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JL à l’écoute de … Nathalie Peauger, relieure

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nathalie Peauger

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis Nathalie Peauger. J’ai 35 ans et je suis relieure d’art. Je suis installée en tant qu’artisane indépendante. Mon atelier s’appelle L’écrin des écrits.

 

2/ Que faisiez-vous avant (ou parallèlement à) la pratique de votre art ?

Au sortir de mon CAP en 2006, je n’ai pas trouvé de relieur qui m’aurait pris sous son aile dans son atelier. J’ai donc travaillé de 2007 à 2012 dans un magasin Éclat de verre en tant que conseillère en encadrement afin de m’assurer un salaire et une activité. Depuis fin 2012, je me consacre à 100 % à L’écrin des écrits. Mon atelier est ma seule source de revenus.

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre passion ?

En parallèle de la reliure j’apprends à faire de la gravure à l ESAD au cours amateur de Thierry Vivien. J’aime aussi dessiner, photographier et écrire. Sinon j’aime marcher et faire du vélo. J’aime manger, cuisiner, j’aime voir mes amis et m’investir dans la vie associative.

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’ai un site internet et je suis également présente sur Facebook. Je participe à de nombreux salons, expositions… pour me faire connaître. Le bouche-à-oreille participe également au rayonnement de mon activité.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Oui. Je participe au salon des métiers d’art, au salon des Antiquités, au Salon du livre jeunesse de Beaugency, j’expose mon travail dans de nombreux lieux (Empreintes, Recycollections, Moules à gaufre), J’interviens parfois dans les écoles pour expliquer mon métier et sensibiliser à la jeunesse à l’artisanat d’art. J’ai également eu le plaisir d’avoir un article dans une revue de référence dans mon domaine Art et métiers du livre en mai juin 2016.

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Écrit ?

Je pratique la reliure depuis 2003. J’ai créé mon entreprise l’écrin des écrits en 2009. J’ai participé à de nombreux concours de reliure et j’en ai même gagné un en 2015, le prix de la reliure d’art de Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier. J’ai réalisé une reliure à décor sur un livre issu des fonds anciens de la BIU.

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’ai récemment, en janvier, réalisé une reliure pour l’Art d’Aimer d’Ovide. Cette reliure a été exposée à la librairie Blaizot, aux côtés d’autres relieurs, dans le cadre du neuvième prix de la reliure originale. C’est un concours organisé par une association de bibliophiles les Amis de la Reliure Originale.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ? Vous entendre ? Vous voir ?

J’expose en ce moment mes carnets chez Empreintes, le concept store des métiers d’art en plein cœur du Haut Marais au 5 rue de Picardie 75003 Paris. Vous pouvez également me rencontrer dans mon atelier sur rendez-vous au 2 allée du Clos vert 45000 Orléans (à l’angle du faubourg Bourgogne).

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une école ?

Non je ne me revendique d’aucune école.

Ceci dit, j’aime me répéter certaines phrases en fonction de l’humeur du jour :

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » Gandhi

« Ni dieu ni maître ni mari » Louise Michel

Et bien d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

De prendre soin de moi. Et lorsque l’on est son propre chef, cette phrase a beaucoup de sens. Être sa propre chef (maître), c’est être seule à bord du navire que la mer soit calme ou agitée.

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activité ?

Dans mon métier, j’aime tout ce que je fais. Que ce soit de la reliure courante, de la reliure traditionnelle, de la reliure à décor, de la restauration de livres anciens… J’aime fabriquer des petits carnets aussi ainsi que des coffrets pour y ranger des livres ou d’autres objets comme des médailles, des photos, du petit matériel précieux aux yeux de la personne qui me les confie.

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul (e) ou en groupe ?

Je travaille seule. Pour autant, mon atelier de reliure est dans une maison atelier un lieu partagé où nous sommes 5 à travailler. Leena Nousiainen, peintre, Béatrice Grebot, peintre et fondatrice du lieu, Vincent Burille Graphiste illustrateur et Johan Kern enchevêtreur végétal.

Leur présence est très bénéfique pour moi. De plus, je travaille souvent en association avec mes clients qui ne possèdent certes pas de bagages techniques mais qui ont comme nous tous des idées.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans la nature, l’éphémère et l’art. Je trouve l’inspiration dans ce que me raconte le client du livre qu’il ne confie. Je suis comme une dépositaire de petites et grandes histoires. La reliure c’est, avant tout, l’art de relier les pages d’un livre entre elles. Créer du lien. Relier les écrits pour les transmettre. Relier les livres pour assurer leur conservation, leur pérennité. Relier un livre pour le valoriser, lui donner l’habit qui correspond à l’image que l’on a de lui, qui s’accorde à l’affect qui l’entoure. Relier les livres, c’est, un peu, relier les générations entre elles dans une idée de transmission du savoir, de la pensée et des émotions. Offrir un écrin au livre. Offrir un écrin aux écrits. Relier pour relire…

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ?

En tant que relieure je suis prestataire de services. Le client m’amène le livre sur lequel je vais travailler. Tout est commande pour moi. L’inverse est plus rare. Il est rare que je produise un objet pour le vendre à part les carnets.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts ?

Les livres sont des voyageurs silencieux. Ils passent de mains en mains et taisent le nom des précédents visiteurs. Il faut savoir les écouter quand il vous parle. Il faut favoriser le moment. S’asseoir confortablement et prendre le temps de le toucher, de le regarder avant de l’ouvrir. Le sentir aussi. Le livre impose une forme de respect et l’humilité.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

En littérature j’aime Stefan Sweig, Boris Vian.

