JL à l’écoute de… Camille de Archangelis

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Camille de Archangelis

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom est Camille de Archangelis, je suis né à 19 h 25 le dimanche 21 décembre 1952 à Montmorency (Seine et Oise). Le 28 janvier 1953, j’ai été opéré in extremis d’une sténose du pylore à l’hôpital Bretonneau à Paris (18e). Toute ma scolarité s’est tenue à Goussainville. J’ai obtenu le Brevet Sportif Scolaire et le Certificat d’Études Primaires Élémentaire en 1967, le Certificat d’Aptitude Professionnel en 1969 puis le Brevet d’Études du Premier Cycle du Second Degré en 1970, mon ultime diplôme étant le concours du 2e degré de comptabilité organisé par l’Union Professionnelle le 23 mai 1971. En septembre 1969 je suis entré au Lycée Technique d’État Romain Rolland, mon itinéraire scolaire s’est achevé en 1972 en terminale G2 (Techniques Quantitatives de Gestion) où j’ai certes échoué au Baccalauréat mais où je me suis lié d’amitié au mois de décembre 1970 avec Rodolph Geraci. C’est avec lui que j’ai fondé le 21 octobre 1972 le Mouvement Stupriste et que j’ai réalisé mes premiers pas en écriture. Le 13 décembre 1972 j’ai été exempté du Service National.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai organisé le 11 janvier 1975 en compagnie de Rodolph Geraci, Walter Von Schwach et Jean-Pierre Smodis, l’unique représentation de la pièce intitulée « Défécation d’un opéra pour un bacille » au Club Sportif et Culturel des Grandes Bornes de Goussainville. Cette manifestation préludera la première édition du « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN) qui s’est tenue le 12 juillet 1975. Durant quelques mois à partir du 17 mars 1976, j’ai été parolier du groupe « Paradoxe ». Je me suis marié le 2 septembre 1978. Avec Jacques Arnold, Olivier Jugand, François Léa, Taylor Marimoutou et Josette Robert, j’ai créé le 17 avril 1986 l’association culturelle « Le Monastère d’Ormuzd » qui sert de base logistique aux FPPN. Parallèlement à mes premiers poèmes consacrés à l’indépendance du Tibet, j’ai réalisé à partir de 1972 mes premiers collages et quelques tableaux qui ornent depuis la cave de ma maison.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je ne pratique que la poésie car elle est ma seule passion. Au fil des ans je me suis spécialisé dans la poésie érotique. J’aime admirer les œuvres de nombreux créateurs et tout spécialement les peintures d’Aljoce, les sculptures d’Isabelle Cobos Forster et les photographies de Stephen Bernas. En ce qui concerne mes goûts musicaux j’adore particulièrement Serge Reggiani, William Sheller et Gilbert Montagné. J’adore aussi « Comme un avion sans ailes » de Charlélie Couture, « Whiter Shade of Pale » de Procol Harum, « Ordinaire » de Robert Charlebois et « It’s Raining Men » de The Weather Girls. Je garde dans mon cœur une place particulière pour le groupe Mardi Gras dont j’écoutais les deux faces du 45 tours « Girl, I’ve got news for you » et « If I can’t have you » chaque dimanche après-midi dans la chambre de la maison des parents de Rodoph Geraci. J’écoute aussi de la musique traditionnelle d’Arménie.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Dès que l’écriture de mes poèmes me laisse un peu de temps, j’organise depuis 1975 une rencontre culturelle, festive, conviviale, intergénérationnelle et insurrectionnelle intitulée « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN). Poésie Nue étant pris dans le sens de Poésie Vraie, c’est-à-dire le socle d’une poésie symbole d’une authenticité de la vision créatrice, volontairement dépouillée de cette forme ampoulée et parfois mièvre qui est trop souvent son apanage. Le FPPN est donc résolument aux antipodes des cénacles littéraires qui peu à peu font mourir tout ce que la poésie représente de vivant. Le 24 mars 1980, j’ai obtenu le prix Michèle Saint-Lô du XIe concours de l’île des Poètes pour mon action en faveur de la poésie et plus particulièrement pour l’organisation des cinq premiers FPPN. M’étant au préalable porté volontaire, j’ai été tiré au sort le vendredi 20 juin 2014 pour être membre du Collectif d’Animation du quartier ouest de ma ville. Le fait de faire partie du Conseil de Quartier me permet d’avoir des liens privilégiés avec la Mairie et donc de bénéficier d’un soutien financier et logistique et permet que chaque édition du FPPN rassemble des centaines de personnes.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Cette rencontre me permet de dédicacer mes ouvrages, de nouer de fructueux échanges avec le public, de déclamer mes poèmes mais aussi et peut-être surtout de retrouver mes amis auteurs, artistes peintres, sculpteurs, comédiens, musiciens et photographes venus de toute la France et d’Afrique noire.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis 1972 mes poèmes ont trouvé place dans de nombreuses revues, dont : Présence des Lettres et des Arts, L’Université Littéraire, Bulletin du Club International de Relations Épistolaires, La Rose Traversée, Caractères, l’Ecchymose, Poétic 7, Zedeter, Information/Poésie, Barabajagal, Revue des Éditions de l’Athanor, Jointure, Libelle, Le Moulin de Poésie, l’Étrave, Portique, le bulletin de liaison ARPO, les Cahiers de poésie, la Biscotte du Val d’Oise, l’anthologie de poésie du Point du Jour etc. et dans le journal La Montagne. J’ai aussi publié à compte d’auteur :

