La semaine dernière, je vous ai parlé de la panne d’inspiration que j’avais ressentie avant l’écriture d’une chronique.

Depuis ce jour, le symptôme est demeuré latent et au moment de commencer cet écrit la panne est encore présente. Cependant, en faisant des recherches pour comprendre comment se sortir de ce guêpier, je suis tombé sur des articles tous plus savants les uns que les autres.

La pyramide de Maslow

Quelques années auparavant, j’ai rencontré Abraham Maslow, psychologue, qui m’a parlé de sa pyramide des besoins. Abraham Maslow est un psychologue américain, né le 1er avril 1908, fils d’immigrants juifs ashkénazes venus d’Ukraine et décédé à Menlo Park en Californie le 8 juin 1970 d’une crise cardiaque. Il est le père de la théorie en question. https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Maslow

Abraham Maslow m’a expliqué qu’il s’agit d’une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, qui veut expliquer la théorie de la motivation à partir d’observations. Il a effectué ses recherches dans les années 1940, mais, depuis, il a été plus que difficile de prouver un lien de causalité entre les besoins présentés.

Toutefois, personnellement, l’on ne m’enlèvera pas de la tête que si l’on n’a pas le ventre plein dans un contexte agréable, si l’on n’est pas en bonne santé et si l’on cherche quatre-vingt-dix-neuf centimes pour faire un euro, il est particulièrement difficile de pouvoir créer.

Voilà comment se présente la pyramide :

Nota : La représentation sous forme de pyramide n’est pas d’A.Maslow.

Créée par Abraham Maslow, la pyramide de Maslow est une pyramide des besoins fondamentaux des individus dont le rôle est de les hiérarchiser.
Cinq besoins y sont recensés : les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime et le besoin d’accomplissement.
Il est nécessaire de satisfaire au premier besoin pour aspirer aux besoins supérieurs. Il existe bien entendu des exceptions.

Cette pyramide des besoins est peut-être plus lisible :

Source : https://www.manager-go.com/management/theorie-de-maslow.htm

Les motivations des êtres humains naissent dans des besoins à satisfaire hiérarchisés en cinq niveaux.

Une hiérarchie qui débute par les besoins physiologiques jusqu’à l’étape ultime, l’accomplissement de soi. Ces besoins créent des tensions générant des motivations. 

Il est question de hiérarchie, car les besoins les plus bas dans la pyramide doivent être satisfaits en priorité avant ceux positionnés à l’étage supérieur.

Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant qu’un besoin ne peut être satisfait si le précédent ne l’est pas totalement. Nous connaissons tous des exemples le démontrant.

Si l’on développe, cela donne les explications suivantes :

Besoins physiologiques : dormir, se nourrir, boire, s’habiller… Bref : les besoins primaires biologiques et physiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont typiquement des besoins concrets (faim, soif, sexualité,…).

Besoins de sécurité : éléments de stabilité, de protection. Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation d’un existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle.

Besoins d’appartenance : intégration dans un groupe, statut social. Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.

Besoins d’estime :   être reconnu, être aimé, être accepté par les autres. Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

Besoins d’accomplissement de soi :   se réaliser, s’épanouir, se développer personnellement (avec la méditation par exemple). Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

Le besoin de s’accomplir est selon Maslow le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement. Nous le considérons donc comme opposé aux besoins physiologiques.

Certaines modélisations ajoutent un sixième besoin :

Le besoin d’éternité, d’immortalité ou tout simplement de temps, n’est pas décrit par Maslow. C’est pourtant un besoin de plus en plus exprimé dans notre société. Commercialement, il se traduit par l’attirance envers les produits promettant le rajeunissement ou de gagner du temps.

La matrice d’EISENHOWER

J’ai voulu également m’intéresser à la productivité d’un auteur et au gain de temps. J’ai trouvé la matrice d’Eisenhower.

Dwight David Eisenhower, surnommé Ike, né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas) et mort le 28 mars 1969 à Washington, D.C., est un militaire et homme d’État américain. Membre du Parti républicain, il est le 34e président des États-Unis, du 20 janvier 1953 au 20 janvier 1961.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dwight_D._Eisenhower

Crédits Wikipédia

La matrice d’Eisenhower est un outil de productivité permettant de mieux gérer son temps. Elle tire son nom d’une citation du 34e président des États-Unis, Dwight David Eisenhower. Ce dernier, dans le cadre d’un discours en 1954, avait alors cité le Docteur J.Roscoe Miller, Président de la Northwestern University : « J’ai deux sortes de problèmes, les urgents et les importants. L’urgent n’est pas important, et l’important n’est jamais urgent. » . https://slack.com/intl/fr-fr/blog/productivity/matrice-deisenhower

Selon le site : https://asana.com/fr/resources/eisenhower-matrix, l’explication de la matrice est la suivante :

Les quatre quadrants de la matrice d’Eisenhower

Une liste de tâches interminable peut vite se montrer intimidante. Or, l’objectif de la matrice d’Eisenhower est de prendre ces tâches une par une afin de les répartir dans les différents quadrants. Une fois vos tâches bien classées et faciles à visualiser, vous pourrez mieux anticiper votre travail.

1er quadrant : à faire
C’est dans cette catégorie que vous placerez les tâches urgentes et importantes. Lorsque vous apercevez une tâche urgente sur votre liste, que les conséquences sont clairement identifiables et déterminent vos projets à long terme, placez-la dans cette catégorie.
Ces tâches sont celles qui vous préoccupent le plus et sont susceptibles d’être sources de stress, elles doivent donc apparaître intuitivement.

