Didier Colpin est un poète très prolixe, un grand travailleur des mots. Il se lève très tôt le matin, vers 4 heures voire 5 heures maxi. Il se met aussitôt devant son ordinateur pour écrire des poèmes.
Il produit tout un tas, un amas même, de poèmes qu’il publie dans des recueils chaque mois. Ainsi, environ 400 poèmes voient le jour chaque année. Il ne garde rien pour lui, il essaime l’intégralité de sa production. Les sujets sont divers, les critères aussi. Quelque temps plus tard, il se replonge dans ses recueils et cherche ce qui peut les unir par le fond ou par la forme, met ensemble les poèmes compatibles à la règle qu’il vient d’établir et forme un nouveau recueil qu’il publie aussi.
Son cerveau est toujours en ébullition. Il n’est pas rare de voir de la vapeur s’échapper de son crâne quand il crée sur son ordinateur. Normal, ça chauffe.

Son dernier recueil a pour titre : MYTHOLOGIE… publié par JAMANO-EDITEUR, avec une préface de Claire GRÉGOIRE.

Mythologie de Didier Colpin

Préface de Claire Grégoire
Parution : 15 septembre 2022
Broché ‏ : ‎ 66 pages
ISBN ‏ : ‎ 979-8352891070
Jamano Editeur
Prix : 7,99€

Didier Colpin nous livre l’analyse de ce nouveau recueil

Dans une grande banalité culturelle, mes racines se décomposent en deux grandes familles. L’une est judéo-chrétienne, l’autre est gréco-latine. L’une et l’autre avec les siècles et les siècles ont façonné l’Occident et j’en suis un fils.
Nombre de noms du panthéon antique (le grec et le romain au delà de leurs terminologies différentes n’en forment qu’un) sont entrés dans le langage commun. Non pas en invocations spirituelles ou magiques à des divinités, mais de façons allégoriques.
L’exemple type de ce glissement est l’expression connue de tous : « Être dans les bras de Morphée » (le dieu des rêves).
Tout le monde comprend qu’elle signifie bien dormir d’un sommeil profond et personne ne pense à celui qui se nomme ainsi, à savoir le fils d’Hypnos (le dieu du sommeil) et de Nyx (la déesse de la nuit).
De la même façon le terme ‘muse’ est synonyme aujourd’hui de source d’inspiration et aucun de nous ne fait, en l’utilisant, une quelconque référence aux neuf déesses qui présidaient les arts.
Les 33 poèmes de ce recueil ne sont pas unis par une forme. Ils sont écrits en 4, 5, 6, 7, 8,10 ou 12 pieds.
Ils ne sont pas non plus unis par un fond commun, ils puisent dans l’Humaine condition, et 13 dans ma temporalité avec bien sûr des ‘radotages’ que j’assume pleinement.

Mais tous, citent un nom (ou plusieurs) de ce panthéon venu tout droit de l’antiquité.
Y sont croisés :

  • Arès, dieu de la guerre,
  • Bacchus, dieu du vin,
  • Chronos, dieu du temps,
  • Cupidon, dieu de l’amour,
  • Dolos, divinité mineure personnifiant la duperie, la supercherie.
  • Eiréné, déesse de la paix,
  • Eole, dieu du vent,
  • Éros, (autre nom de Cupidon),
  • Hadès, dieu des enfers,
  • Irène, (autre nom d’Eiréné),
  • Hypnos, dieu du sommeil,
  • Janus, divinité à deux visages,
  • Manea, déesse de la folie,
  • Neptune, dieu de la mer,
  • Nyx, déesse de la nuit,
  • Phébus, dieu des arts,
  • (le) Styx, fleuve conduisant aux enfers,
  • Thanatos, dieu de la mort,

    Ces présences expliquent le titre de cet ouvrage, Mythologie…
    Didier COLPIN, Eté 2022

Une brillante préface de Claire Grégoire qui donne le ton

« Heureux celui que les Muses favorisent : suave est la voix qui sort de sa bouche »
Dans la Théogonie d’Hésiode, les Muses Héliconiennes, déploient leur chœur pour inspirer le poète, ravi par leurs chants.
Heureux Didier Colpin, accompagné dès l’aurore par les filles de Mnémosyne et Zeus, les neufs Muses, Calliope, Clio, Érato, Euterpe, Melpomène, Uranie, Polymnie, Thalie, Terpsichore.
Qui est cette dixième muse immortelle, à la couronne d’or, à la robe blanche et voile doré, qui murmure à son oreille, les mots tissés la nuit ? Une autre divinité qui donnerait la clé de la compréhension de la création ?
Mémoire de l’humanité, le mythe dévoile une vérité sur le monde, sans donner d’explication.
C’est une source de réflexion pour les anthropologues, les psychanalystes, tels Freud ou Jung, tous les chercheurs et praticiens, en perpétuelle recherche de la compréhension de la psyché.

