JL à l’écoute de … Olivier Démoulin, auteur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Olivier Démoulin

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Olivier Démoulin. Je suis né à Bordeaux en 1969. Je suis licencié en Droit Public à Montpellier, diplômé de Sciences Po Bordeaux et de l’École de Journalisme de Marseille. J’habite aujourd’hui dans l’Hérault, dans la station balnéaire qui sert de décor à mon dernier livre : La Grande Motte.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai été attaché de presse en ambassade (à l’île Maurice), chargé de communication dans différentes structures (deux collectivités, une compagnie aérienne). J’ai aussi été journaliste, quelques années, en presse écrite et en radio (par exemple à Radio Maritima, à Martigues). Je commentais, notamment, les matchs de foot de Ligue 1 et Ligue 2.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Gamin, je voulais être footballeur. J’ai aussi pratiqué le tennis. Dans les deux cas, mes idoles Johan Cruyff et Jimmy Connors me sont vite apparus inatteignables ! Sinon, j’aurais adoré être peintre ou musicien, mais comment passer après Vincent Van Gogh et Bruce Springsteen ?

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes lecteurs, j’attends tout car je leur dois tout ! Je suis essentiellement un auteur du « bouche-à-oreille ». Je « bénis » mes lectrices et lecteurs chaque jour (même si je suis athée), car chaque personne qui achète l’un de mes livres me fait un vrai « cadeau de Dieu » : c’est me permettre de continuer à vivre de ma passion ! Je rencontre mes lecteurs en Salons du Livre, en librairies, en bibliothèques… partout où l’on m’invite !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, avec grand plaisir. Parmi mes souvenirs originaux : en 2009, en Dordogne, une journée de conférences sur les troubadours du XIIe siècle où, au milieu d’historiens renommés, j’ai expliqué pourquoi, malgré le titre de mon roman « Je hais les troubadours », j’adorais ces derniers. Au terme de la journée, j’ai dédicacé tous mes exemplaires de cet ouvrage.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Enfant, je lisais à mes petits frères et petites sœurs une histoire à épisodes de ma création… que je n’ai jamais finie. Enfant, je vendais (un franc le numéro) un journal de foot… gentiment imprimé par le curé de mon village.couvfootsaintetiennegde

Je suis écrivain à temps plein depuis 2006. À ce jour, je suis l’auteur de 13 livres, tous parus chez l’éditeur indépendant GRRR… ART : 7 romans « à suspense » et 6 recueils de nouvelles « tout foot ». Au niveau national, mes plus gros succès sont « L’homme qui épousa New York », « Sur la route avec Springsteen », « Dieu créa le foot à Saint-Étienne » et « Relève-toi ! ».

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« Relève-toi ! » met en scène deux femmes, Mathilde et Solène, abîmées par la vie. Pas à pas, elles se reconstruisent dans le sud de la France. C’est un beau roman, positif et joyeux sur un thème douloureux : la résilience. J’ai reçu beaucoup de mails, notamment de femmes, qui m’ont écrit « je suis Mathilde » ou « je suis Solène ». Pour un auteur, il n’existe pas de plus belles récompenses !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans de rares librairies, sur Amazon et Fnac.com. Mais le chemin le plus sûr et le plus court, que je conseille, reste le site de mon éditeur GRRR… ART, il vous envoie mes livres sous 3 jours, par La Poste, sans frais de port pour la France métropolitaine : http://www.grrrart-editions.fr

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Les éditeurs à compte d’auteur sont à éviter, mieux vaut encore s’autoéditer. La plupart de mes livres sont en e-book, mais je touche 0,00 euro sur leurs ventes donc, si vous voulez me faire plaisir, achetez-les en format papier !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je ne vais pas vous parler d’un conseil mais d’une rencontre « déclic » pour ma carrière d’auteur. Quand mon premier roman est sorti (« Dans mon Ventre »), le responsable d’une association littéraire, féru des écrivains « starlettes parisiennes » et des auteurs « fils de », m’a dit, les yeux dans les yeux : « vu votre parcours, je ne vous considérerais jamais comme un écrivain ». J’ai alors compris que, dans ce milieu ultra fermé et largement incestueux, peu de portes s’ouvriraient facilement ! Cela m’a doté de la rage de vaincre nécessaire et indispensable pour avoir une chance, comme c’est le cas aujourd’hui, de vivre de ma plume. Finalement, (presque) merci à lui !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Écrire : des romans et des recueils de nouvelles.

Pour lire : des biographies de personnages historiques et politiques.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Toute la journée quand mon inspiration me le permet… sauf quand je dédicace ! Mes plans sont écrits au stylo sur papier, « à l’ancienne ». Puis, c’est évidemment l’ordinateur : avoir été journaliste radio m’a appris à taper plus vite « que mon ombre » !

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Cette formule de Nietzsche me résume bien : « l’enfant que j’étais est le père de l’adulte que je suis ». Je m’inspire de mon enfance, de mon adolescence (surtout dans « Sur la route avec Springsteen ») et, aujourd’hui, de tout et tout le monde, car un auteur est une « éponge ».

Mes 6 livres de la collection « Dieu créa le foot » (sur la glorieuse histoire des clubs de Saint-Étienne, Nantes, Bordeaux, Paris-SG, Lyon et Marseille) étaient une idée et une commande de mon éditeur Georges Grard.

couvsurlarouteavecspringsteengdeEn réalité, mon roman « Sur la route avec Springsteen » l’était également, car c’est mon éditeur qui m’a dit, un jour : « qu’attends-tu pour écrire sur ton idole de jeunesse, ce Springsteen qui t’a tant aidé à grandir ? »

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je construis mes intrigues dans des plans très détaillés qui, une fois l’écriture commencée… explosent littéralement en vol, mais j’ai quand même besoin d’eux, comme des béquilles. Je fais des fiches sur tous mes personnages (idée empruntée à l’immense Simenon). Tous mes personnages sont imaginaires… mais je ne les aurais pas inventés si je n’avais pas eu la vie que j’ai eue !

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrivez, écrivez et écrivez encore ! Et, plus encore : réécrivez et réécrivez ! Car, écrire, c’est surtout réécrire ce que l’on a commencé à écrire de manière imparfaite.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Quelques-uns, de mon enfance à aujourd’hui : Marcel Pagnol, Alex Haley, Georges Simenon, Stephen King, Stefan Zweig, Haruki Murakami… et Bruce Springsteen (oui, car il vient d’écrire sa formidable autobiographie).

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Plusieurs ouvrages sur un thème qui me passionne : la réincarnation (vivement nos prochaines vies ?).

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Mon 14e livre, et 8e roman, est en cours d’écriture. Il sortira chez GRRR… ART fin 2017. J’ai l’impression que ce sera le meilleur roman que je n’ai jamais écrit… mais je me trompe peut-être complètement (qui peut être objectif avec ses propres ouvrages ?).

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui. La Foire du Livre de Bruxelles du 9 au 13 mars 2017, sur le stand 338 (GRRR… ART).

Puis je serai au Salon du livre de Frontignan (Hérault) le samedi 18 mars 2017.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur www.grrrart-editions.fr/demoulin

Sur mes pages Facebook.

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Le 9 février 2017.

Olivier Démoulin.

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Je remercie sincèrement Olivier Démoulin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 11 février 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Êcrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Pascale Marie Quiviger

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Pascale Marie Quiviger

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Pascale Marie QUIVIGER et je viens à peine de fêter mes cinquante printemps ! Je suis native de Beaune en Bourgogne mais j’ai vécu essentiellement dans le sud de la France, dans le département du Var avant de venir m’installer quelques mois de l’année dans le sud de l’Espagne.

J’ai commencé à « gribouiller » avant même de savoir parler. Mes premiers écrits se matérialisèrent sous la forme de poèmes à « l’eau de rose » que j’aimais offrir tous les ans pour la fête des Mères. Encouragée par l’enthousiasme de ma maman qui voyait dans ma « prose d’écolière » les prémices d’une grande romancière, je me suis orientée vers une écriture plus spécifique pendant ma période « globe-trotter » en tenant un journal de bord quotidien de mes nombreuses péripéties à l’étranger (New York, le Mexique, la Colombie, le Venezuela, le Sénégal et bien d’autres…).

Plus tard, je me suis rendue compte que le talent de menteuse qui m’avait jusqu’alors plutôt desservie pouvait s’avérer un outil diaboliquement utile pour l’écriture d’un roman. Enfin, mon imagination fertile servirait une bonne cause. C’est ainsi qu’est né mon premier roman « CÉRÉMONIE ASSASSINE » publié aux Éditions les 2 Encres en 2012. L’aventure venait de commencer. Malgré les déceptions, les coups durs et les erreurs de l’auteur novice, j’ai refusé de baisser les bras. Une sage décision qui m’a permis de m’inscrire à l’Académie Balzac en 2014 et d’en être une des finalistes.

Enfermer vingt auteurs d’horizons différents dans un Château près de Cognac afin qu’ils rédigent ensemble un roman en vingt jours était une idée séduisante. Bien que cette initiative n’ait pas remporté le succès qu’elle méritait, je suis ravie d’y avoir participé. Hormis le fait que j’y ai rencontré des personnes de valeur, ce défi insensé a surtout orienté mon écriture vers de nouvelles sphères. C’est alors, qu’à l’instar de notre coach littéraire de l’Académie, Michel Dansel, a germé dans mon cerveau l’idée d’écrire un roman totalement sans verbes conjugués. Ça vous paraît impossible ? À moi aussi au début mais c’est tout à fait réalisable et pour être tout à fait honnête, malgré de nombreuses nuits blanches, j’ai pris beaucoup de plaisir à le rédiger. Un policier historique me semblait difficile. Pourtant, la solution s’est très vite imposée d’elle-même. Pourquoi ne pas prendre enfin ma revanche sur tous les hommes qui ont ponctué ma vie ? En la pimentant d’anecdotes drôles et de jeux de mots. Un sujet récurrent me direz-vous ? Maintes fois abordé ? Certes. Mais jamais sans verbes ! C’est ainsi qu’est né le Mâle Effet. Mais on n’oublie jamais son premier amour. Donc, je viens de terminer un second roman policier historique « LA MALÉDICTION CATHARE » qui vous plongera à l’époque de l’Inquisition et des Cathares. Ce dernier roman a reçu le Premier Prix du roman de Flaysoc.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, je travaillais essentiellement dans le tourisme soit comme guide dans les pays précolombiens tels le Mexique ou le Guatemala. Je me suis ensuite posée et je suis restée en France pour travailler comme réceptionniste dans les Hôtels Pierre et Vacances. En parallèle, j’ai continué à voyager seule, sac à dos pour le plaisir et ai ramené de ces péripéties en solitaire, plusieurs livres de bord que je n’ai jamais publiés.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La musique mais je chante vraiment très faux. Du coup, je me contente de « massacrer les Rolling Stones et Queen » dans les soirées karaoké. Plus sérieusement, j’ai attrapé très jeune le virus des voyages. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai travaillé plusieurs années en tant que guide touristique et plus principalement dans les Pays d’Amérique Centrale en tant que spécialiste de la Culture précolombienne. Une autre de mes passions est le septième art avec une préférence pour les dialogues d’Audiard. Je peux regarder en boucle sans jamais me lasser « Les Tontons Flingueurs » ou les « Barbouzes ».

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes lecteurs, j’attends qu’ils aiment le polar, l’histoire et les voyages puisque ce sont mes sujets de prédilection. Qu’ils aient aussi un sens de l’humour aiguisé et qu’ils soient curieux afin d’être séduits par mon roman humoristique rédigé sans verbes « LE MÂLE EFFET », un pari fou et insensé qui m’a valu de nombreuses nuits blanches. J’attends aussi au tournant tous ceux qui n’aiment ni rire, ni les enquêtes policières et encore moins l’histoire ! Ce serait alors une vraie consécration s’ils appréciaient mon livre alors qu’en règle générale, ils bannissent ce style de leur bibliothèque ! Comment je me fais connaître et comment je vais à la rencontre de mes lecteurs ? Bien que je sois souvent hors du territoire Français, je n’hésite jamais à prendre l’avion pour revenir en France. Je n’ai jamais rencontré de difficultés pour aller au-devant de mon public. J »aime l’ambiance des salons et des événements littéraires. De plus, je pense qu’il est essentiel que le lecteur puisse associer un visage et une personnalité à un roman. De plus, une dédicace donne une valeur supplémentaire à l’ouvrage et concrétise un échange authentique entre l’auteur et son lecteur.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’organise ces événements le plus souvent possible. Tout d’abord en Espagne dans les milieux Francophones. Depuis un an, je m’occupe de la bibliothèque dans une association franco-belge et j’anime un atelier d’écriture. Ces activités me permettent de rencontrer de nouvelles personnes et d’organiser des rencontres et des lectures autour de mes romans. D’autre part, je voyage souvent en France et grâce à ma famille, mes amis et quelques relations parmi les libraires, j’ai pu programmer plusieurs interventions notamment sur Toulouse et dans le sud de la France. D’ailleurs à ce propos, il a une anecdote qui m’a particulièrement touchée. C’est lorsque j’ai présenté mon premier roman CÉRÉMONIE ASSASSINE au centre Claudius Regaud de Toulouse, une clinique spécialisée dans le traitement du cancer. En tant qu’ex-patiente, la clinique m’avait donné l’opportunité de vendre mes livres dans son enceinte. Ça a été un véritable succès, ce qui m’a permis de verser une partie de mes droits d’auteur à la recherche contre le cancer.

