Calvaire, Jean-Pierre Paulhac

Calvaire, Jean-Pierre Paulhac

 

Calvaire

de Jean-Pierre PAULHAC

éditions du Cygne

ISBN : 978-2-84924-496-8

14 x 21 cm

158 pages

16,00 €

https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-calvaire.html

 

Quatrième de Couverture

Un intellectuel athée se trouve pris en otage par un groupe terroriste chrétien intégriste… 
Nous sommes au début du XXIIe siècle. À la suite d’une Grande Croisade, organisée en 2075 par les pays occidentaux, sous le magistère spirituel du pape François III, l’Islam a été vaincu, ses territoires ravagés. Le monde est géré presque totalement par des régimes d’obédience chrétienne. Pourtant le terrorisme n’est pas mort. Les Soldats du Christ Roi, depuis la forêt vierge africaine, veulent instaurer une théocratie mondiale et mènent une lutte violente, faite d’attentats et d’enlèvements.
Jean-Jacques Payen, journaliste et écrivain libre penseur, va donc être séquestré par cette armée clandestine de prêtres et de sœurs, plus d’un an, dans un réduit de bois, subissant toutes les humiliations et les sévices que peut endurer un otage.
Ce récit se fonde essentiellement sur la rédaction d’un journal que le captif a eu l’autorisation de tenir, presque quotidiennement. Sont collectés également certains articles de presse, contradictoires, en France, qui se font l’écho de l’interminable détention de cet intellectuel connu et reconnu.
Jean-Pierre Paulhac, dans ce roman d’anticipation, veut nous montrer, par une écriture souvent ironique, que le terrorisme n’est aucunement lié à une religion précise mais relève certainement d’une problématique plus complexe qui amène à nous interroger sur la gouvernance de nos Républiques.
À la suite de ses cinq précédents romans, cet auteur poursuit, en arrière-plan, sa réflexion sur les relations entre l’Afrique et le monde occidental et nous propose, également, le portrait positif d’une femme noire, dynamique et volontaire, source vivifiante d’un optimisme qui peut ne pas nous faire désespérer de l’avenir.

Un extrait

Finalement ils ont accepté de me céder du papier et un crayon. Enfin, un cahier de cent pages, comme  on n’en trouve plus chez nous, et un vieux stylo « Bic » des familles, oublié de nos papeteries depuis belles lurettes. Mais cela ne fait rien. Dans le fond, avec cet ustensile antique, je reviens à mes sources idéologiques, cette époque où l’on pouvait s’exprimer sans entraves, où l’on ne trempait pas sa plume dans l’eau bénite…

Il faudra néanmoins que je fasse attention, parce que le « Révérend » m’a bien prévenu que « toutes mes traces écrites seront lues et étudiées« . Il m’a également annoncé que si j’avais l’intention de « blasphémer » par mes mots, ou encore de critiquer « mes saints hôtes » dans leur pratique, ou bien, surtout, de donner des indications géographiques du lieu où nous résidons, ils me priveraient de ce petit bout de liberté et seraient obligés « de m’infliger des pénitences pour m’inciter à l’humilité et au respect de Dieu« .

J’ai négocié le droit de narrer mon histoire, et de pouvoir, aussi, exposer mes idées, à condition de respecter certaines formes. Mon garde-chiourme chef a dit oui, du bout des lèvres, sans doute après plusieurs discussions avec « Son Eminence« .

Ce que j’en pense

L’histoire se passe au XXIIe siècle et met en scène Jean-Jacques Payen, un journaliste et écrivain libre-penseur, qui vient d’être enlevé par des terroristes, disciples d’un régime intégriste catholique en Afrique. Par rapport aux événements actuels, les rôles sont inversés.

Au fil des articles de presse et des commentaires dans le journal intime de Jean-Jacques Payen, le lecteur est kidnappé par la problématique du terrorisme actuel, vécue cent ans plus tard.

L’auteur raconte un vécu africain personnel, puisqu’il a séjourné vingt-cinq ans en Afrique, à la manière d’un partage de son expérience.

Ce n’est pas un livre sur la religion, mais plutôt une forme de renversement de l’idéologie contemporaine. L’otage raconte ses souffrances, sa flagellation, son ressenti du syndrome de Stockholm, sa discussion sur les Evangiles avec son geolier, l’organisation d’une marche digne et solidaire. Il laisse libre-cours à ses pensées. On y parle aussi des agissements des gouvernements face à une prise d’otage dans un autre pays.

On se croirait vivre à l’époque actuelle.

L’écriture est belle. La cause en est que Jean-Pierre Paulhac est également un poète. L’auteur n’a pas omis une pointe d’humour et d’ironie.

Lisez ce livre, vous ne serez pas déçu.

 

L’auteur

La quatrième de couverture nous indique que Jean-Pierre PAULHAC, cadre éducatif à la retraite, connaît particulièrement l’Afrique où il a séjourné pendant longtemps. Calvaire est son sixième roman aux Editions du Cygne après La porte de non-retour, Le conseil de discipline, Chassé du Tchad, L’hôtesse noire et L’investiture.

Pour en savoir plus sur l’auteur, suivez ce lien :

JL à l’écoute… de Jean-Pierre Paulhac

 

© librebonimenteur.net – Jean-Louis RIGUET  23 février 2019

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet