JL à l’écoute de Cédric Moulin

.

 


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Cédric Moulin

 

.

 

.

1/Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Cédric Moulin, j’ai 43 ans et mon parcours peut sembler un peu atypique. En effet, j’ai commencé à travailler plutôt jeune pour intégrer ensuite l’université, après des années de service dans le commerce de produits techniques et culturels. J’avais aussi un peu la bougeotte : les quinze premières années de ma vie professionnelle se sont déroulées au sein de quinze entreprises différentes, et ce dans plusieurs régions de France et au Canada. À l’issue de tout ça, j’ai suivi des études universitaires, obtenu trois diplômes, puis j’ai quitté le secteur mercantile du livre (dans lequel je travaillais) pour intégrer les bibliothèques. Autrement dit, je suis passé du métier de marchand à celui de fonctionnaire… pour finalement démissionner et m’établir à mon compte.

 

2/Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, je dessinais et peignais (j’ai d’ailleurs un peu exposé et vendu). J’ai aussi joué de la musique, comme toutes les personnes de ma génération au même âge, du moins, il me semble…

Dans votre question, vous écrivez « parallèlement », ce qui me fait penser à ceci : je trouve que dans le domaine des arts, quoi que l’on fasse de créatif, il est essentiel d’expérimenter. J’aime particulièrement la phase de découverte et le moment où on ne maîtrise pas complètement les techniques. Les activités « parallèles » à notre (ou à nos) activité(s) principale(s) sont importantes dans le sens où elles nous autorisent l’expérimentation (étant donné qu’il n’y a aucune obligation de résultat).

 

3/Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai pratiqué d’autres « arts » avant d’écrire. Bien entendu, je fais de la photo (qui n’est pas, à l’ère d’Instagram et des réseaux sociaux, « photographe » ?) et aussi un peu de vidéo. J’ai peint de nombreuses figurines à l’acrylique (miniatures de 29 mm), mais je ne pratique plus, car je n’y vois plus assez bien de près… Aussi, j’aime intégrer des illustrations que je réalise pour agrémenter mes textes de fictions. En ce moment, j’écris des nouvelles fantastiques et surtout des scénarios de jeu de rôle que j’agrémente d’images (que ce soit des dessins ou des photomanipulations). Depuis que j’ai découvert l’outil informatique, je me suis approprié certains logiciels que je maîtrise suffisamment pour obtenir ce que j’en attends. Même si je manipule l’image et que j’aime réaliser des vidéos, ma passion réside autour de ce qui est imprimé ou imprimable… et aucun objet ne peut me réjouir autant qu’un livre.

 

4/Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Il me semble que mes admirateurs sont aussi nombreux que les feuilles sur la branche d’un arbre en plein hiver ! Mais aussi peu nombreux soient-ils, ils peuvent trouver des informations sur mon travail et se procurer mes livres sur Internet (réseaux sociaux, blogue, babelio, lulu.com, amazon…) et dans quelques librairies. Je rencontre très occasionnellement des lecteurs lors de salons régionaux. Depuis que j’écris, j’ai eu quelques articles de presse, une interview sur une radio parisienne, et un unique passage à la télévision, sur une chaîne régionale. Lorsque j’ai lancé Aller simple pour Montréal, mon premier livre, je l’ai annoncé sur un forum spécialisé de plus de 50 000 membres. Les internautes ont échangé et débattu pendant des semaines sur ce livre, si bien qu’il a été le sujet « chaud » pendant un moment… Mais tout ceci ne m’a rien apporté de plus.

Il faut savoir que je suis mon propre éditeur. Un jour, un spécialiste de la communication, qui souhaitait m’aider à diffuser mes livres, m’a dit qu’il n’y avait qu’un seul moyen de se faire connaître : faire un travail de sape… Je doute de l’utilité de ce genre d’entreprise… En résumé, en dehors de la mise en ligne d’informations sur mon blogue et sur quelques réseaux sociaux, je ne fais rien de particulier pour me faire connaître, et je n’attends rien de particulier de mes lecteurs.

 

5/Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Comme je l’ai dit précédemment, je rencontre le public à de très rares occasions. Je n’ai jamais fait de lectures. En revanche, j’ai eu l’occasion de présenter mon premier livre Aller simple pour Montréal dans une médiathèque de la région parisienne il y a quelques années. C’était un agréable moment d’échange à l’issue duquel j’ai réalisé quelques ventes.

 

6/Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’école primaire, j’adorais les rédactions qui faisaient appel à la créativité. À la lecture d’un énoncé qui appelait à développer une situation initiale laissant libre cours à l’imagination, je jubilais. Par la suite, les textes étudiés en classe et les devoirs de dissertation avaient tendance à m’ennuyer, alors je choisissais mes propres livres et ne lisais pas ceux imposés par l’école. À ceci, vous pouvez ajouter que je n’apprenais pas mes leçons. Par conséquent, ma grammaire et mon orthographe laissaient à désirer… C’est beaucoup plus tard, après un séjour de trois ans au Canada, que j’ai réellement commencé à écrire (j’ai alors publié Aller simple pour Montréal). Ensuite, j’ai écrit Sphéroah et Cosmos, ce dernier en collaboration avec l’artiste peintre francilien Jacques Thuillier. Cette collaboration m’a donné envie de continuer à travailler avec les autres ; j’ai ainsi initié les recueils de nouvelles des Bâtisseurs de rêves, l’association de jeu de rôle orléanaise, pour lesquels je suis auteur de plusieurs nouvelles fantastiques. Parallèlement à ça, depuis maintenant quatre ans, j’écris mes propres scénarios de jeu de rôle qui se déroulent dans des univers fictionnels et donnent parfois lieu à la rédaction de nouvelles fantastiques.

 

7/Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre est une œuvre collective (2017). Il s’agit du premier recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves (le deuxième est en cours). Le dernier livre dont je suis l’auteur exclusif est Sphéroah (2016), un roman de science-fiction dans lequel je m’exerce à brouiller les frontières entre le réel et le virtuel (à l’instar de la schizophrénie dans laquelle le monde est plongé au moyen d’avatars et d’identités numériques virtuelles). Le livre est un roman fragmenté, à l’image du Web ; un ensemble de documents en apparence indépendants, mais qui sont en fait étroitement liés et témoignent de notre époque, du post-modernisme. C’est un livre « homemade », 100 % fait maison, avec des morceaux et sans conservateur, comme une confiture de grand-mère.

 

8/Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer les livres imprimés et les ebooks directement sur mon site Internet https://editionsmoulin.wordpress.com/ , sur lulu.com, amazon, ibookstore et dans quelques librairies. Ce que je recommande aux lecteurs, c’est de me commander les ouvrages directement (en remplissant le formulaire en ligne, ou en me contactant par email – cedricmoulin@hotmail.com) ; ils peuvent ainsi bénéficier d’une dédicace et d’un marque-page offert !

