Val et la solitude

Le dilemme du samedi soir est toujours le même. Où aller demain pour être seul au monde? A cette question, on trouve toujours une réponse. Une chose aide pour trouver la tranquillité, c’est de se lever tôt. Non seulement nous serons les seuls mais en plus nous aurons droit à la magie du lever […]

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Val dans le blanc immaculé

Toujours en phase avec mes moments de silence et d’absences, je fais une apparition ici, aujourd’hui parmi vous. Je fuis de plus en plus le monde grouillant, qui bouge et file sans que les gens ne prennent le temps de savourer la vie en l’ingurgitant goulûment sans en percevoir les saveurs qu’elles soient douces ou […]

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Val et ses montagnes d’automne

Retour sur la pointe des pieds avant un nouvel élan. J’oscille de bonds en bons instants, allant ici ou là sans pour autant oublier ceux où je ne me pose pas, autrement dit, vous. Je saisis les opportunités de vie et les savoure le plus attentionnément du monde. Pour cette pause parmi vous, je […]

via Couleurs et transition d’une fin d’été — l’ancolie bleue 2

Odeur de solitude

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Odeur de solitude

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Je me souviens de ces odeurs de solitude

Dans ce joli petit village d’altitude

D’où j’apercevais cette grande barrière

De neige salie sur le granit à l’arrière

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Assis sur un tapis de verdure fleuri fraîchement

À mes pieds, l’eau du ruisseau s’ébruitait gaiement

Simplement dérangée par des poissons moqueurs

Et des gouailleuses reinettes espiègles qui riaient

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L’arbre qui me protégeait des chagrins

Étendait ses branches pour le rossignol et la fauvette

Les oiseaux entonnaient un concert magique

Dans une toccata endiablée de complicité

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Mes oreilles jouissaient à l’infini des chants des sirènes

Mes yeux se dispersaient dans l’horizon chronique

Mon nez se gorgeait de senteurs d’un présent délicieux

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Le mystère infusait en inaltérable fraîcheur

Qui m’éloignait de mes racines noueuses

J’en ressens une nostalgie caverneuse

Qui a démoli ma rassurante candeur

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© 14 juin 2016 – Jean-Louis Riguet

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 02 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Gros-Câlin de Romain Gary

Un parisien aime un python !

Madame Diogène, DELSAUX Aurélien

L’accumulation des choses transforme un appartement en terrier !

AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Nouvel extrait du roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié aux EDITIONS DEDICACES

3

Villeprévost 10 novembre 1870

Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la
veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne
vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant
qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette
journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends
l’ouvrage que je viens de décider.
Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de
Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin
circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu
leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me
suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne
les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas
non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je
suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec
délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une
course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle
assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver.
Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il
fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une
atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une
agréable journée.
Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma
petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut
bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon
avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention.
De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et
venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne
crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa
quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le
soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne.
Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans
m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des
bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à
l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste
postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme
et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle
juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en
suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une
pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a
dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe.
Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement
et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne
peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une
centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel.
Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends
mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une
année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une
aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à
ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire
quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un
certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences,
parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre
compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un
beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au
doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le
calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à
mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie
ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un
mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je
l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas
pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier
percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier
agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et
j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de
Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que
cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un
coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force,
le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop
entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre
sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la
ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier
allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il
accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à
gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à
droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors,
j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai
tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses).
J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan
n’en avait cure. Il galopait. Heureux, je suppose qu’il était heureux. Il
démontrait sa force, sa vitalité, son énergie. Je me suis arque-bouté sur
la planche de pieds de la carriole et me suis maintenu en équilibre
précaire, les bras tendus par les guides à la limite de la rupture du cuir,
dans cette position inconfortable. Je tenais parce que je tendais les
rênes d’un côté et que les pieds reposaient sur une planche de l’autre.
Mais rien ne passait. Le percheron ne ralentissait pas. Ouragan
caracolait gaiement. Plus je tirais, plus il accélérait. Je ne savais plus
que faire et le croisement arrivait à une vitesse vertigineuse. D’instinct,
le percheron a choisi la droite, il devait sûrement savoir où il allait. Lui
est passé facilement. L’équipage est passé jusqu’à la moitié. Mais les
roues de la carriole n’ont pas tourné, elles ont glissé, d’abord
légèrement, puis plus vite, puis plus du tout, car il y avait une grosse
pierre sur le chemin. La carriole s’est cabrée, a dérapé, s’est déséquilibrée
et tout le monde a chu dans le fossé. Les deux bras en bois étant
cassés, le percheron a continué, seul, sa course folle droit devant lui et
moi, je suis resté comme un con, empêtré dans mes rênes, le cul pardessus
tête, la carriole reposant sur moi. Au bout d’une dizaine de
minutes, j’ai pu me sortir de cet enchevêtrement. Je n’avais rien de
cassé. Tant mieux. Mais je pestais comme il n’y avait pas dans cette
plaine. Je n’étais pas triste. J’étais en colère. En colère après Ouragan.
En colère après moi. J’ai plus juré qu’un charretier. À cause de ma
vanité, j’avais tout cassé et en plus j’avais perdu le cheval.
Une demi-heure ensuite, m’étant calmé un peu, j’avais
entrepris de dégager le chemin. Je donnerais plus tard des instructions
pour que la carriole soit rapatriée à Villeprévost. Mais le cheval ? Où
était passé ce fichu Ouragan ? Ah, il portait bien son nom celui-là.
C’était un vrai ouragan, cela c’était sûr. Tout en pestant encore, je
m’avançais en direction de Loigny quand j’ai avisé un couple qui
venait face à moi. Il y avait un homme et un équidé. L’humain
m’interpella :
– C’est à vous, ce bel étalon ?
– Oui, lui répondis-je, et je suis fort aise que vous me le
rameniez.
– Je l’ai vu galoper à pleine vitesse droit devant lui jusqu’au
moment où il s’est arrêté de lui-même. Il était plein d’écume. Il
soufflait comme un volcan. Je lui ai parlé gentiment, j’ai pris une
touffe d’herbe et je l’ai amadoué ainsi pendant quelques minutes. Il
s’est calmé et j’ai enfin pu l’attraper.
– Je ne sais pas ce qu’il avait ce matin. Ouragan, c’est son nom,
s’est mis à monter à toute vitesse la côte de Villeprévost jusqu’au
carrefour. Puis, il s’est mis au galop devant la ferme de Beauvilliers. Je
n’ai pas pu le faire ralentir et il a abordé le virage sans se poser de
question. Mais la carriole n’a pas suivi. Je me suis retrouvé dans le
fatras que vous voyez dans le fossé.
– Il est magnifique ce percheron. Une belle bête. Quel âge a-til
? Il parait jeune.
– 5 ans, il est en pleine force de l’âge.
– Vous n’avez rien ? Vous auriez pu vous faire mal, voire vous
tuer.
– Non, merci. Heureusement, je n’ai rien. Merci de votre aide
et de m’avoir ramené ce pensionnaire. Je vais tenter de faire rentrer à
l’écurie ce grand escogriffe, sagement. Je voulais faire le fier-à-bras.
Me voilà bien penaud maintenant. J’en suis récompensé. Allez, adieu,
je vous revaudrais cela. Merci beaucoup.
J’avais ramené Ouragan à son écurie. Les ouvriers s’étaient
fichus de moi. J’en avais été pour mes frais. Il avait fallu que je fasse
amende honorable. Depuis, j’ai expié.

Première de couverture d'AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.wordpress.com/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre