Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

.

Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

.

Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

.

Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

.

Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

.

 

.

A très bientôt !

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Ce petit trou d’air au fond de la poche, Richard Taillefer

 

Ce petit trou d’air

au fond de la poche

Richard Taillefer

PoéVie

 

.

.

L’illustration de couverture est de Marc Prialnic (sculpture bois – 60x15x13cm)

PREM’EDIT éditions

98 pages – Mai 2017 – Prix 12 €

ISBN 9 79101 321662

https://www.prem-edit.com/accueil/boutique-ce-petit-trou-d-air-au-fond-de-la-poche/

.

Crédit photo Clara Billat
 .

RÉSUMÉ de la quatrième de couverture

Terre de vent et de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau. Au départ, c’est toujours la même chose. Ce petit trou d’air au fond de la poche. La page blanche. Les fragments d’une vie en quinconce. On sniffe les flots dorés d’un chaos inéducable. On se raccroche à ce reste de café dans la tasse.

Il y a la peur des mots qui font mal. Peur de ce labyrinthe qui nous engloutit jusqu’à la moelle. Il faut cogner, cogner toujours plus fort pour ingurgiter cette colère carnivore.

L’auteur au fil des pages nous ouvre ses « graffitis du cœur », ses « Poetry Reading On the road ».

 

Il est toujours si lointain le bruit des autres. 

.

Extrait :

En guise d’extrait, je me contenterai de reproduire la première page qui est une sorte de prologue :

« Terre de vent de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau, ce grand purificateur qui éveille les couleurs propres à chaque massif. Il nous accompagne en toutes saisons, depuis mon village de Mount-Meyan, de Gémenos à Mazaugues, au plus profond des calanques de Morgiou. Sec et glacial, lou Cantaleso a ses nuances, de parfum, de saveur. Il nous révèle une palette qui va du bleu de la mer au blanc du calcaire, de l’ocre de la terre, jusqu’au mistral noir de Camargue.

Au gré du chemin, du temps qui passe, il emporte avec lui, la nostalgie des nuages, les âmes des morts, nos faiblesses et nos révoltes. Il murmure la flamme de  nos passions inassouvies, surgit soudain pour embraser le ciel.

 

Il se multiplie

Pour mieux nous éprouver

Un vent léger s’infiltre sous la porte

Je pense à ceux que j’aime

Qui n’ont plus de visage

Ni de nom.

.

.

Ce que j’en pense

Le titre du livre est une interrogation sauf si l’on sait que Richard Taillefer est un fumeur de pipe, un fumeur de pipes de Cogolin, et qu’il a l’habitude de les stocker dans ses poches, de sorte qu’au bout d’un certain temps un trou se forme. Pour beaucoup, ce serait un drame, mais pour le poète débraillé c’est une aubaine, car de ce trou s’échappent des mots qu’il taraude longtemps pour en faire de la PoéVie.

Ce livre n’échappe pas à la règle. Comme un vigneron qui élève les cépages et les assemble pour en faire une excellente cuvée, l’auteur façonne ses idées avec des mots improbables, du moins dans leur assemblage.

La Provence lui tortille le cerveau, elle transparaît à chaque page. L’on sent bien qu’elle est importante pour lui, que sans elle le poète ne « PoéVierait » pas ; elle est comme une terre dont le creuset inonde la mémoire pour rejaillir en mots du fond de ses entrailles.

Richard articule son propos dans sept parties comportant chacune neuf chapitres. La composition de chaque chapitre est identique d’un bout à l’autre du recueil. Tout d’abord un ou plusieurs paragraphes en prose poétique, puis un ou plusieurs vers, enfin des vers en italiques. Les titres de chaque chapitre sont évocateurs :

Ne renonce jamais à ton voyage

Là où le vent jamais ne s’apaise

Chemins perdus de nos forêts lointaines

Je veux par-delà le ciel

Le temps qui passe n’efface pas tout

Qui annoncera le retour du printemps

Sentiers escarpés de mon enfance

Chaque évocation est profonde et nous entraîne, si l’on prend la peine de s’arrêter un peu sur le texte, vers des montagnes de poésie qui nous remuent et parfois nous dérangent. Les textes sont beaux, bien écrits, émouvants, certains font mal comme une colère. L’on sent bien que le poète débraillé sait cogner et cogne quand il le faut. C’est quoi toute cette souffrance intérieure qui vient de loin et qui sort au fil des mots, des pages ? Parfois, une déchirure explose, cela ne dure pas, mais l’explosion a eu lieu.

