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Un p’tit recueil de p’tits poèmes…

Un p’tit recueil de p’tits poèmes… de Didier Colpin

Sous le titre « Un p’tit recueil de p’tits poèmes« , Didier Colpin publie son énième recueil de poésie. Il m’a demandé d’en faire la préface et je l’en remercie.

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Un recueil de Didier Colpin, titré Un p'tit recueil de p'tits poèmes..."
Un recueil de Didier Colpin, titré Un p'tit recueil de p'tits poèmes..."

Un p’tit recueil de p’tits poèmes…

Didier Colpin

Amazon KDP – 42 pages – 7 €

ISBN : 9781652505921   /   90000

Pour se le procurer :

https://librebonimenteur.net/rxlw

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Quatrième de Couverture

Régulièrement Didier COLPIN puise dans le flot linéaire de ses poèmes écrits jour après jour un certain nombre d’entre eux pour constituer des recueils ayant un thème conducteur, un fond identique (comme la mort, la Femme mais aussi le rock, la guerre, la Bible, la religion, l’Art).

C’est parfois -plus rarement- une forme commune qui en est le lien :

– ’44 ballades en 4/4…’ : poèmes sur base de quatre pieds,

– ’55 poèmes à recevoir 5 sur 5…’ : poèmes sur base de cinq pieds,

– ‘Beauté classique en mire… ‘ : poèmes en alexandrins.

Ce recueil, d’une p’tite trentaine de poèmes, est dans ce moule et la forme commune est l’aspect court des poésies qui le constituent : il offre en alternance une double page ayant chacune deux poèmes d’une seule strophe avec une autre double page présentant chacune un seul poème de deux strophes.

Pour ce qui est du sens, comme il appartient au lecteur, votre interprétation sera obligatoirement la bonne…

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Quatrième de couverture de Un p'tit recueil de p'tit poèmes... de Didier Colpin
Quatrième de couverture de Un p'tit recueil de p'tit poèmes... de Didier Colpin

Quelques mots de l’auteur pour présenter : Un p’tit recueil de p’tits poèmes…

L’oeuvre des auteurs classiques, de Molière à Edmond Rostand, pour ne citer qu’eux, est pour tous les poètes, me semble-t-il, un belle et grande leçon de modestie et d’humilité…

Ecrire toute une pièce de théâtre en vers – qui plus est en alexandrins – quelle remarquables prouesse !

Un mot avec énergie s’impose : respect…

D’autant pus que « Qui peut le plus peut le moins » et que l’inverse n’est pas vrai !

Pourtant la poésie n’est pas un marathon… Elle n’est pas non plus un sprint…

Elle est tout simplement…

Et ce dans sa diversité (les haïkus nous le rappelant avec élégance et force), dans ses divers aspects, dans ses nombreuses facettes, comme un onde intemporelle.

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J’écris « beaucoup ». Et lorsque je n’écris pas, je pense à l’écriture… A ce que je pourrais écrire, à ce que j’ai déjà écrit…

Parfois jaillit, comme en génération spontanée, l’idée d’un ouvrage qui pourrait réunir des poèmes unis par un fond ou bien par une forme.

Alors, pour concrétiser cette idée, je puise dans le flot linéaire de mes poèmes écrits jour après jour et qui finalement constituent comme une banque de données à ma disposition.

Ainsi sont nés ceux qui sont construits sur la base d’un fond commun : la mort, la Femme, le rock, la guerre, la Bible, la religion, l’Art…

Ainsi sont nés ceux qui sont construits sur la base d’une forme commune : vers en alexandrins, en quatre pieds, en cinq pieds…

Ce recueil, d’une p’tite trentaine de poèmes, est dans ce dernier moule et la forme commune est dans l’aspect court des poésies qui le composent : il offre en alternance une double page ayant chacune deux poèmes d’une seule strophe avec une autre double page présentant chacune un seul poème de deux strophes.

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Voilà, vous savez tout…

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Ou presque :

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Je remercie sincèrement Sylvie Touam, poétesse, pour le regard porté sur ce « P’tit recueil de p’tits poèmes… »

Je cite :

« A défaut d’espace que permet l’alexandrin ou le nombre de strophes dans un poème pour pouvoir s’astreindre aux contraintes explicites de la prosodie classique, ces courtes poésies sont autant d’innovations où la forme a dû prendre plus d’intensité encore que dans la mesure habituelle.

Le poète s’est offert ainsi une liberté de création en s’inventant sa propre discipline tout en conservant la richesse des règles prosodiques qu’il pousse au final encore plus loin. C’est ainsi qu’au fil des poésies on découvre de magnifiques architectures, souvent en symétrie centrale, autour d’un nombre de pieds crescendo puis decrescendo, ou autour de rimes du type ABCDEEDCBA. Il est à noter que l’alternance des genres sera toujours respectée dans cette logique nouvelle, même lorsqu’il s’agit d’insérer une rime masculine fixe entre chaque strophe féminine (ABBACCADDA).

