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JL à l’écoute de … Marie-Josée Christien

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Josée Christien

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Crédit Photo : Yvon Kervinio

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Marie-Josée CHRISTIEN.

Je précise que c’est mon véritable patronyme. À mon grand étonnement, on a parfois cru que c’est un pseudonyme. Qui en l’occurrence aurait été « chargé » et malvenu pour une mécréante comme moi !

 

Je suis née en 1957, dans la Cornouaille morbihannaise. Je viens d’une famille modeste, voire pauvre, de la Bretagne bretonnante. Cette Bretagne rebelle et insoumise est la terre des insurrections des « Bonnets Rouges » sous Louis XIV, de Marion du Faouët, chef d’une bande de brigands au XVIIIe, celle aussi de la résistance au nazisme. Cela n’est sans doute pas anodin.

 

Rien dans mon environnement familial ne me prédisposait donc à l’écriture. Mon premier contact avec la poésie et la littérature a eu lieu grâce à l’école laïque et républicaine. J’ai fréquenté une classe unique de campagne, où j’ai appris à lire très tôt. J’ai été encouragée par quelques professeurs tout au long de mon parcours scolaire, mené jusqu’au DEUG de Lettres Modernes.

 

J’ai fondé la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage en 1991, sous le signe du poète Armand Robin. Je dirige aussi la collection Parcours, dont chaque volume est consacré à un (e) poète d’aujourd’hui, ayant une œuvre forte et marquante ancrée dans notre temps, que j’ai créée aux éditions Spered Gouez en 2015.

J’ai reçu le Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de mon œuvre. Le Grand prix international de poésie francophone m’a été décerné en 2016.

Je suis membre de la SGDL, de la Charte des Auteurs Jeunesse et de l’AEB (association des Écrivains Bretons).

Je vis depuis 1994 à Quimper, dans le Finistère.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. J’ai très tôt gribouillé des poèmes où je tentais d’imiter les auteurs du passé que j’admirais. Mais bien sûr je n’ai trouvé que bien plus tard, dans les années quatre-vingt, après un long cheminement, ma voix propre.

 

Écrire est pour moi une nécessité vitale, comme respirer, manger ou dormir. Cependant, je n’ai jamais pensé à en faire un métier. La poésie ne peut de mon point de vue être une profession.

J’ai été institutrice de 1977 à 2015, et j’ai aussi exercé en même temps la fonction de directrice d’école pendant 17 ans. Bien sûr, travaillant à temps plein, je n’ai pu me consacrer autant que je l’aurais voulu à l’écriture et à l’édition de mes écrits, mais je mesure combien cela m’a permis une réelle liberté, celle d’écrire ou de ne pas écrire, de ne rien précipiter et de prendre mon temps. Je n’ai publié que les textes nécessaires, sans dépendre de commandes, ni subir de pression. Je n’ai jamais eu besoin de faire des courbettes et des concessions.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Étudiante, j’ai fait un peu de théâtre à Rennes en 1976-1977, sans aller plus loin. Car ce qu’est devenu le théâtre m’a rapidement exaspérée. L’art me passionne mais, à mon grand regret, je n’ai jamais pu pratiquer ni musique ni peinture, qui exige un apprentissage précoce auquel mes origines modestes ne m’ont pas donné accès. Ce n’est pas un hasard si j’aime collaborer avec des artistes, que ce soit pour des livres d’artistes ou des livres à tirage courant.

 

À part la poésie, le seul art que je pratique est le collage, découvert à l’âge de 16 ans au lycée, grâce à mon professeur de lettres. C’est l’art du pauvre par excellence, puisqu’il s’agit de récupérer les photos des revues et magazines destinés à la destruction et de leur donner une nouvelle vie. Il m’arrive d’exposer et de publier mes collages.

 

Je suis également critique littéraire. C’est une manière de prolonger mes lectures. Je tiens plusieurs chroniques critiques dans Spered Gouez / l’esprit sauvage. Plusieurs revues (Interventions à Haute Voix, Les Cahiers du Sens…) accueillent mes articles et mes notes de lectures. Je collabore régulièrement à la revue bimensuelle ArMen depuis 2006 et occasionnellement au magazine numérique Unidivers.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes livres les aident à trouver émotion et sens dans notre époque qui n’a à offrir que son cynisme et son désenchantement. J’espère aussi qu’ils sont sensibles à mon questionnement et à mon incertitude.

La poésie étant polysémique à l’infini, je ne perds pas de vue que ce sont les lecteurs qui trouvent, parmi les chemins possibles que j’ouvre, la cohérence de mon texte, par leur sensibilité et leur imaginaire. Ils ont toute liberté de lecture.

C’est pourquoi les rencontres avec les lecteurs sont enrichissantes, surtout dans de petits lieux intimistes où un vrai échange peut se créer. Mes lecteurs me révèlent parfois des voies souterraines que je n’ai pas clairement conscience d’emprunter.

C’est sans doute l’un des rôles des bibliothécaires et des libraires de favoriser et proposer ces moments de partage. Hélas, j’ai trop peu l’occasion d’être conviée à ce genre de rencontres. Mais je ne fais sans doute pas tout ce qu’il faudrait pour me faire connaître !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à quelques salons, rencontres d’auteurs et événements, toutefois avec parcimonie. Je privilégie ceux qui ont une âme, ceux qui sont portés par des associations de bénévoles passionnés, où je trouve une réelle convivialité, porteuse de rencontres débouchant parfois sur des projets.

