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JL à l’écoute… de Jean-Pierre Paulhac


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Pierre Paulhac

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Pierre Paulhac, né en 1952 à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère, a passé toute son enfance, son adolescence et les premières années de son âge adulte à Lyon, ville à laquelle il se sent toujours lié. Après des études de lettres modernes à l’université Lyon II, il décide à 23 ans, en 1975, afin de ne pas faire le service militaire, d’opter pour le Service National Actif en coopération. Il est affecté au Cameroun, dans la région du Nord, à Garoua, pour enseigner le français dans le lycée de cette ville.

C’est un coup de cœur avec l’Afrique dont il ne se remettra pas. En effet, à partir de ce séjour de deux ans il continuera à œuvrer pour le développement, dans le cadre de la coopération française. Il aura l’occasion de travailler dans plusieurs pays : le Tchad, le Congo (en école française), la Mauritanie et le Bénin, pays auquel il reste attaché. Au total, c’est un quart de siècle passé sur le continent africain.

A son retour en France, en 2000, il devient personnel de direction de l’Education Nationale. Après avoir fait ses premières armes comme proviseur adjoint, pendant sept ans, au lycée Voltaire à Orléans, il a ensuite exercé, neuf ans durant, les responsabilités de principal au collège Le Clos Ferbois à Jargeau (Loiret).

Il a fait valoir ses droits légitimes à la retraite en septembre 2016. Il réside actuellement à Orléans.

Depuis son adolescence il a toujours eu le goût de la littérature et de l’écriture. La découverte d’Internet a libéré ses appréhensions et lui a permis d’adhérer à des sites et des clubs de poésie.

On peut lire quelques-uns de ses textes sur le site du Club des Poètes, la revue Florilège des Poètes de l’Amitié, de Dijon a publié plusieurs de ses textes, de même le magazine des éditions « Vermifuge » de Dijon.

Membre de la Société des Poètes Français depuis 2007, il a été l’invité du « lundi des poètes » le 23 novembre 2009 et, au sein de cette association prestigieuse, fondée en 1902, il a organisé des animations sur Léo Ferré, en mars 2011, Georges Brassens, en mars 2012, sur « Alcools » d’Apollinaire, en avril 2013, à l’occasion du centenaire de la publication du recueil, sur Jacques Brel, en juin 2013, sur « Les Poètes de la Résistance » en avril 2014, sur « Jean Ferrat » en juin 2014 et sur « Baudelaire » en juin 2016. Le 20 janvier 2018 il y a animé la « Nuit de la lecture »

Il a exercé au sein de cette association, de juin 2013 à décembre 2014, la fonction de vice-Président.

Depuis janvier 2007 on trouve sur son blog « Mots divers », http://jppau.wordpress.com/ l’ensemble de ses productions poétiques. Plus de 95 000 visites à ce jour.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

(cf. plus haut)

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Violons d’Ingres : cinéma, musique (jazz, chanson française, rock des années 70) et… football (supporter de l’Olympique Lyonnais, le club de ma ville de cœur )

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 Activités littéraires à Paris au sein de la Société des Poètes Français (SPF) et d’autres associations.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

 Non, mais je lis des textes, et mes poésies en public à Paris à la SPF ou ailleurs.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ÿ Un essai, sous forme de dialogue : « Dialogue nord sud » en 2004, aux Editions Dianoïa,

Ÿ Six romans aux Editions du Cygne :

« La Porte du non-retour » en 2008,

« Le conseil de discipline » en 2009,

« Chassé du Tchad » en 2010,

« L’Hôtesse noire » en 2012,

« L’Investiture » en 2015.

« Calvaire » en 2017

Ÿ Chez le même éditeur, sous le pseudonyme de François Perdir, un témoignage sur son métier : « Le Principal du secondaire » en 2010.

Ÿ En 2012, les éditions Praelego, malheureusement dissoutes désormais, ont publié son premier recueil de poèmes : « Traces d’étoiles »

Ÿ Le 26 novembre 2013, les Editions de la Société des Poètes Français ont publié son recueil de poésies, « Transports en commun, et autres voyages » et, en juin 2018 : « Ephémérides, poèmes du temps qui passe ».

Depuis janvier 2007 on trouve sur son blog « Mots divers », http://jppau.wordpress.com/ l’ensemble de ses productions poétiques. Plus de 95 000 visites à ce jour.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Calvaire

Un intellectuel athée se trouve pris en otage par un groupe terroriste

chrétien intégriste…

Nous sommes au début du XXIIe siècle. À la suite d’une Grande

Croisade, organisée en 2075 par les pays occidentaux, sous le magistère

spirituel du pape François III, l’Islam a été vaincu, ses territoires ravagés.

Le monde est géré presque totalement par des régimes d’obédience chrétienne.

Pourtant le terrorisme n’est pas mort. Les Soldats du Christ Roi,

depuis la forêt vierge africaine, veulent instaurer une théocratie mondiale

et mènent une lutte violente, faite d’attentats et d’enlèvements.

Jean-Jacques Payen, journaliste et écrivain libre penseur, va donc être

séquestré par cette armée clandestine de prêtres et de soeurs, plus d’un an,

dans un réduit de bois, subissant toutes les humiliations et les sévices que

peut endurer un otage.

Ce récit se fonde essentiellement sur la rédaction d’un journal que le

captif a eu l’autorisation de tenir, presque quotidiennement. Sont collectés

également certains articles de presse, contradictoires, en France, qui se font

l’écho de l’interminable détention de cet intellectuel connu et reconnu.

Jean-Pierre Paulhac, dans ce roman d’anticipation, veut nous montrer, par

une écriture souvent ironique, que le terrorisme n’est aucunement lié à une

religion précise mais relève certainement d’une problématique plus complexe

qui amène à nous interroger sur la gouvernance de nos Républiques.

À la suite de ses cinq précédents romans, cet auteur poursuit, en arrière-plan,

sa réflexion sur les relations entre l’Afrique et le monde occidental

et nous propose, également, le portrait positif d’une femme noire, dynamique

et volontaire, source vivifiante d’un optimisme qui peut ne pas nous

faire désespérer de l’avenir.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

 Aux éditions du Cygne pour les romans

A la SPF pour mes deux recueils de poésie « Transports en commun » « Ephémérides »

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Chacun mène sa vie comme il peut…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Essaie toujours…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 J’aime les biographies historiques ou poétiques. Pour les romans et les poésies, je suis si difficile que je ne peux lire que les miens… (Humour…)

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur ordinateur. L’ordinateur est un éternel brouillon toujours au propre.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai des ami(e)s qui veulent écrire leur bio ou leur expérience professionnelle.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui et non. J’ai beaucoup écrit sur l’Afrique en prenant des parcelles de ma vie en les transformant. Sauf Calvaire qui est une pure fiction

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Essayez !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie : Apollinaire, Villon, Nerval

En chanson : Léo Ferré, Bob Dylan (prix Nobel de littérature ! Yeah !!!) Léonard Cohen

En romans : Proust, Flaubert, Stendhal, Maupassant

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Des bio sur Apollinaire et Louise Labé (Lyonnaise !!)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Animation de soirées poétiques, émission de radio.

Je viens de proposer à mon éditeur un essai pour contrer Zemmour et sa falsification de l’histoire à partir de son dernier torchon.

Il a refusé : « Je ne publie pas des antilivres ad hominem »… Si l’idée séduit quelqu’un je me mets au travail…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

22 octobre lundi des poètes à la SPF

26 octobre lectures à la SPF

9 novembre soirée participative Apollinaire à la SPF

16 décembre récital poétique « Jardin d’Ebène » à Argenteuil (en compagnie d’autres poètes et de musiciens)

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 Sur le site des Editions du Cygne

Sur mon site « mots dits vers »  http://jppau.wordpress.com/

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Le 19 octobre 2018

Jean-Pierre Paulhac

 

 

 

PUBLICATIONS

 

Editions Dianoïa : « Dialogue Nord Sud »

Editions Praelogo :  « Traces d’Etoiles » (Maison d’édition dissoute)

Editions des Poètes Français : «Transports en Commun » « Ephémérides »

Editions du Cygne : « La Porte du non retour » « Le conseil de discipline » « Le Principal du Secondaire » (sous le pseudonyme de François Perdir) « Chassé du Tchad » « L’hôtesse noire » « L’investiture » « Calvaire »

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Je remercie sincèrement Jean-Pierre Paulhac d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 23 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Séverine de Possel-Deydier, auteur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Séverine de Possel-Deydier

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Séverine de Possel-Deydier.