1973 Le mal d’amour (Éditions Caractères), 1976 Les armes du silence (Éditions Caractères), 1998 Éclats de mémoire (La Bartavelle Éditeur), 2002 A la croisée des chemins (Éditions la Bruyère), 2006 Le funambule au pied bot (Éditions ARCAM), 2010 Trou noir (Éditions Books on Demand) et enfin en 2012 « Dans l’ombre de ma sœur » (Éditions des Archives Bidard).

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ma dernière production ne compte que 36 pages au format 10,5 x 15 cm et a été réalisée à la demande de mon ami Didier-Michel Bidard afin qu’il puisse la joindre gratuitement aux livres qu’il vend sur son site internet.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mes recueils ont été mis en dépôt-vente, envoyés à des personnalités politiques ou du music-hall et tous mes ouvrages, sauf « Dans l’ombre de ma sœur » sont aujourd’hui épuisés. Mon recueil intitulé « Le funambule au pied bot » a été envoyé avec mon curriculum vitae et ma lettre de motivation à diverses personnalités du temps où, licencié économique je recherchais activement un travail.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours publié mes recueils de poèmes à compte d’auteur afin que le coût de leurs fabrications m’oblige à trouver la motivation de les déposer en dépôt-vente dans des librairies, des bars, des auberges et des kiosques, principalement en région parisienne mais aussi dans divers lieux en France ou à l’étranger où j’ai passé mes vacances, et plus particulièrement dans le département de la Creuse où vibrent sans faillir mes racines paternelles et où je vais chaque année me ressourcer dans la ferme ancestrale.

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil le plus important que j’ai reçu dans la vie me vient des quelques lignes signées Amadou Hampâté Bâ (religieux, ethnologue, poète et conteur peul 1900-1991) « Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre ». Je n’oublie pas les multiples conseils en écriture prodigués par mes défunts amis Lucienne Laroche (Bulletin du CIRE), Jacques Arnold (Jointure) et Georges Piou (Poétic 7).

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’adore lire et écrire des poèmes, mais originaire d’Asie occidentale (sud du Caucase) par ma mère, j’aime avant tout, au travers d’émissions historiques et la lecture de nombreux livres, découvrir tout ce qui se rapporte au génocide des Arméniens en 1915 durant lequel la presque totalité de ma famille a été décimée.

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris sur la table de ma cuisine à proximité immédiate de ma cafetière et non loin du Prix Mompezat que m’a décerné en 2004 la Société des Poètes Français et qui orne depuis cette date mon salon.