En musique je reste fidèle à Yann Tiersen depuis près de 20 ans.

J’aime Franz Marc en peinture, Valloton en gravure, Barcelo pour lequel j’ai l’honneur de travailler ; Il travaille la terre, le papier, la gravure, ça me parle.

J’en oublie plein d’autres. Je suis à la fois fidèle et butineuse en ce qui concerne ma relation à l’art.

 

17/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

J’ai récemment été voir l’exposition « Tiers paysage » Au pays où le ciel est toujours bleu de Sophie Carles. Cette exposition m’a touchée car elle porte le titre d’une notion inventée par Gilles Clément, paysagiste dont j’apprécie la pensée.

Sur les photos de Sophie Carles se confrontent la minéralité du milieu urbain et le végétal qui semble jaillir en des endroits

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improbables. J’aime cette dualité. J’aime lorsque apparaît dans la faille du bitume une petite plante comme un signe d’espoir. La vie trouve sa place partout même sur les terres les plus arides. J’aime lorsque les cicatrices béantes du bitume sont recouvertes par de la mousse bien verte. Résilience.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui j’en ai beaucoup en tête et en route :

J’ai fabriqué du cuir végétal et j’aimerais m’en servir pour recouvrir une reliure.

Je veux recycler toutes les chutes de papier et de carton de l’atelier pour en refaire du papier.

J’ai envie d’explorer de nouvelles techniques de reliure.

Je suis également en train de faire pousser de la mousse sur des petites planches de bois pour ensuite m’en servir de couverture pour un livre.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai le 5 mai 2017 à la bibliothèque des Jacobins à Fleury-les-Aubrais au côté de l’association Au fil des mots dans laquelle je donne des cours de reliure amateur. J’aurai un petit stand pour présenter mon travail.

Nous fêterons les trois ans de Couleur 136, la maison atelier qui abrite, entre autres, l’écrin des écrits, le 17 et le 18 juin 2017.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur ma page Facebook L’écrin des écrits 

Sur mon site internet http://www.ecrindesecrits.fr

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Le 1er mai 2017

Nathalie Peauger

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Avant

 

 

 

 

 

 

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Après

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Je remercie sincèrement Nathalie Peauger d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 03 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Laurent Vyeix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurent Vyeix

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Laurent VYEIX, j’ai toujours lu et écrit, pourtant j’ai poursuivi des études et une carrière scientifiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant de publier mes livres, j’ai fondé et dirigé des sociétés de conseil ou d’informatique un peu partout : France, Pologne, Tunisie, Canada, États-Unis…

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime tous les arts, je me suis frotté à la peinture, à la photographie, au chant, avec des résultats que je préfère ne pas évoquer… J’ai aussi une passion pour les mathématiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils prennent du plaisir à la lecture de mes romans, je les écris pour cela, même si, comme dans la vie, tout n’y est pas toujours drôle.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’aime dédicacer partout en France, dans les salons du livre ou les librairies.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai achevé vers quatorze ans un premier chef-d’œuvre dont le manuscrit a été jeté aux oubliettes depuis belle lurette et je crois que cela vaut mieux pour tout le monde ! Puis une sorte d’autobiographie surréaliste, complétée au fil des années, un pavé de huit cents pages que je n’ai jamais publié mais où je grappille çà et là quelques miettes que j’insère dans mes écrits actuels. J’ai réalisé ensuite une suite d’épisodes policiers, indépendants mais habités des mêmes personnages principaux ; je viens de terminer le sixième.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il est difficile de parler de ‘La Petite Fée’, comme de tout roman policier, sans déflorer le sujet en risquant de ruiner le suspense, ou l’intérêt pour l’intrigue.

Il s’agit du sixième volume de la saga ‘Côme Léonard’, que les habitués retrouveront avec plaisir.

J’y développe une fiction policière immergée dans la réalité (réalité des noms, des lieux, des faits). On y parle par exemple des attentats ou de la canicule de 2015. Cette immersion est soutenue par plus de cent photos représentant les décors bien réels où se déroule l’action : la campagne, un hôtel, un cimetière n’ont rien d’imaginaires, le lecteur visite la campagne girondine, l’hôtel ‘Apollon Montparnasse’, le cimetière de Béliet, et ainsi de suite.

J’ai également octroyé un rôle à plusieurs habitants d’un petit village, avec leur accord bien entendu. Le représentant de presse du journal local (Sud-Ouest) écrit à l’intérieur de mon roman un article et participe à l’enquête, la tenancière du ‘Relais d’Aliénor’apporte de l’aide au héros, la conteuse Eliette Dupouy y développe un sujet.

J’ajoute que Sophie Ainardi a réalisé la couverture du livre et dix illustrations, comme pour mes publications précédentes.

Quant au scénario, je dirais seulement que les destinées d’une jeune femme et d’un retraité nécessiteux s’entrelacent pour les conduire tous deux à un dénouement que l’on devine peu à peu brutal et mouvementé, peut-être fatal.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans certaines librairies, sur les grands sites de vente en ligne et, pour une livraison assurée en quarante-huit heures, sur le site. www.atome-edition.fr

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Vaste sujet, je suis personnellement favorable à l’autoédition, même si je considère qu’elle produit de très beaux livres, mais aussi d’autres, sans fournir de garantie de qualité. Je participe à de nombreux débats passionnés (à l’excès) sur cette question.

