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JL à l’écoute de Cédric Moulin

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Cédric Moulin

 

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1/Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Cédric Moulin, j’ai 43 ans et mon parcours peut sembler un peu atypique. En effet, j’ai commencé à travailler plutôt jeune pour intégrer ensuite l’université, après des années de service dans le commerce de produits techniques et culturels. J’avais aussi un peu la bougeotte : les quinze premières années de ma vie professionnelle se sont déroulées au sein de quinze entreprises différentes, et ce dans plusieurs régions de France et au Canada. À l’issue de tout ça, j’ai suivi des études universitaires, obtenu trois diplômes, puis j’ai quitté le secteur mercantile du livre (dans lequel je travaillais) pour intégrer les bibliothèques. Autrement dit, je suis passé du métier de marchand à celui de fonctionnaire… pour finalement démissionner et m’établir à mon compte.

 

2/Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, je dessinais et peignais (j’ai d’ailleurs un peu exposé et vendu). J’ai aussi joué de la musique, comme toutes les personnes de ma génération au même âge, du moins, il me semble…

Dans votre question, vous écrivez « parallèlement », ce qui me fait penser à ceci : je trouve que dans le domaine des arts, quoi que l’on fasse de créatif, il est essentiel d’expérimenter. J’aime particulièrement la phase de découverte et le moment où on ne maîtrise pas complètement les techniques. Les activités « parallèles » à notre (ou à nos) activité(s) principale(s) sont importantes dans le sens où elles nous autorisent l’expérimentation (étant donné qu’il n’y a aucune obligation de résultat).

 

3/Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai pratiqué d’autres « arts » avant d’écrire. Bien entendu, je fais de la photo (qui n’est pas, à l’ère d’Instagram et des réseaux sociaux, « photographe » ?) et aussi un peu de vidéo. J’ai peint de nombreuses figurines à l’acrylique (miniatures de 29 mm), mais je ne pratique plus, car je n’y vois plus assez bien de près… Aussi, j’aime intégrer des illustrations que je réalise pour agrémenter mes textes de fictions. En ce moment, j’écris des nouvelles fantastiques et surtout des scénarios de jeu de rôle que j’agrémente d’images (que ce soit des dessins ou des photomanipulations). Depuis que j’ai découvert l’outil informatique, je me suis approprié certains logiciels que je maîtrise suffisamment pour obtenir ce que j’en attends. Même si je manipule l’image et que j’aime réaliser des vidéos, ma passion réside autour de ce qui est imprimé ou imprimable… et aucun objet ne peut me réjouir autant qu’un livre.

 

4/Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Il me semble que mes admirateurs sont aussi nombreux que les feuilles sur la branche d’un arbre en plein hiver ! Mais aussi peu nombreux soient-ils, ils peuvent trouver des informations sur mon travail et se procurer mes livres sur Internet (réseaux sociaux, blogue, babelio, lulu.com, amazon…) et dans quelques librairies. Je rencontre très occasionnellement des lecteurs lors de salons régionaux. Depuis que j’écris, j’ai eu quelques articles de presse, une interview sur une radio parisienne, et un unique passage à la télévision, sur une chaîne régionale. Lorsque j’ai lancé Aller simple pour Montréal, mon premier livre, je l’ai annoncé sur un forum spécialisé de plus de 50 000 membres. Les internautes ont échangé et débattu pendant des semaines sur ce livre, si bien qu’il a été le sujet « chaud » pendant un moment… Mais tout ceci ne m’a rien apporté de plus.

Il faut savoir que je suis mon propre éditeur. Un jour, un spécialiste de la communication, qui souhaitait m’aider à diffuser mes livres, m’a dit qu’il n’y avait qu’un seul moyen de se faire connaître : faire un travail de sape… Je doute de l’utilité de ce genre d’entreprise… En résumé, en dehors de la mise en ligne d’informations sur mon blogue et sur quelques réseaux sociaux, je ne fais rien de particulier pour me faire connaître, et je n’attends rien de particulier de mes lecteurs.

