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Thomas Chaline, un article dans BlastingNews

Un article dans BLASTINGNEWS pour

THOMAS CHALINE, GUITARISTE, POÈTE, BIOGRAPHE

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Thomas Chaline le poète-voyageur, co-auteur de la biographie « Tal, le sens de sa vie »

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Thomas Chaline est un gars du sud, né en 1983 dans le Var, avec des origines vietnamiennes par sa grand-mère maternelle. Il a commencé par la guitare. La mélodie n’étant pas suffisante, il se met à l’écriture de chansons. Il fait des rimes sur des mélodies. Vingt ans plus tard, en 2003, il fait sa première scène à Paris. Il ne se prend pas pour Dylan, mais il fait la même chose : guitare-voix, folk-song. Comme on est jamais si bien servi que par soi-même, notre ami Thomas organise son premier festival de Draguignan en 2004. Depuis 2009, les radios locales diffusent plusieurs de ses titres.

 

Thomas veut inscrire sa marque dans le marbre. Il édite en 2011 un premier recueil de chansons, « Le temps n’efface par tout », éditions Edilivre. Pour varier les genres, il y glisse à l’intérieur …

La suite sur le lien suivant :

http://fr.blastingnews.com/culture/2016/06/thomas-chaline-guitariste-poete-biographe-00986577.html

.Tal, le sens de sa vie

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© Jean-Louis Riguet 27 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Désir

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Désir

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Sourire éblouissant sur des lèvres engageantes

Yeux rieurs en voyelles d’amandes

Chaloupant dans un déhanché incendiaire

Elle avance sûre d’elle aguichant la convoitise

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Indifférente aux yeux des jaloux ombrageux

Elle adore être le point de mire des quolibets

Qui la rendent plus sûre de sa plastique attrayante

Et la fortifient dans son allure avenante

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Sa poitrine donne l’envie de vivre la volupté

Et souffle autour d’elle le désir torride

De se perdre en duo dans un désert aride

Sans une perle de pluie pour assouvir la lucidité

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Sa jupe courte découvre déconcertantes

De longues jambes affolantes

Qu’elle balance dans une tempête des sens

Consciente de sa sensualité provocante

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Mon cœur s’affole sans limite

Mon corps tremble trop loin de sa limite

Il ne tient qu’à elle de me donner l’enfer

Et de m’accueillir dans son soleil torride

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© 31 mai 2016 – Jean-Louis Riguet

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 31 mai 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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J’ai

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J’ai

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L’anorexie me guette

Attention au déficit de bien-être

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J’ai

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Faim d’un salutaire ailleurs

Faim d’un réel bonheur

Faim d’une saine chaleur

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Besoin d’ouvrir mon cœur

Besoin de réconfort sauveur

Besoin d’un bras porteur

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Envie d’une vague immense

Envie d’un afflux des sens

Envie d’une sage démence

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Pour exprimer la folie de ma déraison !

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© 27 avril 2016 – Jean-Louis Riguet

 

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 27 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Seconde chance, Alexandra Delrue

SECONDE CHANCE

 Alexandra DELRUE nous donne

UNE SECONDE CHANCE

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Un premier roman

Edité chez BOD, Books on Demand

488 pages

Prix 14,99 €

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Alexandra DELRUE

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La quatrième de couverture nous renseigne sur l’objet de ce premier roman commis par Alexandra Delrue.

Sens en Septembre. Les vacances sont terminées. Les enfants reprennent le chemin de l’école, le coeur rempli de joie, d’appréhensions et d’impatience. Catherine est terrorisée. Son mari a été assassiné le jour de la rentrée. Elle redoute chaque année de perdre sa dernière bouffée d’oxygène : son fils Sébastien. Elle ne vit que pour lui et son bonheur. Elle le couve, le surprotège, sacrifiant sa propre vie, ses propres rêves. Et elle s’en moque, jusqu’au jour où elle rencontre Gabriel. Ce jeune et fringant enseignant va lui faire prendre conscience de sa solitude et de son besoin d’affection. Hélas, sa mission ne doit durer que trois semaines. Trois semaines pour faire sa connaissance. Trois semaines pour lui plaire. Trois semaines pour réapprendre à vivre.

