Je le dis souvent : nous devrions tous lire au moins un poème par jour. Les créateurs de la très belle revue trimestrielle Florilège ne me contrediront certainement pas !
Ils m’ont fait un très beau cadeau de Noël, je les en remercie.
Le numéro 197 de décembre 2024 vient de paraître, et, une nouvelle fois, tous les amateurs de mots qui dansent et enchantent seront comblés. En plus d’être très qualitative, cette revue est tout simplement magnifique.

Je suis heureux et fier d’annoncer que, pour la troisième fois, un de mes poèmes a été publié dans ses pages. Cette nouvelle reconnaissance est une étape importante dans mon parcours poétique. Cette fois, c’est le poème inédit intitulé “Indifférence” qui est mis à l’honneur, aux côtés de nombreuses autres plumes talentueuses.
Le voici en intégralité :
Indifférence
La complainte des pavés de granit
S’égrène sous la chaleur de l’orage
Les pierres fatiguées craquent
Dans le fracas de vagues gémissantes
Tu attaques la paroi glissante de ma volonté
Pour m’infliger une blessure du temps
Près du bois de mes origines floues
Dans le délice de la froideur aimante
Qui es-tu, toi, pour me clouer au pilori ?
Ta joyeuse insolence cache sûrement
L’espérance sacrée de ton désir
Dans une très familière étrangeté feinte
Tu me noies dans des océans de vertige
Avec une exubérance éphémère rouge
Mes yeux ressentent des larmes qui coulent
Au creux de mes lèvres comme la rivière sanglote
Tout ça, dans l’indifférence de la ville !
Ces deux tankas et ce haïku sont associés à ce poème :
Les pavés ronds pleurent
Comme pierres fatiguées
Paroi très glissante
Volonté du temps ~ blessure
De floues origines vraiment
Océans violents
Exubérance éphémère
Larmes en rivière
Froideur en délices
Qui cloue au pilori noir
Joyeuse insolence
Étrangeté familière
Espérance sacrée déçue
Ce numéro de FLORILÈGE contient un hommage vibrant et émouvant à Marcel MOULOUDJI de son fils Grégory Mouloudji qui rappelle les chansons comme un petit coquelicot ou le déserteur, ou encore le film Les disparus de Saint-Agil qu’ils regardaient en famille lors des fêtes de Noël. Et aussi, ce Manoir du Grand-Courtoiseau à Triguères (Loiret) acquis d’Hervé Bazin et qu’il posséda un temps.
Mais ce n’est pas tout. J’ai également eu le plaisir de voir mon recueil Touches en noir et blanc (paru en 2022) présenté dans la revue. Une mention particulière m’a beaucoup touché :
« Monsieur Jean-Louis Riguet, vos Touches en noir et blanc nous font voir tout le spectre des couleurs, celles de la nature, des sentiments et des émotions, du temps qui passe. Votre cœur et votre âme sont très jeunes. »
Recevoir de tels mots est un immense encouragement pour tout poète. Cela souligne combien la poésie peut résonner et trouver un écho dans les cœurs des lecteurs.
Les mots, un pouvoir immense
À travers cette publication, je me suis rappelé à quel point les mots ont un pouvoir immense. Ils nous permettent de peindre le monde avec beauté, sensibilité et émotion. Écrire, c’est manier les mots avec la précision d’un orfèvre, c’est tenter de capter l’essence de l’éphémère et de l’intemporel à la fois.
J’aimerais profiter de cet article pour partager avec vous un poème offert par une jeune femme qui préfère rester anonyme. Ce texte, intitulé Historiens, est une réflexion poétique sur nos vies et la richesse de nos émotions. Voici un extrait :
Historien des émotions,
Des sensations,
Des souvenirs,
Nous le sommes.
Ce poème invite à ouvrir le grand livre de nos histoires personnelles, à en savourer chaque page et à reconnaître la richesse de l’expérience humaine. Une véritable source d’inspiration.
Un mot sur l’association Les Poètes de l’Amitié
Je ne peux écrire cet article sans saluer l’association Les Poètes de l’Amitié – Poètes sans Frontières, qui édite la revue Florilège. Fondée en 1974 par le poète Stephen Blanchard, cette association oeuvre depuis des décennies à la promotion de la poésie et de toute forme d’expression artistique. Reconnue comme association d’éducation populaire, elle publie une revue qui a elle-même été distinguée par le Prix de la Presse Poétique 1994.
La revue Florilège est un espace unique où les poètes peuvent partager leurs écrits, trouver une audience bienveillante et perpétuer la tradition poétique tout en se renouvelant.
Conclusion : l’invitation à lire et à écrire
Cette publication dans Florilège est une occasion de remercier les lecteurs, les créateurs et tous ceux qui participent à faire vivre la poésie. C’est aussi une invitation à découvrir cette revue magnifique, à s’immerger dans ses pages et à savourer la beauté des mots.
Et vous, avez-vous lu un poème aujourd’hui ? Si ce n’est pas encore le cas, pourquoi ne pas commencer par Florilège ou l’un de mes recueils ?
Je ne peux vous quitter sans vous souhaiter de passer d’excellentes fêtes de fin d’année et sans avoir une pensée affectueuse à tous ceux et toutes celles qui sont dans la peine.
© 20 Décembre 2024 – Jean-Louis RIGUET, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres pour librebonimenteur.net
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