Forum des Halles et puis je leur ai dit :

– Venez avec des poulets et il y aura des mecs qui vous les achèteront.

Ils sont arrivés tous les deux avec un paquet des poulets dans les paniers, dans les poches. Ma foi, ils ont vendu un peu mais ils n’ont pas vendu mais importe.

MICHEL :

En 1981, les flics sont venus chez moi pour faire une perquisition, à six heures, pensant découvrir un hectare de cannabis. Ils sont venus à cause de la rumeur publique et l’inquiétude de certains notables.

 

POULET-FLIC (Paroles & Musique: Michel Prades)

Perquisition au chaud dans ma maison

Une forêt de képis soudain nous envahit.

Fermez les portes, que personne ne sorte,

Enfilez les gants, mettez-les en rang.

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien une tranche.

C’est l’hécatombe, les feuilles tombent

Dans la fosse « sceptique » les vers psychédéliques
S’envoient en l’air pour tout l’hiver.
Bravo les débiles: on se tiendra tranquille.

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien deux tranches.

 

Me faites pas chier dans ma vie privée.

Flics dans la rue, policiers en rut,
Contravention, légalisation.

Gendarmerie Nationale bonjour le code pénal.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic.

Cela m’a décidé d’appeler mon groupe : « Gendarmerie Nationale ». Il y avait un batteur, une bassiste, deux guitaristes et un saxo et moi qui chantions mes paroles. Nous répétions tous les samedis au Château de Ligoure à côté de ma ferme. Nous faisions des concerts à Limoges, à Châteauroux et à Périgueux. Nous avons enregistré à Venise une cassette dans un studio. C’était un groupe de Rock Agricole.

 

LES FAUX ROCKERS (Paroles & Musique: Christine Desvaux)

Le public serre les fesses,

Les mecs s’mordent les doigts.

Ils n’ont pas mérité ça :

Distribution de boules Quiès.

Car on est pas des vrais rockers.

La bagarre ça nous fait peur.

On est pas des vrais rockers.

Le sang nous fiche mal au cœur.

Le chanteur s’est radiné.
Y’venait d’soigner ses poulets.

Trempé de la tête aux pieds

Il s’est mis à brailler.

On est pas des vrais rockers.

On descend juste du tracteur.

On est pas des vrais rockers.

On y r’tournera tout à l’heure.

Les guitares bonnes pour la casse.

J’vous parle même pas de la basse.

Le batteur a la goutte au nez.

C’est nous les allumés des fins de soirée.

On est pas des vrais rockers.

On joue dans un congélateur.

On est pas des vrais rockers.

Y’a qu’a zieuter notre batteur.

On est pas des vrais rockers.

T’as vraiment l’air d’un plouc.

On est pas des vrais rockers.

Au fait comment va ta sœur.

Et puis c’est l’accident. Un samedi de novembre 1983. Mon tracteur fut percuté par une voiture : 3 mois dans le coma et une hémiplégie droite. Pendant mon coma, ma compagne me faisait écouter la cassette de mon groupe. Je battais le rythme avec la main gauche. Au bout de trois mois, on m’a posé une valve pour décongestionner le cerveau. Je repris conscience. Pendant mes six mois de rééducation à l’hôpital, je regardais la télé et j’écoutais les cassettes de Rock que m’apportaient mes nombreux copains. Quand je suis sorti de l’hôpital en juillet 1984, j’ai réuni mes musiciens pour une répétition. Ils jouaient et moi je ne faisais que « La, La, La » dans le micro.

RICHARD :

Un jour Michel est revenu dans la vie comme ça et il est revenu quelques années plus tard un peu cassé. Il a eu un accident. Son tracteur qui n’avait pas répondu. Il est revenu beaucoup cassé. Avec une espèce exemplaire, complètement gai, complètement ludion, comme une espèce de libellule à qui il serait arrivé un accident de parcours mais ce n’était qu’un accident de parcours et il n’était pas définitif.

Et puis, j’ai recommencé à faire de la radio. Il est venu de temps en temps avec des recueils de poèmes et au fur et à mesure des mots, du temps je me suis aperçu qu’il bossait vachement. Qu’il écrivait beaucoup de trucs, de musique. Qu’il ne se laissait pas du tout entourlouper par son expérience tragique. Par quelque qui aurait pu détruire quelqu’un de moins fort ; quelqu’un de moins structuré ; quelqu’un de moins volontaire alors il a reconstruit son soi-même. Peut-être qu’il n’a pas reconstruit pour la première fois. Je n’ai pas l’impression qu’il a été détruit son soi-même. Au contraire, il est sorti encore plus fort qu’il ne devait l’être. Il a toujours un point de vue sur la vie. Il a toujours eu une idée de ce qu’il ne voulait pas.

MICHEL :

Durant deux ans, j’allais voir trois fois par semaine Jean-Pierre Lissandre, orthophoniste à Limoges. Il me faisait travailler la mélodie, compter, faire des mots-croisés et d’autres exercices. Il m’a pris dans le « coma ». Il me faisait de l’éveil. Articuler les mots et former des phrases. On s’entendait bien. Il appréciait mon « humour »

VAMPYR (Paroles & Musique: Michel Prades)

Je suis le vampire de ces dames.

Je suis l’homme qu’il faut.

J’irais coucher avec vos femmes

Et les saignerai dans votre dos.

Je reconnais que j’ai tous les vices.

Qu’étymologiquement je suis un vicieux.

Que j’ai le sourire de la malice,

Un air sadique au fond des yeux.

Que j’ai pas peur de dire toutes

Les horreurs qui passent chez moi

Et que ceux qui les écoutent

N’en reviennent toujours pas.

Que j’ai les refrains d’un obsédé,

Les leitmotivs d’un pédé

Et j’ai pas peur de vous avouer

Que vous vous êtes tous trompés.

THIERRY :

Il a eu une hémiplégie: paralysie de la moitié du corps et il a été Aphasique. Les gens ne savent pas ce que c’est aphasie.

RICHARD :

Aphasie. Moi non plus, je ne sais pas très bien ce que c’est. Je sais simplement quand je vois mon pote Michel. Lui, dans son cas, aphasique, ça serait presque une qualité. Je ne vois pas ce qui pourrait le déranger. C’est hallucinant.

THIERRY :

A priori, c’est un trouble de la parole.

RICHARD :

En fait, c’est un trouble de la parole qui est un peu plus compliqué pour lui mais qu’on a tous même si on a l’air d’être des impénitents bavards ; pouvoir allonger les mots de cette belle langue l’un derrière l’autre sans trop de difficulté. Lui a pas de difficulté à les mettre l’un après les autres. Il a des difficultés d’élocution. Mais comme il a des mirettes, comme il a le sourire, il a tout le machin. Il s’est fait une panoplie d’enfer pour remplacer la ponctuation ou pour la mettre ou pour prendre des temps. Je souhaite à tout le monde d’avoir la même réaction en face d’un truc qui peut arriver à n’importe qui. C’est assez exemplaire.

MICHEL :

Nous sommes venus à Paris en décembre 1985. J’ai fait connaissance du professeur Jean-Louis Signoret, le neurologue et Philippe Van Eeckhout, l’orthophoniste. Philippe m’a fait travailler à partir d’une de mes passions: le chant. Je le voyais tous les mercredis après-midi à l’hôpital de la Salpetrière. Dominique Obadia, une autre orthophoniste, venait à domicile. Ils m’ont fait parler et dire des textes oralement. J’ai eu envie de composer des nouvelles chansons. Philippe aussi. Par ailleurs, j’écrivais quotidiennement mon journal. J’ai contacté Thierry Desvaux, le guitariste de mon groupe « Gendarmerie Nationale » qui habite aussi Paris. Il est venu me voir avec sa guitare et j’ai repris avec lui mes anciennes et les nouvelles chansons. Thierry est superbe. Il a tout compris.

 

LE BLUES (Paroles: Michel Prades / Musique: Thierry Desvaux & David Mascunan)

Le blues, le blues est venu chez moi.

Il est, il est entré par la porte.

Je lui ai bien tendu le bras

Mais c’est moi qu’il a fallu que je sorte.

J’ai dit, redit à tous mes copains

Que je ferais la grève de la faim.

Mais sûr c’était le blues

Qui m’avait tout bouffé mon pain.

Moi, moi qui avais rangé ma guitare

Depuis, depuis bientôt plusieurs années,

Et c’est lui qui dare-dare

Me l’a ressorti du grenier.

J’ai cru que c’était pour un feu de bois,

Mais le blues était pas venu pour ça

Il m’a mis dans les oreilles

De quoi me chauffer toute l’année.

 

RICHARD :

Prades, j’ai une attirance particulière. Il a fait de la musique. Il a tout travaillé. Il a fait beaucoup de cassettes, beaucoup de textes. Prades, c’est un pamphlétaire. C’est un mec en colère. C’est un anar, peut-être. Que cette fameuse difficulté d’élocution a fait que ça l’arrange bien. Comme ça, de temps en temps, en face des événements, il ferme sa gueule et puis il n’en pense pas moins. Et les gens disent qu’il a des difficultés à parler mais, peut-être, que le renard ça l’arrange bien, à certains moments, d’avoir des difficultés à parler. Et alors pendant ce temps-là il enregistre, il observe. Il n’a pas une grande considération pour les hommes politiques. Il n’a pas une grande considération pour le pouvoir. Alors voilà, il aime bien les gens. Prades, c’est un humain.

MICHEL :

Nous avons fait trois concerts à l’hôpital de la Salpetrière devant quelques orthophonistes et amies. J’ai expliqué au Groupe des Aphasiques d’Ile-de-France mon désir d’enregistrer dans un studio. Ils m’ont écouté et le trésorier m’a donné un chèque de cinq cents francs afin que je le réalise. Nous avons enregistré avec Thierry Desvaux quatre chansons au Studio Campus à Paris.

RICHARD :

C’est un fulgurant. C’est pas un intello. Ma foi, il me paraît avoir une vie, peut-être pas une vie facile, pas à cause de qu’on pourrait appeler un handicap mais à cause du fait que la vie n’est pas facile pas plus pour lui que pour les autres. Mais ça a valeur d’exemple parce qu’il a lutté contre les retombées de l’accident et qu’il est remonté sur ses pattes et ma foi je pense qu’un jour on sera plus nombreux à le connaître.

FEMME (Paroles & Musique: Michel Prades)

Femme qui fume le cigare.

Femme qui porte bien le fard.

Femme qui ne fait pas l’trottoir.

Femme d’eau et dérisoire.

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

Femme qui danse dans le noir.

Femme perdue, femme miroir.

Femme qui cache dans ses tiroirs

Ses amours des nuits, des nuits noires.

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

Femme qui désire encore boire.

Femme qui hurle de désespoir.

Femme qui traîne son cafard.

Femme d’un jour, femme d’un soir.

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

MICHEL :
En 1989, avec mon groupe « Gendarmerie Nationale » nous avons réalisé une cassette regroupant : Poulet-Flic, Les Faux Rockers, Femme, enregistrée à Venise en 1982 et notre dernière production parisienne et limougeaude: Vampyr, Le blues & Je suis.

 

JE SUIS (Paroles: Michel Prades / Musique: Pierre Bianchi)

Je suis en payant, entamé, enfoiré, enfumé, emmerdant,
Entre-deux gémeaux.