J’aime trop toucher et feuilleter un ouvrage papier pour lire un e-book, sans en faire une religion, à chacun sa sensualité.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour vivre heureux, vivons cachés. (Mais je sors fréquemment de ma tanière.)

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis généralement pas très doué pour écrire ou apprécier des poèmes. Pour le reste, je lis de tout, il m’arrive d’acheter des cartons de bouquins dans les salles de ventes et de les choisir un par un, au hasard. Avec, parfois, de très belles surprises.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Comme on complète un puzzle. Une phrase ici, une scène ailleurs, quelques mots là, dans ce qui sera in fine des chapitres très éloignés les uns des autres. Petit à petit, je remplis les vides, j’assemble. Je travaille sur ordinateur, sur papier je consommerais pléthore de feuilles et de gommes !

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Les scènes du quotidien, mes rêveries (je suis effroyablement distrait) m’inspirent, tout comme le texte déjà écrit. En relisant une scène, j’en imagine mille développements.

Je n’ai jamais travaillé sur commande, tout dépend du sujet et de la matière originelle, pourquoi pas ?

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je construis en avançant dans l’écriture. Généralement je ne connais pas la fin, parfois même pas le début, de mes romans. Je reviens souvent en arrière insérer un paragraphe rendant vraisemblable, semer quelque indice rendant prévisible une scène que je viens d’imaginer. Cela fait partie de l’assemblage.

Chacun de mes personnages imaginaires est une synthèse de plusieurs personnages véridiques, vivants ou morts : proches, individus rencontrés par hasard, célébrités, personnalités historiques… Je les rêve et les peaufine avant de les coucher sur papier, volant le physique de l’un, le caractère de l’autre, le vécu d’un troisième…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lisez beaucoup de tout et ne restez pas seul. Écrivez sans contraintes mais cherchez de nombreux relecteurs (trices), auteur (e) s si possible, prêtez grande attention à leurs commentaires, étudiez différents styles d’écriture, faites la synthèse de tout cela, au final écrivez comme bon vous semble, évitez les sentiers battus.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Je pourrais en citer des dizaines ! J’ai un faible pour Boris Vian. Sans trouver la raison de cette empathie, j’ai lu sept fois (pour l’instant) le roman d’Axel Munthe, ‘Le Livre de San Michele’.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Pif Gadget. (C’est une vieille plaisanterie.)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Non. Je veux écrire un livre pour enfants, ‘Les aventures de Crottiflotte et Merdipleut’, en collaboration avec Sophie Ainardi, mais il n’en existe pour l’heure que des bribes.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je dédicace localement, en Aquitaine, jusque mi-mars, ensuite je subirai un traitement médical assez lourd et je me lancerai véritablement à partir de juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon mur Facebook (Laurent Vyeix) et le site www.atome-edition.fr

 

Le 20 février 2016

Laurent Vyeix

 

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EXTRAIT DE LA PETITE FEE

1) Le chat qui miaulait

Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis

Par intermittence, à coup de violentes rafales, le vent froid
venu du nord déportait les fourgons, obligeant les conducteurs à
une constante vigilance. Sous un ciel anthracite, gorgé d’eau, le
convoi cahotait sur le chemin boueux et caillouteux qui traversait
le camp.
Bringuebalé sur son banc, oppressé, le brigadier-chef Jean-
Baptiste Manessier découvrait à travers la vitre grillagée des
baraques de planches ajourées aux fissures colmatées de feuilles
et de brindilles, des cahutes à demi effondrées, des roulottes
désaffectées, l’épave rouillée d’une antique Mercedes au capot
ouvert et aux pneus crevés, des débris entrelacés de cyclomoteurs,
de misérables tables supportant d’improbables bric-àbrac,
tissus, sacs de plastique, ferrailles, bouteilles de verre,
faïences, livres décrépits, pages jaunies de vieux journaux…
— Personne, apparemment. Ils sont partis, murmura-t-il.
— Ne crois pas ça, ils sont là, lâcha d’une voix sourde son
voisin de siège, ami et fréquent adversaire au tarot, Robert Cauchois.
Au signal, Manessier descendit sur le marchepied avant de
retrouver la terre ferme. À proximité d’un empilement de pneus
usés, une odeur âcre et des volutes de fumée s’échappaient d’un
volumineux amas de cendres, vestiges d’un récent brasier gigantesque
que l’eau du ciel avait empêché de se consumer en16
tièrement.
Tournant la tête, il lâcha un juron : trente mètres devant le
convoi, au bout du chemin, sur une bâche géante déployée à
même le sol, se tenaient assis quelque cinquante bohémiens
immobiles, les bras croisés. Les femmes et les enfants à
l’intérieur du cercle formé par les hommes.
Dans un silence de mort, le commandant Lizarot s’avança,
suivi de trois CRS. À quelques pas du groupe, il prononça d’une
voix forte, articulant avec soin :
— Je dois parler à votre chef.
Il n’obtint aucune réponse, se tourna vers un homme aux
longs cheveux arborant un drapeau représentant une roue rouge
sur un fond vert et bleu, le drapeau du peuple Rom.
— Comprenez-vous français ?
Le chevelu resta muet.
— Vous savez pourquoi nous sommes là, reprit Lizarot.
Nous devons vous évacuer sur ordre du préfet. Vous avez été
informés, on vous a demandé à plusieurs reprises de quitter ce
camp de votre propre initiative. Certains ont obtempéré, pas
vous…
Le commandant marqua un silence qu’aucun son ne vint
interrompre, sinon le frissonnement du feuillage des platanes
sous l’effet du vent.
— Bien, reprit-il, nous allons procéder. Restez calmes, nous
vous accompagnerons dans un établissement spécialisé, vous
serez nourris et vous pourrez dormir. Ensuite, vous rencontrerez
les fonctionnaires chargés de s’occuper de… enfin de… votre
avenir. Je vous en prie, faites que l’opération se déroule dans
l’ordre et sans violence.

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Je remercie sincèrement Laurent Vyeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 24 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Eve MARINONE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Eve MARINONE

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Beynat 2015-003

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Evelyne MARTY-MARINONE alias Eve MARINONE – J’ai habité hors de France de 1976 à 1995 – Successivement à Dakar (Sénégal), à Moscou (époque URSS), à Zagreb (Croatie mais à l’époque encore Yougoslavie), à Helsinki (Finlande) et à Damas (Syrie).

En dehors de ces séjours de 2 à 5 ans, j’ai beaucoup voyagé autour du monde, fait de merveilleuses rencontres et emmagasiné de riches souvenirs.

Ma grande gourmandise et ma curiosité culinaire m’ont fait noter partout les recettes des plats dégustés durant ces séjours ou ces voyages sans imaginer les publier un jour.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je travaillais dans une compagnie aérienne et je cuisinais, cuisinais, cuisinais…..

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je me suis « essayée » à la peinture pour mon seul plaisir personnel – Dans chacun des pays où nous avons séjourné mon mari ayant monté une troupe de théâtre amateur, j’ai participé et joué ce qui m’a aidé énormément à vaincre une certaine timidité.

 

Ma passion, plutôt mes passions restent liées plus que jamais au domaine culinaire.

 

Ancienne parisienne installée à Mazamet dans le Tarn depuis 2000, j’ai eu de 2001 à 2011 une chronique culinaire sur RADIO 100% puis en écrit sur le journal « LA MONTAGNE NOIRE ».

Cette chronique était alimentée par les interviews que je faisais dans les cuisines des Chefs de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon.

Le principe : le Chef cuisinait devant moi une recette de son choix en la commentant.

La recette pouvait ensuite être retrouvée sur le site de la Radio et plus tard sur le journal.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Comme beaucoup d’entre nous je suppose, j’aime être aimée ! LOL !

Je veux dire par là que j’aime qu’une personne qui a acheté l’un de mes livres, me téléphone, m’envoie un courriel ou une lettre, me contacte par FB, vienne me voir dans un Salon en disant : »J’ai fait déjà plusieurs recettes de votre livre, c’est un régal !

 

Je fais un maximum de Salons du Livre aussi bien des généralistes que des plus ciblés dans mon domaine, j’ai 2 pages Facebook, un site internet – Pas de blog car vraiment pas le temps de l’alimenter.

J’ai fait avec mon dernier livre de cuisine (destiné aux enfants) plusieurs ateliers dans le cadre des écoles, des médiathèques et des centres de loisirs.

Je contacte les ambassades, les centres culturels, les médias, les associations des pays concernés par mes livres pour inciter les responsables à en parler sur leurs sites

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Pas de lectures, pas de conférences (le mot est trop fort), quelques rencontres oui – Plusieurs en médiathèques autour des épices, des traditions alimentaires de la Syrie, de l’Inde, du Portugal, de la Croatie (4 des pays liés à mes livres de recettes).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit depuis que j’ai appris l’écriture – Mes tiroirs, mes placards, mes cahiers sont plein de petits bouts de papier, de feuilles à carreaux, de carnets de toutes les tailles – des mots, des phrases entendus – Des attitudes, des gestes, des expressions remarqués – des anecdotes et plein plein de recettes, de tours de mains.

 

La cuisine familiale syrienne – La cuisine portugaise (les droits d’édition ont été achetés également par un éditeur espagnol) – La cuisine du Tarn – Voyages 100% gourmands (recueil des recettes étrangères diffusées à l’antenne de Radio 100%) – Cuisine indienne (ma cuisine favorite) – Cuisine de Croatie.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« J’adore le chocolat mais pas que…. »  – Livre de recettes pour enfants.

 

Sa particularité : C’est un enfant (imaginaire) « Chef Thomas » qui s’adresse à ses copains et à ses copines en leur décrivant à sa façon, avec ses mots, ses expressions et ses commentaires d’enfant les recettes qu’il a inventées et cuisine –

Ces recettes sont simples mais conçues dans le souci de faire des repas équilibrés tout en s’amusant d’où le « mais pas que… » du titre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les librairies classiques et dans celles en ligne pour les ouvrages à compte d’éditeur : Syrie, Portugal (épuisé, en principe nouveau tirage en 2016), Tarn (épuisé, en cours de retirage en 2015), Inde et Croatie.

 

Directement auprès de moi pour les ouvrages en auto édition : Voyages 100% gourmands et J’adore le chocolat mais pas que…(www.voyages-gourmands.com ou delyne2003@yahoo.fr  ou

https://www.facebook.com/Thomasjeunechef?ref=hl

https://www.facebook.com/groups/autourdelacuisine/
https://www.facebook.com/eve.marinone

https://www.facebook.com/EcritureCulinaireParEveMarinone

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Ce sont en principe des choix et cela devrait le rester mais hélas ce n’est pas toujours le cas et il y a encore (peut être plus que jamais) des contrats à la limite de l’arnaque si ce n’est de l’arnaque tout court.