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Ce long roman ne pouvait être écrit que par une enseignante tant le monde enseignant y est décrit avec précision. Je parle des relations entre les enseignants avec les parents, les enfants et les enseignants eux-mêmes. L’histoire d’amour n’est qu’un prétexte qui permet d’aborder plusieurs sujets comme les médisances et les préjugés.

Les phrases sont  rapides, la lecture se fait facilement. On y retrouve des situations vécues puisées dans la vie courante, dans la vie de tous les jours.

Comme l’écrit elle-même Alexandra Delrue :

Seconde Chance est un roman sentimental, un peu érotique pour certains lecteurs (quand un homme et une femme se rencontrent, ils ne jouent pas aux cartes). Au premier abord il s’agit de la rencontre entre Catherine, pédiatre, âgée de 40 ans, et Gabriel, instituteur, âgé de 27 ans. Ils vont devoir affronter les médisances et les préjugés de leur entourage (différence d’âge, statut professionnel, rangs sociaux…). J’ai surtout voulu mettre en avant le métier d’instituteur, critiqué et sévèrement puni par les parents, et peut-être méconnu. Mettre en avant aussi la perfidie des gens, la curiosité malsaine que certaines pratiquent sur les autres, sans penser aux conséquences.

Chaque rencontre, chaque moment vécu, chaque phrase entendue chaque image visualisée, peuvent m’apporter l’inspiration. Pour Seconde chance tout est parti d’une phrase prononcée par une maman de l’école de ma fille : « le remplaçant est trop jeune pour enseigner ». De là je me suis interrogée sur le métier de remplaçant.

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Un exemple de son style :

1.- La rentrée

La  rentrée. Une énième rentrée. Mais surtout la dernière rentrée de Sébastien dans cette école. L’an prochain, il découvrira les joies et les contraintes du collège, et  nous dirons adieu aux fantômes et autres mauvais souvenirs. François-Xavier ne hantera plus nos pas. Son souvenir ne doit plus nous suivre. Nous aspirons à la liberté. Nous l’avons tellement mérité. Pourquoi son spectre ne le comprend-il pas ? Il doit rejoindre son monde et en attendant, je retourne vers ce monde lugubre.

Enroulée dans une serviette éponge, j’ouvre les portes de l’armoire, dépitée. Finis les shorts et les débardeurs. Finies les promenades sur la plage. Finies les baignades au clair de lune. Finies les siestes à l’ombre des palmiers. Retour à ma tenue traditionnelle : jean, pull, ballerines et cheveux nattés. Une noix de crème hydratante sur le visage pour compléter. 7 h 25. Je dois me hâter. Le réveil de Sébastien ne va pas tarder à sonner.

Je me glisse dans sa chambre et m’assois au bord du lit. Les doubles rideaux plongent la pièce dans une semi-obscurité réconfortante. Sébastien dort paisiblement, la tête enfoncée dans son oreiller. Sa respiration régulière soulève son corps svelte. Dans quelques secondes, le réveil Spiderman brisera la quiétude de cette matinée de septembre. Je caresse le dos du dormeur afin de le tirer en douceur de ses songes. Les vacances sont terminées pour lui aussi. Je l’embrasse dans le cou, lui soutirant quelques bougonnements.

– Bonjour maman, marmonne-t-il en se frottant les yeux.

– Bonjour mon chéri. Veux-tu des gaufres pour le petit-déjeuner ?

– Avec du Nutella, répond-il en bâillant.

Je lui caresse la joue avant de sortir de la chambre. Je descends dans la cuisine et sors le gaufrier du placard. Un saladier, un fouet, un sachet de préparation et voici une pâte vite prête. Merci Alsa. La cuisson terminée, je tartine deux gaufres de chocolat onctueux et les dispose dans une assiette. Un petit réconfort en ce jour maudit. Sébastien et moi appréhendons chaque rentrée, chaque séparation, nous attendant à voir le sol se dérober sous nos pas, encore une fois. Mon bonhomme est si jeune, dix ans à peine, il a besoin de moi. Certes il n’est plus un enfant, toutefois il n’est pas un homme. Je prends un verre dans un placard pour y verser le jus des oranges pressées ce matin et le pose près du bol de chocolat chaud. Parfait. Tout est prêt pour accueillir mon ange.

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Malgré la longueur et quelques fautes, j’ai passé un bon moment à lire ce premier roman. Je le recommande pour les précisions apportées sur le monde enseignant et les parents d’élèves.