Je suis gémeaux.


Je suis laid, lacéré, lâche, là-haut ou là-bas,
Entre-deux labeurs.

Je suis laborieux.

Je suis pragmatique, impraticable, prédécoupé

Préservatif, préservative, entre-deux prés

Je suis PRADES

IL FAUT SE DIRE (Paroles: Michel Prades / Musique: David Mascunan)

Je sens que ces quelques vers ont de l’importance.

Qu’ils ne sont placés là comme des choses inutiles.

Il faut de dire

Qu’une vie,

Faite de poésie,

Et de lumières

S’échappe des sombres

Journées sans vie.

Qu’il faut à la nature

Lui donner de son soi

La laisser pensive,

Attendant avec impatience

Qu’elle hoche la tête
Pour dire, qu’elle a compris.

Je sens que tout ici

A besoin d’être vécu.

Si nous perdons

Ce peu de choses là

Nous n’aurons rien à dire

Mais le corps plein de larmes.

RICHARD :

C’est la morale sur le combat de Michel : ce tracteur mythologique qui un jour l’a broyé. Dans ce texte-là, il y a cet appel total, vertical, horizontal ; derrière l’horizon, le soleil : la vie avant tout. C’est pour ça qu’il va très bien. Il va très bien d’ailleurs.

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Crédit photos Babelio.com

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Je remercie sincèrement Michel PRADES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

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© Jean-Louis RIGUET 08 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Séverine de Possel-Deydier, auteur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Séverine de Possel-Deydier

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Séverine de Possel-Deydier.

Cela fait vingt ans que j’écris en cachette et que je peins en secret, puis la vie, de mère de famille d’une part, professionnelle d’autre part m’a forcée à ranger cela de côté au fond d’un tiroir.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été décoratrice, manager nationale itinérante d’une enseigne de meubles et de décoration. J’ai eu un restaurant avec mon mari, puis je suis tombée malade. Après trois lourdes opérations du dos, j’ai décidé de me remettre à l’écriture et de ressortir mes textes d’il y a quelques années pour les retravailler, passion depuis toujours avec la peinture. Aujourd’hui reconnue handicapée je ne peux plus travailler, alors je souhaite me consacrer entièrement à mes passions et vivre d’elles.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je pratique également la peinture, mon sujet de prédilection restant les fleurs, pour leurs couleurs, leurs senteurs, leur joie et la vie qu’elles renvoient autour d’elles.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Bonjour, j’attends beaucoup de partage, d’amour, de joie, le plaisir de s’apporter la joie et pourquoi pas les conseils d’une certaine expérience, pas toujours malheureuse. Je participe à divers salons où les rencontres sont souvent très enrichissantes mais je vais également à la rencontre du public lors de séances de dédicaces dans les diverses librairies : maisons de la presse, Cultura, et même France Loisirs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai beaucoup de lecteurs qui me posent des questions et me demandent des conseils conjugaux à travers la messagerie privée de la page Facebook que j’ai créée pour tenir à jour mes actualités. Même parfois des parents qui me demandent comment aborder la sexualité et différentes facettes de celle-ci avec leurs ados. Je me suis d’ailleurs posé la question de créer un blog pour que les personnes puissent poser ouvertement les questions…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit, j’avais 6 ans j’écrivais des poèmes, mais la littérature érotique j’ai commencé à 23 ans lorsque j’ai eu mes enfants. J’ai attendu 43 ans pour m’y remettre sérieusement et j’ai publié « Songes sans retour » éditions du Bord du Lot, sorti en juin 2016, « La deuxième vie de Boucle d’Or » publié fin octobre même éditeur (éditeur à compte d’éditeur).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« La Belle du Luxembourg ».

Ce roman traite de la sexualité vue par la jeunesse en mettant en avant la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments d’un jeune homme de 20 ans. C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile une version de ses désirs d’amour, de tendresse, dans un monde où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste, parfois,  floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez Cultura, chez mon éditeur www.bordulot.fr rubrique érotisme et espaces culturels Leclerc. Peut-être commandé dans toutes les librairies puisque référencé sur chapitre.com et Rénov’livres, ainsi qu’Amazon.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Mes ouvrages sont publiés à compte d’éditeur, j’ai eu des propositions de publication à compte d’auteur mais le coup varie entre 1 200 et 4 000 €, en fonction des maisons d’édition. Il s’agit d’une très vaste arnaque qui vise à publier coûte que coûte un ouvrage même s’il n’est pas prêt à l’être (manque de maturité dans son dénouement, manque de fluidité dans l’écriture, problèmes de syntaxe, ou de grammaire, vocabulaire, orthographe), car même s’ils assurent s’occuper des corrections, la plupart des erreurs liées au français (figures de styles ou autres) ne sont jamais corrigées. Par conséquent cela peut donner une mauvaise image du livre et surtout de l’auteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Relire son œuvre depuis la fin pour retrouver plus facilement les fautes, les mots et phrases étant du coup, sorties de leur contexte, et l’histoire que l’on connaît par cœur n’ayant plus de sens on se concentre davantage sur les phrases les mots, répétitions, orthographe, grammaire, conjugaison, concordance des temps…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Du livre érotique ou Romance pour adultes.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’imagine d’abord une histoire comme un film dans ma tête, et là j’ai tous les détails de décors, de lieux, d’environnements, de circonstances. Je vois même quels acteurs peuvent jouer le rôle de tel personnage, où je sais qui peut faire les musiques des téléfilms, je sais également dans quels lieux ils peuvent être tournés. Je sais où commence et où finit mon histoire, et ne déroge jamais de ma ligne de conduite qui doit suivre la logique de mon récit et non s’éparpiller dans des personnages, des lieux ou des descriptions inutiles pour l’intérêt de l’histoire et pour le cheminement des personnages.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages?

Mon inspiration vient de choses que je vois, de circonstances plus ou moins vécues, de fantasmes, de témoignages, de tout ce que je me documente autour de moi et de tous les conseils conjugaux que viennent me demander des lecteurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pas toujours, ils n’existent pas mais sont fortement influencés par des rencontres effectuées à différents moments de ma vie. Mes intriguent se construisent dans ma tête où tout se noue, se dénoue et au bout de quelques heures, parfois quelques jours, je teins mon histoire.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aller au bout de son rêve et lorsque c’est fini, relire, puis relire, puis relire encore, avec un dictionnaire des synonymes, avec un dictionnaire, avec le Bescherelle pour limiter le nombre de fautes (fortement réducteur pour le lecteur).

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Racine, Molière, Jean de La Fontaine, Beaumarchais, Jean Giraudoux, mais aussi Maupassant, Stendhal, Balzac, Zola, Baudelaire, Rimbaud, Victor Hugo, Céline…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Corneille Le Cid, La Neige en deuil Henri Troyat.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les suites des trois premiers puis sur les autres histoires où tous les personnages vont finir par se rencontrer, pour faire vivre ma SAGA !

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Tous les samedis je suis en dédicace dans les Maisons de la Presse, Cultura et France Loisirs… jusque mi-mars, grand salon chapiteau du livre de Saint Cyr -Sur-Loire les 20 et 21 mai.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités littéraires sur Facebook/Séverine De Possel-Deydier Auteure

On peut suivre mon actualité d’artiste peintre sur Facebook/peintureSéverinedePossel-Deydier Artiste peintre.

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Le 8 février 2017

Séverine de Possel-Deydier

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 SONGES SANS RETOUR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

 

Songes sans retour est une histoire mêlant émotions, sentiments, et amour charnel osé, voire très osé… Réalité ou fantasme? L’histoire vous dira tout sur la personnalité complexe et attachante d’Eva. Une histoire bouleversante sur la force des sentiments qui soulève la question de savoir jusqu’où sommes-nous prêts à aller par Amour ou pour plaire à l’autre?
Se fourvoyer n’est jamais sans conséquences…
Ce n’est pas Eva qui vous dira le contraire!
Il s’agit d’un roman court, efficace et facile à lire, que sauront apprécier autant les hommes que les femmes.
Vous reconnaîtrez-vous au travers de ces situations et de leurs personnages, dans votre réalité comme dans vos songes?

Depuis 20 ans, Séverine de Possel-Deydier partage ses passions entre écriture de romans érotiques et peinture, dans l’ombre d’une ascendance d’écrivain et de peintre. Après des moments difficiles et une santé fragile elle trouve dans l’écriture l’apaisement nécessaire;lui permettant d’exprimer son Amour pour la vie, l’Écriture et l’Art.

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LA DEUXIÈME VIE DE BOUCLE D’OR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

La Deuxième vie de Boucle d’Or, est le deuxième roman de Séverine de Possel-Deydier. Ce conte moderne, pimenté de scènes érotiques, relance le débat de l’Amour à tout âge et le regard porté sur les couples à forte différence d’âge. Peut-on porter le même Amour à 15 ou à 50 ans et comment définir la limite entre la permission et la perversion ? Anaïs arrive aux urgences suite à un terrible accident de scooter. Cette adolescente à la fois absente et omniprésente, va bouleverser les codes et amener Pierre, son chirurgien à se poser de troublantes questions : qui est le plus pervers ? Son meilleur ami qui couche avec sa femme dans son dos depuis plusieurs années, ou le sauveur fou d’Amour qui fantasme sur sa protégée ?

 

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LA BELLE DU LUXEMBOURG

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

Après « Songes sans retour » et « La deuxième vie de Boucle d’Or ;», Séverine de Possel-Deydier a souhaité traiter la sexualité depuis un autre point de vue : celui de la jeunesse. « La Belle du Luxembourg» nous présente la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments, d’un jeune homme de 20 ans.
C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un jeune étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile ses désirs d’Amour, de tendresse, dans un monde et un contexte où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste parfois floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

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Je remercie sincèrement Séverine de Possel-Deydier d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

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© Jean-Louis RIGUET 10 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

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JL à l’écoute de … Nicolae Grigore Marasanu, poète roumain

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nicolae Grigore Marasanu

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis écrivain roumain.

Mon prénom est Nicolae et mon nom de famille est Grigore. J’ai choisi d’ajouter à ce nom un cognomen -Marasanu – qui m’individualise et qui me représente, indiquant l’appartenance à un endroit – Marasu -, le nom de ma localité de naissance. C’est une localité située dans les anciens marais de Braila, ultérieurement desséchés, endigués et transformés en île, où à présent on fait de l’agriculture à grande échelle et avec succès.

Mon parcours a été inhabituel en quelque sorte. Né dans une contrée paradisiaque, avec des eaux remplies d’oiseaux et de poissons, avec des zones de terre sèche et de forêts où pullulaient les animaux de chasse, j’ai dû me prémunir d’armes pour faire face aux gués que présentait cet Éden terrestre. J’ai dû m’initier dans les spécificités du lieu : apprendre à nager très tôt, pour ne pas me noyer au premier contact avec le grand fleuve – Danube- et avec les marais et les canaux pleins non seulement d’eaux, mais aussi d’herbes qui enrouleraient le corps comme un filet de la mort en l’attrapant vers la noyade. J’ai dû également apprendre à traverser le fleuve en marchant sur la glace et en faisant très attention aux blocs de glace, me défendre contre les sangliers ou les loups, etc. Apprendre à survivre dans un pareil endroit a constitué pour moi la première et la plus grande des Universités, laquelle m’a beaucoup aidé dans mon parcours : premières années d’école dans ma localité de naissance, lycée à Galatzi, faculté de droit à l’Université Alexandre Ioan Cuza à Iasi, études postuniversitaires pendant 3 ans à L’Université de Bucarest, Faculté des Sciences Politiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire à 13 ans. À 17 ans j’ai débuté dans le journalisme, avec un article dans une gazette centrale. Pendant mes vacances d’élève et d’étudiant je travaillais pour ramasser de l’argent afin de pouvoir continuer mes études jusqu’à la fin des cours universitaires, date à laquelle j’ai obtenu un poste dans la rédaction d’un journal central. Je faisais du journalisme déjà pendant mes années de faculté et j’ai travaillé dans cette branche 20 ans au total. Durant cette période, j’ai écrit également 25 livres de poésies, prose, essais, articles de presse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Ma deuxième passion, après la poésie, fut la photographie. J’ai eu mon premier appareil photo quand je me trouvais encore sur le territoire des anciennes lagunes, les marais. C’était un appareil russe, Liubitel, pour lequel j’ai payé tout ce que j’avais gagné de mon travail pendant mes vacances d’été. Je m’en souviens avec nostalgie maintenant. J’aimais prendre en photo les beautés fascinantes de l’espace dans lequel je vivais. Plus tard, ce fut la photographie de presse qui prit la relève, puisqu’elle était une prévue incontestable dans les enquêtes socio- juridiques, les interviews, les reportages et les photoreportages.

 

J’aime aussi l’histoire, j’ai réalisé maints reportages sur les chantiers archéologiques de la Roumanie, des enquêtes, des tables rondes, des interviews avec des historiens, etc. J’ai même écrit un livre sur certaines découvertes historiques, Pumnalul lui Brutus, Éd. Tipo Moldova, 2015 (Le poignard de Brutus), lesquelles m’ont initié dans la science de l’histoire.

À présent je me passionne pour une théorie philosophique traitant de l’espace deltaïque (du delta).

La Roumanie contient, entre ses frontières, trois variations de l’espace :

– L’espace de la Mioritza (de la montagne), identifié par le penseur-philosophe roumain Lucian Blaga, selon la terminologie duquel on peut équivaloir cet « espace-matrice » à « l’horizon haut, rythmique et indéfini formé de collines et de vallées » qui suit les aléas de la vie de l’homme. (cf. Lucian Blaga, « Spatiul mioritic » dansTrilogia culturii, Bucarest, Editura pentru Literatura Universala, 1969, p. 123-124).

– L’espace du Baragan (de la plaine), dont le théoricien a été le penseur Vasile Băncila.

– L’espace des marais et du Delta du Danube, dont la problématique n’a été qu’esquissée et non pas traitée entièrement dans toute sa splendeur. Puisque je suis né et j’ai vécu dans cet espace, j’ai osé me vouer à une telle épreuve et c’est à cela que je peine maintenant.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre?

Les attentes sont les mêmes depuis toujours : tout écrivain s’attend à être lu et surtout compris, décrypté par un public toujours plus nombreux et surtout avisé. Avisé, car la poésie, comme espèce littéraire, a beaucoup évolué dans sa forme aussi bien que dans son fond. Cela comporte deux aspects à double tranchant : a) la poésie commence à s’éloigner du large public, de perception moyenne et tend à s’adresser à un public de plus en plus avisé, voir à des élites. Par conséquent, elle perd une partie considérable de son public potentiel, ce qui est visible dans la consommation du livre de poésie. b) en même temps la poésie et la littérature en général ont un rôle formatif, elles étaient censées diriger le public vers d’autres horizons de compréhension, de l’éduquer, de l’initier afin de pouvoir décrypter et de comprendre le stade actuel de développement de la poésie.

Je promeus mes livres par le biais des récitals publics, des lancements de livres, des participations à des foires aux livres, des débats sur divers thèmes poétiques, des publications dans des revues littéraires, des chroniques et des recensements de livres, des interviews, etc. Tout en éprouvant le besoin aigu d’être connu des lecteurs, j’ai mis en œuvre et j’ai dirigé à Brăila pendant 10 ans le cénacle de L’union des Écrivains de la Roumanie, une véritable école d’initiation des jeunes écrivains dans les secrets du métier, cénacle a visée plus étendue, puisque pouvait y participer un public plus large, qui avait le droit d’intervenir dans les débats concernant la poésie. Je me suis trouvé également dans le staff d’un autre cénacle, Literatorul, ayant fonctionné à Bucarest, dans l’immeuble de la Bibliothèque Métropolitaine. Aux côtés de deux autres collègues et amis écrivains on a franchi les frontières de la langue roumaine par l’initiation du Festival des Poètes des Balkans, lequel a connu jusqu’à présent dix éditions. À chaque édition on a invité des poètes provenant de 10 pays balkaniques et on a primé les meilleurs d’entre eux. On a établi beaucoup de collaborations et on a traduit et imprimé bon nombre de poésies de chaque poète participant. Une réciprocité s’est établie, puisque ça nous a aidés à imprimer nos volumes traduits dans leur pays d’origine : Macédoine, Albanie, Bulgarie, Serbie, etc. On a commencé, donc, à interagir au-delà de nos frontières linguistiques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai déjà répondu en quelque sorte à cette question. Je vais vous parler, en échange, de la plus efficace modalité de dialogue du poète avec ses lecteurs, dialogue en ligne, permanent, qui dure depuis déjà quelques années. Cela constitue une expérience personnelle et une véritable aventure lyrique : le Facebook. J’ai transformé cette forme de socialisation en un instrument de dialogue à l’intérieur de la poésie et sur la poésie. Initialement, j’ai testé le marché : un certain jeudi, j’ai publié sur ma page Facebook un poème. Quelques lecteurs l’ont lu et j’ai reçu 15-20 ‘j’aime’. Après une semaine, toujours un jeudi, j’ai publié un autre poème et le nombre de lecteurs a doublé, au bout d’une autre semaine a triplé et ainsi de suite. J’ai nommé cette rubrique « le poème du jeudi » et je l’ai rendue permanente. Les lecteurs, timides au début, ont acquis du courage, ont émis des opinions concernant le poème et mon aventure lyrique leur a beaucoup plu. Une lectrice serbe de Novi Sad a traduit un de mes poèmes en serbe, suivie de près par d’autres lecteurs/lectrices qui ont traduit mes poèmes en français, anglais, espagnol, bulgare, albanais, macédonien, hongrois. D’un coup, mes poèmes ont commencé à parler en plusieurs langues. Et le nombre des lecteurs et d’amis a augmenté de plus en plus, car aux lecteurs roumains se sont joints les lecteurs parlant la langue dans laquelle était traduit le poème. Suite à une telle expérience, un livre inédit a vu le jour, portant le même nom ’Le poème du jeudi’.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis mes 13 ans ; mais le début s’est produit plus tard, en 1960, dans la revue littéraire Tomis. Le début en volume a vu le jour en 1973, avec le recueil de poésies intitulé Insula (L’île), volume bien accueilli par la critique littéraire. À 17 ans – je l’ai déjà dit – j’ai fait mon début dans la presse avec un article critique publié dans une gazette centrale.

Jusqu’à présent on m’a fait imprimer 25 livres : poésie, prose, essais, articles de journaux. J’en ai encore qui attendent d’être imprimés et publiés. Pour l’information de vos lecteurs, dans l’attachement je joins le titre de mes volumes publiés. En tant qu’homme du droit – avocat- j’aime présenter des preuves à l’appui de mes affirmations.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce n’est pas le dernier, mais je voudrais parler d’un livre de poésies ‘’ Parfumul de frezie auree – Recviem pentru frumoasele sinucise’’, (Le parfum de fraesia dorée- Requiem pour les belles suicidées) paru aux Éditions Grai şi Suflet-Cultura Nationalla, 2015, Bucarest, et traduit récemment en français par une excellente traductrice, qui s’appelle Élena Avasilencei. Très bientôt le volume sera imprimé en variante bilingue.

C’est un défi à un débat sur le suicide, par l’entremise des outils de la poésie ; phénomène de plus en plus fréquent dans davantage de pays et d’espaces culturels et qui met à nu une grave maladie des systèmes sociaux.

Dans ce cas, la poésie assume le rôle de l’alcyon, de la mouette : tout comme la mouette laboure pour l’hygiénisation de la mer, de même la poésie se propose d’œuvrer pour la guérison des systèmes sociaux malades des six maladies du Soi contemporain : catholyte, todéthite, chordite, achorétie, atodéthie, acatholie, selon la dénomination donnée par un important philosophe roumain, Constantin Noica.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

D’habitude, sinon directement dans les librairies, alors assurément chez les éditeurs et sur Internet, ce dernier se prouvant être un moyen efficace de diffusion du livre.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

La publication d’un livre de poésie, difficilement vendable, sur les comptes des éditions, est devenue une sorte de rara avis (chose rare) du moins en Roumanie. Si cela arrive, quand même, il y a deux explications : soit une amitié durable entre les deux participants au rapport imprimerie/ publication – poète versus éditeur – soit les éditions reçoivent une sponsorisation d’ailleurs.

L’imprimerie à compte participatif est rarement usée dans notre espace culturel pour les mêmes considérations.

L’impression à compte d’auteur devient ainsi la plus rencontrée dans notre espace culturel : pas nécessairement sur les dépenses de l’auteur, mais par l’entremise d’une sponsorisation que l’auteur reçoit de la part d’une société économique, d’un philanthrope ou d’un ami plus aisé. Les éditions exigent qu’on leur assure l’impression du livre. Peu leur importe le pourquoi et le comment.

En ce qui me concerne je fais imprimer mes livres soit sur le compte des éditions, auxquelles j’achète quelques exemplaires ; soit, en partie, sur des sponsorisations. Dans ce dernier cas, en échange, les tirages sont assez réduits, jusqu’à 500 exemplaires, tout au plus.

En ce qui concerne l’impression et la publication du livre numérique, bien qu’elles puissent gagner du terrain dans le futur, ce ne sera pas mon option à moi.

Un livre sur support de papier c’est un objet beaucoup plus commode, mieux transportable dans le temps et dans l’espace, tandis que la lecture d’un livre sur support numérique est plus compliquée, car on a besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. Ces derniers allègent, c’est vrai, le travail de rédaction, mais il est plus difficile de lire des livres numériques à la plage, en train, en avion ou sur la chaise-longue de la terrasse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Défense de faire de la politique ! Ceci fut le conseil que j’ai reçu de mon père, Bunea Grigore Chiriţă, pêcheur provenant des anciens marais de Braila. Il me disait, en argot, que la politique était ‘’la plus perverse putain « . Je demande pardon aux lecteurs pour ces propos ! J’ai suivi ce conseil avant aussi bien qu’après le changement du régime en Roumanie, en 1989, depuis que la politique est devenue le plus abject ‘métier’de pillage et d’enrichissement d’un seul coup. Mais aussi d’épaississement des rangs des personnes en uniforme de prison, si nombreuses que les prisons en débordent.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Poésies, essais, récits. Depuis peu je suis totalement captivé par la théorie de l’Espace Deltaïque du double miroitement : une sorte d’espace – spirale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À présent, après une longue expérience, j’écris directement sur le clavier.