Je suis pour le vrai compte d’éditeur – Celui où l’auteur non seulement n’a pas un centime à payer pour que son livre soit édité mais où il touche aussi des droits…d’auteur d’un pourcentage équitable (et éventuellement un à-valoir (une avance sur les droits au moment de la signature du contrat).

Dans un vrai compte d’éditeur, ce dernier prend tout en charge ou délègue : la correction, la mise en page, la fabrication, la parution, la distribution, la diffusion, la promotion de l’ouvrage.

 

A compte d’auteur, il y a le meilleur comme le pire – Certains cas sont douteux avec des frais pour l’auteur qui rêvant d’être publié est prêt à croire à toutes les promesses mais le plus souvent ça ne reste qu’au stade des promesses – Celle de faire la promo du livre entre autres.

 

En bref, mieux vaut éviter le compte d’auteur et oser plutôt l’auto édition – Ainsi vous restez maître de vos dépenses, de vos droits, de tout.

 

L’option à la mode le compte participatif – Je n’ai pas vraiment d’opinion tranchée – je trouve l’idée intéressante….ça peut marcher sans léser personne – pas impossible qu’un jour faute de vrai éditeur j’en passe par là…..

 

Le e-book….je n’en suis pas consommatrice moi-même mais j’accepte l’idée que cela existe et que certains puissent apprécier cette formule – à condition d’éditer le livre simultanément en « papier »

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Bien lire son contrat d’éditeur avant de signer – Ne pas hésiter et insister pour avoir des réponses sur des points du contrat qui ne vous semblent pas tout à fait assez clair – Même ensuite, pas de précipitations pour signer – Vous avez le droit de prendre le contrat avant signature pour le consulter à tête reposée voire même le cas échéant le confier à l’expertise d’un conseiller spécialisé – Je recommande le service juridique de la SGDL (Société des Gens de Lettres) pour décortiquer votre contrat – Le jeu en vaut parfois la chandelle !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans et nouvelles

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris d’abord sur papier tout le plan, je recopie sur le traitement de texte et je développe.

J’ai besoin d’isolement lorsque j’écris, de calme – Pas question de mettre de musique.

Et je préfère le matin avec des « retouches » parfois très tard dans la nuit qui suit.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Comme mes « œuvres » sont des livres de recettes, mes 6 premiers titres ont été directement inspirés par les pays où j’ai séjourné ou par mes rencontres de voyages – Pour chaque pays, j’ai particulièrement interrogé les anciennes générations, ma recherche étant la conservation des recettes traditionnelles qui le plus souvent sont de transmission orale.

 

Pour mon 7ème ouvrage « J’adore le chocolat mais pas que… » qui s’adresse aux enfants, j’ai été fortement inspirée par mon petit-fils de 12 ans qui est non seulement gourmand mais aussi un petit chef plein d’inventions.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Normalement compte tenu de mon type d’écriture, je pourrais répondre « sans objet » à cette question mais il se trouve que pour le 8ème titre qui est en « recherche d’éditeur » j’ai un peu…pas mal changé d’optique puisqu’il s’agit d’une BD culinaire.

Une histoire, des histoires, plein de personnages riches en aventures mais toujours avec une finalité culinaire.

Là, cette fois, j’ai fait appel à mes souvenirs d’enfance et d’adolescence….complétés par l’imagination.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucun conseil ou allez…juste un alors….persévérance !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Dans un désordre total et surtout non exhaustif : Stephen King, Paul Auster, Conan Doyle, Jean Ray, Boris Vian, Jean-Claude Carrière, Steve Tesich…..

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Plusieurs ouvrages –  Quand j’ai du temps devant moi, c’est « Le festin indien » de Chitrita Banerji mais lorsque je suis plus pressée ou bien que je veux seulement me distraire, je me délecte avec « Conte de fées à l’usage des moyennes personnes » de Boris Vian – Le 1er est presque terminé et je me prépare à attaquer « Moon Palace » de Paul Auster.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui une BD culinaire en collaboration avec une illustratrice et peut être un livre de recettes mahoraises (de Mayotte)

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Salon du Livre et de la Gourmandise – 30 mai – Brassac (Tarn)

 

Salon du Livre de Monclar de Quercy – 30 août –

 

Salon du Livre de Collioure – 4/5/6 septembre

 

Journée des incroyables talents – Pont de l’Arn (Tarn)

 

Salon du Livre de Loos (Nord) – 28 novembre

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

https://www.facebook.com/groups/pros.du.livre/

https://www.facebook.com/Thomasjeunechef?ref=hl

https://www.facebook.com/groups/autourdelacuisine/
https://www.facebook.com/eve.marinone

https://www.facebook.com/EcritureCulinaireParEveMarinone

www.voyages-gourmands.com

https://www.facebook.com/groups/mediabiblioetauteurs/requests/?notif_t=group_r2j

https://www.facebook.com/groups/salon.tourisme/

 

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Le  lundi 18 mai 2015

Eve MARINONE

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Jean Loup Chrétien et Catherine Alric
Jean Loup Chrétien et Catherine Alric

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Je remercie sincèrement Eve MARINONE  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 20 mai 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Sandrine Roudeix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sandrine Roudeix

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ROUDEIX Sandrine 1-2, 12/2011