À ce titre, j’aimerais souligner que le livre peut servir de support pour un combat personnel. En ce qui me concerne, je profite de la visibilité que m’offrent les événements littéraires, les conférences et autres rencontres pour sensibiliser les lecteurs au fléau de la pédophilie et de la maltraitance infantile, un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis que je suis en âge de tenir un stylo. J’ai commencé par des poèmes destinés à ma mère et j’ai continué avec des récits de voyage. Mais ma carrière d’auteur a réellement débuté en 2012 avec le roman policier CÉRÉMONIE ASSASSINE publié aux Éditions les 2 Encres en 2012. Depuis, j’ai écrit trois romans de plus :

LA MALÉDICTION CATHARE en 2015 publié en numérique sur Amazon.

UNE TOMBE TROP BIEN FLEURIE, le collectif de l’Académie Balzac, publié aux Éditions du Net en 2014.

LE MÂLE EFFET, un roman humoristique sur les relations hommes femmes, rédigé totalement sans verbes et publié en 2015 sur Amazon.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

En ce moment, je suis en train d’écrire un nouveau policier mais chut… Ce sera la surprise ! Je peux juste dévoiler qu’il s’agira d’un tueur en série qui sévit dans le monde de la haute cuisine…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur les plates-formes Amazon et Kobo essentiellement.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books?

Ah ! La grande question ! Une fois le livre terminé, c’est le parcours du combattant qui commence. Et un sacré itinéraire semé d’embûches. Comme beaucoup de nouveaux auteurs, j’ai tenté ma chance auprès de grands éditeurs mais après une dizaine de refus, j’ai renoncé. En effet, c’est pratiquement impossible, quand on est inconnu, de se faire une place au soleil dans ces grandes maisons. Pourtant, je continue de penser qu’il faut tout de même tenter sa chance. Je me suis alors tournée vers un éditeur à titre participatif qui… a fait faillite trois jours après m’avoir publiée. Il n’a même pas eu la décence de me prévenir. Je l’ai appris par internet. Ça a été dur de rebondir après ça et j’ai dû remanier le roman pour lui donner un second souffle avec un nouveau titre, une nouvelle couverture, un nouveau numéro ISBN etc. Heureusement, une petite maison d’éditions bien sympathique a loué les qualités de mon ouvrage et m’a donné la possibilité de le publier à nouveau à condition que je rachète moi-même mes livres pour une somme assez conséquente. Résultat des courses ? Une fois mon chèque encaissé, elles n’ont jamais fait de promotion pour le livre. Elles ne m’ont proposé que trois salons en trois ans à « Triffouillis les Oies ». Quant aux ventes ? Quelles ventes ? Il est à noter que depuis, elles ont aussi mis la clé sous la porte et qu’elles ne doutent de rien puisqu’elles ont remonté une entreprise « d’aide à l’autoédition ». Payante bien entendu. Ironique non ? En ce qui concerne les e-books, je suis partagée. Je préfère les livres papier. Rien ne remplacera jamais l’objet, l’odeur particulière et le plaisir de tourner les pages. Néanmoins, en tant qu’auteur, je dois admettre que le format Kindle est plus accessible au niveau prix et de ce fait, se vend beaucoup mieux. D’autre part, si on décide de s’autoéditer sur une plate-forme comme Amazon, il n’y a aucun investissement de départ. Certes, les gains ne sont pas excessifs mais on a la satisfaction d’être lu partout dans le monde. Seul bémol : ces plateformes ne font aucune promotion. En conclusion, je dirais qu’il existe tout de même des personnes passionnées et motivées qui osent encore se lancer dans le monde de l’Édition. Des personnes qui croient en leurs auteurs et qui se bougent.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Une phrase toute simple de ma maman :

« N’abandonne jamais ! »

Je l’ai écoutée (pour une fois !) et ça a marché…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

En tant que lectrice, je privilégie les romans policiers et les romans historiques. Mais je peux lire de tout, exception faite de la littérature Fantasy.

Ce que je préfère écrire ? En règle générale, je préfère écrire des romans policiers historiques. Mais le dernier sera un policier tout court. Mais j’aime aussi beaucoup l’humour et, bien que ce soit assez difficile de faire rire à travers l’écriture, je me suis beaucoup amusée en écrivant Le Mâle Effet.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris uniquement dans ma chambre, une tasse de déca près de moi et la cigarette électronique à la bouche. Et oui, j’ai « presque » arrêté la nicotine. Par contre, quand je pars en voyage pour une longue durée, je dois m’obliger à écrire dans une autre atmosphère et un décor différent et je dois avouer que ça m’est difficile. Je privilégie ma chambre car j’en ai fait mon espace personnel avec des étagères remplies de livres. C’est aussi un endroit silencieux où il n’y a ni télévision, ni téléphone. J’ai besoin de silence pour me concentrer. D’autre part, les couleurs dominantes, bleu clair et violet, me calment.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Un secret pour être inspirée ? Honnêtement, si j’en avais un, je ne le divulguerais certainement pas. Plus sérieusement, il n’existe pas de recette miracle. Depuis toute petite, j’ai toujours eu une imagination fertile et j’ai toujours plus ou moins écrit régulièrement, que ce soient des poèmes, des lettres ou des nouvelles. L’écriture d’un roman est plus laborieuse. Je peux être prolifique pendant deux semaines et m’arrêter pendant une semaine. Le fameux syndrome de la page blanche. Afin de ne pas perdre de temps, je profite de ces moments où je suis incapable d’écrire une seule ligne, pour faire des recherches. Ça tombe très bien car deux de mes romans sont des policiers historiques et demandent une connaissance approfondie de l’histoire. En général, cette immersion dans le passé me permet de rebondir assez rapidement et de me remettre à écrire. D’autre part, j’anime un atelier d’écriture depuis quelques mois et cette activité m’a aidée à progresser et à devenir plus prolifique.

Des commandes d’ouvrages ? En ce moment je vends essentiellement des livres numériques donc je n’ai pas vraiment de commandes.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’ai une écriture intuitive et ne suis jamais de plan. Je construis l’intrigue petit à petit. Quand je commence un policier, je n’ai que trois éléments : le meurtre, l’assassin et la ou les victimes. L’intrigue se tisse au fur et à mesure que j’avance dans l’histoire. Les personnages sont fictifs mais toujours inspirés de personnes que j’ai connues et qui m’ont marquée. Dans mon dernier roman, le personnage de la détective s’est imposé tout naturellement sous les traits d’une de mes plus vieilles amies. Une façon pour moi de rendre hommage à toutes les personnes qui me soutiennent depuis le début de cette formidable aventure.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

N’attendez plus ! Si la plume vous démange, foncez ! Mais toutefois, il vous faudra apprendre à prendre du recul face à certaines critiques. Il faut bien se dire qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. À ce propos, je me souviens d’avoir très mal pris les propos d’un de mes lecteurs qui taxait mon écriture « d’élève de maternelle ». Depuis, j’ai mis de l’eau dans mon vin et quand une critique est mauvaise, je ne dirais pas qu’elle me fait rire… Mais presque ! N’espérez pas non plus devenir milliardaire et passer chez Laurent Ruquier ! Savourez simplement le fait de faire voyager votre imagination, de donner vie à une histoire et vivez à fond votre passion.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

La grande Reine du Crime, Agatha Christie, Stephen King, Jean-Christophe Grangé, Franck Thilliez mais aussi le roman admirable mais méconnu de Victor Hugo « Le dernier jour d’un condamné » et « Huis Clos » de Jean-Paul Sartre. Mais il y en a beaucoup d’autres.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis LE PIÈGE DE L’ARCHITECTE de Preston and Child, un excellent policier écrit à quatre mains.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui. Je viens de commencer un nouveau roman policier avec un tueur en série qui sévit dans le milieu de la haute cuisine.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La publication d’une nouvelle intitulée UN FAUX PAS… OU PAS ! Sur le site de Monbestseller.com.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

http://pascale-quiviger.iggybook.com/fr/

https://www.facebook.com/pascale.quiviger

https://authorcentral.amazon.fr/gp/profile

Je suis aussi en train de construire un site Web d’auteur mais il faudra attendre encore quelques semaines pour le consulter.

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Le 3 février 2015

Pascale Marie Quiviger

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LE MÂLE EFFET

 PASCALE MARIE QUIVIGER

 

Cet ebook est protégé par le dépôt dun copyright auprès de la SGDL par le système Cléo. Tous les droits sont exclusivement réservés à son auteur et aucune partie de cet ouvrage ne peut être republiée, sous quelques formes que ce soit, sans le consentement écrit de lauteur. Vous navez aucun des droits de revente, ni de diffusion, ni dutilisation de cet ouvrage sans accord préalable de lauteur. Vous ne disposez daucun Droit de Label Privé. Toute violation de ces termes entraînerait des poursuites à votre égard.

 

Préface

 

Dans cette fresque déhanchée, bigarrée, avec des expériences semblables dans leurs différences, plus de coups de reins que de coups de cœur, ou plus exactement de coups de cœur, certes, mais rapidement programmés pour le désenchantement, la désillusion et l’empressement vers d’autres escales aux horizons  toujours plus prometteurs que les précédents.

Avec Pascale Marie Quiviger, dans son indéboulonnable quête d’absolu, la révélation d’une femme au style dru, sans la moindre manière, veuf en minauderies et en préciosités. Bref ! Un déshabillage en règle dans un réalisme torride ! Rien pour la nunuche éprise de mensongères niaiseries ! Rien non plus pour la coincée du ouistiti au romantisme désuet ! Quant aux carriéristes de l’attelage conjugal, hommes comme femmes, tous plus ou moins donneurs de leçons, garrottés d’une façon obtuse dans les draps de leur pas très enviable destinée, toutes et tous au vestiaire de l’humanité de service, sans rancœur et sans pitié ! Tous ceux-là, pas de son clan, pas de sa trajectoire, car elle, une insulaire de la norme, donc une marginale en perpétuel combat entre les deux « elle-même » suspendues au lustre de l’ombre et de la lumière !

Avec Pascale Marie Quiviger, de la palpitation solaire plein écran et grand angle, au service de l’authenticité dépoussiérée de ses oripeaux superfétatoires ! Dans son alcôve, aux tentures de l’idéalisation désacralisée, les assauts de la vie quotidienne, tels des marteaux-piqueurs au service du patrimoine de l’anti-amour ! Car, derrière des déploiements de charmes et des reflets d’espérance, toute la cohorte des fossoyeurs de l’infirmerie du rêve !

En effet, la vie prostatique et hémorroïdale, les relents de chaussettes et de slips d’une propreté approximative, toujours en exergue entre deux soupirs et une banalité ! Sur cet échiquier de la vie, les « échec et mat » toujours présents pour la désagrégation de l’envisageable !

Sur le plan de la démarche d’écriture émancipatoire, une adepte de qualité, après mon extermination du verbe en 2004, par mon Train de nulle part,  un roman passé inaperçu en France, mais célébré à l’étranger ! Donc, Pascale Marie Quiviger, une sœur de combat sur le chemin caillouteux des Belles Lettres, avec, de ma part, le plus grand respect pour sa voix d’insurgée et la thématique de son inspiration.  Son ouvrage,  Le Mâle effet, une pépite de l’inconfort moral ! Bref ! Une œuvre de superbe magnitude !

Michel Dansel      

  

                                       Malgré un certain goût pour le Mâle,

                                      Un avenir de célibataire tant bien que Mâle,

                                      Une vie sans amour avec plus de peur que de Mâle,

                                      Un repli de la vie affective bon gré Mâle gré,

                                      Une plongée dans les tréfonds d’un Mâle imaginaire,

                                      Sans pensée à Mâle !

