Une raison d’être, Alexandra Delrue

Une raison d’être

Alexandra Delrue

Roman sentimental érotique

BoD éditions

256 pages – 15 Euros,

ISBN : 9 782322 158089

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Quatrième de Couverture

L’exposition de Sofia connaît un franc succès. Les visiteurs sont nombreux, les critiques élogieuses et les ventes s’annoncent fructueuses. Une seule personne manque à son bonheur : son frère Silvano. Il est absent. Il ne viendra pas. Il vient de se suicider. Dès lors, la vie de la jeune femme perd tout son sens. Elle n’a plus d’espoirs, de repères, de raison d’être. Lentement, elle va sombrer dans la dépression, penser au suicide, finir tétraplégique. L’histoire de la Napolitaine pourrait s’arrêter là, une femme enchaînée à un fauteuil roulant dans l’attente de la mort. Pourtant, son destin va basculer avec l’arrivée d’Éric Kaempfert, kinésithérapeute séduisant et expérimenté. Avec son franc-parler et son charme, il va l’aider à surmonter son chagrin, les épreuves liées à sa rééducation, à retrouver son autonomie et à voir l’avenir avec sérénité.

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Un extrait :

 

Une vieille femme est penchée au-dessus de moi. Elle me parle, du moins ses lèvres bougent, mais je n’entends rien. Mon corps raide et lourd ne me fait plus souffrir. Je ne respire presque plus et me concentre sur les battements de mon coeur. Ils sont rapides. 1, 2, 3, 4, 5… si rapides que je perds le fil. Un homme et une femme sont accroupis près de moi. Je ne les connais pas. Que veulent-ils ? Je crois qu’ils crient, du moins leurs visages sont crispés. Être si jeunes et si remontés ! Je leur souris, enfin je crois, pour les rassurer. Je vais bien, ne vous inquiétez pas. Tout est bientôt fini. Je suis en paix, car je vais bientôt le rejoindre. Il m’attend. Dans le souci de me contrarier ou par sadisme, l’homme me gifle à plusieurs reprises. Je fronce les sourcils de contrariété, car honnêtement, je n’ai rien senti. Pour qui ce freluquet se prend-il ? Ne sait-il pas qu’il est interdit de frapper un homme déjà à terre ? La femme prend l’une de mes mains et y enfonce son stylo. Quelle bande de cinglés ces deux-là ! Vont-ils me découper en morceaux pour me donner à leurs chiens ?

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Ce que j’en pense

Ce livre est passionnant humainement parlant. Le titre est très adapté à ce roman sentimental érotique.

Sofia est dépressive et elle est victime d’un accident qui la conduit chez un kinésithérapeute dans une clinique appropriée. L’histoire pourrait être banale mais l’amour s’en mêle.

Les progrès vers la guérison vont au même rythme que ceux de l’amour entre… L’on se pose tout au long du livre deux questions : Sofia va-t-elle remarcher normalement ? Sofia va-t-elle arriver à ses fins avec son guérisseur ?

La raison d’être est une histoire bouleversante et pose une question : l’Amour peut-il guérir ? Au-delà, Être dans le sens d’exister et de vivre, au contraire d’avoir, impose-t-il de vivre dans l’Amour ?

Bref, je me suis attaché à ce livre excellent dont l’érotisme est omniprésent comme le sel est dans la mer. Je pense que ce n’est pas un livre à mettre dans toutes les mains car la part érotique est importante. Sofia joue ce jeu d’une manière sensuelle.

 

Lisez-le !

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L’auteur

Titulaire d’un bac économique et social et d’une Maîtrise d’archéologie à Nanterre, elle a travaillé sur des chantiers de fouille du Château de Vincennes et au laboratoire de Villejuif. Elle avait auparavant étudié l’histoire à l’université d’Aix-en-Provence.

Elle enseigne à Sens et surtout écrit car elle n’en est pas à son premier livre.

Elle a publié Seconde Chance, un roman sentimental, un peu érotique pour certains lecteurs (quand un homme et une femme se rencontrent, ils ne jouent pas aux cartes).

Changeant de sujet, elle vient également de publier un énorme pavé de près de 600 pages sous le titre BALADE PARISIENNE traitant à travers de dix circuits pédestres du Premier arrondissement de Paris comme les églises, les ponts, les musées, les commerces, les immeubles… Elle nous entraîne dans l’histoire de lieux connus ou inconnus avec une foule de détails, qui font de ce livre un ouvrage de références à avoir dans sa bibliothèque.

