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A l’écoute Jean-Louis RIGUET

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Louis RIGUET

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Crédit photo Gérard Catala

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Exercice particulier : JL à l’écoute de Jean-Louis Riguet à propos de ses livres et de son parcours.

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Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Louis RIGUET, auteur de livres. Ecriveur si vous voulez.

Je suis de l’année où le vin était bon, 1947, dans une petite bourgade de la Vienne qui s’appelle Mirebeau, la capitale des ânes. Son dicton est : « Il en passe plus qu’il n’en reste ». Et moi, bêtement, je suis parti.

J’ai vécu dans une famille peu argentée (il n’y en avait pas), mon père était tailleur d’habits, maître tailleur comme l’on disait à l’époque. Ma mère l’aidait dans sa tâche en tirant l’aiguille. C’est surtout ma grand-mère maternelle qui m’a élevé. J’ai si peu connu mes autres grands-parents, car ils sont décédés dans les années qui suivirent ma naissance, que je n’en ai aucun souvenir. L’on m’a raconté que mon grand-père avait une forge car à l’époque les chevaux étaient beaucoup utilisés.

Je me souviens des verres des fenêtres glacés et givrés les matins d’hiver. On chauffait avec un poêle à charbon et à bois qui s’arrêtait en milieu de nuit. On passait les lits avec une brique chaude enveloppée dans un linge. Malgré les conditions difficiles, je n’ai pas le souvenir d’avoir vraiment souffert, même si j’ai bien dû prendre un ou deux coups au cul bien mérités sûrement. Ma mère veillait au grain avec son gant de velours dans une main de fer.

Puis, impossible de continuer les études faute de moyens financiers, le BEPC en poche, j’eus le choix entre deux solutions professionnelles, soit intégrer une banque dans la grande ville d’à côté, Poitiers, soit entrer au service d’un notaire dans mon village. J’avais 15 ans et demi. Ne connaissant ni l’un ni l’autre, j’ai choisi la facilité et suis entré en septembre 1962 dans l’étude notariale où j’allais rester jusqu’en 1966. J’y ai fait un apprentissage énorme dont je me loue encore : la machine à écrire. Une vieille Remington à boutons de nacre ! Ce que j’ai appris alors qui paraissaient des peccadilles m’ont servi toute ma vie ensuite.

Mes parents qui avaient dû fermer leur boutique de tailleur d’habits par manque de clients, à cause du prêt-à-porter arrivait à l’époque en force, adoptèrent alors Chartres. Un peu plus tard, je les ai suivis en intégrant une étude à Châteaudun où je découvris un patron extraordinaire, mon père spirituel en notariat. Pendant six ans, j’apprendrai tout de ce merveilleux métier, certes au niveau droit mais aussi au niveau relationnel avec la clientèle. Je l’en remercie encore.

En 1972, ce sera l’aventure à Paris, dans une étude près de l’Étoile, de trente-cinq personnes où je finirai principal clerc adjoint, le numéro quatre de l’entreprise.

En 1989, je m’associe avec un notaire Orléanais, reste seul un temps à la suite de la retraite de mon associé avant de m’associer de nouveau avec une dame ; j’aime bien travailler avec les femmes, elles ont une approche et un ressenti que les hommes n’ont pas. En 2015, l’heure de la retraite a sonné.

Que faisiez-vous avant d’écrire des livres ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé l’écriture à Châteaudun quand j’avais vingt ans. Mais j’ai dû arrêter à cause du travail ; à l’époque on faisait un minimum de 40 heures par semaine, auquel s’ajoutaient les heures passées pour les cours par correspondance. Je me souviens, j’avais commencé un roman policier, mes personnages étaient créés, j’avais l’histoire. J’ai tout perdu lors des déménagements successifs.

il m’a fallu cravacher la monture

N’ayant que le BEPC, il m’a fallu cravacher la monture pour apprendre le droit, le droit notarial qui est une vraie spécialisation, passer les examens professionnels.  À l’époque, c’était encore possible, aujourd’hui ce ne l’est plus. J’ai finalement obtenu l’examen de notaire à Paris, le plus jeune de ma promotion, ce qui m’a permis de faire la carrière que j’aie faite et qui peut être critiquée bien sûr. Mais je pense l’avoir pleinement accomplie dans l’esprit auquel j’aspirai, et pour moi c’est l’essentiel.

