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JL à l’écoute de … Corine Fontrel

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Corine Fontrel

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Corine Fontrel, enseignante spécialisée.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, j’étais une enfant grosse lectrice. J’ai commencé à envoyer des nouvelles à des concours et j’en ai gagné quelques-uns ; cela m’a encouragée.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Cinéma et théâtre, tout le reste m’emmerde.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je tente de vendre mes livres dans des salons, des bibliothèques et même dans les centres culturels Leclerc, mais ça ne marche pas car je ne suis pas Katherine Pancoll ou Amélie Nothomb.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Des rencontres, tout le temps !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de 12 ans, mais, après des périodes de latence, trois ouvrages ont été publiés.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’Angles morts, un recueil de nouvelles, qui, comme on peut le deviner avec le titre, parle de ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, reste dans l’angle mort. C’est à ça que ça sert la fiction, montrer ce qui ne se voit pas.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site de l’éditeur, Prem’Edit 77 :

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

 

Ou le commander en librairie.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Jamais de compte d’auteur. Il doit y avoir une présélection et un engagement de l’éditeur, sinon, comment savoir ce que valent vos livres ?

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

La phrase d’Hemingway aux jeunes auteurs : soyez amoureux.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère lire des romans, longs de préférence, mais écrire des nouvelles.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec un stylo-plume Lamy.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai parfois un projet de nouvelle sur un thème précis mais le plus souvent c’est au fil du stylo.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Un mélange de connu et d’inventé, rien ne s’invente tout à fait.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ne cherchez pas à vous expliquer, tenez votre lecteur pour un être libre et intelligent.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Choderlos de Laclos, W Faulkner, Joyce Carol Oates, Régis Jauffret, Romain Gary et tant d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Olive Kittridge d’Elizabeth Strout.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’écriture dramaturgique.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 15 août 2016, un Salon du livre à Chaintreaux et un spectacle dont j’ai fait la mise en scène en octobre et novembre dont le titre est C’est tout ce qu’on est ?

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site Babelio

http://www.babelio.com/auteur/Corine-Fontrel/394402/critiques

 

Et sur le site de mon éditeur Prem’Edit

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

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Corine Fontrel

Le 11 août 2016

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Procès du sang contaminé

Au procès du sang contaminé, la Belle Au Bois Dormant a témoigné :

L’aiguille qui l’a piquée le jour de ses quinze ans était contaminée !

À son réveil cent ans plus tard, son taux de lymphocytes avait dangereusement chuté. Elle lutte depuis contre la maladie.

Elle ne réclame aucune tête mais demande que soit effectué systématiquement et gratuitement un test de dépistage sur les Belles Au Bois Dormant.

 

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Je remercie sincèrement Corine Fontrel d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 12 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Myriam Rahali

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Myriam Rahali

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Du sport de haut niveau au stylisme.

Une performance !

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Myriam Rahali, 27 ans, née à Gonesse dans le Val d’Oise le 10 janvier 1989. J’ai obtenu mon Bac en 2007, j’ai fait une Licence Staps avant de comprendre que mon chemin était ailleurs… J’ai commencé le judo à l’âge de 6 ans, à Villiers le Bel commune du Val d’Oise. Suite à un déménagement à Neuilly Sur Seine (92) j’ai pris ma licence au Levallois Sporting Club, 4ans après à Asnières puis enfin à l’US Orléans en 2010 quand j’ai commencé le jujitsu. C’est le début d’un rêve ….

 

2/ Que faisiez-vous avant le stylisme ? Avec quelles réussites, quelles sensations ?

J’étais à la Fac pour faire une Licence Staps, j’étais un peu perdue. Dans le milieu sportif depuis mon plus jeune âge, je pensais qu’orienter mes études dans ce même sens était la bonne décision…

 

3/ Qu’aimez-vous dans le stylisme ? Pourquoi ?