 

5/Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Comme je l’ai dit précédemment, je rencontre le public à de très rares occasions. Je n’ai jamais fait de lectures. En revanche, j’ai eu l’occasion de présenter mon premier livre Aller simple pour Montréal dans une médiathèque de la région parisienne il y a quelques années. C’était un agréable moment d’échange à l’issue duquel j’ai réalisé quelques ventes.

 

6/Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’école primaire, j’adorais les rédactions qui faisaient appel à la créativité. À la lecture d’un énoncé qui appelait à développer une situation initiale laissant libre cours à l’imagination, je jubilais. Par la suite, les textes étudiés en classe et les devoirs de dissertation avaient tendance à m’ennuyer, alors je choisissais mes propres livres et ne lisais pas ceux imposés par l’école. À ceci, vous pouvez ajouter que je n’apprenais pas mes leçons. Par conséquent, ma grammaire et mon orthographe laissaient à désirer… C’est beaucoup plus tard, après un séjour de trois ans au Canada, que j’ai réellement commencé à écrire (j’ai alors publié Aller simple pour Montréal). Ensuite, j’ai écrit Sphéroah et Cosmos, ce dernier en collaboration avec l’artiste peintre francilien Jacques Thuillier. Cette collaboration m’a donné envie de continuer à travailler avec les autres ; j’ai ainsi initié les recueils de nouvelles des Bâtisseurs de rêves, l’association de jeu de rôle orléanaise, pour lesquels je suis auteur de plusieurs nouvelles fantastiques. Parallèlement à ça, depuis maintenant quatre ans, j’écris mes propres scénarios de jeu de rôle qui se déroulent dans des univers fictionnels et donnent parfois lieu à la rédaction de nouvelles fantastiques.

 

7/Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est une œuvre collective (2017). Il s’agit du premier recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves (le deuxième est en cours). Le dernier livre dont je suis l’auteur exclusif est Sphéroah (2016), un roman de science-fiction dans lequel je m’exerce à brouiller les frontières entre le réel et le virtuel (à l’instar de la schizophrénie dans laquelle le monde est plongé au moyen d’avatars et d’identités numériques virtuelles). Le livre est un roman fragmenté, à l’image du Web ; un ensemble de documents en apparence indépendants, mais qui sont en fait étroitement liés et témoignent de notre époque, du post-modernisme. C’est un livre « homemade », 100 % fait maison, avec des morceaux et sans conservateur, comme une confiture de grand-mère.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer les livres imprimés et les ebooks directement sur mon site Internet https://editionsmoulin.wordpress.com/ , sur lulu.com, amazon, ibookstore et dans quelques librairies. Ce que je recommande aux lecteurs, c’est de me commander les ouvrages directement (en remplissant le formulaire en ligne, ou en me contactant par email – cedricmoulin@hotmail.com) ; ils peuvent ainsi bénéficier d’une dédicace et d’un marque-page offert !

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je trouve économiquement sain que l’éditeur publie à son compte. Mais le compte d’auteur peut aussi convenir à certains écrivains. Il ne faut pas confondre le compte d’auteur et l’autoédition qui fonctionne bien aussi, et qui permet de maîtriser parfaitement sa diffusion et sa distribution (mais qui impose de connaître un minimum le circuit du livre). Quand aux ebooks, le marché peine à se développer, ce que je peux comprendre étant donné que les prix restent élevés et ne s’ajustent pas sur les éditions de poches (c’est un long débat). L’avantage des ebooks est de proposer un accès gratuit aux classiques et à tous les livres du domaine public. J’ai une liseuse mais n’ai jamais acheté un seul livre numérique. En revanche, j’ai plein de textes et de livres du domaine public installés dessus, que j’ai téléchargés gratuitement depuis le Web.

Concernant la publication à compte participatif, je n’ai pas de position particulière sur le sujet ; je pense que c’est à chacun de trouver la solution qui lui correspond.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Hélas, je pense avoir reçu beaucoup de mauvais conseils, par exemple de ne rien entreprendre sans certitude d’excellence. C’est un peu l’enseignement que j’ai reçu de l’école : la peur de l’échec, l’humiliation, la honte… Heureusement, je n’y ai pas été particulièrement réceptif et pense en ressortir sans traumatismes. Sans vouloir faire l’apologie de la médiocrité, je précise que je rejette fondamentalement l’idéologie élitiste visant à exclure toute forme d’expérimentation ne garantissant pas un résultat maîtrisé. L’art est une forme plurielle d’expression humaine extrêmement stimulante dans laquelle l’inhibition et la peur de l’échec sont non seulement contre-productives, mais représentent aussi une terrible entrave à la créativité.

Le conseil le plus important que j’aurais aimé recevoir est le suivant : la conception — le processus — est l’élément majeur de l’acte de création. Il transcende le résultat (et l’évaluation) dans la mesure où c’est lui qui rend libre — alors que le résultat n’est que la finalité de l’acte de création et aboutit, bien souvent, à un simple bien marchand.

En revanche, j’ai souvent été encouragé par mes proches pour me lancer dans des projets, pour entreprendre.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Les textes que j’écris sont autobiographiques ou fictionnels. En ce moment, ce que je préfère écrire, ce sont des textes courts de fiction dans lesquels l’irrationnel s’immisce dans le réel ; dans le texte, les protagonistes se retrouvent alors dans une situation qui leur échappe totalement. Il est à la fois stimulant et très difficile de retomber sur ses pieds lorsque l’on se lance dans la rédaction de ce genre d’histoires. Dans le cadre du jeu de rôle, les joueurs sont actifs et participent au déroulement (et donc à l’écriture) du scénario qu’il faut par conséquent laisser « ouvert ».

C’est aussi ce genre de textes que je lis en ce moment, et je constate que la critique est très dure envers les auteurs qui s’essayent à la nouvelle, et que le genre reste difficile à maîtriser, même pour les très bons écrivains.

 

12/Comment écrivez-vous ? 

J’écris sur un PC portable, un ordinateur plus tout jeune que j’ai depuis des années. Je travaille dans ma chambre, au calme, et parfois en musique. Les histoires me viennent spontanément et se mettent en place au fur et à mesure de la rédaction. Si je n’ai pas d’idées ou manque de motivation, je n’écris pas. Je n’écris que lorsque je suis en forme, car les jours de fatigue, rien de bon ne sort.

Mes idées ne sont pas forcément très ordonnées lorsque je commence la rédaction. Ce n’est pas grave parce que le logiciel de traitement de texte permet de couper, coller, déplacer, supprimer, ajouter… Bref, le texte reste malléable jusqu’au dernier moment. C’est aussi la raison pour laquelle j’admire les personnes qui rédigent à la main ou qui utilisent une machine à écrire.

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans tout ce qui m’entoure : dans la réalité, l’atmosphère des rues, les gens, mais aussi dans les rêves, les lectures, les ressentis, ce que je vois à la télévision… La plupart du temps, mes récits se situent dans des endroits que je connais, dans lesquels j’ai vécu. Mais parfois, je développe une intrigue qui se déroule dans un endroit que je ne connais absolument pas. Dans Sphéroah par exemple, un chapitre entier se passe à Tokyo, une ville dans laquelle je n’ai jamais mis les pieds. À ce moment-là, j’effectue un travail de recherche très pointu sur le lieu afin d’inclure des détails authentiques que je découvre en allant sur Internet, en visionnant les rues grâce à des outils comme « Street View » par exemple.