Puis, je suis entré dans ce monde-là par la petite porte comme je l’ai dit souvent. Mais je ne m’y suis jamais vraiment intégré. Alors, je me sens toujours tiraillé entre mes origines et cette réalité que j’ai touchée du doigt sans jamais vraiment m’y fondre.

J’ai exercé des responsabilités régionales au sein de la profession et même nationale au Centre de Formation Professionnelle des Notaires à Paris. Et je suis fier d’avoir enseigné pendant quatre ans les semestrialités en droit des sociétés à des futurs notaires pointant à Bac + 7 ou 8, voire plus, moi l’autodidacte.

Même si j’ai écrit toute ma vie d’une manière professionnelle, je n’ai repris l’écriture qu’en 2011 pour préparer le temps libre que devait me procurer la retraite.

Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? 

Je suis plus attiré par l’écriture mais j’ai pratiqué, beaucoup plus jeune, la photographie, j’ai fait des milliers de clichés. J’aime la sculpture et la peinture. J’aime bien aussi le théâtre.

J’ai découvert récemment le monde de la poésie, ce monde particulier des poètes. Ainsi, ma préférence va aux livres.

Qu’attendez-vous, Jean-Louis Riguet, de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? 

Je ne pense pas en être au stade des admirateurs. Bien sûr, j’espère avoir quelques lecteurs, et je sais qu’il y en a parmi eux de fidèles.

Se faire connaître est une gageure parmi des milliers de livres qui sortent chaque année. Trop d’informations tuent l’information. Les lecteurs ne savent plus où donner de la vue.

Je tiens un blog et participe à des salons du livre ou à des scènes ouvertes.

Sur mon blog : https://librebonimenteur.net/

Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos livres ?

Il m’est arrivé de faire des conférences lors de la sortie de mon livre Augustin, ma bataille de Loigny. Ou encore pour les Récits historiques de l’Orléanais ou des Quais d’Orléans. Ce sont des moments intéressants. J’aimerais pouvoir faire des lectures de poèmes, seul ou avec d’autres, accompagné par une guitare ou autre instrument de musique.

Depuis quand écrivez-vous des livres ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme je l’ai indiqué précédemment, j’ai vraiment commencé l’écriture de livres en 2011.

J’ai écrit principalement des romans à base d’Histoire, des docufictions.

Voici dans le désordre ma modeste production :

Certitudes indécises, recueil de poésie, Prem’Edit, 2019

Ondes intimes, recueil de poésie, Prem’Edit, 2018

Coquecigrues par Mégarde, recueil de poésie, Prem ‘Edit, 2017

Pétales Éclectiques, recueil de poésie, Prem’Edit, 2016

Les acrostiches en liberté, recueil collectif de poésie, Prem’Edit, 2018

Le Dénouement des Jumeaux (Bataille de Coulmiers 1870), Éditions du Masque d’Or, 2016-épuisé

 Récits Historiques de l’Orléanais, Val de Loire, Beauce, Sologne, Édition du Jeu de l’Oie, 2016

 Récits Historiques des Quais d’Orléans, Edition du Jeu de l’Oie, 2017, Prix Roman Terroir au Salon international du livre du Mazamet en 2018

Le château du Rondon d’Olivet raconte… son histoire de France, Editions du Jeu de l’Oie, 2019

Lettre aux Attenteurs, pamphlet dans un recueil collectif « Les mots ne sont pas des otages !… et Mahomet n’était pas islamiste ! », Éditions du Masque d’Or, 2015, dont les droits sont reversés à Reporters sans frontière – épuisé

La Vie en Archives d’un Petit Gars, Éditions Dédicaces, 2014 – épuisé

Délire Très Mince, essai, Éditions du Masque d’Or, 2014 – épuisé

L’Association des Bouts de Lignes, Éditions du Masque d’Or, 2013, (épuisé)

Prix Scriborom 2013, nominé pour le prix Œuvre Originale au Salon du livre de Mazamet 2014

Trilogie :

Augustin ma bataille de Loigny, Éditions Dédicaces, 2012 – épuisé, mais nouvelle édition chez BoD en 2019, sélection Carolus

 Aristide la butte meurtrie (Vauquois 1914-1918), Éditions Dédicaces, 2014 – épuisé

Prix Marie Chantal Guilmin au Salon du livre de Mazamet en 2015

André dans le tumulte de 39-45, Éditions Dédicaces, 2015 – épuisé

Salon international du livre de Mazamet : https://librebonimenteur.net/msme

Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous parler de vos livres ?

Recueils de poésie de Jean-Louis Riguet auteur
Recueils de poésie de Jean-Louis Riguet auteur

Mon dernier recueil de poésie Coquecigrues par mégarde a été publié aux éditions PREM’EDIT paru en 2017.

Je dois le nom de ce livre à François Rabelais qui a inventé ce mot pour son roman Gargantua, qui veut dire qu’un évènement n’aura jamais lieu. C’est un animal imaginaire et burlesque qui tient du coq, de la cigogne et de la grue, et qui s’envole à l’approche de l’homme.

Par inadvertance des vers en prose sont nés et ont été organisés en trois parties divisées en poèmes eux-mêmes avec deux parties : une partir poème et une partie haïkus.

Le poème ci-après qui est dans ce recueil a fait l’objet d’une publication dans la revue LIBELLE en avril 2017 :

 

L’arbre

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

Il peut se lire aussi d’une manière simplifiée :

Un arbre

Attend

Le poète

Le nez dans les étoiles

Mon dernier livre est sur le château du Rondon d’Olivet. C’est le terrain qui raconte l’Histoire du secteur depuis le Big Bang jusqu’à nos jours. Suivez ce lien vous en saurez plus :

https://librebonimenteur.net/z4h8

Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Il est possible de se procurer mes livres directement chez les éditeurs, dans les librairies et dans tous les réseaux de distribution des livres à la discrétion des éditeurs. De plus, vous avez un point boutique sur ce site qui vous permet de vous les procurer immédiatement : https://librebonimenteur.net/pw4n

Livres à base historique de Jean-Louis Riguet auteur
Livres à base historique de l’auteur Jean-Louis Riguet

Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

C’est un vaste programme que d’avoir un point de vue à ce propos.

Personnellement, j’ai toujours mis un point d’honneur à être publié à compte d’éditeur. Mais il ne faut pas être regardant au nombre de manuscrits à envoyer, ce qui a un coût, ni aux conditions de distribution des livres, sauf pour les grandes maisons qui ont un service de distribution et de commercialisation.

Absence de diffusion

Je pense que les éditions à compte d’auteur ou compte participatif, qui ne sont pas plus distribués, s’apparentent le plus souvent à des arnaques. Alors, je leur préfère l’autoédition. Au moins, si le livre ne se vend pas, l’auteur pourra dire qu’il a tout fait pour y arriver.

Il ne faut pas oublier que c’est l’investissement de l’auteur qui procure les ventes. Mais au-delà des ventes, ce qui est le plus important c’est que les livres soient lus.

Le château du Rondon d'Olivet raconte... son histoire de France livre de Jean-Louis Riguet aux éditions du Jeu de l'Oie
Le château du Rondon d’Olivet raconte… son histoire de France, livre de Jean-Louis Riguet, publié aux éditions du Jeu de l’Oie en 2018

Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je pense en avoir reçu plusieurs. S’il faut en choisir un, je retiens : « Travaille, travaille et travaille encore ! »

Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de livres notamment pour nourrir mes blogs. Donc je ne lis pas toujours ce que j’aimerai lire.

Surtout, j’aime les romans, les nouvelles et la poésie.

Comment écrivez-vous ?

En principe, je commence par choisir un projet, un itinéraire en quelque chose, je fais les recherches qui s’imposent, beaucoup sur internet où l’on trouve tant de choses, et j’écris ensuite directement sur l’ordinateur. Et puis il faut peaufiner le livre jusqu’à le lustrer.

Je n’ai pas de problème de lieu, mais le plus souvent c’est à la maison, quand je suis seul, sans aucun bruit, si ce n’est ceux de ma chatte.

Trois récits historiques sur la région orléanaise de Jean-Louis Riguet publiés aux éditions du Jeu de l'Oie
Récits historiques de la région orléanaise de Jean-Louis Riguet

Où puisez-vous votre inspiration, Jean-Louis Riguet ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration m’arrive par inadvertance, quand je m’y attends le moins, au détour d’une lecture, d’une information. Après, tout est une question de travail.

Je n’ai encore reçu aucune commande, sauf peut-être, si l’on peut considérer qu’il s’agit d’une commande, pour le pamphlet Lettre aux Attenteurs.

Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Livre vendu aux Etats-Unis d’Amérique – épuisé

Mes personnages sont imaginaires, sauf s’ils sont historiques. Je pioche dans la réalité. J’essaie de leur trouver des corpulences, des attitudes, des noms et des mots correspondants aux personnages qu’ils sont dans le livre.

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire beaucoup et travailler encore plus.

Traduction anglaise, couverture augustin

Quels sont vos auteurs préférés ?

En ce moment, je pioche surtout dans la poésie contemporaine de poètes que je connais ou dans les romans que j’ai eus à chroniquer.

Je ne peux pas donner de noms car je vais me fâcher avec tous mes amis qui me font confiance.

Sinon tous les grands classiques !

Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : https://librebonimenteur.net/

Et les réseaux sociaux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le 26 août 2017, mis à jour le 16 septembre 2019

Jean-Louis RIGUET

Je me suis livré à ce jeu des questions-réponses à la demande de plusieurs de mes amis auteurs qui ne comprenaient pas pourquoi ils étaient soumis à la question et pas moi.

La réparation est faite.

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Je me remercie sincèrement d’avoir eu l’amitié de me livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 16 septembre 2019

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Karine Isambert

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Karine Isambert

.Portrait N&B

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ? Votre activité principale ?

Karine ISAMBERT.

Je suis comédienne et je monte également des pièces avec ma société de production. Depuis peu, j’ai également appris à réaliser et je chante. J’ai été formée au Cours Florent et à l’Actor’s Studio après une carrière de mannequin. Puis, je me suis formée pour produire des spectacles. Ce qui m’intéresse, c’est vraiment l’art sous toutes ses formes et avoir la possibilité de m’exprimer et de développer mes potentialités et permettre également aux autres de le faire. Je donne aussi des cours de théâtre à des professionnels et des non-professionnels.

 

 

2/ Que faisiez-vous avant (ou parallèlement à) la pratique de votre art principal ?

J’ai toujours été dans l’artistique. J’ai fait différentes choses dans ce domaine, comme par exemple être lectrice à la Société des Auteurs (SACD). J’ai commencé tôt d’une certaine manière, même si cela était un hasard total. À 12 ans, j’ai été repérée par une cliente de mes parents, qui avait un cabinet d’assurances, pour présenter une émission de radio tous les samedis soir. C’est une expérience qui a duré un an et que j’ai dû arrêter à cause de jalousies à l’école que je vivais très mal, ce qui faisait chuter mes résultats scolaires. Ensuite, j’ai étudié la communication à la Sorbonne Nouvelle option cinéma, pendant que je faisais du mannequinat et plus tard, j’ai obtenu une licence en psychologie. Je jouais au théâtre en même temps dans une comédie qui s’appelle « Le Carton » mise en scène par Éric Hénon.

La seule chose que j’ai faite comme travail en dehors d’une activité artistique, c’est de garder des enfants et au final, c’est peut-être l’activité la plus artistique ! Ce sont les meilleurs comédiens. Ils se mettent dans la peau d’une princesse ou d’un pompier sans se poser de question…

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre passion ?

Je pense que la musique est un art supérieur. Et j’aurais aimé poursuivre dans cette voie. J’ai dû abandonner le piano au collège. J’apprends à chanter. C’est une passion que j’avais étouffée et qui me rattrape. Je prépare quelques chansons avec un musicien extrêmement talentueux, Sébastien Kaminsky, et qui vivra verra… Cela fait 3 ans qu’il pense que je vais y arriver… Alors je m’accroche même si je désespère souvent. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne m’a pas choisie pour ma technique vocale mais parce que, par rapport à mon vécu et en tant qu’interprète, je comprends bien les chansons qu’il me propose, leur univers et je pense faire passer une émotion…

 

4/ Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ? Avez-vous eu des prix ?

Personnellement, je n’aime pas trop le terme d’admirateurs. J’aime bien penser que nous sommes dans un échange. Je me pose plutôt la question d’être à la hauteur de ce que je veux exprimer parce que je sais que c’est ce que les gens qui m’apprécient attendent. Nous vivons une période assez sclérosante qui sera inscrite comme l’une des moins créatives de l’Histoire apparemment. Parce que le commercial a pris le pas sur l’art. Pourtant, les gens attendent que cela bouge, que cela vive, qu’il y ait de la création, des œuvres intemporelles et des idées à tous niveaux pour sortir de cette situation. J’essaie d’avancer en ayant une éthique et en étant honnête dans mes choix à tous niveaux. Je crois beaucoup au fait que seules les choses qui sont faites avec de belles intentions résistent au temps.