Ce que j’aime dans le stylisme, c’est cette histoire sans fin qui se répète de manière différente. Rechercher, créer, recréer…formes, couleurs, matières. La matière, ce que j’aime le plus. On peut la manipuler et suivant sa texture on obtient des formes, des contrastes…

 

4/ Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils soient toujours là, prêts à me donner leurs avis, à dire “j’aime” ou “j’aime pas”.

Je me fais connaître via les réseaux sociaux, un moyen assez efficace et peu coûteux.

C’est assez étrange mais je les rencontre sur les tatamis ;-), ceux qui me suivaient quand j’étais athlète me suivent encore aujourd’hui dans cette passion totalement différente.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos réalisations ?

Oui, très peu pour le moment, je débute… j’ai commencé avec un défilé de mode au cœur d’un Dojo en partenariat avec mon club l’USO et ses partenaires. Je travaille plus particulièrement sur des éditos ; pour des magazines de Mode.

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous votre activité actuelle ? Qu’avez-vous déjà réalisé ?

J’ai mon entreprise depuis 2014, mais je travaille comme Créatrice depuis Novembre 2015. Auparavant je travaillais pour des marques, également pour des sportifs souhaitant développer des gammes de vêtement de sport. Je citerai pour exemple Eunice Barber.

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il n’y a pas de dernière œuvre… je pourrais parler de dernière œuvre le jour où je mettrais fin à ma carrière de styliste. Aujourd’hui, je travaille sur un éditorial pour American Fashion Magazine. En quelques mots, c’est une collection Printemps/Été 2016 sous le thème “Candeur Champêtre”… couleurs pastel, matières fluide, jardins épicuriens… 🙂

 

8/ Où peut-on se procurer vos réalisations ? Vous entendre ? Vous voir ?

Je travaille sur commande, sur rendez-vous à mon atelier de Neuilly Sur Seine, toutes les infos sur mon site web:

www.myriam-styliste.com.

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une école ?

IFM, institut français de la Mode, Institut Colbert…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ?

De ne jamais baisser les bras…

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activité ?

Je préfère travailler sur la Robe, une pièce maîtresse dans la garde-robe d’une femme 🙂

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul(e) ou en groupe ?

Je travaille seule, avec quelques sous-traitants. Généralement je préfère travailler seule, mais j’ai une équipe d’artiste, Talents Brut, avec qui je me perfectionne et qui m’aide à avancer.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans chaque objet qui nous entoure.

 

14/ Avez-vous eu des commandes à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ?

Oui, je fais du sur mesure ; donc j’ai souvent des demandes. Une Robe, non pas destinée à la porter quotidiennement, mais une Robe à exposer telle une œuvre d’art.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts ?

Serrez les dents, la route est longue, semée d’embûches …

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

Romain Gary, Balzac… Azzedine Alaïa, Jean Paul Gaultier et Paco Rabanne.

 

17/ Vous avez un palmarès exceptionnel. Pouvez-vous nous le rappeler ? Tout de suite, il me vient à l’idée cette question : Comment passe-t-on d’une telle réussite sportive à la création d’un atelier de stylisme ?

J’ai beaucoup travaillé pour obtenir mes titres en Jujitsu :

4 fois championne de France 2011, 2012, 2013, 2014
2 fois vice championne d’Europe 2011, 2012
Vice championne du Monde en 2011 et 3 ème en 2014, 5 ème en 2015
5 ème des Jeux Mondiaux de Cali en Colombie en 2013
2 fois vainqueur du tournois international de Paris, 2012, 2014

Pour votre deuxième question, j’ai plus de mal à répondre. En effet, j’ai toujours mené en parallèle ma carrière d’athlète et le stylisme. Cela s’est fait tout naturellement.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un éditorial cité un peu plus haut

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Ma prochaine vente privée en Mars.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur les réseaux sociaux Facebook/Twitter/Instagram

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Le 26/01/2016.