La seule commande que j’ai eue émane d’un ami. Il s’agit de l’artiste peintre Jacques Thuillier qui souhaitait écrire un livre autour d’une quarantaine de ses dessins. Il a fait appel à moi et, ensemble, nous avons publié Cosmos.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Bien souvent, mes intrigues sont construites à partir de mes expériences de vie, mais aussi de situations que j’imagine. Parfois, je m’inspire de l’atmosphère d’une œuvre existante pour créer un scénario ou une histoire se déroulant dans un univers particulier.

Mes personnages sont soit inventés, soit inspirés de gens que je connais.

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Étant donné que j’ai une forme de fascination pour l’amateurisme, pour les gens qui osent, je conseillerais aux amateurs d’écriture d’écrire, quel que soit leur niveau, leur ambition et le résultat obtenu. Lorsqu’on se lance dans une activité créative, il faut absolument vaincre les inhibitions.

J’aime le travail « amateur », avec toutes les imperfections qu’il peut contenir. L’essentiel reste l’envie ou le besoin de faire et la passion. Lorsque j’ai initié le projet de publication d’un recueil de nouvelles avec l’association de jeu de rôle d’Orléans, j’avais en tête les fanzines que l’on trouvait dans les festivals de bande dessinée des années 80 et 90. À Angoulême, je me souviens d’un fanzine publié par des jeunes un peu « anars », très probablement artistes mais pas du tout littéraires ; la couverture était relativement soignée et en couleur, mais l’intérieur était un assemblage de photocopies contenant un travail plus ou moins abouti : des chroniques, des dessins, des articles rédigés sur un coin de table, des strips (mini-bd)… Bref, un véritable travail artisanal qui avait beaucoup de charme et toute sa place dans ce genre de festival. Le but du recueil de l’association, donc, est de permettre aux amateurs d’écriture de mettre en forme et de faire imprimer leurs textes dans un vrai livre. Le conseil à donner est plutôt un encouragement : « Écris. Pour les incohérences, les fautes, ce n’est pas grave, on verra plus tard, on corrigera ». Dans les faits, les textes remis sont relus par des correcteurs et le travail est ensuite publié.

Mais, quelle que soit mon opinion, il reste important de dire qu’avant d’écrire, il faut aimer lire. Et lire beaucoup est certainement fondamental pour écrire à peu près correctement. En outre, avant d’entreprendre la rédaction d’un roman, il faut s’attendre à devoir y passer beaucoup de temps, c’est-à-dire qu’il faut être capable de rester concentré sur un même sujet de longs moments sur une longue période. Concernant la recherche d’inspiration, je n’ai aucun conseil à donner ; je pense que c’est bien trop personnel. Une dernière chose : prenez le temps de mettre en forme vos écrits et de les faire imprimer. Sur Internet, de nombreux sites (lulu.com par exemple) permettent, pour quelques euros, d’avoir en main l’aboutissement de votre travail (une copie du livre imprimé), ce qui est bien plus satisfaisant que de laisser vos textes dormir sur un disque dur ou de simplement les diffuser sur un blogue.

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Difficile de répondre à cette question, ça dépend des moments. Je peux citer Haruki Murakami (récits oniriques, récits sentimentaux japonais) et Richard Matheson (littérature fantastique).

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis des textes courts, des nouvelles fantastiques. Mais j’ai aussi d’autres livres dont je n’ai pas encore terminé la lecture : La Montagne magique de Thomas Mann, Les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe, Total Recall de Philip K.Dick, et bien d’autres qui s’accumulent dans ma bibliothèque. Je lis toujours plusieurs livres en même temps, et parfois je les achève plusieurs années après les avoir commencés.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en ce moment je travaille sur « Univers », le prochain recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves. Les auteurs doivent remettre leurs textes au plus tard le 30 novembre prochain. Le travail de relecture et de mise en page précédera l’impression du livre qui fera l’objet d’une publication officielle. Nous ignorons pour l’instant si chaque auteur remettra son manuscrit à temps, ce qui nous empêche d’annoncer le nombre exact et le nom des participants.