Cela fait vingt ans que j’écris en cachette et que je peins en secret, puis la vie, de mère de famille d’une part, professionnelle d’autre part m’a forcée à ranger cela de côté au fond d’un tiroir.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été décoratrice, manager nationale itinérante d’une enseigne de meubles et de décoration. J’ai eu un restaurant avec mon mari, puis je suis tombée malade. Après trois lourdes opérations du dos, j’ai décidé de me remettre à l’écriture et de ressortir mes textes d’il y a quelques années pour les retravailler, passion depuis toujours avec la peinture. Aujourd’hui reconnue handicapée je ne peux plus travailler, alors je souhaite me consacrer entièrement à mes passions et vivre d’elles.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je pratique également la peinture, mon sujet de prédilection restant les fleurs, pour leurs couleurs, leurs senteurs, leur joie et la vie qu’elles renvoient autour d’elles.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Bonjour, j’attends beaucoup de partage, d’amour, de joie, le plaisir de s’apporter la joie et pourquoi pas les conseils d’une certaine expérience, pas toujours malheureuse. Je participe à divers salons où les rencontres sont souvent très enrichissantes mais je vais également à la rencontre du public lors de séances de dédicaces dans les diverses librairies : maisons de la presse, Cultura, et même France Loisirs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai beaucoup de lecteurs qui me posent des questions et me demandent des conseils conjugaux à travers la messagerie privée de la page Facebook que j’ai créée pour tenir à jour mes actualités. Même parfois des parents qui me demandent comment aborder la sexualité et différentes facettes de celle-ci avec leurs ados. Je me suis d’ailleurs posé la question de créer un blog pour que les personnes puissent poser ouvertement les questions…

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit, j’avais 6 ans j’écrivais des poèmes, mais la littérature érotique j’ai commencé à 23 ans lorsque j’ai eu mes enfants. J’ai attendu 43 ans pour m’y remettre sérieusement et j’ai publié « Songes sans retour » éditions du Bord du Lot, sorti en juin 2016, « La deuxième vie de Boucle d’Or » publié fin octobre même éditeur (éditeur à compte d’éditeur).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« La Belle du Luxembourg ».

Ce roman traite de la sexualité vue par la jeunesse en mettant en avant la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments d’un jeune homme de 20 ans. C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile une version de ses désirs d’amour, de tendresse, dans un monde où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste, parfois,  floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez Cultura, chez mon éditeur www.bordulot.fr rubrique érotisme et espaces culturels Leclerc. Peut-être commandé dans toutes les librairies puisque référencé sur chapitre.com et Rénov’livres, ainsi qu’Amazon.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Mes ouvrages sont publiés à compte d’éditeur, j’ai eu des propositions de publication à compte d’auteur mais le coup varie entre 1 200 et 4 000 €, en fonction des maisons d’édition. Il s’agit d’une très vaste arnaque qui vise à publier coûte que coûte un ouvrage même s’il n’est pas prêt à l’être (manque de maturité dans son dénouement, manque de fluidité dans l’écriture, problèmes de syntaxe, ou de grammaire, vocabulaire, orthographe), car même s’ils assurent s’occuper des corrections, la plupart des erreurs liées au français (figures de styles ou autres) ne sont jamais corrigées. Par conséquent cela peut donner une mauvaise image du livre et surtout de l’auteur.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Relire son œuvre depuis la fin pour retrouver plus facilement les fautes, les mots et phrases étant du coup, sorties de leur contexte, et l’histoire que l’on connaît par cœur n’ayant plus de sens on se concentre davantage sur les phrases les mots, répétitions, orthographe, grammaire, conjugaison, concordance des temps…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Du livre érotique ou Romance pour adultes.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’imagine d’abord une histoire comme un film dans ma tête, et là j’ai tous les détails de décors, de lieux, d’environnements, de circonstances. Je vois même quels acteurs peuvent jouer le rôle de tel personnage, où je sais qui peut faire les musiques des téléfilms, je sais également dans quels lieux ils peuvent être tournés. Je sais où commence et où finit mon histoire, et ne déroge jamais de ma ligne de conduite qui doit suivre la logique de mon récit et non s’éparpiller dans des personnages, des lieux ou des descriptions inutiles pour l’intérêt de l’histoire et pour le cheminement des personnages.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages?

Mon inspiration vient de choses que je vois, de circonstances plus ou moins vécues, de fantasmes, de témoignages, de tout ce que je me documente autour de moi et de tous les conseils conjugaux que viennent me demander des lecteurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pas toujours, ils n’existent pas mais sont fortement influencés par des rencontres effectuées à différents moments de ma vie. Mes intriguent se construisent dans ma tête où tout se noue, se dénoue et au bout de quelques heures, parfois quelques jours, je teins mon histoire.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aller au bout de son rêve et lorsque c’est fini, relire, puis relire, puis relire encore, avec un dictionnaire des synonymes, avec un dictionnaire, avec le Bescherelle pour limiter le nombre de fautes (fortement réducteur pour le lecteur).

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Racine, Molière, Jean de La Fontaine, Beaumarchais, Jean Giraudoux, mais aussi Maupassant, Stendhal, Balzac, Zola, Baudelaire, Rimbaud, Victor Hugo, Céline…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Corneille Le Cid, La Neige en deuil Henri Troyat.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les suites des trois premiers puis sur les autres histoires où tous les personnages vont finir par se rencontrer, pour faire vivre ma SAGA !

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Tous les samedis je suis en dédicace dans les Maisons de la Presse, Cultura et France Loisirs… jusque mi-mars, grand salon chapiteau du livre de Saint Cyr -Sur-Loire les 20 et 21 mai.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mes actualités littéraires sur Facebook/Séverine De Possel-Deydier Auteure

On peut suivre mon actualité d’artiste peintre sur Facebook/peintureSéverinedePossel-Deydier Artiste peintre.

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Le 8 février 2017

Séverine de Possel-Deydier

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 SONGES SANS RETOUR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

 

Songes sans retour est une histoire mêlant émotions, sentiments, et amour charnel osé, voire très osé… Réalité ou fantasme? L’histoire vous dira tout sur la personnalité complexe et attachante d’Eva. Une histoire bouleversante sur la force des sentiments qui soulève la question de savoir jusqu’où sommes-nous prêts à aller par Amour ou pour plaire à l’autre?
Se fourvoyer n’est jamais sans conséquences…
Ce n’est pas Eva qui vous dira le contraire!
Il s’agit d’un roman court, efficace et facile à lire, que sauront apprécier autant les hommes que les femmes.
Vous reconnaîtrez-vous au travers de ces situations et de leurs personnages, dans votre réalité comme dans vos songes?

Depuis 20 ans, Séverine de Possel-Deydier partage ses passions entre écriture de romans érotiques et peinture, dans l’ombre d’une ascendance d’écrivain et de peintre. Après des moments difficiles et une santé fragile elle trouve dans l’écriture l’apaisement nécessaire;lui permettant d’exprimer son Amour pour la vie, l’Écriture et l’Art.

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LA DEUXIÈME VIE DE BOUCLE D’OR

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

La Deuxième vie de Boucle d’Or, est le deuxième roman de Séverine de Possel-Deydier. Ce conte moderne, pimenté de scènes érotiques, relance le débat de l’Amour à tout âge et le regard porté sur les couples à forte différence d’âge. Peut-on porter le même Amour à 15 ou à 50 ans et comment définir la limite entre la permission et la perversion ? Anaïs arrive aux urgences suite à un terrible accident de scooter. Cette adolescente à la fois absente et omniprésente, va bouleverser les codes et amener Pierre, son chirurgien à se poser de troublantes questions : qui est le plus pervers ? Son meilleur ami qui couche avec sa femme dans son dos depuis plusieurs années, ou le sauveur fou d’Amour qui fantasme sur sa protégée ?

 

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LA BELLE DU LUXEMBOURG

De SEVERINE DE POSSEL-DEYDIER

Après « Songes sans retour » et « La deuxième vie de Boucle d’Or ;», Séverine de Possel-Deydier a souhaité traiter la sexualité depuis un autre point de vue : celui de la jeunesse. « La Belle du Luxembourg» nous présente la vision à la fois fraîche et détachée de l’Amour, du sexe, des sentiments, d’un jeune homme de 20 ans.
C’est non sans maladresse mais avec beaucoup d’émotions que Benjamin, un jeune étudiant en droit nous confie ses ressentis et nous dévoile ses désirs d’Amour, de tendresse, dans un monde et un contexte où tout devient consommable et où la limite entre le réel et le virtuel reste parfois floue et imperceptible. Ce romantique des temps modernes apprend à découvrir son corps, son langage et son pouvoir à travers l’éveil de tous ses sens.

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Je remercie sincèrement Séverine de Possel-Deydier d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 10 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Alexandra Pasquer-Schurder, romancière

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Alexandra Pasquer-Schurder

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Alexandra Pasquer-Schurder

Née à Montréal, au Canada, en 1968, la première fois que j’ai débarqué en France avec mes parents, c’était dans un couffin, au Havre, en pleine grève des dockers… Je suis revenue en 1974, pour découvrir le monde en famille. J’ai appris à lire et écrire en voyageant avec mes parents, durant un an en Europe et en Afrique du Nord. J’ai grandi en région parisienne, puis j’ai fait des études de journalisme et de science politique à Paris.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais journaliste, puis directrice de la communication.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Le sport ! La course à pied d’endurance, le parachutisme, le vol en ULM, la capoeira. J’aime aussi le théâtre, le cinéma et la peinture que j’aime admirer, mais que je ne pratique pas.couverture

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’aime qu’ils me renseignent sur leur personnage favori, qui est souvent inattendu, et qu’ils m’expliquent pourquoi ils l’ont aimé. J’apprécie qu’ils me donnent leurs commentaires et leurs attentes pour mon prochain roman. C’est toujours étonnant. L’un va dire « j’adore vos dialogues, il n’y en a pas assez », l’autre « il y a trop de dialogues, je préfère votre prose ». Chacun a sa lecture, mais ils me trouvent tous drôle et riche en vocabulaire !