C’est une expérience que j’ai acquise durant mon  travail dans la presse : dans la rédaction de la revue Flacara (La flamme), la meilleure et la plus lue dans son temps, il y avait environ 20 rédacteurs et peu de dactylographes. Nous attendions l’un après l’autre pour voir enfin dactylographiés nos articles qui allaient paraître dans la revue et, vu le nombre réduit de dactylographes, la conséquence était le retardement de l’apparition de la revue. À un moment donné, le rédacteur en chef, hissé Sénateur dans le Parlement de la Roumanie, a ordonné la mise à la porte des dactylographes et l’augmentation du nombre des machines à écrire. Aussi avons- nous été obligés de dactylographier nous-mêmes nos articles et en un peu de temps  de devenir experts en dactylographie. C’était le troisième alphabet que j’apprenais : l’alphabet roumain, l’alphabet Morse- pendant mon service militaire – et enfin l’alphabet du clavier de la machine à écrire.

Si vous me demandiez quand j’écris, je vous répondrais : pendant la nuit, entre 21 h et 2 h du matin, quand autour de moi la nature semble dormir, les gens dorment et uniquement moi et mon ordinateur « clavardons ». Alors là, seul, je me sens béni d’une paix semblable à celle d’avant la Création et je ressens le silence s’immerger en moi, tout en me considérant le maître de l’Univers.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration trouve sa source dans les idées fécondes. Dans mon vécu. Quand je m’inspire du vécu des autres, j’assume leurs actions comme si c’étaient les miennes et je les transfigure. Je suis conscient que la poésie a besoin d’un apport significatif, sinon total, du vécu, n’importe le temps dans lequel elle est écrite et quelles que soient ses moyens d’expression. D’expérience de vie. Sinon, elle devient stérile.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Dans la poésie, les intrigues arrivent d’elles-mêmes et frappent à ta porte.

Quant aux romans, n’en ayant pas écrit un jusqu’à présent, je ne peux pas m’en prononcer. Je crois, néanmoins, que dans les romans les personnages sont ébauchés, initialement et ensuite déployés avec plus de difficultés, car ils doivent être tempérés et non pas laissés pour comptes, afin d’éluder le risque de les voir s’entre-tuer ou de devenir des golems. (Êtres ayant des formes humaines, construits de pierre et d’argile et ravivés par leur créateur pour pouvoir les contrôler).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De ne pas rester amateurs. S’ils se considèrent capables et s’ils ont réellement quelque chose à dire, je leur conseille de s’assumer la croix de l’art de l’écriture, laquelle n’est pas une bagatelle, mais un mode de survie. S’ils ne peuvent pas s’auto-dépasser, qu’ils renoncent ! L’amateurisme, dans l’art, est empoisonnant, généralement.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ceux qui vivent dans des espaces marins, aquatiques, deltaïques, tout comme les miens. Parmi eux, je préfère les Italiens Eugenio Montale, Salvatore Quasimodo, Giuseppe Ungaretti, les Grecs Georgios Seferis et Odysseas Elitis, les Anglais T.S.Eliot şi Dylan Thomas, Ezra Pound, Edgar Allan Poe, les Français Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Rimbaud, dont les œuvres ont été traduites en Roumanie, mais également Saint John Perses avec son alléchante syntaxe orageuse, ensuite quelques poètes formés à l’école française, comme le Pérouvien Cesare Valeho, les Allemands Friedrich Holderlin, Georg Trakl, Rainer Maria Rilke et la liste pourrait continuer.

On pourrait – à tort – croire que certains de ces illustres poètes soient devenus désuets. Rien de plus faux, car ces sons fondamentaux de la poésie universelle n’ont jamais ciblé une mode quelconque dans leur existence poétique, mais ils ont ouvert la voie vers un transcendant salutaire, transformant la poésie en bouée de sauvetage pour certains mondes qui semblent perdre le Soi.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

À présent je lis des livres de philosophie roumaine et étrangère: puisque je peine, je vous l’ai déjà dit, à une théorie sur l’espace – matrice des eaux – et pour cela j’ai besoin de lectures diverses, de documentations, de renseignements convergents. Je lis plusieurs livres à la fois, c’est ma coutume.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les voici: Un recueil de ballades, intitulé Comedia Valaha  (‘La comédie valaque’), 450 pages, prêtes à être envoyées aux éditions ; un recueil d’interviews Din Labirintul rostirii (Du labyrinth du verbe) ; un livre d’essais Nostalgia izbavirii (La Nostalgie de la rédemption) ; un livre de mémoires, Izma sălbatică (La menthe sauvage), traitant de mon amitié avec un grand prosateur roumain, Fănuş Neagu) ; un livre de prose, Puiul Vidrei (Le bébé de la loutre) autobiographique, achevé, une sorte de manuel de survie pour les enfants qui vivent dans les anciens marais de Braila, mon lieu de naissance d’où je viens juste de rentrer maintenant avec une grande joie : les autorités ont baptisé mon ancienne école où j’ai appris à lire et à écrire avec mon nom : Şcoala gimnazială Nicolae Grigore Mărăşanu. (Collège Nicolae Grigore Marasanu). Je travaille également à un livre d’histoire sur la Grande Union de tous les Roumains à Alba Iulia, 1918. Et c’est  tout, pour le moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participerai au festival Euro Poésia, deuxième édition, 2017. L’année dernière, à la première édition, j’ai obtenu le trophée du festival, aux côtés de cinq poètes français : Guy Allix, Jacky Essirard, Yves Jouan, Hughes Labrusse şi Jean Portante.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Généralement dans la presse littéraire, à la télévision, aux lancements des livres et rencontres avec les lecteurs, aux festivals de poésie dans le pays et à l’étranger, dans les cénacles littéraires et débats et depuis quelques années sur Facebook, ou chaque jeudi, suite à la parution du Poème du jeudi, j’entretiens un vif dialogue avec mes lecteurs de poésie.

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Le 19 janvier 2017

Nicolae Grigore Marasanu

 

Cette interview a été traduite du roumain par Elena Avasilencei.

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Traductrice : Elena Avasilencei

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Qui suis-je ?

Je m’appelle Elena Avasilencei et je suis née le 3 octobre 1956 dans une localité comportant 3 770 habitants, Isalnita, située dans le sud de la Roumanie.

 

J’ai fait des études humanistes au Lycée Fratii Buzesti de Craiova, le meilleur lycée du pays selon les statistiques, compte tenu des résultats des élèves à l’admission au lycée et ensuite à l’entrée aux facultés, et j’ai enchaîné avec des études philologiques à la Faculté des Lettres, avec double spécialité, français et roumain, à l’Université de Craiova.

À la fin de mes études j’ai été nommée enseignante titulaire par répartition gouvernementale dans une localité située à la frontière avec la Bulgarie, à 100 km de Craiova, laquelle s’appelait Orlea (l’homophone de votre Orléans) où je suis restée 7 ans.

À partir de 1986, après mon mariage, j’ai fait le saut directement dans la capitale de la Roumanie, à Bucarest, où j’ai travaillé pendant 13 ans à la Bibliothèque Centrale Universitaire de l’Institut Polytechnique. À partir de 2003, je suis rentrée dans l’enseignement comme professeur de FLE (française langue étrangère), exerçant mon métier dans deux lycées d’État et un particulier, jusqu’en 2009.

J’ai passé tous les examens professionnels, jusqu’à l’obtention du grade suprême dans l’enseignement pré-universitaire. J’ai suivi également un stage de formation continue en France, à l’Institut de Langues de Rennes, durant l’été 2005 et j’ai poursuivi en 2006-2007 un master en linguistique française théorique et appliquée, clôturé par une dissertation sur Pierre Loti.

Je suis également traductrice assermentée auprès du Ministère de la Justice de Roumanie et en tant que telle j’ai accompagné mon mari en Tunisie entre 2009-2015.

J’ai deux grands enfants (de 30 et 28 ans) Ioan Lucian et Marie Francine, tous les deux travaillant dans des compagnies internationales connues (Eriksson et Hewlett Packard).

Depuis l’an dernier, je suis à la retraite anticipée et je passe mon temps agréablement, en m’occupant à présent de traductions littéraires.

Après ma retraite, je suis rentrée dans mon village natal pour jouir des bienfaits de la nature, de la vie paisible, des lectures à mon gré et pour enfin retrouver le Paradis perdu, le berceau de mon enfance.

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Biobibliographie

Nicolaé Grigor


Livres parus :
Poésie : L’îlot, Editions Albatros, 1973;
Le bateau en phosphore, Editions Eminescu, 1976;
L’ombre du fleuve, Editions Eminescu 1979;
Enisala, Albatros, 1980;
 La distance entre moi et un lièvre, Editions Eminescu, 1979;
Caprices pour les quatre vents, Editions Eminescu, 1986;
Anges et banjos, Editions Eminescu, 1998;
Le mardi du canon, Editions Eminescu 2001;
L’âme se chante elle-même, Editions Decebal, 2002;
Les Impaires (sonnets), Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, Collection Hypérion, 2007;
Les mécanismes du mouvement, Editions Vinea, 2012.

Anthologies :
Le Léviathan, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2004, avec un cycle inédit Les Extases, La Balkanique (poètes roumains et serbes), Ex Libris, 2007, Poèmes déchainés, Grai şi Suflet – Cultura Naţională 2009, avec un cycle inédit des Poèmes d’Hissarlik, La Bête Impaire, collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2011, ayant deux cycles inédits : Les voix des cendres et Requiem pour le soi suicidé.

Traductions :
La Bête impaire/ The Odd Beast, traduit en anglais par Petre Imandi, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2008 ; Zvucot na zborot/ Le son du mot, la version en macédonien par Dimo Domcev, Editions Arka, Skopye, 2009, Oda na Slaveiot / Ode au Rossignol, version en macédonien par Dina Cuvata, Matitza Makedonska, Skopie, 2009, Le triomphe de l’inocence/Triumfi i pafajësisë, version albanaise par Baki Ymeri, avec une préface de Luan Topciu, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2011.

Autres traductions (parutions en anthologies et diverses magazines) :
en indien par George Anca,
en hongrois par Marki Zoltan şi Balazs F. Attila,
en albanais, par Baki Ymeri şi Luan Topciu, en bulgare par Mihaela Deşliu et  Anastasia Andriev,
en serbe par Radmila Turukalo Sovtic et Lucian Marina,
en anglais par Narcisa Grigore,
en français par Elena Avasilencei  et Roxana Armeanu,
en macédonien par Dimo Dimcev.

Essais et articles : La bouée, Editions Sport-Turism, 1985; Porquoi l’Impaire, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2007, Le transphère de lâme et la rédemption par la poésie, dans Mărturisire de credinţă literară, Editions Carpathia Press, 2006, L’éternelle branche d’or, en Paroles pour les Descendents Editions Carpathia Press, 2007, Le parfum entre les deux temples, Collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2013; La Séduction de l’impaire, dans Les Impaires, Editions Istros du Musée Carles I, Brăila, 2013 et Le parfum de fraesia dorée, éditions Grai si suflet, Bucarest, 2015.