 

9/Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je trouve économiquement sain que l’éditeur publie à son compte. Mais le compte d’auteur peut aussi convenir à certains écrivains. Il ne faut pas confondre le compte d’auteur et l’autoédition qui fonctionne bien aussi, et qui permet de maîtriser parfaitement sa diffusion et sa distribution (mais qui impose de connaître un minimum le circuit du livre). Quand aux ebooks, le marché peine à se développer, ce que je peux comprendre étant donné que les prix restent élevés et ne s’ajustent pas sur les éditions de poches (c’est un long débat). L’avantage des ebooks est de proposer un accès gratuit aux classiques et à tous les livres du domaine public. J’ai une liseuse mais n’ai jamais acheté un seul livre numérique. En revanche, j’ai plein de textes et de livres du domaine public installés dessus, que j’ai téléchargés gratuitement depuis le Web.

Concernant la publication à compte participatif, je n’ai pas de position particulière sur le sujet ; je pense que c’est à chacun de trouver la solution qui lui correspond.

 

10/Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Hélas, je pense avoir reçu beaucoup de mauvais conseils, par exemple de ne rien entreprendre sans certitude d’excellence. C’est un peu l’enseignement que j’ai reçu de l’école : la peur de l’échec, l’humiliation, la honte… Heureusement, je n’y ai pas été particulièrement réceptif et pense en ressortir sans traumatismes. Sans vouloir faire l’apologie de la médiocrité, je précise que je rejette fondamentalement l’idéologie élitiste visant à exclure toute forme d’expérimentation ne garantissant pas un résultat maîtrisé. L’art est une forme plurielle d’expression humaine extrêmement stimulante dans laquelle l’inhibition et la peur de l’échec sont non seulement contre-productives, mais représentent aussi une terrible entrave à la créativité.

Le conseil le plus important que j’aurais aimé recevoir est le suivant : la conception — le processus — est l’élément majeur de l’acte de création. Il transcende le résultat (et l’évaluation) dans la mesure où c’est lui qui rend libre — alors que le résultat n’est que la finalité de l’acte de création et aboutit, bien souvent, à un simple bien marchand.

En revanche, j’ai souvent été encouragé par mes proches pour me lancer dans des projets, pour entreprendre.

 

11/Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Les textes que j’écris sont autobiographiques ou fictionnels. En ce moment, ce que je préfère écrire, ce sont des textes courts de fiction dans lesquels l’irrationnel s’immisce dans le réel ; dans le texte, les protagonistes se retrouvent alors dans une situation qui leur échappe totalement. Il est à la fois stimulant et très difficile de retomber sur ses pieds lorsque l’on se lance dans la rédaction de ce genre d’histoires. Dans le cadre du jeu de rôle, les joueurs sont actifs et participent au déroulement (et donc à l’écriture) du scénario qu’il faut par conséquent laisser « ouvert ».

C’est aussi ce genre de textes que je lis en ce moment, et je constate que la critique est très dure envers les auteurs qui s’essayent à la nouvelle, et que le genre reste difficile à maîtriser, même pour les très bons écrivains.

 

12/Comment écrivez-vous ? 

J’écris sur un PC portable, un ordinateur plus tout jeune que j’ai depuis des années. Je travaille dans ma chambre, au calme, et parfois en musique. Les histoires me viennent spontanément et se mettent en place au fur et à mesure de la rédaction. Si je n’ai pas d’idées ou manque de motivation, je n’écris pas. Je n’écris que lorsque je suis en forme, car les jours de fatigue, rien de bon ne sort.

Mes idées ne sont pas forcément très ordonnées lorsque je commence la rédaction. Ce n’est pas grave parce que le logiciel de traitement de texte permet de couper, coller, déplacer, supprimer, ajouter… Bref, le texte reste malléable jusqu’au dernier moment. C’est aussi la raison pour laquelle j’admire les personnes qui rédigent à la main ou qui utilisent une machine à écrire.

 

13/Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans tout ce qui m’entoure : dans la réalité, l’atmosphère des rues, les gens, mais aussi dans les rêves, les lectures, les ressentis, ce que je vois à la télévision… La plupart du temps, mes récits se situent dans des endroits que je connais, dans lesquels j’ai vécu. Mais parfois, je développe une intrigue qui se déroule dans un endroit que je ne connais absolument pas. Dans Sphéroah par exemple, un chapitre entier se passe à Tokyo, une ville dans laquelle je n’ai jamais mis les pieds. À ce moment-là, j’effectue un travail de recherche très pointu sur le lieu afin d’inclure des détails authentiques que je découvre en allant sur Internet, en visionnant les rues grâce à des outils comme « Street View » par exemple.

La seule commande que j’ai eue émane d’un ami. Il s’agit de l’artiste peintre Jacques Thuillier qui souhaitait écrire un livre autour d’une quarantaine de ses dessins. Il a fait appel à moi et, ensemble, nous avons publié Cosmos.

 

14/Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Bien souvent, mes intrigues sont construites à partir de mes expériences de vie, mais aussi de situations que j’imagine. Parfois, je m’inspire de l’atmosphère d’une œuvre existante pour créer un scénario ou une histoire se déroulant dans un univers particulier.

Mes personnages sont soit inventés, soit inspirés de gens que je connais.

 

15/Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Étant donné que j’ai une forme de fascination pour l’amateurisme, pour les gens qui osent, je conseillerais aux amateurs d’écriture d’écrire, quel que soit leur niveau, leur ambition et le résultat obtenu. Lorsqu’on se lance dans une activité créative, il faut absolument vaincre les inhibitions.

J’aime le travail « amateur », avec toutes les imperfections qu’il peut contenir. L’essentiel reste l’envie ou le besoin de faire et la passion. Lorsque j’ai initié le projet de publication d’un recueil de nouvelles avec l’association de jeu de rôle d’Orléans, j’avais en tête les fanzines que l’on trouvait dans les festivals de bande dessinée des années 80 et 90. À Angoulême, je me souviens d’un fanzine publié par des jeunes un peu « anars », très probablement artistes mais pas du tout littéraires ; la couverture était relativement soignée et en couleur, mais l’intérieur était un assemblage de photocopies contenant un travail plus ou moins abouti : des chroniques, des dessins, des articles rédigés sur un coin de table, des strips (mini-bd)… Bref, un véritable travail artisanal qui avait beaucoup de charme et toute sa place dans ce genre de festival. Le but du recueil de l’association, donc, est de permettre aux amateurs d’écriture de mettre en forme et de faire imprimer leurs textes dans un vrai livre. Le conseil à donner est plutôt un encouragement : « Écris. Pour les incohérences, les fautes, ce n’est pas grave, on verra plus tard, on corrigera ». Dans les faits, les textes remis sont relus par des correcteurs et le travail est ensuite publié.

