La Revue Paysages écrits publie trois de mes poèmes

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La Revue Paysages écrits publie trois de mes poèmes

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Trois de mes poèmes inédits viennent d’être publiés par la Revue Paysages écrits

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Dans le numéro 30, octobre 2018, la revue Paysages écrits, dont la responsable de la publication est Sanda Voïca, vient de publier trois de mes poèmes inédits et je tiens à l’en remercier profondément.

Cette revue est publiée en numérique et sur papier, depuis octobre 2012 à raison de deux par an.

Sanda Voïca est poète et a publié plusieurs ouvrages. Son dernier recueil est Trajectoire déroutée.

Trajectoire déroutée

Sanda Voïca

EAN – ISBN : 9 791090 491793

2e trimestre 2018 – 80 pages – 14 €

éditions LansKine

https://www.editions-lanskine.fr/livre/trajectoire-deroutee

Sanda Voïca, originaire de Roumanie où elle est née le 26 mars 1962. Après avoir fait des études à la Faculté de langues étrangères de Bucarest, elle a travaillé, entre 1990 et 1997, comme correctrice pour la revue « Contemporanul-ideea europeanà » et « La Roumanie littéraire ».

Elle a été publiée dans les plus importantes revues littéraires bucarestoises des poèmes, nouvelles, fragments de roman. En 1999, elle sort le recueil « Le diable avait les yeux bleus » (Diavolul avea ochi albastri) aux éditions Vinea à Bucarest, sous le nom d’Alexandra Voicu.

En 1999, elle déménage en France et y vit toujours.

Désormais, elle écrit en français des textes qu’elle commence à divulguer dans de nombreuses revues littéraires dont les détails sont relatés dans son blog « Le livre des proverbes nouveaux », rubrique « Présence ailleurs ». Elle publie également des recueils en 2015 : Exils de mon exil, chez Passages d’encres éditons et Epopopoèmémés chez éditions Impeccables.

Elle publie des textes, des collages et des photos dans plusieurs revues papiers comme Moebius, La Plage Blanche, Place de la Sorbonne, ou revues numériques comme Terre à ciel, Ce qui reste, Recours au poème, etc.

Depuis 2010, elle est l’initiatrice et l’animatrice aux côtés de Samuel Dudouit de la revue numérique « Paysages écrits ».

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Suivez ce lien pour vous connecter à la revue numérique :

https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/

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Mes trois poèmes inédits sont à découvrir sur cette page :

https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits2/numero-30/pe30-jean-louis-riguet

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Trois poèmes du mal à l’âme

J’ai mal

Oui, j’ai mal

J’ai mal à l’âme

Mon corps

Mon corps décrépit

Mon corps suit

Il suit sans connaître le chemin

Mon corps se décharne

Il suit le chemin escarpé de la non-vie

Sur le chemin pentu

De l’isolement morbide

Je ne rencontre pas la solitude

Je ne suis pas seul

Mes neurones voyagent, accompagnés

Ils sont accompagnés

De sensations

De fébrilités

De peurs et de joies

La solitude se vit

L’isolement nous meurt

Je suis seul

Je suis seul au milieu de tous

Seul est mon idéal

Seul est mon royaume

Seul est mon éden

Ma raison de vivre

Seul je vis

Seul je ris, je pleure

Seul

Je meurs

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© Jean-Louis RIGUET 19 août 2018

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© Jean-Louis RIGUET 25 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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LIBELLE, une revue de poésie

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LIBELLE, une revue de poésie

Michel Prades, membre fondateur de la revue de poésie LIBELLE communique

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Historique de la revue de poésie

LIBELLE :

       Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle »dont l’objet c’est la publication de la revue de poésie Libelle. Bernard Rivet et Michel Prades est les membres fondateurs. En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent ».

     Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui.

     Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée.                

     Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l’écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d’auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue.

     Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Chaque mois mille exemplaires sont expédiés aux abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères.

     Libelle est une histoire d’amitié, d’amitiés, un cas d’écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité.