Myriam Rahali

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Croquis faits par Myriam

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Un modèle sur un mannequin :Myriam IMG_3003

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Dans l’atelier de Myriam :

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Je remercie sincèrement Myriam Rahali d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Jean-Louis RIGUET 08 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Sandrine Roudeix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sandrine Roudeix

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Sandrine Roudeix, née en 1974 à Toulouse. Parisienne depuis une vingtaine d’années, j’ai commencé ma vie professionnelle au Congo (dont j’ai écrit une monographie publiée aux éditions du CFCE en 1995). J’ai travaillé pendant dix ans dans l’édition littéraire, avant de devenir journaliste puis photographe puis romancière. « Diane dans le miroir » est mon troisième roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture et la photographie sont mes deux moyens d’expression (et mes deux métiers). Je suis écrivain (de romans mais aussi de biographies) et photographe (pour les magazines). Les deux se répondent et se complètent. L’écriture est une activité solitaire quand la photographie se pratique au moins avec une autre personne (je suis portraitiste). L’écriture nécessite du temps, beaucoup de temps, quand la photographie s’inscrit dans un moment très court, une heure de rendez-vous en comptant large, mais plus précisément un soixantième de seconde, l’instant du déclenchement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Quand on est écrivain, c’est une passion chronophage. Un sacerdoce. Un engagement. Cela signifie qu’on est habité par les mots et les livres. Cela laisse peu de place à une autre passion. Mais j’apprécie le septième art aussi, car il est un pont tendu entre l’image fixe de la photographie et les mots qui racontent de l’écriture. Un peu de moi aussi, donc.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne sais pas si on peut dire que j’attends quelque chose de mes lecteurs. Mais je caresse l’espoir de partager mes mots, mes émotions, mes expériences et mes réflexions avec eux. Je souhaite qu’en refermant l’un de mes livres, ils se sentent un tout petit peu différents, transformés parfois, enrichis, remués, émus, questionnés…. Je pense que la littérature sert à nous rendre meilleur, à nous consoler, à nous tenir compagnie, à nous apprendre, à nous interpeler… Je serais heureuse si les thèmes que j’aborde dans mes romans qui traitent toujours d’aventures intérieures, de cheminements individuels, et de la manière dont on gère nos héritages, familiaux, sociaux ou psychologiques, aident certains lecteurs à y voir plus clair plus loin dans leur vie.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, bien sûr. Et c’est là un moment important de la vie d’un auteur. Celui où on sort de son bureau et de son isolement pour aller à la rencontre des lecteurs. Celui où on partage, où on écoute, où on répond. Un échange souvent chaleureux, car on a l’amour des mots en commun, et toujours enrichissant car il nous permet de nous confronter aux regards et aux interprétations extérieures. Cela nous aide aussi à avancer.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours, mais je suis publiée depuis 2010. Mon premier roman, « Attendre » (Flammarion 2010, J’ai Lu 2012), creuse les enjeux d’une naissance non désirée vue par les protagonistes, c’est à dire l’enfant, la mère et le père. Sorti en 2012, mon deuxième roman, « Les Petites Mères » (Flammarion 2012, prix L’Autre Page)  s’intéresse à la transmission mère-fille sur cinq générations au sein d’une famille d’origine espagnole. Et mon troisième roman, paru la semaine dernière, s’appelle « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et raconte la dernière nuit de la photographe américaine Diane Abbus à New York en 1971.