Prix et diplômes (sélection) :
Prix National des Journalistes de Roumanie, 1987; le Prix du Festival National de poésie “Grigore Hagiu” et de la revue Porto-Franco, 2003; le Prix du Ministère de la Culture, le Prix de la Fondation et de la revue culturelle Antares, 2004; Diplôme et Médaille d’Argent de l’Ordre des Chevaliers Danubiens, en grade de Chevalier des Lettres, 2004; Le Prix d’Excellence pour Opera Omia et pour avoir introduit dans la poésie roumaine l’univers du Danube, offert par l’Association Roumanie du Patrimoine, 2006; le Prix International Balcanica , du Festival des Poètes des Balkans, 2007; le Prix du Festival international Duiliu Zamfirescu, 2007; le Prix International l’Etoile du Ciel offert par l’Encyclopédie WHO’S WHO et le Registre International des Etoiles, Suisse, 2007, (Suite de ce prix, l’étoile Hercules se renomme d’après le poète roumain), le Prix de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains Roumains, 2010, pour le volume Poèmes déchainés; Diplôme d’Honneur de l’Union des Ecrivains Roumains, l’Association des Ecrivains de Bucarest, pour l’exceptionnelle activité littéraire 2010; le Prix National Grigore Vieru, pour le volume La Bête Impaire, Collection Opera Omnia, offert par l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie, 2012; le Prix Constant Tonegaru, pour le même volume de La Bête Impaire, offert par la Société des Ecrivains C. Negri et la revue Porto Franco, 2012; le Diplôme d’Excellence et le Prix Opera Omnia de la part de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains 2012; Diplôme d’excellence de la Mairie de la ville de Brăila, 2012; le Prix et le Diplôme d’Honneur de Ministère de la Culture et de la Direction de la Culture de la Contrée de Brăila, 2014, pour les volumes Les mécanismes du mouvement et Le parfum d’entre les deux temples; Diplôme d’Honneur, « Pour la parution constante dans la presse culturelle française et la promotion de la littérature française et francophone en Roumanie », de la part de l’Association Rencontres Européennes-Europoésie, Paris, le 26 septembre 2014, accordé par le Président Joël Conte.

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.Je remercie sincèrement Nicolae Grigore Marasanu d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses et à Elena Avasilencei d’avoir fait la traduction.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 21 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Christine Deviers Joncour

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christine Deviers Joncour

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Christine Deviers Joncour.  Mon parcours ??

Mes déboires judiciaires, pour avoir servi de fusible dans une retentissante affaire de corruption politique au plus haut niveau ont suffisamment démoli ma vie et celle de ma famille pour que je tente de ne plus en parler.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais avant tout une mère de famille attentive et je m’occupais d’art et  de communication.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai la passion de l’écriture depuis mon plus jeune âge. Mon père artiste peintre m’enseigna le dessin et la peinture.  J’ai illustré d’une trentaine de dessins couleurs, un de mes derniers livres : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE. J’écris des paroles de chanson et je chante aussi. (sourires).

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Ayant été flouée de mes droits d’auteur de trois de mes derniers livres publiés, j’ai renoncé définitivement à être éditée. De ce fait je ne suis plus invitée sur les salons de livres. Je me sers d’internet pour aller vers mes lecteurs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai participé à de nombreuses lectures récemment à Paris, mais aujourd’hui je vis entre l’Aquitaine et la Scandinavie. Un peu compliqué !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit. Neuf livres publiés :

LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE/ Ennead Publishing/ 2015 

LA CITÉ D’AIRAIN /  Ennead Publishing / à paraitre

CES MESSIEURS D’EN HAUT / JC Gawsewitch/ 2012

NUITS BLANCHES / JM LAFFONT /2008

LES AMANTS MAUDITS DE LA RÉPUBLIQUE  / JM Laffont /2006

CORRUPTION UNE AFFAIRE D’ÉTAT  / Le Rocher/2005

TOI MASCULIN MON FÉMININ / Le Rocher/2003

TRIO  / Pauvert Fayard/2001

OPERATION BRAVO / Plon/2000

RELATION PUBLIQUE  / Fayard/1999

LA PUTAIN DE LA RÉPUBLIQUE  Calman Levy/1998

Je fus médiatisée à travers cette affaire d’état des Frégates de Taiwan et pour me défendre j’ai écrit plusieurs essais.

Mais ce n’est pas ma vie. Je préfère m’évader en écrivant des romans fiction. Le problème en France est que je suis estampillée corruption politique (rires). Difficile de s’en sortir.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon tout dernier  « LA CITÉ D’AIRAIN ». Un livre sous forme d’anticipation mais quand on y regarde de plus près, c’est proche de notre monde où nous vivons et que je dénonce. Alors le rêve serait-il l’unique échappatoire ? « Le rêve est une seconde vie, disait Gérard de Nerval. Je n’ai jamais pu percer sans frémir ces portes d’ivoire et de corne qui nous séparent du monde invisible »Pour ma part, je m’y suis réfugiée dans des moments difficiles pour ne pas sombrer.

Puis le plus important qui m’a demandé des années de travail : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE pour jeunes et moins jeunes si l’on sait garder son âme d’enfant.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

LORGWYN est sur un site qui fabrique les livres à la commande : http://www.pixalib.com/fr/christine-deviers-joncour/lorgwyn-le-jeune-alchimiste

Pour les autres : A partir de mon site web :

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

et en feuilletant celui-ci :

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

J’ai publié LA CITÉ D’AIRAIN en livre audio avec ma voix, que l’on peut trouver  sur Amazon Audible (voir lien plus bas).

L’avantage des livres numériques est l’économie de papier et la protection de la nature. Je lui souhaite longue vie.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais baisser les bras, aller jusqu’au bout de sa passion.

Et aussi de jamais oublier de dire à ceux qui nous sont tout proches qu’on les aime. Un jour il sera trop tard. Eviter les regrets.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Pas de préférence particulière. Albert Camus notre dernier grand contemporain. Je le lis et le relis. Puis la littérature française et… russe. La poésie bien sûr. Rimbaud et Baudelaire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Isolée. Souvent la musique classique et opéra m’accompagne et m’inspire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration ? Mon vécu qui fut prolifique en expériences fortes.

Témoin malheureux des coulisses du pouvoir. L’envie de dénoncer encore et encore les injustices et l’inhumanité sur notre planète…

Puis le rêve : ma bulle, mon paradis à moi.

Oui, j’ai eu récemment des commandes d’ouvrages que j’ai déclinées car les éditeurs français me demandent sans cesse des ouvrages concernant les dérives de la corruption politique et ses dessous malpropres. J’en ai assez !! Ce n’est pas ma vie ! Ni la vie tout court !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne pense pas qu’un auteur puisse totalement s’extraire de ses propres expériences et ressentis. Je ne construis jamais rien. Je n’ai pas de plan. Je me mets devant mon clavier avec une vague idée mais une envie forte de dire des choses qui m’obsèdent, que j’ai envie de crier. Mes personnages ont tous une part intime de moi-même. Alors l’intrigue se déroule peu à peu et je m’y laisse prendre et emporter. Là est la magie de l’écriture.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De se lancer ! D’écrire surtout en faisant comme si jamais personne ne vous lirait. Être vrai et sincère ! C’est aussi une formidable thérapie !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux. Je ne peux ici tous les citer. Je mettrais un bémol : les livres qui envahissent les rayons des libraires aujourd’hui sont souvent sans intérêt et surtout très mal écrits. Je privilégie la belle écriture mais aujourd’hui on s’en fiche et c’est bien dommage ! Récemment un livre me fut refusé par une maison d’éditions sous le prétexte que c’était « trop bien écrit »… Les bras m’en sont tombés !!!  Les classiques je les relis sans cesse. Ils m’apportent davantage.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un ouvrage que je viens de découvrir très intéressant :

COSMOS de Michel Onfray.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Beaucoup de projets fourmillent dans ma tête. Mais il faut du temps et aussi faire le vide. C’est à partir de ce vide que l’inspiration naîtra à nouveau.

J’écris aussi des paroles de chansons en attendant. Et je dessine.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je ne suis guère disponible sur la France. Souvent partie en Norvège.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

http://christinedeviers-joncour.blogspot.fr

https://christinedeviersjoncourblog.wordpress.com

http://www.audible.fr/pd/Romans/La-Cite-dAirain-Livre-Audio/B00NXRBQG4/ref=a_search_c4_1_4_srTtl?qid=1449756022&sr=1-4

Le 6 mars 2016

Christine Deviers Joncour

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN page 7 Partie dure réalité

 

Elle avait dormi d’une traite sans mémoire. Et pourtant un éclair passa lui rapportant les images de sa soirée qu’elle s’empressa de chasser. Enfantillages… Dans le miroir de la salle de bains elle se regarda avec tendresse. Etait-ce bien la même qui avait entendu hier soir ces jolis compliments. En y repensant une chaleur lui monta aux joues. Elle sourit avec un regard complice. Elle n’allait pas pour si peu perdre le contrôle. Plus le temps de rêvasser. Rapidement elle saisit sa carte de paiement et la douche à peine tiède l’aida à remettre ses idées en place. Dans la fente béante de la cafetière elle répéta ce même geste. Toujours sa carte au bout des doigts, sa carte magique, sa carte vitale, celle qui donnait le toit, son cocon, la lumière, l’eau et la chaleur, tout ce confort. Quelle belle invention pensa-t-elle en la regardant avec reconnaissance et gratitude.

Ce matin elle n’était pas en retard, elle irait donc rejoindre son bureau à pied. Envie de regarder de plus près la ville qu’elle ne remarquait même plus.
Une foule se pressait et se bousculait sur des trottoirs étroits comme des rubans, luisants de pluie huileuse. Tout était en camaïeux de gris argent métallique. Les immeubles ternes grimpaient si haut que le ciel était hors de vue. Mais cela n’avait aucune importance puisqu’il était aussi fade et délavé que les structures et armatures de béton et d’acier, tubulures entrecroisées, immenses tentacules comme des pieuvres qui envahissaient la ville. Les néons fluorescents crachaient en clignotant une lumière ardente qui brûlaient les yeux, racoleurs et vulgaires au jaune trop vif et vert agressif, aux stops rouges sanglants sortis de l’enfer, interdits sous peine de poursuites et danger de mort. À même la chaussée d’infernales fumées blanchâtres s’échappaient de trous profonds recouverts de grilles cadenassées et les passants pressés posaient leurs masques sur leurs visages blafards tant les émanations étaient âcres et soulevaient le cœur. Et tous hâtaient le pas sans regarder autour d’eux en ordre de marche et disciplinés comme les soldats en route pour la fourmilière. Elem se souvint de ce livre illustré qu’enfant elle feuilletait intriguée. L’histoire se passait dans une cité étrange née des ténèbres et que le soleil boudait, elle portait le même nom : Insilico. Il y pleuvait sans cesse et le ciel était comme ici dans sa ville à elle, toujours éternellement anthracite. De même il n’y avait pas l’ombre d’un square, ou d’un jardin public, d’un banc, d’un seul arbre, même pas d’un brin de mauvaise herbe. On ne connaissait pas de printemps aux couleurs tendres, d’automnes roussis, de chants d’oiseaux comme dans ces contes désuets pour enfants. Les rires des bambins eux aussi se taisaient. On ne les voyait jamais, cantonnés probablement dans des aires aménagées spécialement pour eux, plantées d’arbres en plastique, de fleurs en silicone, d’un soleil de néon, de fleurs de crépon et d’animaux en peluche.