  

Fiche technique

Dénomination : LIBELLE
Raison sociale : Association loi 1901 « Libelle »
Statut : Association loi 1901 « Libelle »
Adresse : 14, rue du Retrait
Code postal : 75020
Ville (+ Pays) : Paris – France
Téléphone : 01 43 15 24 29

Email : pradesmi@wanadoo.fr

Site web : www.libelle-mp.fr

Nom du responsable : Prades Michel
Illustration : Cirès-Brigand Michèle
Spécialités / Genres : Poésie, Nouvelle, Chronique,

Bloc-notes & Concours
Fréquence de publication : Mensuel
Prix de vente au numéro : 2 €
Prix Abonnement : 25 €
Prix Abonnement de soutien : 40 €
Tirage : 1000 exemplaires
Date de la première création : Décembre 1990
Éditeur : Association loi 1901 « Libelle »

 

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L’un de mes poèmes est publié dans le numéro 288 d’Avril 2017 dans le mensuel de poésie

LIBELLE

 

 

L’arbre

 

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

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Il est associé à l’haïku suivant :

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L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

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Ces poèmes sont extraits du recueil de poésie

COQUECIGRUES par Mégarde

publié par les éditions PREM’EDIT.

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Un grand merci à Michel PRADES, Directeur de publication et rédacteur en chef de LIBELLE.

Pour en savoir plus sur Michel PRADES :

https://librebonimenteur.net/tag/michel-prades/

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© Jean-Louis RIGUET

Le 06 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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FPPN, samedi prochain, je suis l’invité d’honneur du

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Organisent la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017
à partir de 11 heures

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

Liste provisoire des participants

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Christophe Bregaint, Eric Dubois (Le Capital des Mots), Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Jean-Paul Klée, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

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Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

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A cette occasion, j’espère être en mesure de présenter mon deuxième recueil de poésie publié par PREM’EDIT actuellement en cours d’impression :

COQUECIGRUES par Mégarde

dont je vous livre un court extrait :

Le froid

L’hiver les cœurs givrent

La grisaille souille le bonheur

Misère sans soleil

Le froid givre les cœurs

Le soleil réchauffe les artères

Mais la tristesse est en dedans

La grisaille salit le bonheur

La lumière jaillit du cratère

Mais la gaieté n’est pas dedans

L’écume

Printemps sur la terre

L’océan fabrique son écume

Le calme du néant

L’écume de la terre

Embrume l’océan

Inonde le néant

Calme la colère

L’arbre

L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

Rappelons que ce dernier poème L’ARBRE a été publiée dans la revue LIBELLE en avril dernier.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.de/

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© Jean-Louis RIGUET 09 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Là où l’humain se planque, Angèle Casanova

Là Où L’HUMAIN SE PLANQUE

Angèle Casanova

Nouvelles

L’illustration de couverture est de Jacques Cauda

TARMAC éditions

28 pages – Mars 2017 – Prix 8 €

ISBN 979-10-96556-04-5

http://www.tarmaceditions.com/

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 Crédit photo Philippe Martin
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Quand j’ai reçu ce livret, j’ai tout d’abord été surpris par son look. S’agit-il d’un livre osé pour ne pas dire plus, me suis-je demandé ? D’une certaine manière, il l’est. Car il fallait les écrire ces deux nouvelles dans un style qui n’appartient qu’à Angèle Casanova. Il fallait oser écrire et oser publier. C’est fait.
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Une carte postale en guise de quatrième de couverture nous invite à la lecture :
Tarmac, le 1er mars 2017
Chers amis,
Un livre, c’est d’abord un texte.
Un lieu dit pour un rendez-vous entre un lecteur et un auteur.
On se cherche un peu, on se reconnaît.
On se raconte, on s’attache.
En vous souhaitant une belle rencontre,
A bientôt.
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Papier texturé. Je touche aussi, je sens, je renifle, il y a comme une odeur d’inconnu, un parfum d’imprévu, une senteur de découverte en devenir, un ressentiment de mystérieux. Puis, on s’apprivoise. J’ose ouvrir, j’ose feuilleter, j’ose tourner les pages en chipant un mot par-ci, un mot par là.
Puis, je me lance. Courage car la première ligne m’emmène dans un endroit connu : « Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. » Qui il ? Plus loin, on parle de elle. Qui elle ?
L’intérieur est des plus sobres, le strict minimum. Pas de fioritures. Juste l’essentiel.
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Le texte de la première nouvelle commence à la page trois, direct en haut de la page. Pas de titre superflu. Ce premier texte « Là où l’humain se planque » se déroule sur quinze pages avec seulement cinq paragraphes. L’espace est utilisé au maximum.
Les phrases sont courtes, extrêmement courtes, certaines ne comportent qu’un mot. Presque à l’excès ! Au début, c’est troublant, puis on s’y fait. Ce n’est pas l’auteur qui s’adapte, c’est le lecteur. Il faut s’y faire, Angèle est comme cela.
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« C’est l’histoire d’un mec » aurait dit Coluche, qui tourne en rond. Il s’emmerde dans son appartement qu’il ressent comme une prison. Il étouffe jusqu’à la colère. Il voit des soleils rectangulaires. Une obsession l’habite, ce 80 – 20 pour cents. Elle a plus que lui. Il a le débarras et elle le salon. C’est réaliste.
Réaliste ce texte, oui il  l’est, comme le deuxième. Combien de fois n’ai-je pas entendu cette histoire de 80-20 ou 60-40 dans mon cabinet ? Des milliers sûrement. C’est le point de jonction entre l’amour sans condition et les conditions sans amour. Au début, l’amour domine tout avant de laisser la place à autre chose, de moins glamour, plus réaliste. Et tout ça dans des appartements sans âme où le soleil est rectangulaire.
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La deuxième nouvelle « A ouvrir dans trente ans » est encore plus courte : trois pages. On retrouve une écriture normale, moins hachée. Là aussi, une obsession l’habite. On y parle solitude à moins que ce soit isolement, absence de communication. On peut aimer la solitude, mais aime-ton l’isolement ?
La colère est présente également et elle nous insulte : « Je l’emmerde, le monde. Et tous ces connards avec.« 
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Crédit photo Philippe Martin
Dans ces deux nouvelles, les personnages finissent par s’évader vers autre chose que le réel.
C’est un cri de douleur, de colère, qui vient du plus profond de l’être. Peut-être un appel au secours ! un appel à la libération ! En tout cas, c’est un mal-être exprimé d’une manière rageuse, rugueuse, avec talent.
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C’est un recueil, un carnet plutôt, qui dérange, surtout que l’auteur insiste dans les trois dernières pages dans un troisième texte « L’auteur par l’auteur » en parlant d’elle-même. « Dire le monde tel qu’il est, même si ça fait mal« , c’est le principe de l’auteur. D’ailleurs, Angèle Casanova aime bien se flageller : « Se foutre des beignes pour ne pas oublier que le monde est tel qu’il est, que ce truc, ça se passe tout le temps, ailleurs, loin, et encore, peut-être, derrière une porte sur votre palier. » Elle conclut « ces choses-là se déroulent, alors que, peut-être, le linge sale est là, derrière une porte sur votre palier, ou même dans votre album de famille, dans le cœur de os morts. Dans le vôtre peut-être. »
Ces textes d’une force inouïe sont signés Angèle Casanova. On en reparlera !
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http://www.tarmaceditions.com/la-ou-l-humain-se-planque
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Crédit photo Philippe Martin

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Des extraits :

Là où l’humain se planque

Cet appartement. Cet immeuble. Le dégoûtent. Profondément. Il ne voulais pas. N’aurait jamais voulu habiter là. Elle lui a forcé la main. Rien à faire. Faut toujours qu’elle décide. Et lui, il doit suivre. A contrecœur. Ce qu’il en pense, rien à battre. Quand il a des velléités de rébellion, elle le remet à sa place. Celle de ses 20 pourcents. Pas grand-chose, 20 pourcents.

………….

Pas grand chose. 20 pourcents. De cette tranche de dalle bétonnée, à peine dissimulée sous un carrelage blanc. 20 pourcents. Qu’il possède. Le bénéfice de son salaire. Pas d’apport. Alors. Pourquoi aurait-il plus. Donc. 20 pourcents. Les gagne. Les sue. Les mérite. Ses 20 pourcents. Mais plus. Non. Elle. Oui. Elle a hérité. A de l’apport. Alors. Pourquoi aurait-elle moins. 80 pourcents. Le montant de sa part du gâteau. Il se demande. Parfois. Ce qu’il a vraiment. Ce qui est vraiment à lui. Ici. Qu’est-ce que c’est que 2 pourcents. Qu’est-ce que ça représente. Les toilettes. Le cagibi. Les penderies. Les pièces techniques. A coup sûr. Oui. Cela doit approcher ça.

…….