 

En retraite depuis deux ans, j’ai à présent le plaisir de rencontrer des classes et des scolaires en tant qu’auteur. Il m’arrive de lire mes textes en public, mais il ne s’agit pas de récital ni de performance, même si j’ai parfois été accompagnée par des musiciens. Je ne me prends pas pour une comédienne. Je suis juste un auteur qui lit et partage modestement ses textes. Je propose aussi une causerie sur les « femmes en poésie », autour de mon livre Femmes en littérature (éditions Spered Gouez, 2009).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ma première publication date de 1979, dans la revue Interventions à Haute Voix. J’ai continué pendant presque une décennie à publier uniquement en revues. C’est ce qui m’a permis de « faire mes gammes » et de trouver ma voie. Je continue à publier régulièrement en revues, qui sont des lieux uniques pour vérifier la qualité de ce que l’on écrit.

 

Je suis aussi volontiers présente dans des ouvrages collectifs et des anthologies. J’ai publié dans une trentaine de ce genre d’ouvrages, ce qui m’a permis d’être traduite en plusieurs langues (allemand, bulgare, espagnol, portugais…).

 

Mon premier recueil (Les extraits du temps 1), publié en 1988 par IHV, a été rapidement épuisé. J’avais écrit auparavant deux autres recueils que je n’ai jamais cherché à publier, consciente qu’ils n’étaient pas aboutis.

J’ai publié une vingtaine de livres, principalement de poésie, chez une dizaine d’éditeurs. J’ai aussi dirigé des ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’espère que ce n’est pas le dernier livre et qu’il y en aura de prochains ! Je fais là un clin d’œil à une boutade du poète Gérard Cléry, qui aime prendre le mot « dernier » au pied de la lettre.

 

Ma dernière parution est La poésie pour viatique, un cahier Chiendents – le n° 118 publié au début de cette année par Luc Vidal et les éditions du Petit Véhicule à Nantes – qui vient de m’être consacré, coordonné et présenté par Gérard Cléry, justement. Il comprend des articles de Guy Allix, Bruno Sourdin, Michel Baglin, Jean Chatard et Luc Vidal, un entretien avec Gérard Cléry et un choix de textes dont des inédits.

 

Parmi ces inédits, se trouvent des extraits d’Affolement du sang, que je viens juste de terminer. Il m’est donc difficile d’en parler. L’auteur est de toute façon le plus mal placé pour commenter son texte. Je peux juste dire que c’est un ensemble de 120 pages commencé en 2012, que le poète Jean-François Mathé en signe la préface. Je vais commencer par prendre du recul pour ensuite réfléchir à son édition.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En principe, à part ceux qui sont épuisés ou dont les éditeurs ont disparu (qu’on trouve parfois en livres d’occasion), on devrait pouvoir les commander dans n’importe quelle librairie, du moins dans les bonnes librairies. Certains de mes éditeurs (Jacques André Éditeur et Tertium éditions) les vendent aussi directement à partir de leurs sites. D’autres, comme Les Éditions Sauvages, pratiquent la vente par correspondance. Sinon, ils m’accompagnent dans les salons et signatures où je suis invitée.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book?

Je suis résolument opposée au compte d’auteur et à ses avatars. J’ai autrefois soutenu le CALCRE, association qui luttait contre « le racket du compte d’auteur ». Ces officines ne sont pas du tout des éditeurs mais des prestataires de services qui se chargent juste de l’impression du livre. Ceci dit, lorsqu’elles annoncent clairement la couleur et ne se prétendent pas être éditeurs, elles peuvent rendre des services aux auteurs qui n’ont pas les compétences pour s’autoéditer. Il en est certainement de plus honnêtes que d’autres. Mais je suis d’avis qu’un bon livre parvient toujours à trouver son éditeur et ses lecteurs, même si cela peut parfois prendre des années.

 

J’ai eu la chance de toujours publier à compte d’éditeur, le plus souvent dans de petites structures associatives. Il n’est pas sûr que j’aurais rencontré un lectorat plus important dans de plus grandes maisons d’édition, où la durée de vie d’un livre est très éphémère. L’édition est toujours une histoire de rencontre et de connivence entre un livre et un catalogue existant. Il importe qu’éditeur et auteur forment un véritable équipage. Je suis attachée à cette relation.

 

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les livres numériques (terme que je préfère à l’angliciste e-book). J’ai deux livres (Conversation de l’arbre et du vent et Quand la nuit voit le jour, Tertium éditions) qui sont publiés en version numérique parallèlement à leur édition en livre papier. Mais il ne s’en vend guère pour le moment. Le phénomène du livre numérique me semble largement surestimé par les instances officielles du livre (par le CNL par exemple). Personnellement, je ne lis pas de livres numériques. Je ne suis pas convaincue par la lecture sur écran, surtout pour la poésie. J’ai besoin de la chaleur du papier.

 

Sur écran, je ne trouve d’intérêt qu’aux revues numériques, comme Texture et Recours au poème, aux blogs et aux sites d’auteurs. Grâce aux entrées et aux mots-clés, la lecture peut y être discontinue et ne s’attarder que sur les articles recherchés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Un conseil de mon père que je garde précieusement en tête : ne perds jamais de vue d’où tu viens.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Mes lectures ont toujours été très éclectiques. Lire m’est indispensable au quotidien. Je lis beaucoup, de tout, pas seulement de la poésie comme on pourrait le croire. J’ai toujours plusieurs livres en cours. Je suis abonnée à de nombreuses revues également. Je me fie volontiers aux conseils de lecture de quelques critiques avisés (Jacmo dans Décharge, Michel Baglin sur Texture, Lucien Wasselin sur Recours au poème par exemple) dont je partage les points de vue.