On ressent tout le travail qu’il y a derrière. On entend le vécu dans ces lignes magiques, ce ne sont pas des remords dont il a sa conscience plein les poches.

Ainsi, l’auteur nous interroge :

« portes et fenêtres closes, tu montres du doigt, cet autre qui pourtant te ressemble« .

Il nous interpelle « ne laisse pas vide, la main qui se tend »

Il nous plonge dans la réflexion

« Près des charniers absurdes

Des squelettes de ce qui fut

Hier encore des hommes

Font taches blanches

Lorsque l’horreur n’a plus de nom

Qui peut encore la décrire ? ».

Et encore :

« Ce grand trou noir inaudible,

Qui contient tout l’univers

Et ton sourire du matin. »

Je pourrai continuer ainsi car des mots, des images, des émotions de PoéVie il y en a à toutes les pages.

.

Le recueil se termine par un émouvant texte sur le père de Richard que je ne résiste pas à reproduire intégralement ci-après.

 

Mon père

« Si vous le croisez dans les rues du village, aux aguets derrière l’objectif de son « Reflex Canon », ou assis à la terrasse du Kafé de France, il vous apostrophera d’un « comment ça va chef » avec un large sourire dissimulé sous sa moustache grise. Il est l’un de ces personnages du pays que l’on photographie volontiers pour garder un souvenir d’authenticité. Il a tout du tartarin de  Tarascon, lui qui est né par la force des choses dans une pouponnière, à Moreuil, un petit bourg de Picardie. Le temps a buriné son visage, ses yeux ont cette couleur verte des agates de son enfance. Dans son crâne, les idées sont plus sombres qu’une nuit d’été en plein orage et le dévorent jusqu’à la moelle. Il attend son heure, avec cette imperturbable sagesse de celui qui sait et n’attend plus rien. Il est le dernier grand témoin de ce que je fus avant d’être. Le soir, il s’en va retrouver Pépète, la petite chienne qui l’accompagne dans son indécrottable solitude.

 

Ni l’un ni l’autre ne fermeront les paupières,

De peur de ne pas se réveiller ensemble.

 

Près de la porte

Je l’ai vu parfois grattant sa tête blanche

.

L’AUTEUR

Richard Taillefer, un poète débraillé.

Né un 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert).

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

.

Si vous voulez en savoir plus sur le parcours de Richard Taillefer, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Taillefer

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

.

Lisez ce recueil, il vous en restera quelque chose !

.

 

 

 

 

 

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 29 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Le 19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN) a vécu

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Ont organisé la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

De nombreux participants parmi lesquels

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

.

Une belle journée sous un beau soleil et un peu de vent pour rafraîchir, quelques passages d’avion nous sommes au bout des pistes de Roissy. Un cadre superbe. Merci Camille pour cette organisation et cette journée autour du monde de l’art et de la poésie.

.

Quelques photos pèle-mêle :

.

Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

.

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.de/

.

© Jean-Louis RIGUET 15 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Festival Populaire de Poésie Nue à Goussainville

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Organisent la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017
à partir de 11 heures

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

Liste provisoire des participants

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Christophe Bregaint, Eric Dubois (Le Capital des Mots), Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Jean-Paul Klée, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

.

Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

.

