Petit tas de sable par Catimini Plume

Bien sûr, c’est vrai, un petit tas de sable, et tous les souvenirs des vacances reviennent ! Par exemple, les enfants construisent des châteaux de sable avec des engins multicolores, la mer qui balait tout ensuite.

Alors, un grand merci à Catimini Plume de nous enchanter avec ses haïkus, tous plus beaux les uns que les autres.

Eh bien, oui, elle a encore frappé pour notre plus grand bonheur. En voici un qui sent bon les vacances à la mer :

Petit tas de sable

dans un coin de la chambre –

on défait les valises.

via Petit tas de sable — Catimini Plume

La structure d’un haïku

Normalement, un haïku japonais traditionnel comporte 17 sons.

Puis, nécessité oblige, ces sons sont divisés en trois phrases : 5 sons, 7 sons, 5 sons.  Il n’y a pas forcément de verbes conjugués.  De plus, un haïku n’est pas obligatoirement rimé. Egalement, on recherche, tout en restant sur le même thème, trois vers qui ne constituent pas une phrase, mais plutôt un tout cohérent.

Ainsi, dans un haïku français, on remplace les sons par l’équivalent d’une syllabe. Le résultat donne trois phrases :

  • la première avec 5 syllabes,
  • la deuxième avec 7 syllabes,
  • la troisième avec 5 syllabes.

Donc, un haïku ne comporte pas forcément de rime, mais il peut aussi comporter une césure, qui servira à juxtaposer deux idées.

Dès lors, je pense que la structure de l’haïku proposé par Catimini Plume répond à tous ces critères.

Ainsi, le nombre de sons est respecté, avec deux idées juxtaposées séparées par une césure. Le tout est cohérent.

Bravo à Catimini Plume ! N’hésitez pas à visiter et à vous abonner à son site, vous y serez enchanté.

L’esprit du Haïku, de Terada Torahiko


J’ai acheté ce petit livre à l’occasion d’une récente promenade au rayon poésie de la librairie Gibert à Paris, et son titre L’esprit du Haïku a tout de suite attiré mon attention, comme vous pouvez l’imaginer.
Il s’agit ici d’un essai, d’une réflexion sur l’aspect typiquement japonais de cette forme de poésie qui concentre dans ses trois vers de dix-sept syllabes toute la pensée nippone : son rapport à la nature, sa philosophie, ses interactions entre objectivité et subjectivité, son sens de l’impermanence, la structure et la musicalité de sa langue, son émotion toute particulière face au cycle des saisons et à des expressions comme « fine pluie de printemps » ou « tempête d’automne », etc.

Un article à lire de La Bouche à Oreilles, bric à brac culturel

Mon grain de sable

L’article précédent peut conduire à celui-ci auquel j’avais ajouté quelques commentaires :

https://librebonimenteur.net/sj4u

© librebonimenteur.net – Jean-LouisRIGUET le  02 septembre 2019

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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