 

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Pour en savoir plus sur l’auteur, suivez ce lien :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 04 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … François-Marie BILLARD

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui François-Marie BILLARD

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1/ Qui êtes-vous ?

François-Marie BILLARD Sculpteur Céramiste.

 

Quel est votre parcours ?
Une formation technique dans les domaines de l’électrotechnique et de l’informatique, m’a menée au métier d’enseignant, après une brève incursion dans le secteur privé. Mon apprentissage de la céramique est le fruit de rencontres. D’abord avec une pièce, puis avec deux céramistes auprès de qui j’ai appris la technique de la terre : Brigitte Marionneau (cuissons de basse température et enfumages) et Yolande Cazenove (cuisson de haute température et émail). Mon travail marqué par ces deux approches de la céramique, est basé sur l’acceptation (et l’exploitation) de « l’accident » dans le processus de création. Une pièce est jugée satisfaisante lorsqu’une harmonie globale s’en dégage.

 

2/ Que faisiez-vous avant (ou parallèlement à) la pratique de votre art ?

Pendant 25 ans j’ai pratiqué divers arts martiaux, étudiant simultanément la culture japonaise (calligraphie, cuisine, littérature, Zen, etc.) excepté la céramique ! J’ai de ce fait développé un attrait pour une esthétique fortement marquée par le Japon, notamment par la calligraphie. Puis au contact de la céramique, je vais découvrir la notion de « wabi-sabi ».

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre passion ?

J’aime en tout premier lieu la lecture, notamment la poésie contemporaine, qui est une source de réflexion et d’inspiration, mais aussi la musique, le cinéma, le spectacle vivant.

 

Je pratique l’informatique comme outil artistique, soit en vue d’accompagner un projet d’exposition, soit dans la réalisation de catalogues, cartes de vœux, etc.

 

De manière plus générale, j’ai une passion pour les masques quels qu’ils soient et les objets rituels africains ainsi que pour la gravure.

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Lors d’exposition, de portes ouvertes d’atelier. Je n’espère pas d’admirateurs mais préfère laisser les personnes rencontrer les pièces en restant à leur disposition pour échanger.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Lors des expositions, j’aime prendre le temps d’échanger avec les personnes autour du travail présenté. Dans le cas de l’installation, « Ex-Voto », j’assure une permanence complète pour rencontrer les visiteurs et expliquer le projet. De manière assez régulière je conçois un catalogue présentant mon travail, le dernier plus proche du livre d’artiste, tiré à 20 exemplaires, présentait le travail des « clefs ». À ce jour je n’ai pas fait de conférence mais je reste ouvert à cette possibilité.

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Écrit ?

J’expose depuis le début des années 2000, j’ai commencé par un travail centré sur des pièces utilitaires bols, boîtes et contenants divers. Depuis quelques années mon travail a changé de trajectoire, travail sur les masques, les personnages et des éléments plus « abstraits ».

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le travail sur les clefs, inspirées des serrures africaines qui sont à la fois fonctionnelles et symboliques, cet ensemble tire son nom de la partie permettant de les manœuvrer. Le matériau de la partie fixe est la terre alors que ceux des pennes sont divers, rappelant ainsi la diversité des types de clefs, par là même des serrures. Depuis celles des portes à celles liées à la connaissance.

Dans certaines les deux éléments sont soudés assurant la mise sous clefs définitive d’éléments gênants. Dans quelques pièces l’ensemble est complètement symbolique, laissant à chacun le choix. L’orthographe retenue, « CLEF » au lieu de « CLÉ » est un choix calligraphique.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ? Vous entendre ? Vous voir ?

En galerie St Roch – Paris ou bien lors d’expositions temporaires et sur rendez-vous à l’atelier.

Sinon sur mon site internet http://billard-francois-marie.eu

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une école ?

Non aucune en particulier. Mais il faut un apprentissage solide puis accepter de prendre le temps de s’en détacher.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ?

Être curieux, observer, travailler et construire sa voie.

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activité?

Le bol reste un élément central du travail, même si je l’ai délaissé depuis quelque temps. Je suis sur un travail plus centré sur l’humain au sens large. De plus en plus je ressens le besoin d’accompagner le travail de céramique d’autres productions catalogues spécifiques production d’images.