 

Passionnée de préhistoire et d’archéologie, je lis beaucoup d’ouvrages écrits par des paléontologues et des chercheurs, que je trouve dans quelques librairies spécialisées du Périgord.

 

Par contre, j’évite les livres d’auteurs dont on fait grand bruit, dont les piles envahissent les librairies à chaque rentrée littéraire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Très lentement. Et par périodes, surtout en hiver et au printemps. Je ne m’installe pas chaque jour à ma table d’écriture. J’écris toujours chez moi.

 

À part ces particularités, je n’ai aucune habitude, aucun rituel. L’élaboration est très longue, la maturation lente, souvent plusieurs années, pour parvenir jusqu’au manuscrit achevé. Je prends régulièrement des notes qui s’accumulent, que je laisse reposer, décanter, sédimenter, jusqu’à ce qu’elles se rappellent à moi dans l’urgence pour la première phase d’écriture. Suivent alors plusieurs phases de transformation, où j’enlève le superflu, je taille, j’élague, je cisèle et je peaufine aussi, jusqu’à ce que je ne puisse plus rien retirer. Je travaille à la manière d’un sculpteur dont la matière serait les mots.

 

Quand les poèmes sont là, le travail est loin d’être terminé. Il me faut composer l’ensemble, trouver son architecture intérieure. Cette chronologie interne, dictée par le mouvement et le souffle du texte, est primordiale. Tout ce travail d’élaboration doit rester invisible et sembler couler de source. Je cherche à garder intacte l’émotion première, à préserver l’élixir et la fulgurance du poème.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mes écrits se nourrissent de ma vie et du monde qui m’entoure. Tout peut donc y être abordé. J’ai ainsi écrit sur la grossesse et l’attente de l’enfant (Le carnet des métamorphoses, Les Éditions Sauvages), les grottes préhistoriques ornées (Lascaux & autres sanctuaires, Jacques André Éditeur), les mégalithes (Un monde de pierres, Les Éditions Sauvages), la pierre et le cycle minéral (Pierre après pierre, Les Chemins bleus), le canal de Nantes à Brest (Aspects du canal, Sac à mots éditions). J’ai aussi écrit plusieurs opus sur le temps, celui qui dépasse notre vie d’être humain, dont nous sommes la seule espèce à avoir conscience.

 

Je n’ai jamais reçu de commandes d’ouvrages. J’ignore si je suis capable d’y répondre.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai aucune imagination. C’est sans doute pourquoi je n’écris pas de romans. Malgré tout, j’en ai un en cours d’écriture depuis une dizaine d’années, dont le titre est Le passé effacé. Les personnages sont fictifs et l’intrigue une pure construction mais ancrée dans le réel, au cœur de l’humain.

Mais écrire un roman ne fera pas de moi une romancière pour autant.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Un conseil que j’ai moi-même reçu et que je ne regrette pas d’avoir suivi : ne proposer à la publication que les textes dont on est fier, qu’on est sûr de ne jamais renier un jour, afin de rester en accord avec soi-même.

Ce qui sous-entend bien sûr de prendre son temps pour trouver sa voie et sa manière propre, de ne pas se précipiter pour publier à tout prix.

 

Lorsque des auteurs débutants sollicitent mes conseils (cela arrive assez souvent !), je leur recommande de publier en revues… et surtout d’en lire pour trouver celles qui leur correspondent.

Ils y trouveront des compagnonnages stimulants, y feront des rencontres fertiles, bref vivront une belle aventure collective.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux et de toutes les époques. Je citerai Lucrèce, François Villon, William Blake, Verlaine, Rilke, Joë Bousquet, René Char, René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Pessoa, Beckett, Albert Camus, Cioran et surtout Armand Robin.

Parmi les écrivains contemporains, j’aime Milan Kundera, Le Clézio, Claire Fourier, Bernard Berrou.

Les poètes d’aujourd’hui qui me touchent le plus et m’accompagnent, parfois également en amitié, sont ceux qui allient sens et sensibilité, lisibilité et profondeur : Guy Allix (qui est celui que je relis le plus régulièrement), Jean-Louis Bernard, Jean-François Mathé, Jacqueline Saint-Jean, Michel Baglin, Gilles Baudry, Georges Drano, Michel Dugué, Robert Nédélec, Hervé Carn, Gérard Le Gouic, Denise Le Dantec, Jacques Ancet, Charles Juliet, François Cheng, Philippe Jaccottet. Ce sont les noms qui me viennent spontanément, ceux dont les livres m’entourent et qui comptent pour moi, mais j’en oublie certainement.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Membre du jury du Prix du roman de la Ville de Carhaix, je lis une seconde fois les quelques romans qui m’ont plu à la première lecture. C’est cette relecture qui déterminera mon choix, qui se portera sur le roman capable de me captiver une nouvelle fois et de me donner encore à le découvrir.

Je relis aussi le manuscrit de l’essai sur Angèle Vannier (Chemin avec Angèle Vannier) de mon ami et complice Guy Allix, en vue de son édition prochaine. Nous sommes en général l’un pour l’autre nos premiers lecteurs. Nous nous savons incapables de complaisance réciproque.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai toujours plusieurs ensembles en cours d’écriture parallèlement. Certains sont commencés depuis des années. Je suis incapable de savoir lequel va aboutir en premier.

Parmi ces chantiers, il y a : Eclats d’obscur et de lumière (réflexions, pensées et aphorismes, de la même veine que Petites notes d’amertume paru en 2014), Juste un peu d’eau (qui sera accessible à la jeunesse), Généalogie de la matière (qui explore le passage de l’inerte au vivant), Alambic (sur la genèse de l’écriture et la langue).

Je viens aussi de commencer très récemment Alchimie des sens.

Par ailleurs, je travaille à une compilation de textes sur l’arbre : Constante de l’arbre (« constante » pris dans son sens en Physique). J’y rassemble mes textes sur les arbres dispersés dans mes livres précédents, auxquels j’ajoute quelques inédits. Il sera illustré par le photographe Yann Champeau. J’aimerais que ce projet soit un « Beau Livre » et je suis à la recherche d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux dates sont pour moi incontournables. Je suis fidèle depuis 2010 à l’ambiance et à la bonne humeur du Printemps de Durcet (Orne), que m’a fait connaître Guy Allix.

Je suis aussi chaque année au Festival du livre en Bretagne, à Carhaix (qui est également la ville du Festival des Vieilles Charrues). Une centaine d’éditeurs, soit quasiment toute l’édition bretonne, y a rendez-vous avec plus de 10 000 visiteurs, le dernier week-end d’octobre. J’y représente la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage, que j’ai créée en 1991, publiée par le Centre culturel breton Egin qui organise le festival.

On peut aussi me rencontrer « Chez Max », ancienne maison du poète et peintre Max Jacob à Quimper (labellisée « Maisons des Illustres »), où je coorganise depuis 2013 avec mes amis poètes Louis Bertholom et Gérard Cléry « Les rendez-vous de Max », rencontres-lectures mensuelles qui ont lieu chaque 1er jeudi de 18 heures à 19 heures de septembre à juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai un site personnel qui contient une page d’actualités et qui fait écho de mes parutions :

http://mariejoseechristien.monsite-orange.fr

Ma bibliographie est sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9e_Christien

 

Par ailleurs en tant que responsable de rédaction de la revue Spered Gouez / l’esprit sauvage, j’ai une accréditation sur Agence Bretagne Presse où je publie mes informations sur mon actualité et mes parutions (et parfois sur l’actualité littéraire et culturelle de ma région) : https://abp.bzh/

 

La revue sur internet Texture publie un dossier critique par Michel Baglin, Georges Cathalo et Lucien Wasselin sur quelques-uns de mes livres : http://revue-texture.fr/-CHRISTIEN-Marie-Josee-.html

 

Je suis présente dans l’Anthologie subjective de Guy Allix, sur son site :

http://anthosuballix.canalblog.com/pages/marie-josee-christien/27590451.html

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Le 27 juillet 2017

Marie-Josée Christien

 

Quelques poèmes de Marie-Josée Christien

À l’écart du rivage

l’air vibre

sur les landes

imprégnées de la pâleur du sel

 

Le souffle et la lumière

se prolongent

en frémissements

 

L’œil scrute

ouvert aux étendues

qu’il retenait en lui

 

il voit.

 

*

La nuit déserte

l’ultime équinoxe

l’envol pointu des corbeaux

perfore les horizons

qui blanchissent

 

Le remous pâle

des astres

froisse les joncs fragiles

et sculpte le silence

 

Un monde s’élance

et renoue avec soi.

 

 

*

 

Le demi-jour

tombe comme un flocon

dans la neige

les arbres se figent

au-delà des vitres

 

dans l’écartèlement

du jour et de la nuit

chaque atome du silence

irrigue la lucidité

 

On entend la vie immobile.

 

*

Le vide étoilé

hausse le silence

d’un peu de matière

 

Il force au retour sur soi

question d’intuition.

 

*

 

Les arbres redressent

le ciel inaccompli

rendu invisible

par la courbure restreinte du jour

 

Tous les rêves en suspens

toutes les vies en sursis

l’illusion est notre réalité.

 

© Marie-Josée Christien

Extraits de : Entre-temps, précédé de Temps composés

(Les Éditions Sauvages, collection Phénix, 2016)

 

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Je remercie sincèrement Marie-Josée Christien d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

 

 

 

 

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 28 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Marie-Anne Bruch

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Anne Bruch

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Marie-Anne Bruch.

Mon parcours d’écriture poétique a commencé vers la fin de mon adolescence, dans les années 1990, et j’ai obtenu en 1996 le Prix Arthur Rimbaud pour un recueil, Tableautins, qui a été publié quelques années plus tard, en 2004. A partir de 2008 environ j’ai commencé à collaborer à plusieurs revues de Poésie comme Arpa, Friches, Décharge, A l’index, Verso, Diérèse, Le Coin de table, et quelques autres. Et en 2014, un autre de mes recueils, Ecrits la nuit, a été édité chez Polder, ce dont j’étais très heureuse.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai fait quelques études dans des domaines divers et variés : histoire de l’art, informatique, psychologie.

J’ai eu des emplois tout aussi variés : développeur informatique, aide-documentaliste, correctrice dans l’édition, etc.