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Diane dans le miroir » (Mercure de France) raconte une nuit de l’été 1971 à New York. Une nuit où la chaleur est étouffante. Une nuit où, dans sa salle de bains, une photographe s’apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d’obturation, préparer le déclencheur souple… Cette photographe, c’est la grande Diane Arbus qui, en s’intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors-normes – travestis, prostituées, nains, handicapés – a révolutionné la photographie. Cette nuit-là, Diane semble à bout de force. Comme si elle reculait l’échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l’épuisement, revenant sur son enfance, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l’abandon. Dans ce roman, j’ai voulu questionner l’émancipation d’une femme, artiste, mère, amoureuse. Et raconter, de l’intérieur, ce qui pouvait se passer dans la tête d’une photographe qui prend une photo, et plus encore, ce qui pouvait se passer quand cette photographe était Diane Arbus, héroïne passionnante et passionnée, qui toute sa vie a cherché à s’affranchir des apparences et des codes pour se sentir libre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes livres sont en librairies et commandables sur place ou sur internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense que l’important est qu’un livre trouve ses lecteurs. Le compte d’éditeur prend en charge les frais de fabrication et de diffusion, ce qui est plus confortable évidemment pour un auteur. Mais le cas échéant, le compte d’auteur et ses déclinaisons, est un moyen de se faire lire et de pouvoir partager ses écrits. Ce qui reste essentiel à mes yeux.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je donne à mon fils : fais-toi confiance. Tu es unique et ce que tu penses ou fais l’est aussi.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire ou écrire des romans. Mais j’aime avoir un livre de poésie ou de théâtre sur ma table de chevet. Cela nourrit mon inspiration.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je travaille plutôt le matin, toujours dans mon bureau et devant mon ordinateur. Je crois au sens de l’effort et à la régularité. L’écriture est un marathon. Il faut avoir du souffle et de l’endurance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je me suis beaucoup inspirée de ma famille et des liens, plus ou moins tendus, qu’il y avait entre les générations. Je puise aussi des situations et des réflexions dans ma vie de tous les jours, avec une prédilection pour l’aspect psychologique des relations. Je travaille aussi parfois comme biographe. Dans ce cas-là, c’est le sujet qui vient à moi.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture est un processus assez mystérieux. Le sujet et les personnages s’imposent presque toujours à moi. Ce sont souvent des gens que je connais, vivants ou morts, dont j’ai envie de comprendre le cheminement intérieur. L’écriture me permet de me glisser dans leur peau et de peser tous les points de vue. Après, je ne sais pas toujours où mes personnages m’emmènent !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je pense que lorsqu’on aime écrire, lorsque cela nous procure une évasion, un bien être, une consolation, il faut le faire. Encore et toujours. C’est le plaisir qui doit guider l’acte. La publication est la cerise sur le gâteau, une gratification, une preuve (subjective) qu’on a été lu et compris. Forcément, cela rend heureux. Mais ce n’est pas le premier objectif. Un « amateur d’écriture », comme vous dites, doit écrire si cela lui fait du bien. Et lire aussi. Beaucoup. C’est en lisant et en écrivant qu’on devient écrivain.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai plein d’auteurs préférés, parfois ce ne sont pas des auteurs d’ailleurs, mais des livres, essentiels à mes yeux, qui m’ont construit et que je relis. Il y a Antigone et l’Invitation au château d’Anouilh par exemple. C’est mon inspiration « théâtrale », avec des pièces de Camus, Sartre ou encore Giraudoux. Il y a la poésie de Charles Cros, Rimbaud, Prévert et Aragon, mon préféré de tous. Et il y a les romans de Marguerite Duras, Annie Ernaux, Kundera, Djian ou encore Camille Laurens, Claire Castillon, Angélique Villeneuve, Virginie Despentes pour les contemporains. Sans oublier Boris Vian, Antoine Blondin, Romain Gary… Chez les américains, ma chouchou est Laura Kasischke, mais il y a aussi Philippe Roth, Joyce Caroll Oates, Martin Suter, Hanif Kureishi, John Fante, Elia Kazan. Je pourrais vous rédiger des kilomètres de liste !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis « Americanah » de Chimananda Ngozi Adichie qu’une amie proche m’a recommandé en me disant « C’est pour toi ». Forcément, ça m’a donné envie. Je trouve cela toujours très fort lorsque mes amis qui me connaissent bien me conseillent un roman. Je suis rarement déçue. Je me sens bien entourée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’adaptation théâtrale de « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et sur l’écriture de mon quatrième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à plusieurs rencontres dans les semaines à venir :

Jeudi 9 avril  à 18h30 : Librairie Kléber à Strasbourg.

Samedi 11 avril : Salon du livre de Provins.

Jeudi 16 avril à 19h : Librairie de Paris (place de Clichy à Paris).

Samedi 18 et dimanche 19 avril : Salon du livre de Châteauroux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mon actualité sur le site de mon éditeur, bien sûr, au Mercure de France, mais également sur mon site personnel : http://www.sandrine-roudeix.com.

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Le 31 mars 2015

 

Sandrine Roudeix

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Je remercie sincèrement Sandrine Roudeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 01 avril 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Marie-Anne Bruch

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Anne Bruch

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie-Anne Bruch.

Mon parcours d’écriture poétique a commencé vers la fin de mon adolescence, dans les années 1990, et j’ai obtenu en 1996 le Prix Arthur Rimbaud pour un recueil, Tableautins, qui a été publié quelques années plus tard, en 2004. A partir de 2008 environ j’ai commencé à collaborer à plusieurs revues de Poésie comme Arpa, Friches, Décharge, A l’index, Verso, Diérèse, Le Coin de table, et quelques autres. Et en 2014, un autre de mes recueils, Ecrits la nuit, a été édité chez Polder, ce dont j’étais très heureuse.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai fait quelques études dans des domaines divers et variés : histoire de l’art, informatique, psychologie.

J’ai eu des emplois tout aussi variés : développeur informatique, aide-documentaliste, correctrice dans l’édition, etc.

Je pense qu’il est assez difficile de concilier emploi et écriture. Il m’est arrivé d’arrêter d’écrire pendant des périodes de plusieurs années pour cette raison. Mais heureusement, l’envie d’écrire finit toujours par resurgir.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je pratique la sculpture régulièrement, et, plus occasionnellement, la peinture.

Bien que je n’en joue pas, je n’imagine pas de passer une journée sans écouter de musique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs trouvent dans mes livres quelque chose qui leur importe et qui les éclaire, mais je ne cherche pas à les rencontrer, du moins pour le moment. Mais quand certains d’entre eux m’envoient des cartes ou des lettres j’en suis très touchée et flattée et, bien sûr, je leur réponds.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Pas pour le moment.

Je vois la poésie comme un art intimiste, qui se prête mal aux représentations publiques ou aux spectacles.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis l’âge de dix-huit ans mais, auparavant, j’avais déjà fait des tentatives d’écriture romanesque et de journal intime.

J’ai écrit dans ma vie une demi-douzaine de recueils de poésie dont deux ont été publiés.

J’ai également écrit deux pièces de théâtre, que j’ai préféré garder dans mes tiroirs car je n’en étais pas vraiment satisfaite.

Et j’ai écrit un roman en 2013-2014, pour lequel je n’ai pas encore de projet bien défini.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre s’appelle Ecrits la Nuit et il a été publié chez Polder.

C’est un livre qui a été écrit assez rapidement, en quelques mois à peine, et pour lequel je souhaitais adopter un style simple et méditatif, proche du journal intime.

Ecrits la nuit évoque les différentes heures de la nuit, le silence, la solitude, la paix intérieure, des états corporels, le passage du temps.

Ce recueil est suivi d’un autre recueil, Ecrits d’amour, qui a une tonalité un peu plus triste mais évoque les heures de la journée et la nature à la belle saison.

Pour ce livre, j’ai eu la chance d’avoir pour préfacier le poète Denis Hamel, et pour illustration de couverture une peinture originale de la poétesse Claire Ceira. Ils ont tous les deux contribué à rendre ce livre très réussi et proche de ce que j’imaginais.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer mon dernier ouvrage, Ecrits la nuit, en écrivant à la revue Décharge ou à l’éditeur Gros Textes.