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul (e) ou en groupe ?

Je travaille généralement seul, dans les moments ou l’inspiration manque je reviens sur le bol. C’est un élément simple et complexe. Comment faire un bol qui reste totalement harmonieux et équilibré tout en étant unique. C’est une affaire d’équilibre entre la forme et l’émail et la possibilité d’usage.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Il n’y a pas de réponse claire à cette question. De fait il est, pour ma part, évident que l’inspiration vient d’un ensemble d’éléments : lecture, expositions, observations, brouillons dans l’atelier et les moments d’errance. Tout ceci permet petit à petit de trouver le chemin qui mène aux pièces définitives ceci peut parfois être long et malaisé.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ?

Une fois, et cela est resté une expérience délicate qui ne me pousse pas à espérer une nouvelle commande. En effet il y a souvent un écart, pour ne pas dire un fossé entre la perception qu’ont les personnes de ce qu’il désire et le résultat final.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts ?

Prenez du plaisir en regardant les pièces.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

Il est difficile de répondre à cette question, aussi je vais citer quelques noms et en laisser de côté beaucoup trop.

Dans le domaine des arts plastiques, « Raku Kichizaemon XV » pour la céramique, « Denis Montfleur » et « Giacometti » pour la sculpture. En peinture sans doute « Chaïm Soutine » et le travail de gravure de « Pierre Soulages ».

Au niveau de la littérature le choix est beaucoup plus compliqué, aussi je retiendrai pour les poètes : « Basho », « Tomas Tranströmer », « Emmanuel Laugier » et « Andréa Zanzotto ». Pour les romanciers citons : Haruki Murakami, Jim Harisson.

En musique tout se complique je suis assez ouvert. Mais disons que j’aime des styles comme le baroque, la musique sacrée, la musique électronique, le Jazz et ce, sans oublier les musiques expérimentales. Il n’en reste pas moins que j’éprouve aussi une attirance pour les musiques traditionnelles du monde.

 

17/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

Une exposition dans le lycée professionnel où j’enseigne. Quelques pièces étaient présentées sans que mon nom ne figure sur l’affiche ou ailleurs. Des élèves d’une classe ont travaillé sur ces pièces sur le thème de l’argumentation, puis avaient préparé une dizaine de questions. Le jour de la rencontre, certains ne pouvaient pas croire que je sois l’auteur de ce travail. L’argument était « il est prof et travaille ici ». La pertinence des questions des élèves, moins proches des arts que d’autres, poussait à l’optimisme. Oui il faut plus d’art, et de pratique artistique dans les écoles.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Après presque une année de travaux d’aménagement d’un nouvel atelier à Avaray (41), je reprends le modelage. Tranquillement par des bols, accompagnés d’une recherche sur des pièces liées au thème du « passage ».

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Décembre 2017, exposition à la Galerie « Booz Art », Beaugency du 1er au 30 décembre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Toute mon actualité sur mon site : http://billard-francois-marie.eu et notamment le calendrier.

Sur :

Page Facebook : https://www.facebook.com/ceramique.billard

Instagram : https://www.instagram.com/ceramiquebillard/

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Le 23 août 2017

François-Marie BILLARD

 

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Je remercie sincèrement François-Marie BILLARD d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 05 septembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Paris traversé — Catimini Plume

Paris traversé de lumières anémiques ~ pic de pollution.

via Paris traversé — Catimini Plume

JL à l’écoute de … Sélène Wolfgang

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Sélène Wolfgang

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est Sélène Wolfgang. Mes poèmes ont été publiés dans plusieurs revues littéraires avant que mon premier recueil paraisse aux éditions Chloé des Lys en 2011.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit. Depuis l’enfance, je nourris un véritable amour pour les mots. Cependant, comme je ne peux pas vivre de ma poésie, je travaille en tant qu’employée administrative. J’ai un diplôme de bachelière en secrétariat de direction.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Autrefois, je dessinais et peignais également… Mais j’estime n’être pas assez douée pour les arts plastiques.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils me suivent le plus longtemps possible…

Je fais la promotion de mes livres sur les réseaux sociaux et je vais à la rencontre de mes lecteurs en participant à des salons du livre.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai fait quelques lectures de poèmes à Mons et à Paris. En septembre prochain, je présenterai mon dernier recueil «Le lamento des ombres» à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin (Belgique).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance. 4 de mes recueils de poèmes ont été publiés par les éditions Chloé des Lys (La jongleuse et les bouches à masques en 2011, odes ophélines et purpurines en 2013, carmina mortem en 2014 et Hérodiade en 2015). 2 autres de mes recueils ont été publiés par les éditions Edilivre (Ne m’oubliez pas! et le lamento des ombres en 2016).