 

PROLOGUE

« INCARNATIONS DU MÂLE »

 

Les relations hommes-femmes ? Un thème certes récurrent, mais ô combien passionnant avec une déclinaison infinie d’exemples…

Encore célibataire à plus de quarante ans ? Et pourquoi pas ? Une vie de contraintes et de compromis, non merci, très peu pour moi. Le même homme pendant toute une vie, matin, midi et soir, comme ma tablette de médicaments ? Tout simplement inconcevable. Et pourtant, pas d’hommes, donc pas d’amour, pas de famille. Sacré dilemme.

Toutefois, les couches-culottes de mes enfants et celles plus tardives de mon homme à l’âge de l’adénome de la prostate, pas vraiment mon activité favorite…

Retour en arrière avec de merveilleux souvenirs de rencontres inespérées, de jeux interdits, de désirs inavouables sous le regard un peu trop persistant d’un jeune brun ténébreux. L’adolescence, période bénie d’insouciance avec son lot de découvertes et de premiers émois.

Et maintenant ?

         Le célibat au terme de trop nombreuses expériences, parfois cocasses, souvent tristes, mais toujours constructives comme celles-ci :

 

Le « Mâle de mère »

 

Vive le moment des soldes. Une époque idéale pour les frénétiques du shopping, les boulimiques de la surconsommation, les chevronnées d’une mode à trop grande vitesse ! Pas d’exception à la règle. Faute de mecs, repli stratégique sur les fringues et autres accessoires féminins. Une réponse comme une autre à un déséquilibre affectif. Un pansement pour mon âme, une plaie pour mon portefeuille ! Pourtant, très vite, déconfiture devant les étiquettes « moins 50 pour cent » uniquement sur les tailles 36. Anéantie devant les jeans pour anorexiques et les soutifs aussi plats que mon compte bancaire, direction les cosmétiques et les sacs à main. Mes emplettes sous le bras, un dernier détour par la cafeteria pour une pause détente mêlée de culpabilité devant un énorme mille-feuilles, mon gâteau favori. Tant pis pour mes rondeurs et mon 40 en pantalons ! Dégustation vorace avec, en face de moi, un jeune homme charmant, seul devant une tasse de thé. Deux trois œillades, un sourire et… Retour des hostilités !

Stanislav, quarante ans et… toujours chez sa mère. Un « Tanguy » encore en plein complexe d’Œdipe, accro à son cordon ombilical et à sa « Môman », tel un morpion bien arrimé dans les régions pubiennes ! Pas de panique. Juste une question d’organisation. Pour les plans sexe, obligatoirement chez moi. La belle-doche juste à côté pendant nos ébats, pas vraiment glamour !

Une relation différente, mais avec de nombreux avantages. Slips et chaussettes sales dans le lave-linge… de Maman, repas quotidiens chez… Maman. Sorties libres entre copines, cuisine rapide de mes barquettes au micro-ondes. Mais hélas des inconvénients tout aussi multiples. Coups de fil de Maman tous les quarts d’heure, même en pleine nuit. Comparaison de chacun de mes faits et gestes avec ceux, forcément meilleurs, de… Maman ! Tous les repas dominicaux sans exception à midi pile pour le couscous chez… Maman !

Un bien triste constat : la seule femme importante dans la vie de mon compagnon, sa mère ! Pas de rivalité possible. À moins que… Avec un peu d’imagination, conversion en une réplique parfaite de Maman avec le Damart sous une robe à fleurs, des bigoudis sur la tête pendant la nuit et l’utilisation de l’eau de Cologne Roger Gallet à la place de mon parfum Dior !

Malheureusement, aucune amélioration dans ce trio toxique et une ombre tutélaire de plus en plus menaçante lors de notre premier week-end en amoureux dans un gîte rural avec une surprise de taille : la réservation à l’improviste d’une chambre juste à côté de la nôtre pour… Maman ! Stanislav épanoui, sa mère, radieuse et moi complètement ratatinée avec une seule envie, l’éloignement de cette femme « outre-mère » ! Un ras-le-bol complet de « cette étendue de mère » !

Mais le pire dans tout ça ? Aucun intérêt pour ma maman !

         Pas d’adieux pleurnichards ni de regrets de part et d’autre. Une seule solution : chacun sa mère !

  

Le « Mâle poli »

 

Heureusement, opération sauvetage sur internet. Inscription gratuite pour les filles sur hommeparfait.com, alors plus d’hésitation. Après plusieurs jours de recherche et de chats infructueux avec des hommes mariés, des psychopathes ou encore des homos plus ou moins refoulés (ah non, merci bien), enfin le profil sympathique de Sébastien, âgé de trente-cinq ans, avec une description alléchante : cadre supérieur dans le secteur bancaire, jamais marié, sans enfants. Bref, un portrait en accord parfait avec mes attentes. Rancard donc pour le samedi soir suivant dans un restaurant réputé pour un premier tête-à-tête autour d’un succulent repas.

Premier choc, son physique. Un visage rougeaud, un cou de taureau et un sérieux embonpoint. Pas vraiment ressemblant avec sa photo de profil. Pas de panique. Et la beauté intérieure alors ? Impasse donc sur ses kilos et ses yeux globuleux.

Présentations un peu timides et, au terme d’une approche souvent compassée, un vrai moment de plaisir gustatif et intellectuel. En face de moi, un homme de goût, cultivé, passionné d’histoire et d’archéologie. Un vrai puits de science.

Et sous mon œil inquisiteur de femelle, une chemise Armani, un costume coupé sur mesure, une chaîne en or scintillant de mille feux sur son poitrail velu et une montre Rolex à son poignet. Réminiscence de son profil. Cadre bancaire avec sûrement un excellent salaire. Ni une ni deux, une envolée onirique vers de plus hautes sphères dans un monde raffiné parmi les notables de la ville ; des cadeaux somptueux et un statut prestigieux. Regain d’intérêt pour cet homme si éloigné physiquement de mes prétentions. Du moins jusqu’à l’addition.

D’abord, la calculatrice et ensuite les comptes dans le détail. Certainement le banquier tapi en lui. Enfin, après dix minutes de statistiques compliquées, résultat des scores. La moitié pour lui et l’autre pour ma carte bleue. Pardon ? Non, mais quel culot ! Et optimiste par-dessus le marché. Demain soir, chez lui ? Juste une question alors : combien pour la location du matelas ? Et la participation aux frais du repas ? Possibilité de remboursement des frais d’essence sur présentation de facture ?

Verre de vin en pleine figure et sortie du restaurant, la tête haute et ma Visa intacte sous l’œil amusé des autres convives.

De retour à la maison, désabonnement immédiat de ma candidature avec de sérieux doutes quant à l’efficacité des sites de rencontres en ligne, ces supermarchés virtuels de l’amour, gratuits pour les filles, certes, mais sans aucune garantie de qualité !

Plus de mauvaises surprises jusqu’au… prochain !

 

 Le « Mâle à bar »

 

Changement radical avec Edwin, toujours sous la recommandation sérieuse de mon agent matrimonial.

Premier contact euphorisant avec un enthousiaste de la vie et de ses plaisirs. Bars, discothèques et sorties nocturnes en tout genre. Un nouveau souffle de vie trépidante et un amour de plus en plus intense pour cet épicurien toujours à plein régime. Sexe, alcool et Rock and roll ! Une vie pleine de « punch ».

Retrouvailles quotidiennes à la brasserie « Chez Razade » tous les soirs à dix-huit heures tapantes pour l’apéro en compagnie de ses potes débiles, véritables « tontons noceurs » à l’humour désespérément franchouillard, menés par le pire de tous, Alonso Bistro, jeune Hidalgo fier de ses origines de la maison Bourbon et imbibé de sangria.

Parties de baby-foot agrémentées de bières, brèves de comptoir arrosées de gin-tonic, commentaires du dernier match PSG-OM nappés de whisky, histoires coquines gratinées et l’éternel dernier verre pour la route ! Pas franchement classe, mais très… enivrant !

Une ambiance grisante et sans « demi »-mesure avec toutes sortes de prétextes pour une tournée générale, tels que l’obtention du « Bac hardi » de la fille de l’un ou encore l’inauguration de la nouvelle émission télé de Jean-Pierre « Pernod » !

Et un Edwin de plus en plus amoureux de mes formes « canon » à partir du dixième verre… Tangages nauséeux dans les « bars à quai », incendies de gorge à l’eau-de-vie dans les « bars au mètre », chasses à la gnôle dans les « bars bouzes », descentes infernales dans les « bars à mine » !

Bref, un aller simple pour un voyage comme « nul bar ailleurs », mais de plus en plus dangereux dans les nébuleuses de l’alcool avec une course effrénée sur le circuit « Paul Ricard », des nuits de biture au whisky à gogo, des « alertes au Malibu » sur la plage de plus en plus fréquentes et l’inévitable naufrage au bout de cette « route du rhum » !

Et soudain, constat déplorable devant mon miroir d’une poivrote « au bout du goulot » avec une drôle de « coupe rosée », dix kilos supplémentaires et des poches disgracieuses sous les yeux. Une transformation spectaculaire de ma gueule d’amour en gueule de bois, une dégaine à la Justine Bridou avec son litron et son saucisson et ce, en seulement quelques mois.

Déclic et arrêt immédiat de la bibine et… d’Edwin pour un retour progressif aux bienfaits de l’eau ferrugineuse !

Après une désintoxication totale de l’alcool, des poivrots et des agences matrimoniales, me voici à nouveau de retour sur le marché des célibataires en quête de l’âme sœur.

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Pascale Marie Quiviger

LA MALÉDICTION

CATHARE

PROLOGUE

Mars 1244 Pays d’Olmes Village de Montségur. 16h45

Le soleil couchant dardait ses derniers rayons sous un ciel

teinté de violet. Bientôt, la nuit totale s’installerait dans la vallée

glacière du Basset et seul un oeil averti pourrait encore distinguer

les contours réguliers de la forteresse. En contrebas, le village était

redevenu calme et les paysans, fatigués par une dure journée de

labeur, avaient réintégré leurs modestes maisons. Au-dessus de

leurs têtes, l’imposant château, construit sur une falaise abrupte,

paraissait invincible. A l’intérieur, dans l’immense pièce qui servait

de cantine, l’évêque Bertrand venait de rassembler les principaux

prélats, les chefs de garnison et quelques chevaliers. Entouré de

Roger de Mirepoix et de Raimond de Pereille, il se leva

péniblement et s’adressa aux hommes :

« – Mes amis, c’est terminé. Nous ne tiendrons plus très

longtemps. Nos assaillants ont pu escalader le Roc de la Tour et

sont en train d’installer leurs catapultes. Dans quelques heures,

nous devrons nous rendre mais… »

Il se tut et resta un moment à dévisager intensément chacun de

ses frères. Tous, conscients de la fin imminente, soutinrent son

regard avec l’aplomb et le respect qui les avaient rendus si forts

jusqu’à aujourd’hui. Bertrand était fier d’eux et, par ce regard

ultime, entendait le leur faire savoir.

« – Il n’y a plus qu’une chose à faire. Nous rendre sans

capituler. Le Roi et surtout le Pape voudront certainement nous

inciter à renier notre religion mais nous devons rester fidèles

jusqu’au bout à notre foi.»

Des murmures d’approbation s’élevèrent partout dans la pièce.

L’évêque reprit en se dirigeant lentement vers le jeune Guillaume :

« – Comme vous le savez déjà, deux de nos hommes d’armes

se sont portés volontaires ce matin très tôt et ont pu quitter le

Château avec pour mission de mettre à l’abri notre argent et nos

lettres de change. Que Dieu les protège. »

Il s’interrompit et, fixant Guillaume, prit ses mains entre les

siennes.

« – Toutefois, notre bien le plus précieux est encore ici, parmi

nous. Guillaume, je t’ai choisi pour préserver notre trésor. »

Le jeune homme, surpris, haussa ses épais sourcils qui le

faisait paraître plus vieux que son âge :

« – Mon Père, je ne suis pas certain d’être la bonne personne.

– Tu l’es Guillaume. Tu es le plus jeune et le plus agile.

Lorsque nous ouvrirons les portes à nos assaillants, tu iras dans la

Salle des Armes et tu te faufileras dans le Tunnel qui te conduira

jusqu’à la plate forme du Barbacane Est. Ensuite, tu sauras où aller.

Je te fais confiance.

– Mais mon Père, je ne veux pas vous laisser.