Je pense qu’il est assez difficile de concilier emploi et écriture. Il m’est arrivé d’arrêter d’écrire pendant des périodes de plusieurs années pour cette raison. Mais heureusement, l’envie d’écrire finit toujours par resurgir.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je pratique la sculpture régulièrement, et, plus occasionnellement, la peinture.

Bien que je n’en joue pas, je n’imagine pas de passer une journée sans écouter de musique.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs trouvent dans mes livres quelque chose qui leur importe et qui les éclaire, mais je ne cherche pas à les rencontrer, du moins pour le moment. Mais quand certains d’entre eux m’envoient des cartes ou des lettres j’en suis très touchée et flattée et, bien sûr, je leur réponds.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Pas pour le moment.

Je vois la poésie comme un art intimiste, qui se prête mal aux représentations publiques ou aux spectacles.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis l’âge de dix-huit ans mais, auparavant, j’avais déjà fait des tentatives d’écriture romanesque et de journal intime.

J’ai écrit dans ma vie une demi-douzaine de recueils de poésie dont deux ont été publiés.

J’ai également écrit deux pièces de théâtre, que j’ai préféré garder dans mes tiroirs car je n’en étais pas vraiment satisfaite.

Et j’ai écrit un roman en 2013-2014, pour lequel je n’ai pas encore de projet bien défini.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre s’appelle Ecrits la Nuit et il a été publié chez Polder.

C’est un livre qui a été écrit assez rapidement, en quelques mois à peine, et pour lequel je souhaitais adopter un style simple et méditatif, proche du journal intime.

Ecrits la nuit évoque les différentes heures de la nuit, le silence, la solitude, la paix intérieure, des états corporels, le passage du temps.

Ce recueil est suivi d’un autre recueil, Ecrits d’amour, qui a une tonalité un peu plus triste mais évoque les heures de la journée et la nature à la belle saison.

Pour ce livre, j’ai eu la chance d’avoir pour préfacier le poète Denis Hamel, et pour illustration de couverture une peinture originale de la poétesse Claire Ceira. Ils ont tous les deux contribué à rendre ce livre très réussi et proche de ce que j’imaginais.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut se procurer mon dernier ouvrage, Ecrits la nuit, en écrivant à la revue Décharge ou à l’éditeur Gros Textes.

Quant à mon précédent ouvrage, Tableautins, je suppose qu’on peut encore se le procurer par Internet.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne suis pas favorable au compte d’auteur, je trouve sans intérêt de dépenser beaucoup d’argent pour se retrouver avec des cartons de livres que l’on n’a pas la possibilité de diffuser. Or le but d’une édition est la diffusion du livre.

Je pense qu’un auteur doit concentrer ses efforts sur la recherche d’une publication à compte d’éditeur, même si c’est très long et laborieux. Cela peut prendre plusieurs années mais l’attente en vaut la peine.

 

A titre personnel, j’ai pu bénéficier d’une publication à compte d’éditeur pour mon dernier livre, et je n’ai jamais eu recours au compte d’auteur.

 

Je ne saurais vous répondre à propos des e-books, c’est un domaine que je connais trop mal pour en parler.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

D’essayer de ne pas subir sa vie.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère écrire de la poésie car chaque poème est un monde en soi et permet toutes les libertés. De plus la poésie s’accorde avec une inspiration assez brève, ce qui me convient bien.

 

Par contre, en tant que lectrice, j’aime autant la poésie que le roman. Je lis même des nouvelles et des pièces de théâtre.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris avec du papier et un stylo.  Je ne recopie un nouveau poème sur ordinateur que lorsqu’il a atteint sa version définitive. J’aime pouvoir raturer et faire plusieurs versions d’une même strophe.

J’écris souvent la nuit, chez moi. J’ai besoin de beaucoup de calme pour écrire.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans ce qui m’entoure : paysages, conversations, livres ou revues, voire tableaux ou films … mais il m’arrive aussi de m’inspirer de souvenirs ou de réflexions plus abstraites.

Je n’ai pas eu de commande d’ouvrage.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai écrit qu’un seul roman jusqu’à présent. Mes personnages étaient inspirés de personnages réels, de souvenirs bien précis.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’être patients et persévérants.

De chercher à toujours s’améliorer et surtout de ne pas faire d’autosatisfaction car elle est généralement déplacée et empêche d’évoluer.

De rester humble et ouvert face à la critique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie, Michaux, Reverdy, Claude Roy, Norge sans oublier les classiques incontournables : Rimbaud, Baudelaire, Verlaine … Et tant d’autres que j’oublie.

Pour les romans, j’ai toujours beaucoup aimé Kafka, Dostoïevski, Borges, Romain Gary, Albert Cohen, …

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis une anthologie de la poésie française aux éditions de la Pléiade, et je lis en parallèle Corps et biens, un recueil de poèmes de Robert Desnos.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je travaille sur un nouveau recueil, composé de poèmes en prose.

J’ai d’autres projets, sur lesquels je n’ai pas encore commencé à travailler, et qui seraient plutôt des idées de nouvelles.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui, début mars doit paraître le numéro 28 de la revue A l’Index, dans laquelle quelques-uns de mes poèmes en prose récents seront publiés.

Et fin mars ou début avril doit paraître la revue Les Citadelles, dans laquelle certains sonnets de ma composition seront également publiés.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : laboucheaoreilles.wordpress.com.