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je suis Sandrine Roudeix, née en 1974 à Toulouse. Parisienne depuis une vingtaine d’années, j’ai commencé ma vie professionnelle au Congo (dont j’ai écrit une monographie publiée aux éditions du CFCE en 1995). J’ai travaillé pendant dix ans dans l’édition littéraire, avant de devenir journaliste puis photographe puis romancière. « Diane dans le miroir » est mon troisième roman.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture et la photographie sont mes deux moyens d’expression (et mes deux métiers). Je suis écrivain (de romans mais aussi de biographies) et photographe (pour les magazines). Les deux se répondent et se complètent. L’écriture est une activité solitaire quand la photographie se pratique au moins avec une autre personne (je suis portraitiste). L’écriture nécessite du temps, beaucoup de temps, quand la photographie s’inscrit dans un moment très court, une heure de rendez-vous en comptant large, mais plus précisément un soixantième de seconde, l’instant du déclenchement.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Quand on est écrivain, c’est une passion chronophage. Un sacerdoce. Un engagement. Cela signifie qu’on est habité par les mots et les livres. Cela laisse peu de place à une autre passion. Mais j’apprécie le septième art aussi, car il est un pont tendu entre l’image fixe de la photographie et les mots qui racontent de l’écriture. Un peu de moi aussi, donc.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne sais pas si on peut dire que j’attends quelque chose de mes lecteurs. Mais je caresse l’espoir de partager mes mots, mes émotions, mes expériences et mes réflexions avec eux. Je souhaite qu’en refermant l’un de mes livres, ils se sentent un tout petit peu différents, transformés parfois, enrichis, remués, émus, questionnés…. Je pense que la littérature sert à nous rendre meilleur, à nous consoler, à nous tenir compagnie, à nous apprendre, à nous interpeler… Je serais heureuse si les thèmes que j’aborde dans mes romans qui traitent toujours d’aventures intérieures, de cheminements individuels, et de la manière dont on gère nos héritages, familiaux, sociaux ou psychologiques, aident certains lecteurs à y voir plus clair plus loin dans leur vie.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, bien sûr. Et c’est là un moment important de la vie d’un auteur. Celui où on sort de son bureau et de son isolement pour aller à la rencontre des lecteurs. Celui où on partage, où on écoute, où on répond. Un échange souvent chaleureux, car on a l’amour des mots en commun, et toujours enrichissant car il nous permet de nous confronter aux regards et aux interprétations extérieures. Cela nous aide aussi à avancer.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours, mais je suis publiée depuis 2010. Mon premier roman, « Attendre » (Flammarion 2010, J’ai Lu 2012), creuse les enjeux d’une naissance non désirée vue par les protagonistes, c’est à dire l’enfant, la mère et le père. Sorti en 2012, mon deuxième roman, « Les Petites Mères » (Flammarion 2012, prix L’Autre Page)  s’intéresse à la transmission mère-fille sur cinq générations au sein d’une famille d’origine espagnole. Et mon troisième roman, paru la semaine dernière, s’appelle « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et raconte la dernière nuit de la photographe américaine Diane Abbus à New York en 1971.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Diane dans le miroir » (Mercure de France) raconte une nuit de l’été 1971 à New York. Une nuit où la chaleur est étouffante. Une nuit où, dans sa salle de bains, une photographe s’apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d’obturation, préparer le déclencheur souple… Cette photographe, c’est la grande Diane Arbus qui, en s’intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors-normes – travestis, prostituées, nains, handicapés – a révolutionné la photographie. Cette nuit-là, Diane semble à bout de force. Comme si elle reculait l’échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l’épuisement, revenant sur son enfance, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l’abandon. Dans ce roman, j’ai voulu questionner l’émancipation d’une femme, artiste, mère, amoureuse. Et raconter, de l’intérieur, ce qui pouvait se passer dans la tête d’une photographe qui prend une photo, et plus encore, ce qui pouvait se passer quand cette photographe était Diane Arbus, héroïne passionnante et passionnée, qui toute sa vie a cherché à s’affranchir des apparences et des codes pour se sentir libre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Tous mes livres sont en librairies et commandables sur place ou sur internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense que l’important est qu’un livre trouve ses lecteurs. Le compte d’éditeur prend en charge les frais de fabrication et de diffusion, ce qui est plus confortable évidemment pour un auteur. Mais le cas échéant, le compte d’auteur et ses déclinaisons, est un moyen de se faire lire et de pouvoir partager ses écrits. Ce qui reste essentiel à mes yeux.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je donne à mon fils : fais-toi confiance. Tu es unique et ce que tu penses ou fais l’est aussi.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire ou écrire des romans. Mais j’aime avoir un livre de poésie ou de théâtre sur ma table de chevet. Cela nourrit mon inspiration.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je travaille plutôt le matin, toujours dans mon bureau et devant mon ordinateur. Je crois au sens de l’effort et à la régularité. L’écriture est un marathon. Il faut avoir du souffle et de l’endurance.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je me suis beaucoup inspirée de ma famille et des liens, plus ou moins tendus, qu’il y avait entre les générations. Je puise aussi des situations et des réflexions dans ma vie de tous les jours, avec une prédilection pour l’aspect psychologique des relations. Je travaille aussi parfois comme biographe. Dans ce cas-là, c’est le sujet qui vient à moi.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’écriture est un processus assez mystérieux. Le sujet et les personnages s’imposent presque toujours à moi. Ce sont souvent des gens que je connais, vivants ou morts, dont j’ai envie de comprendre le cheminement intérieur. L’écriture me permet de me glisser dans leur peau et de peser tous les points de vue. Après, je ne sais pas toujours où mes personnages m’emmènent !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je pense que lorsqu’on aime écrire, lorsque cela nous procure une évasion, un bien être, une consolation, il faut le faire. Encore et toujours. C’est le plaisir qui doit guider l’acte. La publication est la cerise sur le gâteau, une gratification, une preuve (subjective) qu’on a été lu et compris. Forcément, cela rend heureux. Mais ce n’est pas le premier objectif. Un « amateur d’écriture », comme vous dites, doit écrire si cela lui fait du bien. Et lire aussi. Beaucoup. C’est en lisant et en écrivant qu’on devient écrivain.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai plein d’auteurs préférés, parfois ce ne sont pas des auteurs d’ailleurs, mais des livres, essentiels à mes yeux, qui m’ont construit et que je relis. Il y a Antigone et l’Invitation au château d’Anouilh par exemple. C’est mon inspiration « théâtrale », avec des pièces de Camus, Sartre ou encore Giraudoux. Il y a la poésie de Charles Cros, Rimbaud, Prévert et Aragon, mon préféré de tous. Et il y a les romans de Marguerite Duras, Annie Ernaux, Kundera, Djian ou encore Camille Laurens, Claire Castillon, Angélique Villeneuve, Virginie Despentes pour les contemporains. Sans oublier Boris Vian, Antoine Blondin, Romain Gary… Chez les américains, ma chouchou est Laura Kasischke, mais il y a aussi Philippe Roth, Joyce Caroll Oates, Martin Suter, Hanif Kureishi, John Fante, Elia Kazan. Je pourrais vous rédiger des kilomètres de liste !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis « Americanah » de Chimananda Ngozi Adichie qu’une amie proche m’a recommandé en me disant « C’est pour toi ». Forcément, ça m’a donné envie. Je trouve cela toujours très fort lorsque mes amis qui me connaissent bien me conseillent un roman. Je suis rarement déçue. Je me sens bien entourée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’adaptation théâtrale de « Diane dans le miroir » (Mercure de France) et sur l’écriture de mon quatrième roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à plusieurs rencontres dans les semaines à venir :