– C’est assez Guillaume. Il en a été décidé ainsi. Nous ne

pouvons pas nous permettre d’abandonner ce précieux trésor aux

mains de l’Église Romaine. Ce serait la fin. Et en t’échappant, tu

permettras à notre religion de survivre à l’incompréhension et la

barbarie de l’Inquisition. »

Il fit signe à deux chevaliers qui s’éclipsèrent avant de revenir

en portant à bout de bras un grand coffre en bois de merisier qu’ils

déposèrent religieusement à ses pieds. Un des hommes

s’agenouilla, l’ouvrit et en extirpa ce qui semblait n’être que deux

fragments de vieux parchemins cousus grossièrement l’un à l’autre

et écrits dans une langue inconnue.

L’évêque se tourna vers les hommes et les invita à la prière.

Tandis que les supplications litaniques montaient autour de lui,

Guillaume jeta un oeil sur le parchemin qui reposait comme une

relique sur le couvercle massif du coffre. Il n’était pas intronisé

depuis assez longtemps pour connaître le véritable secret de ce

papier mystérieux mais assez pour savoir que c’était là que

reposait toute la force et le pouvoir de la religion Cathare et que,

sous le faux prétexte d’hérésie, le Pape Innocent III et le Roi Saint-

Louis avaient ordonné l’assaut de Montségur afin de le récupérer.

Soudain, un bruit assourdissant se fit entendre. Bertrand Marti leva

la main gauche :

« – L’assaut vient de commencer. Guillaume, il est grand

temps. »

Il serra le jeune homme très fort dans ses bras.

« – Va mon garçon. Que Dieu soit avec toi.”

Mars 1244 Pays d’Olmes Village de Montségur 18h00

Guillaume emprunta les escaliers en pierre qui menaient au

chemin de ronde et aux défenses des ouvertures. Il s’adossa un

moment au mur-bouclier et joignit ses mains en un geste solennel

de prière lorsque lui parvinrent le « Chant de l’Ou Bouie », entonné

par ses semblables. Il ferma ses yeux et, dans un dernier élan de

solidarité, mêla ses paroles dans un murmure à ceux de ses frères

dont l’âme déjà éloignée des vanités terrestres, allaient bientôt

périr par les flammes pour laisser le monde du diable pour celui de

« DIEU ».

« Quand l’ou bouie

Bendi Paura

Planto soun a Boullado

A-E-I-O-OU »

Puis il ouvrit l’unique porte du premier étage pour pénétrer

dans une immense salle pourvue de grandes fenêtres à banc de

veille. Sans hésiter, il dépassa la grande cheminée et poussa une

petite porte qui donnait accès à un escalier hélicoïdal à la partie

inférieure du donjon par une brèche. Il s’y engouffra et ressortit sur

une terrasse hourdée qui surplombait la vallée. D’un seul coup

d’oeil, il évalua la situation. Hormis une armée de plusieurs

milliers d’écuyers, d’archers, arbalétriers et de chevaliers menés

par le Sénéchal du Roi, l’Évêque d’Albi et l’Archevêque de

Narbonne, tous profondément déterminés à éradiquer « l’Église

Interdite », il aperçut plusieurs trébuchets prêts à lancer leurs

projectiles au-dessus des fortifications du Roc de la Tour. Il soupira

et se signa avant de traverser la terrasse pour rejoindre la

Barbacane de l’Est. Une fois sur la plate-forme, il s’assura que le

parchemin était toujours à l’abri dans son aumônière et entreprit de

déplier la carte que lui avait remise l’Évêque avant de dévaler le

petit sentier escarpé qui descendait vers le versant nord, sans un

dernier regard pour le château déjà condamné.

Avant d’atteindre le village de Rennes-le-Château, il

s’arrêterait pour la nuit dans la « spoulga » de Pons Arnaud afin de

reprendre des forces et d’étudier la carte qui devrait mener une fois

pour toutes le Trésor Cathare à la fois à l’abri des Inquisiteurs et à

la seule personne digne du précieux Manuscrit.

 

Chapitre 1

Julien Dartigues sursauta lorsque l’alarme stridente de son

réveil interrompit de façon brutale le délicieux rêve dans lequel il

embrassait avec ardeur l’ancienne copine de son frère aîné pour

qui, jeune adolescent pubère, il avait toujours nourri un fantasme

inassouvi.

« – Saloperie de réveil. »

Il se leva péniblement et enfila la robe de chambre polaire qui

se trouvait négligemment jetée en travers du carrelage au pied du

lit. Il jeta un coup d’oeil par la petite lucarne sans volets qui faisait

ridiculement office de fenêtre et constata avec dégoût que le beau

temps prévu par la météo n’était qu’un mensonge de plus à ajouter

à la pléthore d’impostures et de contrevérités qui envahissaient

chaque jour les canaux médiatiques. Il heurta une chaussure cachée

sous un pan du drap et faillit s’étaler de tout son long.

« – Merde, on dirait bien que c’est pas ma journée. »

Dans la cuisine, il constata que la boîte à café était vide et il

dut se résoudre à faire passer de l’eau brûlante dans le filtre usagé

de la veille. Après avoir pris une douche presque froide, il enfila

son éternel jean et le pull-over à col roulé noir que lui avait acheté

sa mère en guise de cadeau d’adieu avant qu’il ne quitte son Ariège

natale pour venir travailler définitivement à Toulouse.

Il était né dans un petit village à quelques kilomètres de Foix

et avait vécu une enfance heureuse et sans problèmes dans une

famille de restaurateurs. Cela faisait maintenant plus de vingt ans

que ses parents étaient les tenanciers du restaurant “La Poule

Hardie”. Après le départ de leur premier fils pour Paris en tant que

fonctionnaire, ils avaient nourri l’ultime espoir que Julien leur

succéderait derrière les fourneaux. Après tout, il avait toujours eu

une bonne fourchette et ne rechignait jamais lorsqu’il s’agissait de

venir les aider à préparer un bon cassoulet ou un magret de

canard. Pourtant, ils furent déçus lorsqu’il leur annonça son désir

de rentrer à l’université pour étudier l’Histoire. Devant leur

déconvenue, il tenta de leur expliquer que sa vraie vocation était

née je jour où, alors qu’il n’avait que quatre ans, ils l’avaient

emmené visiter le Château de Montségur. Ce jour-là, il faisait beau

mais la forteresse gardait emprisonnée dans les replis de ses murs

quelques blocs d’une neige tombée deux jours plus tôt. L’endroit

l’avait fasciné au plus au point et, au fil des années, à travers les

cours d’écoles et les livres, il s’était inventé un monde merveilleux

où les Cathares et leurs mystères s’étaient imposés au point de

définir son avenir. Après avoir obtenu son baccalauréat, il s’était

inscrit à l’université de Toulouse et avait choisi l’Histoire et

principalement celle liée au Catharisme. Une fois son diplôme

obtenu, il n’avait eu aucun mal à trouver un poste d’assistant

bibliothécaire spécialisé dans les oeuvres médiévales dans la ville

Rose. Ce n’était pas exactement ce qu’il avait en tête mais il était

conscient de sa jeunesse et de son manque d’expérience. En

attendant d’être reconnu comme un Historien confirmé, ce n’était

pas si mal mais surtout ça lui permettait d’évoluer dans ce qu’il

aimait le plus.

En tout cas, cela lui permettait déjà de payer le loyer

ridiculement excessif d’un minuscule studio dans le quartier de

Saint-Cyprien non loin de son lieu de travail et de payer ses

factures. Il ne lui restait pas grand-chose pour les sorties mais ça

lui était égal. Malgré ses vingt-cinq ans, Julien n’était pas de ceux

qui succombent facilement aux nombreux charmes d’une grande

ville. Il enfila son anorak et jeta un dernier coup d’oeil dans son

studio en désordre puis sortit dans la pluie froide.

Il arriva à la bibliothèque avec une demi-heure d’avance.

Comme il s’y attendait, les premiers employés n’étaient pas encore

arrivés. Depuis six mois qu’il travaillait avec eux, il connaissait

leurs habitudes. David et Juliette, les deux jeunes stagiaires étaient

certainement en train de flirter au bar d’en face devant un café

chaud et Madame Descrozes, sa patronne ne se pointerait pas avant

huit heures pile, heure officielle de l’ouverture. Il sourit. Il avait

encore du temps devant lui. Il ouvrit la porte de service avec son

propre jeu de clés avant de grimper les marches qui aboutissaient

dans la grande salle où des milliers de livres ordonnés

cérémonieusement sur leurs rayonnages attendaient patiemment de

livrer tous leurs secrets. Il se dirigea vers le fond de la salle et avec

une autre clé ouvrit une petite porte qui donnait sur un escalier en

colimaçon. Lorsqu’il entreprit la descente, il sentit de petits grains

se former sur sa nuque et sur ses bras. Aussitôt, l’odeur persistante

de renfermé et de poussière assaillit ses narines et sa gorge.

Pourtant, c’était ici, dans la salle des archives qu’il se sentait le

mieux. L’endroit sacré, le Saint des Saints où il pouvait enfin

communier en paix avec le Château de Montségur et tenter de

percer ses envoûtants mystères à travers les innombrables

ouvrages traitant de son mythe et de ses légendes. Il appuya sur un

bouton et une vieille ampoule à la lueur blafarde inonda la petite

pièce. D’une superficie d’à peine dix mètres carrés, elle semblait

encore plus exiguë à cause des nombreuses étagères qui

supportaient un nombre incalculable d’ouvrages empilés les uns

sur les autres sans aucun ordre apparent. Il n’y avait pour seul

mobilier qu’une petite table en bois et une chaise bancale. Il

s’approcha d’une tablette et, sans hésitation, en extirpa un ouvrage.

Fébrile, il s’assit et ouvrit directement le livre à la page qu’il avait

numérotée la veille puis glissa la main dans la poche de son anorak

et en sortit un carnet de notes qu’il posa bien à plat en dessous du

livre. Il se releva subitement, le souffle bruyant, comme si tout

d’un coup, l’atmosphère de la pièce était devenue irrespirable et

buta contre la table renversant ainsi le petit carnet de notes. C’est

alors qu’il sentit une douleur aiguë dans sa nuque avant de tomber

à son tour sur le sol. Il tenta de crier mais aucun son ne sortit de sa

bouche. A travers une vision cotonneuse, il eut juste le temps

d’apercevoir une forme qui s’approchait des étagères et se baissait

pour ramasser le carnet. Il tenta d’agripper son agresseur mais son

corps refusait d’obéir. La silhouette se rapprocha, se pencha audessus

de lui et la voix étouffée lui parvint de loin:

« – Inutile de résister. Laisse-toi aller et tout ira bien. »

Ce furent les dernières paroles qu’il entendit avant de sombrer

dans le néant.

 

Chapitre 2

La détective Joëlle Lagarde franchit les portes du

commissariat de sa démarche assurée. Malgré son vieux pantalon

usé, son chandail acheté aux puces et sa coiffure rebelle, elle

attirait les regards des hommes. Non pas qu’elle fut à proprement

parler une belle femme mais il émanait de sa personne une énergie

et une personnalité hors du commun. Âgée de trente ans, elle avait

incorporé la section criminelle depuis environ un an et avait très

vite fait tomber les à priori machistes liés à son sexe. Son chef et la

plupart de ses partenaires aimaient travailler avec elle et

appréciaient tout autant son professionnalisme que sa loyauté.

Originaire du sud de la France, elle avait très vite été conquise par

le charme de Toulouse même si elle s’adaptait encore très mal à

ses hivers glaciaux. Lorsqu’elle pénétra dans les bureaux, transie

de froid, elle essuya les sempiternelles moqueries de son équipier:

« – Alors Jo, tu devrais demander six mois de congés

« hibernatiques » et reprendre du service qu’aux beaux jours. »

Elle fusilla Patrick du regard. C’était un chouette gars, une

vraie armoire à glace et ancien rugbyman qui en imposait toujours

lors des interrogatoires.