Elem, trempée jusqu’aux os regrettait de n’avoir pas pris le train souterrain quand elle pénétra l’austère hall de marbre délavé du Ministère de la Surveillance. Elle s’empressa de présenter la puce électronique implantée à son poignet droit au comptoir de contrôle puis pressa le pas dans la section B du quatrième sous-sol. Il était 7 heures 3 minutes. Trois minutes de retard.

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN  page 24… Partie rêve

 

Elem. Doucement. Tout va bien se passer…

Dans sa tête, cette voix résonnait, douce et mélodieuse, alors la jeune femme se laissa faire et se détendit, suspendue à ces mots qui venaient de n’importe où, à leur musique harmonieuse comme des vagues qui la pénétraient et l’anesthésiaient. Peu à peu son corps devint plus léger. Elle pensa que ses pieds ne touchaient plus le sol. Extraordinairement aériens. Elle gardait les mains collées aux oreilles et ses yeux fermés, comme il le lui avait demandé. Sa voix s’était tue, remplacée par un bruit de vent qui allait en s’amplifiant. Soudain, elle eut l’impression de se soulever comme une feuille emportée et elle virevoltait en apesanteur. La vitesse du souffle s’amplifia dans un grondement terrible. Sa première impression fut celle d’une extrême chaleur d’un côté et d’un froid intense de l’autre, puis elle fut enveloppée d’une lumière blanche à travers ses yeux clos, aux reflets d’or et de cuivre. Il lui sembla alors se trouver à l’horizontale et se déplacer tantôt vers le haut tantôt vers le bas, avec cette impression de tomber et parfois de s’élever. A une allure vertigineuse, elle fut propulsée avec force, ouvrit alors les yeux et au dessus elle aperçut une coupole d’or ardent, suspendue en guise de ciel. En baissant son regard vers le bas elle aperçut un océan d’or moucheté d’ombres innombrables et des vagues vertes sur le flanc, devenant émeraude puis vert éclatant dans leur creux jusqu’au bleu profond.

Le souffle était retombé, la lumière était éblouissante. Elem flottait doucement comme si elle glissait sur un édredon de plumes et ses pieds touchèrent enfin le sol. Elle ouvrit les yeux. L’horizon n’avait pas de démarcation entre le ciel et la mer, seul un dégradé de violet jusqu’au bleu. L’univers à perte de vue devenait une immensité de couleurs d’arc en ciel. Elle se retourna. Dans un nuage de vapeur irisée, elle distingua des marches qui n’en finissaient plus de monter, encadrées par de gigantesques colonnes majestueuses, dans cette implacable lumière d’argent qui baignait cette architecture et l’éblouissait en l’aveuglant. Elle grimpa quelques marches. Des sons lui parvinrent irréels, magiques, des voix pures d’enfants comme un flot qui s’écoulait de cette incroyable cathédrale dont le sommet n’en finissait pas de rejoindre le firmament. Elle pensa qu’elle avait fini là son voyage. Des images de paradis. Elle monta en accélérant le rythme, à la rencontre probable des anges ou de sa mère et son père. Ses yeux s’embuèrent. Une silhouette se dessinait tout en haut dans la lumière et l’attendait tandis qu’elle gravissait encore ces interminables marches blanches et qu’un vent léger soulevait ses cheveux sur son front. Un homme se tenait là devant elle. Il portait un pantalon de toile blanche et une vaste chemise légère tout aussi blanche. Il descendit vers elle les bras grands ouverts, rassurants.

« Bonjour, Elem. Je suis Wendel… Bienvenue ! »

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Je remercie sincèrement Christine Deviers Joncour d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Johana Gustawsson

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Johana Gustawsson

.Johana Gustawsson

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Block 46

A depuis cet entretien obtenu le

PRIX NOUVELLE PLUME D’ARGENT 2016

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Johana Gustawsson, une Marseillaise d’origine catalane qui vit à Londres, mariée à un suédois et maman d’un petit garçon de deux ans (pas des plus simples, n’est-ce pas ?!). J’aime les romans policiers et le fromage. Les deux follement. « Block 46 » est mon premier roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été journaliste pour la télévision et la presse magazine. J’ai notamment travaillé pour Match TV avec Stéphane Rotenberg, en tant que rédactrice en chef de son émission hebdomadaire sur les médias. J’ai arrêté de tenir ma plume de journaliste à la suite du succès du thriller « On se retrouvera », coécrit avec la comédienne Laëtitia Milot.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime la photographie et le théâtre, que je pratique en profane. Je suis une fanatique d’Art : peinture, sculpture, photographie… Vous savez d’ailleurs quel est mon rêve de maman ? Emmener mon fils le weekend dans les musées, de salle en salle, d’exposition en exposition… Je le fais de temps en temps, mais il est encore un peu trop petit pour ne pas perdre patience ! Ma passion première demeure toutefois l’écriture. Je vis chaque livre comme une gestation et une naissance, c’est dire !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’attends rien d’eux ; je leur suis juste reconnaissante, car c’est magique et excitant de pouvoir partager avec eux mon univers ! Rien n’est plus extraordinaire que de parler d’Emily et d’Alexis avec mes lecteurs…

Je me fais connaître grâce au formidable travail de Bragelonne, ma maison d’édition, et grâce aux bloggeurs, journalistes, lecteurs, qui diffusent la bonne parole et avec qui je peux dialoguer grâce aux médias sociaux et aux dédicaces. Un grand merci à vous, à eux !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, et c’est la partie de mon travail qui me permet de renouer avec mon côté bavard. Ma grand-mère plaisantait toujours en disant que je pouvais parler à un mur !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que je sais tenir un stylo. Enfant, j’écrivais beaucoup de poèmes car j’étais une grande admiratrice de Rimbaud et Baudelaire. Le premier livre que j’ai publié était « Je voulais te dire », la biographie de la comédienne Laëtitia Milot. Nous avons ensuite collaboré pour l’écriture du thriller « On se retrouvera », devenu bestseller et qui a été adapté à la télévision, sur TF1, avec comme joli cadeau, un record d’audience, à l’époque, pour la chaîne.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le roman policier « Block 46 » est mon premier en solo. Ce thriller est un peu un feu d’artifice de désirs et de besoins. Besoin qui bouillonnait en moi d’écrire sur la déportation de mon grand-père à Buchenwald, besoin de mettre en scène Emily et Alexis, mes deux super nénettes qui frappaient aux portes de mon cerveau depuis un moment, désir de plonger dans la tête d’un tueur en série et de dépecer son esprit détraqué… Quant à l’histoire de « Block 46 », en voici la version (très) condensée :

Falkenberg. Suède. 12 Janvier 2014. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily Roy retrouve une vieille connaissance, la tenace Alexis Castells, écrivaine française spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui les conduit jusqu’aux atrocités du camp de concentration de Buchenwald, en 1944.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Partout : chez votre libraire préféré, à la Fnac, dans les Cultura, sur Amazon.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je discutais récemment avec l’écrivain Arnaud Codeville, qui s’est auto-édité. Je trouve cela courageux. Et j’aurais pris le même chemin si Lilas Seewald, mon éditrice, et Bragelonne n’avaient pas été là.

 

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Il s’agit d’une pensée à porter en bandoulière, sans arrêt : il n’y a pas de rêves, il n’y a que des projets. Rien n’est impossible : tout ce que l’homme peut imaginer peut exister.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout, absolument tout, avec un faible pour les polars, la poésie et les livres historiques.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je ne peux écrire qu’à mon bureau. Je n’ai jamais écrit ailleurs. Je peux travailler à mes recherches ou au squelette, c’est-à-dire l’ossature du roman, plus ou moins n’importe où, mais l’écriture, c’est à mon bureau, avec mon tiroir garde-manger, ma carafe d’eau et mon thermos de thé au lait.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

L’inspiration c’est quelque part des graines qui poussent à travers mes expériences de vie. Je capture dans le quotidien des choses qui m’intriguent et m’intéressent, comme la démarche d’une personne, la façon dont elle porte son sac ou pose son menton dans sa paume, les expressions qu’elle utilise. À partir de ce moment-là, mon inspiration s’emballe !

Non, je n’ai jamais eu de commande d’ouvrages.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture proprement dite n’est, dans mon cas, que la phase finale dans la construction du livre. Je commence à penser à un prochain roman lorsque j’aborde les corrections du précédent. Dès que je me suis mise d’accord avec moi-même sur le sujet (ne croyez pas que ce soit facile !), j’entame les recherches. Je rechausse mes baskets de journaliste et je lis, souligne, surligne, prend des notes et réalise des index thématiques pour retrouver facilement le fruit de ces recherches lors de l’écriture. Je contacte également des experts dans le domaine et les harcèle avec mes questions de profane. Pour «

 

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je citerai juste cette phrase de l’écrivain américain Richard Bach, en guise de conseil : « Un écrivain professionnel est un amateur qui n’a pas abandonné. »

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Baudelaire, Rimbaud, Rostand, Zola ; et chez les reines & rois du crime : Christie, Coben, Nesbö, PD James, Mankell, Läckberg…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Une quantité de livres sur l’Angleterre victorienne, le Londres de Dickens et les mythes nordiques… Tout cela pour les recherches de mon livre à paraître début 2017. Mais je ne m’endors jamais sans quelques pages d’un roman policier. J’ai toujours plusieurs livres sur ma table de nuit, et en ce moment, il y a « Seul le silence » de mon ami RJ Ellory.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur la prochaine enquête de Roy & Castells, qui cette fois emmènera mes héroïnes de Londres en 2015 à Londres en 1888…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Du 20 au 23 janvier, je serai en tournée dans le Sud de la France :

  • Le mercredi 20, à Montpellier, de 17 à 18 heures 30, à la librairie Sauramps Odyssée : Centre commercial régional Odysseum, 2 place Lisbonne.

http://www.sauramps.com/pages/evenements/block-46-bragelonne

  • Le vendredi 22, à Marseille, de 16 à 19 heures, à la librairie Prado Paradis de Marseille : 19 avenue de Mazargues.

http://www.librairiepradoparadis.fr/Public/Accueil.aspx

  • Le samedi 23, à Nîmes, de 16 à 19 heures, elle participera à la rencontre organisée au Cultura (146 rue Jean Lauret) par l’association de Buchenwald Dora et Kommandos. La conférence «Fiction et déportation : peut-on écrire un polar sur un camp de concentration » sera précédée et suivie de séances de dédicaces.

http://www.cultura.com/les-magasins/cultura-nimes.html

  • Je serai ensuite à la Foire du Livre de Bruxelles les 20 et 21 février ;
  • Et le samedi 12 mars je serai à Lille à la librairie Humeurs noires.

http://www.humeurs-noires.org/calendrier.html

Voici pour l’instant les le premier trimestre de 2016 !

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur facebook : https://www.facebook.com/johana.gustawsson/?ref=hl

Et sur mon site : http://www.johanagustawsson.com

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Le 19 janvier 2016, à Londres.

Johana Gustawsson

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Johanna Couverture Block 46 définitive

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Je remercie sincèrement Johana Gustawsson d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 20 janvier 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Leïla Seri

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Leïla Seri

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Leïla Seri je suis comédienne, danseuse.

