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Un salon au-dessus de la grotte

Un salon au-dessus de la grotte de Béraire

Salon de l’Art et du Livre de La Chapelle Saint Mesmin à l’Espace Béraire

 

L’association chapelloise détente et loisirs organise son énième salon des arts et du livre à l’espace Béraire à La Chapelle Saint Mesmin le dimanche 8 avril 2018 de 10 h 00 à 18 h 00.

A cette occasion, le Bonimenteur de Loire C’est Nabum viendra conter ses bonimenteries.

L’Espace Béraire est situé sur la butte. Non loin de là en contrebas, sous l’église, à mi-chemin avec la Loire, se trouve la grotte de Béraire qui abrita un temps un dragon. J’en ai raconté l’histoire dans mon livre Récits Historiques de l’Orléanais, Val de Loire, Beauce, Sologne, publié aux éditions du Jeu de l’Oie.

En voici quelques lignes :

La grotte du dragon

Ignoble dragon, je suis dans ma grotte de Béraire à La Chapelle-Saint-Mesmin, à flanc de coteau dominant la Loire. Je suis beau. Je suis un gigantesque reptile recouvert d’écailles qui brillent au soleil. Pour me déplacer plus rapidement, je vole grâce à mes ailes en cuir. Pour faire peur, je crache mon feu loin devant moi. Sadique, j’aime bien faire peur. J’aime vivre sur terre même si je réside sur les bords de la Loire, ce magnifique fleuve incontrôlable, souvent en crue.

C’est vrai, je suis considéré comme l’incarnation du mal, la Bête de l’Apocalypse, le symbole de Satan. Et alors ? Si vous me laissez tranquille, je ne vous fais rien. Si vous m’attaquez, je me défends. Un point, c’est tout. Laissez-moi dans ma grotte, tranquille et serein, je ne vous cracherai pas dessus. Non mais ! C’est quoi, ça ? Certes, je suis une créature. Certes, vous avez du mal à comprendre comment je peux cracher du feu. Certes, vous êtes surpris par le fait que j’ai des pattes et des ailes, oui quatre pattes et deux ailes. Certes, je suis une légende.

Je me prétends extrêmement intelligent, doué de parole. Je ne suis pas magicien. Pour cela, il faut descendre un peu plus en aval, jusqu’à Blois. Moi, je réside juste à l’ouest d’Orléans, sur la rive droite du fleuve. De chez moi, j’aperçois les bâtiments de l’abbaye de Micy, située de l’autre côté, sur l’autre rive. J’adore faire peur aux moines vêtus de leur aube comme des femmes, femmelettes oui ! Les moines en font toute une histoire. Ce serait plutôt à  moi de conter la leur. Ce que je vais faire sans délai, dans un monologue bien sûr, puisque je n’ai plus de contradicteur de mon espèce. Je me demande d’ailleurs si c’est moi qui fais peur ou si ce n’est pas, plutôt, les réunions druidiques qui gênent la mission évangélique de notre moine préféré.

 

L’histoire commence à l’époque mérovingienne. Deux paroisses se concurrencent : Saint Privat (ou Saint Pryvé) et Saint-Maximin (ou Saint Mesmin). Les appellations viennent du nom d’ecclésiastiques, comme on dit maintenant. Le premier, évêque de Mende, décède en 257. Mort, il entreprend un grand voyage à la demande du roi Dagobert. Pensez donc, il dure presque 400 ans jusqu’en 632. Après avoir fait étape à Micy, il arrive jusqu’à Saint-Denis, près de Paris, où reposent depuis ses cendres. L’avantage d’être un dragon est que l’on vit longtemps, sans notion du temps.

Le deuxième est le neveu de Saint Euspice, archiprêtre de Verdun. Clovis vient dans cette ville pour la châtoere car elle s’était révoltée. Mais Saint Euspice se précipite au-devant de Clovis qui en est charmé et accorde son pardon. La ville est sauvée. Du coup, Clovis s’attache à son neveu, Saint Mesmin (ou Saint Maximin) avec la même ferveur qu’il a pour son oncle. Quelques années après, en 508, Euspice est fatigué. Il cherche un lieu pour sa retraite. Il voyage et, dans ses pérégrinations, arrive jusqu’à Orléans. Il dégotte une villa royale en ruine. Située entre Loire et Loiret, un peu à l’est de la pointe de Courpin, cette bâtisse se nomme Micy, au lieu-dit de Saint-Nicolas, nom qui lui est resté.

Clovis est venu tenir concile à Orléans avec…

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Venez retrouver les exposants et les auteurs.

J’y serai avec mes livres.

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© Jean-Louis RIGUET 29 mars 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Chasseur de fantômes, Incroyable voyage au royaume des ombres, Anthony Augusto

CHASSEUR DE FANTÔMES

Incroyable voyage au royaume des ombres

Anthony Augusto

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Les éditions de l’Opportun

 576 pages – juin 2016 – Prix 20.90 €

ISBN 9 782360 754304

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http://www.editionsopportun.com/produit/39/9782360754304

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Un explorateur lève le voile sur le monde des esprits…

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Quatrième de couverture

« Entrons ensemble dans le royaume des ombres ! »

Comment en suis-je arrivé là ? « Chasseur de fantômes ». Le terme fait sourire, réfléchir ou fantasmer. Je traque les signes d’une activité paranormale, je guette, j’observe, je patiente, je pose des pièges, des caméras, des enregistreurs audio… Parler des morts n’est pas une honte, c’est un respect. Vouloir les trouver, désirer les comprendre, revient à les aimer. Au final, si la mort nous fait peur c’est parce qu’elle est synonyme d’oubli.

« Dites-moi ce que vous entendez par fantôme et je vous dirais si j’y crois. »

Je vais tenter de vous prendre la main et de vous faire voyager dans les méandres d’un univers fantastique. Attention ! Le chemin est long et implique de garder l’esprit ouvert, y compris face à l’invisible. Le doute, lui, nous accompagne à chaque pas de ce voyage qui comprend de nombreuses étapes.
Le voyage pourra parfois vous paraître loufoque, fantaisiste, insaisissable, dingue, mais dans tous les cas il sera, j’en suis sûr, terriblement excitant.

Anthony Augusto

Présentation de Guss

«  Le livre que vous avez entre les mains a été écrit par l’un de ces hommes qui osent plonger dans l’incertitude, un explorateur qui s’est engagé dans la voie de l’inexpliqué avec la volonté de démêler le vrai du faux. Des chercheurs, des inventeurs, des aventuriers, des visionnaires repoussent sans cesse les limites de la connaissance et des croyances. Vous allez découvrir le voyage atypique d’un chasseur de fantômes, le parcours de ses aventures en terres inconnues. Si la vérité est ailleurs, c’est encore là qu’il faut aller la chercher… »

Guss – Chasseur de fantômes

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Extraits :

Page 63

La légende nous fait assister à un sabbat, une nuit de 1684, près du cimetière de Darola où des sorcières dansaient devant un feu et invoquaient le démon entre les froides pierres tombales. Elles appelaient le nom de Satan, le répétaient trois fois et par magie le seigneur des ténèbres apparaissait. Le diable s’aperçut justement que non loin de là se trouvaient l’abbaye de Lucedio et décida de subvertir son ordre, et de le soumettre à son pouvoir. Pour arriver à ses fins, il s’insinua dans les rêves des novices du monastère de Trino et les poussa à prendre dans leurs filets, grâce à leurs charmes, les moins de Lucedio. Le diable réussit si bien dans ses intentions, qu’à partir de ce moment-là commença une période pendant laquelle les moines poussés et guidés par la force du Malin, perpétuèrent des séries d’abus, et de violences à l’encontre des pauvres gens des alentours.

Page 354

Ces mots gravés sur la plaque de marbre qui nous surplombe sont les premiers vers d' »Un Fantôme » (XXXVIII) du recueil de poèmes Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Ils nous accueillent dans une pièce que j’affectionne particulièrement. Secrète. Enfouie. Son atmosphère, presque insolente, me suggère à chaque fois de rêver un petit peu plus. Le calme religieux qui règne ici nous impose en revanche de parler à voix basse. Nous nous trouvons sur « l’esplanade du créateur », où s’étalent comme vous pouvez le voir des centaines de tables de lecture. Un véritable sanctuaire pour l’esprit, qui survit dans les flaques onctueuses des lumières rougeoyantes de ces milliers de lanternes endormies. Absorber par la magie que l’art des lettres confère au fantastique, il suffit de s’asseoir à l’une de ces tables pour s’imaginer voguer en direction du pays des Cimmériens aux côtés d’Ulysse.

 

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Ce que j’en pense

Anthony Augusto est le fondateur avec son frère Nicolas du R.I.P. (Recherches Investigations Paranormal). Il cherche les fantômes. Dans ce livre, il raconte son parcours, ses aventures et ses enquêtes spécialisées sur les cas de hantises. Ce n’est pas un scientifique mais il enquête avec soin, méthodologie, sérieux et honnêteté intellectuelle.

Il est possible de critiquer le paranormal, avec tout le lot de clichés traditionnels. Mais il semble difficile de ne pas reconnaître l’objectivité de l’auteur. Sa passion lui a apporté des connaissances, il en a fait une culture.

Ce livre est une suite de témoignages sur la question : y a-t-il une vie ailleurs ? Dans l’au-delà ? Anthony ne tranche pas mais explique et relate sa démarche, passionnée, cartésienne. Il recherche des preuves, des preuves de deux personnes. Il ne se contente pas d’un seul témoignage. Il faut être deux avec des moyens différents.  Il veut faire la distinction entre l’illusion d’un phénomène et l’inexpliqué paranormal.

Imaginez que vous êtes dans une musée pour faire une visite. Le guide vous demande de le suivre. Et là, vous devenez acteur. Vous naviguez entre le fantôme imaginaire, les fausses idées, les hantises de toutes formes, le fantastique, le matériel adapté, les lieux mystérieux. Vous n’êtes plus le visiteur mais le guide. Vous n’êtes plus le lecteur mais l’enquêteur.

Avec votre sac à dos en bandoulière, vous maniez les outils, en déroulant la méthodologie, dans le royaume des ombres.

Le livre est bien écrit, avec son cœur, avec ses tripes, avec sa manière de penser. Ce n’est pas un délire mais une réalité décrite par un enquêteur et vous n’êtes plus lecteur. Le vocabulaire utilisé est approprié ainsi que les tournures de phrases. La qualité est au rendez-vous. Les parties romancées sont bien écrites avec une immersion dans les décors ou les émotions. Des photos prises pendant ces enquêtes agrémentent l’ouvrage.

J’ai bien aimé. Pour les amateurs de fantômes, lisez ce livre !

 

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L’AUTEUR

 

J’ai rencontré Anthony Augusto au salon du livre de Mazamet en mai 2017, il en était le parrain.

 

 

 

 

 

J’ai assisté à son interview par Philippe de Riemaecker qui m’a constitué fil rouge pour l’occasion.