Ce blog est surtout le reflet de mes goûts poétiques – c’est-à-dire que j’y parle rarement de moi-même – mais je donne tout de même des nouvelles de mes actualités de temps en temps, et je donne aussi parfois à lire certains poèmes inédits qui trouvent plus tard leur place en revue ou en recueil.

 

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Le  (mettre la date). 26/02/2015

Vos prénoms et noms

Marie-Anne Bruch

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Bruch-Marie-Anne-Tableautins

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Milieu de la nuit

La lampe ouvrait
la nuit en deux.
Des choses
belles ou terribles
se tramaient
de par le monde.
Les sièges vides
face à moi
me tenaient compagnie.
Par des nuits
comme celle-là,
l’amour paraissait
quelque peu surhumain.
L’espérance
supposait
trop de patience,
et le temps de la nuit
était d’une extrême
lenteur.
Seul, on ne sentait
ni sa force
ni sa faiblesse.

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polder163-ecrits_la_nuit
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Je remercie sincèrement Marie-Anne Bruch  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 02 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Colline HOARAU

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Colline HOARAU

.

Colline

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Colline HOARAU.

J’ai un parcours très varié. J’ai toujours eu une vie professionnelle riche, passant de l’informatique à la formation, du management, souvent dans des associations. J’aime l’aspect social. J’ai dirigé des structures associatives souvent engagées. J’ai fait un passage également en tant que chef de cabinet.

J’ai toujours écrit, du plus loin que je me souvienne. Les mots venaient, parfois pour soulager mes peines, parfois, pour rire, et d’autres pour partager.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours eu une activité professionnelle. Je changeais de profession tous les 3 – 4 ans pour découvrir autre chose, des métiers et des univers différents, en fonction des déménagements et des opportunités.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’adore aller au concert, à des expositions de peinture, voir des films.

La seule chose que je sais faire avec mes mains, c’est écrire.

J’ai toujours beaucoup lu.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’aime rencontrer des lecteurs, avant, après pour partager.

Je suis frappée de voir qu’ils ont retenu des détails et qu’ils ont tous des visions différentes du même livre.

Je participe au moins une fois par mois à des salons du livre. C’est le meilleur moyen de rencontrer de vrais lecteurs.

Je peux également avoir des échanges sur les réseaux sociaux.

Chaque lecteur trouve une carte de visite dans le livre que je dédicace et peut ainsi m’écrire.

Je découvre parfois des avis sur des sites de critiques et c’est un joli cadeau.

Je suis heureuse d’être lue parfois par des personnes qui lisent peu.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, j’ai déjà participé à des rencontres dans les médiathèques. Je pense qu’il est parfois difficile de parler de ses écrits. J’ai rencontré des écrivains brillants qui avaient du mal à s’exprimer en public, car ce n’est pas le même art.

Parfois, parler de son livre aide le lecteur à comprendre certaines orientations de l’écrivain.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis que je suis toute petite. Malheureusement, j’ai perdu mes cahiers d’adolescence.

J’ai souvent écrit des histoires longues ou des poésies, n’aimant pas la forme des nouvelles.

Sur le plan professionnel, j’ai également souvent produit des écrits.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« L’adieu à Lila » est le premier roman qui a été publié même si j’ai dans les cartons quelques autres écrits presque prêts.

C’est un roman qui se passe à l’île de la Réunion et qui évoque, lors d’un enterrement, des portraits et des lieux des années 70. Il est empreint d’émotions et ne laisse pas le lecteur indifférent. Je pense que dans l’écriture, on doit susciter de l’émoi.

J’avais voulu « figer » des éléments de décor de mon île.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez mon éditeur, Dédicaces, un éditeur canadien, qui a une vitrine importante sur Internet, qui le diffuse en direct et sur des sites connus comme Amazon, Scribd, … sous forme papier ou numérique.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense qu’il est toujours préférable d’avoir un éditeur. C’est, souvent rassurant pour le lecteur quie stime que c’est un gage de qualité. Mais sans doute pas n’importe quel éditeur.

Il est important aujourd’hui d’avoir une offre large, numérique, qui ne pourra que se développer et papier également.

Je suis très positive quant à l’impression à la demande. C’est un système écologique et qui présente l’avantage d’une grande souplesse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Lorsque j’avais envoyé mon premier manuscrit, même lorsqu’il était refusé, j’ai reçu des encouragements.

Le conseil que je retiens, c’est celui de continuer et de croire en ce que l’on fait.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime lire des romans, souvent policiers.

Selon ma disponibilité d’esprit et le temps, je peux lire essais ou poésies. Je préfère les romans.

Pour l’écriture, j’ai envie de créer d’autres livres, dans d’autres domaines. Je suis en pleine réflexion à ce sujet.

  

12/ Comment écrivez-vous ? 

Il me suffit d’ouvrir mon petit ordinateur et les mots viennent sous mes doigts.

Je pense souvent à des mots, des phrases, des constructions, en conduisant, cuisinant, que je garde dans un coin de mon esprit et que j’écris ensuite.

Je n’écris que sur ordinateur en utilisant parfois des notes sur mes nombreux carnets.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration dans le regard, l’observation des autres. J’essaie toujours de ne pas voir comme les autres, d’interpréter, de me dire : et si je me mettais à la place de …

Dans L’Adieu à Lila, pour certains détails, je me suis inspirée de ce que l’on m’avait raconté, avec un positionnement extérieur pour rester en retrait de ses personnages.