« – Arrête un peu. On t’a jamais dit que les histoires les plus

courtes étaient les meilleures. Et puis d’abord, ne m’appelle plus

Jo. J’ai horreur de ça. »

Il éclata d’un grand rire sonore lorsque le grand Chef fit son

apparition:

« – Lagarde, Doumergue, dans mon bureau. Tout de suite. »

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Je remercie sincèrement Pascale Marie Quiviger d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 03 février 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … LAVALLEE Pierrette

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui LAVALLEE Pierrette

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

LAVALLEE Pierrette… après des études de comptabilité, j’ai travaillé quelques années avant de me consacrer à mon métier de maman à temps plein avant il y a 18 mois d’envoyer une nouvelle érotique à une maison d’éditions.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Mère au foyer

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

La lecture mais je ne sais si on peut appeler ça un art, sinon j’aime aller au cinéma, regarder la télé.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Simplement qu’ils aiment ce qu’ils lisent. Je me fais connaître principalement par Facebook, le bouche à oreille… Ma première rencontre avec mes lecteurs n’a pas encore eu lieu.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, rien de tout ça

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis toujours. Mais je ne me suis lancée que dans la recherche d’une maison d’édition en octobre 2013 et j’ai principalement écrit des nouvelles érotiques

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon prochain livre qui sortira en août 2015 aux éditions Sharon Kena est un roman bit-lit ayant pour thème principal la malédiction tsigane.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur les plateformes de téléchargement légal, comme Amazon, la Fnac, ou sur les boutiques des maisons d’éditions (Sharon Kena éditions, éditions Artalys et bien sûr Estelas Editions)

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Compte d’éditeur, je ne connais pas vraiment. Compte participatif, j’avoue que ça me trouble un peu. Compte d’auteur, l’avantage est d’être suivi par la maison d’éditions. Les e-books, je ne suis pas contre, j’ai commencé en étant édité en format numérique, même si c’est gratifiant d’avoir son « bébé » dans les mains en format papier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

N’abandonne jamais tes rêves !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’ai des goûts assez éclectiques en matière de lecture mais je n’aime pas trop ni les biographies, ni la poésie. Quant à l’écriture, c’est selon l’inspiration du moment.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je pense… je rêve et petit à petit mes pensées forment un tout, un début de scénario dont il faut que j’écrive le synopsis sur un cahier avec mes idées, des phrases, puis je me mets devant l’ordi et je mets tout ça en place.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je puise mon inspiration partout. Un mot, une situation, une odeur et aussitôt l’imagination fuse. Et oui j’ai déjà eu des commandes d’ouvrages.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont tous imaginaires même si je me sers de certains traits de caractère de proches, d’amis, ou simplement de simple rencontre pour leur donner vie.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lancez-vous et écoutez les conseils de votre entourage, faites-vous relire, aider, demander de l’aide ne coûte rien et vous pouvez avoir de bonnes surprises.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’aime beaucoup d’auteur, après, celle qui m’a le plus inspiré par ses écrits est sans conteste Christy Saubesty. Ensuite j’ai eu une période Stephen King, Danielle Steel et même Barbara Cartland.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment je relis la série Minuit de Lara Adrian.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je termine en ce moment une saga dont le premier tome sort en Août. Une nouvelle érotique devrait également sortir dans les semaines à venir et un autre roman sentimental d’ici quelques mois…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pour l’instant encore rien de vraiment concret

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Pierrette-Lavallee-Auteur/514796371961781?ref=hl

 

Le  15/05/2015

LAVALLEE Pierrette

 

.Pierrette Lavallée - livre

 

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Estelas Editions, La Roseraie, 4B Rte de Laure, 11800 Trèbes

 Estelas.editions@gmail.com  – http://estelaseditions.wix.com/estelaseditions

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Je remercie sincèrement LAVALLEE Pierrette d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 21 juin 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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JL à l’écoute de … Chris Lef – KRYSTEL

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Chris Lef – KRYSTEL

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Sous l oeil de Jean bart

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Christelle Josette Francine née Lefebvre, veuve Logez depuis 2007, née à Calais dans le département 62 le 9 juin 1965 à 12h (j’ai coupé l’appétit à tout le monde). Passionnée de livres dés l’âge de 10 ans et gourmande d’histoires qui m’ont fait voyager, maman de 5 enfants beaucoup plus tard, je prends la plume à l’âge de 15 ans pour me lancer dans la poésie.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Lecture, dessin, peinture.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Peinture, confection de costumes historique, couture, fabrication de bijoux en perles. Ma passion est la Cour de Louis XIV et Versailles et son Roi Soleil.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De faire vivre mon « bébé livre » quand il est venu au monde en le lisant, j’aime la critique qu’elle soit positive ou négative (négative : elle fait progresser), je me fais connaître par la radio, le bouche à oreilles, mes connaissances, le rentre dedans, internet, bourses aux livres, libraires, bibliothèques et médiathèques… J’en omets surement.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

NON

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Depuis les années 80. J’ai écrit une bonne quinzaine d’ouvrages (historique, érotique, polar, sentimental, surréaliste).

 

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Roman policier coécrit avec un écrivain belge : Sous l’œil de Jean-Bart

L’intrique se situe à Dunkerque, dans la ville où je vis actuellement depuis 2 ans.

Résumé :

Dunkerque, 27 août 2014, Place Jean Bart.

Yorick Leroy retrouve Éva, son épouse, morte dans la salle de bains, la veille de leur dixième anniversaire de mariage. Accident ou suicide ?

Persuadé qu’il s’agit d’un crime, le commissaire Magnac ouvre une enquête. Les mensonges s’accumulent chez les antagonistes. Yorick mène une double-vie avec Petra, son ambitieuse maîtresse. David, son meilleur ami, ment aussi. Et même la caissière du supermarché Carrefour de St-Pol sur Mer ! Qu’ont-ils de si important à cacher ?

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Pour le moment chez moi… Rendement intégral sans donner 30% aux libraires

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je rêve d’être éditée à compte d’éditeur

Je publie mes livres à compte d’auteur depuis toujours tout en proposant mes textes à des éditeurs

Pas d’e-book

Pas de compte participatif qui revient plus cher qu’en passant par mon imprimeur fidèle et de qualité depuis longtemps.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Rester soi-même et naturelle en toutes circonstances et quelque soit la personne que l’on a en face de soi (ce que j’ai toujours appliqué et j’appliquerai toujours même si cela déplaît)

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

La Bible, les romans historiques, les textes philosophiques, ouvrages d’art pour la lecture.

Pour l’écriture : du drame historique ou récits érotiques

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Un chewing-gum dans la bouche, dans la nature verdoyante premier jet sur un brouillon manuel, puis second jet sur Word dans mon bureau, puis je laisse reposer mon travail, je le reprends un moment plus tard (une semaine voir un mois) et là avec mes outils dictionnaires j’étoffe. Je vais tâter le terrain si c’est un roman historique à Versailles pour m’imprégner des lieux par exemple, je m’isole totalement puis quand je suis saturée de solitude je vais vers le monde où je puise et me gave de situations, de mots, de comportements. (Molière était un grand observateur de son époque et je copie sur lui).

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans l’observation de mes congénères, de la nature, dans tous lieux, toutes circonstances, films, paroles, odeurs, bruits…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Les idées me viennent souvent en faisant le ménage, parfois la nuit quand je me réveille, à l’issue d’un songe aussi, de la vue d’une belle fille ou d’une femme qui passe dans la rue, d’un parfum qui vole, d’une situation dont je suis témoins et je l’imagine autrement.

Mes personnages sont toujours fictifs mais liés à de vraies personnes et à de réels histoires ou contextes en général.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Quand la maladie de l’écriture apparaît avec tous ses symptômes alors il faut écrire, des personnes ont la guitare qui les démangent alors ils jouent, quand c’est la plume qui chatouille, il faut écrire, c’est qu’un don nous été donné pour que nous l’utilisions. Ne jamais oublié que tout le monde connaît les 7 notes de la gamme pourtant tout le monde ne peut pas faire d’opéra ! Quand on a l’art de manipuler les mots pour former des phrases qui mènent aux textes, il ne faut pas hésiter une seule seconde !!!  Pour un auteur, écrire c’est aussi vital que respirer.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Molière, Françoise Chandernagor, Marguerite Duras, Régine Desforges, Agatha Christie, Stephen King, Hitchcock et j’offense ceux que j’oublie ….Et aussi et surtout des auteurs inconnus, méconnus et non reconnus qui me demandent mon avis. Car beaucoup d’entre eux méritent plus que ce qu’ils reçoivent.

Je déteste Zola et Pagnol

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Ma Bible bien sûr débordante d’histoires de l’humanité où je puise parfois mon inspiration et un roman fantastique d’une jeune fille de 15 ans « Destin » d’Amélia Carpentier, j’adore et pour encourager cette auteure en herbe je serai son mécène pour cet été. Son histoire est merveilleuse et je tire mon chapeau pour ce premier ouvrage bien écrit et bien mené.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui : « Le retour de Lagardère », cette fois il sera déguisé en femme et non en bossu et l’action se déroule à la Cour de Louis XIV

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

NON

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Pas de renseignement pour le moment….

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Le  14 mai 2015.

Lefebvre Christelle veuve Logez alias KRYSTEL

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Sous l oeil de Jean bart

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Je remercie sincèrement Chris Lef  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Jean-Louis RIGUET 08 juin 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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JL à l’écoute de … Eve MARINONE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Eve MARINONE

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Beynat 2015-003

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Evelyne MARTY-MARINONE alias Eve MARINONE – J’ai habité hors de France de 1976 à 1995 – Successivement à Dakar (Sénégal), à Moscou (époque URSS), à Zagreb (Croatie mais à l’époque encore Yougoslavie), à Helsinki (Finlande) et à Damas (Syrie).

En dehors de ces séjours de 2 à 5 ans, j’ai beaucoup voyagé autour du monde, fait de merveilleuses rencontres et emmagasiné de riches souvenirs.

Ma grande gourmandise et ma curiosité culinaire m’ont fait noter partout les recettes des plats dégustés durant ces séjours ou ces voyages sans imaginer les publier un jour.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je travaillais dans une compagnie aérienne et je cuisinais, cuisinais, cuisinais…..

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je me suis « essayée » à la peinture pour mon seul plaisir personnel – Dans chacun des pays où nous avons séjourné mon mari ayant monté une troupe de théâtre amateur, j’ai participé et joué ce qui m’a aidé énormément à vaincre une certaine timidité.

 

Ma passion, plutôt mes passions restent liées plus que jamais au domaine culinaire.

 

Ancienne parisienne installée à Mazamet dans le Tarn depuis 2000, j’ai eu de 2001 à 2011 une chronique culinaire sur RADIO 100% puis en écrit sur le journal « LA MONTAGNE NOIRE ».

Cette chronique était alimentée par les interviews que je faisais dans les cuisines des Chefs de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon.

Le principe : le Chef cuisinait devant moi une recette de son choix en la commentant.

La recette pouvait ensuite être retrouvée sur le site de la Radio et plus tard sur le journal.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Comme beaucoup d’entre nous je suppose, j’aime être aimée ! LOL !

Je veux dire par là que j’aime qu’une personne qui a acheté l’un de mes livres, me téléphone, m’envoie un courriel ou une lettre, me contacte par FB, vienne me voir dans un Salon en disant : »J’ai fait déjà plusieurs recettes de votre livre, c’est un régal !

 

Je fais un maximum de Salons du Livre aussi bien des généralistes que des plus ciblés dans mon domaine, j’ai 2 pages Facebook, un site internet – Pas de blog car vraiment pas le temps de l’alimenter.

J’ai fait avec mon dernier livre de cuisine (destiné aux enfants) plusieurs ateliers dans le cadre des écoles, des médiathèques et des centres de loisirs.

Je contacte les ambassades, les centres culturels, les médias, les associations des pays concernés par mes livres pour inciter les responsables à en parler sur leurs sites

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Pas de lectures, pas de conférences (le mot est trop fort), quelques rencontres oui – Plusieurs en médiathèques autour des épices, des traditions alimentaires de la Syrie, de l’Inde, du Portugal, de la Croatie (4 des pays liés à mes livres de recettes).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai toujours écrit depuis que j’ai appris l’écriture – Mes tiroirs, mes placards, mes cahiers sont plein de petits bouts de papier, de feuilles à carreaux, de carnets de toutes les tailles – des mots, des phrases entendus – Des attitudes, des gestes, des expressions remarqués – des anecdotes et plein plein de recettes, de tours de mains.

 

La cuisine familiale syrienne – La cuisine portugaise (les droits d’édition ont été achetés également par un éditeur espagnol) – La cuisine du Tarn – Voyages 100% gourmands (recueil des recettes étrangères diffusées à l’antenne de Radio 100%) – Cuisine indienne (ma cuisine favorite) – Cuisine de Croatie.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

« J’adore le chocolat mais pas que…. »  – Livre de recettes pour enfants.

 

Sa particularité : C’est un enfant (imaginaire) « Chef Thomas » qui s’adresse à ses copains et à ses copines en leur décrivant à sa façon, avec ses mots, ses expressions et ses commentaires d’enfant les recettes qu’il a inventées et cuisine –

Ces recettes sont simples mais conçues dans le souci de faire des repas équilibrés tout en s’amusant d’où le « mais pas que… » du titre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les librairies classiques et dans celles en ligne pour les ouvrages à compte d’éditeur : Syrie, Portugal (épuisé, en principe nouveau tirage en 2016), Tarn (épuisé, en cours de retirage en 2015), Inde et Croatie.