Jeudi 9 avril  à 18h30 : Librairie Kléber à Strasbourg.

Samedi 11 avril : Salon du livre de Provins.

Jeudi 16 avril à 19h : Librairie de Paris (place de Clichy à Paris).

Samedi 18 et dimanche 19 avril : Salon du livre de Châteauroux.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut suivre mon actualité sur le site de mon éditeur, bien sûr, au Mercure de France, mais également sur mon site personnel : http://www.sandrine-roudeix.com.

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Le 31 mars 2015

 

Sandrine Roudeix

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Je remercie sincèrement Sandrine Roudeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 01 avril 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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La Délicatesse, de David Foenkinos

Le travail pour oublier !

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JL à l’écoute de … CALINE HENRY-MARTIN

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui CALINE HENRY-MARTIN

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Février 2010

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

CALINE HENRY-MARTIN – autodidacte – premiers récitals à l’âge de 13 ans (mon CV complet

-trop long pour ici- sur http://murolpoesicales.wifeo.com) 14 publications à ce jour + diverses participations à anthologies.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant j’étais une petite fille tranquille qui écrivait des poèmes et faisait des dessins pendant les cours d’histoire/géo.

Ensuite, responsable dans un cabinet d’assurances

Puis Assimilée Cadre dans un important Groupe Pétrolier Français

Enfin commerçante et « loueur » de meublés saisonniers

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ?

La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

A part la lecture et l’écriture, mes passions sont la peinture, la sculpture et tous les arts, même ceux que j’ai plus de mal à comprendre.

Je pratique beaucoup de bénévolat pour aider les autres artistes, ceux que j’aime, sans distinction de genre.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Difficile question : j’attends TOUT et RIEN à la fois. Juste de belles rencontres pour parler art avec un grand « A ». De l’art populaire de préférence et je n’ai pas peur de le dire. Je fréquente les réunions artistiques, lectures publiques et les salons littéraire, les expos multi-arts aussi très largement. Ce sont celles qui m’apportent le plus.

Sinon, je sais mal me vendre. Je ne suis dans aucune librairie, par exemple. Je réponds aux interviews radio (pas à la TV, je suis trop timide). Ma meilleure pub, ce sont mes amis et, par conséquent, le bouche à oreille.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui. J’ai répondu plus haut.

Non pour les conférences : ça barbe tout le monde. J’aime dispenser de la joie, pas de l’ennui.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris n’importe où et sur n’importe quel support (y compris sur les tickets de métro, le papier toilette et les nappes en papier, sur le miroir aussi avec mon rouge à lèvres. En bref, quand une idée me traverse, idée que je travaillerai ensuite. Par contre, j’aime par-dessus tout, au final, le crayon à papier hyper bien taillé et de tout petit format. Allez savoir pourquoi !

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre, « la Colère de Dame Museau », est un livre pour enfants. Banal, penserez-vous ! Pas du tout. Il est écrit avec un phrasé particulier adapté à l’enfant mais avec des mots choisis, destinés à « faire grandir » l’enfant. Pas de « nounours » ou de « papounet », etc… L’enfant est un petit homme (ou une petite bonne femme) tout à fait capable de lire un VRAI livre et cette notion est à respecter. A la fin du livre, il y a aussi une toute petite mais jolie Morale qui ne dit pas son nom mais, je l’espère, marquera l’enfant.

Enfin, pour que l’enfant s’approprie bien le livre, il peut le colorier (le papier est épais et opaque, facile à manipuler et adapté à de petites mains pas forcément très habiles encore). Les dessins sont pleins d’humour et je sollicite la participation des parents tout au long de la lecture.