En 2008, j’ai joué le rôle de la chef dans la tribu des Homotumba dans le spectacle Homotumba d’Audrey Tirard, spectacle de théâtre en LSF et Vidéo. Ce spectacle donna naissance à la compagnie Le Triangle Rond. J’ai intégré la classe initiale d’art dramatique à l’Actea, de Caen. Puis, je suis partie en 2009 à Paris pour suivre mes études d’art dramatique en conservatoire municipal.

En parallèle de mes études d’Art Dramatique au Conservatoire Municipal Hector Berlioz sous la direction pédagogique de Michèle Garay de 2009 à 2011, puis au Conservatoire Érik Satie sous la direction pédagogique de Daniel Berlioux, de 2011 à 2014, j’ai interprété le Rôle de Stella dans le Parfum de l’aube d’Anne Coutureau au Théâtre du Nord Ouest, le rôle de Tatiana dans le Coltane ou Paul Lenoir ne se mettra jamais à quatre pattes, de Jérémy Farlay et Clément Rouault à l’Essaïons Théâtre.

En 2014, tout en travaillant avec la compagnie Le Triangle Rond sur le spectacle Pourchasse de Audrey Tirard, spectacle transdisciplinaire mêlant Danse Contemporaine, Performance, Théâtre et Art Numérique, j’ai interprété le rôle de Farida dans Mécanique Instable de Yann Reuzeau à La Manufacture des Abbesses et en tournée en France et Suisse.

https://librebonimenteur.net/2015/02/25/mecanique-instable/

Après avoir réalisé en 2015 un court documentaire fiction « Demoiselle » sur l’univers du strip-tease et danseuses érotiques, je me suis lancé dans la réalisation, le cadrage et montage vidéo.

Aujourd’hui, j’interprête le rôle d’Isa dans La Fuite de Driss Homet qui se jouera à La Comédie Nation à partir du 13 Janvier 2016.

 

2/ Qu’elle est votre activité principale ? Que faisiez-vous avant votre activité principale ?

Mon activité principale est le théâtre. J’ai commencé le théâtre quand j’étais en terminale, avec Homotumba de Audrey Tirard. Après j’ai étudié l’art dramatique tout en travaillant pour vivre. J’ai été tour à tour serveuse en bar ou restaurant, vendeuse de vêtements, recruteuse de donateur pour l’association Aides et Unicef…

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme art ou autres ? En un mot, quelle est votre passion ?

Ma passion est le théâtre et le cinéma.

J’aime autant être devant la caméra que la tenir. Mais il est vrai que j’aime aussi m’exprimer par la danse. Je danse depuis mes six ans et depuis trois ans j’aime m’exprimer par la danse jazz.

Et je suis également peintre. J’ai commencé la peinture à quinze ans et depuis deux ans je pense avoir trouvé une nouvelle orientation, l’Autoportrait et le Portrait intérieur.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos fans ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne pense pas avoir particulièrement de Fans.

Je ne sais donc pas comment je réagirais si j’en avais, je pense que je resterais ouverte et qu’il me plairait de discuter avec eux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur votre activité ou autres thèmes ?

Je fais des rencontres depuis peu, notamment avec un artiste peintre qui est devenu mon ami. Il s’appelle Michel Semanaze et peint aussi des Portraits Intérieurs. Nous avons d’ailleurs fait une performance mêlant théâtre et peinture hors programmation lors du Festival d’Auriac en 2014.

Depuis peu, j’ai participé également à plusieurs Kino, (OFF COURT ou KINO PALERMO).

 

6/ Quel est le genre de pièces ou de films que vous aimez jouer ?

J’aime aussi bien les classiques que les contemporains, mais il est vrai que j’ai un faible pour les spectacles transdisciplinaires, qui contribuent à l’émergence des Arts Vidéo et Numérique dans le domaine du spectacle vivant.

 

7/ Pourquoi avez-vous particulièrement retenu ce genre ?

Parce que pour moi, il s’agit d’une nouvelle forme de spectacle qui fait lien entre théâtre et cinéma.

 

8/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

Ma dernière expérience artistique que j’ai vécue est le cadrage de Talent Show pour Inside All qui est une chronique Web. Pour moi, c’est une expérience toute nouvelle car je débute dans le cadrage et il est vrai que ces premier pas sont très formateurs. Car il faut aller vite et réagir dans l’urgence des interviews, ne pas rater les événements et être sur l’instant tout en gardant un lâcher prise pour garder une qualité de plan. Et cela me fait penser à mon travail de comédienne. Pour moi c’est le même processus.

 

9/ Si vous n’aviez pas choisi votre spécialité, qu’auriez-vous aimé faire ?

J’ai commencé une licence de science du langage a la Sorbonne Nouvelle à Paris 3. Il est vrai que je compte poursuivre cette formation mais je ne peux la suivre tous les ans car mon travail artistique est trop prenant. Je crois que je ne voudrais rien faire d’autre que travailler dans le spectacle vivant ou l’audiovisuel, j’aime trop ça.

 

10/ Que préférez-vous interpréter : comédie, tragédie ou autres genres ? Théâtre, cinéma ?

Je suis surtout comédienne de théâtre mais il est vrai qu’il me plairait de passer au cinéma. J’aime les jeux de cinéma, car pour moi c’est un jeu minimaliste et intérieur et j’aime ce travail de précision.

 

11/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ?

Celui de lâcher prise et de ne rien vouloir. J’ai reçu ce conseil par plusieurs personnes et professeurs au cours de ma vie.

 

12/ Que préférez-vous jouer comme personnage ?

Les personnages qui se maitrisent et ne laissent rien paraitre et qui explosent à un moment et renversent la situation.

 

13/ Comment vous organisez-vous ? Votre métier déborde-t-il sur votre vie personnelle ?

Oui, il est très difficile de posséder un emploi du temps cohérant et stable. Je dois sans cesse décaler un rendez-vous, une répétition, ceci est dû à ma diversité de projet. Je suis sans cesse entre Caen et Paris et il est difficile d’être pleinement satisfaite.

 

14/ De quelle école vous réclamez-vous ? Ou de quelle pensée ?

Je ne pense pas me réclamer d’une école ou pensée.

Ma pensée est constituée d’un mélange de Sartre, de Rimbaud, de Pommera, de Michèle Garay, de Strasberg, de Daniel Berlioux, de Jakobson, de Zola… et des personnes que j’ai rencontrées dans ma vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre spécialité ?

De faire pleinement les choses et d’y croire aussi bien en tant qu’amateur que professionnel

De faire pleinement les choses et d’y croire aussi bien en tant qu’amateur que professionnel.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou directeurs d’acteurs préférés ?

J’aime beaucoup Joël Pommera et David Bobee.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La pleine conscience d’Osho.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets?

Actuellement je suis en répétition pour la pièce LA FUITE de Drise Homet où j’interprète le rôle d’Isa.

Cette pièce relate les aventures d’une famille qui fuit la Guerre de Brazzaville en 1997.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Cette pièce se jouera à la Comédie Nation à partir du 13 janvier 2016. Le mercredi et vendredi, jusqu’au 5 février 2016.

http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Theatre-contemporain-LA-FUITE-COFUI.htm#/calendrier/

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Je crois qu’à part sur mon Facebook je ne suis pas très forte en communication.

https://www.facebook.com/leila.seri

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Le 30 décembre 2015

Leïla Seri

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Mécanique Instable

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Je remercie sincèrement Leïla Seri d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 11 janvier 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Sandrine Roudeix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sandrine Roudeix

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ROUDEIX Sandrine 1-2, 12/2011