 

Directement auprès de moi pour les ouvrages en auto édition : Voyages 100% gourmands et J’adore le chocolat mais pas que…(www.voyages-gourmands.com ou delyne2003@yahoo.fr  ou

https://www.facebook.com/Thomasjeunechef?ref=hl

https://www.facebook.com/groups/autourdelacuisine/
https://www.facebook.com/eve.marinone

https://www.facebook.com/EcritureCulinaireParEveMarinone

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Ce sont en principe des choix et cela devrait le rester mais hélas ce n’est pas toujours le cas et il y a encore (peut être plus que jamais) des contrats à la limite de l’arnaque si ce n’est de l’arnaque tout court.

Je suis pour le vrai compte d’éditeur – Celui où l’auteur non seulement n’a pas un centime à payer pour que son livre soit édité mais où il touche aussi des droits…d’auteur d’un pourcentage équitable (et éventuellement un à-valoir (une avance sur les droits au moment de la signature du contrat).

Dans un vrai compte d’éditeur, ce dernier prend tout en charge ou délègue : la correction, la mise en page, la fabrication, la parution, la distribution, la diffusion, la promotion de l’ouvrage.

 

A compte d’auteur, il y a le meilleur comme le pire – Certains cas sont douteux avec des frais pour l’auteur qui rêvant d’être publié est prêt à croire à toutes les promesses mais le plus souvent ça ne reste qu’au stade des promesses – Celle de faire la promo du livre entre autres.

 

En bref, mieux vaut éviter le compte d’auteur et oser plutôt l’auto édition – Ainsi vous restez maître de vos dépenses, de vos droits, de tout.

 

L’option à la mode le compte participatif – Je n’ai pas vraiment d’opinion tranchée – je trouve l’idée intéressante….ça peut marcher sans léser personne – pas impossible qu’un jour faute de vrai éditeur j’en passe par là…..

 

Le e-book….je n’en suis pas consommatrice moi-même mais j’accepte l’idée que cela existe et que certains puissent apprécier cette formule – à condition d’éditer le livre simultanément en « papier »

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Bien lire son contrat d’éditeur avant de signer – Ne pas hésiter et insister pour avoir des réponses sur des points du contrat qui ne vous semblent pas tout à fait assez clair – Même ensuite, pas de précipitations pour signer – Vous avez le droit de prendre le contrat avant signature pour le consulter à tête reposée voire même le cas échéant le confier à l’expertise d’un conseiller spécialisé – Je recommande le service juridique de la SGDL (Société des Gens de Lettres) pour décortiquer votre contrat – Le jeu en vaut parfois la chandelle !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans et nouvelles

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris d’abord sur papier tout le plan, je recopie sur le traitement de texte et je développe.

J’ai besoin d’isolement lorsque j’écris, de calme – Pas question de mettre de musique.

Et je préfère le matin avec des « retouches » parfois très tard dans la nuit qui suit.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Comme mes « œuvres » sont des livres de recettes, mes 6 premiers titres ont été directement inspirés par les pays où j’ai séjourné ou par mes rencontres de voyages – Pour chaque pays, j’ai particulièrement interrogé les anciennes générations, ma recherche étant la conservation des recettes traditionnelles qui le plus souvent sont de transmission orale.

 

Pour mon 7ème ouvrage « J’adore le chocolat mais pas que… » qui s’adresse aux enfants, j’ai été fortement inspirée par mon petit-fils de 12 ans qui est non seulement gourmand mais aussi un petit chef plein d’inventions.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Normalement compte tenu de mon type d’écriture, je pourrais répondre « sans objet » à cette question mais il se trouve que pour le 8ème titre qui est en « recherche d’éditeur » j’ai un peu…pas mal changé d’optique puisqu’il s’agit d’une BD culinaire.

Une histoire, des histoires, plein de personnages riches en aventures mais toujours avec une finalité culinaire.

Là, cette fois, j’ai fait appel à mes souvenirs d’enfance et d’adolescence….complétés par l’imagination.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Aucun conseil ou allez…juste un alors….persévérance !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Dans un désordre total et surtout non exhaustif : Stephen King, Paul Auster, Conan Doyle, Jean Ray, Boris Vian, Jean-Claude Carrière, Steve Tesich…..

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Plusieurs ouvrages –  Quand j’ai du temps devant moi, c’est « Le festin indien » de Chitrita Banerji mais lorsque je suis plus pressée ou bien que je veux seulement me distraire, je me délecte avec « Conte de fées à l’usage des moyennes personnes » de Boris Vian – Le 1er est presque terminé et je me prépare à attaquer « Moon Palace » de Paul Auster.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui une BD culinaire en collaboration avec une illustratrice et peut être un livre de recettes mahoraises (de Mayotte)

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Salon du Livre et de la Gourmandise – 30 mai – Brassac (Tarn)

 

Salon du Livre de Monclar de Quercy – 30 août –

 

Salon du Livre de Collioure – 4/5/6 septembre

 

Journée des incroyables talents – Pont de l’Arn (Tarn)

 

Salon du Livre de Loos (Nord) – 28 novembre

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

https://www.facebook.com/groups/pros.du.livre/

https://www.facebook.com/Thomasjeunechef?ref=hl

https://www.facebook.com/groups/autourdelacuisine/
https://www.facebook.com/eve.marinone

https://www.facebook.com/EcritureCulinaireParEveMarinone

www.voyages-gourmands.com

https://www.facebook.com/groups/mediabiblioetauteurs/requests/?notif_t=group_r2j

https://www.facebook.com/groups/salon.tourisme/

 

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Le  lundi 18 mai 2015

Eve MARINONE

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Jean Loup Chrétien et Catherine Alric

Jean Loup Chrétien et Catherine Alric

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Je remercie sincèrement Eve MARINONE  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Jean-Louis RIGUET 20 mai 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

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JL à l’écoute de … Juliette Di Cen

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Juliette Di Cen

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Bonjour, j’ai pris le nom de plume de Juliette Di Cen, auteure de romances érotiques sous forme de novellas. Je suis titulaire d’un baccalauréat en lettres/langues et je publie en numérique depuis mars 2013. J’ai débuté par l’auto-édition, avant d’être recrutée par un éditeur pure-player. L’expérience a été intéressante, mais j’ai mis fin à notre collaboration pour revenir à mes premières amours.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

L’écriture étant d’abord un hobby (certes lucratif, mais insuffisant pour en vivre), je continue ma carrière dans l’armée de terre en tant que sous-officier. Je profite d’ailleurs de mes temps de pause méridienne pour écrire.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Ouuuh, j’ai ma carte « moulti-pass » en art ! En pratique, je dessine depuis l’enfance, j’ai fait du théâtre dans ma prime jeunesse, j’ai tenté (et vite abandonné) la sculpture sur glaise. Mais mes passions sont le cinéma fantastique, la lecture évidemment et l’art pictural en général. En pure néophyte, seul le plaisir visuel ou émotif que j’en retire compte. Parmi mes artistes fétiches, on retrouve Mucha, Thomas Gainsborough, John Everett Millais, sans parler d’illustrateurs d’heroic fantasy comme Luis Royo ou Keith Parkinson.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Difficile question ! Ce que j’attends de mes lecteurs ? En toute honnêteté, qu’ils me lisent et continuent à me faire confiance, qu’ils soient assez ouverts pour me suivre dans mes délires et bifurcations, lol !

Je me suis fait connaître par le bouche-à-oreille, mais aussi grâce aux blogs spécialisés dans la lecture dite « de genre » très actifs sur internet. En raison d’une profession « à risque », je reste dans l’anonymat que m’offre mon nom de plume, donc j’exclue pour l’instant les rencontres en face-à-face. En revanche, très présente sur les réseaux sociaux, je suis accessible à tous, sur ma page facebook « Juliette Di Cen », sur Goodreads ou Booknode. J’ai un côté Gollum avec mes précieux, pardon, mes lectures, sur ces deux derniers sites, du coup, je répertorie et thésaurise dans les bibliothèques virtuelles de mes profils.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, ce n’est pas à l’ordre du jour. Je sais que cela intéresserait certains blogs, j’avoue qu’une rencontre avec ces adeptes de la lecture comme moi serait un vrai bonheur. Il est probable que je saute le pas en petit comité, peu à peu. J’ai toujours cette crainte de ne pas me montrer assez intéressante pour animer une conférence, mais c’est une réticence purement personnelle que j’apprends à combattre. Ce qui ne m’empêche pas d’être une vraie pipelette, comme vous pouvez le constater !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Si je remonte à la première fois, je dirais le collège. J’ai écrit de grosses nouvelles fantastiques communiquées à ma prof de français à l’époque. J’étais à fond !!! Puis la vie s’est chargée de me faire oublier cette passion pour d’autres activités (sports, études et garçons, eeeeh oui !).

En vérité, j’ai repris l’écriture fin 2012, des novellas érotiques situées en milieu militaire, et du dark erotica (thriller et fantastique), toujours en format court. J’en suis actuellement à une dizaine de titres publiés, dont 6 pour ma série de romances intitulée « Cœur d’homme, âme de soldat ». On trouve des titres aussi divers que « L’homme enragé », « Apprivoise-moi » ou « Derrière tous nos masques ». J’utilise un deuxième pseudo, Mel Laregue pour écrire dans un style plus sombre avec la série « Kill the Garce », c’est moins mainstream pour le public qui me suit. Je viens de sortir la version papier de ma série militaire sous la forme d’un recueil de 560 pages, disponible sur Amazon. Une nouvelle étape franchie.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le tout dernier sorti, en dehors du recueil, remonte à 2014, il s’agit d’« Au commencement, je t’ai aimé » qui clôt ma série militaire. Sur la demande insistante de mon fidèle lectorat, j’ai pris cette fois pour cibles des personnages qui avaient vocation à rester figurants. Cela a donc été plus compliqué de leur construire une identité et une histoire.

Et j’ai un roman en cours d’écriture, un projet qui me trotte dans la tête. J’ai envie de m’amuser en explosant les codes d’un genre assez rigide, la romance historique. Pour cela, je vais mélanger plusieurs catégories de la littérature sentimentale et de genre ; la romance historique donc, le fantastique et le ménage à trois.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Mes ebooks sont disponibles en format kindle sur les sites d’Amazon et en epub sur Kobo et La Fnac.

Le recueil « Cœur d’homme, âme de soldat » est disponible sur Amazon, via ce qu’on appelle le book-on-demand, une véritable révolution pour les auto-édités. Cela ne change rien pour le lecteur qui commande son livre sur le site comme un ouvrage normal et qui se le fait expédier tout aussi classiquement.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Étant auteure d’ebooks au départ, je trouve le système de distribution génial pour les auto-édités qui peuvent agir en direct sur leur production. Bien-sûr, cela implique une prise de risque énorme et une solitude dans le processus créatif. Mais la satisfaction est immense quand le résultat est réussi.

Je serais évidemment ravie d’être recrutée par une maison d’édition traditionnelle à grand tirage qui étendrait mon lectorat. En revanche, mon expérience avec un éditeur numérique, si elle a été formatrice, m’a prouvé que ce n’était pas une fin en soi, et qu’un auto-édité avait les moyens techniques suffisants pour créer et publier par lui-même. Les plus grandes plates-formes de ventes étant celles qui proposent à visibilité égale les publications numériques à compte d’éditeur ou d’auteur…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je cherche, je cherche… Pas vraiment de conseil, ou plutôt un ensemble de pistes pour tracer son chemin le plus efficacement possible : ne jamais négliger l’importance des dialogues qui rendent un texte vivant, travailler ses textes (documentation, correction, vocabulaire), mais surtout, écrire pour son plaisir sans avoir peur de déplaire afin de communiquer le manuscrit le plus sincère possible.

Se plier à des diktats est le meilleur moyen de vivre l’expérience comme une souffrance. Et c’est valable pour bien des sujets.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

En tant que lectrice, je ne suis touchée ni par la poésie (une indécrottable terre-à-terre), ni par les biographies. Je lis des romans, surtout de la romance et du fantastique, mais aussi des nouvelles. Avec la pratique, je me suis rendu compte préférer lire les nouvelles sur liseuse électronique, car elles ont une vocation de lecture express, et les romans en papier. Mais je ne rejette aucun mode de lecture, ce qui compte au final, c’est le contenu, non ?