Je me suis fait un peu connaître lorsque j’étais mannequin via des magazines puis en faisant des jingles pour TF1 et en jouant au théâtre. Maintenant, je suis active sur Facebook et j’ai déjà rencontré des personnes suite à des échanges. Parfois, ce sont des personnes que j’admire aussi. Je ne crois pas avoir eu de prix à part en 3e. Je n’aime pas trop le système de récompense même si c’est toujours flatteur.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Je fais beaucoup de rencontres mais je fais peu de dédicaces …

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Écrit ?

Je pratique donc professionnellement en tant que comédienne depuis 2001. J’ai déjà beaucoup écrit mais je travaille encore mon écriture, des textes de chansons, une pièce de théâtre qui est une comédie… Je verrai donc plus tard pour être publié.

J’ai cependant écrit et réalisé ce court-métrage « La Victoire » évoquant les attentats avec Frédéric Vignale qui m’a fortement encouragé et poussé à le faire. Mais cela s’est fait tellement vite que c’est moi qui aie du mal à comprendre que j’ai pu aller au bout de ce petit film…

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ma dernière œuvre est la réalisation du clip de la chanson « Pornographie d’une actrice blessée ». Elle parle des rêves et déceptions d’une actrice qui ne se sent pas assez forte pour recevoir les rejets et la dureté de cette profession ou encore de copiner pour avoir des rôles, etc.

D’une certaine manière, son rêve tourne au cauchemar et elle ne peut s’exprimer réellement.

Je suis très sensible à cette chanson. Ce sont les paroles de Sébastien Kaminsky mais j’ai eu 1 000 fois envie de dire cela. J’ai été très touchée quand il me l’a envoyé. J’essaie donc de mettre beaucoup de moi-même dans cette chanson et dans la réalisation du clip.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ? Vous entendre ? Vous voir ?

Il est encore possible de voir le court-métrage « Je suis la victoire » sur le site du Festival Nikon. Il dure 2 minutes 20 et est en noir et blanc.

Je vais bientôt enregistrer en studio la chanson « Pornographie d’une actrice blessée » ainsi que deux autres chansons. Pour l’instant, on peut l’entendre sur Facebook et bientôt sur Youtube en attendant avec un clip que je réalise pour internet. Mais je réaliserai bientôt le clip au format TV qui sera comme une petite histoire .

Mon deuxième court-métrage sera proche du premier. Il traite d’un sujet difficile sur lequel je souhaite interpeller les gens.

Je produis et mets en scène quelques pièces en ce moment, dont « Phèdre » au théâtre Aire Falguière en juin avec des comédiens que je coache ou la comédie « Oscar in Love » que j’ai déjà montée. Mais je ne joue pas dedans. Je me repose, je suis derrière et je laisse les comédiens ou apprentis comédiens s’exprimer. Cela est un plaisir aussi fort de les voir s’épanouir que de le faire moi-même, voire plus fort en fait.

 

9/ Appartenez-vous ou vous recommandez-vous d’une école ?

Oui. Très clairement pour moi il y a une complémentarité dans la manière de travailler des Américains et des Français. J’ai suivi beaucoup de stages d’Actor’s Studio avec Jack Waltzer qui travaille avec Sigourney Weaver, Dustin Hoffman, etc. Ils ont une vraie vision de leur métier.

Cela peut cependant être déstabilisant de se jeter dans ce type de cours sans formation préalable et le cours Florent peut être intéressant pour se connaître soi-même. Il y a un cours à Paris qui réunit les deux méthodes de mon point de vue, c’est l’Atelier International du Théâtre. Je pense que l’ambiance gagnerait à être plus chaleureuse mais, au niveau des cours, c’est vraiment bien.

Sinon, j’ai ma société de formation de comédiens et de production Revenescences. Je donne aussi des cours et je suis entourée d’autres comédiens qui me remplacent parfois et de réalisateurs… Le but est de professionnaliser les spectacles pour ceux qui le souhaitent…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Ou que vous seriez prête à donner ?