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise l’inspiration au gré de mes lectures. Il suffit parfois d’un seul mot pour me donner le thème d’un quatrain. Ma seule commande d’ouvrages remonte au 23 mars 2010, date à laquelle j’ai envoyé à mon ami Didier-Michel Bidard 51 exemplaires de mon livre « Le funambule au pied bot » afin qu’il puisse essayer de les vendre dans la librairie de Granville (Calvados) qu’il tenait à cette époque.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Les personnages de mes quatrains sont toujours imaginaires. Écrivant principalement des textes érotiques, je puise mon inspiration au fil de mes lectures et dans les catalogues de lingerie de vente par correspondance.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je conseillerai aux amateurs d’écriture de venir et de participer à des manifestations culturelles et pourquoi pas, une prochaine édition du FPPN. Dans une ambiance fraternelle, ils rencontreront des auteurs chevronnés qui ne manqueront pas de leur prodiguer de judicieux conseils. Je conseillerai aussi l’achat d’un dictionnaire de rimes dont l’utilisation me semble nécessaire à qui veut parfaire son art.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Mon auteur préféré est Louis Ferdinand Céline car « Voyage au bout de la nuit » est d’une beauté sans pareil. J’adore aussi « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire et plus près de nous « Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Mon livre de chevet est « Mémorial du génocide des Arméniens » (Éditions du Seuil). Je relis très souvent « l’Arménie ravagée » qui est l’histoire d’Aurore Mardiganian, fille chrétienne rescapée du Génocide de 1915 et publié en 2015 par le Musée Institut du Génocide Arménien à l’occasion du centenaire de cette tragédie. Je relis aussi avec une vive émotion « La solitude des massacres » de Papken Injarabian qui est un des rares survivants de notre famille.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille actuellement à l’écriture des quatrains de mon huitième livre tout en préparant le prochain FPPN dont nous fêterons la vingtaine édition.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

L’événement à venir sera donc le prochain « Festival Populaire de Poésie Nue » qui se tiendra le samedi 5 mai 2018 et que j’organiserai avec mon fidèle ami Babacar Diagne et plusieurs personnalités des Lettres et des Arts. Nul doute que cette rencontre sera, une fois encore, une grande fête de la création et de l’amitié entre les peuples du monde. À cette occasion nous tenterons de battre le record des 2000 visiteurs présents les 8 et 9 juin 1985 à Savigny-le-Temple (Seine et Marne) lors de la huitième édition du FPPN organisé par mon ami Richard Taillefer et moi-même.

Historique 19 premiers FPPN

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

L’histoire des 19 premières éditions du FPPN est sur le site www.placedesartistes.org ou chacun peut faire acte de candidature pour participer à cette prochaine belle aventure. Mon actualité est aussi sur de nombreux réseaux sociaux dont Facebook.

 

« Tandis que le soleil couchant empourpre l’horizon, je confie mon destin à la tigresse noire aux yeux vert émeraude dont la bouche lippue ensorcelle ma verge et me donne l’envie de combattre l’arrogante châtelaine qui défait son manteau à col de chinchilla pour allaiter en string un enfant trisomique.

Alors, sous le regard haineux d’une svelte lesbienne, j’encourage le farouche dompteur qui sodomise au bord de la falaise une garce aux longs cheveux roux dont le tatouage, ornant la fesse gauche, ressemble à s’y méprendre à celui de ma bru.

Mais, déjà, un sournois marabout interrompt mon fantasme et m’entraîne derrière la haie bordant un chemin creux pour me faire assister au viol de ma sœur, avant de m’octroyer le droit de rejoindre un lugubre manoir où je pourrai enfin assouvir ma vengeance en arrachant sans honte le bustier de cuir noir de la superbe épouse de mon frère jumeau. »

Extrait de « Trou noir » Éditions Books on Demand 2010

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Fait à Goussainville le 27 novembre 2017

Camille de Archangelis

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Je remercie sincèrement Camille de Archangelis d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 05 décembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Nous étions à Lisses, médiathèque Colette

Nous étions présents le samedi 14 décembre 2017 

Les trois mousquetaires

Gérard Porcher, Richard Taillefer

et Jean-Louis Riguet

 

 

Solène de PREM’EDIT est venue nous soutenir, quelle belle surprise !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Jean-Louis RIGUET 15 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

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Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

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A très bientôt !

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Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Ce petit trou d’air au fond de la poche, Richard Taillefer

 

Ce petit trou d’air

au fond de la poche

Richard Taillefer

PoéVie

 

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L’illustration de couverture est de Marc Prialnic (sculpture bois – 60x15x13cm)

PREM’EDIT éditions

98 pages – Mai 2017 – Prix 12 €

ISBN 9 79101 321662

https://www.prem-edit.com/accueil/boutique-ce-petit-trou-d-air-au-fond-de-la-poche/

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Crédit photo Clara Billat
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RÉSUMÉ de la quatrième de couverture

Terre de vent et de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau. Au départ, c’est toujours la même chose. Ce petit trou d’air au fond de la poche. La page blanche. Les fragments d’une vie en quinconce. On sniffe les flots dorés d’un chaos inéducable. On se raccroche à ce reste de café dans la tasse.