En tant qu’auteure, je suis pour l’instant plus à l’aise dans l’écriture de novellas (à la différence d’une nouvelle, la novella propose une histoire complète et aboutie en plus de mots), je me sens plus à l’aise avec ce format qui m’évite le remplissage et les passages ennuyeux. C’est aussi une excellente école pour gagner en efficacité. En quelques paragraphes, il faut être en mesure de communiquer des émotions, proposer des personnages denses et une histoire cohérente.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Sans technique, de façon désorganisée, au feeling. Du grand n’importe quoi, un vrai cauchemar pour un prof de littérature ou un adepte de la méthodologie…

J’ai mes idées principales, et j’écris les scènes les plus motivantes en priorité. Puis je lie le tout par des chapitres de transition.

Pour le roman, je suis devenue un chouilla plus méthodique (on peut rêver !). J’effectue des recherches, j’apprends. J’ai jeté mes idées principales et mes personnages en un semblant de plan pour éviter de me perdre et structurer mon récit.

J’écris mieux avec une pression de type horaire à respecter qui « m’oblige » d’une certaine façon (d’où la pause méridienne durant mes jours de service). Je suis trop dilettante et dispersée pour écrire pendant mes vacances et mes week-ends, ce qui fait de moi un auteur à très mauvais rendement.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai effectivement rédigé un ouvrage de commande, qui s’est avéré le tome le plus faible de ma série. Je collaborais encore avec l’éditeur numérique, et après avoir vendu les droits de « L’homme enragé », je devais proposer un nouveau titre. L’espèce d’obligation morale au-dessus de la tête m’a fait partir en cacahuète et a accéléré la séparation à l’amiable. Donc plus jamais d’ouvrage de commande, ce n’est pas fait pour moi. En septembre dernier, j’ai participé à un appel à texte pour un recueil érotique qui n’a pas été retenu. Mais avec l’auto-édition, un texte n’est jamais perdu, du coup, j’ai sorti ma nouvelle en numérique « Promesse sensuelle » qui a très bien fonctionné.

Mon inspiration peut provenir d’un homme (collègue, acteur, sportif, personnage de film), d’une photo, d’une scène de mon quotidien, d’un fantasme, d’un rêve même !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’essaie de construire mes intrigues de façon classique, avec une exposition, un développement et une conclusion. Dans la romance contemporaine, je tiens à rester proche d’une certaine vérité. Je n’adhère pas aux inventions type milliardaire/étudiante, en tant qu’auteure en tout cas. Raison pour laquelle on apprécie souvent l’aspect humain de mes histoires, des romances qui pourraient arriver à soi-même ou à ses copines. Mes personnages masculins sont à ce titre souvent (mais pas toujours) des décalcomanies physiques et parfois de caractère de mes collègues. Ma chance est de travailler dans un milieu où j’ai de la matière virile à étudier !!! Les personnages féminins sont tout simplement issus des différentes facettes de ma personnalité. De là à me traiter de schizophrène, je ne peux pas nier…

Mon défi consiste à rendre chaque personnage, qu’il soit imaginaire ou inspiré d’une personne, tangible et émotionnellement vivant. Je ne suis pas contre les clichés, s’ils servent de base à un personnage plus approfondi et moins « facile ».

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je suis extrêmement exigeante envers moi-même et envers les auteurs que je lis. J’inciterais donc les amateurs qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure à travailler leurs textes.

Rien de pire de se prétendre auteur en proposant un manuscrit bourré de fautes, à la trame incohérente, aux personnages survolés. C’est un reproche que je formule envers de nombreux « auteurs » édités ou auto-édités. Aujourd’hui, n’importe qui s’improvise auteur. De petites maisons d’édition en recrutent, sans discernement ni travail réel pour produire un manuscrit impeccable.

Comme il s’agit d’une question de rigueur personnelle, je crains que ce ne soit pas la priorité de tous les auteurs qui se lancent. Nous vivons dans une époque de célébrité en carton, qui se construit sur du buzz, par sur de la qualité. On retrouve ce triste schéma dans le milieu littéraire dit « populaire », dont je fais partie.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Sans hésitation, Dean R. Koontz, Kresley Cole et Judith McNaught. Ce sont des auteurs que j’achète les yeux fermés.

À côté de cela, j’ai des œuvres fétiches, mais je n’aime pas tous les livres de leurs auteurs. Par exemple, je suis raide dingue de Ça (Stephen King), des Harry Potter ou du Seigneur des anneaux. Aucun classique, impossible de jouer les intellos sur ce coup-là ! J’en ai lu un certain nombre par obligation scolaire, par curiosité aussi, mais ils ne sont tout simplement pas à mon goût.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Actuellement, je suis sur deux lectures ; le tome 3 de Charley Davidson de Darynda Jones et le tome 2 des Errants de Denis Labbé. Du fantastique : l’un bit-lit, l’autre horrifique.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Absolument (ça, c’est pour rassurer mes copines !), je suis en plein dans l’écriture de mon premier roman. Le reproche principal formulé à l’encontre de mes textes était la brièveté (relative, entre 60 et 120 pages, quand même !) de mes histoires. Je vais donc y remédier.

Je me lance dans un genre que je lis beaucoup en ce moment : la romance historique. Cela implique beaucoup de recherches afin d’éviter les anachronismes et surtout les erreurs historiques. On a tendance à mépriser la romance dans le milieu littéraire, mais on imagine peu le travail que cela requiert. Je n’en admire que plus les auteures qui en sont les reines !

J’ai aussi des projets de formats courts, ce que j’appelle mes petites détentes, qui me permettent plus prosaïquement de conserver une certaine visibilité vis-à-vis des lecteurs.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Au mois d’avril 2015, j’espère bien sortir le troisième et dernier épisode de « Kill the Garce » sous Mel Laregue.

Le roman quant à lui sortira en 2016, afin de proposer un nombre de pages conséquent. J’arrête la précipitation et apprends le travail en profondeur, il était temps que je mûrisse sur ce point-là ! Pour le reste, je crains que la cause ne soit définitivement perdue !

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Je donne toutes les informations sur mes parutions directement sur ma page facebook dont voici le lien :

https://www.facebook.com/pages/Juliette-Di-Cen/344178979021770

Et on peut trouver mes ebooks sur Amazon (ainsi que le recueil), Kobo et la Fnac.

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Le 11 mars 2015.

Juliette Di Cen

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« Derrière tous nos masques », par Juliette Di Cen

 

Aaaah, ça, pour être défoncée, je suis défoncée !

Prête à concurrencer Amy Winehouse en plein concert. Carrément morbide.

L’infirmier qui m’a prise en charge dès mon arrivée dans cette anti-chambre de l’Enfer vient me chercher.

Il était temps ! J’en pouvais plus de rouler des yeux, à moitié stone. Il m’a plantée au milieu du troupeau de débiles, qui arpente la grande salle commune comme la bande de zombies d’un film de Romero.

Je le sais que je suis dingue. Putain. Ça fait des années que je tue des gens, de « braves citoyens » m’ont-ils accusée lors d’un procès expédié. J’ai plaidé coupable. Que ce soit des monstres ou des humains, j’ai tué. Un mort reste un mort.

Le verdict est tombé : internement. « Le sujet est atteint d’une forme grave de schizophrénie paranoïde à caractère délirant. Son passif familial pourrait expliquer une partie de son comportement. Contrairement aux cas classiques faisant état d’actes auto-agressifs, le sujet présente des symptômes psychopathes avérés le rendant dangereux et asocial. Problème rencontré : il semble conscient de ses difficultés d’adaptation, en accepte le diagnostique médical, mais ne parvient pas à surmonter ses bouffées psychotiques pour réintégrer la réalité. Le sujet se montre donc inadapté à la vie en société ou à la vie carcérale classique ».

Oui, j’ai toujours aimé les cocktails corsés. J’ignorais qu’on pouvait cumuler autant de pathologies. À priori, le corps médical aussi ! Ça me navre. Avoir conscience qu’on est dingo et malgré tout, voir ses hallucinations perdurer, c’est le pire. Des monstres, je continue à en croiser. Même ici. Ils n’ont rien d’agressif. Sûrement aussi chargés que moi, ceci dit. Peut-être que si on évitait de tous nous bourrer de médoc, la lutte reprendrait.

Non, je suis bien cinglée, je vois des créatures partout, sauf qu’elles ne savent pas qu’elles en sont. Ce ne sont que de pauvres malades atteints de diverses maladies mentales. Bizarre d’ailleurs qu’ils aient laissé une tarée dans mon genre en contact direct avec des victimes potentielles. N’ont-ils donc pas lu les minutes du procès et le compte-rendu des experts psychiatriques ?

« Aurore Braner est un élément extrêmement dangereux, dont le délire fortement ancré dans une réalité alternative nécessite un isolement rigoureux d’une durée initiale de six mois, renouvelable en fonction du comportement de l’individu (l’individu, c’est moi) ».

En y repensant, je sais qu’ils ont raison. Mes délires psychotiques reposent sur une déformation de la réalité, de simples hallucinations. Les victimes que j’ai pu sauver, enfin, celles encore vivantes, n’ont vu en leurs agresseurs que des hommes, des monstres à cent pour cent humains. Et aucune n’a fait le déplacement jusqu’au procès pour témoigner du calvaire dont je l’avais tirée. À croire que j’ai inventé cette partie-là, aussi. En tout cas, je me suis bien fait attaquer ! Lorsqu’ils m’ont amenée à l’hosto, j’étais bonne à démonter et à repeindre.

Quant à David… ce démon imaginaire que je poursuis comme une chimère depuis si longtemps. Pas plus mal d’en être consciente. Ça m’évite de sauter à la gorge de tous les David que je croise maintenant. En plus, je crois le voir dix fois par jour. N’importe quoi. Mon état s’aggrave, mais je tiens bon. Sans parler des loups-garous, vampires et autres métamorphes. Enfin, eux, tant qu’ils ne me bavent pas dessus, je ne leur planterai plus jamais de crayon dans l’œil, c’est promis. Je changerai juste de trottoir. Ou de salle commune.

Randle McMurphy (pas terrible comme nom pour un infirmier ; ça sonne ricain, mais à moi, bizarrement, c’est super familier) donc Randle attrape les poignées du fauteuil roulant sur lequel je suis solidement attachée, et m’entraîne dans un méandre de couloirs puant l’eau de javel et l’éther. Je n’en peux plus de cette odeur d’hôpital ! Je suis une chasseuse, sortez-moi de là ! Nous croisons d’autres zombies les yeux dans le vague, le geste lent, le cerveau en bouilli.

Je ricane. Enfin. Je bloblote un ricanement. Mouais, je suis sensiblement dans le même état qu’eux. Sombres vont être les prochains mois.

— Tu verras, Aurore, les patients sont doux comme des agneaux, ils ne mordent que si tu t’approches trop près. Et le directeur, monsieur Field, est un homme charmant qui devrait adorer farfouiller ton petit cerveau de psychopathe.

Ah ah. Quel humour.

J’en ris tellement intérieurement que j’ai l’impression d’en avoir la mâchoire qui tombe. Si ce crétin m’en laisse un jour l’occasion, je lui arrache un bout d’oreille. C’est pour ma collection personnelle. Avec sa voix de crécelle dans ce corps de montagne moldave, il a tout pour me plaire. Il est très printanier ce con, quand je l’écoute, j’ai envie de bouffer des pâquerettes en le chargeant comme une chèvre.

L’infirmier stoppe mon char d’assaut devant une porte capitonnée en cuir blanc cassé. Hum, salissant. Décidément mes pensées sont en roue libre. Il appuie sur une sonnette que je n’avais pas remarquée. La porte s’ouvre automatiquement. À bien y regarder, ce n’est pas une vraie sonnette, c’est un lecteur d’empreintes. La classe ! J’ai atterri dans le mouroir de James Bond !

 

 

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« Le Coach », par Mel Laregue.

 

Ça fait quelques jours que son manège m’intrigue. Habituellement, mon radar est toujours déficient. C’est pourquoi j’ai mis si longtemps à remarquer certains détails. Quand je me compare aux autres nanas qui fréquentent l’endroit, on voit bien que rien ne me prédispose à entrer dans ses critères de sélection. Après tout, ce n’est pas la bombe en petite tenue qui manque, ici.

Lorsque je pénètre dans le hall, il est de nouveau là, devisant gaiement avec le gars qui vend les tickets. Je les salue, paye ma séance et récupère la clé du vestiaire. C’est lui qui me la tend. Il ne la relâche pas immédiatement, m’obligeant à relever les yeux vers lui. Sourire en coin craquant, le doute s’installe. J’ai peut-être une touche, en plus de mon ticket. Amusant.

— À tout à l’heure.

Sa voix a une belle gravité, profonde et masculine. Elle s’adresse directement à une partie très intime de mon anatomie. Celle qui ne sert pas beaucoup en ce moment…

Pas de chance, mon corps réagit vivement au stimulus ; je rougis comme une collégienne et bafouille un merci avant de me précipiter vers les vestiaires. En apparence, je suis dotée d’une belle assurance. J’avance tête haute, avec cette pointe d’arrogance qui permet de mieux cacher ma timidité naturelle.

Ce matin, ce charmant jeune homme vient de foutre à la corbeille cinq ans de confiance en soi durement acquise. Décidément, l’abstinence chez moi relève du problème métaphysique. Il ne manquerait plus que ça reconstitue mon hymen !

L’odeur de chlore me fait redescendre sur terre. Il n’y a pas un bruit, seul le frottement des vêtements que j’ôte résonne dans l’immense pièce. J’adore ce moment où on a l’impression d’être la seule debout. Cela fait des mois que je me rends à la piscine chaque mercredi matin aux aurores. Une excellente mise en condition avant d’attaquer le boulot.

Lui a intégré le poste il y a trois mois. Environ vingt-cinq ans, grand et bien bâti, mâchoire carrée et cheveux bruns, avec ce petit sourire qui fait tomber mon cœur au niveau de mon entrejambe. Un magnifique morceau de choix un peu plus jeune que moi qui approche des vingt-huit ans.

Tout à coup, je me sens vieille et sans attrait. Malgré ma belle assurance, aucun homme ne s’est manifesté depuis des siècles. J’interprète sûrement faussement son petit côté séducteur comme une marque d’intérêt. Après tout, il sert bien son numéro à toutes les femmes qui viennent ici. De 7 à 77 ans comme dirait la pub. J’ai besoin de sexe. J’ai besoin de tendresse. Je débloque, ça me rend encore plus conne. Fichu célibat !

Évidemment, je suis loin d’être la seule à l’avoir repéré. Le nombre d’écervelées paradant en itsi bitsi bikini ne cesse de s’accroître. J’ai de la chance, elles ne sont pas gênantes quoi qu’un peu bruyantes. La plupart se contentant de s’accrocher aux bords du bassin, évitant de s’aventurer là où elles n’ont pas pied.

J’ai repris contenance après un rapide passage sous la douche, et me dirige d’un pas plus posé vers le petit local abritant le matériel de natation. Devant la porte ouverte du bureau des maîtres-nageurs, ma respiration se bloque. Nonchalamment appuyé contre l’encadrement, il me reluque ouvertement. Je suis sûre que son regard se focalise sur mon cul. J’en accentue discrètement le balancement, et sens mon cœur tressauter en l’entendant expirer un peu plus fort dans mon dos. Le flirt est une religion que je prends très au sérieux. Même si personne ne veut jouer avec moi ! J’écarte rarement les cuisses, mais séduire est un passe-temps hautement addictif.

Parfois, je voudrais être plus simple, entrer dans une case bien définie. Parce que passer pour une nonne en talons, ça finit par avoir ses limites. Tout chez moi relève du paradoxe ; mentalement, je suis resté bloquée à l’adolescence, pourtant j’agis avec le pragmatisme de la femme à qui on ne la raconte plus. Je voudrais vivre une belle histoire d’amour, or dès qu’un homme s’approche, je fais ma princesse au petit pois dédaigneuse.

Une planche en mousse dans la main, je jette un coup d’œil vers les pull buoy avant d’y renoncer. Ma motivation prend un chemin assez mou ce matin. Un petit claquement annonce l’arrivée d’une autre personne. Ô surprise, c’est lui. Mon cœur fait un nouveau petit bond. On dirait celui d’une gamine effarouchée.

— Besoin d’aide ?

— Non. Merci, j’ai trouvé ce qu’il me fallait, fais-je en agitant la planche dans les airs.

— Et d’un coach ?

— D’un coach ?

— Vous nagez bien, mais il y a quelques imperfections dans votre technique. Si vous voulez un coup de main…

Toi en tout cas, tu aimerais bien un coup de langue…

J’évite de traduire tout haut ma pensée. Elle est vraiment très incorrecte. Machinalement, mes yeux s’attardent sur mon interlocuteur. C’est alors que je remarque la bosse qui commence à se former dans son caleçon de bain. Elle devient bien vite immanquable. C’est qu’il est très en forme, en plus ! Je rougis de plus belle, un vrai lampion de resto chinois.

Malgré la pénombre de la pièce, il ne manque rien de la direction prise par mon regard, mais a quand même la décence de paraître gêné. Ça ne l’empêche pas de prendre tout son temps. Sa main se pose sur la protubérance et remonte lentement jusqu’à l’élastique de son maillot. Là, je déglutis sévèrement et tousse. Mince, où est passée ma salive ?

Bien-sûr, je pourrais partir, le gifler ou l’engueuler. Je ne suis pas une fille facile. Mais quelque chose me retient. Peut-être de découvrir que je suis aussi à son goût. Ce n’est pas tous les jours qu’un fantasme sur pattes me fait du rentre-dedans. Jusqu’à présent, il s’est toujours montré réservé, poli. Peut-être même timide, s’exprimant toujours à voix basse, comme s’il craignait que je parte en hurlant. Ce qui pourrait tout de même arriver s’il me beuglait « nage plus vite, ma grosse, sinon je lâche les requins ! ». Oui, je fais partie des générations qui ont flippé sous la douche après avoir vu les dents de la mer.

J’attends de voir ce qu’il va oser faire. Il se contente de sortir le bas de son tee-shirt floqué du sigle des maîtres-nageurs pour dissimuler la belle érection que je lorgne sans vergogne. Membré le garçon ! Question à creuser rapidement !!!

Légèrement haletante, je m’avance en faisant mine de me diriger vers lui, mais dévie ma route au dernier moment, effleurant accidentellement de mes doigts la bosse prometteuse.

— Hum. Si j’ai besoin de votre aide, je n’hésiterai pas.

Son petit rire ravi accompagne ma sortie plus ou moins triomphale.

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Je remercie sincèrement Juliette Di Cen  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 13 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

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http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Céline Mayeur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Céline Mayeur

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Céline Mayeur romancière/ nouvelliste.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai travaillé naguère en tant qu’aide-soignante dans diverses structures médicalisées. Ces dernières années j’étais secrétaire médicale et assistante d’un petit éditeur.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Il paraît, à mon grand désarroi, que je suis une piètre dessinatrice. J’étais parolière dans un groupe de rock où il m’arrivait de pousser la chansonnette.

Je fais mes premiers pas dans le cinéma et j’adore ça !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Qu’ils continuent à me lire et qu’ils me fassent part de leurs impressions de vive voix ou sur Babelio, booknode ou facebook.  Je suis honorée qu’ils apprécient mes livres et j’aime discuter avec mon lectorat.

 

J’essaie d’être présente le plus possible sur la toile via mon blog, mon site ou les réseaux sociaux.

Je pense que rien ne vaut une vraie rencontre. J’aime me déplacer pour dédicacer mes livres.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à des rencontres d’auteurs ou des journées autour de l’Art. Je ne me suis pas encore prêtée à l’exercice des conférences ou des lectures publiques. J’ignore à cette heure si je le ferai un jour.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance où j’ai remporté mon premier concours de nouvelles. J’avais commencé par écrire des contes et des poèmes  en amateur. J’ai par la suite  publié des nouvelles dans des revues adolescentes.

Passé mon expérience de bloggeuse où j’ai pu être guidée par des écrivains reconnus, je me suis lancée dans la publication à compte éditeur en 2010.

 

J’ai écrit :

– Possession, roman fantastique destiné à public adolescent ou jeune adulte édité chez Kirographaires éditions.

– des nouvelles provoquantes (La folle, complainte du comateux puant, la Mado, mon joujou exotique, l’éloquence et prosopagnosie) publiées dans les revues  Squeeze et L’Ampoule et en ligne aux éditions de l’abat-jour ou sur Artramenta.

– Des nouvelles érotiques prochainement publiées aux éditions du 38, collection Paulette.

– Des novellas et nouvelles réalistes ou fantastiques qui sont encore libres de droit.

– Fièvre Gitane, un roman littéraire chez Terriciaë éditions.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit de Fièvre Gitane, un roman littéraire.

 

C’est l’histoire de Juanna, une gitane prête à tout pour garder l’homme qu’elle aime; Quitte à perdre l’esprit, quitte à utiliser des moyens déraisonnables, la fureur qui la pousse ainsi que sa dissidence la rendent inquiétante. Pourtant, cette enfant partie de rien, incapable de déchiffrer le moindre mot, sillonnant les plages des Saintes Maries de la mer accompagnée de sa mélancolie, apprendra à aimer, à lire et à pardonner au côté de Louis, un enfant prodige.

Fièvre Gitane, c’est une histoire d’amour, de désamour et d’amitié. C’est un voyage au travers les saisons, les années et les pays. Les paysages, les émotions, les événements sont tour à tour retracés par Juanna et Louis et par la voix de Tristana qui bien des années plus tard tombera sur leurs mémoires et décidera d’en faire un roman.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En ligne sur le site des éditeurs, dans toutes les librairies virtuelles, en librairie en rayon (bientôt) ou en commande.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je pense qu’écrire des romans c’est un travail aussi utile que celui de médecin, professeur ou gendarme; imaginez la vie sans Art : Hop ! Plus de musique ! Plus de film ! Plus de livre ! Plus de photo ! Plus de dessin ! La vie continuerait certainement mais elle serait morne, sans expression  ni mémoire.  Par conséquent, et au vu du labeur, c’est normal que nos prestations soient rémunérées.

Je suis donc totalement contre l’édition à compte auteur, idem pour les comptes participatifs.

 

Les e-book, je n’en suis pas particulièrement fan, mais cela est personnel étant donné que je souffre des yeux.

Par ailleurs, je préfère le support papier que l’on conserve, l’odeur de l’encre et des feuilles, le bruissement des pages  et les beaux volumes. Ceci étant, je lis des nouvelles en e-book et en publie également. Je trouve cela pratique pour les textes courts mais je ne publierai jamais de roman en numérique.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Aies confiance en ton talent et avance.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des romans.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

J’écris dans mon bureau, installée devant mon ordinateur dans le silence.

Je  suis plus intuitive que méthodique ; aussi il est rare que je procède par plan. Je préfère me laisser guider par mon imagination et évoluer avec mes personnages. Si je ne suis pas inspirée, je m’abstiens et je m’adonne à la lecture.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration émane de mes émotions, de mon vécu ou de mes rêveries. Les voyages ou les expériences humaines m’inspirent autant que les photos, la musique, les films ou la peinture.

 

Oui, on m’a commandée un roman littéraire, un mini roman érotique et d’autres textes en revue ou chez des petits éditeurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont pour la plupart inventés mais dotés de qualités et de défauts de mon entourage ou de moi-même.

Je fais en sorte de rendre mes personnages authentiques puis la logique et mon imagination me soufflent des péripéties.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De lire énormément de classiques comme d’ouvrages modernes, de maîtriser la syntaxe mais aussi de se faire relire par un maximum de personnes du milieu littéraire (écrivains, correcteurs, professeurs de français ou de lettres, conseillers littéraires…)

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Parmi les classiques : Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Emile Zola, Alphonse de Lamartine, Joris- Karl Huysmans, Pierre Choderlos de Laclos, Marcel Proust, Edgar Allan Poe, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Marguerite Duras, Pierre Loti et Marcel Pagnol.

 

Parmi les auteurs modernes : Eric Reinhardt, David Foenkinos, Florian Zeller, Stephen King, Muriel Barbery, Christiane Baroche, Riikha Pulkkinen, Amélie Nothomb et des auteurs moins connus comme Julie Oyono, Pascal Louvrier, Cathy Borie, Patricia Has Nivoix, Christel Lacroix et j’en oublie…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis Manette Salomon des frères Goncourt et je découvre Moment d’un couple de Nelly Alard.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, sur mon nouveau roman littéraire « la petite robe bleue » sous l’aile bienveillante de Pascal Louvrier (écrivain biographe-éditeur) et sur un court métrage avec le réalisateur toulousain Thierry Obadia.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La sortie de Fièvre Gitane (roman) dans une semaine et celle imminente des deux recueils collectifs de nouvelles érotiques sur les thèmes Donjon et Miroir auxquels j’avais participé.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 

Sur mon blog   http://celine-mayeur.blog4ever.com/

 

Sur mon site     http://celine-mayeur.weebly.com/

 

Sur ma page facebook   https://www.facebook.com/pages/C%C3%A9line-Mayeur/100752816677176?ref=hl

 

Sur mon compte facebook     https://www.facebook.com/celine.mayeur.5

 

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Le  5 mars 2015.

Céline Marie Mayeur.

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Je remercie sincèrement Céline Mayeur  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 06 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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