On peut se procurer ce livre :

Sur Amazon, Chapitre, Fnac, Decitre, et dans n’importe quelle librairie.

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 29 décembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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JL à l’écoute de … Alexandra DELRUE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Alexandra DELRUE

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Alexandra DELRUE. J’ai obtenu un bac Economique et Social à La Ciotat (13), puis une Maîtrise d’archéologie à l’université de Nanterre (92). J’ai travaillé sur les chantiers de fouille du Château de Vincennes et au laboratoire de Villejuif.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je jouais aux cubes à l’école maternelle ! Plus sérieusement, je m’occupais de mes enfants. Je suis devenue bénévole dans diverses associations liées à l’enfance afin d’offrir des divertissements aux camarades de mes petits.

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Rien. J’ai tenté le théâtre durant un temps mais j’ai cru faire mourir les spectateurs d’apoplexie tant ils riaient, ce qui est dommage quand il s’agit d’un drame.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends avant tout un partage d’opinion constructive sur mes ouvrages. Pour le moment j’ai limité ma publicité à la presse locale et à quelques salons. J’ai également créé un compte sur Facebook afin de dialoguer avec les lecteurs géographiquement éloignés.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui. Je participe à diverses foires ou salons afin de présenter mon dernier ouvrage.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai écrit ma première histoire à l’âge de 8 ans. Durant l’école primaire je me suis consacrée à rédiger des nouvelles fantastiques. Période collège rime avec poésie. Avec le lycée, je me suis attaquée au roman. J’ai même publié un thriller au moment du baccalauréat. Mes études supérieures, ma carrière professionnelle et mes enfants m’ont laissé moins de temps libre et mes écrits sont restés au grenier. A l’approche de la quarantaine, j’ai décidé de retourner vers ma passion.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Seconde Chance est un roman sentimental, un peu érotique pour certains lecteurs (quand un homme et une femme se rencontrent, ils ne jouent pas aux cartes). Au premier abord il s’agit de la rencontre entre Catherine, pédiatre, âgée de 40 ans, et Gabriel, instituteur, âgé de 27 ans. Ils vont devoir affronter les médisances et les préjugés de leur entourage (différence d’âge, statut professionnel, rangs sociaux…). J’ai surtout voulu mettre en avant le métier d’instituteur, critiqué et sévèrement puni par les parents, et peut-être méconnu. Mettre en avant aussi la perfidie des gens, la curiosité malsaine que certaines pratiquent sur les autres, sans penser aux conséquences.

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur Amazon, Chapitre, Fnac, Décitre, et dans n’importe quelle librairie.

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne suis pas passée par la filière habituelle de la société d’édition qui vous dicte ses lois, et se croit le droit de modifier votre ouvrage à sa convenance. Je suis publiée à compte d’éditeur donc je ne risque pas de critiquer. Ces systèmes permettent au plus grand nombre d’écrivains d’être publiés. Tout le monde a enfin sa chance d’être reconnu car le talent en France est immense.

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

N’écoute pas les gens mais suis ton cœur car lui seul te sera fidèle et honnête. Fais tes choix par passion et non raison, car seule celle-ci donne la force d’affronter tous les obstacles (mon professeur d’histoire romaine à l’université d’Aix-en-Provence).

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Pour le moment, je me suis essayée à la poésie, au roman policier (guère convaincue), au roman sentimental, au témoignage, aux écrits archéologiques, aux guides touristiques axés sur l’histoire et l’architecture, au roman fantastique.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Question pleine d’ambiguïté. Dans un premier temps, je note toutes les idées sur un cahier que je structure en chapitre. Je fais ensuite des recherches sur les lieux, un métier… afin d’apporter plus d’authenticité à mon récit. Je malaxe tout ceci sur mon ordinateur et je l’envoie à diverses personnes pour avis. Je laisse reposer quelques semaines puis je le relie en me mettant dans le rôle du lecteur. Si je parviens à me faire happer par l’histoire alors je publie, sinon fin du parcours dans mon carton « ouvrages à peaufiner ».

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Facile : dans la vie de tous les jours. Chaque rencontre, chaque moment vécu, chaque phrase entendue chaque image visualisée, peuvent m’apporter l’inspiration. Pour Seconde chance tout est parti d’une phrase prononcée par une maman de l’école de ma fille : « le remplaçant est trop jeune pour enseigner ». De là je me suis interrogée sur le métier de remplaçant.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

En fait les personnages naissent d’eux-mêmes, quand j’ai besoin. Quand j’écris l’intrigue et qu’un personnage apparaît, j’ai aussitôt le visage de quelqu’un qui vient. Non hélas, les ¾ de mes protagonistes sont des gens réels que je prends plaisir à faire vivre dans un autre univers, le mien. Certains boudent aujourd’hui, d’autres continuent de me parler.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lancez-vous ! Osez ! N’ayez plus peur du regard des autres, de leur opinion. Faites lire vos écrits quel qu’ils soient, voire publiez-les. Nous ne pouvons pas plaire à tout le monde. Le plus important n’est-il pas de se plaire à soi-même ? Si vous êtes fier de votre travail, dites-le.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Je suis une grande amatrice de littérature dite populaire. La littérature est censée nous détendre, pas nous déclencher une migraine. J’aime bien J.K Rowling, Marc Levy (ses débuts), Tolkien, Jane Austen, Molière, Helen Fielding, Anne Robillard, Anne Rice, Christopher Paolini, Max Gallo, George R.R. Martin.

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’intégrale 5 du Trône de Fer, de George R.R. Martin.

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Toujours. Un nouveau roman sentimental, une revue archéologique et un guide touristique.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Une séance de dédicace au centre culturel du supermarché Leclerc de Saint-Clément (89). Je serai en visite au salon du livre de Gron le 15 novembre, sur le marché de Noël de Sens le 12 décembre. Si vous me croisez dans la rue, sur le marché ou ailleurs, n’hésitez pas à venir discuter.

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Pour le moment sur Facebook uniquement.

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Le  30 octobre 2015

Alexandra DELRUE

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Je remercie sincèrement Alexandra DELRUE d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 06 novembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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C’est la vie, SERVAN SCHREIBER Jean-Louis

Questionnement sur la vie, la mort, le bonheur !

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Le Passant – nouvelles-masquedor

jl.jpg   Jean-Louis RIGUET

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

le Passant   

Chaque matin, à la même heure, le narrateur voit passer devant sa fenêtre un passant. Il se pose des questions … d’autant plus que le passant repasse le soir, à la même heure, dans l’autre sens …

 

Lisez un extrait du Passant

Le Passant
(Jean-Louis RIGUET)