Pour rencontrer les lecteurs, je fais de nombreux salons et séances de dédicace en librairie. Je publie beaucoup de photos sur mon site Internet www.les-tamalous.com et sur les réseaux sociaux. J’ai la chance d’avoir un ami photographe www.olivierchatelain.com qui m’accompagne dans mes aventures littéraires !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, je fais des lectures avec des médiathèques, des collectivités territoriales, des conférences autour de la silver economy et de la santé, de la création littéraire. J’anime également des ateliers de créativité et des journées de séminaires d’entreprises.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

16_252Quelque part, j’ai toujours été payée pour écrire en tant que journaliste et directrice de la communication ! Pour la littérature, c’est moins rentable, mais j’écris depuis 2002…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Les Tamalous est mon premier roman, publié aux éditions Fortuna en 2016. C’est l’histoire de trois septuagénaires un peu brinquebalantes, qui ont des maux de leur âge mais aussi des envies. Yvette, vraie midinette, rêve d’un nouvel amour. Alicia, obsédée par l’argent, n’est bien qu’en représentation. Angèle, gravement malade, joue sa survie. L’arrivée de Ferdinand, un lointain amant en mal de paternité, les confronte à un choix : accepteront-elles de lui créer un héritier ? De remettre en question leur existence passée ?

C’est l’histoire des Tamalous, des destins croisés du 3e âge, porteurs de vie et d’espoir !couverture

Une plongée au cœur de la « silver economy » où je transforme les maux en mots pour aborder le sujet du vieillissement avec humour et espérance.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans toutes les librairies traditionnelles, en rayon ou sur commande, ou dans les réseaux de distribution en ligne (FNAC, Amazon…).

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je pense que toutes les solutions sont intéressantes et qu’elles correspondent à des situations et des besoins différents. Personnellement, je suis à compte d’éditeur, car je voulais m’intégrer dans une équipe, une collection pour bénéficier du système de distribution et d’un accompagnement pour la promotion.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour la promotion, il faut beaucoup s’impliquer et compter sur soi-même.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans. La presse écrite.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Sur un ordinateur, avec discipline et régularité.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans les rencontres, les échanges, la lecture de la presse. J’ai une particularité : où que j’aille, il y a toujours quelqu’un pour me raconter sa vie. Je l’écoute, je l’entends et parfois son récit ou un simple détail m’inspirent. Je le case dans un coin de ma tête et le moment venu, je fais des recherches pour approfondir et étayer mon sujet. Je lis aussi énormément. J’ai des caisses d’idées encore inexploitées ! Non, je n’ai pas eu encore de commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour mon roman « Les Tamalous », mon intrigue est née d’une rencontre avec une dame septuagénaire qui attendait un rendez-vous galant. Elle est devenue le premier chapitre de mon livre et l’un de mes personnages. Je l’ai connue une demi-heure, je ne sais pas si son rendez-vous est arrivé et j’ai beaucoup inventé, au point que je ne sais même plus si certains détails sont vrais en dehors de la Volvo rouge et de son âge ! Au départ, je voulais écrire sur la sexualité des personnes âgées, mais il n’y avait pas beaucoup d’écrits sur le sujet qui était relativement tabou. J’ai donc travaillé sur les ressorts de la motivation (amour, argent, pouvoir) et imaginé mes personnages. Je voulais qu’ils soient âgés pour en faire des héros et porter un regard différent sur le vieillissement. J’ai d’abord fait des fiches de personnages, puis un plan, que je n’ai pas du tout respecté, mais qui m’a donné un chemin avec lequel prendre ensuite mes libertés. Je tiens aux personnages fictifs. Certains lecteurs sont persuadés de reconnaître certains de mes modèles, même si j’ai rencontré les dits modèles des années après avoir créé les personnages ! La fiction permet toutes les libertés (et les contraintes qu’il faut soi-même se créer !).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Travaillez, travaillez. Il faut écrire, écrire, écrire.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Proust, Italo Calvino, Georges Perec, Flaubert, Stendhal, Dostoïevski, Jasper Ffjord, Chester Himes, Agatha Christie, Jane Austen, Marguerite Duras, Daniel Pennac, Amin Maalouf, Alessandro Baricco, John Steinbeck, Salman Rushdie, Beaudelaire, le bottin n’y suffirait pas…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Comment braquer une banque sans perdre son dentier de Catharina Ingelman-Sundberg, La Guerre et la Paix de Tolstoï, Charlotte de David Foenkinos et Le fusil de chasse de Yasushi Inoué.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

couvertureJ’écris mon deuxième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

4 mars Salon du livre de Saint Germain les Corbeil

11 et 12 mars Salon du livre Les Pieux

18 et 19 mars Salon du livre de Bondues

24 au 27 mars Livre Paris

30 mars Conférence à la journée des seniors Mairie de Paris 13

8 avril Dédicace à la librairie Guillemot de Pont L’Abbé

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site internet dédié www.les-tamalous.com

Et sur le blog de mon éditeur http://editionsfortuna.blogspot.fr/

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Le 12 février 2017

Alexandra Pasquer-Schurder

.couverture

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Je remercie sincèrement Alexandra Pasquer-Schurder d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 14 février 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Stéphane Brosseau

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Stéphane Brosseau

.Photo Stéphane BROSSEAU

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis Stéphane BROSSEAU, né le 19 mai 1966 à Nantes.

De 1984 à 1992, j’ai d’abord été en classe préparatoire littéraire au Lycée militaire de Saint- Cyr-l’Ecole, puis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, à Ecole d’application de l’Artillerie, pour être affecté en Allemagne.

En 1994-1996, je fus instructeur à Saint-Cyr. Durant cette période, j’en ai profité pour passer une maîtrise d’Histoire. Puis j’ai commandé une batterie de 150 hommes et femmes à Hyères.

Depuis 2004, je suis breveté de l’enseignement militaire supérieur du second degré et me suis orienté vers la gestion des ressources humaines. Actuellement responsable de la politique de suivi des blessés de l’armée de Terre, des conditions de vie des militaires et de leur famille, je  prends le commandement des musiques de l’armée de Terre en août 2016.

Directeur de chorales depuis 36 ans, je suis aussi chanteur soliste et sociétaire depuis 2013 de l’association des écrivains catholiques de langue Française.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Du sport, de la musique, du bénévolat et de la symbologie.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique, comme je l’ai dit, et j’ai écrit un scénario pour un film d’Yvon Bertorello sur la symbologie dans l’art roman et l’art gothique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends des rencontres, des discussions, des partages d’idées, des débats. Je me fais connaître par mon réseau et par des salons (Rambouillet, Saint-Cyr-L’Ecole, Paris, Mennecy, Dourdan, Chevreuse, etc.)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, à la demande, lors de salons ou dans des rencontres privées.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 2010. J’ai écrit :

  • L’amour, sens et enjeu de la vie – 2012 (TheBookEdition.com) – 235 p. – Essai.
  • Animer, c’est d’abord prier – 2012 (TheBookEdition.com) – 93 p. – Essai.
  • Les mains ouvertes – 2012 (TheBookEdition.com) – 73 p. – Poésies – Prières.
  • Le Phare – 2013 (TheBookEdition.com) – 90 p. – Poésies.
  • Le Témoin – 2013 (TheBookEdition.com) – 125 p. – Nouvelle.
  • Visite de St Martin de Chevreuse – 2014 (TheBookEdition.com) – 43 p – Histoire de l’art / Guide.
  • Ecoute la Pierre – 2014 (TheBookEdition.com) – 86 p  – Histoire de l’art / Guide.
  • La Pierre au cœur de chair – 2014 (TheBookEdition.com) – 170 p.- Roman historique et essai. Prix 2014 du livre et de la poésie de Guillerval.
  • Reflets d’humanité – 2015 (Edilivre) – 100p – Poésies contemplatives, réflexions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Reflet d’humanité :

Il s’agit d’une cinquantaine de poèmes, de prières ou de réflexions, qui évoquent l’ambivalence du temps, de la vie, du cœur, du mal et du péché, des valeurs et du paraître… une vision de ce monde contemporain décalée des idées convenues et dominantes, mais belle et profonde, une quête de sens, sans relativisme, une immense espérance.

Chaque petit texte se prête à être le support d’une méditation quotidienne, comme un instant spirituel ou l’occasion de prendre du recul sur notre époque.

 

Prix TTC : 12€

ISBN : 978-2-332-95541-8

Format : 134x204cm

Contact presse : – 01 41 62 14 39 Astrid Laurent – actualite@edilivre.com ou astrid@edilivre.com

 

Le suivant est à paraître chez Edilivre :

Pourquoi un homme sensé et normal est-il capable de basculer dans l’horreur et de se transformer en bourreau ?

L’homme est-il fondamentalement mauvais ? Il semble que non…

Mais l’Histoire est malheureusement constellée d’exemples de massacres dramatiques perpétrés par des foules apeurées ou hystériques.

Peut-être est-il alors opportun d’étudier certaines récurrences historiques et d’observer les facteurs favorisant cette chute dans le mal absolu et le non-sens ?

Chacun étant susceptible de se trouver dans une telle situation, d’un côté ou de l’autre, l’Histoire ainsi présentée sous forme de roman ou de fable peut se révéler très éclairante pour tout homme, femme ou jeune.