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le lamento des ombres.

«Le Lamento des Ombres» est un recueil de poèmes dans lequel les figures féminines se ressemblent et s’assemblent en un sabbat crépusculaire aux teintes vives et colorées. Foudre tombée auprès d’un arbre, un orage magnétique grave le sceau du silence et le serment de deux jeunes femmes…

Des photos de Marc-Olivier Carion et de Benoît De Greift illustrent cet ouvrage.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site des éditions Edilivre, des éditions Chloé des Lys, du Furet du Nord, de la Fnac, d’Amazon,… et en librairie bien sûr.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Il est préférable bien sûr d’être publié à compte d’éditeur. Je préfère le livre papier au livre numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Se fier aux actes des gens plutôt qu’à leurs dires.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime tout lire mais je préfère écrire de la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris d’abord mes poèmes dans un carnet. Ensuite, je tape mes textes sur mon ordinateur.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai déjà eu des commandes d’ouvrages.

 

Je puise mon inspiration dans ce que je vis au quotidien. Même si ma poésie est une poésie symboliste et fantastique, il y a toujours en elle une part de mon vécu.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je me suis inspirée du livre « La Sorcière » de Jules Michelet pour créer le personnage principal que je mets en scène dans mes poèmes. Jules Michelet était un historien français du XIXe siècle qui avait un goût presque exclusif pour l’œuvre des philosophes des Lumières. Dans mes poèmes, j’exprime principalement ce que je vis en tant que femme.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture?

D’aller jusqu’au bout de leur passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Heinrich Heine, Emile Verhaeren, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Paul Eluard…

J’aime également les auteurs contemporains comme Amélie Nothomb, Anne Rice, Stephen King…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Les yeux du dragon de Stephen King.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, j’ai terminé 2 recueils de poèmes dont un dans lequel je rends hommage au poète belge Emile Verhaeren.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 10 septembre, je présenterai mon dernier recueil « Le lamento des Ombres » à l’Espace Muséal Emile Verhaeren à Roisin lors des journées du patrimoine.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook ainsi que sur mon site web: http://www.selene-wolfgang.be/

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Le 24 juillet 2016.

Sélène Wolfgang

.Le Lamento des Ombres

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LE CARNET DES CHIMÈRES

Le papier a des yeux,

De grands yeux

Pour voir que les pendules nimbées

De fleurs fantomatiques ont des visages.

Le papier a des mains,

De grandes mains

Qui à elles deux forment un écrin

Où sont enfermées toutes mes larmes.

Le papier a des jambes

De longues jambes

Pour chevaucher l’oblique de l’existence

Et traverser les ruelles en feu

Où dansent les maudits.

Le papier a des dents,

De longues dents,

Les ailes d’un ange pendillent

Aux lèvres de ce voleur de reflet

Et les pendules qui ont des visages,

Les fleurs fantomatiques

T’observent en salivant,

Le papier a des dents,

De longues dents

Pour te dévorer, Ennui!

Sélène Wolfgang (extrait de mon recueil de poèmes «Le Lamento des Ombres»

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Je remercie sincèrement Sélène Wolfgang d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le dénouement des jumeaux (Bataille de Coulmiers 1870), Jean-Louis Riguet

Pour vos lectures de vacances, mon dernier livre de docu-fiction sur la guerre de 1870 :

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Jean-Louis RIGUET

Le Dénouement des jumeaux

Bataille de Coulmiers 1870

Docu-fiction

éditions du Masque d’Or

Collection la France en guerre

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1ère Le dénouement des Jumeaux Coulmiers 1870.docx

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Jean-Louis RIGUET

Le Dénouement des jumeaux

Docu-fiction

éditions du Masque d’Or

Collection la France en guerre

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Les jumeaux sont issus d’une famille de négociants à Orléans pendant la guerre de 1870. L’un part à Paris pour un stage d’agent de change, l’autre, souhaitant être avocat, est incorporé dans les Mobiles. La guerre survient.