Chaque matin, cinq jours par semaine, à 6 h 15, qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il ne
fasse rien, le passant passe, de l’autre côté de la rue, toujours dans le même sens. Juste une ombre fugitive
qui arrive à me surprendre et qui disparait aussi vite qu’elle est venue, discrètement, sans bruit,
furtivement. Quelle est sa destination ?
Tous les matins que Dieu fait et qui m’obligent à me rendre au travail, en préparant mon café, seul
dans ma cuisine, souvent dans la pénombre, je vois passer ce passant. Ce qui m’intrigue c’est le sens de sa
marche. Dans l’autre sens, il irait vers la ville, cela s’expliquerait facilement. Il irait au travail car il
commence très tôt le matin. Mais dans ce sens-là, je ne vois pas.
Le passant marche rapidement, il ne baguenaude pas. J’en déduis qu’il est pressé, il a forcément un
horaire à respecter. Il est vrai qu’à l’autre bout du village, dans ce sens-là, il y a un arrêt de bus, mais de
l’autre côté aussi. S’il se dirige vers la ville, sûrement que cet arrêt de bus est plus près que l’autre. Mais il
est le seul passant à faire cela tous les jours travaillés, d’une manière très ponctuelle. Tout le reste du
temps, tôt le matin, la rue est déserte.
S’il prend le bus, deux directions lui sont possibles :
Soit il va dans le village d’à côté, vers l’est, mais habillé en costume de ville il doit travailler dans un
bureau, il est trop tôt. Il n’a que cinq kilomètres à faire. Cependant, il est peut-être obligé de pousser
jusqu’au village suivant, mais je n’y vois pas de bureaux. Le passant doit obligatoirement laisser derrière lui
ce village pour aller à celui d’après. Il est vrai qu’il a plus de chance de rencontrer une entreprise avec des
bureaux. Il pourrait y être vers 7 h 15 – 7 h30. C’est plausible. Ensuite c’est la campagne. Ou alors, il va
jusqu’au prochain village pour emprunter un autre moyen de transport en commun pour aller dans la
grande ville située au nord. Mais pourquoi ? Puisque l’autre bus l’amène directement dans la grande ville.
Soit il se rend dans la grande ville, au nord, et il arrivera vers 7 h, très tôt pour travailler dans un
bureau. À moins qu’il prenne ce bus de très bonne heure qui le conduit à la gare pour prendre un train qui
l’amènera jusqu’à Paris vers 8 h – 8 h 30.
Dans les deux cas, pour quoi part-il si tôt par un bus à destination soit d’un village, soit la grande
ville, soit de Paris ? Pour quoi faire ? Le Passant devenu passager redeviendra passant jusqu’à son lieu de
destination finale pour accomplir une activité qui lui seul connaît. Dans un bureau, il y a mille activités
différentes possibles et envisageables, dans n’importe quel domaine, pour n’importe quelle tâche ou
fonction. Son activité peut être lucrative ou pas, intéressante ou pas, enrichissante ou pas, conviviale ou
pas. Comment savoir, rien qu’en voyant passer un passant ?
L’on peut échafauder mille choses, mille possibilités, mille aventures, toutes plus abracadabrantes
les unes que les autres. Il est certain qu’à priori, certains métiers peuvent être éliminés d’office, tous ceux
qui touchent au monde de la nuit, souvent au monde artistique qui préfère le soir au matin, tous ceux qui
touchent la direction générale des grosses entreprises qui se véhiculent autrement que par les transports
en commun, tous ceux qui ont une activité ne nécessitant pas de déplacements lointains réguliers. Même
en retirant ces métiers, le nombre de possibilités reste impressionnant. La seule certitude est que le
passant passe.
Une autre question peut venir au cerveau. Si ce passant fait un long trajet, le matin de bonne
heure, pour aller à Paris, se confiner dans un bureau, respirer de la mauvaise poussière de papiers
commerciaux, c’est sûrement parce qu’il y trouve un intérêt quelconque. Peut-être espère-t-il une
économie, malgré les frais de transport, résultant de la vie jugée moins chère en province ? Peut-être
bénéficie-t-il d’une meilleure qualité de vie ? Peut-être est-il un cumulard, la vie moins chère plus une
meilleure qualité de vie ? Encore que la qualité de vie soit entachée de la fatigue due aux différents trajets,
car je suppose que s’il part le matin, il revient le soir par la même locomotion, puisque je le revois le
lendemain matin.

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Lisez la suite dans le Passant
En vente sur le site  :

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny, un roman de Jean-Louis RIGUET, en vente par internet à :

www.dedicaces.ca

Amazon.CA : www.amazon.ca/gp/product/1770762159

Abebooks.FR : www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=8210382269

Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

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AUGUSTIN ma bataille de Loigny

Nouvel extrait du roman AUGUSTIN ma bataille de Loigny publié aux EDITIONS DEDICACES