Mais j’aimerais aussi parler de mon avant-dernier livre, un recueil de poèmes « Papillons en Voyage ».

Beaucoup de gens boudent la poésie, y compris et en premier lieu les libraires. J’aimerais bien faire comprendre que la poésie aussi est un art noble au même titre que toute écriture. Ce recueil est volontairement empli de simplicité d’écriture (j’ai bien dit simplicité, pas facilité). Tout un chacun doit pouvoir y plonger à son aise pour rêver, réfléchir, et plus encore.

De Papillons, il n’est que peu question d’ailleurs, ce que j’évoque dans ce recueil ce sont ses symboles : la liberté, l’harmonie, la beauté, les couleurs, l’éphémère et la fragilité consentie, la délicatesse précieuse de ce qui vit peu mais intensément. Ces Papillons sont aussi mes Messagers : d’amour, d’espoir, de sérénité…des passeurs de mémoire.

Il me faut arrêter là mon envol papillonnant, je finirais par lasser, ce que je ne peux me résigner à faire !

Si vous ne deviez retenir de moi qu’une chose, ce serait ce message : LA POESIE EST VIVANTE, BIEN VIVANTE. Ne vous privez pas du bonheur d’en lire !

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En vente dans les Salons du Livre, auprès de ma Maison d’Editions Le Fil des Mots (Véronique Piazza) et surtout par messages privés sur Facebook ou par mail henrymartinc@orange.fr. Renseignements possibles aussi auprès de « 7 à Lire » (Robert Linas) et de tous mes amis artistes, principalement en région parisienne (où j’ai grandi), en Auvergne (mon pays de cœur) ou en Midi-Pyrénées (le Tarn qui m’accueille actuellement)

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je suis à 100 % contre les e-books qui acceptent tout et n’importe quoi. On peut recopier l’annuaire et laisser penser que c’est un livre d’auteur.

Le compte d’éditeur n’existe pratiquement plus. Dommage mais on peut comprendre.

A compte d’auteur, il faut avoir les moyens financiers. Rare chez les artistes.

A compte participatif, si on a affaire à des personnes de confiance, c’est une solution.

Personnellement je « travaille » en tant que correctrice pour une association non lucrative d’aide à l’édition et cette solution me paraît être l’idéale pour les auteurs contemporains car à chaque étape qui mène à l’édition finale on peut faire des choix : 1/ de correcteur 2/ d’illustrateur 3/ d’infographiste 4/ d’imprimeur.

Chacun a ainsi la plus grande liberté, y compris celle de s’arrêter en chemin ou de gérer en fonction de son budget en espaçant les étapes à financer. L’Association vous conseille du début à la fin de cette longue route, sans autre obligation qu’une adhésion annuelle (extrêmement mince) et vous donne même un ISBN, les coordonnées d’organisme comme la BNF, etc…

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Difficile de résumer. Le même pour les livres et dans la vie.

Disons : TENDRE LA MAIN toujours – PARTAGER – RESPECTER – LAISSER PARLER SON COEUR

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans et poésie – Prose poétique et régionalisme

12/ Comment écrivez-vous ?

Bien, j’espère. 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie. Du coucher du soleil au lever du jour, dans le regard de mes proches, dans le sourire de mes enfants et petits-enfants. Partout où le sentiment nous pousse à de petits pincements de cœur qu’ils soient sourires ou détresse.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’aime bien brouiller les pistes et mélanger du vécu et de l’imaginaire, quel que soit le genre et les moments d’écriture.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Donner beaucoup de soi, écrire avec ses tripes. Imaginer le lecteur qui va vous découvrir. Pour lui, il vous faut être une belle image et surtout, surtout, le respecter en ciselant chacun de vos mots, de vos phrases, de vos sentiments mis à nu parfois.

Un bon auteur a forcément du sentiment et un ressenti immense.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Des inconnus le plus souvent, ceux dont on ne fait pas connaissance dans les milieux scolaires, ceux dont le « coup de patte littéraire » m’a touchée (en lisant un de leurs extraits par exemple ou en écoutant un échange verbal entre artistes). J’ai ainsi lu Philippe de Riemaecker (un Grand qui s’ignore), Isabelle Mallowé (si discrètement talentueuse) Patrick Chaussidière (amoureux fou de l’Auvergne, comme moi)….

De façon plus classique, je dirais, et ce dans le désordre, comme ils me viennent : René-Guy Cadou, Montherlant, Bazin (ah, Bazin !…), Christian Signol (sa tendresse quand il parle de ses racines !) Boris Vian, Stephen King, Jean Giono (le maître de la Provence avec Marcel Pagnol)

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Henri BOSCO « Le Mas Théotime »

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui. L’histoire très anecdotique d’une toute petite vie qui devrait s’appeler « …. » J’en reparlerai.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

En dates définitives, je serai le 11 octobre à Carcassonne, en scène ouverte.

Le 1er week-end de mars 2015 à Négrepelisse (Salon du Livre).

Le 10 mai 2015 au Salon du Livre de Mazamet.

D’autres dates, dont une hors-frontières, sont en pointillés, à suivre sur les réseaux sociaux que j’utilise beaucoup pour les infos publiques.

20/ Où on peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Idem. Principalement sur les réseaux sociaux.

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Le 4 octobre 2014

CALINE (HENRY-MARTIN)

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Je remercie sincèrement Caline Henry-Martin  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 08 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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