Le titre : « Univers, autres nouvelles des Bâtisseurs de rêves ». Date prévisionnelle de publication : Décembre 2018/janvier 2019.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

À l’heure actuelle, en termes d’événements autour du livre, la seule date qui est inscrite sur mon agenda est le Salon du livre de Fay-aux-Loges, dans le Loiret (annoncé le dimanche 19 mai 2019).

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Mon blogue permet de suivre mon actualité et de trouver les liens pour se procurer mes livres.

https://editionsmoulin.wordpress.com/

J’ai aussi une page Facebook Aller simple pour Montréal et une page Sphéroah, mais elles ne sont pas très actives. Le site de littérature Babelio recense également mes publications.

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Le 22 octobre 2018

Cédric Moulin

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Je remercie sincèrement Cédric Moulin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 29 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Christophe Forgeot, un article dans BlastingNews

CHRISTOPHE FORGEOT, TRANSMETTEUR AU SERVICE DE L’ART ET DE L’ÉDUCATION

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Un poète qui prône le « je suis parce que nous sommes », comme Nelson Mandela en Afrique du Sud.

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Christophe Forgeot a longtemps vécu en région parisienne, à Sarcelles, puis il a voyagé à travers la France. L’un de ses pieds repose en Touraine à La Guerche, l’autre en Provence. Il vit à Garéoult.Mais il a aussi parcouru le monde. Il a rencontré une trentaine de pays. Notamment il a participé à une action humanitaire avec l’Unicef, au Burkina Faso, un an après l’assassinat deThomas Sankara.

 

Homme du monde, le cosmos est sa seule communauté. Les trois choses les plus importantes de sa vie sont l’amour, le jardin et la poésie. Il aime ses enfants, sa famille, sa compagne. Il parcourt la nature, la marche, la campagne, la forêt, la montagne, les rivières, la mer, et profite des animaux, de la gastronomie, des fleurs, des …

La suite sur :

http://fr.blastingnews.com/culture/2016/07/christophe-forgeot-transmetteur-au-service-de-l-art-et-de-l-education-001006745.html

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N’oubliez pas de noter l’article et de venir entendre Christophe à Montmeyan !

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© Jean-Louis Riguet 09 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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JL à l’écoute de … Christine Deviers Joncour

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christine Deviers Joncour

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Christine Deviers Joncour.  Mon parcours ??

Mes déboires judiciaires, pour avoir servi de fusible dans une retentissante affaire de corruption politique au plus haut niveau ont suffisamment démoli ma vie et celle de ma famille pour que je tente de ne plus en parler.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’étais avant tout une mère de famille attentive et je m’occupais d’art et  de communication.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai la passion de l’écriture depuis mon plus jeune âge. Mon père artiste peintre m’enseigna le dessin et la peinture.  J’ai illustré d’une trentaine de dessins couleurs, un de mes derniers livres : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE. J’écris des paroles de chanson et je chante aussi. (sourires).

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Ayant été flouée de mes droits d’auteur de trois de mes derniers livres publiés, j’ai renoncé définitivement à être éditée. De ce fait je ne suis plus invitée sur les salons de livres. Je me sers d’internet pour aller vers mes lecteurs.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai participé à de nombreuses lectures récemment à Paris, mais aujourd’hui je vis entre l’Aquitaine et la Scandinavie. Un peu compliqué !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit. Neuf livres publiés :

LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE/ Ennead Publishing/ 2015 

LA CITÉ D’AIRAIN /  Ennead Publishing / à paraitre

CES MESSIEURS D’EN HAUT / JC Gawsewitch/ 2012

NUITS BLANCHES / JM LAFFONT /2008

LES AMANTS MAUDITS DE LA RÉPUBLIQUE  / JM Laffont /2006

CORRUPTION UNE AFFAIRE D’ÉTAT  / Le Rocher/2005

TOI MASCULIN MON FÉMININ / Le Rocher/2003

TRIO  / Pauvert Fayard/2001

OPERATION BRAVO / Plon/2000

RELATION PUBLIQUE  / Fayard/1999

LA PUTAIN DE LA RÉPUBLIQUE  Calman Levy/1998

Je fus médiatisée à travers cette affaire d’état des Frégates de Taiwan et pour me défendre j’ai écrit plusieurs essais.