A cette occasion, j’espère être en mesure de présenter mon deuxième recueil de poésie publié par PREM’EDIT actuellement en cours de mise en page :

COQUECIGRUES par Mégarde

dont je vous livre un court extrait :

 

Le froid

L’hiver les cœurs givrent

La grisaille souille le bonheur

Misère sans soleil

 

Le froid givre les cœurs

Le soleil réchauffe les artères

Mais la tristesse est en dedans

La grisaille salit le bonheur

La lumière jaillit du cratère

Mais la gaieté n’est pas dedans

 

 

L’écume

Printemps sur la terre

L’océan fabrique son écume

Le calme du néant

 

L’écume de la terre

Embrume l’océan

Inonde le néant

Calme la colère

 

L’arbre

L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

 

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

© Jean-Louis RIGUET 22 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Le Poème de la semaine n° 11

20150601_104303.

Le Poème de la semaine n° 11

.

.

III

POÉSIE

A

J’ai découvert le mot « Éclisse » grâce à ce délicieux poète et néanmoins ami Richard Taillefer.

Cet ambassadeur du temps se demande

« Où vont les rêves quand la nuit tombe ? »[1]

Je n’ai pas encore trouvé la réponse.

B

Le Poète débraillé[2]

De longs mois laborieux auparavant

Création, conception, écriture

Insatisfaction : rature, destruction

Perfectionniste : réflexion, reconstruction

Il enfante aux forceps

Des vers en prose improbables et sublimes

Au vestiaire, le poète appréhende

Nervosité préliminaire, calme apparent

Lave bouillonnante, volcan interne

Il fait exception pour

Sa moustache bien ordonnée, légendaire

Sa pipe de Cogolin rivée aux lèvres

Sur l’estrade, seul parmi …

.

La suite en suivant le lien suivant :

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

Souvenirs du salon du Livre de Mennecy 2017

Souvenirs

du salon du Livre et de la BD

de Mennecy 2017

.

.

De belles rencontres dans ce salon du livre bien organisé qui se déroule sur deux jours avec  plus de 150 auteurs dans des styles différents : roman, BD, polar, jeunesse, poésie, essais. Des ateliers, des conférences, des dictées font l’animation.

Gilbert Bordes, grand romancier, auteur d’une quarantaine d’ouvrages et de plusieurs prix littéraires, était le parrain de cette manifestation importante.

Des personnalités accompagnaient le parrain : Pierre Lunel, Babette de Rozières, Philippe Bilger, Anne de Bourbon-Siciles, Henri Girard, Jean-Claude Lalumière, Michel Hilger, Bob Garcia, Patrick Lambert, Sylvain Augier, Fiona Gelin, Pierre Cancès. 20170204_113714

Cette manifestation était aussi un salon de l’amitié autour du livre. J’y étais avec mes deux compères Richard Taillefer, poète, et Gérard Porcher, auteur de polar notamment. J’ai fait la connaissance d’autres auteurs prometteurs comme Alexandra Pasquet-Schurder, Georges Grard, Séverine de Possel-Deydier, Olivier Polard et Franck Buirod avec leur éditeur IN OCTAVO, Anaïs W romancière, et bien d’autres encore.

Pour la septième édition, la réussite avait persisté dans sa présence.20170204_113714

Tout cela ne serait pas possible sans l’investissement de la ville de Mennecy et son maire Jean-Philippe Dugoin-Clément et de son adjoint Président de la Commission d’organisation Claude Garro entouré de ses petites fées qui sont des rouages indispensables pour le bon fonctionnement de ce salon. Un grand merci à eux.

.mennecy-salon-2017

.

Pour en savoir plus si vous voulez venir l’année prochaine en 2018 :

http://www.salondulivreidf.com/

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 06 février 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

JL à l’écoute de … Mireille Bergès

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Mireille Bergès

.