Quant à mon précédent ouvrage, Tableautins, je suppose qu’on peut encore se le procurer par Internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne suis pas favorable au compte d’auteur, je trouve sans intérêt de dépenser beaucoup d’argent pour se retrouver avec des cartons de livres que l’on n’a pas la possibilité de diffuser. Or le but d’une édition est la diffusion du livre.

Je pense qu’un auteur doit concentrer ses efforts sur la recherche d’une publication à compte d’éditeur, même si c’est très long et laborieux. Cela peut prendre plusieurs années mais l’attente en vaut la peine.

 

A titre personnel, j’ai pu bénéficier d’une publication à compte d’éditeur pour mon dernier livre, et je n’ai jamais eu recours au compte d’auteur.

 

Je ne saurais vous répondre à propos des e-books, c’est un domaine que je connais trop mal pour en parler.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

D’essayer de ne pas subir sa vie.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère écrire de la poésie car chaque poème est un monde en soi et permet toutes les libertés. De plus la poésie s’accorde avec une inspiration assez brève, ce qui me convient bien.

 

Par contre, en tant que lectrice, j’aime autant la poésie que le roman. Je lis même des nouvelles et des pièces de théâtre.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris avec du papier et un stylo.  Je ne recopie un nouveau poème sur ordinateur que lorsqu’il a atteint sa version définitive. J’aime pouvoir raturer et faire plusieurs versions d’une même strophe.

J’écris souvent la nuit, chez moi. J’ai besoin de beaucoup de calme pour écrire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans ce qui m’entoure : paysages, conversations, livres ou revues, voire tableaux ou films … mais il m’arrive aussi de m’inspirer de souvenirs ou de réflexions plus abstraites.

Je n’ai pas eu de commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai écrit qu’un seul roman jusqu’à présent. Mes personnages étaient inspirés de personnages réels, de souvenirs bien précis.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’être patients et persévérants.

De chercher à toujours s’améliorer et surtout de ne pas faire d’autosatisfaction car elle est généralement déplacée et empêche d’évoluer.

De rester humble et ouvert face à la critique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie, Michaux, Reverdy, Claude Roy, Norge sans oublier les classiques incontournables : Rimbaud, Baudelaire, Verlaine … Et tant d’autres que j’oublie.

Pour les romans, j’ai toujours beaucoup aimé Kafka, Dostoïevski, Borges, Romain Gary, Albert Cohen, …

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis une anthologie de la poésie française aux éditions de la Pléiade, et je lis en parallèle Corps et biens, un recueil de poèmes de Robert Desnos.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je travaille sur un nouveau recueil, composé de poèmes en prose.

J’ai d’autres projets, sur lesquels je n’ai pas encore commencé à travailler, et qui seraient plutôt des idées de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, début mars doit paraître le numéro 28 de la revue A l’Index, dans laquelle quelques-uns de mes poèmes en prose récents seront publiés.

Et fin mars ou début avril doit paraître la revue Les Citadelles, dans laquelle certains sonnets de ma composition seront également publiés.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : laboucheaoreilles.wordpress.com.

Ce blog est surtout le reflet de mes goûts poétiques – c’est-à-dire que j’y parle rarement de moi-même – mais je donne tout de même des nouvelles de mes actualités de temps en temps, et je donne aussi parfois à lire certains poèmes inédits qui trouvent plus tard leur place en revue ou en recueil.

 

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Le  (mettre la date). 26/02/2015

Vos prénoms et noms

Marie-Anne Bruch

.

Bruch-Marie-Anne-Tableautins

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Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.
Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.
Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.
Par des nuits
comme celle-là,
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.
L’espérance
supposait
trop de patience,
et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.
Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

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polder163-ecrits_la_nuit
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Je remercie sincèrement Marie-Anne Bruch  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 02 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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