JL À L’ECOUTE DE…Aujourd’hui Émilie NAALAMENE

Émilie NAALAMENE, âgée de 41 ans, originaire du Loiret, a étudié les Lettres modernes à l’université d’Orléans, où elle a obtenu sa Licence, avant de s’orienter finalement vers le métier d’assistante médicale, qu’elle exerce maintenant depuis plus de 15 ans.

Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?
L’écriture a toujours fait partie de ma vie. En parallèle de mon activité professionnelle, j’ai décidé d’y consacrer un peu plus de temps après avoir participé à une Masterclass auprès de The Artist Academy, et obtenu la certification Le Robert, il y a 2 ans. Je publie alors mon premier recueil de poésie et entame les démarches pour devenir Écrivain Public, activité que je développe actuellement au sein de la couveuse PES 45.

Quelle est votre passion ?
Je suis passionnée de littérature sous toutes ses formes, et je suis fascinée par le monde marin. Je pratique d’ailleurs la plongée subaquatique en loisir.

Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?
Le plus beau compliment que mes lecteurs ont pu me faire est le suivant : “Merci, on se sent moins seul lorsqu’on lit vos textes”. C’est exactement pour cela que j’écris, pour partager, toucher, réveiller des émotions. L’authenticité de la poésie est pour moi un vecteur de communication universelle que j’affectionne particulièrement.

Je rencontre essentiellement mes lecteurs lors de séances de dédicaces ou de salons du livre organisés par l’association “Vitalité Rurale” qui regroupe de nombreux auteurs et artistes de la région, avec des univers aussi riches que différents. Ce sont de belles occasions de partager mon amour pour la littérature et d’échanger sur mon activité d’Écrivain public (Accompagnement administratif, révision de textes, animation d’ateliers d’écriture, biographies…)

Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?
Non, mais j’y songe pour mes prochains projets d’écriture thérapeutique, car j’envisage notamment de travailler avec des associations accompagnant les femmes victimes de maltraitance.

Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?
J’écris depuis que je suis toute petite : des poèmes, des nouvelles, des chansons, des romans. A ce jour je n’ai publié que de la poésie, mais je compte bien proposer d’autres œuvres, et explorer de nouveaux genres. J’ai une appétence particulière pour les thrillers psychologiques et le fantastique.

Je collabore également avec d’autres auteurs pour l’écriture de romans et j’ai récemment travaillé sur un texte témoignant de la maltraitance sur enfant pour Laure Sartori, auteure « D’un cauchemar à l’autre » dans le cadre d’une conférence sur ce sujet à laquelle elle participera fin mai.

Écrire pour soi, c’est bien, écrire avec et pour les autres, c’est encore mieux.

Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?
Des Rêves et des Maux”, regroupe plusieurs textes intimement liés à mon vécu, certains ont une dimension onirique, légère, d’autres sont plus sombres, mais le lecteur peut facilement se les approprier car ils ont une portée universelle en proposant en quelque sorte un arrêt sur image sur les maux que chacun peut expérimenter un jour ou l’autre.

Où peut-on se procurer vos ouvrages ?
Le recueil est disponible sur commande auprès des éditions du Lys Bleu, des librairies ou des plateformes comme Amazon.
Évidemment j’ai toujours quelques exemplaires avec moi que je vends en direct lorsque je participe à des salons ou des séances de dédicaces.

 Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?
Lorsque j’ai commencé à solliciter les éditeurs, j’ai reçu des propositions émanant de maisons à compte d’auteurs qui sont en fait des prestataires de service qui gèrent surtout l’impression du livre pour des prix parfois faramineux, mais qui ne feront pas un vrai travail de communication autour de l’auteur.

Bien sûr, le rêve de tout écrivain reste d’accéder à l’édition à compte d’éditeur, de rentrer dans une grande maison qui a les moyens de promouvoir efficacement une œuvre, mais cela reste quand même réservé à des auteurs déjà reconnus ou qui ont la chance de sortir un bestseller du premier coup.

Les maisons d’éditions à compte participatif peuvent être un bon compromis lorsque l’on fait ses premiers pas pour être publié car elles ont une ligne éditoriale plus éclectique et donnent l’opportunité à de jeunes auteurs anonymes de bénéficier des services d’un éditeur (correction, mise en page, graphisme, communication) tout en laissant à l’auteur le soin d’assurer lui-même la promotion de son livre, dont il doit acheter un certain nombre d’exemplaires à la signature du contrat. Ce mode de fonctionnement me convient plutôt bien même si j’envisage par la suite de tester l’auto-édition pour être totalement indépendante et gérer la publication de mes futurs ouvrages de A à Z.

Je ne suis pas très fan de l’E-book car pour moi, le livre c’est avant tout une couverture, un toucher, une odeur parfois, une personnalité à part entière, autant d’éléments que ne peut pas restituer un « livre virtuel », mais c’est parce que j’ai toujours eu un rapport assez « sensitif » au livre, transmis par mon grand-père qui dépoussiérait les pages dorées sur tranche de ses vieux bouquins au pinceau de soie.

Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?
Le conseil le plus important qu’on ait pu me donner est de sortir de l’ombre. J’ai vécu des choses terribles et l’écriture a toujours été pour moi un refuge. Encore aujourd’hui, dans le cadre de mon métier, je suis confrontée à des situations pas évidentes, la maladie, l’impuissance, la détresse de certains patients, et, à la quarantaine passée, je ressens le besoin d’accompagner autrui à s’exprimer, à trouver dans l’écriture une certaine forme d’apaisement.