Mais, quelle que soit mon opinion, il reste important de dire qu’avant d’écrire, il faut aimer lire. Et lire beaucoup est certainement fondamental pour écrire à peu près correctement. En outre, avant d’entreprendre la rédaction d’un roman, il faut s’attendre à devoir y passer beaucoup de temps, c’est-à-dire qu’il faut être capable de rester concentré sur un même sujet de longs moments sur une longue période. Concernant la recherche d’inspiration, je n’ai aucun conseil à donner ; je pense que c’est bien trop personnel. Une dernière chose : prenez le temps de mettre en forme vos écrits et de les faire imprimer. Sur Internet, de nombreux sites (lulu.com par exemple) permettent, pour quelques euros, d’avoir en main l’aboutissement de votre travail (une copie du livre imprimé), ce qui est bien plus satisfaisant que de laisser vos textes dormir sur un disque dur ou de simplement les diffuser sur un blogue.

 

16/Quels sont vos auteurs préférés ?

Difficile de répondre à cette question, ça dépend des moments. Je peux citer Haruki Murakami (récits oniriques, récits sentimentaux japonais) et Richard Matheson (littérature fantastique).

 

17/Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis des textes courts, des nouvelles fantastiques. Mais j’ai aussi d’autres livres dont je n’ai pas encore terminé la lecture : La Montagne magique de Thomas Mann, Les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe, Total Recall de Philip K.Dick, et bien d’autres qui s’accumulent dans ma bibliothèque. Je lis toujours plusieurs livres en même temps, et parfois je les achève plusieurs années après les avoir commencés.

 

18/Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en ce moment je travaille sur « Univers », le prochain recueil de nouvelles des Bâtisseurs de rêves. Les auteurs doivent remettre leurs textes au plus tard le 30 novembre prochain. Le travail de relecture et de mise en page précédera l’impression du livre qui fera l’objet d’une publication officielle. Nous ignorons pour l’instant si chaque auteur remettra son manuscrit à temps, ce qui nous empêche d’annoncer le nombre exact et le nom des participants.

Le titre : « Univers, autres nouvelles des Bâtisseurs de rêves ». Date prévisionnelle de publication : Décembre 2018/janvier 2019.

 

19/Avez-vous des dates d’événements à venir ?

À l’heure actuelle, en termes d’événements autour du livre, la seule date qui est inscrite sur mon agenda est le Salon du livre de Fay-aux-Loges, dans le Loiret (annoncé le dimanche 19 mai 2019).

 

20/Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Mon blogue permet de suivre mon actualité et de trouver les liens pour se procurer mes livres.

https://editionsmoulin.wordpress.com/

J’ai aussi une page Facebook Aller simple pour Montréal et une page Sphéroah, mais elles ne sont pas très actives. Le site de littérature Babelio recense également mes publications.

————-

Le 22 octobre 2018

Cédric Moulin

.

.

Je remercie sincèrement Cédric Moulin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

© Jean-Louis RIGUET 29 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

JL à l’écoute de … Isabelle BRES

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Isabelle BRES

.

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Isabelle BRES.

J’ai fait des études d’histoire en me spécialisant dans le Moyen Âge. Puis j’ai commencé à travailler à la télévision. France 5 avec l’émission Atout Savoir où je réalisais des reportages scientifiques. Puis Sans Aucun Doute, les 7 péchés capitaux, la grande soirée anti-arnaques, confessions intimes. J’ai travaillé pour Link en tant que rédactrice en chef, animé des émissions sur RTL, Équidia ou encore Sud radio.

 

2/ Que faisiez-vous avant de pratiquer votre métier actuel ou parallèlement ?

J’étais étudiante.

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ou activités ? Quelles sont vos passions ?

Je monte à cheval. Le cheval c’est vraiment ma passion. Il m’apprend beaucoup de choses sur moi, sur les autres, la nature. Même sur mes enfants !

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne me fais pas connaître. Je n’ai jamais voulu être connue. Je me suis retrouvée à l’antenne par hasard mais mon métier c’est avant tout journaliste. La notoriété qu’amène la télévision me dérange. Elle met en avant

des personnes qui souvent n’ont pas grand-chose à dire, ne m’intéressent pas beaucoup et je préfère de loin donner la parole à des gens qui le méritent. Voilà pourquoi je préfère être journaliste et m’effacer devant ceux que j’admire ou qui ont un point de vue, une expertise.

Je suis toujours étonnée qu’autant de personnes viennent vers moi. C’est bien sûr agréable de se sentir aimé. Mais j’ai toujours ce sentiment d’imposture.

Je vais à leur rencontre via FB qui est un outil formidable.

 

5/ Faites-vous ou aimeriez-vous faire des rencontres, des expositions ou des conférences sur vos activités ? Votre coaching ?

Je donne des conférences sur la communication interpersonnelle. Mais j’en fais de moins en moins car je suis de plus en plus concernée par l’être humain dans son entier. Bien communiquer c’est bien. Être en accord avec soi-même, c’est mieux. Je trouve que le monde est en train de changer de direction, que ce changement peut être plutôt une bonne chose et j’aimerais pouvoir y participer. En fait, je pense que chacun d’entre nous peut y participer en faisant des petites choses au quotidien.

 

6/ En tant que journaliste, comme il existe plusieurs manières d’en faire et d’appréhender ce métier, pouvez-vous nous dire ce que vous préférez faire ?

Ce que je préfère, c’est vraiment le terrain. Partir en intervention avec le GIGN, plonger avec les pompiers de Paris dans la Seine, découvrir des personnalités que j’admire aussi. Le plaisir de ce métier est vraiment la découverte du monde qui nous entoure.

 

7/ Quelle est votre dernière entreprise, est-ce le coaching ? Pouvez-vous nous en parler ?

Je ne pratique pas le coaching ? Je m’y suis formée il y a quelques années car cela m’intéressait et m’a appris beaucoup de choses. Mais rapidement, je me suis aperçu que ce n’était pas ma voie. Juste une étape vers un accomplissement personnel. Aujourd’hui, je donne des conférences, je ne fais plus ni télévision, ni radio car rien ne m’attire. J’en referai si un projet me plaît. Et je gagne ma vie en étant marchand de biens. Une activité que j’exerce depuis quelques années mais j’ai passé la vitesse supérieure il y a environ un an avec des projets assez ambitieux. Cela me plaît beaucoup. J’aime l’idée de permettre au plus grand nombre d’accéder à la propriété à des prix raisonnables dans de beaux endroits souvent réservés à une élite.

 

8/ Vous avez écrit un livre. Pouvez-vous en parler ? Où peut-on se le procurer ?

J’en ai écrit deux en fait. Un aux éditions du Toucan sur l’éducation.

Un autre que j’ai édité sur internet car on me l’a demandé quand j’ai commencé à publier un chapitre après l’autre sur FB.

Je n’étais pas une démarche commerciale mais plutôt dans le besoin de sortir de moi un certain milieu de la télévision que j’ai connu qui était sale et vraiment très loin de mes valeurs.

Cet univers m’a détruite mais m’a aussi permis de faire un très gros travail sur moi-même et de devenir celle que je suis aujourd’hui et dont je suis plutôt fière.

Mais pour cela, il a fallu que, sous forme de fiction, j’expulse des choses que j’avais vécues et qui m’ont vraiment traumatisée.