2e quadrant : à planifier
C’est ici que vous ajouterez les tâches non urgentes mais importantes. En effet, ces tâches sont déterminantes pour vos projets à long terme mais, pour le moment, vous pouvez vous contenter de les planifier.
Vous vous attellerez à ces tâches après avoir terminé les tâches urgentes. Plusieurs méthodes de gestion de la productivité peuvent vous y aider. Citons par exemple le principe de Pareto ou la méthode Pomodoro.

3e quadrant : à déléguer
Cette catégorie est consacrée aux tâches urgentes mais pas importantes. Ces tâches doivent être immédiatement accomplies, mais elles ne déterminent pas vos projets à long terme.
Étant donné que vous n’êtes pas responsable de ces tâches et qu’elles ne mobilisent pas vos compétences, vous pouvez les déléguer à d’autres membres de votre équipe. En effet, déléguer s’avère être une stratégie efficace pour gérer votre charge de travail et offrir à votre équipe la possibilité d’améliorer ses compétences.

4e quadrant : à abandonner
Une fois que vous avez parcouru votre liste de tâches et les avez réparties dans les trois premiers quadrants, vous remarquerez qu’il reste encore quelques tâches de moindre importance et peu urgentes.

Le modèle de Baddeley

Mes recherches m’ont conduit vers la mémoire qui est un élément essentiel pour écrire. J’ai trouvé le modèle de Baddeley.

Selon Wikipédia, le système cognitif fonctionne en acquérant, filtrant et traitant des informations vitales, utiles, potentiellement utiles à court, moyen et long termes ; il a donc besoin de stocker (mémoriser) ces informations. Pour cela, le cerveau semble disposer de systèmes différents, mais complémentaires, de mémoire à long terme et de mémoire à court terme. La notion de mémoire de travail, apparue dans les années 1970 désigne « un système, de capacité limitée, qui assure une double fonction de traitement et de stockage temporaire de l’information ».

Selon Wikipédia, il s’agit d’un concept de mémoire de travail. Le modèle est dit « modulaire » : l’information entre dans un « module », un traitement y est fait, et une information “traitée” en sort.
Selon ce modèle, l’information est décomposée : une voiture qui klaxonne, c’est le bruit du klaxon dans un module, l’image de la voiture dans un autre. De la même manière que le traitement visuel peut se conceptualiser de façon modulaire, des réseaux traitent l’orientation de traits, d’autres la luminescence ou la couleur, ou encore la fréquence spatiale, le contour. Ce type de modèle est aussi connu sous le nom de modèle à boîtes [archive].

Les trois composants du modèle de Baddeley et Hitch sont :

La boucle phonologique (BP) : elle est capable de retenir et de manipuler des informations sous forme phonologique.

Le calepin visuo-spacial (CVS) : il est chargé des informations codées sous forme visuelle.

L’administrateur central : mécanisme attentionnel de contrôle et de coordination des systèmes esclaves (boucle phonologique et calepin visuo-spacial). Il intègre les informations issues des deux sous-systèmes et les met en relation avec les connaissances conservées en mémoire à long terme. Le modèle de Baddeley ne spécifie pas vraiment cet administrateur central, mais Baddeley, dans son livre de 1996, précise que celui-ci est semblable au Système attentionnel superviseur du modèle de Shallice et Norman.

Une quatrième composante a ensuite été ajoutée à ce modèle : le « tampon » (ou buffer) épisodique. C’est au niveau de ce tampon que l’administrateur central peut regrouper les informations issues des impressions sensibles (des sous-systèmes) et de la mémoire à long terme.

Cette division de la mémoire de travail permet d’expliquer les résultats des expériences de double tâche qui est un paradigme élaboré par Baddeley lui-même. Dans ces expériences, il est demandé à un sujet de traiter simultanément, en mémoire de travail, des informations provenant de plusieurs sources. Par exemple : conduire une moto tout en récitant un poème, réciter un poème tout en écrivant.

J’avoue humblement que ce modèle m’a paru très compliqué et que je n’ai pas cherché davantage à comprendre. Je ne vois pas trop ce à quoi il me servirait pour écrire des livres. Peut-être ai-je tort ?

Si vous êtes intéressé, vous pouvez toujours commencer par ce site : https://edutechwiki.unige.ch/fr/Le_mod%C3%A8le_standard_de_Baddeley

Vous verrez ensuite à approfondir.

Conclusion :
Je réfléchis souvent à la pyramide de Maslow pour comprendre des situations touchant à des mondes que je connais mal ou pas du tout. Elle explique beaucoup de drames qui devraient faire réfléchir.
Je me sers régulièrement de la matrice d’Eisenhower, qui à l’usage est bien pratique et permet de gagner du temps.
Je n’utilise jamais la méthode de Baddeley dont je n’ai toujours pas compris le fonctionnement.
Cependant, j’ai pu constater qu’il existe beaucoup de principes dans le management des entreprises qui pourraient aider un écrivain dans sa tâche.
Pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez trouver sur le Net des sites qui expliquent comment faire un livre.

© 26 juin 2024 – Jean-Louis RIGUET, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres pour librebonimenteur.net.


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Parution : Bricemaël et la Butte des Élus - Éditions 7e Ciel DECOUVRIR ICI

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