En ce qui concerne le théâtre, je cite souvent la phrase de Jean-Pierre Martineau, le professeur de Juliette Binoche : « Ta force est là, en toi. En voulant démontrer que tu la possèdes, tu ne fais que l’affaiblir ». Juliette Binoche parle beaucoup d’être ancrée lorsque l’on joue et Dustin Hoffman d’être dans son axe. Ce sont des notions qui me parlent et que j’essaie de transmettre.

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activités ?

J’ai joué dans pas mal de comédies et aussi dans des pièces classiques. Je n’ai pas vraiment de style, j’aime rire et être touchée. Je vais vers des œuvres qui me semblent avoir un sens, me touche ou m’offre un angle de réflexion qu’elles soient décalées ou pertinentes.

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul (e) ou en groupe ?

Cela dépend des moments mais j’ai besoin de beaucoup de temps, seule. Quand je travaille avec les autres, j’aime que ce soit un échange. Je n’aime pas la rivalité, la compétition ; c’est une perte de temps inutile qui nuit au travail et je ne comprends pas les gens que ça booste.

 

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Pour votre jeu de rôle, pour vos scénarios ?

J’aime les jeux d’acteurs du cinéma de Jean-Jacques Beineix, Audiard, Cassavetes. J’aime l’interprétation de Juliette Binoche, la classe de Fanny Ardant, la liberté de Marilyn Monroe et la façon d’être une femme de Caroline Cellier, toujours sensuelle malgré les années qui passent.

Ce sont de beaux exemples de femmes pour moi. Comme j’ai travaillé dans le mannequinat qui était très dur avec l’âge des femmes, j’aime beaucoup m’inspirer d’actrices qui s’accordent bien avec le temps et j’espère qu’en continuant à poser pour des photos, j’incite les autres femmes à se sentir bien même si on n’a plus 20 ans !

Pour mes références en tant que réalisatrice, je m’inspire de la Nouvelle Vague. J’aime beaucoup aussi Roberto Benigni (La vie est belle) et dans un autre genre les frères Cohen.

J’aime aussi le comique, par exemple le jeu de Pierre Richard. Je le trouve phénoménal. Dans un autre registre le film « La Crise » de Coline Serreau qui avait 20 ans d’avance dans sa vision de la société …

Ce qui m’inspire, c’est souvent ce qui me touche et qui traverse les années comme l’interprétation de Brel, l’émotion de Romy Schneider…

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ? De jouer ? Plusieurs axes sont possibles dans votre métier. Avez-vous envie de produire, de réaliser, de jouer au théâtre ?

Oui, j’ai eu beaucoup de commandes de réalisation suite à l’accueil de mon court-métrage « La victoire » et même jusqu’à une proposition de filmer des candidats à la présidentielle 2017 interviewés sur les conditions de détentions. Mais cela ne s’est pas fait, faute de budget. Il est question que je fasse aussi certaines interviews et le making-of d’un film. Je travaille avec un écrivain sur l’adaptation cinématographique de son livre…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts ?

Je donnerai comme conseil aux gens d’une manière générale de garder leur curiosité, leur force de vie et leur joie de vivre intactes, de se laisser porter, de ne pas se laisser envahir par la morosité.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

Dans le désordre, toutes disciplines et époques confondues : Chopin, Mozart, Vivaldi, Van Gogh, Kurosawa, Bergman, Munch, Brel, Victor Hugo, Chaplin, Dalida, Annie Girardot, Binoche, Bonnaire, Naomi Watts, Dustin Hoffman, Léonardo Di Caprio, Brando, Magimel, Dupontel, Sia, Annie Lennox …

 

17/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

C’est la réalisation du clip « Pornographie d’une actrice blessée », je mets plus de temps que prévu tant les idées affluent …

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, il y a pas mal de projets en perspective et il m’est difficile de faire des choix en ce moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 11 juin 2016, je mets en scène une version de Phèdre de Racine à l’Aire Falguière.

Dans le même théâtre, une reprise de la comédie « Oscar in Love » que j’ai mise en scène et que je produis…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Sur mon site Revenescences. J’avoue être plus active sur Facebook mais je vais publier sur mon site des mini-reportages, interviews, extraits de répétitions au théâtre, tournage, séances photos…

www.revenescences.com

Et sur IMDB : http://www.imdb.com/

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Le 14 mars 2016

Karine Isambert

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Je remercie sincèrement Karine Isambert  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, comédien, théâtreux, en un mot artiste  sans discrimation de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Jean-Louis RIGUET 18 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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