Tout n’est évidemment pas vrai dans ce roman mais un certain nombre de choses le sont. C’est pour cette raison aussi que j’ai pris mes distances avec la télévision. J’ai compris que je ne serai pas plus forte que le diable. Autant le garder le plus loin de moi possible.

 

9/ Appartenez-vous ou vous recommandez-vous d’une école ?

Je suis allée à la fac donc pas de grande école.

En revanche, je trouve que l’école n’est pas du tout adaptée à la vie. Mon fils aîné était à Henri IV. L’année dernière, alors qu’il était en 4e, je l’ai sorti de là pour l’envoyer finir l’année au Canada. Ils étaient en train de détruire mon fils, par ailleurs brillant et très bon élève. Cette année, je l’ai mis dans une école où la bienveillance est le mot d’ordre. Cette école s’appelle Diagonale. Il n’a jamais été aussi heureux. Premier contrôle de math, il n’a fait qu’un tiers du contrôle. Habitué à Henri IV, il rentre en me disant : « Maman, je vais me faire détruire par mon prof de math et avoir 2 ». On lui rend sa copie, il a 17. Le prof de math a estimé que la partie qu’il avait faite valait 17 et qu’il fallait qu’il travaille juste sa méthodologie pour réussir à terminer ses contrôles.

Il vient de rentrer au moment où j’écris et me dis : « Maman, je viens de faire un contrôle de math. Grâce aux conseils de mon prof, j’ai réussi à le terminer. Je pense que je vais avoir 20 ». Au Canada, avant une interro, on fait l’interro en classe pour être sûr que tout le monde a bien compris ce qu’on va demander. On n’est pas là pour placer les élèves en position d’échec. De la même façon, ils font tous leurs travaux en groupe pour que les plus faibles pussent être aidés par les plus forts. Du coup, ils ne sont pas découragés. Voilà, ça, c’est ma philosophie de vie. Tout le monde a du talent. Mais demandez à un poisson rouge de grimper aux arbres et il se trouvera nul.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Je n’ai pas vraiment reçu de conseils. J’ai regardé ceux que j’admire et j’ai tenté d’adapter ce qui me convient. J’ai une conscience très aiguë de l’« éphémérité » de la vie, ce qui fait que peu de chose me fait peur et que je tente de réaliser tout ce qui me plaît et de déguster chaque moment de ma vie. Je profite vraiment de tout.

 

11/ Que préférez-vous faire dans votre rapport avec le cheval ? Plusieurs manières de voir les choses existent ; certains aiment autant les travaux autour du cheval que sur le cheval.

Ce que j’aime avec le cheval, c’est le lâcher prise qu’il exige pour pouvoir être en communion avec l’animal. Quel que soit le moment que je traverse dans ma vie, y compris les plus difficiles, le cheval me permet de me recentrer. De trouver les solutions.

 

12/ Comment travaillez-vous avec votre cheval ? Seule ? Préférez-vous le saut ou le dressage, le complet ou l’équifun ? Auriez-vous aimé faire de la compétition ?

Je ne suis pas du tout compétition, ça ne m’intéresse pas du tout. Je fais plutôt du dressage et de l’obstacle une fois par mois. Mais ce que je préfère, c’est être dans la nature. Je rentre d’un week-end au milieu des taureaux en Camargue, c’était magique. Nous étions avec les gardians et nous avons fait leur travail, le tri du bétail, l’accompagnement des bêtes, comme des cow-boys, c’était génial. Les chevaux camarguais sont formidables. Ils ont du sang et en même temps, ils sont gentils et intelligents. Nous étions chez une femme gardian, Marie Pagès. Elle menait tout son petit monde à la baguette mais avec le sourire. Une main de fer dans un gant de velours.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? La spontanéité joue-t-elle beaucoup dans votre manière d’appréhender les interrogations sur vous, sur vos métiers ?

Je suis très spontanée mais je tente de construire de plus en plus ce que je fais.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’émission ou au contraire devez-vous vous adapter pour répondre au mieux au sujet du moment ?

J’ai toujours travaillé sur des émissions imaginées par d’autres. Je suis journaliste, pas productrice. Je préfère cela. J’aime être la petite fourmi qui fabrique une émission.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de vos disciplines ?

Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit. Du travail et de la pugnacité. Rien n’arrive sans rien.

 

16/ Quels sont vos artistes préférés ? Vos lectures préférées ?

Je suis absolument fan d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je lis tout ce qu’il sort. J’aime particulièrement « La part de l’autre », ce roman dans lequel il imagine quelle aurait été la vie d’Hitler s’il avait réussi les Beaux-Arts. Cet homme a un talent fou.

Mozart me permet d’être en lien direct avec Dieu ou l’univers ou appelez-le comme vous voulez car on est bien d’accord que sa musique ne vient pas d’ici.

Shakespeare m’inspire par sa folie.

George Sand et Simone Veil sont mes deux idoles. Finalement pas si éloignées l’une de l’autre. L’une était peut-être plus volage que l’autre…

« La plus belle histoire du monde » est un livre que j’ai adoré également. Pour une fois qu’un livre vous donne l’impression d’être intelligent.

En ce moment, je lis « L’univers à portée de main ». J’y vais à petits pas, histoire de bien comprendre tout ce qui est écrit. ☺

 

17/ Qu’aimeriez-vous faire d’autre si vous n’aviez pas épousé ces disciplines ?

Rien d’autre. Je suis exactement là où j’ai envie d’être. Si, j’aimerais pouvoir travailler avec Joël de Rosnay. Je l’ai interviewé l’année dernière et j’ai eu un coup de foudre pour cet homme. Je crois qu’il m’a bien aimée aussi. Après l’émission, il m’a fait un compliment qui est l’un des plus beaux compliments que l’on m’ait fait et je sais qu’il était sincère. Je ne le répéterai pas par coquetterie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’aimerais allier cheval et télévision… Bon sang ne saurait mentir !

 

19/ Peut-être aurez-vous la possibilité d’animer une émission sur le cheval ?

Peut-être… Lundi, j’ai rendez-vous avec le patron d’une nouvelle chaîne sur le cheval. Qui sait…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur FB

————-

Le 5 octobre 2017

Isabelle BRES

.

.

Je remercie sincèrement Isabelle BRES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

© Jean-Louis RIGUET 12 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Les Tamalous, Alexandra Pasquer-Schurder


LES TAMALOUS

Alexandra Pasquer-Schurder

Roman

Les Tamalous

Changeront-elles de vie à 70 ans ?

Fortuna éditions

252 pages – Septembre 2015 – Prix 16.90 €

ISBN 978-2-87591-073-8

http://editionsfortuna.blogspot.fr/

.

 
 .

En quatrième de couverture, l’éditeur nous indique ce qui suit :

 

Trois septuagénaires un peu brinquebalantes ont des maux de leur âge mais aussi des envies. Yvettes, vraie midinette, rêve d’un nouvel amour à Paris. Alicia, obsédée par l’argent, ne se sent bien qu’en représentation. Angèle, gravement malade, joue sa survie en Bretagne.