Ces poèmes sont à redécouvrir, toujours, dans toute leur élégance…« 

Un recueil de Didier Colpin, titré Un p'tit recueil de p'tits poèmes..."
Un recueil de Didier Colpin, titré Un p'tit recueil de p'tits poèmes..."

Deux poèmes extraits de : Un p’tit recueil de p’tits poèmes…

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IMPACT…

Ils savent transpirer

Tous les mots qui se taisent

Laissant l’être sans voix

Un peu comme une loque

Dans un temps déchiré

Où son esprit suffoque

Affligé par ce poids

Le temps n’est que fadaise

Qui ne sait qu’empirer…

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Cet instant qui le shoote

Le met dans un ailleurs

Qui vibre qui l’isole

Les bras brinquebalants

Traversé par le doute

Aux étranges relents

Égaré sans boussole

Perdu dans ses frayeurs

Seul le vide l’écoute…

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L’AMER DE LA VIE…

Le temps vague après vague

Efface tous les pas

Laissés sur cette plage

Où vite nous passons

La mer pour ces moissons

Sait se montrer volage

Tous ses nombreux appâts

Font que l’être divague…

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Il conjugue un toujours

Dans lequel il se jette

Se complaît à rêver

Autant qu’il imagine

Mais il pliera l’échine

Dans cet inachevé

Que le futur achète

Le laissant sans recours…

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PRÉFACE

de Jean-Louis RIGUET

Ma surprise fut grande quand je pris connaissance d’un courriel émanant de Didier
Colpin me demandant d’écrire une préface pour son prochain recueil. N’ayant pas cette habitude, je finis néanmoins par accepter après mûre réflexion.
Je ne commenterai pas la forme ni l’ordonnancement, c’est de la responsabilité de l’auteur. Comme toute proposition, la préhension est par essence inégale et mon ressenti suit forcément cette règle.


Néanmoins, certains passages ont retenu ma sensibilité.

Ainsi, en est-il de ces « mots qui se taisent/laissant l’être sans voix ». Ou encore de ce « temps vague après vague » qui « efface tous les pas » alors que « tous ses (la mer) nombreux appâts/font que l’être divague… ».
J’ai découvert dans « l’éternel chant de mort » que le « ciel – rougissant tout agonisant -/ demeure vaincu… ». J’ai eu peur de me « dissoudre dans l’écho du vide… » et j’en ai tiré un« froid constat », avant de chercher « un porte quoi ? ».
Je me suis laissé porter par « La Vénus de mille os » dans « Blanc sur Noir » et j’ai frissonné à savoir dans « Le Poète » que « c’est bouffé par les vers/qu’il va vivant sa vie ». Et il espère que « pendant qu’hier s’évapore/demain demeure un brouillard » et que « le ciel nous verse des arrhes… ».
J’ai eu confirmation que « quand tout le provisoire/devient définitif/qui donc pourrait comprendre/le pourquoi de cela ».


Avant de me quitter,

le poète m’a dit « VIENS… », « offre-moi tes larmes/je t’offre mon cœur/comme un réceptacle/qu’il soit ton écrin ». Et il m’a brisé la colonne « drapé d’une innocence/dans le jour triomphant », avant dans un « bar à thym » de me conseiller de faire « la part des choses… ».
Terminons, car « là c’est de l’amitié/désirable sentier/là c’est du copinage/louable
voisinage ».
Voilà pour le ressenti que j’ai eu

à lire ces vers que nous offre dans ce recueil Didier Colpin, ce poète prolixe.
Bonne vie à ces poèmes.

Jean-Louis RIGUET – 27 décembre 2019

Jean-Louis Riguet auteur de livres à base historique et poésie
Jean-Louis Riguet auteur

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L’auteur Didier Colpin

Didier Colpin poète
Didier Colpin poète

Didier Colpin est né en 1954 dans une petite ville de l’Ouest de la France.

Il a découvert l’écriture et la poésie « sur le tard », en 2010. Depuis elle est devenue sa compagne de tous les jours…

 

Deux muses aiment venir le hanter : la Femme et la mort ou dit autrement l’amour et le sens de la vie.

 

La poésie est pour lui le contraire de Twitter et de sa rapidité. Elle est un arrêt sur image… Sur un émoi sur un trouble sur la beauté sur la laideur.

Le tout vu, ressenti à travers le prisme qu’est son regard.

Par le petit côté de sa lorgnette…

 

Il écrit en suivant l’objectivité de sa subjectivité (à moins que ce ne soit le contraire) et en essayant, avec ou plus ou moins de « succès », de respecter l’esprit de la prosodie classique, vaste gnose, vaste ésotérisme…

Mais sa poésie n’a que peu de ponctuation : il aime l’aspect épure de poèmes ainsi dénudés.

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© Jean-Louis RIGUET  18 février 2020

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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