J’imagine beaucoup et je retiens souvent des anecdotes que j’aime réutiliser, échos incroyables ou drôles ou cyniques de la vie.

Je n’ai pas eu de commande d’ouvrages pour l’instant.

Certains lecteurs m’ont demandé la suite de L’adieu à Lila, que je n’avais pas a priori prévue …

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Ce sont des mélanges. Parfois, des souvenirs qui reviennent de faits et de personnes qui m’ont marquée.

J’écris d’abord rapidement, spontanément et le plan se construit petit à petit. Je remodèle le livre. A la fin, je relis, corrige, fais les liaisons entre les chapitres.

L’idée est souvent de mixer imaginaire et réel et de donner aux protagonistes la puissance du réel à force de détails.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il faut, je pense, travailler, écrire, lire, faire lire, écouter, revenir sur ses textes.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Comme auteurs contemporains, j’apprécie Paul Auster, Olivier Adam, Douglas Kennedy.

Quand j’aime un auteur, j’essaie de lire tous ses livres.

Je garde des souvenirs extraordinaires de mes lectures de jeunesse, classiques : Victor Hugo, Baudelaire, Verlaine, mais aussi, Montesquieu, Balzac, Zola, …

Récemment,  j’ai adoré Confiteor de Jaume Cabre.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Le dernier livre d’Olivier Adam, Peine perdue.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, bien sûr, j’ai plusieurs projets en cours. Je ne sais pas encore lequel je vais privilégier.

J’espère pouvoir dans les prochaines année, faire éditer un ouvrage tous les ans ou les deux ans. Les idées ne manquent pas.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux prochains salons de Bretagne :

La 15ème édition du LENNVOR le dimanche 30 novembre au Relecq-Kerhuon

et le 7 décembre à Elven le Salon du Roman Populaire.

Une collaboration Médiathèque municipale et Centre Socio-Culturel d’Elven.
Le plus grand événement sera le salon de l’Ile-de-France à Mennecy en février.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : https://adieulila.wordpress.com/

Sur Twitter : L’adieuLila@LAdieualila

Sur Facebook : Colline HOARAU

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Le  31 octobre 2014

Colline HOARAU

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Colline

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Je remercie sincèrement Colline HOARAU  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 07 novembre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Richard Taillefer

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Richard Taillefer

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Richardpoevie-095

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 Richard nous fait l’amitié de nous donner ces mots :

Poètes, rangez vos mouchoirs,

sortez vos mots à la face d’un monde qui n’a que pour finalité, la vanité et les fausses idoles.

Ne restez pas figés sur vos tours d’ivoire.

On vous espère, on vous attend dans les caniveaux de l’espoir pour nous apporter votre modeste lumière et donner du sens à nos vies confisquées.

La poésie n’est pas la face honteuse et cachée de la littérature, elle en est le diamant brut.

R.T

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

 

Richard Taillefer

Un poète débraillé

Je suis né un 21 avril 1951, dans un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. Montmeyan.

J’ai passé mes 20 premières années à Marseille

Certificat d’étude, un CAP d’ajusteur, un BT en fonderie.

On n’échappe pas à la vocation de son nom.

En 1972, je rentre à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris

Retraite en 2001.

Entre temps, activités syndicales à la CGT et trois mandats d’élu à la fonction de maire adjoint

Chargé de la culture dans la ville de Savigny-le-Temple 77

 

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

 

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

 

Je crois que j’ai toujours écrit. Dès l’âge de 9 ans. Une nécessité pour l’enfant

Que j’étais alors.

 

Minot de Marseille, il y a eu le football bien sûr. J’ai eu le bonheur de porter

Le maillot de l’OM entre 12 et 15 ans.  

 

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

 

Mon père était et il l’est toujours, un bon peintre amateur. Son atelier se trouvait dans la véranda

De la maison de l’avenue Clot-Bey, à deux pas du parc Borély. Je passais des heures à le regarder s’affronter à sa toile. Faut dire qu’il travaillait au couteau !

 

En 1992, je suis me suis occupé  en tant que président, d’un espace culturel, l’Espace Prévert à Savigny-le-Temple. Un lieu dévoué, à la musique, les arts plastiques, le cinéma… J’ai donc eu beaucoup de chance. Ce fut une grande période de formation et de découverte.

 

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 

J’attends modestement, que quelques-uns partagent mes textes, les lisent, me donnent leur avis.

Etant un auteur de poésie essentiellement, j’ai vite ravalé mon égo des trompettes de la renommée.

A ce jour, j’ai publié 9 ouvrages. N’ayant pas la télévision, ni la radio, ni les grands médias à mes pieds, « bien que j’écrive en vers libres ». Je gravite donc sur les réseaux sociaux, les blogs, les revues spécialisées dans la poésie, quelques salons du livre.

 

Avec quelques amis, nous venons de créer en juillet 2014, le festival de Montmeyan en PoéVie.

Cette manifestation fut bien accueillie dans la région. Près de 1000 personnes y ont assisté.

La prochaine édition se déroulera début août 2016 

 

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

 

C’est primordial. Je réponds favorablement à la plus part des sollicitations.

D’ailleurs c’est la meilleure façon de rencontrer des lecteurs.

 

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

 

Depuis toujours. Plus sérieusement ma première publication remonte à 1977.

L’année de la mort de Jacques Prévert.

J’écris de la poésie, enfin des textes qui sont dans cette mouvance.