3

Villeprévost 10 novembre 1870

Après une nuit un peu courte, du fait des réjouissances de la
veille au soir, je me suis levé inquiet de la suite des événements qui ne
vont pas manquer de se produire dans les jours à venir. Pendant
qu’Émilienne prépare le café, je me demande comment occuper cette
journée sans trop m’éloigner de la ferme. Le café avalé, j’entreprends
l’ouvrage que je viens de décider.
Au sortir du domaine, je tourne sur la gauche en direction de
Tillay-le-Peneux, en prenant ensuite sur la droite un petit chemin
circulant entre deux rangées d’arbrisseaux, qui ont beaucoup perdu
leurs feuilles, laissant entrevoir les vestiges de nids d’oiseaux. Je me
suis toujours demandé où ils passaient les hivers les oiseaux, car on ne
les voit pratiquement jamais dès les froids venus. On ne les entend pas
non plus. De quoi peuvent-ils bien se nourrir ? J’avance lentement. Je
suis seul à priori. Je savoure cette solitude que je déguste avec
délectation. J’aperçois à une dizaine de mètres un lièvre qui, après une
course effrénée de plusieurs dizaines enjambées, reprend son souffle
assis sur son derrière. Il n’a pas l’air inquiet. Il ne m’entend pas arriver.
Il ne me sent pas non plus, le vent léger soufflant dans l’autre sens. Il
fait froid, mais le ciel est bleu et le soleil luisant. Si ce n’était une
atmosphère de guerre, tout le mieux serait réuni ici pour passer une
agréable journée.
Bien qu’errant sans but prédéterminé, je suis néanmoins ma
petite idée qui se trouve être d’aller observer de plus près ce qui peut
bien se passer du côté de Bazoches-les-Hautes. Je poursuis mon
avancée rasant au plus près les haies afin de ne pas éveiller l’attention.
De temps en temps, je regarde en arrière, et j’observe les allées et
venues du lièvre. Tant que ce dernier ne détale à pleine vitesse, je ne
crains rien car cela veut dire que personne ne vient troubler sa
quiétude. À part quelques lapins qui se promènent ou prennent le
soleil, il n’y a pas âme qui vive, du moins je ne vois rien ni personne.
Je vais ainsi, tranquillement, à mon rythme, jusqu’à Bois de Tillay sans
m’aventurer jusqu’aux maisons. Je reste bien à l’abri, caché par des
bosquets. Il va bientôt être dix heures et je ressens un petit creux à
l’estomac. J’avise une pierre assez large pour recevoir mon auguste
postérieur. Je farfouille dans mes poches pour en extraire une pomme
et je me mets à croquer à pleines dents dans le fruit qui se révèle
juteux. Le craquement de la peau fait du bruit qui me surprend. J’en
suis soudain inquiet. Ne vais-je pas me faire remarquer à cause d’une
pomme ? Je me remémore ce qui est arrivé à Adam quand Eve a
dévoré la pomme. J’espère qu’il ne m’arrivera pas pareille catastrophe.
Je regarde au loin. Rien ne bouge. Ouf ! Je me ressaisis immédiatement
et intérieurement je ris. Le craquement d’une peau de pomme ne
peut pas être suffisamment fort pour déranger un hameau à une
centaine de mètres de là. Quel benêt je fais !
Manger une pomme n’est pas bien long en temps réel.
Cependant, toujours aussi incorrigible, je me laisse aller. Je prends
mon temps. Me voilà parti vers une belle journée de printemps d’une
année précédente qui m’avait vu être le héros involontaire d’une
aventure. Un matin, tôt, à peine le jour levé, j’avais attelé un cheval à
ma carriole car j’avais le dessein d’aller jusqu’à Loigny pour y faire
quelques emplettes de menue importance d’une part et y voir un
certain Grassoin d’autre part. Ce Grassoin vendait des semences,
parait-il très intéressantes et peu onéreuses, et je voulais me rendre
compte par moi-même en quoi elles consistaient. Le percheron, un
beau mâle de cinq ans, bai brun, en pleine force de l’âge, répondant au
doux nom de Ouragan, paraissait bien excité et j’avais du mal à le
calmer même en lui parlant doucement. Un ouvrier agricole qui était à
mes côtés m’avait prévenu : « Augustin tu devrais le laisser à l’écurie
ou le mettre au pré. Ce matin, rien ne lui résistera et tu vas avoir un
mal de chien à le tenir. Crois-moi, tu devrais changer de cheval. » Je
l’ai éconduit peu aimablement en pensant que je ne voyais pas
pourquoi je ne pourrais pas le maîtriser. Ce n’était pas le premier
percheron qui me résisterait. Bref, j’ai envoyé sur les roses l’ouvrier
agricole et n’écoutant que ma vanité j’ai fini d’atteler le cheval rétif et
j’ai lancé Ouragan, la carriole et moi sur la route.
Au début, tout se passait bien. J’avais en vue la ferme de
Beauvilliers et à l’abord de la petite côte, sans y prendre plus garde que
