Cette interrogation est l’objet d’un poème que j’ai écrit pour contrer mes éventuelles pertes de mémoire. Pour l’instant ça va, mais avec l’âge on peut se poser des questions.

C’est aussi une ode au bonheur d’aimer qui apporte beaucoup de joie lorsqu’il dure longtemps. Je parle de cet instant où tout se mélange, les souvenirs, l’amour, la tendresse, les plaisirs simples. Moment privilégié dans la vie de quelqu’un, il faut en profiter et le faire perdurer au maximum, en raison de sa rareté.

La revue Florilège, un hymne aux poètes et à la poésie

Le n°198 de la revue Florilège (mars 2025) vient de paraître, et, une nouvelle fois, tous les amateurs de mots qui dansent et enchantent seront comblés. En plus d’être très qualitative, cette revue est tout simplement magnifique. Eh bien, ce numéro me fait l’honneur de publier ce poème que je ne résiste pas à partager.


Me souviendrai-je ?

Inerte
Bientôt la mort

Me souviendrai-je ?
De ces petits matins sucrés
Embaumés par l’odeur du café
Ou le parfum chaud que la brioche répandait

Me souviendrai-je ?
De tes cheveux ondulant sur les tempes
Comme des phrases incohérentes
Pleurant, tout en détresse
Jusqu’au niveau de tes fesses
Pour forniquer sagement

Me souviendrai-je ?
Des mots vivants,
Tout seuls, mais vivants
L’un l’autre se dévorant
Le café refroidit… sans sucre fondant

Je m’émerveille
Les fleurs bientôt éclopées
S’éclaboussent de beauté
Se disent bonjour comme un forfait

La brioche a été… mangée
Sous des idées très belles, sucrées
Avec des mots de musique, dorés

Tes longs cheveux blanchissent

Et je me meurs lentement

A ce poème sont associés deux tankas et un haïku :

Pour bientôt la mort
Je me souviens ce matin
L’odeur du café
La brioche au parfum chaud
Me souviendrais-je toujours

Cheveux ondulant
Comme des mots incohérents
Me souviendrais-je

Mots vivants tout seuls
Se dévorant l’un sans l’autre
Café refroidi
Les fleurs disent bonjour matin
Avec des mots de musique

Les mots, un pouvoir immense

À travers cette publication, je me suis rappelé à quel point les mots ont un pouvoir immense. Ils nous permettent de peindre le monde avec beauté, sensibilité et émotion. Écrire, c’est manier les mots avec la précision d’un orfèvre, c’est tenter de capter l’essence de l’éphémère et de l’intemporel à la fois.

Un mot sur l’association Les Poètes de l’Amitié

Je ne peux écrire cet article sans saluer l’association Les Poètes de l’Amitié – Poètes sans Frontièresqui édite la revue Florilège. Fondée en 1974 par le poète Stephen Blanchard, cette association oeuvre depuis des décennies à la promotion de la poésie et de toute forme d’expression artistique. Reconnue comme association d’éducation populaire, elle publie une revue qui a elle-même été distinguée par le Prix de la Presse Poétique 1994.

La revue Florilège est un espace unique où les poètes peuvent partager leurs écrits, trouver une audience bienveillante et perpétuer la tradition poétique tout en se renouvelant.

Conclusion : l’invitation à lire et à écrire

Cette publication dans Florilège est une occasion de remercier les lecteurs, les créateurs et tous ceux qui participent à faire vivre la poésie. C’est aussi une invitation à découvrir cette revue magnifique, à s’immerger dans ses pages et à savourer la beauté des mots.

© 25 mars 2025 – Jean-Louis RIGUET, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres pour librebonimenteur.net


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Parution : Bricemaël et la Butte des Élus - Éditions 7e Ciel DECOUVRIR ICI

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