 

En voici le lien :

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Pour en savoir plus sur Anthony Augusto et le RIP :

http://www.rip-paranormal.com/equipe/

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Un livre à lire absolument !

 

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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Jean-Louis RIGUET 27 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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L’orage gronde en moi

 Tempête, Nuages, Ciel, L'Eau, Océan

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L’orage gronde en moi

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La vaste étendue d’eau se calme

Alanguie par tant de sérénité

Les sens de la vie deviennent apaisés

Le soleil refrène ses éclats de rire malicieux

Même le vent se bruisse en mutisme peureux

Au loin le silence sourdre malheureux

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La noirceur de l’instant domine soudain

Les oiseaux se taisent et se camouflent chagrins

Plus aucun aboiement ne troublent la campagne

Les poissons ne frétillent plus et se taisent

Les cris d’enfants deviennent inaudibles

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La paix investit la place en gagnante

Comme avant les drames

Tout devient immobile et silencieux

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Soudain petitement puis grandement

Les brouhahas se mettent en mouvement

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Un bruit roque du fond du monde envahit la contrée

Le vent méchant fait une entrée remarquée

Les nuages se noircissent de malheur fatal

Même la terre ahurie ébroue son épine dorsale

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La pluie en averses drues s’époumone de terreur

Les éclairs zèbrent le ciel vengeur noirci d’horreurs

En lames rageuses le vent fouette les rivages de la mort

La rage gonfle les voiles de l’épouvante farouche

La grogne et la rogne s’associent en Faucheuse

Les trépassés chevauchent gaiement le malheur

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La colère se déchaîne

J’éructe, je rougis, je crache le feu

Mon sang est une mer démontée

Mes bras sont des armes vengeresses

Ma bouche en feu vocifère des insanités

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Satan me conduit et m’ordonne

J’obéis

Je fais le mal par plaisir malsain

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Néanmoins, un vent de révolte s’interpose

Je redresse le buste, je me cabre

Mes pieds s’égosillent en attaquant

La révolte s’incarne dans le mouton

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La peur m’incarne en combattant invincible

Je vaincs le monstre qui m’habite

Je le domine

Je le cadenasse

Je lui pisse dessus

Je lui mets mon pied au cul

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Enfin

Les pleurs arrivent apaisants

Le vent se calme, dompté

La pluie sèche ses larmes

La terre cesse ses vibrations

Les nuages s’effacent

Le ciel se fait bleu azur

Le soleil luit de tous ses feux

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La vie reprend ses droits

La paix marche dans ses pas

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© 01 mai 2016 – Jean-Louis Riguet

 

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 27 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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La Médiatrice de l’Enfer, Thierry Rollet

LA MEDIATRICE DE L’ENFER

Un roman fantastique de Thierry Rollet

aux Editions Dédicaces

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Titre : La médiatrice de l’Enfer

Editeur : Les Editions Dédicaces

Genre : roman fantastique

Pages : 88

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C’est le 40ème livre de Thierry Rollet.

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Médiatrice Enfer

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Un sauveur m’est-il envoyé ???

Satan, lui aussi, s’était paré de l’affable sourire d’un sauveur, lorsqu’il m’avait rencontrée pour la première fois … C’était dans un endroit qui pourrait guérir tout visiteur citadin de l’enfer factice des villes modernes, afin de mieux recréer, avec une patiente brutalité, le seul véritable empire des ténèbres …

Une simple fermette, rêvée, désirée, assez péniblement achetée …

Hideusement habitée !!!

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Voilà comment commence ce livre, avant même le Prologue !

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L’histoire se passe dans une maison de campagne, en pleine compagne, dénommée La Morvandière.

Lizzie, dès le premier jour de l’emménagement, est sujette à des malaises, et devient quasiment possédée du Diable.

Elle accueille à son foyer une petite jeune fille, une adolescente à peine pubère, qui va se transformer en monstre. Il faut se méfier de l’eau qui dort. La jolie petite fille, douce, sage, se mue bientôt en monstre, véritable déesse de l’Enfer.

Cauchemars, influence démoniaque, hideux secret, sanctuaire de l’enfer. Thierry Rollet nous promène parmi ces tourments.

Moi qui ne suis pas fana du fantastique, j’avoue avoir dévoré ce livre beaucoup plus rapidement que je ne l’aurais cru.

Si vous dormez trop, n’hésitez pas à lire La médiatrice de l’enfer juste avant votre coucher, vous passez une  nuit blanche.

Thierry Rollet m’a écrit qu’il pouvait y avoir dans le fantastique de la poésie et de l’aventure. Je crois bien qu’il a raison.

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La médiatrice de l'Enfer

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Une critique de Nidal Jemoudi : La médiatrice de l’enfer, de Thierry Rollet, est un roman profondément humaniste qui pousse à la réflexion

Le chroniqueur marocain Nidal Jemoudi a écrit une très belle critique au sujet de l’un des livres de Thierry Rollet. Cette critique, qui porte le titre de : « La médiatrice de l’enfer, de Thierry Rollet, est un roman profondément humaniste qui pousse à la réflexion », vient d’être publiée sur le blogue À propos de tout et de rien. Ce blog francophone possède un très haut niveau d’achalandage (PR4). Il apporte donc une visibilité importante au livre de l’auteur. Voici un extrait de l’article :

Dans ce livre, Thierry Rollet a choisi la façon romanesque pour traiter un sujet de société sensible et délicat qui a fait couler beaucoup d’encre : l’adoption des enfants.

Accaparés par la fièvre de leur nouvelle installation campagnarde, Lezzie et Fred, un couple heureux qui n’arrive pas à avoir d’enfants après 5 ans de mariage, décident finalement d’en adopter un.

Quelques jours plus tard, la bonne nouvelle est annoncée : ils ont obtenu l’agrément préfectoral pour l’adoption de l’enfant. Alors, le couple

 

la suite sur :

http://dedicaces.info/2014/02/01/une-critique-de-nidal-jemoudi-la-mediatrice-de-lenfer-de-thierry-rollet-est-un-roman-profondement-humaniste-qui-pousse-a-la-reflexion/

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Une critique sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=hPzxoTL_sDc

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Accueil

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THIERRY ROLLET

Né à REMIREMONT (VOSGES) en 1960, je me consacre à la littérature depuis l’âge de 15 ans. Sociétaire des Gens de Lettres de France, j’ai publié mon 1er ouvrage à 21 ans, j’en suis actuellement à mon 31ème ouvrage publié. D’abord enseignant, j’ai fondé en 1999 l’entreprise SCRIBO : www.scribomasquedor.com , qui s’occupe de diffusion de livres, de conseils littéraires aux auteurs désireux d’être publiés, d’édition avec sa filiale : les Éditions du MASQUE D’OR, de formation en français/anglais et d’un atelier d’écriture. J’ai publié des romans, des recueils de nouvelles, des récits historiques, ainsi que de nombreuses nouvelles en revues et sur Internet.

En savoir plus :

http://ecrivainthierryrollet.e-monsite.com/

 

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http://www.dedicaces.ca

http://www.scribomasquedor.com/

http://librebonimenteur.net/

 http://www.riguetauteurlivres.com/

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© Jean-Louis Riguet août 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Amalgame 5 – Le faux conte

Amalgame 5 – la nouvelle LE FAUX CONTE

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat. Puis, j’ai, sans modifier les phrases, mais en mettant par-ci par-là un mot et en changeant l’ordre des paragraphes, composé une nouvelle plus ou moins cohérente. C’est à vous de le dire.

Voilà le résultat :

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Le Faux Conte

Trinquons aux savoureuses histoires qu’il me plaît de vous conter et qu’il vous plaira peut-être de lire.

 

Le pêcheur de lune touille l’onde – on dit la « rabouille » – dans l’espoir d’appâter les bonnes fortunes. Là-dessus, les avis restent partagés. Pourtant, je les ai ramassées, puis époussetées.

Nous eûmes notre déluge, comme tout le monde, en nos vallées fluviales. L’Éternel en ressentit un amer mécontentement, et Il se repentit d’avoir guidé les hommes de la tribu jusqu’en notre région.

C’était une ardoise.

 

Parlons de moins haut, je vous prie, et causons en toute bonne franquette.

 

Nous tenons l’anecdote de l’abbé Cordier, un latiniste de l’avant-dernier siècle qui ne laissait jamais sa foi entraver son imagination.

Silène était un brave satyre, mais elle avait l’ivresse hargneuse. Afin de se concilier les faveurs de Cérès, la belle déesse nourricière des hommes, les croquants des Mauves entassèrent leurs maigres gerbes en une seule meule, qu’ils décidèrent d’offrir en holocauste. On les surnomma les « nattaires », parce qu’ils dormaient sur une natte de jonc.

Notre val accueillit alors un véritable contingent d’anachorètes, une confrérie si fournie que la principale difficulté pour ses membres devient moins, par manque d’espace, d’atteindre la sainteté que de s’assurer un réel isolement.

 

On ne le découvrit que le lendemain matin, alors qu’il achevait d’user ses galoches sur la pierraille du chemin. Donc, on ne badinait pas avec les saints ermites parmi les « voituriers d’eau », pour reprendre le titre attribué jadis aux mariniers de la Loire. Un tourbillon – certainement le même qui avait autrefois étourdi le voleur de calice – se forma autour du médisant, le souleva dans les airs comme un fétu et, sous les mines ahuries des quatre autres compagnons d’équipage, le lâcha au-dessus d’un terrible remous.

La notoriété de l’ermite franchit alors les limites de la région.

On évoque le monstre à tort et à travers, on le gonfle jusqu’à en cauchemarder la nuit, on lui reproche toutes sortes de méchancetés que, sans les inventions tourmentées des hommes, il n’aurait jamais eu l’idée de commettre.

La seule échappatoire : se signer devant la menace.

 

Agyle le traquait de près. On avait donc rapidement localisé l’endroit où se terrait le dragon : il n’y avait qu’à suivre les relents de charogne pour y arriver sans détours.

C’est alors qu’intervient le bon Saint Mesmin.

Le corps du patriarche fut inhumé près du caveau de saint Aignan, en l’église Saint-Pierre-aux-Boeufs, depuis placée sous la dédicace dudit protecteur de la cité épiscopale. Clovis s’en félicita et rattacha aussitôt maints domaines au monastère, se disant qu’ainsi administrés, lesdits domaines émergeraient vite de leur pitoyable situation.

On ne cherche pas impunément des crosses à un évêque, pas davantage à un abbé, tout dragon que l’on soit !

 

L’époque était incertaine.

Elle mentionne qu’en « l’an du Seigneur 1857, Napoléon III étant Empereur, sous le Pontificat de Pie IX, le tombeau de Saint Mesmin, autrefois vénéré, depuis longtemps muré, enfin retrouvé, a été restauré, Dieu aidant, par Félix (Dupanloup), évêque d’Orléans ».

Pour conclure, revenons à la délivrance de la région par l’audacieux saint Mesmin.