cela, je fis fouetter mes rênes sur le dos du cheval en sifflant juste un
coup. N’écoutant que les ordres, sans prendre conscience de sa force,
le percheron du pas passa au trot et à mi-côte se retrouva au galop
entraînant la carriole à une vitesse un peu trop élevée pour notre
sécurité. Je voyais bien que nous allions trop vite en passant devant la
ferme mais puisque tout se passait bien, j’ai laissé faire. Il avait fier
allure Ouragan, la crinière flottant au vent de la course effrénée qu’il
accomplissait. Je voyais maintenant le carrefour de la route qui mène à
gauche vers Goury et à droite vers Loigny. Comme il fallait tourner à
droite, le percheron aurait dû ralentir. Mais il n’en faisait rien. Alors,
j’ai commencé à tirer sur les guides en arrière. Point de réponse. J’ai
tiré plus fort. Rien. Je me suis mis à serrer les dents (et les fesses).
J’avais mal aux doigts tant je tirais les rênes vers moi. Mais Ouragan
n’en avait cure. Il galopait. Heureux, je suppose qu’il était heureux. Il
démontrait sa force, sa vitalité, son énergie. Je me suis arque-bouté sur
la planche de pieds de la carriole et me suis maintenu en équilibre
précaire, les bras tendus par les guides à la limite de la rupture du cuir,
dans cette position inconfortable. Je tenais parce que je tendais les
rênes d’un côté et que les pieds reposaient sur une planche de l’autre.
Mais rien ne passait. Le percheron ne ralentissait pas. Ouragan
caracolait gaiement. Plus je tirais, plus il accélérait. Je ne savais plus
que faire et le croisement arrivait à une vitesse vertigineuse. D’instinct,
le percheron a choisi la droite, il devait sûrement savoir où il allait. Lui
est passé facilement. L’équipage est passé jusqu’à la moitié. Mais les
roues de la carriole n’ont pas tourné, elles ont glissé, d’abord
légèrement, puis plus vite, puis plus du tout, car il y avait une grosse
pierre sur le chemin. La carriole s’est cabrée, a dérapé, s’est déséquilibrée
et tout le monde a chu dans le fossé. Les deux bras en bois étant
cassés, le percheron a continué, seul, sa course folle droit devant lui et
moi, je suis resté comme un con, empêtré dans mes rênes, le cul pardessus
tête, la carriole reposant sur moi. Au bout d’une dizaine de
minutes, j’ai pu me sortir de cet enchevêtrement. Je n’avais rien de
cassé. Tant mieux. Mais je pestais comme il n’y avait pas dans cette
plaine. Je n’étais pas triste. J’étais en colère. En colère après Ouragan.
En colère après moi. J’ai plus juré qu’un charretier. À cause de ma
vanité, j’avais tout cassé et en plus j’avais perdu le cheval.
Une demi-heure ensuite, m’étant calmé un peu, j’avais
entrepris de dégager le chemin. Je donnerais plus tard des instructions
pour que la carriole soit rapatriée à Villeprévost. Mais le cheval ? Où
était passé ce fichu Ouragan ? Ah, il portait bien son nom celui-là.
C’était un vrai ouragan, cela c’était sûr. Tout en pestant encore, je
m’avançais en direction de Loigny quand j’ai avisé un couple qui
venait face à moi. Il y avait un homme et un équidé. L’humain
m’interpella :
– C’est à vous, ce bel étalon ?
– Oui, lui répondis-je, et je suis fort aise que vous me le
rameniez.
– Je l’ai vu galoper à pleine vitesse droit devant lui jusqu’au
moment où il s’est arrêté de lui-même. Il était plein d’écume. Il
soufflait comme un volcan. Je lui ai parlé gentiment, j’ai pris une
touffe d’herbe et je l’ai amadoué ainsi pendant quelques minutes. Il
s’est calmé et j’ai enfin pu l’attraper.
– Je ne sais pas ce qu’il avait ce matin. Ouragan, c’est son nom,
s’est mis à monter à toute vitesse la côte de Villeprévost jusqu’au
carrefour. Puis, il s’est mis au galop devant la ferme de Beauvilliers. Je
n’ai pas pu le faire ralentir et il a abordé le virage sans se poser de
question. Mais la carriole n’a pas suivi. Je me suis retrouvé dans le
fatras que vous voyez dans le fossé.
– Il est magnifique ce percheron. Une belle bête. Quel âge a-til
? Il parait jeune.
– 5 ans, il est en pleine force de l’âge.
– Vous n’avez rien ? Vous auriez pu vous faire mal, voire vous
tuer.
– Non, merci. Heureusement, je n’ai rien. Merci de votre aide
et de m’avoir ramené ce pensionnaire. Je vais tenter de faire rentrer à
l’écurie ce grand escogriffe, sagement. Je voulais faire le fier-à-bras.
Me voilà bien penaud maintenant. J’en suis récompensé. Allez, adieu,
je vous revaudrais cela. Merci beaucoup.
J’avais ramené Ouragan à son écurie. Les ouvriers s’étaient
fichus de moi. J’en avais été pour mes frais. Il avait fallu que je fasse
amende honorable. Depuis, j’ai expié.

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre