Un signe dans les rues de Paris
Certaines coïncidences résonnent comme des signes, des appels à l’écriture et à la réflexion. J’ai travaillé tour à tour dans deux lieux parisiens chargés d’histoire et de littérature : le 15 avenue Victor Hugo et le 4 rue Auguste Vacquerie. Deux adresses liées à des monuments de la littérature française, deux hommes qui étaient aussi beaux-frères. Leur lien familial et littéraire a marqué l’Histoire, tout comme ces noms ont marqué les rues de Paris.
Mais cette filiation symbolique ne s’arrête pas aux pavés de la capitale. Si Hugo et Vacquerie ont chanté Paris, ma plume s’ancre plus volontiers dans la Loire et son Val, avec ses paysages, son Histoire et ses échos littéraires. Peut-être qu’à ma manière, je poursuis une tradition différente, mais complémentaire : celle de magnifier les lieux comme source d’inspiration.



Victor Hugo et Auguste Vacquerie : Une alliance familiale et littéraire
Victor Hugo, géant de la littérature française, et Auguste Vacquerie, journaliste, poète et ami fidèle, ont vu leurs destins se croiser autant sur le plan personnel qu’artistique. Liés par une profonde amitié, ils devinrent aussi beaux-frères lorsque Charles Vacquerie, le frère d’Auguste, épousa Léopoldine Hugo. Hélas, leur histoire fut frappée par la tragédie : Léopoldine et Charles trouvèrent la mort dans la Seine, un drame que Victor Hugo transforma en poésie immortelle avec Demain, dès l’aube…
Vacquerie fut un ardent défenseur d’Hugo, notamment lors de son exil. Dans ses articles et ses écrits, il soutint sans relâche les combats politiques et littéraires de son illustre beau-frère. Si son œuvre est moins connue, elle demeure le témoignage d’un homme engagé, fidèle aux valeurs de liberté et de justice que portait Hugo.
Les lieux comme inspiration littéraire
Victor Hugo et Auguste Vacquerie ont trouvé dans Paris une source infinie d’inspiration. Hugo, avec Notre-Dame de Paris, a immortalisé la cathédrale et les ruelles de la capitale, alors que ses recueils, comme Les Contemplations, mélangeaient les paysages urbains et les souvenirs plus intimes. Vacquerie, quant à lui, faisait résonner dans ses textes les échos de ses engagements parisiens.
Pour ma part, je trouve mon ancrage ailleurs, dans les flots de la Loire et les paysages du Val de Loire. Ce fleuve, à la fois apaisant et mystérieux, est une veine poétique qui irrigue nombre de mes textes. Ondes Intimes, mon recueil consacré à la Loire et au Loiret, chante la beauté intemporelle de ces lieux, tout comme Hugo chantait la grandeur de Paris. C’est là peut-être ma façon de prolonger cette tradition littéraire : magnifier des lieux emblématiques et inviter à les redécouvrir par les mots.


L’écriveur et sa filiation symbolique
Être écrivain, ou comme je me désigne parfois, écriveur, c’est souvent chercher des filiations, des influences, des filières invisibles qui relient nos inspirations aux grands noms du passé. Si Hugo et Vacquerie appartiennent au panthéon littéraire, leurs traces, même indirectes, m’invitent à réfléchir à ma propre place dans cette longue chaîne.
Eux ont exalté Paris, ses drames et sa splendeur ; moi, je vénère la Loire, ses méandres et son Histoire. Ce n’est pas une opposition, mais une complémentarité. Paris et la Loire, Hugo et mes humbles poèmes : autant de regards posés sur le monde, de tentatives pour capturer l’essence des lieux et des émotions.



Un pont entre hier et aujourd’hui
Alors que je rédige ces lignes, je ne peux m’empêcher de voir dans ces coïncidences un pont entre le passé et le présent, entre Paris et le Val de Loire, entre l’œuvre des grands et celle des modestes écriveurs. Si Victor Hugo a su transformer le drame de sa fille en poésie universelle, si Auguste Vacquerie a défendu avec passion les idéaux de son temps, peut-être qu’à ma manière, je témoigne modestement d’un autre attachement : celui à une région, à un fleuve, à une Histoire.
Et peut-être qu’en lisant ces mots, d’autres trouveront l’envie de plonger dans les œuvres de Hugo et Vacquerie, ou de découvrir le Val de Loire avec un regard neuf. Car au fond, qu’est-ce que la littérature, sinon une invitation à voir le monde autrement, à travers les yeux d’autrui ?
Conclusion : Une invitation à rêver
Que ce soit sur les quais de la Seine ou au bord de la Loire, les lieux racontent des histoires. Hugo et Vacquerie ont laissé leur empreinte dans la pierre de Paris ; à ma manière, j’essaie de capter les murmures des flots ligériens.
Ainsi, je vous invite à redécouvrir ces deux génies littéraires, mais aussi à vous perdre dans les méandres de la Loire, à laisser les mots vous guider et vous émouvoir. Peut-être y trouverez-vous, comme moi, un écho à votre propre quête littéraire ou personnelle.
© 22 janvier 2025 – Jean-Louis RIGUET, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres avec la complicité de ChatGPT pour librebonimenteur.net
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