La guivre de saint Mesmin projetait une haleine empestée qui « corrompait l’air et donnait la mort aux hommes et aux animaux » ; le serpent de saint Liphard lançait un venin fétide et fatal.

S’impose aussitôt à l’idée le roi Clodomir, le propre fils de Clovis, un despote brutal et sans pitié.

Et lorsque l’évêque de Blois, un fieffé gâcheur de croyance du nom de Thémines, décida d’interdire le culte qu’on lui rendait à Sambin, il souffla comme un vent de jacquerie qui faillit dégénérer en révolution, rien moins ! La terre, d’ordinaire nourricière, ne nourrissait plus son monde, et surtout pas celui qui s’éreintait à la piocher. Puisqu’elle était en bois noirci, on crut bon de la nommer « Notre-Dame d’Ebène ».

La Belle Dame était apparue quelquefois, il y avait fort longtemps, à des enfants du bourg ; son fidèle chevalier l’escortait toujours dans sa mélancolique promenade. La belle se serait cloîtrée par dépit, son vilain père n’entendant point accorder la main qu’elle avait promise au beau prétendant.

Pendant qu’ils disputaient de l’invalidation de son union conjugale avec Louis Six, la primesautière Eléonore de Guyenne, duchesse d’Aquitaine, avait d’autres chats à fouetter que ceux de la ville : elle s’employait, dans une paroisse des alentours, à réprimander vertement le capitaine Bedford, un haut officier de sa garde.

 

Eclata la Révolution, qui se propagea en Blésois comme ailleurs.

Ils étaient quatre à tailler des croupières aux Infidèles, quatre à planter la Sainte Croix sur les hamadas sarrasines. L’oubliette au fond de laquelle ils croupissaient maintenant avait été creusée sous la forteresse égyptienne de Mansourah, dont les remparts verrouillaient le delta du Nil. La prise de Mansourah se solda par l’anéantissement des Templiers envoyés en avant-garde.

« Si vous avez faim, ricanaient-ils dans leur charabia, mangez donc les rats qui grouillent autour de vous, avant qu’ils ne vous mangent ? »

Ils se pincèrent pour être certains de ne plus rêver.

La cause en fut, tantôt, la scélératesse d’un indélicat ; tantôt, l’indélicatesse d’une scélérate.

 

Belle, tellement belle ! Tiens : belle à en damner un frère lai.

Ces filles-là sont les ribaudes ; elles traînassent à l’arrière-garde, maraudent sur les bordes d’alentour et profitent des pillages que ne manquent pas de commettre les routiers. Les capitaines approuvent en chœur, certains de bon gré, d’autres moins. Adoncques, privés de leurs gotons, les reîtres décampent de bon matin et s’ébranlent en se remémorant certaines bougreries désormais interdites.

Elle prouva simplement que la bonne Vierge veillait toujours infatigable, sur les restes de son fidèle roi, mais que sa générosité l’avait poussée à trop de zèle.

Ceux-ci la dépeignent épanouie, parfaite, auréolée de grâce.

Elle repousse toute avance des caudataires comme elle repousserait un assaut de ces infatués d’Anglais… La Pucelle y aurait prédit, parlant de l’ennemi : « Entre la croix Blon et la croix Faron, nous le vaincrons. » Durant l’été 1993, rebelote : un second découpage de la plaine a quasiment livré aux charrues le Grand Chemin.

 

Une troupe de cavaliers prenait position à grand bruit, nuitamment, dans leur village endormi, d’ordinaire si paisible. Ils déferlaient sur nos campagnes et rapinaient sans vergogne tout ce qui leur tombait sous le gantelet, de la maison forte la plus riche à la plus miséreuse des chaumines. Le colon de Champré avait failli le truffer de mitraille en le surprenant dans sa bergerie ; le fermier de Champvin l’avait pilonné comme raison, alors que l’animal tentait de soutirer un baril du cellier ; le métayer de Champgrain s’était amusé à le rouer de son fléau, après l’avoir acculé dans sa grange … Goupil, son compère renard, prétendit le surlendemain l’avoir rencontré au loin. Puis ils s’attelaient de nouveau, servilement, à l’ouvrage.

Nenni : ce n’étaient ni les uns, ni les autres.

Ce louage était généralement fixé au denier parisis, c »est-à-dire à un denier de Paris.

En clair, les paysans ne devaient plus poser le sabot sur les communaux s’ils ne voulaient point se balancer sous le gibet, écharpe au cou et chaînes aux poignets. Un matin, les pauvrets ouïrent que le duc de La Trémouille avait décidé que les communaux seraient divisés en lots et vendus ainsi à la gent d’alentour.

Pour finir, les gardes flambèrent le misérable gîte. Il déroula un parchemin préparé de longue date, déplia son écritoire et tendit la plume d’oie au paysan. La Fouquette et les fouqueteaux en étaient, qui se serraient contre leur homme retrouvé. Ici, comme partout ailleurs, les affrontements déchiraient le pays.

Quand la pitié le suppliait de secourir les braves gens, la raison lui rappelait un autre village, son village à lui, qui l’attendait avec espoir. Personne ne le vit, et il ne vit personne. À l’approche de la Croix-Briquet, trois filous de basse espèce le rouèrent à plates coutures, d’une volée de bois vert, dans l’espoir de lui rafler quelques testons sonnants et trébuchants.