14591719_1781743678742954_4812890277638407988_n1

 

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mireille Bergès, j’ai un bac littéraire et une licence d’anglais. Aujourd’hui à la retraite, je vis dans le Haut Var et comme l’Homme de mon roman L’envol de l’Ombre, je marche beaucoup. Seule, goûtant le silence. C’est de ces promenades que je ramène des photos dont certaines servent de point de départ à mes histoires. J’aime aussi observer et écouter ceux qui, comme moi, s’attardent dans les bistrots où je consomme bien trop de cafés en griffonnant tout ce qui me passe par la tête.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je voulais devenir institutrice depuis l’enfance. J’ai échoué au concours d’entrée à l’École Normale auquel, à l’époque, on se présentait en classe de seconde. Alors, après un bac littéraire j’ai suivi des études d’anglais. Puis j’ai exercé différents métiers qui n’avaient rien à voir avec mes études : ouvrière agricole, créatrice de vêtements pour enfant, commerçante ambulante sur les marchés et j’ai même cousu des chaussures ! Et puis, j’ai eu l’opportunité de repasser le concours de l’École Normale et cette fois je l’ai réussi. J’ai alors enseigné à tous les niveaux de l’école maternelle et élémentaire. Je suis devenue directrice et depuis un an je suis à la retraite.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je n’ai aucun talent pour tous ces arts. Je me contente donc de goûter les œuvres des artistes. Je visite les musées et les expositions. Je vais aux concerts. Mes goûts sont très éclectiques.

Par contre, je photographie paysages, éléments architecturaux, choses insolites. Mes clichés sont loin d’être formidables mais j’aime beaucoup ça.

Et surtout je passe beaucoup de temps à travailler les contes et l’art de les dire au sein d’une association, Histoires d’en Dire.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ?

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Admirateurs ? Je ne crois pas en avoir. J’aime les échanges. J’apprécie que les lecteurs me disent ce qu’ils ont pensé de mes écrits sans flagornerie. Les remarques négatives ne me blessent pas si elles sont faites de façon respectueuse. Lorsqu’elles sont positives, c’est bon pour le moral !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Ce n’est pas facile de se faire connaître. Je participe à des salons et à des fêtes du livre de proximité. Je présente mes ouvrages sous forme de lectures dédicaces dans des bibliothèques. Et je partage certains textes sur une page Facebook.

De son côté mon éditeur propose mes livres aux libraires et en parle sur son site.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme beaucoup d’adolescentes, j’ai commencé à écrire de petites histoires et des poèmes à l’âge de 13, 14 ans. Et je n’ai jamais cessé. C’était mon jardin secret.

À plus de 50 ans, suite à ce qu’on appelle « un accident de la vie », j’ai enfin osé donner à lire ce que j’écrivais. Au même moment, j’ai découvert une association de conteurs et j’ai participé à des ateliers de formation. Peu après, j’ai rencontré le slam et les scènes joyeuses où ces poètes exercent leur talent. À partir de là, tout s’est accéléré. Plusieurs de mes nouvelles ont été sélectionnées et publiées dans des ouvrages collectifs. L’une d’entre elles a été primée dans un concours. Un recueil de poèmes a été publié grâce à la souscription de lecteurs en 2013. Puis j’ai trouvé un éditeur et un roman a vu le jour début 2015 suivi par un recueil de nouvelles fin 2015.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Brins de thym et Air marin est un recueil de nouvelles.

Les personnages sont, chacun à leur façon, à un moment charnière de leur vie. Tout va dépendre du choix qu’ils feront. Car ils sont tous face à un choix. Ils évoluent en Provence, au bord de mer ou dans l’arrière-pays. Une façon de rendre hommage à ma région.

Les thèmes de la liberté, de l’amour, de la solidarité sont sous-jacents. Mais chut… je n’en dis pas plus.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut me les commander directement bien sûr mais ils sont aussi en vente sur le site de mon éditeur Phénix d’Azur Éditions, installé à Rians dans le Var, et dans de nombreuses librairies.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Trouver un éditeur m’a rassurée. C’est une marque de confiance. Quelqu’un dont c’est le métier s’intéresse à mes écrits. Il s’occupe de la partie technique. Et cela est bien pratique pour moi qui n’y connais rien. C’est un soutien que j’apprécie. Toutefois, je suis obligée de faire moi-même beaucoup de publicité, trouver les salons, m’y inscrire, contacter les bibliothèques, arriver à les convaincre de me recevoir… C’est un travail fastidieux et chronophage. Je ne m’y sens pas à l’aise.