A la lumière des XVIe, XVIIIe, XXe et XXIe siècles, traversés par une demeure, véritable personnage principal du livre, témoin de spasmes maléfiques à Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes, sans doute est-il alors possible de pressentir un désordre majeur, voire un génocide, quand certaines pierres s’accumulent dans l’un des plateaux de la balance de notre psychologie individuelle ou collective…

Avis aux décideurs, aux responsables et à tous les citoyens, quand les facteurs suivant s’accumulent !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez n’importe quel libraire ou sur Internet. Pour ceux chez TheBookedition, sur le site thebookedition.com

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

L’idéal est bien entendu d’être à compte d’éditeur. Mais la porte est tellement étroite ! Les comptes d’auteur peuvent rendre service et permettre la diffusion d’idées.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Crois que tu es aimé, et aime.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des essais et des biographies.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Dans le RER, durant mes trois heures de transport quotidiennes…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans l’observation de la nature et des gens, dans la prière, la contemplation.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui, mais dans mon dernier livre, il y a une base généalogique réelle.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’oser noircir du papier, de recommencer, mais en restant humble.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Baudelaire, Kafka, Camus, Mauriac, Maupassant, Stendhal, François Varillon, Bernard Sesboüé, Jean-Christian Petitfils, Rambaud, etc.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Croire de B. Sesboüé.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un livre sur la musique militaire…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le salon du livre de Chevreuse « Lirenval » le 2 avril 2016.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur les sites de Thebookedition :

(http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=st%C3%A9phane+brosseau)

et Edilivre :

http://www.edilivre.com/catalogsearch/result/?q=brosseau

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Le  10 février 2016

Stéphane BROSSEAU

.Brosseau Stephane

.Couverture L'AMOUR SENS ET ENJEU DE LA VIE

Couvertrure LES MAINS OUVERTES

 

Couverture LE PHARE

Couverture ECOUTE LA PIERRE

.

Extraits de : Le Phare. (Thebookedition)

L’éclosion de vie

 

La première bouffée d’air déploie tes poumons,

Surgeon luisant, éclos de ta mère exténuée,

Être nouveau, de chair, d’eau, de sang et d’esprit ;

Créé par amour pour l’amour, souffle de vie,

Fragilité suprême, condensé d’Histoire,

Tu rapproches par essence en l’amour donné,

Le passé, les aïeux et les hommes à venir.

 

Fulgurance du présent bousculant la vie,

Promesse d’espérance étoilant le futur,

Ta perle est unique et pare l’humanité ;

Ton âme a sitôt quitté le corps maternel,

Que ton père, pour ton bien et celui de tous,

Coupe le cordon, te greffe au cep de ce monde,

Sacrifiant de la sorte au rite fécond :

Il faut que tu grandisses et que lui, diminue.

 

Beauté attendrissante, affamée de ta mère,

Ignorant l’esquisse de ton corps assoiffé,

Dépendance absolue et faiblesse incarnée,

Enfant de l’Eden, image d’un Dieu humble,

Sacrement terrestre, ange et nouveau messager,

Tu rends chair, malgré toi, tous les cœurs pétrifiés ;

Les yeux à peine éclos, les poings déjà serrés,

T’ébattant dans le vertige de l’inconnu,

Tu écris la première page de ton livre.

 

Chacun est un vitrail

 

Le monde est comparable à une cathédrale,

Exposée en plein vent, écrasée de soleil ;

Ce vaisseau imposant défiant les éthers,

Aucun ne l’a vu en entier d’un côté.

Ses détails semblent beaux mais bien trop éloignés,

Pour pouvoir en saisir toute subtilité ;

Des diables aux aguets la décorent ci et là,

Les passants habitués la croient inhabitée.

Des vitraux opaques, poussiéreux et plombés,

Bouchent les fenêtres en un voile bien terne,

Surtout au zénith quand la gargouille brille.

 

Invité par un livre, un ami, ou un guide,

A franchir le grand porche ou l’histoire se dessine,

Je parviens au narthex, symbole de la terre,

Stupéfait, ébloui par cette voute en croix.

Tout prend forme à présent de mon palier carré,

Je progresse humblement sur la nef ascendante,

Attiré que je suis par le cœur du transept,

D’où je lève la tête vers les cieux ouverts.

En ce point capital, le Salut apparait,

Rencontre de l’homme avec Dieu, son créateur ;

L’autel au fond du chœur révèle que cette arche,

Traverse le déluge et les eaux de la mort.

 

Alors illuminé de couleurs magnifiques,

Je vois que le verre si quelconque au dehors,

Par miracle prend forme, éclairé du grand astre ;

Que chaque morceau traversé de lumière,

Révèle un visage et une histoire sacrée ;

Tout éclat de vitrail scintille à sa façon,

Selon l’exposition, les blessures du temps ;

La plus belle des grandes verrières est au Sud,

Mais toutes sont joyau dès l’aube jaillissante ;

Si un seul des vitraux venait à disparaître,

L’édifice en entier serait moins coloré.

Heureux l’homme qui voit en chacun de ses frères,

Un trésor intérieur transcendé par le Père.

 

La beauté des rides

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps révolus,

Dont l’évocation,

Fait sourdre quelques larmes,

De tristesse ou de joie.

Ces heures sont passées,

Elles nous ont échappé ;

Si le bonheur d’antan,

Soudain rend nostalgique,

Alors nous sommes comblés,

C’est là notre cadeau ;

S’il rappelle l’horreur,

Blessure ou cicatrice,

Par chance elle n’est plus,

Nous sommes épargnés.

 

Le livre du visage,

Peu à peu se remplit ;

Des sillons sont tracés,

Par les ans égrainés,

Fertiles à l’avenir :

Tu témoignes et transmets

Le flambeau à l’enfant ;

Ces lignes signifiantes,

Disent un long voyage,

Offert par le Seigneur,

Pour atteindre la vie.

Ne les efface pas,

Le temps ne bisse pas,

N’y vois là aucun mal,

Il est vain de tricher.

 

Heureux l’homme tanné,

Et la femme ridée :

Ils ont beaucoup reçu,

De bonheurs et d’épreuves ;

Car c’est par l’érosion,

Que la monotonie,

D’une plaine ordinaire,

Devient vallée superbe,

Et par la forte brise,

Que la mer s’embellit,

Et donne le relief

D’une vague puissante ;

L’or patiné sertit

Les trésors de la vie

Et leur donne un éclat.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour cet instant présent,

Qui seul dans ma vie d’homme,

De par mon libre-arbitre,

Demeure à ma mesure ;

Merveille que mon cœur,

Qui bat chaque seconde,

Pour rendre gloire, aimer.

Heureux suis-je vraiment,

Des dons que tu me fais,

Ainsi qu’à tous mes frères.

Prenons donc la mesure,

De cet instant si riche,

Même s’il peut sembler

Dérisoire ou bien terne.

 

Loué sois-tu Seigneur,

Pour les temps à venir,

Qui ne sont pas nôtres,

Car ils portent en leur sein,

Une espérance folle :

La promesse de vie,

D’un amour éternel,

Que le Dieu trois fois saint,

Nous prépare à chacun.

Après ce pèlerinage,

Ereintés, burinés,

Nous nous approcherons,

Et découvrirons là,

Si nous avons aimé,

A chaque instant donné.

 

Le requiem

 

L’orchestre du monde va bientôt se produire,

Dirigé par un maître, un grand compositeur.

Il créera son joyau, son enfant, son chef-d’œuvre,

Une pure beauté en musique sacrée :

Un requiem, mystique, profond et intense,

Atteignant les cimes, touchant jusqu’aux larmes.

 

Il lui faut pour cela de nombreux musiciens,

Constituer un grand orchestre symphonique,

Complété de voix d’hommes, de femmes et d’enfants.

Le concert de gala n’aura lieu que plus tard,

Quand le maestro dira que l’ensemble est fin prêt,

Chacun des musiciens répondant à sa main.

 

Son vœu le plus cher est que tous applaudissent,

Public et musiciens dans la même ferveur,

Enivrés de bonheur et débordant de joie,

Par tant d’émotions, de prières lyriques,

Emportés à jamais dans l’élan mélodieux,

D’un final grandiose s’achevant en point d’orgue.

 

Il recrute dans ce but partout où il peut,

Des fameux concertistes ou de simples élèves ;

Pour aider les artistes, il prend bien les devants,

Leur confie la partition dûment annotée

Par son fils bien-aimé pour jouer dans l’esprit,

Afin que tous déchiffrent et sachent interpréter.

 

Il répète avec eux sans jamais se lasser,

Travaille la technique, le son, l’émotion,

Que la note si pure atteigne le Divin.

Certains, vite lassés, ou bien d’autres, épuisés,

Beaucoup, découragés, vont servir d’autres chefs :

Il faut tout recommencer, reprendre au début.

 

Ceux qui restent avec lui sont tellement différents,

Qu’ils doivent s’accorder et chacun, s’écouter ;

Pour entrer dans son œuvre, ils doivent se donner,

Solistes, premier violon ou simple triangle,

Unir les talents pour ne faire qu’un seul son ;

Il ne conservera que ceux qui l’ont compris.

 

Le clochard en cravate

 

Le flux des parisiens empressés se déverse,

Du quai de Denfert jusqu’aux couloirs souterrains ;

La vague déferle sur les portillons gris,

A peine ralentie ou giclant par-dessus.

 

Rien ne stoppe ce flot, écumant, englouti,

Irrigant les artères de la capitale ;

Beaucoup semblent endormis, d’autres se couchent,

Quand mes yeux s’arrêtent sur un homme debout.

 

Il est pétrifié contre un mur, hors du temps,

La petite cinquantaine, en costume sombre,

La cravate ajustée, une mallette à ses pieds.

Il porte en collier une pancarte en carton.

 

Trois mots sont écrits et sonnent la sentence

Sous son visage abaissé : « Pour vivre, merci » ;

Mais comment donc ce cadre en est arrivé là ?

Cache-t-il sa souffrance à toute sa famille ?