L’arrivée de Ferdinand, un lointain amant richissime en mal de paternité, les confronte à un choix : accepteront-elles de lui créer un héritier ? De remettre en question leur existence passée ?

C’est l’histoire des Tamalous, des destins croisés du troisième âge, porteurs de vie et d’espoir !

.

http://club.editionsfortuna.net/index.php/editions-fortuna/les-livres-fortuna/les-tamalous-detail

.

Ce que j’en pense :

J’ai bien aimé ce livre qui se lit vite en raison de l’écriture qui est très alerte. Les phrases sont courtes et rapides. Le style est aussi alerte que l’auteure. Les mots sautent comme un cabri, ce que j’ai vu faire à l’auteure sur la scène du Salon du livre de Mennecy en février 2017.

Les portraits des personnages sont bien campés. On sent une longue étude et d’attention de l’être humain. Normal car l’auteure travaille dans la communication.

Le ton n’est pas vraiment décalé. L’on sent l’étude du comportement humain parfois déconcertant ou féroce, mais souvent proche du réel. Il est aussi être léger et émouvant.

La question que pose Alexandra est de savoir si l’on est vieux à 70 ans ? Sujet au combien d’actualités ! L’auteure parle de cet âge charnière dans une intrigue qui est une intrusion dans le monde des seniors. Elle n’hésite pas à aborder des thèmes autour de la nutrition, du respect des prescriptions, du soutien de l’entourage, de la place des femmes et des aînés dans la société et de la transmission dans le cadre de l’héritage.

Trois portraits de femmes commencent le livre : celui d’Yvette, celui d’Angèle et celui d’Alicia. Trois vies différentes mais réussies. Puis, un portrait d’un homme, Ferdinand qui a un souci : à qui transmettre sa fortune puisque officiellement il n’a pas d’enfant. Il se met en quête d’un héritier, avec des méthodes particulières pour ne pas être dérangeantes.

L’auteure est entrée dans les détails. Les détails de la vie de chacune des femmes : les émois d’une femme amoureuse avec ses désirs, la tristesse face à la maladie, la vie des femmes actives, des femmes au foyer, des femmes qui font attention à elles ou pas, des soucis de santé.

.

Quelques mots sur l’auteure

Alexandra Pasquer-Schurder est née au Canada en 1968. Elle a appris à lire et à écrire en faisant le tour du monde avec ses parents. Elle a été formée au CELSA en Communication et à Paris I Sorbonne en Science politique, avant de devenir journaliste de presse écrite. Aujourd’hui, elle dirige la communication d’un groupe spécialisé dans le logement social.

Alexandra est d’une grande vitalité et a foi dans l’optimiste. Elle a un grand sens de l’observation et de capacité d’écoute. Elle est plus que persuadée que la vie vaut la peine d’être vécue et que les péripéties humaines sont les grains de beauté de l’existence, dont les envies et les espoirs sont vivants.

Les lecteurs seront surpris en lisant ce livre qui est une contribution au début sur la silver économy et la place des aînés dans la société.

.

 

.

Pour en savoir plus sur Alexandra Pasquer-Schurder, cliquer sur :

https://www.les-tamalous.com/

et aussi sur

https://librebonimenteur.net/2017/02/14/jl-a-lecoute-de-alexandra-pasquer-schurder-romanciere/

.

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 17 mars 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

 

JL à l’écoute de … Patricia Gulyas

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Patricia Gulyas

.AIbEiAIAAABDCNuCioLurIrxRSILdmNhcmRfcGhvdG8qKDUzMzM4MjYyZTAwNzM0ZTQ4MmQ5Y2NlMzJmOGZiNTkzNTg0YjI1NTAwAVFEgNK408lzrLCXUPLYOoOjzSNp

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours?

Patricia Gulyas.

De formation Étalagiste décoratrice j’ai travaillé dans la création de vitrine, de décors pour magasin puis grâce à mon parcours artistique j’ai travaillé pour une compagnie de décors pour des salons. J’ai beaucoup créé de lettrages en machine pour des enseignes ou panneaux ce qui m’a mis à l’aise avec les outils informatiques. Puis en 1996 j’ai bifurqué dans le transport ce qui m’a permis d’immigrer quelques années plus tard au Canada ou je suis devenu Citoyenne Canadienne et où j’ai pu expérimenter d’autre facette de mes compétences. J’ai enseigné en école privée professionnelle et j’ai animé des ateliers d’arts ou de langue parallèlement à de multiples expositions, des travaux artistiques en tant qu’illustratrice free-lance ou en tant qu’artiste visuel (peinture murale, œuvre collective…). Mon parcours pluridisciplinaire m’a ouvert les yeux et m’a permis de m’adapter à diverses situations. Je me suis découvert une passion pour l’enseignement aux adultes et aux possibilités d’illustrations avec mes œuvres.

 

2/ Que faisiez-vous avant de peindre et d’écrire ?

J’ai toujours écrit et peint depuis l’âge de 14 ans mais j’ai gardé mes écrits de jeunesse dans des carnets et me suis concentrée sur mes peintures que j’ai commencé à exposer très tôt. Coté profession j’ai été pendant plus de 7 ans dans la création de décors et d’enseigne puis j’ai bifurqué dans le domaine du transport comme chauffeur et comme formateur en Amérique du Nord pendant plus de 3 ans. Alternativement j’enseignais la conduite de poids lourd et les arts plastiques puis j’ai travaillé en école primaire en tant que remplaçante de professeur, animatrice de langue et professeur d’art plastique avant de rentrer en France et de reprendre l’écriture en français (au Canada j’ai commencé à écrire en anglais de la poésie entre autres).

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ?

La danse mais j’ai fait une pause à cause d’un problème de genoux.

Quelle est votre autre passion ?

La musique et particulièrement la country musique que j’aime danser.

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ?

J’ai deux blogs l’un pour les tableaux à destination des clients et des galeries d’art et l’autre consacré à l’animation artistique. J’utilise Facebook et Twitter, LinkedIn et autres supports sociaux en fonction du pays. J’envoie régulièrement des propositions à des maisons d’éditions et autre art licencing compagnies.

Qu’attendez-vous de vos admirateurs ?

Qu’ils m’aiment bien sûr ! Je plaisante. Sérieusement, qu’ils achètent ou parlent de moi à des acquéreurs ou galerie potentielle. Qu’un éditeur m’offre d’utiliser mes œuvres pour une Jacket (couverture) ou en illustration interne d’un livre. Que des admirateurs collectionnent mes œuvres et les montres (en expo dans leur bureau, leur salle de réunion, ou expo de leur fond d’œuvres d’art).

Comment allez-vous à leur rencontre ?

À la rencontre des clients par courrier traditionnel, dépôt de candidature, recherche d’appel d’artiste (en France ils appellent ça appel à candidature je crois). À la rencontre du public par les expositions de mes peintures, des participations autres telles le Salon du livre de Mazamet dans le Tarn ou des conférences sur le Canada et les Amérindiens en relation avec mon séjour de 12 ans au Canada.

 

5/ Faites-vous des rencontres que vous organisez comme des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Oui, j’ai commencé à faire des propositions de conférences en France et en Belgique, je n’en ai donné qu’une pour l’instant et ça vraiment était un plaisir autant pour les participants que pour moi-même. J’ai aussi organisé des visites commentées en français et en anglais d’une de mes expositions aux Salvages à côté de Castres l’année dernière et j’ai fait d’autres propositions dans d’autres lieux culturels, j’attends leur réponse. Je n’ai jamais pensé à faire des conférences sur mes œuvres, je vous remercie de donner une excellente idée.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’écrivez-vous ? Depuis quand peignez-vous ? Qu’avez-vous déjà peint ?

J’écris depuis mes années scolaires ou je m’ennuyais tellement et que par la fenêtre les vieilles pierres ou la nature m’appelaient. J’ai commencé par des poèmes d’adolescente romantique puis j’ai même écrit un roman sur le modèle des Arlequin que j’ai gardé soigneusement caché. Puis vers la vingtaine j’ai commencé à écrire des nouvelles et j’ai participé avec l’association ADAC de Chavannay (région Rhône Alpes) à des petites publications. En 2001 j’ai pris des cours universitaires de poésie et de littérature en anglais et cela m’a réenclenché le virus mais en anglais. Depuis mon retour en France j’ai mis quelques notes dans un petit carnet de voyage pour faire découvrir un petit coin du Canada mais je réfléchis à la création de livre d’enfant et à écrire mon parcours pour le partager et pour encourager jeunes et moins jeunes.

Côté peinture, je crois que j’ai commencé vers 15 ou 16 ans. Je peins depuis l’âge de 14 ans mais j’ai commencé très tranquillement influencé par Magritte et Hokusai. Ça a été une passion privée puis un média pour m’exprimer. J’ai ressenti une certaine douleur (massacre d’Amérindiens) et j’ai souhaité amener une sérénité et réflexion aux visiteurs sur ce sujet qui me touche mais qui représente aussi l’intolérance (sujet qui me touche très fortement). J’ai participé à des murales au Canada et répondu à l’appel du conseil des arts pour participer à un triptyque qui m’a amené à changer un petit peu mon travail. Certaines créations ont été destinées à la couverture de livre pour des auteurs Canadien ou de cartes postales pour une maison d’Édition du Colorado.

 

7/ Quelles sont vos dernières œuvres dans l’une et l’autre discipline ? Pouvez-vous nous en parler ?

En écriture en 2016 j’ai publié ce journal de voyage imagé de mes photos et de mes tableaux pour faire connaître deux artistes Canadien, parler des ours, des aigles et des paysages de l’ouest. En peinture j’ai fait une série influencée par les couleurs vertes des aurores boréales mais je suis en train de passer à un travail non pas plus sombre mais de couleur noire qui reflète un peu la profondeur de la nuit, de la forêt ou le côté obscure de la force…. ! Il peut avoir de multiple interprétation d’une des œuvres elles peuvent être simplistes : une belle image ou pas ; militantisme : protection de la faune et de l’eau ou avec un début de débat philosophique et shamanique. D’après mes amis amérindiens et Nord-Américains il y a beaucoup de shamanismes dans mes œuvres.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ?

À la galerie d’art des Trésors de Jacob à Hawkesburry en Ontario, lors d’expositions. J’ai fermé mon atelier ouvert au public que j’avais dans un beau petit village médiéval en attendant de trouver un lieu plus adapté donc pour l’instant les admirateurs peuvent aller sur mon site et me contacter par mail. J’ai aussi une œuvre au musée d’Aveiro au Portugal (je ne sais pas où ils l’ont exposé).

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une ou de plusieurs écoles ?

Je suis malheureusement autodidacte à la base bien qu’ayant repris des études universitaires en arts plastiques au Québec. Je recommanderais toutefois de faire un BAC artistique si possible et de partir à l’étranger étudier d’une autre manière, regarder d’un autre œil et écouter d’une autre oreille. Pour ma part apprendre l’anatomie, étudier quelques grands courants et oser serait la meilleure recommandation que je puisse faire.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

En peinture ! Je n’ai pas vraiment eu de vrai conseil mais au Canada à l’université le professeur m’a dit : « Patricia ! Pas de problème tu es une artiste » et des commentaires positifs et enthousiastes de galeristes Canadiens m’ont encouragée à croire en mes capacités et de ce fait à m’auto améliorer. Je crois qu’en écriture c’est aussi les Canadiens qui m’ont le plus encouragé à m’exprimer car pour eux l’intention compte plus que les fautes contrairement à la France. En France je m’arme à nouveau de courage pour écrire car la critique est plus blessante ici car on n’encourage pas par rapport au sujet de la création mais a la qualité de l’écriture donc je conseillerais à tous ceux qui veulent peindre ou écrire de le faire dans leur coin, de s’améliorer dans leur coin et de se rapprocher d’amis ou de personne positive uniquement, de contact à l’étranger et de tester leurs œuvres à l’étranger avant de combattre le public de France.

 

11/ Que préférez-vous faire comme œuvre dans chaque discipline ?

En peinture je laisse la toile m’inspirer mais je navigue toujours dans le domaine du symbolisme, teinté de surréalisme et de rêve. J’aime travailler à l’acrylique sur toile ou sur carton. En écriture j’aime poser quelques vers romantique en français ou lorsque j’écris en anglais autour de sujets que j’affectionne comme la route ou la musique country. Les nouvelles ou histoire courte m’avaient apporté beaucoup de plaisirs j’aimerais recommencer un jour.

 

12/ Comment travaillez-vous ?

J’aime écouter du blues ou être dans un pub anglais pour laisser aller mon stylo. Un bon verre (un seul) et une bonne conversation philosophique généralement amorcent une idée créatrice qu’elle soit écrite ou peinte. Côté peinture, c’est plus compliqué car il me faut un à deux jours de calme pour que mon cerveau commence à se libérer des pensées polluantes. J’aime peindre soit sur ma table pour des illustrations de petit format ou sur chevalet pour mes toiles mais j’adore peindre sur mur à l’extérieur et avec le son de la pluie si je suis à l’abri bien sûr. Me déconnecter c’est ce qui m’est le plus nécessaire, j’ai plus de mal à me déconnecter pour mon art visuel car mon matériel étant chez moi.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration?

Hum ! J’ai parfois des flashs, parfois lors d’une conversation avec une musique en fond, parfois c’est la toile qui me parle et d’autrefois c’est un mélange d’émotion en réaction aux nouvelles du monde ou à des événements récents dans ma vie personnelle.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre ?

Oui ! Pour des clients Canadien, Américain et Hongrois sur toile et quelques œuvres directement sur mur aussi.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de livres, de peinture?

Je leur dirais de choisir un livre avec leur cœur : soit parce que la couverture leur parle ou soit par ce que le résumé les intéresse. Une œuvre qu’elle soit littéraire ou visuelle ne peut pas plaire à l’ensemble de la planète il ne faut pas toujours se fier aux commentaires des autres.

En peinture il faut regarder l’œuvre sous plusieurs angles. Le premier j’aime ou je n’aime pas. Si le tableau vous plaît super, sinon oubliez que vous ne m’aimez pas et regardez la technique. Si vous n’arrivez pas à juger la technique est ce que le sujet est intéressant et puis si vous poussez jusqu’à cette étape : qu’est-ce que l’artiste a voulu dire ? Car parfois « le discours » (sans trop de bla-bla) peut être intéressant. Pour ma part j’ai un discours mais je n’arrive pas à l’exprimer verbalement donc il est caché dans mes œuvres visuels.

 

16/ Quels sont vos auteurs et peintres préférés ?

En peinture Européen : Magritte, Dali pour leur créativité et rêverie, Siudmak pour la beauté de son surréalisme. Sur d’autre continent Emily Carr pour le personnage et son legs, Georgia O’keeffe pour la poésie de ses crânes, Bev Doolittle pour ces animaux cachés dans de magnifique paysage Américain et David Ovila un ami pour son surréalisme poétique.

 

17/ Vos sculpteurs préférés ?

Bill Reid

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui !

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir?

Expo au château de Lacaze dans le Tarn en juillet 2016

Du 19 juillet au 7 août 2016

Vernissage le vendredi 22 juillet à 18 h 30

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos expositions ?

Principalement sur mon blog : www.gulyaspatricia.wordpress.com

Ou www.patriciagulyas.wordpress.com

 

Ainsi que sur Facebook : https://www.facebook.com/patricia.gulyas.3 et d’autres sites qui seront listés sur mes blogs.

————-

Le 6 juin 2016

Patricia Gulyas

.

.beluga150x100

083

bald eagle in process

.haida canoe 150x100

.Eagle Spirit

 

.

.

Je remercie sincèrement Patricia Gulyas d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 09 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Radio passion … vous connaissez ? J’ai participé aux fruits de ma passion

9 minutes sur

RADIO PASSION

Radio Passion est une antenne qui émet en FM, en Belgique Francophone, à partir du Brabant Wallon.

http://www.radiopassion.fm/index.php

Sur le site internet de Radio Passion, l’émission « Les fruits de ma passion » ,à laquelle j’ai participé pendant neuf minutes, est écoutée au Canada, en France et en Afrique, en réalité toute la francophonie. Cette émission est diffusée le lundi à 15 h 00.

En voici le lien à partir de 20 : 00  jusqu’à 29 : 00 

Cette émission est animée par Philippe de Riemaecker, un belge joyeux, qui l’a créée pour surmonter un handicap de parole et de prononciation, après plusieurs opérations à la mâchoire. Philippe a l’amitié de dire que c’est grâce à moi, mais je n’en crois rien. Philippe a les qualités pour et moi pas.

la photo de profil de Les fruits de ma passion

Philippe a en commun avec moi de « vouloir réaliser ses rêves et dépasser sa timidité. Il rencontre des êtres exceptionnels parce qu’ils rêvent, inventent, créent, volent, en prenant tous les risques au risque de tomber pour mieux se relever ensuite. »

Philippe est humble et dit merci à la vie en découvrant l’humanité, aux écrivains, acteurs, chanteurs, poètes, artistes, inventeurs … parce qu’ils sont des géants. Il pense que la littérature mérite beaucoup plus que sa modeste émission qui n’est qu’un grain de poussière.

Philippe fait un rêve et un vœux : « que les artistes soient présents dans les grands messes qui régentent le monde, et peut-être, oui peut-être ?, que l’avenir porterait plus de couleurs ? »

Philippe anime aussi une autre émission de cinq minutes du Radio Compile.

http://www.radiocompile.net/

Je remercie sincèrement Philippe de m’avoir donné l’opportunité de dire quelques mots sur Radio Passion dans son émission qui dure une heure.

Jean-Louis Riguet

.

IMG_20141211_172643.jpglivres jlr

Traduction anglaise, couverture augustin

Traduction anglaise, couverture augustin

20150522_165818

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 12 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

 

 

 

 

 

JL à l’écoute de … Laurent Vyeix

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Laurent Vyeix

.LV

.

 

1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Laurent VYEIX, j’ai toujours lu et écrit, pourtant j’ai poursuivi des études et une carrière scientifiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant de publier mes livres, j’ai fondé et dirigé des sociétés de conseil ou d’informatique un peu partout : France, Pologne, Tunisie, Canada, États-Unis…

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime tous les arts, je me suis frotté à la peinture, à la photographie, au chant, avec des résultats que je préfère ne pas évoquer… J’ai aussi une passion pour les mathématiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils prennent du plaisir à la lecture de mes romans, je les écris pour cela, même si, comme dans la vie, tout n’y est pas toujours drôle.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’aime dédicacer partout en France, dans les salons du livre ou les librairies.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai achevé vers quatorze ans un premier chef-d’œuvre dont le manuscrit a été jeté aux oubliettes depuis belle lurette et je crois que cela vaut mieux pour tout le monde ! Puis une sorte d’autobiographie surréaliste, complétée au fil des années, un pavé de huit cents pages que je n’ai jamais publié mais où je grappille çà et là quelques miettes que j’insère dans mes écrits actuels. J’ai réalisé ensuite une suite d’épisodes policiers, indépendants mais habités des mêmes personnages principaux ; je viens de terminer le sixième.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il est difficile de parler de ‘La Petite Fée’, comme de tout roman policier, sans déflorer le sujet en risquant de ruiner le suspense, ou l’intérêt pour l’intrigue.

Il s’agit du sixième volume de la saga ‘Côme Léonard’, que les habitués retrouveront avec plaisir.

J’y développe une fiction policière immergée dans la réalité (réalité des noms, des lieux, des faits). On y parle par exemple des attentats ou de la canicule de 2015. Cette immersion est soutenue par plus de cent photos représentant les décors bien réels où se déroule l’action : la campagne, un hôtel, un cimetière n’ont rien d’imaginaires, le lecteur visite la campagne girondine, l’hôtel ‘Apollon Montparnasse’, le cimetière de Béliet, et ainsi de suite.

J’ai également octroyé un rôle à plusieurs habitants d’un petit village, avec leur accord bien entendu. Le représentant de presse du journal local (Sud-Ouest) écrit à l’intérieur de mon roman un article et participe à l’enquête, la tenancière du ‘Relais d’Aliénor’apporte de l’aide au héros, la conteuse Eliette Dupouy y développe un sujet.

J’ajoute que Sophie Ainardi a réalisé la couverture du livre et dix illustrations, comme pour mes publications précédentes.