Le mythe laisse dans notre inconscient des symboles, des images puissantes, une richesse foisonnante de création, il a une portée thérapeutique, en laissant place au mystère de l’inspiration poétique.
« Le mythe est une parole, c’est un message aussi ». C’est un voyage dans le temps de notre humanité.
Didier Colpin offre au monde, sous sa plume légère, un Thanatos délivré de ses proies sanglantes, et rêve qu’une nuit immortelle nous inonde.
Pour les humains assoupis dans les bras de Morphée, le poète éveillé combat l’incertitude de ce monde servile, à grands coups de poèmes blottis dans les robes des déesses.
Ses larges traits d’encre indélébile, quelquefois invisible, énergiques griffures, barrent l’espace confondu d’Éros et Thanatos.
Ses larges coups de pinceaux colorés de noir ivoire, jaune d’or, sépia, blanc de titane, gris de Payne, rouge carmin, alizarine, rouge sang, sont les signatures d’une révolte assumée.
Sur les rives du Styx, rescapé d’un soleil éparpillé, il pose ses rimes ultimes.

Il caresse la joue d’Anne endormie, captive d’un amour sans retour qui cisaille son fil d’Ariane, perdue à La Rochelle, dans les limbes d’un Éros illimité.
« Ces fragments d’un discours amoureux », consacrés aux femmes illustrent la pensée de Roland Barthes :
Thanatos, le roi d’un sinistre cortège, rappelle aux mortels la maxime éternelle : « Memento Mori ».
Ce baiser de la mort, Didier Colpin le refuse, tant sa poésie nous emmène sous des contrées plus sereines, sous un azur lavé préférant l’offrande de Cupidon : « Ce délicat fruit à savourer ».
33 poèmes comme :

  • 33 Appels à vivre.
  • 33 Sourires embués d’une petite larme.
  • 33 Raisons de découvrir son univers.

« Certains jours, il ne faut pas craindre de nommer les choses impossibles à décrire » déclarait René Char.
Tel l’aède antique à la lyre dorée, le poète est un soleil incandescent dans la noirceur de notre monde.
Didier Colpin nous ramène aux temps immémoriaux pour mieux nous projeter dans l’actualité, dans ce monde contemporain aux multiples blessures, au cœur des guerres, des inégalités, des noirceurs et des gouffres, dans ses splendeurs aussi.

Dédicace de Claire Grégoire
« Pour ce poète virtuose, je pianote « Imagine » et toutes ses musiques préférées, sur le clavier de ses points de suspension.
Je lui offre toutes mes roses pendant qu’il est encore temps, mes asphodèles immobiles et résilientes, sur des laves en fusion
».
C.G. juillet 2022.

Qu’ajouter après tout cet éloge ? Un poème, pour illustrer le propos !

LA VALSE DES BAISERS…

Le baiser de la Vie offert à la naissance
Offert à l’origine au début du début
Revêtait la saveur d’une fausse innocence
S’appliquant à masquer son terrible tribut…


Le baiser de l’amour est constamment multiple
Riche d’un clair-obscur il enchante et déçoit
Dans un grand paradoxe où vont tous les contraires
Dans un vaste tango le pire et le meilleur

Nous font rire et pleurer Chronos est pourvoyeur
De toute une palette où l’eau le feu sont frères
Où tout peut disparaître où rien ne va de soi
L’instant qui sait briller soyons-en le disciple…


Le baiser de la mort offert à tout jamais
A la fin de la fin clôture le voyage
Clôture le parcours ferment les guillemets…
Le Styx dans le brouillard nous ouvre son sillage

Didier Colpin, un auteur très prolixe

Didier COLPIN est né en 1954 dans une petite ville de l’Ouest de la France. Il a découvert l’écriture et la poésie « sur le tard », en 2010. Depuis elle est devenue sa compagne de tous les jours…
Deux muses aiment venir le hanter : la Femme et la mort ou dit autrement l’amour et le sens de la vie.
La poésie est pour lui le contraire de Twitter et de sa rapidité. Elle est un arrêt sur image… Sur un émoi, sur un trouble, sur la Beauté, sur la laideur.
Le tout vu, ressenti à travers le prisme qu’est son regard où deux plus deux ne font pas toujours quatre…
Par le petit côté de sa lorgnette…
Il écrit sans chercher à échapper à ses propres contradictions, en suivant l’objectivité de sa subjectivité (à moins que ce ne soit le contraire) et en essayant, avec plus ou moins de ‘succès’, de respecter l’esprit de la prosodie classique, passionnant Rubik’s Cube, vaste gnose, vaste ésotérisme…
Mais sa poésie n’a que peu de ponctuation : il aime l’aspect épuré de poèmes ainsi dénudés.
Il vit l’Humanité comme étant, au-delà de l’espace et du temps, un tout universel (la poésie en est un miroir) et la francophonie comme étant un sous-ensemble de ce tout.
Cela pour dire qu’il apprécie d’avoir été publié, bien sûr en France, mais aussi au Canada, au Sénégal, au Cameroun, en Tunisie et au Congo.

Didier Colpin vient de publier chez KDP un nouveau recueil : BEAUTÉ CLASSIQUE en mire

JAMANO-EDITEUR est un collectif d’auteurs auto-édités, (poètes ou non) regroupés dans une association. C’est gratuit, mais il faut répondre à une seule demande : « mettre en couverture le logo et c’est tout ». Didier COLPIN précise : « Avantage : plus de visibilité puisque les ouvrages sont référencés sur le site »

© Jean-Louis RIGUET le 14 octobre 2022, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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