Un jour il craque. Ça s’est fait petit à petit. A coup de gueulantes. Interminables. Fais pas ci. Fais pas ça. Dors pas. Tu ronfles. T’as pas fait les courses. Vu le salaire que tu gagnes. Tu pourrais au moins te magner le cul. Laisse-moi la chambre. Va dormir dans ton clapier. Tu l’aimes tellement. Et puis. Vu ce que tu baises. Autant plus venir dormir avec moi. Mais qu’est-ce qui m’a foutu un raté pareil. Va te faire foutre. Je te remplace quand je veux.

A ouvrir dans trente ans

Elle regarde le plafond, compte les fissures, apprend par cœur les dessins hasardeux qu’elles forment, une biche, une chaise, constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond, des heures, des jours, elle ne sait plus. Les persiennes font entrer le soleil et puis non, le temps disparaît. Seule compte l’attente, et encore, au début. Même cela finit par disparaître. Dès lors, elle se contente de fixer le plafond.

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Quelques mots sur l’auteur :

En dehors des trois pages du texte « L’auteur par l’auteur », il n’est pas dit grand chose d’Angèle Casanova, si ce n’est qu’elle a fait des publications de nouvelles et de poèmes dans les revues suivantes :

L’Ampoule, Le Cafard hérétique, Le Capital des Mots, Ce qui reste, Festival Permanent des Mots, Journal de mes paysages, lorem ipsum, Métèque, Paysages écrits, Remue.net, La Revue des Ressources, Traction-Brabant, Zinzoline.

Une de ses nouvelles poétiques figure dans le premier recueil des Editions Bancal, Illusion(s) : nouvelles et textes poétiques (2015).

Son site : gadins et bouts de ficelles (2006). http://gadinsetboutsdeficelles.net/

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Si vous voulez en savoir plus sur le parcours d’Angèle Casanova, suivez ce lien :

https://librebonimenteur.net/2017/05/02/jl-a-lecoute-de-angele-casanova/

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 05 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Angèle Casanova

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Angèle Casanova

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© crédit photo Philippe Martin

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1/ Qui êtes-vous ?

Angèle Casanova

 

Quel est votre parcours ?

Je tiens un web livre, Gadins et bouts de ficelles, depuis 2006. Je contribue régulièrement à des revues papier et numérique depuis 2014 et mon premier livre, Là où l’humain se planque, vient de paraître aux éditions Tarmac dans la collection Complément de lieu.

J’écris de la poésie et des nouvelles.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je suis bibliothécaire depuis 15 ans, et actuellement sur un poste de responsable web.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

La lecture et le dessin.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’attends rien d’eux, si ce n’est qu’ils lisent mon livre.

Je publie des informations sur mes publications sur mon site et sur les réseaux sociaux.

Je participe à des festivals, à des lectures et à des rencontres en librairie. En 2016, j’ai participé aux Festivals Zinzoline s’expose (février) et Montmeyan en poévie (août) – où nous nous sommes rencontrés.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Systématiquement. Je travaille dans la médiation culturelle, et cet aspect des choses est important pour moi.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis que je sais tenir un stylo à peu près bien.

Voir ma bio-bibliographie sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Là où l’humain se planque est mon premier livre. Il est né d’une rencontre avec Jean-Claude Goiri. Lors du Salon du livre 2015, sa revue le Festival permanent des mots était mise à l’honneur à l’entrée du Salon. Je suis allée me présenter, nous avons beaucoup discuté et je lui ai envoyé quelque temps après un poème, cent soixante degrés (publié dans le FPM n° 9). Lors du Salon du livre 2016, Jean-Claude m’a invitée à lire un texte inédit lors de la rencontre Festival Permanent des Mots et le projet de livre a démarré tout de suite après.

Les deux textes présentés dans le recueil, Là où l’humain se planque et A ouvrir dans trente ans, ont d’abord été publiés sur le web. Le premier a été créé pour les Vases communicants de mai 2013, lors d’un échange de blog avec François Bonneau. Le principe de cet échange était d’écrire à partir des photographies de l’autre. Je l’ai d’ailleurs lu lors de la soirée Du blog à la scène, les Vases communicants donnent de la voix, proposée à la Bibliothèque Faidherbe (Paris), le 2 mai 2013.

Le poète et peintre Jacques Cauda a eu la gentillesse d’accepter de réaliser la couverture de mon recueil. Son œuvre participe du projet. La femme comme objet du regard de l’homme, le modèle comme objet de la fascination du peintre. Il nous propose une belle mise en abîme, qui parle de désir de domination, de violence et de fascination. À la fois le reflet de la société telle que je la vois, et du chaos personnel que j’essaie d’exprimer dans mes textes.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mon livre est disponible :

  • Sur internet : sur le site des éditions Tarmac et sur celui de la Librairie Mollat.
  • En librairie : à la Librairie du Chat Borgne de Belfort, à la Librairie Les Papiers bavards d’Audincourt et bientôt à la Librairie comtoise de Vesoul.
  • En bibliothèque : à la Bibliothèque municipale de Belfort.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je ne publie pas à compte d’auteur si ce n’est sur mon site personnel.           © crédit photo Philippe Martin

Je suis favorable à tous les supports d’écriture, qu’ils soient papier ou numérique, du moment qu’un éditeur suit le projet.

 

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ? 

Un double conseil émanant à la fois de Jean-Claude Goiri et d’Hervé Bougel (des éditions pré # carré) : oublier les textes envoyés, pour me concentrer sur les textes en cours d’écriture.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis tout le temps de tout. Mais les essais nourrissent ma pensée et mon écriture de gestes et de faits. Et c’est important pour moi.

Je lis beaucoup de littérature jeunesse, ce qui est un réel atout pour l’écriture poétique. En effet, elle déborde de fantaisie, d’images poétiques débridées et m’a, précisément, libéré l’imaginaire. J’apprécie aussi tout particulièrement l’importance que l’oralité y prend. Dernièrement, un lecteur m’a dit que mon livre l’avait laissé indifférent jusqu’à ce qu’il le lise à voix haute. Cela m’a semblé logique, puisque, moi-même, j’écris à voix haute, en envisageant dès le départ que mon texte ne sera fini que si j’arrive à le lire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À voix haute, vite, d’un seul jet. Je sais, au moment où je pose mes doigts sur le clavier, si cela va être un poème ou une nouvelle, et je n’écris pas de premier jet sur un carnet. L’ordinateur est mon outil de travail et les idées mijotent souvent plusieurs mois avant d’être écrites, parfois très vite, en un quart d’heure.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans rien, des choses impalpables, la vie quotidienne, un geste, un rayon de lumière.

Mon livre en est à son deuxième tirage. Le premier tirage était à 50 exemplaires.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je ne construis rien, je ressens. Je ne sais pas construire un personnage. Rien n’est donc vraiment imaginaire. Je pioche, je trie, je rassemble des traits observés, lus, mais je n’imagine, précisément, que cet assemblage.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Envoyer des textes aux revues littéraires, pour confronter ses envies d’écriture avec la réalité.

Ne pas payer pour la publication de ses livres.

Avoir une approche disciplinée de l’écriture. Écrire, écrire, envoyer, persévérer. Travailler.

Suivre les maisons d’édition, les connaître et aller à la rencontre des éditeurs lors des salons.

© crédit photo Philippe Martin

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Françoise Ascal / Silvia Baron Supervielle / Marcel Béalu / Didier Blonde / André Dhôtel / Georges Didi-Huberman / Annie Ernaux / Neil Gaiman / Tove Jansson / Jack London / Richard Matheson / Cormac McCarthy / Maurice Pons / Claude Ponti / Grisélidis Réal / Germaine Tillion / David Vann

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Beaucoup trop de livres en simultané :                                                                                      © crédit photo Philippe Martin

Spoon river : catalogue des chants de la rivière, par Edgar Lee Masters (Le Nouvel Attila, 2016)

Le Roman des revues, par Mathieu Bénézet (Ent’revues, 2012)

Vanité aux fruits, par Derek Munn (L’Ire des marges, 2017)

Wild, par Cheryl Strayed (Arthaud, 2013)

Le bunker : troisième témoignage, par Benoît Camus (Jacques Flament, 2015)

Modes & travaux : une histoire de la femme française, par Élodie Lantelme

et Patricia Wagner (Solar, 2014)

Sally Jones, par Jakob Wegelius (Thierry Magnier, 2016) – le roman, pas la bande dessinée.

Game of thrones : le trône de fer : les origines de la saga, par George R.R. Martin, Elio M. Garcia et Linda Antonsson (Huginn & Muninn, 2014)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Un recueil de poésie jeunesse, un recueil de nouvelles et un livre d’artiste avec Florent Wong.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

J’ai plusieurs parutions prochainement :

  • Sarrazine, n° 17, 2017
  • Résonance générale, n° 9, 2017
  • Le Cafard hérétique, n° 9, 2017
  • 36 choses à faire avant de mourir (anthologie), éditions pré # carré, 2017
  • Verso (automne 2017)

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page Facebook, mon compte Twitter et sur mon site.