Une terrible bataille (celle de Coulmiers en Loiret) se déroule avec l’armée de la Loire et l’un des jumeaux. L’autre subit le siège de Paris par l’armée prussienne.

Comment les jumeaux réagiront ils à cause des phénomènes relationnels de la gémellité ? Survivront-ils ?

Un docu-fiction historique est le cadre de ces échanges particuliers.

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123 pages – ISBN 978-2-36525-053-5 – 21,50 € port compris

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N’attendez pas pour commander votre docu-fiction !

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À COMMANDER À L’ADRESSE SUIVANTE :

SCRIBO DIFFUSION

18 rue des 43 Tirailleurs

58500   CLAMECY

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www.scribomasquedor.com

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(chèque à l’ordre de SCRIBO DIFFUSION)

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Jean-Louis RIGUET

Jean-Louis Riguet est né en 1947, dans la Vienne (France). Notaire retraité à Orléans, autodidacte, il a fait carrière, depuis l’âge de 15 ans, pendant plus de 52 ans dans le Notariat, de la Vienne jusqu’à Orléans, en passant par l’Eure-et-Loir et Paris, avant de se consacrer à l’écriture.

Il est auteur d’un essai et de cinq romans, dont l’un a reçu le prix SCRIBOROM en 2013 et a été nommé pour prix Œuvre Originale au Salon du Livre de Mazamet (France) en 2014, ainsi qu’un autre qui a reçu le prix Marie-Chantal Guilmin au Salon du Livre de Mazamet en 2015.

Il est membre de la Société des Gens de Lettres, du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison des Écrivains et de la Littérature.

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Livres JLR

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 29 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Ariane Bois

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Ariane Bois

.BERNAY-Sortie-du-4e-livre-dAriane-Bois

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Ariane Bois

Après hypokhâgne, je suis entrée à Sciences Po Paris. Je suis ensuite partie vivre à New York où j’ai obtenu un Masters de journalisme de l’université de New York, une expérience formidable ! De retour à Paris, j’ai travaillé en radio, à la TV et ensuite dans la presse magazine pendant 27 ans. Aujourd’hui je collabore à Psychologies Magazine, à des sites et des journaux littéraires et j’écris mes livres. Le sixième sortira au printemps 2017.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis l’âge de dix ans.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je fais partie d’une troupe de théâtre amateur et je joue avec bonheur.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils m’apportent des éclairages sur le texte auquel je n’avais pas pensé… Je les rencontre à des salons du livre, en librairies, sur ma page Facebook.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, et c’est une grosse part du travail d’écrivain ! Pour Le gardien de mes frères, le dernier roman sorti en janvier 2016, j’ai dû animer une douzaine de conférences à Paris, en province et jusqu’à New York et en Israël. C’est un gros travail mais très enrichissant et les rencontres sont souvent formidables !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’âge de dix ans, j’ai gagné le prix de la meilleure rédaction de France et je n’ai jamais arrêté depuis ! J’ai eu la joie de remporter sept prix littéraires avec quatre romans et un recueil de nouvelles.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le gardien de mes frères (éditions Belfond) raconte la trajectoire d’un jeune garçon, Simon Mandel, qui a 16 ans en 1939 et va s’engager dans la résistance. Blessé au maquis, il acceptera une mission restée confidentielle après guerre : aller chercher les enfants juifs cachés dans les fermes, les couvents, les orphelinats, quand leurs parents ne rentreront pas des camps. C’est une histoire de résistance et de résilience qui a remporté 4 prix : celui de Mazamet, celui de Castres, celui André Armengaud de la ville de Vabre et le prix Wiso 2016.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairies, sur Amazon et sur Kindle. Certains de mes ouvrages ont été traduits en hollandais, en turc ou. en coréen !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je n’en ai pas.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Suis ton intuition et fais-toi confiance. Tu peux y arriver !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de romans étrangers car je suis lectrice de manuscrits en anglais pour des maisons d’édition et je lis pour mon travail de journaliste nombre d’essais en psychologie, santé, éducation, spiritualité. Je suis membre de quatre jurys littéraires donc je lis la sélection de ceux-ci. Comme vous le voyez, je lis pour vivre et je vis pour lire !

 

12/ Comment écrivez-vous?