Mais ce n’est pas ma vie. Je préfère m’évader en écrivant des romans fiction. Le problème en France est que je suis estampillée corruption politique (rires). Difficile de s’en sortir.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon tout dernier  « LA CITÉ D’AIRAIN ». Un livre sous forme d’anticipation mais quand on y regarde de plus près, c’est proche de notre monde où nous vivons et que je dénonce. Alors le rêve serait-il l’unique échappatoire ? « Le rêve est une seconde vie, disait Gérard de Nerval. Je n’ai jamais pu percer sans frémir ces portes d’ivoire et de corne qui nous séparent du monde invisible »Pour ma part, je m’y suis réfugiée dans des moments difficiles pour ne pas sombrer.

Puis le plus important qui m’a demandé des années de travail : LORGWYN LE JEUNE ALCHIMISTE pour jeunes et moins jeunes si l’on sait garder son âme d’enfant.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

LORGWYN est sur un site qui fabrique les livres à la commande : http://www.pixalib.com/fr/christine-deviers-joncour/lorgwyn-le-jeune-alchimiste

Pour les autres : A partir de mon site web :

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

et en feuilletant celui-ci :

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

J’ai publié LA CITÉ D’AIRAIN en livre audio avec ma voix, que l’on peut trouver  sur Amazon Audible (voir lien plus bas).

L’avantage des livres numériques est l’économie de papier et la protection de la nature. Je lui souhaite longue vie.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De ne jamais baisser les bras, aller jusqu’au bout de sa passion.

Et aussi de jamais oublier de dire à ceux qui nous sont tout proches qu’on les aime. Un jour il sera trop tard. Eviter les regrets.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Pas de préférence particulière. Albert Camus notre dernier grand contemporain. Je le lis et le relis. Puis la littérature française et… russe. La poésie bien sûr. Rimbaud et Baudelaire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Isolée. Souvent la musique classique et opéra m’accompagne et m’inspire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration ? Mon vécu qui fut prolifique en expériences fortes.

Témoin malheureux des coulisses du pouvoir. L’envie de dénoncer encore et encore les injustices et l’inhumanité sur notre planète…

Puis le rêve : ma bulle, mon paradis à moi.

Oui, j’ai eu récemment des commandes d’ouvrages que j’ai déclinées car les éditeurs français me demandent sans cesse des ouvrages concernant les dérives de la corruption politique et ses dessous malpropres. J’en ai assez !! Ce n’est pas ma vie ! Ni la vie tout court !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne pense pas qu’un auteur puisse totalement s’extraire de ses propres expériences et ressentis. Je ne construis jamais rien. Je n’ai pas de plan. Je me mets devant mon clavier avec une vague idée mais une envie forte de dire des choses qui m’obsèdent, que j’ai envie de crier. Mes personnages ont tous une part intime de moi-même. Alors l’intrigue se déroule peu à peu et je m’y laisse prendre et emporter. Là est la magie de l’écriture.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De se lancer ! D’écrire surtout en faisant comme si jamais personne ne vous lirait. Être vrai et sincère ! C’est aussi une formidable thérapie !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux. Je ne peux ici tous les citer. Je mettrais un bémol : les livres qui envahissent les rayons des libraires aujourd’hui sont souvent sans intérêt et surtout très mal écrits. Je privilégie la belle écriture mais aujourd’hui on s’en fiche et c’est bien dommage ! Récemment un livre me fut refusé par une maison d’éditions sous le prétexte que c’était « trop bien écrit »… Les bras m’en sont tombés !!!  Les classiques je les relis sans cesse. Ils m’apportent davantage.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Un ouvrage que je viens de découvrir très intéressant :

COSMOS de Michel Onfray.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Beaucoup de projets fourmillent dans ma tête. Mais il faut du temps et aussi faire le vide. C’est à partir de ce vide que l’inspiration naîtra à nouveau.