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Le 30 avril 2017.

Angèle Casanova

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© crédit photo Philippe Martin

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Extraits

 

 

 

A ouvrir dans trente ans, in : Là où l’humain se planque, éditions Tarmac, collection Complément de lieu, 2017, p. 21
« Elle regarde le plafond, compte les fissures, apprend par cœur les dessins hasardeux qu’elles forment, une biche, une chaise, constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond, des heures, des jours, elle ne sait plus. Les persiennes font entrer le soleil et puis non, le temps disparaît. Seule compte l’attente, et encore, au début. Même cela finit par disparaître. Dès lors, elle se contente de fixer le plafond. »

 

                                                                                                                                           © crédit photo Philippe Martin 

Le lit, in : Hors-Sol, 2016
« mon lit
est un monde plat
à quatre coins
aux bords vertigineux tombant dans la poussière
il me donne l’impression que je pourrais
tel little nemo partir à l’aventure
m’envoler par la fenêtre avec pour seul bagage
ce continent mobile
et pourtant ce havre
tous les matins
je le quitte
et le regrette »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© crédits photo Philippe Martin pour les portraits

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Je remercie sincèrement Angèle Casanova d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

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© Jean-Louis RIGUET 02 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Luc Corlouër

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Luc Corlouër

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Luc Corlouër, 57 ans, j’écris depuis plusieurs années, j’ai publié mon premier roman en 2007.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Ingénieur dans l’aéronautique pour le groupe Safran, je suis vendeur de services. J’ai travaillé pour Airbus, Boeing et pour les hélicoptères.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’aime la photographie qui est pour moi un complément aux belles lettres. J’ai d’ailleurs en projet deux livres avec des photographes dont je rédigerais les textes. Je suis aussi un rat d’archives, rien ne me fait autant plaisir que d’ouvrir un carton, sentir l’odeur et découvrir des trésors enfouis dans les documents.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je participe à des salons du livre, je réalise quelques dédicaces en librairie, j’aime échanger avec les lecteurs qui font souvent des remarques pertinentes sur les ouvrages. J’interviens également auprès des médias (journaux, radio, TV)

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, pour moi, la meilleure façon d’aller au-devant de son public est la conférence. Elle est adaptée pour expliquer son travail, sa démarche, pour intéresser sur les sujets.  J’anime plusieurs conférences : les Bretons dans la construction du métro, Montauban autrefois, Sur les traces d’Edgar Faure, La Guerre 14-18.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ma première tentative d’écriture remonte à 1976, ensuite je n’ai pas retouché la plume pendant 30 ans, Au début des années 2000 je publie dans une revue historique un sujet méconnu, l’affaire des Canadiens d’origine française « Les Bretons de Beaumont-Hamel » paru dans la revue annuelle de Bretagne 14-18.

 

En 2007, je publie mon premier roman qui traite de la construction du métro de Paris par les Bretons « La Tourmente-Kenavo » récompensé par le Prix des Bretons de Paris.

 

L’année 2009 verra la publication d’un essai historique sur la petite ville Tréguier dans les Côtes d’Armor «  Tréguier Autrefois » en collaboration avec mon ami Philippe Hodique (+ 2011), hommage à la ville de mes aïeux.

 

En 2011, j’ai emprunté les routes du sud-ouest en faisant partager les lieux que j’affectionne, ce sera « Simon de Montauban », mon deuxième roman.

 

Fin 2013, j’écris un essai humoristique intitulé « Dédicaces » ouvrage atypique sur les typologies de lecteurs illustré par Frédéric Médrano.

 

Membre du Souvenir Français, je suis également membre de la Compagnie des Ecrivains de Tarn et Garonne, je suis adhérent à l’Association des Ecrivains Bretons et à l’Association « 7àlire ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ma dernière publication a été co-écrite en 2014 chez Ramsay avec Rodolphe Oppenheimer, petit-fils d’Edgar Faure, intitulé « Edgar Faure, secrets d’état, secrets de famille » a connu un vrai succès et obtenu le « Prix Marc Galabru » prix d’honneur du Salon du livre de Mazamet.