Quelques fois des entretiens avec des plasticiens, des notes de lecture…

 

 

Biographie :

 

 

Anthologie

 

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

 

L’éclisse du temps, aux Editions Dédicaces. Un recueil de 140 pages préfacé par Marina Nicolaev.

Le livre est composé d’une centaine de poèmes récents et de la réédition de « Corps de papier ».

La couverture est signée par Marc Chenaye.

« Ce voyage étrange prendra des multiples visages, en se réjouissant jadis des choses simples car « La mémoire a des raisons qui/souvent nous échappent ». Un renouveau perpétuel du temps est assuré car « Seul le temps qui passe poursuit sa route/Emportant avec lui tout son mystère » dévoilé jadis simplement parce que « Notre mémoire doit être pétrie d’éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère ». (Francis Bossus).

L’ambassadeur du Temps – Richard Taillefer, nous convainc que le rêve de l’exil temporaire et temporal est démythifié par ses acteurs et leur scène, en articulant que : « L’exilé ne renonce jamais au retour ».

Au commencement était le Temps et ses éclisses. »

– Marina Nicolaev

 

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

 

Aux Editions Dédicaces

Ou par mail directement richardrf@hotmail.fr

 

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

 

Chacun se débrouille comme il peut.

Verlaine entre autre a publié à compte d’auteur.

Seul le temps fait son œuvre.

Mon premier livre fut publié à compte d’auteur. Les suivants à compte d’éditeur.

De toute façon, en poésie, c’est surtout l’auteur qui doit se battre, souvent seul, pour faire

Connaître son écriture et ses livres.

On dit, qu’un français lit en moyenne moins d’un livre par an.

On dit aussi que plus de 600 000 personnes souhaitent publier un livre chaque année.

Publier un livre dans de bonnes conditions tient un peu du miracle.

Il faut être motivé, passionné, se dévouer à corps perdu pour ne pas renoncer.

Et surtout personne ne nous attend.

 

L’époque n’est pas au renouvellement des générations. Très peu de nouveaux écrivains dans

Les grandes maisons d’éditions. Risque minimum.

 

Je recommande cette jeune maison d’édition. « Recours au poème » Une nouvelle façon d’aborder

L’édition.

http://www.recoursaupoemeediteurs.com/

 

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

 

Ecris, ça t’évitera de faire d’autres conneries. Sourire !

 

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 

Surtout de la poésie. Il ya tant de poètes à découvrir.

Sinon un peu de tout à petite dose.

 

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

 

Une première étape au crayon.

Puis sur mon ordinateur « Word 2007 »

Enfin vient la mise en page du manuscrit.

J’écris très peu de poèmes isolés du contexte d’un ensemble, les textes se répondent

Les uns aux autres.

Ce peut-être à n’importe quelle heure, n’importe où. Le plus souvent de minuit à 3 heures.

Seul sur la table du séjour. J’ai un bureau à l’étage, je n’y vais jamais. J’ai besoin

De me retrouver dans un espace de vie, avec les objets familiers, des livres. Me poser

Pour prendre un café, fumer ma pipe de Cogolin. « Toujours du Caporal Export »

 

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

 

Je n’ai pas d’inspiration au sens noble du terme.

J’écris par réaction à, par révolte contre, par amour pour, par émerveillement de.

Mes textes portent mes peines, mes douleurs et mes sourires.

J’écris je pour parler de vous et vous pour parler de moi.

Il faut toujours garder une distance entre l’auteur et l’homme que je suis.

Comme écrivait Rimbaud « Je est un autre »

 

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

 

Tous mes mots s’accrochent à une réalité. L’imaginaire vient peu à peu, lorsque le texte avance

Vers sa propre vérité. Mes personnages sont bien des êtres réels. Je les croise tous les jours.

Je n’ai pas de carnet de poche. J’écoute, j’observe. La naissance d’un poème est toujours un mystère.

Un compagnon qui m’accompagne depuis de longues années.

 

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

 

Lire les autres écrivains. Ils nous construisent, puis nous habitent.

 

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

 

Beaucoup et encore pas assez.

Je ne classe pas. Pas de top 20 chez moi.

Ceux qui me lisent, ou me liront, à travers mes textes trouveront mes influences.

 

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

 

La ronde et autres faits divers de J.M.G Le Clézio

 

La poésie Française contemporaine de Jean Orizet

 

La légende du demi-siècle d’André Laude

 

L’amour d’Amirat de Daniel Biga

 

Les 1001 expressions préférées des Français de Georges Planelles.

 

De nombreuses revues de poésie et quelques blogs d’amis poètes.

 

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

 

Je suis sur les dernières touches de mon prochain recueil. « Tendresse de la pénombre »

C’est la poète Marina Nicolaev qui m’a soufflé le titre après lecture du manuscrit.

 

J’attaque le texte d’une pièce de théâtre. Un nouvel exercice pour moi.

 

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

 

Quelques salons du livre.

 

 

20/ Où on peut suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

Sur mon Facebook.

richard.taillefer.9@facebook.com

Ou sur mon site : http://richardrf.wix.com/richard-taillefer

Mon Editeur. Les Editions Dédicaces.

 

 

 

Le 6 octobre 2014

Un jour de triste ciel

À Savigny-le-Temple

 

Richard Taillefer

 

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Photo de Marie Gombeaud

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Je remercie sincèrement Richard Taillefer  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 10 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

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