Pourtant, semoncer monsieur de La Trémouille soulevait problème. Tout juste se plaisait-il à évoquer, au soir de son âge, le souvenir d’une veuve fortunée qui, là-bas, à l’orée de Mérobert, guettait peut-être encore son passage …

 

C’est là, à Beaugency, près du chaume sous lequel je gîte, que vous sauterez la Loire. Et surtout, surtout, défiez-vous des bourgeois de Beaugency. Hélas, tout cela n’était vrai qu’à la belle saison. L’ouvrage avançait. Dès qu’il devina que l’or manquait, il quitta son observatoire et s’approcha de la gent désespérée. Le bailli s’empara du sac et le lança avec force au milieu du pont.

Pourtant, les gens y vivaient paisiblement, loin des turpitudes qui agitaient le vaste monde. C’est aujourd’hui un chapelet de merveilles que le touriste ne se lasse pas d’égrener, le ravissement se renouvelant à chaque visite. On le croyait originaire des lointaines Germanies, le pays des plus redoutables envahisseurs ; en vérité, il venait des profondes forêts d’Armorique, d’où la faim l’avait éloigné. Semer du méteil sur cette hauteur pierreuse leur paraissait peine perdue. Et si elle lui avait révélé la réalité ?

Le pont-levis resta dressé, la herse ne bougea pas d’un pouce.

La journée s’achevait et lui, le gaminet, était fort heureux à l’idée qu’une soupe chaude fumait à son intention sur la table des domestiques. Or donc, Matthieu s’en revenait au bercail après une journée bien utilisée. D’arbres guère, de maisons, point.

Là différaient les témoignages.

Le garçonnet ferma les yeux, comme pris de vertige. Les deux tourtereaux s’étaient déclarés fidélité mutuelle.

 

Je me rince la glotte d’une lichette de marc et, d’une voix claire, je reprends mes conteries.

 

Celui-ci avait élu repaire près du lieudit « Nanteuil », là où le ruisseau vaseux du Ponchet se perd en marécages nauséabonds, où les bois gris se font bosquets griffus, où l’étroit sentier s’enlise dans la boue glaiseuse. Pas le moindre osselet.

« N’emportes-tu point d’armes, lui demanda timidement le prêtre, et n’emportes-tu point de cuirasse ? »

Alors qu’il agonisait, ses flancs dégageaient une épaisse puanteur de charogne. En cette douce nuit d’hiver, tout geste devrait prendre des allures de magie ; toute chose devrait s’illuminer de merveilleux. Peut-être auront-ils plus de veine au Noël suivant : peut-être seront-ils enfin les prochains élus de l’autre échéance …

La nature endurait un interminable supplice.

Le bourg semblait inhabité, comme si la peste les y avait précédés de plusieurs jours. Une manière de Petit Jésus, une sorte d’Enfant Dieu comme le sont tous les nouveau-nés. On avait beau placer la statue dans quelque confortable église, elle revenait toujours, d’elle-même, à cet endroit de Ferrières, là où coulait une eau claire (d’où le nom de la rivière : la Cléry).

Ce village marque une fin de Sologne.

Cette étrange dévotion leur donne à coup sûr de la réflexion dans le crâne. Mais de toutes ces fariboles de galantins, l’honnête bergère ne voulait rien entendre. Ce dernier ne croyait pas si bien dire : soudain, les chenapans restèrent de glace, alors que le désir les échauffait pourtant depuis fort longtemps. Seul le forgeron était debout avant lui, quelquefois, les jours de commandes pressantes. Pour le laboureur, labourer, c’était là son unique labeur. Mais les jours défilaient sans rien soulager : le dos restait en capilotade et la couenne ne s’éclaircissait guère.

Le menuisier habitait dans une antique rue aujourd’hui disparue, la rue du Lacet-d’Amour, qui s’enfonçait jusqu’au cœur de l’ancien quartier de Bourgogne, à Orléans. Une chanson revenait souvent à son répertoire : Les filles de la Louère, dont la paillardise rebattait les chastes oreilles des bourgeois bien-pensants. Notre François perdit tous ses chalands attitrés, puis tous ses amis fidèles. Notre François, quant à lui, puisqu’il n’avait plus rien à perdre, y déambulait sans appréhension. Plus de François, plus de menuisier chansonnier. On n’en croyait plus ses oreilles : François se remettait à beugler de plus belle, sapristi !

Le mot était lâché : on venait de déterrer l’un des plus vieux mythes de l’Orléanais, celui de la barge d’or laissée jadis par Jules César. À en croire la tradition séculaire, il avait amassé un butin mirobolant en pillant Genabum. Car plus jamais il ne manqua d’ouvrage, le brave François.

 

Or, donc, précédemment, je vous ai entretenus des affres qui turlupinaient les riverains de la Loire quand il s’agissait pour eux de jeter une passerelle sur le fleuve. Là, le pont actuel ne doit rien à Satan. Le gouffre l’ayant rejetée, elle surnagea dans la tourmente.

La Vierge des Mariniers demeura en Vienne jusqu’à ce qu’éclatassent les émeutes révolutionnaires. Les quatorze plans du château furent ébauchés par la Marquise soi-même. Les petites gervaises devaient donc longer le fleuve par l’unique chemin qui existait, côté solognot, puis, arrivées à hauteur du vilainage de Nozieux, en face du château, traverser la Loire en empruntant la toue du passeur.

Macaire camoufla sa victime, en toute hâte, sous une couverture de mousse, au pied d’un chêne. Les froidures redoublaient de jour en jour, les pierres se fendaient sous la gelée et les fagots venaient à manquer. D’ordinaire, les gens étaient les seuls à souffrir des rigueurs du mauvais temps, car la Nature n’avait point daigné les couvrir de plumes ou de poils, seulement d’oripeaux.

« Où vas-tu donc de si bon matin ? » lui demanda le coq en guise de bonjour.

– Ah ! Mes pauvres amis, cacarda l’oie, figurez-vous que le mal me frappe durement.

J’ai tant de fatigue que je m’endors dès la tombée de la nuit.

 

C’était celle d’un misérable refuge qui tenait autant de la cahute que de la tanière. Oserai-je l’avouer ?

Le sanctuaire reçut même l’insigne visite de plusieurs seigneurs des alentours. Pour finir, il tint à ce qu’on l’inhumât, en sa bien chère collégiale, où il repose toujours aux côtés de la reine et du bâtard Dunois. « Comme on revenait du cimetière, le chien aperçut l’assassin de son maître et se jeta sur lui. » Une fresque fut brossée, par un artiste local, sur la hotte d’une cheminée de son castel.

De la belle, on ne retint que sa prodigieuse délicatesse, une grâce qui suffisait à ensorceler le plus perfide des félons. La vieille se releva de sa besogne pour se porter à la rencontre des flâneurs. N’y voyez là aucune compassion maternelle : c’était pour faire bonne mesure à son bliaud, la veille encore rondelet de postérité. La dénonciation, pour triviale qu’elle fut, était sans ambiguïté.

De la rive, alors que le fût dépassait les jonchères de son village, il parvint à jeter un triste guenillon qu’il traînait partout, un froid manteau dont la malheureuse essaya de s’envelopper, tant bien que mal. À force de compulser les vieux bouquins, ces rongeurs-là sont aussi poussiéreux, aussi moisis, aussi jaunasses que les grimoires qu’ils se plaisent à grignoter.

 

Les citadins d’Orléans, les « guêpins », tiraient leur surnom de ce qu’ils avaient parfois l’esprit piquant. Autres temps, autres problèmes. La nue est plus bistrée qu’une cheminée en peine de ramonage, de sorte que, perdu dans la grisaille fuligineuse et frisquette, on se prend à rêver au sable fin des plages inondées de soleil.

Un Noël de misère, cela va sans dire. On arrivait au crépuscule de l’année et, comme par un fait exprès, son sacré bonhomme tardait à rentrer. Alors la brave femme s’adoucit – bonne pâte qu’elle était ! – et, contre toute attente, déborda même d’amabilité. Désormais, les petits garnements n’auraient plus à redouter la malignité d’un tel croquemitaine.

C’est à peu près ce que grommela Ursule Leclodo, quand il se retrouva seul sur le pavé d’Angers, dans la nuit de cet hiver glacial. En un mot : jouer au Bonhomme Noël avec des pestes qui, les autres jours, s’amusaient à lui tirer la langue ! Elle, la femme, on la connaissait dans ce quartier.

Le cahors aidant, l’auguste invité racontait mille calembredaines où se mêlaient astucieusement sa qualité d’un soir et ses défauts de tous les jours. Car entre nous, franchement, qui pense à la naissance du Petit Jésus en attendant ce mécréant de Père Noël, hein, je vous le demande ? Tombait-il de la neige sur la Judée ? Les coquillards s’abattaient là comme corbeaux en plaine, et maintes fois on les surprit qui perpétraient leurs larcins autour du manoir de Montpipeau. Mais pour agiter les gambettes d’une alerte mesure, il fallait un croque-notes de qualité.

Hégésippe Jacquelin fut donc le grillon du manoir de Montpipeau pendant la belle saison de cette année-là. Le serviteur répondit que ses maîtres étaient revenus au château. C’était Pinchebec. « A étreindre si fort ton violon, tu vas finir par lui briser l’âme ! »

Cavalcadaient de près, froufrous émoustillants et jarretières de catins, les courtisanes invitées à la bamboche du manoir. L’assemblée entière reforma la sarabande dès les premiers accords égrenés. Le voyant, on l’aurait pris pour un de ces noctambules qui brûlent leur chandelle par les deux bouts, sans voir plus loin que le bout de leur nez. Le chêne du violoneux fut baptisé le « Rond des dames » en souvenir des filles perdues qui, plus tard, se dévergondèrent sous son couvert. Julien, mon grand fiston chevelu et barbu, n’était alors qu’un trousse-pet de trois ans à peine. Car devenu un pépé à la tête chenue, Julien racontera peut-être à des marmots que son père à lui, excusez du peu, pétait le feu de Dieu.

 

Voilà, je vous ai confié ce qui me pèse sur le cœur lorsque je pense aux colporteurs de contes du temps jadis.

 

Ainsi chantaient, amis liseurs, nos ménestrels du Haut Moyen Age. Ainsi connaît-on la louve de Rome, le lion de Belfort, la mule papale d’Avignon et, plus près de nous, les ânes de Meung. Cette version, on pouvait la lire sur une image d’Epinal de l’ancien temps.

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Voilà, ce sont, transformées en nouvelle, les deuxièmes phrases des pages du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

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Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

http://dedicaces.org/2013/02/24/actualites-daugustin/

http://www.lulu.com/shop/jean-louis-riguet/augustin-ma-bataille-de-loigny/paperback/product-20298977.html

http://librebonimenteur.net/

http://nouvelles-masquedor.e-monsite.com/

http://www.scribomasquedor.com/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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Amalgame 4

Sous ce titre « AMALGAME », qui suggère un mélange de plusieurs choses ou des éléments divers, j’ai voulu tenter une expérience. J’ai pris un livre, n’importe lequel, en l’occurrence il s’agit de CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié à CPE EDITIONS dans la série LES CONTES DES BONS AMIS.