J’écris aussi des paroles de chansons en attendant. Et je dessine.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je ne suis guère disponible sur la France. Souvent partie en Norvège.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

http://christinedeviersjonc.wix.com/author-site

http://christinedeviersjonc.wix.com/christine-dj?fb_ref=Default

http://christinedeviers-joncour.blogspot.fr

https://christinedeviersjoncourblog.wordpress.com

http://www.audible.fr/pd/Romans/La-Cite-dAirain-Livre-Audio/B00NXRBQG4/ref=a_search_c4_1_4_srTtl?qid=1449756022&sr=1-4

Le 6 mars 2016

Christine Deviers Joncour

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN page 7 Partie dure réalité

 

Elle avait dormi d’une traite sans mémoire. Et pourtant un éclair passa lui rapportant les images de sa soirée qu’elle s’empressa de chasser. Enfantillages… Dans le miroir de la salle de bains elle se regarda avec tendresse. Etait-ce bien la même qui avait entendu hier soir ces jolis compliments. En y repensant une chaleur lui monta aux joues. Elle sourit avec un regard complice. Elle n’allait pas pour si peu perdre le contrôle. Plus le temps de rêvasser. Rapidement elle saisit sa carte de paiement et la douche à peine tiède l’aida à remettre ses idées en place. Dans la fente béante de la cafetière elle répéta ce même geste. Toujours sa carte au bout des doigts, sa carte magique, sa carte vitale, celle qui donnait le toit, son cocon, la lumière, l’eau et la chaleur, tout ce confort. Quelle belle invention pensa-t-elle en la regardant avec reconnaissance et gratitude.

Ce matin elle n’était pas en retard, elle irait donc rejoindre son bureau à pied. Envie de regarder de plus près la ville qu’elle ne remarquait même plus.
Une foule se pressait et se bousculait sur des trottoirs étroits comme des rubans, luisants de pluie huileuse. Tout était en camaïeux de gris argent métallique. Les immeubles ternes grimpaient si haut que le ciel était hors de vue. Mais cela n’avait aucune importance puisqu’il était aussi fade et délavé que les structures et armatures de béton et d’acier, tubulures entrecroisées, immenses tentacules comme des pieuvres qui envahissaient la ville. Les néons fluorescents crachaient en clignotant une lumière ardente qui brûlaient les yeux, racoleurs et vulgaires au jaune trop vif et vert agressif, aux stops rouges sanglants sortis de l’enfer, interdits sous peine de poursuites et danger de mort. À même la chaussée d’infernales fumées blanchâtres s’échappaient de trous profonds recouverts de grilles cadenassées et les passants pressés posaient leurs masques sur leurs visages blafards tant les émanations étaient âcres et soulevaient le cœur. Et tous hâtaient le pas sans regarder autour d’eux en ordre de marche et disciplinés comme les soldats en route pour la fourmilière. Elem se souvint de ce livre illustré qu’enfant elle feuilletait intriguée. L’histoire se passait dans une cité étrange née des ténèbres et que le soleil boudait, elle portait le même nom : Insilico. Il y pleuvait sans cesse et le ciel était comme ici dans sa ville à elle, toujours éternellement anthracite. De même il n’y avait pas l’ombre d’un square, ou d’un jardin public, d’un banc, d’un seul arbre, même pas d’un brin de mauvaise herbe. On ne connaissait pas de printemps aux couleurs tendres, d’automnes roussis, de chants d’oiseaux comme dans ces contes désuets pour enfants. Les rires des bambins eux aussi se taisaient. On ne les voyait jamais, cantonnés probablement dans des aires aménagées spécialement pour eux, plantées d’arbres en plastique, de fleurs en silicone, d’un soleil de néon, de fleurs de crépon et d’animaux en peluche.