Tous les matins, de 8 h 00 à 12 h 30 après avoir réveillé mes enfants. J’écris à la main, dans des cahiers et je rature beaucoup, j’ajoute des Post-It. Je ne passe qu’à l’ordinateur après et je tape très lentement…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai écrit mon premier roman Et le jour pour eux sera comme la nuit, qui a obtenu trois prix littéraires, après un drame familial. Ensuite j’ai exploré la vie de mes grands-parents et de ma mère qui fut un personnage de roman. J’aime partir de l’intime pour essayer d’atteindre l’universel.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’aime mélanger des personnages fictifs et des personnages bien réels et historiques. C’est ce que j’ai fait dans Le gardien, en dessinant le portrait de certains résistants bien connus et de Simon, que j’ai inventé. Dans mon prochain texte, qui se passe à New York, je procède de la même façon. J’aime quand la petite histoire rejoint l‘Histoire avec une grande hache, comme disait joliment Perec.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrire tous les jours, sans se soucier du regard des autres et écrire vrai, sans se cacher derrière les mots des autres. Chaque livre est après tout autobiographique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! J’aime beaucoup les Anglo-Saxons : Philip Roth, Joyce Carol Oates, Michael Cunningham, Stewart 0 Nan, Barbara Pym, Anita Brookner, Pat Conroy, Anita Brookner, Barbara Pym…

En France j’aime Lionel Duroy, Jean Marc Parisis, Laurent Mauvignier, Emmanuel Carrère et tant d’autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je finis le Lionel Duroy de la rentrée, formidable et je lis des auteurs américains, souvent des premiers romans, pour le Prix Lucien Barrère du festival de Deauville dont je suis jurée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je termine un roman-fleuve et choral qui se passe à New York.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai à Metz le 27 juin et à Nancy le 16 novembre pour des conférences, à Tours le 23 septembre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai une page Facebook à mon nom et mon éditeur Belfond se charge de la communication.

https://www.facebook.com/ariane.boisheilbronn

http://www.belfond.fr/livre/litterature-contemporaine/le-gardien-de-nos-freres-ariane-bois

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Le 20 juin 2016

Ariane Bois

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Je remercie sincèrement Ariane Bois d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET ??? juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le gardien de nos frères, Ariane Bois

Le Gardien de nos frères

Un roman d’Ariane Bois

Chez BELFOND

ISBN 978-2-7144-7104-8

390 pages – 19 €

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J’avoue avoir été interpellé par la quatrième de couverture ainsi conçue :

« En 1939, Simon Mandel a 16 ans. Entré dans la Résistance, il sera blessé au maquis. En 1945, la guerre lui a tout pris et notamment Elie, son petit frère, disparu dans des conditions mystérieuses. Dans une France désorganisée et exsangue, Simon embrasse une nouvelle cause, celle des Dépisteurs. Ces jeunes juifs, anciens scouts et combattants, ont pour mission de retrouver des enfants dont les parents ne sont pas revenus des camps. Sillonner le pays à la recherche des siens est sans doute le seul espoir pour Simon de retrouver Elie.

Dans ce monde traumatisé où le retour à la vie sera pour certains une tragédie de plus, Simon rencontre Léna, survivante du ghetto de Varsovie. Rejetée par son propre pays, la Pologne, elle cherche elle aussi à redonner un sens à son existence. De Paris à Toulouse, d’Israël à New York, la reconstruction bouleversante de deux jeunes révoltés portés par la force de l’amour et le souffle de l’Histoire. »

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Le mot « Dépisteurs » m’avait intrigué. C’est donc avec une envie de découvrir que j’ai entamé ce livre que j’ai lu très rapidement.

Ce livre raconte l’histoire des Mandel qui habitent Paris, au quatrième étage d’un bel immeuble dans le 7ème arrondissement. La mère, Marguerite, professeur de français et d’allemand, joue parfois le soir du piano. Le père, Henri, est avocat dans un cabinet prospère. C’est un démocrate, pur produit de la IIIème République radicale-socialiste. Il revendique haut et fort sa laïcité. Il aime la France en qui il a confiance.

Ce couple a engendré quatre enfants qu’il emmène en vacances sur les bords de l’Atlantique à La Baule ou de la mer du Nord au Touquet. Comme toute famille bourgeoise, l’hiver c’est le ski et toute l’année c’est le tennis. La famille est joyeuse, gaie, unie.