Ensuite, j’ai décidé de prendre la deuxième phrase de chaque page, sautant ainsi d’un conte à l’autre, de les assembler les unes derrière les autres et de voir le résultat.

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Voilà, à partir de la page 145 :

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Or, donc, précédemment, je vous ai entretenus des affres qui turlupinaient les riverains de la Loire quand il s’agissait pour eux de jeter une passerelle sur le fleuve.

Là, le pont actuel ne doit rien à Satan.

Le gouffre l’ayant rejetée, elle surnagea dans la tourmente.

La Vierge des Mariniers demeura en Vienne jusqu’à ce qu’éclatassent les émeutes révolutionnaires.

Les quatorze plans du château furent ébauchés par la Marquise soi-même.

Les petites gervaises devaient donc longer le fleuve par l’unique chemin qui existait, côté solognot, puis, arrivées à hauteur du vilainage de Nozieux, en face du château, traverser la Loire en empruntant la toue du passeur.

Les citadins d’Orléans, les « guêpins », tiraient leur surnom de ce qu’ils avaient parfois l’esprit piquant.

Autres temps, autres problèmes.

Il habitait dans une antique rue aujourd’hui disparue, la rue du Lacet-d’Amour, qui s’enfonçait jusqu’au coeur de l’ancien quartier de Bourgogne, à Orléans.

Une chanson revenait souvent à son répertoire : Les filles de la Louère, dont la paillardise rebattait les chastes oreilles des bourgeois bien-pensants.

Notre François perdit tous ses chalands attitrés, puis tous ses amis fidèles.

Notre François, quant à lui, puisqu’il n’avait plus rien à perdre, y déambulait sans appréhension.

Plus de François, plus de menuisier chansonnier.

On n’en croyait plus ses oreilles : François se remettait à beugler de plus belle, sapristi !

Le mot était lâché : on venait de déterrer l’un des plus vieux mythes de l’Orléanais, celui de la barge d’or laissée jadis par Jules César.

A en croire la tradition séculaire, il avait amassé un butin mirobolant en pillant Genabum.

Car plus jamais il ne manqua d’ouvrage, le brave François.

La nue est plus bistrée qu’une cheminée en peine de ramonage, de sorte que, perdu dans la grisaille fuligineuse et frisquette, on se prend à rêver au sable fin des plages inondées de soleil.

Un Noël de misère, cela va sans dire.

On arrivait au crépuscule de l’année et, comme par un fait exprès, son sacré bonhomme tardait à rentrer.

Alors la brave femme s’adoucit – bonne pâte qu’elle était ! – et, contre toute attente, déborda même d’amabilité.

Désormais, les petits garnements n’auraient plus à redouter la malignité d’un tel croquemitaine.

C’est à peu près ce que grommela Urusule Leclodo, quand il se retrouva seul sur le pavé d’Angers, dans la nuit de cet hiver glacial.

En un mot : jouer au Bonhomme Noël avec des pestes qui, les autres jours, s’amusaient à lui tirer la langue !

Elle, la femme, on la connaissait dans ce quartier.

Le cahors aidant, l’auguste invité racontait mille calembredaines où se mêlaient astucieusement sa qualité d’un soir et ses défauts de tous les jours.

Car entre nous, franchement, qui pense à la naissance du Petit Jésus en attendant ce mécréant de Père Noël, hein, je vous le demande ?

Tombait-il de la neige sur la Judée ?

Les coquillards s’abattaient là comme corbeaux en plaine, et maintes fois on les surprit qui perpétraient leurs larcins autour du manoir de Montpipeau.

Mais pour agiter les gambettes d’une alerte mesure, il fallait un croque-notes de qualité.

Hégésippe Jacquelin fut donc le grillon du manoir de Montpipeau pendant la belle saison de cette année-là.

Le serviteur répondit que ses maîtres étaient revenus au château.

C’était Pinchebec.

« A étreindre si fort ton violon, tu vas finir par lui briser l’âme ! »

Cavalcadaient de près, froufrous émoustillants et jarretières de catins, les courtisanes invitées à la bamboche du manoir.

L’assemblée entière reforma la sarabande dès les premiers accords égrenés.

Le voyant, on l’aurait pris pour un de ces noctambules qui brûlent leur chandelle par les deux bouts, sans voir plus loin que le bout de leur nez.

Le chêne du violoneux fut baptisé le « Rond des dames » en souvenir des filles perdues qui, plus tard, se dévergondèrent sous son couvert.

Julien, mon grand fiston chevelu et barbu, n’était alors qu’un trousse-pet de trois ans à peine.

Car devenu un pépé à la tête chenue, Julien racontera peut-être à des marmots que son père à lui, excusez du peu, pétait le feu de Dieu.

Voilà, je vous ai confié ce qui me pèse sur le coeur lorsque je pense aux colporteurs de contes du temps jadis.

Voilà, ce sont les deuxièmes phrases des pages 145 à 187 du livre CONTES CHAPARDES AU FIL DE LA LOIRE de Gérard BOUTET publié par CPI EDITIONS.

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La suite dans les prochains jours. Une surprise ?

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Le faussaire plagieur

Jean-Louis RIGUET

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Liens :

http://dedicaces.org/2012/08/05/augustin-ma-bataille-de-loigny-chez-dedicaces/

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Jean-Louis RIGUET

Membre de la Société des Gens de Lettres et du Bottin International des Professionnels du Livre

Sociétaire de la Maison des Ecrivains et de la Littérature

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