Elem, trempée jusqu’aux os regrettait de n’avoir pas pris le train souterrain quand elle pénétra l’austère hall de marbre délavé du Ministère de la Surveillance. Elle s’empressa de présenter la puce électronique implantée à son poignet droit au comptoir de contrôle puis pressa le pas dans la section B du quatrième sous-sol. Il était 7 heures 3 minutes. Trois minutes de retard.

.ChristineNuitsBlanche1

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Extrait LA CITÉ D’AIRAIN  page 24… Partie rêve

 

Elem. Doucement. Tout va bien se passer…

Dans sa tête, cette voix résonnait, douce et mélodieuse, alors la jeune femme se laissa faire et se détendit, suspendue à ces mots qui venaient de n’importe où, à leur musique harmonieuse comme des vagues qui la pénétraient et l’anesthésiaient. Peu à peu son corps devint plus léger. Elle pensa que ses pieds ne touchaient plus le sol. Extraordinairement aériens. Elle gardait les mains collées aux oreilles et ses yeux fermés, comme il le lui avait demandé. Sa voix s’était tue, remplacée par un bruit de vent qui allait en s’amplifiant. Soudain, elle eut l’impression de se soulever comme une feuille emportée et elle virevoltait en apesanteur. La vitesse du souffle s’amplifia dans un grondement terrible. Sa première impression fut celle d’une extrême chaleur d’un côté et d’un froid intense de l’autre, puis elle fut enveloppée d’une lumière blanche à travers ses yeux clos, aux reflets d’or et de cuivre. Il lui sembla alors se trouver à l’horizontale et se déplacer tantôt vers le haut tantôt vers le bas, avec cette impression de tomber et parfois de s’élever. A une allure vertigineuse, elle fut propulsée avec force, ouvrit alors les yeux et au dessus elle aperçut une coupole d’or ardent, suspendue en guise de ciel. En baissant son regard vers le bas elle aperçut un océan d’or moucheté d’ombres innombrables et des vagues vertes sur le flanc, devenant émeraude puis vert éclatant dans leur creux jusqu’au bleu profond.

Le souffle était retombé, la lumière était éblouissante. Elem flottait doucement comme si elle glissait sur un édredon de plumes et ses pieds touchèrent enfin le sol. Elle ouvrit les yeux. L’horizon n’avait pas de démarcation entre le ciel et la mer, seul un dégradé de violet jusqu’au bleu. L’univers à perte de vue devenait une immensité de couleurs d’arc en ciel. Elle se retourna. Dans un nuage de vapeur irisée, elle distingua des marches qui n’en finissaient plus de monter, encadrées par de gigantesques colonnes majestueuses, dans cette implacable lumière d’argent qui baignait cette architecture et l’éblouissait en l’aveuglant. Elle grimpa quelques marches. Des sons lui parvinrent irréels, magiques, des voix pures d’enfants comme un flot qui s’écoulait de cette incroyable cathédrale dont le sommet n’en finissait pas de rejoindre le firmament. Elle pensa qu’elle avait fini là son voyage. Des images de paradis. Elle monta en accélérant le rythme, à la rencontre probable des anges ou de sa mère et son père. Ses yeux s’embuèrent. Une silhouette se dessinait tout en haut dans la lumière et l’attendait tandis qu’elle gravissait encore ces interminables marches blanches et qu’un vent léger soulevait ses cheveux sur son front. Un homme se tenait là devant elle. Il portait un pantalon de toile blanche et une vaste chemise légère tout aussi blanche. Il descendit vers elle les bras grands ouverts, rassurants.

« Bonjour, Elem. Je suis Wendel… Bienvenue ! »

.cite d'airain couv

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Je remercie sincèrement Christine Deviers Joncour d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

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Jean-Louis RIGUET mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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