Quant au scénario, je dirais seulement que les destinées d’une jeune femme et d’un retraité nécessiteux s’entrelacent pour les conduire tous deux à un dénouement que l’on devine peu à peu brutal et mouvementé, peut-être fatal.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans certaines librairies, sur les grands sites de vente en ligne et, pour une livraison assurée en quarante-huit heures, sur le site. www.atome-edition.fr

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Vaste sujet, je suis personnellement favorable à l’autoédition, même si je considère qu’elle produit de très beaux livres, mais aussi d’autres, sans fournir de garantie de qualité. Je participe à de nombreux débats passionnés (à l’excès) sur cette question.

J’aime trop toucher et feuilleter un ouvrage papier pour lire un e-book, sans en faire une religion, à chacun sa sensualité.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour vivre heureux, vivons cachés. (Mais je sors fréquemment de ma tanière.)

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je ne suis généralement pas très doué pour écrire ou apprécier des poèmes. Pour le reste, je lis de tout, il m’arrive d’acheter des cartons de bouquins dans les salles de ventes et de les choisir un par un, au hasard. Avec, parfois, de très belles surprises.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Comme on complète un puzzle. Une phrase ici, une scène ailleurs, quelques mots là, dans ce qui sera in fine des chapitres très éloignés les uns des autres. Petit à petit, je remplis les vides, j’assemble. Je travaille sur ordinateur, sur papier je consommerais pléthore de feuilles et de gommes !

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Les scènes du quotidien, mes rêveries (je suis effroyablement distrait) m’inspirent, tout comme le texte déjà écrit. En relisant une scène, j’en imagine mille développements.

Je n’ai jamais travaillé sur commande, tout dépend du sujet et de la matière originelle, pourquoi pas ?

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je construis en avançant dans l’écriture. Généralement je ne connais pas la fin, parfois même pas le début, de mes romans. Je reviens souvent en arrière insérer un paragraphe rendant vraisemblable, semer quelque indice rendant prévisible une scène que je viens d’imaginer. Cela fait partie de l’assemblage.

Chacun de mes personnages imaginaires est une synthèse de plusieurs personnages véridiques, vivants ou morts : proches, individus rencontrés par hasard, célébrités, personnalités historiques… Je les rêve et les peaufine avant de les coucher sur papier, volant le physique de l’un, le caractère de l’autre, le vécu d’un troisième…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lisez beaucoup de tout et ne restez pas seul. Écrivez sans contraintes mais cherchez de nombreux relecteurs (trices), auteur (e) s si possible, prêtez grande attention à leurs commentaires, étudiez différents styles d’écriture, faites la synthèse de tout cela, au final écrivez comme bon vous semble, évitez les sentiers battus.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Je pourrais en citer des dizaines ! J’ai un faible pour Boris Vian. Sans trouver la raison de cette empathie, j’ai lu sept fois (pour l’instant) le roman d’Axel Munthe, ‘Le Livre de San Michele’.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Pif Gadget. (C’est une vieille plaisanterie.)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Non. Je veux écrire un livre pour enfants, ‘Les aventures de Crottiflotte et Merdipleut’, en collaboration avec Sophie Ainardi, mais il n’en existe pour l’heure que des bribes.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je dédicace localement, en Aquitaine, jusque mi-mars, ensuite je subirai un traitement médical assez lourd et je me lancerai véritablement à partir de juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon mur Facebook (Laurent Vyeix) et le site www.atome-edition.fr

 

Le 20 février 2016

Laurent Vyeix

 

.Couv_PF

.Couverture_MC

.

couverture_retirage_Clarisse_def_comedia

.

EXTRAIT DE LA PETITE FEE

1) Le chat qui miaulait

Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis

Par intermittence, à coup de violentes rafales, le vent froid
venu du nord déportait les fourgons, obligeant les conducteurs à
une constante vigilance. Sous un ciel anthracite, gorgé d’eau, le
convoi cahotait sur le chemin boueux et caillouteux qui traversait
le camp.
Bringuebalé sur son banc, oppressé, le brigadier-chef Jean-
Baptiste Manessier découvrait à travers la vitre grillagée des
baraques de planches ajourées aux fissures colmatées de feuilles
et de brindilles, des cahutes à demi effondrées, des roulottes
désaffectées, l’épave rouillée d’une antique Mercedes au capot
ouvert et aux pneus crevés, des débris entrelacés de cyclomoteurs,
de misérables tables supportant d’improbables bric-àbrac,
tissus, sacs de plastique, ferrailles, bouteilles de verre,
faïences, livres décrépits, pages jaunies de vieux journaux…
— Personne, apparemment. Ils sont partis, murmura-t-il.
— Ne crois pas ça, ils sont là, lâcha d’une voix sourde son
voisin de siège, ami et fréquent adversaire au tarot, Robert Cauchois.
Au signal, Manessier descendit sur le marchepied avant de
retrouver la terre ferme. À proximité d’un empilement de pneus
usés, une odeur âcre et des volutes de fumée s’échappaient d’un
volumineux amas de cendres, vestiges d’un récent brasier gigantesque
que l’eau du ciel avait empêché de se consumer en16
tièrement.
Tournant la tête, il lâcha un juron : trente mètres devant le
convoi, au bout du chemin, sur une bâche géante déployée à
même le sol, se tenaient assis quelque cinquante bohémiens
immobiles, les bras croisés. Les femmes et les enfants à
l’intérieur du cercle formé par les hommes.
Dans un silence de mort, le commandant Lizarot s’avança,
suivi de trois CRS. À quelques pas du groupe, il prononça d’une
voix forte, articulant avec soin :
— Je dois parler à votre chef.
Il n’obtint aucune réponse, se tourna vers un homme aux
longs cheveux arborant un drapeau représentant une roue rouge
sur un fond vert et bleu, le drapeau du peuple Rom.
— Comprenez-vous français ?
Le chevelu resta muet.
— Vous savez pourquoi nous sommes là, reprit Lizarot.
Nous devons vous évacuer sur ordre du préfet. Vous avez été
informés, on vous a demandé à plusieurs reprises de quitter ce
camp de votre propre initiative. Certains ont obtempéré, pas
vous…
Le commandant marqua un silence qu’aucun son ne vint
interrompre, sinon le frissonnement du feuillage des platanes
sous l’effet du vent.
— Bien, reprit-il, nous allons procéder. Restez calmes, nous
vous accompagnerons dans un établissement spécialisé, vous
serez nourris et vous pourrez dormir. Ensuite, vous rencontrerez
les fonctionnaires chargés de s’occuper de… enfin de… votre
avenir. Je vous en prie, faites que l’opération se déroule dans
l’ordre et sans violence.

.

Je remercie sincèrement Laurent Vyeix  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

Jean-Louis RIGUET 24 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

L’homme idéal existe, il est québécois, DUCRET Diane

Le mythe du Prince Charmant !

En même temps, toute la terre et tout le ciel, OZEKI Ruth

Voyage en société nipponne !

Tous les livres publiés par Editions Dedicaces LLC seront désormais répertoriés sur la plateforme Shop To It

Plateforme Shop To It