 

Ma seule aide possible en cet instant tragique,

Consiste en des prières ferventes et sincères,

Pour qu’il puisse gagner son pain, garder son toit ;

Des profondeurs je crie vers Toi, tends-lui la main !

 

Pour nos aînés…

 

Je te confie ceux qui ont vécu trop longtemps,

Au regard d’un monde rongé d’efficience ;

L’antichambre des cieux est pour eux leur maison,

Désertée, décrépie, à l’horloge cassée,

Ou ces lieux hantés d’anges rares et sans aile,

Qui essaient de soigner ce qui peut encore l’être.

 

Désœuvrés, un peu lents, boiteux ou alités,

Engourdis, radotant ou souvent égarés,

Stimulant leur esprit de luttes dérisoires,

Une ancienne beauté apparaît sous leurs traits ;

Ils sont seuls et attendent un regard, une voix,

Quelque chose mettant leur passé au présent.

 

Mon Dieu, Tu les aimes et sais leur splendeur d’antan,

Si brillants d’intellect ou habiles des mains,

Tu as vu leur bonheur et combien ils souffrirent,

Le monde transmis fut modelé par chacun;

Ils ont eu des enfants mais ceux-là les oublient,

Les photos sont jaunies, ils ont beaucoup aimé.

 

Réconforte nos vieux frères en ces jours d’attente,

D’ennui ou de calvaire, ils cherchent pourquoi vivre ;

Dis-leur que sans eux notre corps est amputé,

Qu’ils ont à prier, pour eux et pour le monde,

A tendre aux jeunes le flambeau d’espérance,

S’abandonnant bientôt à ta miséricorde.

 

 

 

Mouche ou abeille ?

 

La chrysalide devient papillon, mon fils,

Tu découvres tes ailes et déploies lentement,

Des voiles colorées reçues gratuitement,

Qui prendront ton envol à la première brise,

Et t’élèveront vite en un grand tourbillon,

Jusqu’aux cimes fleuries d’un alpage au printemps.

 

Alors tu découvriras qu’en cette altitude,

A côté de la bouse et de la charogne,

Poussent la gentiane et la belle églantine ;

Il te faudra ainsi choisir où te poser,

Selon ton instinct mais aussi ta boussole,

Suivant ta pensée, guidée par la volonté.

 

Tu te feras mouche attirée par l’abject,

L’immondice puante, vautrée dans la fange,

Volant lourdement, titubant de tes excès,

Ou butineras délicatement, nectar,

Sucs et pollens en respectant les pétales,

En transformant la beauté confiée en merveille.

 

Avant de décider où tu devras aller,

Tu trancheras, maître, doué de libre-arbitre ;

Là résideront ta faiblesse et ta grandeur :

Sans liberté, plus d’enfer, ni de paradis.

 

Ma chapelle quotidienne

 

Le wagon matinal me conduit, nonchalant,

Dans la nuit de l’hiver, bientôt lit de l’aurore,

Intégré au troupeau résigné des silhouettes

Qui se meuvent au signal de la simple habitude,

Des stations défilant, égrainées devant elles,

Possédant pour chacune sa lumière, son odeur,

Ou au rythme du son de la voix numérique,

Dont pourrait se passer l’habitué que je suis.

 

Une grâce pourtant m’envahit, impuissant,

En voyant tout devant, plus qu’une ombre, une gêne :

Un homme, une femme, sont bientôt aperçus,

Entourés comme moi de cette multitude,

Odorante, encombrante et parfois bien violente,

Sans visage, ni cœur et bien sûr sans croyance ;

Appuyés sur la vitre pour ne pas tomber,

Ils esquissent un sourire ou peut être une plainte.

 

Ils ont donc bien une âme, une vie, un passé,

Des failles, des richesses et même un cœur qui bat,

Ils pensent, ils agissent, ils espèrent et ils aiment,

Leur trésor est peut-être aussi beau que le mien ;

Leur main droite portant un livre patiné,

Ils semblent parler ou peut-être prient-ils ?

 

Leurs voisins tout-à-coup s’animent de la sorte,

Et chacun devient un et bien digne d’égards,

Le costume ou la cotte semblant s’effacer ;

Leurs tristesses ou leurs joies me saisissent le cœur,

Leur valeur est certaine et pourtant trop voilée,

A mes yeux vite encombrés de préjugés.

 

Le Seigneur me fait signe et m’envoie son Esprit,

Ces gens-là sont mes frères, ils me portent un message :

Ils sont à l’image du Père de Tendresse,

Créatures admirables et aimables de Dieu,

Celles qui sont pour moi des anges messagers,

Pour me dire de prier en ce lieu bien sordide,

Transformant un taudis en chapelle vivante,

Illuminant ma vie, embellissant la Terre.

 

Hymne à la douceur

 

La force douce nous convainc,

La douceur forte désarme.

 

L’homme prouve qu’il n’est pas Dieu,

Quand la violence se déchaîne,

Quand le feu légitime brûle,

Quand la mort fauche sa moisson,

Quand nos disputes n’aiment plus,

Quand les paroles nous débordent,

Quand nos actes forcent l’autre,

Quand le rival devient haï,

Quand les passions noient la pensée,

Quand le mensonge règne en nous,

Quand nos regards ne voient pas Dieu,

Quand l’homme ancien ne renait pas.

 

La douceur ne blesse personne,

Ne trompe pas ni n’abaisse,

N’humilie ni ne défigure ;

Mais la douceur réconforte,

Elle édifie et fait grandir,

Elle apaise et pardonne tout,

Elle ouvre un avenir humain,

Rend digne ce qui est souillé,

Regarde avec les yeux de Dieu.

 

Les larmes qu’elle fait sourdre

Ne sont que bonheur et que joie !

 

L’ostensoir

 

Au milieu de la nuit étoilée de Sologne,

Ton ange m’éveille, m’appelle par mon nom.

L’esprit tout embrumé, je réponds « me voici »,

N’écoutant que mon cœur et non pas la raison.

 

Suivant à tâtons sous les ardoises la voie

Qui conduit le pèlerin au lieu sacré,

Je me dis, bousculé, qu’un somme est bien tentant,

A quoi bon se lever nuitamment de la sorte.

 

J’ouvre la porte gémissante de l’église,

Et dans la pénombre occupant l’édifice,

Sur l’autel drapé de blanc, baigné de lumière,

Flanqué de candélabres, trône l’ostensoir.

 

Tu es là, radieux, Créateur Tout-Puissant,

Tu m’attends, Tout-Aimant, pour t’offrir à mes yeux,

M’écouter, me parler, m’étreindre sur ton Cœur,

Te donner tout à moi, que je brûle d’amour.

 

Tu me regardes, je te contemple en retour,

J’esquisse une prière et veux te confier,

Les malheurs de ce monde et ceux qui me touchent,

Te demandant pardon de t’avoir offensé.

 

Ce faisant je n’entends pas le chant de l’Epoux,

Ce murmure d’amour, cantique des cantiques,

Signifiant par l’Esprit le chemin du bonheur,

Proposé à chacun pour la vie éternelle.

 

Je me tais, m’abandonne, irradié de l’Amour,

Et le souffle d’Esprit s’immisce dans mes failles,

Découvrant qui je suis face à mon Concepteur,

Oubliant l’apparence reçue ou donnée.

 

Tu m’embrasses et me serres sur ton cœur en disant :

Lève-toi, marche, ouvre-toi, publie ma Parole,

Change ton cœur, convertis-toi et n’aie pas peur,

Je te couvre de mon ombre et suis avec toi.

 

Je brule de ton feu et déborde de joie,

J’exulte en me purifiant à la source vive ;

Libéré des regards erronés qui m’enferment,

En adorant mon Créateur, Il me révèle.

 

Loué sois-Tu, ô Amour tendre et Tout-Puissant,

Père de miséricorde, Force douce,

Cœur de mère, Douceur forte, Vie éternelle,

Je t’offre tout mon être et m’abandonne à Toi.

 

La mémoire vive

 

Ne coupe pas la racine du chêne,

Vénérable mémoire des siècles,

Dont les vastes et généreuses ramures,

Te protègent des lumières trop vives,

Et des déluges de la vie, mon fils.

 

Ne le prive pas de la source fraîche,

Ne le blesse pas, ne l’ampute pas ;

A trop le rogner ou le mépriser,

Il végèterait ou dessècherait,

Mourant peu à peu, perdant son feuillage.

 

Tu le renierais faute d’intérêt,

Le dirais gênant et inutile,

Ne voyant pas que ton inconséquence,

L’aurait tué dans la force de l’âge,

Te privant ainsi d’un appui solide.

 

Ce chêne est mon histoire, mon âme,

Il est partie de moi, tout comme toi ;

Il est l’empreinte du temps de tes pères,

Première crèche et dernier tabernacle.

 

Je suis France depuis quinze cents ans,

Nommée Marianne il y a deux siècles,

Gâtée de joyaux par la nature,

Enrichie d’idéaux et de grands hommes.

 

Tu es mon enfant, connais ta famille,

Car la mémoire n’est pas un devoir,

Mais elle est vitale pour se connaître,

Vivre libre, ajusté à ce monde.

 

 

http://www.thebookedition.com/livres-stephane-brosseau-auteur-59721.html

 

 Extraits de Reflets d’humanité (Edilivre)

 

La chair est bénie

 

Par le corps d’un enfant, en naissant de sa mère,

Par celui du petit, qui joue et qui s’ébat,

Par celui d’hommes ou de femmes, nus et beaux,

Sculptés ou peints par la muse d’un artiste,

Par celui des amants, dévorés de désir,

Et par celui de ceux qui sont nés différents,

Dont la chair et l’esprit souffriront à jamais,

Par celui de ceux, meurtris, blessés par la vie,

Par celui des malades dans les hôpitaux,

Par celui du vieillard qui n’a que trop vécu,

Par celui, torturé, déchiré, affamé,

Par celui du cadavre en décomposition,

La chair des Hommes est bénie dans la Création,

Car elle est le chef-d’œuvre de Dieu en six jours,

Celui qui valut même qu’Il s’extasiât,

Et que l’Amour s’incarnât en son image.

 

Chair de vie, de beauté, de désirs et plaisirs,

Chair de souffrance, de finitude, de mort,

Tu es faite de glaise, mais surtout de Celui,

Qui est la Vie véritable et qui te bénit.

 

L’harmonie

 

L’harmonie, fragrance délicieuse,

Est-elle objective, inhérente à l’Homme,

Ou à chacun, de façon subjective,

Selon la vie, la finesse des sens,

Le travail, l’habitude, les idées ?

 

Elle est équilibre entre des tensions,

Des sons, des couleurs ou des caractères ?

Telle la surface d’une goutte,

Son apparente forme est solide,

Bien que liquide dans son essence…

 

Elle nait de forces contraires, opposées,

D’énergies antagonistes, éphémères.

Science ou sens, est-elle création ?

 

Je la vois mystère d’humanité,

Rayon de perfection de jours finis,

Et préfiguration du paradis.

 

Qui donc pourra ?

 

Qui donc peut dire « je t’aime », s’il n’est pas Dieu ?

Qui donc peut dire pardon, s’il n’est pas don parfait ?

Qui donc peut aimer vraiment, s’il n’est pas en croix ?

 

L’amant, brûlé du désir possesseur d’un corps ?

Le jeune, subjugué par l’appât féminin ?

La fiancée, parée d’atours très enjôleurs ?

La prostituée, commerçant de charmes sensuels ?

 

L’ami sympathique, ne pouvant qu’écouter ?

L’appui de toujours, fidèle dans la houle ?

Le bon compagnon, sur nos routes humaines ?

Le frère d’armes, sacrifié par idéal ?

 

Le mari amoureux, voulant être sincère ?

La mère protectrice, gardant son enfant ?

Le bénévole, offrant de son temps aux pauvres ?

Le moine, travaillant et priant pour le monde ?

 

Tous aspirent à l’amour mais n’en sont qu’ébauche,

Image imparfaite de ce temps de chair ;

Tous disent « je t’aime » mais ne sont pas dignes

De recevoir l’Amour d’un Dieu Tout-Puissant,

Cœur sacré, miséricordieux, qui pardonne.

La vie est la gestation de l’éternité,

Pèlerinage d’enfants à l’image de Dieu,

Appelés à devenir à sa ressemblance.

 

Que notre vie soit un « je t’aime » perpétuel,

Malgré son imperfection par essence ;

Notre idéal le veut sans tâche et absolu…

La finitude charnelle alourdit l’esprit,

Mais par la foi, l’espérance et la charité,

Tout amour esquissé est offert en priant,

Consumé comme l’encens s’élevant au Père.

 

La communication

 

Rançon de l’altérité, alliance ou mur,

La communication révèle que l’être

Est profond, doté d’insondables langages,

Préservant le cocon du mystère des uns,

Ouvrant à l’horizon le cœur d’autres, plus durs,

Rejoignant le tréfonds de l’âme amie, épousée,

Ou crispant les incompréhensions naissantes,

Par des mots dont varient la couleur et le sens,

Selon l’humeur, le ton, la circonstance et l’âge,

Au gré des sentiments, de l’oreille attentive,

De la bouche muette ou prolixe à ses heures,

Du sexe, de l’histoire et de la culture ;

Car le verbe qui ondule n’est pas science,

A l’instar de celui qui use du silence,

Qui pianote parfois à perdre patience,

Sur des gammes monotones et même rances,

Croyant avoir traduit un autre lexique,

Déchiffré la pensée, hiéroglyphe infini,

Fulgurance d’esprit, de génie créatif,

Ou pâle copie surannée et futile ;

Nous ne pourrons jamais dans notre imperfection,

Aplanir nos arrogantes tours de Babel,

S’opposant à l’union, semant la confusion,

Alors qu’un regard doux, plein d’amour suffirait

A lier les cœurs et jouer en harmonie,

A défaut d’un hymne repris à l’unisson.

 

Nu

 

Hôte la cotte de maille qui te fait coque,

Ne sors pas tes ergots pour lutter entre coqs,

Enlève la cuirasse des rancœurs passées,

Effeuille une à une les couches d’armures,

Du rang, du statut, des idées, du langage,

Des us et coutumes, des mensonges des sens,

Qui étouffent la flamme vacillante et pure

De la vie, insufflée dans de la poussière,

Vertigineuse fragilité de l’être,

Par l’Esprit du Dieu créateur, le Tout en tous.

 

Libère-toi, l’ami, de ce carcan étroit,

Qui t’oppresse et t’empêche d’aimer la vie,

Qui transforme ton regard du monde et ton cœur,

Qui bat pour être chair et non pour la pierre ;

Cet étau te rend malheureux, voile tes yeux.

 

J’essaie aussi, tu sais, de porter haut la flamme

Qui brûle tout en moi et consume l’écorce,

Car ma lueur intime est déjà promise,

Elle est même donnée, à celle que j’aime,

Pour prendre l’éclat d’une flamme divine,

Illuminer la vie d’un amour doux et pur,

Embraser la tristesse et la mort annoncée,

Dans l’élan d’Espérance envoyé par l’Esprit,

Ouvrant les bras à tous ceux qui m’entourent,

Les embrassant tous, sans entrave ni chaîne.

 

Le fleuve

 

Notre belle France est un fleuve majestueux

Puissant, tourbillonnant, jonché de cascades,

Dont les flots changeants peuvent être paisibles

Dans la plaine d’un vert tendre, au lit tortueux,

Ou s’éveillent des ruptures après des failles.

 

Son eau est limpide et peut être si pure,

Ou chargée de limon en remuant le fond ;

Elle irrigue et nourrit la vie de ses rives,

Terres fertiles, marais humides, villes,

A la fois coupure et pont, elle unit les hommes.

 

Sa source est lointaine et noble, bien en amont ;

Elle coule en des contrées bordées de roches,

Serties de clochers, riches de Providence,

Et conflue avec une rivière agitée,

Qui sourd moins haut, dans le pays des « Lumières ».

 

La confluence longea des champs de batailles

Durant deux longs siècles marqués par tant d’horreurs,

Mais qui virent ces eaux s’unir et s’enrichir,

Être canalisées par des digues gaulliennes,

Jusqu’aux marais nihilistes et relativistes.

 

A présent le fleuve se répand à vau-l’eau,

Recherchant l’estuaire ouvert sur le grand large ;

Pour cela il convient de drainer le marais,

Que l’eau stagnante ne croupisse pas en vain,

Car sa vocation est de rejoindre la mer.

 

La liberté d’expression

 

La liberté d’expression est un droit.

 

Elle serait « absolue » pour certains,

Armée d’une possible dérision,

Au nom de la liberté, de l’humour,

Du droit à dénigrer, à se moquer,

De tout, de tous, partout et en tout temps.

Nul ne pourrait imposer son « sacré »,

Censurer ses convictions intimes ;

Cela ne se négocierait donc pas…

Mais chaque jour la question se pose

Pour une chambre correctionnelle,

Juge de cette liberté fragile…

 

Or, la liberté d’expression est-elle,

En son propre nom, plus sacrée, d’ailleurs,

Que ne l’est le sacré des religions ?

Elle ne peut pourtant que s’inscrire

Dans un champ social, où par tolérance,

Un respect réciproque est de mise !

 

Cependant, la dérision du sacré,

Offense le cœur, l’âme et le groupe,

Et cette blessure ne peut que nuire,

Au « vivre semble », au bien-être commun.

La société ne peut autoriser,

Qu’un « mal » soit nommé « bien » ou même « droit »,

Alors qu’il scandalise et blesse aussi,

Certains de ses enfants, libres de croire.

Il ne s’agit pas de débat d’idées,

Mais de tyrannie de la liberté,

D’acceptation que l’autre soit autre,

Et qu’il puisse penser différemment.

 

La liberté d’expression est profane,

N’en faisons pas une religion,

Ne lui créons pas de culte factice,

Elle serait un veau d’or républicain,

Un monstre mi- homme mi- dieu antique,

Qui se détruirait en se dévorant…

 

La gueule cassée

 

Je pensais ressembler de fait à mon visage,

Réputé aux traits fins, expressif et viril,

A celui de mon cœur, mon âme et ma raison ;

Il avait saisi le monde et fut pris par lui…

Je l’avais aimé, vu, ouï, senti et touché…

 

Mais je ressens toujours le vertige du vide,

La douleur atroce, voire métaphysique,

D’un corps soufflé d’un obus brisant mon être,

Découvrant de la main le néant sous l’œil droit,

Et l’orbite béante, la tempe en cratère.

 

Ne serais-je plus cet homme, puisqu’à présent

Je suis autre, effrayant et amputé de moi,

Devenu « gueule cassée », chair pétrie de mort ?

Et pourtant mes souvenirs, mes amours demeurent,

Pour celle et ceux qui n’ont plus que pitié de moi.

