Une voiture qui vole. Un enquêteur privé qui agit et trouve. Un polar d’anticipation digne de Roland Barthes. Une écriture particulière. Voilà ce qui sort de l’imagination d’Olivier Renard dans CHAGO une enquête chilienne. Et ce qui ne gâche rien, une préface d’Alain Borer.

CHAGO une enquête chilienne, Olivier Renard

ISBN : 978-2-9544210-6-3
Publication : 2018
Nombre de pages : 190
Dimensions du livre : livre de poche 2020
Prix : 10 €
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Quatrième de couverture : CHAGO, un enquêteur privé singulier
Nous, les privés, on bosse avec souplesse. On est censés compléter les « BOB’S », la flicaille robotique. Quand ça coince avec les BOB’S on nous appelle et on se pointe, on prend le relais. Par contre, les honneurs reviennent toujours aux programmateurs. Eux, c’est la façade. L’image impeccable que l’on présente aux média pour expliquer que le système répressif marche bien et qu’il est bien huilé. L’huile c’est nous ! Pour décoincer les situations crispantes, lustrer les relations entre les gangs et les guildes, faire avaler les bévues des politiques, effacer les écarts malencontreux, c’est toujours nous. Pas vu, pas pris, et surtout la ramener le moins possible, force, persuasion, discrétion. Faites comme si vous n’étiez pas là !

Ce que je pense de CHAGO, une enquête chilienne, Olivier Renard

Je ne connaissais Olivier Renard, ni ce qu’il écrivait. Je l’ai rencontré à Sully-sur-Loire, lors d’un Salon du livre. La rencontre était fortuite, car il m’a arrêté dans une allée. Il m’a tendu un livre de poche et m’a dit « je vous l’offre ».
Ma surprise était grande, car pourquoi un inconnu, fût-il écrivain, m’offrait-il un de ses ouvrages. En échange, je lui ai promis une chronique sur mon blog.
C’est l’objet du présent article.
Arrivé sur mon stand, j’ai regardé le livre de poche tout de noir et gris vêtu, arborant une Citroën DS sans roues, volant sans ses propres ailes. Cette voiture est un personnage à part entière. On peut tout faire avec. Je n’ai pas essayé le café. Mais sûrement que Chago y serait arrivé.
Chago est un enquêteur privé qui vit dans une période futuriste. Le lecteur le suit partout, et dans les pires circonstances. Chago est censé travailler en complément de la flicaille robotique nommée les « BOB’S ». Ces derniers s’opposent régulièrement aux LORO-INTERSTICIAL, une bande qui fait la tournée des bars la nuit.
La mission de Chago, que lui a confiée le consul Rockwell est de retrouver sa fille, Mina, disparue avec une précieuse molécule, le tout sur fond de guerre des gangs. C’est une histoire policière autant que politique avec une pointe de nostalgie.
On se passionne pour les aventures autant de Chago que de la « DS-23 Citroën-Reply-K » qui vole et glisse au-dessus de Santiago ou sur l’eau. Plein de rebondissements attendent le lecteur avec des dimensions inattendues. Chago poursuit l’enquête malgré une piste mince et des indices suspects. Il y a même une dimension sentimentale dans cette aventure au Chili.
En revanche, le style est particulier et surprend au premier abord. Mais on finit par s’y faire et on avance assez vite ensuite.
Des photographies du récit illustrant le livre ont été exposées à la Galerie Courcelles, à Paris, en 2018.

À noter la préface d’Alain Borer, poète, essayiste, critique d’art, écrivain voyageur, spécialiste d’Arthur Rimbaud, Professeur à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Tours jusqu’en 2004 et Professeure invité à Los Angeles (USC, University of Southern California) depuis 2005.
Il a reçu plusieurs prix et est membre de plusieurs prix littéraires.

Extrait de CHAGO une enquête chilienne

Moi, c’est Chago. Ça fait 25 ans que je fais ce métier, si on peut appeler ça un métier ! J’ai commencé à vingt-cinq balais, le calcul est vite fait, cinquante piges au printemps ! Les privés comme moi, employés par l’état, on fonctionne à la prime. Le tout c’est de se rendre indispensable. Sinon, passée la date de péremption, retour à la case départ, les quartiers chauds, là où on est recrutés. Si ça vous arrive, je vous donne pas deux jours avant de finir troué, écrabouillé, ventilé, confétisé… « Ve te a casa gordo ! »


L’auteur, Olivier Renard
Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations. Je crois savoir qu’Olivier Renard est un auteur et un artiste plasticien qui réalise des sculptures de bronze sous le nom de marcelemilefox.
Pour en savoir plus sur son univers, rendez-vous ici.

© Jean-Louis RIGUET le 4 novembre 2022, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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