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Sandrine Roudeix, née en 1974 à Toulouse. Parisienne depuis une vingtaine d’années, j’ai commencé ma vie professionnelle au Congo (dont j’ai écrit une monographie publiée aux éditions du CFCE en 1995). J’ai travaillé pendant dix ans dans l’édition littéraire, avant de devenir journaliste puis photographe puis romancière. « Diane dans le miroir » est mon troisième roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture et la photographie sont mes deux moyens d’expression (et mes deux métiers). Je suis écrivain (de romans mais aussi de biographies) et photographe (pour les magazines). Les deux se répondent et se complètent. L’écriture est une activité solitaire quand la photographie se pratique au moins avec une autre personne (je suis portraitiste). L’écriture nécessite du temps, beaucoup de temps, quand la photographie s’inscrit dans un moment très court, une heure de rendez-vous en comptant large, mais plus précisément un soixantième de seconde, l’instant du déclenchement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Quand on est écrivain, c’est une passion chronophage. Un sacerdoce. Un engagement. Cela signifie qu’on est habité par les mots et les livres. Cela laisse peu de place à une autre passion. Mais j’apprécie le septième art aussi, car il est un pont tendu entre l’image fixe de la photographie et les mots qui racontent de l’écriture. Un peu de moi aussi, donc.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne sais pas si on peut dire que j’attends quelque chose de mes lecteurs. Mais je caresse l’espoir de partager mes mots, mes émotions, mes expériences et mes réflexions avec eux. Je souhaite qu’en refermant l’un de mes livres, ils se sentent un tout petit peu différents, transformés parfois, enrichis, remués, émus, questionnés…. Je pense que la littérature sert à nous rendre meilleur, à nous consoler, à nous tenir compagnie, à nous apprendre, à nous interpeler… Je serais heureuse si les thèmes que j’aborde dans mes romans qui traitent toujours d’aventures intérieures, de cheminements individuels, et de la manière dont on gère nos héritages, familiaux, sociaux ou psychologiques, aident certains lecteurs à y voir plus clair plus loin dans leur vie.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, bien sûr. Et c’est là un moment important de la vie d’un auteur. Celui où on sort de son bureau et de son isolement pour aller à la rencontre des lecteurs. Celui où on partage, où on écoute, où on répond. Un échange souvent chaleureux, car on a l’amour des mots en commun, et toujours enrichissant car il nous permet de nous confronter aux regards et aux interprétations extérieures. Cela nous aide aussi à avancer.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours, mais je suis publiée depuis 2010. Mon premier roman, « Attendre » (Flammarion 2010, J’ai Lu 2012), creuse les enjeux d’une naissance non désirée vue par les protagonistes, c’est à dire l’enfant, la mère et le père. Sorti en 2012, mon deuxième roman, « Les Petites Mères » (Flammarion 2012, prix L’Autre Page)  s’intéresse à la transmission mère-fille sur cinq générations au sein d’une famille d’origine espagnole. Et mon troisième roman, paru la semaine dernière, s’appelle « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et raconte la dernière nuit de la photographe américaine Diane Abbus à New York en 1971.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Diane dans le miroir » (Mercure de France) raconte une nuit de l’été 1971 à New York. Une nuit où la chaleur est étouffante. Une nuit où, dans sa salle de bains, une photographe s’apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d’obturation, préparer le déclencheur souple… Cette photographe, c’est la grande Diane Arbus qui, en s’intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors-normes – travestis, prostituées, nains, handicapés – a révolutionné la photographie. Cette nuit-là, Diane semble à bout de force. Comme si elle reculait l’échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l’épuisement, revenant sur son enfance, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l’abandon. Dans ce roman, j’ai voulu questionner l’émancipation d’une femme, artiste, mère, amoureuse. Et raconter, de l’intérieur, ce qui pouvait se passer dans la tête d’une photographe qui prend une photo, et plus encore, ce qui pouvait se passer quand cette photographe était Diane Arbus, héroïne passionnante et passionnée, qui toute sa vie a cherché à s’affranchir des apparences et des codes pour se sentir libre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes livres sont en librairies et commandables sur place ou sur internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense que l’important est qu’un livre trouve ses lecteurs. Le compte d’éditeur prend en charge les frais de fabrication et de diffusion, ce qui est plus confortable évidemment pour un auteur. Mais le cas échéant, le compte d’auteur et ses déclinaisons, est un moyen de se faire lire et de pouvoir partager ses écrits. Ce qui reste essentiel à mes yeux.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je donne à mon fils : fais-toi confiance. Tu es unique et ce que tu penses ou fais l’est aussi.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire ou écrire des romans. Mais j’aime avoir un livre de poésie ou de théâtre sur ma table de chevet. Cela nourrit mon inspiration.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je travaille plutôt le matin, toujours dans mon bureau et devant mon ordinateur. Je crois au sens de l’effort et à la régularité. L’écriture est un marathon. Il faut avoir du souffle et de l’endurance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je me suis beaucoup inspirée de ma famille et des liens, plus ou moins tendus, qu’il y avait entre les générations. Je puise aussi des situations et des réflexions dans ma vie de tous les jours, avec une prédilection pour l’aspect psychologique des relations. Je travaille aussi parfois comme biographe. Dans ce cas-là, c’est le sujet qui vient à moi.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture est un processus assez mystérieux. Le sujet et les personnages s’imposent presque toujours à moi. Ce sont souvent des gens que je connais, vivants ou morts, dont j’ai envie de comprendre le cheminement intérieur. L’écriture me permet de me glisser dans leur peau et de peser tous les points de vue. Après, je ne sais pas toujours où mes personnages m’emmènent !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je pense que lorsqu’on aime écrire, lorsque cela nous procure une évasion, un bien être, une consolation, il faut le faire. Encore et toujours. C’est le plaisir qui doit guider l’acte. La publication est la cerise sur le gâteau, une gratification, une preuve (subjective) qu’on a été lu et compris. Forcément, cela rend heureux. Mais ce n’est pas le premier objectif. Un « amateur d’écriture », comme vous dites, doit écrire si cela lui fait du bien. Et lire aussi. Beaucoup. C’est en lisant et en écrivant qu’on devient écrivain.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai plein d’auteurs préférés, parfois ce ne sont pas des auteurs d’ailleurs, mais des livres, essentiels à mes yeux, qui m’ont construit et que je relis. Il y a Antigone et l’Invitation au château d’Anouilh par exemple. C’est mon inspiration « théâtrale », avec des pièces de Camus, Sartre ou encore Giraudoux. Il y a la poésie de Charles Cros, Rimbaud, Prévert et Aragon, mon préféré de tous. Et il y a les romans de Marguerite Duras, Annie Ernaux, Kundera, Djian ou encore Camille Laurens, Claire Castillon, Angélique Villeneuve, Virginie Despentes pour les contemporains. Sans oublier Boris Vian, Antoine Blondin, Romain Gary… Chez les américains, ma chouchou est Laura Kasischke, mais il y a aussi Philippe Roth, Joyce Caroll Oates, Martin Suter, Hanif Kureishi, John Fante, Elia Kazan. Je pourrais vous rédiger des kilomètres de liste !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis « Americanah » de Chimananda Ngozi Adichie qu’une amie proche m’a recommandé en me disant « C’est pour toi ». Forcément, ça m’a donné envie. Je trouve cela toujours très fort lorsque mes amis qui me connaissent bien me conseillent un roman. Je suis rarement déçue. Je me sens bien entourée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’adaptation théâtrale de « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et sur l’écriture de mon quatrième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à plusieurs rencontres dans les semaines à venir :

Jeudi 9 avril  à 18h30 : Librairie Kléber à Strasbourg.

Samedi 11 avril : Salon du livre de Provins.

Jeudi 16 avril à 19h : Librairie de Paris (place de Clichy à Paris).

Samedi 18 et dimanche 19 avril : Salon du livre de Châteauroux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mon actualité sur le site de mon éditeur, bien sûr, au Mercure de France, mais également sur mon site personnel : http://www.sandrine-roudeix.com.

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Le 31 mars 2015

 

Sandrine Roudeix

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Je remercie sincèrement Sandrine Roudeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 01 avril 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Marie-Anne Bruch

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Anne Bruch

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie-Anne Bruch.

Mon parcours d’écriture poétique a commencé vers la fin de mon adolescence, dans les années 1990, et j’ai obtenu en 1996 le Prix Arthur Rimbaud pour un recueil, Tableautins, qui a été publié quelques années plus tard, en 2004. A partir de 2008 environ j’ai commencé à collaborer à plusieurs revues de Poésie comme Arpa, Friches, Décharge, A l’index, Verso, Diérèse, Le Coin de table, et quelques autres. Et en 2014, un autre de mes recueils, Ecrits la nuit, a été édité chez Polder, ce dont j’étais très heureuse.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai fait quelques études dans des domaines divers et variés : histoire de l’art, informatique, psychologie.

J’ai eu des emplois tout aussi variés : développeur informatique, aide-documentaliste, correctrice dans l’édition, etc.

Je pense qu’il est assez difficile de concilier emploi et écriture. Il m’est arrivé d’arrêter d’écrire pendant des périodes de plusieurs années pour cette raison. Mais heureusement, l’envie d’écrire finit toujours par resurgir.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je pratique la sculpture régulièrement, et, plus occasionnellement, la peinture.

Bien que je n’en joue pas, je n’imagine pas de passer une journée sans écouter de musique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs trouvent dans mes livres quelque chose qui leur importe et qui les éclaire, mais je ne cherche pas à les rencontrer, du moins pour le moment. Mais quand certains d’entre eux m’envoient des cartes ou des lettres j’en suis très touchée et flattée et, bien sûr, je leur réponds.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Pas pour le moment.

Je vois la poésie comme un art intimiste, qui se prête mal aux représentations publiques ou aux spectacles.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis l’âge de dix-huit ans mais, auparavant, j’avais déjà fait des tentatives d’écriture romanesque et de journal intime.

J’ai écrit dans ma vie une demi-douzaine de recueils de poésie dont deux ont été publiés.

J’ai également écrit deux pièces de théâtre, que j’ai préféré garder dans mes tiroirs car je n’en étais pas vraiment satisfaite.

Et j’ai écrit un roman en 2013-2014, pour lequel je n’ai pas encore de projet bien défini.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre s’appelle Ecrits la Nuit et il a été publié chez Polder.

C’est un livre qui a été écrit assez rapidement, en quelques mois à peine, et pour lequel je souhaitais adopter un style simple et méditatif, proche du journal intime.

Ecrits la nuit évoque les différentes heures de la nuit, le silence, la solitude, la paix intérieure, des états corporels, le passage du temps.

Ce recueil est suivi d’un autre recueil, Ecrits d’amour, qui a une tonalité un peu plus triste mais évoque les heures de la journée et la nature à la belle saison.

Pour ce livre, j’ai eu la chance d’avoir pour préfacier le poète Denis Hamel, et pour illustration de couverture une peinture originale de la poétesse Claire Ceira. Ils ont tous les deux contribué à rendre ce livre très réussi et proche de ce que j’imaginais.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer mon dernier ouvrage, Ecrits la nuit, en écrivant à la revue Décharge ou à l’éditeur Gros Textes.

Quant à mon précédent ouvrage, Tableautins, je suppose qu’on peut encore se le procurer par Internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne suis pas favorable au compte d’auteur, je trouve sans intérêt de dépenser beaucoup d’argent pour se retrouver avec des cartons de livres que l’on n’a pas la possibilité de diffuser. Or le but d’une édition est la diffusion du livre.

Je pense qu’un auteur doit concentrer ses efforts sur la recherche d’une publication à compte d’éditeur, même si c’est très long et laborieux. Cela peut prendre plusieurs années mais l’attente en vaut la peine.

 

A titre personnel, j’ai pu bénéficier d’une publication à compte d’éditeur pour mon dernier livre, et je n’ai jamais eu recours au compte d’auteur.

 

Je ne saurais vous répondre à propos des e-books, c’est un domaine que je connais trop mal pour en parler.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

D’essayer de ne pas subir sa vie.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère écrire de la poésie car chaque poème est un monde en soi et permet toutes les libertés. De plus la poésie s’accorde avec une inspiration assez brève, ce qui me convient bien.

 

Par contre, en tant que lectrice, j’aime autant la poésie que le roman. Je lis même des nouvelles et des pièces de théâtre.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris avec du papier et un stylo.  Je ne recopie un nouveau poème sur ordinateur que lorsqu’il a atteint sa version définitive. J’aime pouvoir raturer et faire plusieurs versions d’une même strophe.

J’écris souvent la nuit, chez moi. J’ai besoin de beaucoup de calme pour écrire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans ce qui m’entoure : paysages, conversations, livres ou revues, voire tableaux ou films … mais il m’arrive aussi de m’inspirer de souvenirs ou de réflexions plus abstraites.

Je n’ai pas eu de commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai écrit qu’un seul roman jusqu’à présent. Mes personnages étaient inspirés de personnages réels, de souvenirs bien précis.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’être patients et persévérants.

De chercher à toujours s’améliorer et surtout de ne pas faire d’autosatisfaction car elle est généralement déplacée et empêche d’évoluer.

De rester humble et ouvert face à la critique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie, Michaux, Reverdy, Claude Roy, Norge sans oublier les classiques incontournables : Rimbaud, Baudelaire, Verlaine … Et tant d’autres que j’oublie.

Pour les romans, j’ai toujours beaucoup aimé Kafka, Dostoïevski, Borges, Romain Gary, Albert Cohen, …

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis une anthologie de la poésie française aux éditions de la Pléiade, et je lis en parallèle Corps et biens, un recueil de poèmes de Robert Desnos.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je travaille sur un nouveau recueil, composé de poèmes en prose.

J’ai d’autres projets, sur lesquels je n’ai pas encore commencé à travailler, et qui seraient plutôt des idées de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, début mars doit paraître le numéro 28 de la revue A l’Index, dans laquelle quelques-uns de mes poèmes en prose récents seront publiés.

Et fin mars ou début avril doit paraître la revue Les Citadelles, dans laquelle certains sonnets de ma composition seront également publiés.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : laboucheaoreilles.wordpress.com.

Ce blog est surtout le reflet de mes goûts poétiques – c’est-à-dire que j’y parle rarement de moi-même – mais je donne tout de même des nouvelles de mes actualités de temps en temps, et je donne aussi parfois à lire certains poèmes inédits qui trouvent plus tard leur place en revue ou en recueil.

 

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Le  (mettre la date). 26/02/2015

Vos prénoms et noms

Marie-Anne Bruch

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Bruch-Marie-Anne-Tableautins

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Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.
Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.
Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.
Par des nuits
comme celle-là,
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.
L’espérance
supposait
trop de patience,
et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.
Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

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polder163-ecrits_la_nuit
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Je remercie sincèrement Marie-Anne Bruch  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :







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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 02 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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