 

Des mains bonnes et instruites ont remodelé,

Moyennant la souffrance et beaucoup de travail,

Telles Dieu créateur sculptant Adam fait homme,

Cette gueule infâme pour devenir face,

Exorcisant le spectre des vallées afghanes.

 

Plus tard, parait-il, après beaucoup de morphine,

Je vivrai de nouveau le sommeil mystérieux,

Qui pétrira la face en un visage humain…

Quel autre sera-t-il pour une âme intangible?

Et pour un même cœur, quel autre sera-t-il ?

 

Moi qui ai vu la mort et l’ai même séduite,

Comment pourrais-je vivre, exilé de moi-même,

Condamné à jamais tel un masque de fer,

Ayant en un instant trébuché dans l’enfer?

Je vois le futur d’un présent, sans son passé…

 

 

 

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Je remercie sincèrement Stéphane Brosseau  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 13 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Publié par 2 commentaires

JL à l’écoute de … Sylvie Salzmann

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sylvie Salzmann

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Sylvie octobre 2014

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Sylvie Salzmann. Je suis née à Paris de mère française et de père apatride.

J’habite en ce moment dans le nord de l’Italie où je travaille comme traductrice freelance et où j’enseigne le français en cours particuliers. Entre 19 et 25 ans, j’ai travaillé comme courtier international dans le secteur céréalier où j’ai reçu une formation qui m’a permis d’asseoir les bases organisationnelles d’un bureau et qui m’a laissé une empreinte assez forte pour développer à mon tour une activité individuelle que je qualifierais, avec plaisir et satisfaction, de « solitaire ».

Mais pour répondre avec précision à votre question, « je suis » maman et écrivaine.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été élevée par une grand-mère qui m’a longtemps protégée d’un système scolaire que je n’appréciais pas et à l’écart duquel, à tort ou à raison, elle m’a tenue aussi longtemps qu’elle a pu. C’est à elle que je dois mon amour de la lecture et de l’écriture.

Tout en vacant aux tâches ménagères, elle me racontait de vraies histoires inventées et des fables véritables. Dans notre jardin loin du monde, elle m’invitait à observer la nature sous toutes ses facettes, en toute saison et quel que soit le temps. Le silence de mes lectures n’était interrompu que pour réciter une poésie, chanter une chanson ou écouter un disque, faire une dictée car il est important, disait-elle, de savoir bien écrire.

Avec elle, j’ai appris le parfum du linge frais repassé, du parquet ciré, des clafoutis aux cerises, et la danse des désespoirs de peintre ponctués d’épisodes vécus de l’histoire des deux guerres mondiales qui avaient tracé dans sa vie de douloureux sillons ineffaçables.

Ce que j’ai appris parallèlement à l’écriture, c’est à reconnaître mes émotions, à les respecter mais aussi et peut-être paradoxalement, à les garder pour moi ou tout au moins à ne pas les partager avec ceux qui ne savaient qu’en faire. C’est pourquoi, je les écrivais. Et par conséquent, je peux dire que j’ai toujours écrit.

À l’école, je n’aimais pas la récréation au cours de laquelle il était interdit de courir, de crier, de jouer au ballon ou de sauter à la corde. Pour en meubler l’espace et tromper mon ennui, j’écrivais de petites pensées.

Avec ma grand-mère, nous avions un carnet. Avant de m’endormir, je lui écrivais et laissais le carnet sur mon lit. Elle le lisait avant d’aller se coucher et me répondait, de sorte qu’à mon réveil je trouvais toujours les réponses à mes questions et beaucoup d’amour.

L’écriture est le langage du silence, comme la lecture est une écoute silencieuse.

L’écriture, comme la lecture, suppose le silence.

Le silence est la musique de l’âme rythmée par les battements du cœur.

À ce propos, j’aime beaucoup la phrase de Pascal Quignard : « Le livre est un morceau de silence dans les mains du lecteur. Celui qui écrit se tait. Celui qui lit ne rompt pas le silence. »

Au fil des ans, j’ai choisi d’approfondir mes passions pour la lecture et l’écriture et il y a une trentaine d’années, je me suis lancée dans l’activité de traductrice.

Mais devenir traductrice ne m’a pas contraint de délaisser mon premier amour, l’écriture.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je suis passionnée d’histoire et d’histoire de l’art mais surtout de langues. J’aime étudier le français et apprendre les langues étrangères. J’aime le voyage et découvrir les différents peuples de la Terre et leur culture. Et j’aime partager ce que je découvre.

J’ai une vision étonnamment positive et même optimiste et enthousiaste du genre humain, dans le sens où je ne cesse de m’émerveiller de ce qu’il est capable de faire du point de vue artistique et combien il est inventif et exceptionnel. De sorte que pour moi, l’art est partout parce qu’il est avant tout dans les personnes. Maintenant, la façon dont il est exprimé est d’une variété insondable. Cela dit, le premier art qui m’enchante, est avant tout l’univers, notre Terre, sa nature…

Personnellement, je dessine, surtout sur le bois et j’aime fabriquer des cartes de vœux pour mes proches, des marques-pages, j’invente une deuxième vie pour certaines matières ou certains objets avec lesquels je décore mon appartement. J’adore tricoter aussi. Activité dans laquelle je suis gravement nulle ; néanmoins, j’adore ça.

Quant au cinéma, je lui voue une véritable passion. Bien des années avant ma naissance, mon grand-père possédait une salle de cinéma. J’imagine que certaines passions se transmettent à travers l’ADN parce que je ne l’ai su qu’après sa mort. Ce que j’aime du cinéma, c’est la salle, obscure et feutrée, veloutée. Cet antre magique, ce ventre protégé dans lequel grandit une histoire. Le grand écran me fascine ; il me permet d’entrer encore davantage dans la trame. Plus qu’un spectacle, c’est un ravissement, dans le sens où il me « ravit » de la dimension du réel, de l’espace temps et il me « ravit » de plaisir. Je ne vais jamais au cinéma sans réfléchir au film que je vais voir. Aller au cinéma, pour moi, est le fruit d’une petite étude comparative jusqu’à ce que je tombe sur le coup de foudre, à cause du thème ou des acteurs parmi lesquels il existe, à mon avis, des « valeurs sûres ».

Le théâtre aussi me passionne. J’y vais chaque fois que je peux. Enfant, j’aimais réciter aussi. Rentrer dans la peau d’un personnage, c’est amusant. C’est un plaisir que je retrouve quand je lis une histoire à un enfant.

J’aime énormément aussi la photographie, tout particulièrement les photos en noir et blanc et les clichés pris sur le vif, qui ont quelque chose d’imparfait, de vivant, de vrai.

Quant à la musique, et bien, c’est une très longue histoire d’amour que je raconterai peut-être dans un prochain livre.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Parler de « mes lecteurs » suscite en moi une émotion profonde à l’image de celle que j’éprouve en écrivant. Quant au mot « admirateurs », il ne me correspond pas. J’admire de grands personnages de l’histoire, de la littérature, de la musique, de la peinture … mais, comme disait Emily Dickinson « Je ne suis personne ! »

Alors je préfère parler de « mes partageurs » parce que c’est ce que j’ai le sentiment de faire quand je publie un livre, de partager mes émotions, mes réflexions…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Mes « partageurs » sont des gens que je ne rencontrerai peut-être pas physiquement mais que je peux rencontrer sur la Toile, instrument très utile pour se faire connaître, justement, voire indispensable, dans mon cas, puisqu’en tant qu’écrivaine francophone résidente à l’étranger, je n’ai d’autres moyens qu’internet et les réseaux sociaux pour inviter les lecteurs à découvrir mes livres. Grâce aux réseaux sociaux, les lecteurs peuvent aussi discuter les uns avec les autres et/ou avec moi, par l’intermédiaire de la page Facebook consacrée à la Malle à ma tante, par exemple, ou par le biais de mon site internet où tous les livres sont présents, avec un formulaire par lequel il est possible de communiquer avec moi.

Pouvoir communiquer avec l’auteur du livre qu’on est en train de lire est une chance incroyable, pouvoir lui poser des questions, partager ses impressions… je trouve ça fascinant.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme je le disais auparavant, j’ai commencé à écrire dès que j’ai su tenir un stylo, parce que j’écrivais déjà dans ma tête avant. En effet, l’écriture est avant tout une pensée qui germe dans l’esprit et qu’on « couche » sur du papier, réel ou virtuel.

J’ai écrit beaucoup de choses, vraiment beaucoup. Quatre recueils de poésies, sans compter toutes les poésies qui se promènent dans la maison sur des petits bouts de papier, des coins de mouchoirs, de journaux, de tracts… griffonnés en pleine rue, parce que la rue, les gens, sont une source extraordinaire qui abreuve ma pensée.

Et puis j’ai écrit des dizaines de nouvelles, de petites comptines et histoires pour enfants et ex-enfants, beaucoup de déclarations d’amour à mes enfants, de petits mots doux glissés dans les cartables, les jours les plus difficiles.

Enfin, j’ai publié « Nuit Blanche au Lac Noir », un roman policier en collaboration avec des étudiantes : une aventure sensationnelle que je revivrais à tout moment ; « L’Incroyable histoire de la Wyspa Milsztajn », un conte très personnel, intime, sur la rencontre inattendue avec une partie de ma famille, et « La Malle à ma tante », un petit dictionnaire que j’aime qualifier de « poético-déjanté ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

La dernière publication est celle de « La Malle à ma tante ».

Il s’agit d’une petite nomenclature poétique et humoristique de vocables dont les définitions sont des jeux de mots et d’émotions.