Le pourcentage consenti sur les ventes de livres est bien faible. Je pourrais être tenté par l’autoédition mais sûrement pas par l’édition à compte d’auteur qui me semble être une arnaque la plupart du temps.

Quant aux e-books, ils sont incontournables à notre époque mais je ne pense pas qu’ils fassent un jour disparaître le livre papier auquel beaucoup de lecteurs sont attachés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

En ce qui concerne les livres, j’ai entendu à peu près tout et son contraire. Alors je me fie à mon intuition. Et tant pis si je me trompe ! On apprend en faisant…

D’une façon plus générale, tout au long de ma vie, je me suis appuyée sur un conseil reçu de ma grand-mère lorsque j’étais adolescente : « Ne cherche pas à plaire et ne suis pas les modes. Sois toi-même et bats-toi pour faire triompher ce en quoi tu crois. »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je pense que ce sont les romans et les nouvelles, ils me permettent de m’évader du quotidien. J’en lis beaucoup. Mais j’ai aussi toujours lu beaucoup de poésies et depuis que Richard Taillefer a créé le festival Montmeyan en PoéVie dans le Var, je m’enchante de découvrir des poètes dont j’ignorais l’existence. Je prends beaucoup de plaisir à lire la poésie à haute voix.

J’aime m’informer et approfondir mes connaissances. Il m’arrive donc de lire des essais et des documents sur les sujets qui m’intéressent.

Comme je n’ai pas de télévision, lorsque je n’écris pas, je passe une grande partie de mes soirées et de mes nuits à lire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris environ trois heures d’affilée presque chaque jour. Je commence toujours par relire ce que j’ai écrit la veille. Je corrige, je supprime, je modifie. Au bout d’une heure de ce travail, même si je ne suis pas entièrement satisfaite, je me contrains à écrire la suite du récit.

Je relis toujours plusieurs fois avant d’estimer que le mot fin doit être prononcé. J’espace ces relectures de quelques semaines pour désapprendre l’histoire. Je voudrais être comme un lecteur qui la découvre. Il y a quelque chose de douloureux à mettre un point final. Une sorte de vacuité. Au début, j’en souffrais. J’ai maintenant trouvé la solution, je mène plusieurs projets à la fois. Comme ça, j’ai toujours quelque chose en train.

Lorsque je pense que je ne peux plus rien ajouter, je confie « mon bébé » à trois personnes qui me sont chères. Elles lisent et me donnent leur avis. La plupart du temps, j’en tiens compte. C’est ainsi que L’envol de l’Ombre, qui n’était qu’une nouvelle, est devenu un roman. J’ai ajouté le personnage de la femme qui n’existait pas au départ.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage.

D’où l’inspiration vient-elle ?

Je ne le sais pas. De la vie sans doute. Je rencontre des gens. J’observe, j’écoute, je photographie… Certainement, mes expériences personnelles, mes convictions, mes sentiments rentrent-ils aussi dans ce processus d’écriture.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’histoire est construite dans ma tête avant de commencer à la rédiger. Je me la raconte tout en me promenant dans la nature, en conduisant, en faisant le ménage… Les personnages, je les imagine tout de suite, dans leur cadre, avec leur physique, leurs forces et leurs faiblesses. Je crois pouvoir dire que « j’écris à l’oral » au préalable. Je mets ensuite tout cela sur le papier, parfois tôt le matin, parfois dans la soirée ou la nuit. Tout dépend de mes occupations de la journée et des gens que je vois. Comme je vis seule, il est facile de m’organiser. Lorsque je travaillais, j’écrivais principalement le soir très tard.

Lorsque j’écris un roman, une nouvelle, ce n’est pas de moi que je parle. Bien sûr, ceux qui me connaissent retrouvent des traits de ma personnalité ou des idées que je défends. Quelques éléments de ma vie aussi. Mais ces personnages sont pure fiction.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je ne pense pas être qualifiée pour donner le moindre conseil…

Ah, si, peut-être celui-ci : écrivez si vous en ressentez l’envie. Ne soyez ni trop modeste ni présomptueux, donnez à lire vos textes. Et surtout, n’espérez pas en vivre.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! En vrac, dans le désordre et sans réfléchir : Jean Giono, Ernest Hemingway, René Frégni, Eri De Luca, Jean-Claude Izzo, Émile Zola, Henri Gougaud, James Joyce…

Et maintenant que j’ai fait cette liste, je m’aperçois qu’aucun nom de femme ne me vient à l’esprit. Quelle horreur !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je viens de relire deux pépites des Éditions Paroles : L’homme semence de Violette Ailhaud et Pour l’exemple de Félix Chabaud.

Et je suis en train de lire FIN – Nouvelles d’avant l’Apocalypse de Jean-Michel Delambre.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur deux projets : un roman et un recueil de textes poétique en prose. Mais je suis un peu en panne pour le roman. Je laisse décanter, je sais que ça viendra. Et j’ai toujours une nouvelle en train qui ira rejoindre celles déjà écrites et non publiées encore.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Un spectacle collectif de contes le 21 janvier et une scène slam le 28 janvier au soir.

Je serai aussi présente aux Rencontres du livre en Dracénie les 27 et 28 janvier et je ferai une lecture dédicace de mes livres à la Médiathèque du Pradet, dans le Var, le 18 mars.

D’autres dates de salons devraient arriver sous peu.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut lire des extraits de mes nouvelles et des textes poétiques en prose sur ma page Facebook : Mireille Bergès auteur

https://www.facebook.com/Mireille-Berg%C3%A8s-auteur-1582824188634905/

C’est aussi là que l’on peut suivre mon actualité ainsi que sur le site de Phénix d’Azur Éditions.

http://www.phenix-azur.com/mireille-berges.html

————-

Le 12 janvier 2017

Mireille Bergès

.

14249785_1758958697688119_644068468469353085_o

.

Critique de Richard Taillefer du roman L’envol de l’Ombre

 

Richard Taillefer est un poète contemporain reconnu par ses pairs. Il participe à de nombreuses rencontres poétiques, à des lectures, à des salons. Il est l’initiateur du festival Montmeyan en PoéVie qui a eu lieu cette année les 5 et 6 août 2016.

Richard Taillefer

13 septembre 2015 ·

Sur ma table de nuit ces livres qui me tiennent en éveil.

 

L’envol de l’ombre/ Mireille Bergès. Phénix d’Azur Editions/ Roman

 

Un village que je pense reconnaître. Situé pas très loin de Montmeyan en PoéVie. Une institutrice tout fraîchement débarquée. La suspicion et les rumeurs des gens du village. Le temps qui fait son œuvre.Peu à peu on s’intègre tant bien que mal. Arrive ce jour où lors d’une battue, on découvre le cadavre d’un homme. « Accident ? Crime ou suicide ? Qui était-il ? que faisait-il là ? » L’enquête commence, palpitante, avec de nombreux rebondissements de situations. Au fil des pages et d’un carnet de route retrouvé dans les buissons près du mort, on pénètre dans l’histoire de ce vagabond énigmatique, « la cinquantaine bien sonnée. Mince. Le visage et les mains tannées par le soleil ». La force de ce livre, c’est de nous inviter au cœur d’un village. Avec tous ces drames, ces petites et grandes âmes qui nous ressemblent étrangement. La camaraderie, la solidarité mais aussi, « ici, tu es un étranger, jusqu’au jour où l’on t’admet «.  Parfois on t’aime pour mieux te poignarder. Il y a ces instants d’extase, l’odeur d’herbe grasse mouillée de rosée. Les sommets enneigés où rien n’est plus beau au monde. Mireille Bergès, depuis sa fenêtre qui donne sur la place de la coopérative écoute, observe, s’interroge pour nous donner un livre d’une grande humanité.

.

Pour en savoir plus sur Richard Taillefer :

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

 

.

 

12244571_1646708102246513_5775234489404295215_o

.

Je remercie sincèrement Mireille Bergès d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 13 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.