Bien qu’ils soient juifs, la famille est animée par des valeurs humanistes, laïques et républicaines. Elle sent vraiment une famille française. Elle ne se pose pas de questions, la France les protégera.

Arrive la Guerre. Avec son lot de malheurs, de désolations, d’arrestations, d’exterminations. Les espoirs sont vite anéantis. La Guerre va tout leur prendre. La famille est vite décimée car seuls Simon et son petit frère Elie en réchappent. C’est Simon que l’on suit dans les affres de la guerre, pendant ces longues années. En fait, on prend la vie de Simon quand il a 16 ans en 1939 et nous la suivons jusqu’à la guerre des Six-Jours, en 1967. On le suivra aussi à New-York où il s’est installé en 1948 comme architecte reconnu qui construit de grands immeubles, comme à Central Park. Après une reconstruction difficile de sa propre personnalité !

Simon rencontrera Léna, née de petits commerçants polonais, qui a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie. Ensemble, ils vont rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents. Leurs motivations sont différentes : Simon parce qu’il recherche son frère Elie, Léna car elle veut redonner un sens à sa vie.

C’est aussi l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui vont vivre une belle histoire d’amour. Deux jeunes révoltés, écorchés vif, passionnés, meurtris par la Guerre, qui nous feront voyager de Paris à Toulouse et croiser des figures légendaires du scoutisme, un champion de natation, un philosophe, le chef des Francs Tireurs et Partisans, etc.

C’est un exemple de résistance, et notamment de la résistance des Juifs volontiers passée sous silence.

Ariane Bois nous fait nous questionner. Peut-on survivre à telles épreuves ? Comment peut-on continuer à lutter, résister, chercher, sans jamais abandonner, renoncer, tout en étudiant.

La vie continue dans un voyage qui se renouvelle sans cesse. Quand une guerre finit, une autre recommence.

Simon est-il le Gardien de nos frères ?

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Le pays Briard

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Rappelons qu’Ariane Bois est grand reporter au sein du groupe Marie-Claire, spécialisée en sujets de société. Elle est aussi critique littéraire pour le Magazine avantages.  Elle est diplômée de l’Institut d’Etudes politiques de l’université de New-York et titulaire d’une DEA d’Histoire.

Ariane Bois n’en est pas à son premier essai puisqu’elle a déjà publié trois autres romans : Et le jour pour eux sera comme nuit, Le Monde d’Hannah et Sans Oublier.

Ariane Bois a reçu de nombreux prix à diverses occasions pour ce roman Le Gardien de nos frères.

Ariane Bois évoque plusieurs raisons qui l’ont poussée à écrire ce roman. D’abord le sujet de ces Dépisteurs qui parcouraient la France à la recherche des enfants juifs cachés pour les sauver. Ensuite, elle a écrit une thèse sur la Résistance. Enfin, elle a eu un grand oncle pasteur, Robert Cook, aumônier du maquis de Vabre dans le Tarn, qui lui a raconté la résistance juive. Ce pasteur avait notamment organisé un faux camp d’éclaireurs unionistes afin de sauver 30 jeunes filles juives. Et cela a réussi. D’ailleurs, après la Guerre, il a été reconnu comme Juste parmi les Justes.

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Pour ce livre, la collecte des données est impressionnante. Les recherches de détail sont impressionnantes sur la résistance des Juifs en France et l’après-guerre.

On sent le parcours de l’auteure qui nous conte sans avoir l’air d’y toucher des faits moins connus de notre histoire comme « la rafle du billet vert » en 1941, à Paris, dans le XIème arrondissement. Des milliers de juifs étrangers furent parqués au gymnase Japy avant d’être transférés aux camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Elle nous indique aussi que seulement 2500 Juifs sur 75000 sont revenus des camps et que leurs biens ont été accaparés par autrui.

Elle nous parle aussi des tractations complexes avec l’ordre de Notre Dame de Sion, réticent à remettre les enfants juifs après la Libération alors qu’un excellent travail avait été effectué auparavant. Et aussi de ces 85 % d’enfants Juifs sauvés grâce au courage des Justes, catholiques ou protestants.

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Ariane Bois nous offre avec Le Gardien de nos frères un grand roman sur la tragédie juive à la fin de la seconde guerre mondiale s’appuyant sur un véritable travail d’enquête et sur un recueil de témoignages.

Félicitations Madame !

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© Jean-Louis Riguet 20 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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