Ce sont des mots inventés, pour la plupart, dont le son conduit vers une définition personnelle, une vision propre, fruit d’une rencontre avec quelqu’un ou avec quelque chose, issu d’un vécu que j’ai souhaité partager avec des lecteurs.

En ouvrant la Malle à ma tante, on sourit, on pleure, on s’interroge, on s’identifie. On réagit de toute façon parce que dans la Malle, il y a la vie, la mienne et celle de nombreuses personnes.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Exclusivement sur internet, ce qui est à la fois un atout et une limite, dans le sens où je ne peux rencontrer les lecteurs que par l’écriture, au moyen de courriels et de réseaux sociaux tels que Facebook et LinkedIn par exemple. En effet, habiter à l’étranger et publier en français ne facilite pas la participation aux salons. Mais en fin de compte, les lecteurs ne sont plus comme par le passé, renfermé dans des bibliothèques ou contraints d’aller en librairie. Nombreux sont ceux qui achètent des livres sur internet et c’est tant mieux.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Publier à compte d’éditeur, d’auteur ou participatif, c’est avoir de l’argent.

Maintenant, on peut avoir de l’argent et du talent. Ou pas.

Les exemples sont nombreux dans la littérature passée et actuelle. Personnellement, je suis heureuse que Marcel Proust ait eu les moyens de publier à compte d’auteur.

Mais tout le monde ne s’appelle pas Proust. Toute la question est là.

C’est un raisonnement qui risque de mettre de côté ce qui devrait être au centre : le lecteur.

Un lecteur qui se trouve devant le meilleur et le pire de ce qu’on peut imprimer avec de l’argent.

En l’absence d’un comité de lecture, d’une ligne éditoriale, on pourrait penser que la qualité, la beauté de l’écriture, passent au deuxième plan, voire plus loin.

D’un autre côté, comment expliquer et justifier que certains personnages politiques, sportifs, qui en bien ou en mal « font » l’actualité, publient (nègre permettant, donc moyennant finance) avec une simplicité et une médiatisation désarmantes, tandis que les écrivains, les vrais, affrontent le sempiternel parcours du combattant pour passer la « case éditeur » et finalement être lus ?

En ce qui concerne l’e-book, je publie aussi bien sur papier qu’en numérique. Je suis convaincue que le support importe peu. Ce qui compte, c’est le partage, la communication.

L’e-book permet d’emporter avec soi, en voyage par exemple, une foule de livres qu’il ne serait pas possible de mettre dans une valise, surtout avec les limitations qui existent aujourd’hui sur le poids des bagages en soute.

En outre, j’estime qu’il faut, encore une fois, placer le lecteur au centre et réfléchir à ses besoins, ses exigences, sa vie, pour lui offrir le support qu’il préfère. C’est lui qui doit pouvoir choisir.

La technologie est fascinante. Nous sommes passés en quelques années du 78 tours, lourd et fragile, à de minuscules appareils qui permettent d’écouter la musique ou une lecture dans la rue, dans un bus, en faisant la queue quelque part….

Il faut vivre avec son temps, comme le dit l’expression consacrée. Pourrions-nous encore lire dans la pierre, sur des tablettes de cire ou des papyrus ?

De plus, l’e-book coûte moins cher, et je voudrais, une fois de plus, que la lecture et la relecture ne soient pas l’apanage des plus aisés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

« Laisse tomber, tu ne seras qu’une crève la faim ! »

Comme j’aime bien faire le contraire de ce qu’on me dit, je n’ai jamais abandonné ni la lecture ni l’écriture.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’écris en suivant mon inspiration. Alors, selon le moment, c’est un roman, une poésie, un essai, une nouvelle ou une biographie.

Quant à la lecture, je suis mon instinct et le hasard des rencontres. Les livres croisent mon chemin, traversent ma vie. Certains y passent sans y laisser de traces profondes, d’autres s’y gravent pour toujours. Comme les gens.

  

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris quand l’envie m’en prend. Pour moi, l’écriture n’est ni un devoir, ni un travail. C’est une fonction de mon organisme, comme respirer, voir, entendre…. Quand l’écriture m’appelle, je ne peux pas résister. J’ouvre une page blanche de mon ordinateur et j’écris. Pourquoi l’ordinateur ? Parce que c’est mon outil de travail, toute la journée (je suis traductrice) et quand l’inspiration arrive, je la suis et j’écris.

C’est tout et c’est une chance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Partout et à chaque instant.

Au-delà du fait que l’intérieur de ma tête est étonnamment semblable à l’imaginaire d’Amélie Poulain (quand j’ai vu le film, j’ai eu envie de crier en plein séance « regardez, c’est comme ça dans ma tête !! »), je suis d’un naturel « poreux ». Ce qui n’est pas toujours une bonne chose. Mon inspiration, ce sont les gens que j’observe silencieusement dans la rue, dans une salle d’attente, dans un aéroport, au supermarché ; ceux avec qui je parle et dont je ressens la bonté, la méchanceté, la cruauté ou la générosité. Le genre humain est une source inépuisable qui nourrit bien des domaines de l’art. Et puis il y a les discours de mes enfants qui, comme beaucoup de bilingues, adorent jouer avec les mots et les sons, sauter d’une langue à l’autre et faire l’expérience de leur mélange. Mes mots viennent aussi de mes émotions personnelles, mes souvenirs, mes espoirs déçus ou pas, mes rêves et mes cauchemars. La vie, quoi !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Quand j’écris un roman, l’intrigue vient d’elle-même et je m’y laisse aller.

Les personnages quant à eux, ne sont jamais totalement imaginaires. Ils sont la somme de personnages vrais ou fictifs croisés au long d’une vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je leur dirais de lire, avant tout, et de n’écrire que s’ils en ont envie et quand ils en ont envie.

J’entends trop de gens qui racontent combien ils s’obligent à écrire tous les jours comme s’il s’agissait de travaux forcés. Je ne partage pas. L’écriture, comme la peinture, la sculpture ou toute autre forme de création s’alimente d’inspiration, de naturel. Elle est là ou elle n’est pas là. Et si elle n’est pas au rendez-vous, aucun forage ne vous la donnera. Derrière les écrits forcés, on devine l’effort et ça ne passe pas. Pas avec moi, en tout cas. Créer peut être parfois violent et douloureux mais ce n’est en aucun cas un acte de violence envers soi-même, y compris quand la douleur est présente, autrement, cette violence, le lecteur la perçoit et c’est probablement ce qui fait la différence entre un écrivain et quelqu’un qui écrit, comme entre un musicien et quelqu’un qui joue de la musique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Sans faire aucun classement, je citerais tout d’abord Marcel Proust. Et puis, Pascal Quignard, Pierre Assouline, Emile Zola, Walt Whitman, Patrick Süskind, Stendhal, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Victor Hugo, William Shakespeare, Jorge Semprun, Rainer Maria Rilke, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, François Villon, Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Jacques Prévert, JB Pontalis, Zoyâ Pirzâd, Michel Peyramaure, Jean-François Parot, Marcel Pagnol, Viviane Moore, Molière, Prosper Mérimée, Guy de Maupassant, Amin Maalouf, Jack London, Jean Grenier, Henri Gougaud, André Gide, Ralph Waldo Emerson, Umberto Eco, Alexandre Dumas, Conan Doyle, Didier Decoin, Antoine de Saint-Exupéry, Paulo Coelho, Agata Christie, Mireille Calmel, Michel Butor, Jeanne Bourin, Georges Bernanos, Isaac Bashevis Singer…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Cheveu, parle-moi de moi (Odoul-Portrait)

Le Poisson et le Bananier (Bellos)

L’énigme des Blancs-Manteaux (Parot)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai toujours beaucoup de projets en cours qui se développent et se réalisent au fil du va-et-vient de l’inspiration qui les fait naître.

J’ai aussi beaucoup de choses déjà écrites que j’espère publier parce qu’elles me font rire et pleurer et à une époque où il est souvent mal d’avoir mal ou culpabilisant de se sentir bien, je choisis de célébrer les émotions. J’écris constamment et souvent plusieurs projets en même temps comme en ce moment, j’écris des poésies, un essai, l’histoire de ma famille et un roman où se mêlent l’amour, la magie, la poésie, le rêve et l’histoire qui sont des ingrédients dont j’apprécie la saveur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Comme je l’ai dit, j’habite à l’étranger et par conséquent, participer à des salons m’est pratiquement impossible. Je suis en permanence sur internet, sur les réseaux sociaux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site de l’éditeur et sur Facebook en particulier où une page spéciale a été ouverte pour La Malle à ma tante.

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Le 28/12/2014.

Sylvie Salzmann

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La Malle à Ma Tante

« Les mots savent de nous des choses que nous ignorons d’eux » disait René Char.

Expression de nos douleurs, de nos amours, de nos déceptions, de nos joies, nous les retournons dans notre bouche avec délectation ou avec rage, et il arrive qu’ils nous entraînent dans de jolis contes légers et colorés, quand ils se mettent à voleter comme des pétales de coquelicot soulevés par une brise printanière ou par la course effrénée de deux enfants se poursuivant pour arriver avant l’autre au goûter.

En ouvrant la Malle à Ma Tante, on trouve donc des mots dont les définitions sont des jeux de sons et d’émotions qui tour à tour étonnent, dérangent, troublent et font sourire.

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Sylvie octobre 2014

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Je remercie sincèrement Sylvie Salzmann  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 30 décembre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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