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?
Tout d’abord, de se faire confiance. Souvent les gens n’osent pas écrire de peur de la feuille blanche, par manque de temps, parce qu’ils ne se sentent pas légitimes ou qu’ils ont des difficultés en langue française. Mais si vous avez un projet qui vous tient à cœur, si vous avez envie, prenez le temps, une feuille, un stylo, choisissez un endroit calme qui vous inspire et lâchez prise. Vous verrez, souvent les mots viennent d’eux-mêmes. Et cela fait du bien !

Ensuite, de ne jamais rien lâcher. L’écriture ne doit pas devenir une contrainte et rester un plaisir. C’est normal de douter, à certains moments, de soi, de son travail, de ses compétences, de sa légitimité. Parfois, l’inspiration n’y est plus. Ce n’est pas grave, il faut laisser reposer le texte, des jours, des mois, parfois des années, et y revenir plus tard. L’inspiration ne se commande pas mais dans tous les cas, c’est une belle aventure qu’il faut vivre jusqu’au bout, que l’on soit publié ou pas. Et puis ne dit-on pas que les paroles s’envolent mais que les écrits restent ?

Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?
Je lis de tout, absolument de tout !

Comment écrivez-vous ?
J’ai un processus d’écriture assez instinctif et pulsionnel. Il m’arrive de me réveiller en pleine nuit avec une scène en tête ou des bribes de phrases qu’il faut que je couche sur le papier. C’est ma matière première. Et puis dans un second temps, j’ouvre mon ordi et je peaufine la forme.

Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?
Je dirai que tout m’inspire : mon quotidien, les gens que je côtoie, la nature, les faits divers. J’écoute, j’observe beaucoup et si un sujet, une situation, un événement, une histoire ou une personnalité me donne envie de m’exprimer, alors j’écris.

Je n’ai pas eu de commandes d’ouvrages pour le moment, mais on m’a encouragé à écrire sur les anecdotes que j’ai pu vivre dans le cadre de mon activité en tant qu’assistante médicale, un peu à la Baptiste Beaulieu.

Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?
J’aime mélanger le réel et l’imaginaire dans la construction de mes intrigues et de mes personnages. Je pars de mes ressentis, souvent de mes rêves ou cauchemars, de ce que je peux vivre, de ce que les autres peuvent vivre, puis je laisse les choses se faire d’elles-mêmes, jusqu’à ce que l’histoire et ses protagonistes vivent par eux-mêmes en quelque sorte, et cela m’emmène parfois sur des chemins inattendus que je n’envisageais pas au départ. Pour moi toute la magie de l’écriture est là, dans le lâcher prise. D’ailleurs j’ai souvent l’impression d’être dans un état second lorsque j’écris.

Quels sont vos auteurs préférés ?
Je suis, entre autres, une grande fan de Victor Hugo, de Stephen King, de Giebel, de Macfadden, de Thilliez, de Baudelaire… et de tant d’autres !

 Que lisez-vous en ce moment ?
La librairie des livres interdits, de Marc Lévy.

Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?
J’ai commencé un roman d’épouvante qui s’intitule « Borderline(s) », j’envisage aussi de témoigner de mon expérience en tant qu’assistante médicale. J’ai beaucoup d’anecdotes à raconter à ce sujet ! J’ai également envie de rassembler quelques nouvelles dans un futur recueil, et bien sûr, de continuer à faire de la poésie.

 Avez-vous des dates d’événements à venir ?
Je serai présente aux salons du livre organisés par Vitalité rurale à Combleux le 18 mai prochain puis au château de la Jonchère le 29 juin.

Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?
Sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn ) pour le moment. Je réfléchis à la création d’un site web et d’un blog pour la suite.


À mon fils

Mon Amour, mon fils,
Ton enfance est ma résilience
Une ode à l’innocence
Et lorsque tu me souris
Je ne suis plus femme, je ne suis plus mère
Je suis l’univers.

Et je traverserai les enfers indéfiniment
Pour revivre l’éclat de chaque instant
Car au cœur de mes ténèbres
Tu es ma plus belle lumière.

Mon Amour, mon enfant,
Merci pour ta confiance
Tu m’as choisi pour guider tes pas
Mais c’est ton rire qui m’élève à chaque fois
Notre complicité, cette bienveillance
Est ma plus belle récompense
Après toutes ces années d’errance.

Tu portes en toi un trésor inestimable
Une force inexprimable
Souviens-toi de ça
Quand tu traverseras des heures sombres
Quand tu affronteras la pénombre.

Essaie d’être libre et heureux
Dans ce monde étrange et cruel
Sois fier de ce que tu deviendras
Car si certains chemins sont tortueux
Parfois, les âmes sont belles
Et je serai toujours auprès de toi,
Ici et au-delà…

Je t’ai donné la vie
Tu as sauvé la mienne.
Je t’aime.

Le 14/05/2025

Emilie NAALAMENE
Merci à Émilie NAALAMENE de s’être livrée à ce jeu de question réponse.

© 22 mai 2025 – Propos recueillis par Jean-Louis Riguet, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres pour librebonimenteur.net


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Parution : Bricemaël et la Butte des Élus - Éditions 7e Ciel DECOUVRIR ICI

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