Il y a la peur des mots qui font mal. Peur de ce labyrinthe qui nous engloutit jusqu’à la moelle. Il faut cogner, cogner toujours plus fort pour ingurgiter cette colère carnivore.

L’auteur au fil des pages nous ouvre ses « graffitis du cœur », ses « Poetry Reading On the road ».

 

Il est toujours si lointain le bruit des autres. 

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Extrait :

En guise d’extrait, je me contenterai de reproduire la première page qui est une sorte de prologue :

« Terre de vent de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau, ce grand purificateur qui éveille les couleurs propres à chaque massif. Il nous accompagne en toutes saisons, depuis mon village de Mount-Meyan, de Gémenos à Mazaugues, au plus profond des calanques de Morgiou. Sec et glacial, lou Cantaleso a ses nuances, de parfum, de saveur. Il nous révèle une palette qui va du bleu de la mer au blanc du calcaire, de l’ocre de la terre, jusqu’au mistral noir de Camargue.

Au gré du chemin, du temps qui passe, il emporte avec lui, la nostalgie des nuages, les âmes des morts, nos faiblesses et nos révoltes. Il murmure la flamme de  nos passions inassouvies, surgit soudain pour embraser le ciel.

 

Il se multiplie

Pour mieux nous éprouver

Un vent léger s’infiltre sous la porte

Je pense à ceux que j’aime

Qui n’ont plus de visage

Ni de nom.

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Ce que j’en pense

Le titre du livre est une interrogation sauf si l’on sait que Richard Taillefer est un fumeur de pipe, un fumeur de pipes de Cogolin, et qu’il a l’habitude de les stocker dans ses poches, de sorte qu’au bout d’un certain temps un trou se forme. Pour beaucoup, ce serait un drame, mais pour le poète débraillé c’est une aubaine, car de ce trou s’échappent des mots qu’il taraude longtemps pour en faire de la PoéVie.

Ce livre n’échappe pas à la règle. Comme un vigneron qui élève les cépages et les assemble pour en faire une excellente cuvée, l’auteur façonne ses idées avec des mots improbables, du moins dans leur assemblage.

La Provence lui tortille le cerveau, elle transparaît à chaque page. L’on sent bien qu’elle est importante pour lui, que sans elle le poète ne « PoéVierait » pas ; elle est comme une terre dont le creuset inonde la mémoire pour rejaillir en mots du fond de ses entrailles.

Richard articule son propos dans sept parties comportant chacune neuf chapitres. La composition de chaque chapitre est identique d’un bout à l’autre du recueil. Tout d’abord un ou plusieurs paragraphes en prose poétique, puis un ou plusieurs vers, enfin des vers en italiques. Les titres de chaque chapitre sont évocateurs :

Ne renonce jamais à ton voyage

Là où le vent jamais ne s’apaise

Chemins perdus de nos forêts lointaines

Je veux par-delà le ciel

Le temps qui passe n’efface pas tout

Qui annoncera le retour du printemps

Sentiers escarpés de mon enfance

Chaque évocation est profonde et nous entraîne, si l’on prend la peine de s’arrêter un peu sur le texte, vers des montagnes de poésie qui nous remuent et parfois nous dérangent. Les textes sont beaux, bien écrits, émouvants, certains font mal comme une colère. L’on sent bien que le poète débraillé sait cogner et cogne quand il le faut. C’est quoi toute cette souffrance intérieure qui vient de loin et qui sort au fil des mots, des pages ? Parfois, une déchirure explose, cela ne dure pas, mais l’explosion a eu lieu.

On ressent tout le travail qu’il y a derrière. On entend le vécu dans ces lignes magiques, ce ne sont pas des remords dont il a sa conscience plein les poches.

Ainsi, l’auteur nous interroge :

« portes et fenêtres closes, tu montres du doigt, cet autre qui pourtant te ressemble« .

Il nous interpelle « ne laisse pas vide, la main qui se tend »

Il nous plonge dans la réflexion

« Près des charniers absurdes

Des squelettes de ce qui fut

Hier encore des hommes

Font taches blanches

Lorsque l’horreur n’a plus de nom

Qui peut encore la décrire ? ».

Et encore :

« Ce grand trou noir inaudible,

Qui contient tout l’univers

Et ton sourire du matin. »

Je pourrai continuer ainsi car des mots, des images, des émotions de PoéVie il y en a à toutes les pages.

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Le recueil se termine par un émouvant texte sur le père de Richard que je ne résiste pas à reproduire intégralement ci-après.

 

Mon père

« Si vous le croisez dans les rues du village, aux aguets derrière l’objectif de son « Reflex Canon », ou assis à la terrasse du Kafé de France, il vous apostrophera d’un « comment ça va chef » avec un large sourire dissimulé sous sa moustache grise. Il est l’un de ces personnages du pays que l’on photographie volontiers pour garder un souvenir d’authenticité. Il a tout du tartarin de  Tarascon, lui qui est né par la force des choses dans une pouponnière, à Moreuil, un petit bourg de Picardie. Le temps a buriné son visage, ses yeux ont cette couleur verte des agates de son enfance. Dans son crâne, les idées sont plus sombres qu’une nuit d’été en plein orage et le dévorent jusqu’à la moelle. Il attend son heure, avec cette imperturbable sagesse de celui qui sait et n’attend plus rien. Il est le dernier grand témoin de ce que je fus avant d’être. Le soir, il s’en va retrouver Pépète, la petite chienne qui l’accompagne dans son indécrottable solitude.

 

Ni l’un ni l’autre ne fermeront les paupières,

De peur de ne pas se réveiller ensemble.

 

Près de la porte

Je l’ai vu parfois grattant sa tête blanche

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L’AUTEUR

Richard Taillefer, un poète débraillé.

Né un 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert).

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

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Si vous voulez en savoir plus sur le parcours de Richard Taillefer, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Taillefer

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

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Lisez ce recueil, il vous en restera quelque chose !

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le 19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN) a vécu

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Ont organisé la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

De nombreux participants parmi lesquels

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

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Une belle journée sous un beau soleil et un peu de vent pour rafraîchir, quelques passages d’avion nous sommes au bout des pistes de Roissy. Un cadre superbe. Merci Camille pour cette organisation et cette journée autour du monde de l’art et de la poésie.

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Quelques photos pèle-mêle :

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Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 15 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Festival Populaire de Poésie Nue à Goussainville

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Organisent la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017
à partir de 11 heures

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

Liste provisoire des participants

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Christophe Bregaint, Eric Dubois (Le Capital des Mots), Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Jean-Paul Klée, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

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Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

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A cette occasion, j’espère être en mesure de présenter mon deuxième recueil de poésie publié par PREM’EDIT actuellement en cours de mise en page :

COQUECIGRUES par Mégarde

dont je vous livre un court extrait :

 

Le froid

L’hiver les cœurs givrent

La grisaille souille le bonheur

Misère sans soleil

 

Le froid givre les cœurs

Le soleil réchauffe les artères

Mais la tristesse est en dedans

La grisaille salit le bonheur

La lumière jaillit du cratère

Mais la gaieté n’est pas dedans

 

 

L’écume

Printemps sur la terre

L’océan fabrique son écume

Le calme du néant

 

L’écume de la terre

Embrume l’océan

Inonde le néant

Calme la colère

 

L’arbre

L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

 

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 22 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le Poème de la semaine n° 11

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Le Poème de la semaine n° 11

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III

POÉSIE

A

J’ai découvert le mot « Éclisse » grâce à ce délicieux poète et néanmoins ami Richard Taillefer.

Cet ambassadeur du temps se demande

« Où vont les rêves quand la nuit tombe ? »[1]

Je n’ai pas encore trouvé la réponse.

B

Le Poète débraillé[2]

De longs mois laborieux auparavant

Création, conception, écriture

Insatisfaction : rature, destruction

Perfectionniste : réflexion, reconstruction

Il enfante aux forceps

Des vers en prose improbables et sublimes

Au vestiaire, le poète appréhende

Nervosité préliminaire, calme apparent

Lave bouillonnante, volcan interne

Il fait exception pour

Sa moustache bien ordonnée, légendaire

Sa pipe de Cogolin rivée aux lèvres

Sur l’estrade, seul parmi …

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La suite en suivant le lien suivant :

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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