Cet essai retrace la vie moins connue de l’homme que fut Edgar Faure, homme politique, certes, mais aussi auteur de chansons, procureur au tribunal de Nuremberg, académicien, homme de culture.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les librairies de préférence, sur les sites marchands, chez mes éditeurs le Cormoran et Ramsay.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

La publication à compte d’éditeur est la plus classique, c’est en général celle qui permet d’être bien distribuée, donc lue. Je n’ai pas d’avis particulier sur les comptes d’auteurs ou participatif, ils correspondent souvent à une période de démarrage de l’auteur ou à une période où il souhaite maîtriser l’ensemble de ses publications. Je crois savoir que certains auteurs arrivent à équilibrer leurs comptes quand ils sont auto publiés.

L’e-book est sans doute une voie, pour ceux qui voyagent,  mais quand on a travaillé toute la journée sur l’ordinateur, que l’on a ensuite regardé la TV, lire à nouveau sur un écran avant de dormir est pour moi impossible. J’ai besoin de reposer mes yeux sur du papier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Pour les conférences : ne pas jouer de rôle. Suivant ce conseil,  je suis comme dans la vie.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans en premiers qui permettent de se projeter dans des personnages, dans une époque, dans un contexte. J’aime aussi écrire des essais politiques en travaillant sur le personnage ou l’époque.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur ordinateur en direct avec le texte mis en forme sous word. J’aime avoir les impressions de mes recherches sur papier afin de me plonger dans la réalité de l’histoire que je traite.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Oui trois commandes depuis que j’écris, trois essais, deux politiques, un photographique. Deux sont en projet, le troisième « Edgar Faure » est publié.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont souvent extraits de la réalité, ils ont parfois existé, leur environnement est toujours fidèle à l’époque vécue. Les archives sont une source d’inspiration intarissable.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ecrire au kilomètre, puis organiser son ouvrage en chapitres courts. Ecrire une belle intro et une conclusion inattendue.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Dans les noms du passé : Zola, Clavel, Zweig et Renan. J’aime dans les vivants Rufin, Orsenna, Joncour.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

« La chute des géants » de Ken Follett.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

« Le bosco de Kerpalud », mon dernier roman en discussion avec deux éditeurs, un parisien qui m’a déjà publié et un grand  éditeur de l’ouest de la France. Le choix s’opérera vers la fin du mois de mai, les dernières corrections seront apportées en juin et le livre devrait sortir pour les fêtes de Noël, jugez-en par vous même :

« Kerpalud-Paimpol, 1896 : Joseph Tallec est ramené chez ses parents par la gendarmerie. Le jeune gravier s’est enfui à la suite d’une violente altercation avec un gardien de l’île aux Chiens, alors qu’il se trouvait sur les bancs de Terre-Neuve.

Usurpant l’identité d’un matelot, il vivra deux années au Canada avant de s’embarquer sur un navire de commerce. Rattrapé par la justice, il devra s’engager dans la marine militaire. Ceci aurait suffi à en faire l’aventure d’une vie…

Mais, il connaîtra deux nouvelles tragédies : l’une à Calais avec l’accident du sous-marin Pluviôse et l’autre à bord du paquebot Afrique de la Compagnie des Chargeurs Réunis.

Sur ce dernier embarquement, il effectuera plusieurs voyages vers Dakar et gravira tous les échelons jusqu’à en devenir le « bosco », maître d’équipage. Mais un drame se produit le 12 janvier 1920 : le bateau sombre au large de l’île de Ré emportant avec lui 570 passagers ainsi que l’équipage essentiellement composé de Bretons.

Tiré de faits réels, ce roman nous fera revivre l’existence semée d’embûches et de misères d’un paimpolais du début de l’autre siècle. Le récit nous permettra également de découvrir l’histoire méconnue du paquebot Afrique, la plus grande catastrophe maritime française, passée sous silence après le cortège de morts de la Grande Guerre. »

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui plusieurs conférences, le programme est sur mon site ici : http://www.corlouer.fr/1/en_piste_767185.html

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site internet www.corlouer.fr ou sur Facebook https://www.facebook.com/luc.corlouer

 

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Le  24 mai 2015

 

Luc Corlouër

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Couvertures mai 2014 700

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Je remercie sincèrement Luc Corlouër d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

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Jean-Louis RIGUET 26 mai 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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