Chapitre 5 (partie) de Eliminations pour un héritage

ELIMINATIONS POUR UN HERITAGE

La version numérique est à 2.99 € sur Librinova.com et sur Amazon

 

Le chapitre cinq en partie

 

5

Stratégie

Vincent Retor ne sait pas comment résoudre le problème. Comment va-t-il s’y prendre ? Certes, le notaire veut bien l’aider dans ses démarches, mais il ne peut pas investiguer à sa place. Son rôle sera primordial à la fin de l’enquête. Pendant celle-ci, Vincent se sent seul devant l’adversité. Il a bien réalisé une fiche pour centraliser les réponses de chaque administrateur de l’association sur chacune des questions requises. Cependant, il sent, plutôt qu’il ne sait, que certains personnages ne vont pas être faciles. Ne va-t-on pas lui reprocher l’ordre des interrogations ? Ne va-t-on pas lui souligner un côté partial ? Ne va-t-on pas lui souligner son manque de perspicacité ?

Vincent est tellement absorbé par ses réflexions qu’il en oublie même parfois le plaisir conjugal. Clémentine ne s’est pas gênée pour le lui faire remarquer : « si tu continues comme cela, à me délaisser, je prends un amant ». Le premier soir Vincent n’a pas répondu pensant que Madame avait ses vapeurs. Mais le deuxième soir, Vincent se dit qu’il fallait qu’il fasse quelque chose, que cela ne pouvait plus durer ainsi. Et pourtant, lui, si près à caresser les cuisses de sa belle, n’éprouve en ce moment aucun désir, aucune pulsion. Le machin ne répond pas, il est aux abonnés absents. Clémentine a beau s’habiller sexy, prendre des poses existantes, entreprendre même des strip-teases, rien n’y fait. Vincent reste obnubiler par le dossier Audebert-Grégoire Viellejoy.

Rien n’a préparé l’avocat à une telle situation. Rien n’a préparé l’homme à cette absence de désir. Son travail quotidien ne requiert pas de telles enquêtes qui touchent à la réunion de documents ce qui lui est habituel mais aussi à élaborer une véritable enquête sur des personnes ce qui est exorbitant de son activité normale. Sa vie personnelle ne requiert pas habituellement d’efforts pour satisfaire madame. De plus, ce n’est pas sa formation personnelle ni ses origines ni éventuellement son expérience qui lui permettent d’aborder cette situation facilement. Cette situation, ou plutôt ces situations. Finalement, au bout de quelques jours sans, il s’en est ouvert auprès de son épouse Clémentine mais celle-ci lui a simplement répondu qu’elle n’a plus de solution si ce n’est de prendre un amant. L’avocat a été stupéfié, légèrement mécontent puis en colère de cette réponse. Mais que peut-il lui répondre : la faute est dans son camp, pas dans celui de Clémentine.

L’homme qu’il est passe une partie de son temps à jouer à l’avocat et l’autre partie à tenter de s’occuper de lui-même et surtout de sa femme. L’avocat c’est le maître. L’homme lui est chagriné par cette réponse car il voue une véritable adoration à sa femme et secrètement il a espéré une aide. Certes, il sait qu’en cette période Clémentine a d’autres préoccupations mais elle est restée sur sa faim. Il en est là dans ses réflexions tristounettes quand, une fois dans leur chambre, avec un effort surhumain, il s’approche de Clémentine, la prend dans ses bras et l’embrasse tendrement en s’excusant de son absence qu’il juge imbécile. Elle le repousse un peu sèchement « monsieur a des envies ce soir ? » Il est déçu de cette réaction sur le moment. Il fait un effort et elle le repousse. Mais sa déception est de courte durée car Clémentine lui offre immédiatement une pénitence plus que chaleureuse. Elle lui fait une démonstration de ses talents, cachés aux autres mais connus de lui, il espère de lui seul, avec un strip-tease torride révélant son cœur et son corps encore très appétissant pour son âge. Il a mis un peu de temps avant de rentrer dans son jeu, de pouvoir éprouver des tentations, des sensations, de démarrer la machine pour un dressage parfait. Vincent, l’homme, est obligé de se surpasser pour répondre à cette offrande chaude, humide, accueillante et exigeante. Ses attributs, heureusement, lui permettent d’honorer madame comme il se doit. Puis comme elle insiste vraiment en prétextant avoir du retard en la matière, il est obligé de remettre le couvert. Devenu sec, de chez sec, après une telle jouissance, Vincent s’endort comme un bébé jusqu’au petit matin.

.

Ces textes sont extraits du roman policier

ELIMINATIONS POUR UN HERITAGE

Roman policier différent

de Jean-Louis RIGUET  CAROLUS Editions.

 

©Jean-Louis RIGUET, 2017

ISBN numérique : 979-10-262-1464-9

EAN papier : 9791026214656

Internet :
https://www.librinova.com/librairie/
https://www.amazon.fr/%C3%89liminations-pour-h%C3%A9ritage-Jean-Louis-Riguet/dp/B07894HB6M

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/

.

 

© Jean-Louis RIGUET 11 avril 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

Eliminations pour un héritage, un polar différent

Éliminations pour un héritage

Un roman policier

De Jean-Louis RIGUET Carolus éditions

©Jean-Louis RIGUET, 2017

ISBN numérique : 979-10-262-1464-9

EAN papier : 9791026214656

Internet : www.librinova.com

Éliminations pour un héritage

Un original méconnu décède un premier janvier. C’était le président fondateur d’une association, le Carte Club Orléanais. Un testament est censé régler sa succession.

Il a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de l’association. Or, des conditions particulières draconiennes sont à remplir par chacun des membres à une date limite. Si l’un ne remplit pas les conditions, il est éliminé. Si aucun n’y parvient, une autre association héritera.

L’avocat désigné comme exécuteur testamentaire mène l’enquête. Il va de soubresauts en rebondissements à travers les spécialités orléanaises.

Un roman d’investigation pour une enquête quasi-policière étonnante où les péripéties abondent et où le suspense et l’humour ne sont pas en reste !

 

 

 

Pour commander le livre :

https://www.librinova.com/librairie/jean-louis-riguet/eliminations-pour-un-heritage-1

Merci d’avance

.

© Jean-Louis RIGUET 08 avril 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Un roman d’enquête différent

Vous aimez lire, voici un roman d’enquête différent

Un roman policier fait découvrir des spécialités orléanaises

 

Éliminations pour un héritage

Un roman policier et d’enquête

De Jean-Louis RIGUET Carolus éditions

©Jean-Louis RIGUET, 2017

ISBN numérique : 979-10-262-1464-9

EAN papier : 9791026214656

Internet : https://www.librinova.com/librairie/

 

Éliminations pour un héritage

Un original méconnu décède un premier janvier. C’était le président fondateur d’une association, le Carte Club Orléanais. Un testament est censé régler sa succession.

Il a institué pour légataires universels les membres du conseil d’administration de l’association. Or, des conditions particulières draconiennes sont à remplir par chacun des membres à une date limite. Si l’un ne remplit pas les conditions, il est éliminé. Si aucun n’y parvient, une autre association héritera.

L’avocat désigné comme exécuteur testamentaire mène l’enquête. Il va de soubresauts en rebondissements à travers les spécialités orléanaises.

Un roman d’investigation pour une enquête quasi-policière étonnante où les péripéties abondent et où le suspense et l’humour ne sont pas en reste !

.

.

Un extrait

Après un nouveau temps de silence qu’il occupe à regarder les flammes passer du vert bleu au jaune orange, Vincent s’aventure sur l’activité de mon hôte :

– Parlez-moi de votre métier ? Que faisiez-vous ?

– J’étais dans le corrosif.

– Ah bon ! Ce qui veut dire ?

– J’ai travaillé dans le vinaigre et la moutarde.

Effectivement, ces ingrédients sont corrosifs. À Orléans, il n’y a rien d’extraordinaire en raison de son histoire. Deux siècles auparavant, Orléans était une capitale du vinaigre, pour ne pas dire la capitale française. À l’époque, plus de trois cents vinaigriers se partageaient le marché local. La tradition vinaigrière à Orléans remonte au Moyen-Age, depuis le quatorzième siècle. Ce n’est qu’après que Dijon était venue concurrencer la capitale ligérienne.

– Je travaillais dans la dernière maison vinaigrière, une véritable, à Orléans. En France aussi d’ailleurs. La célèbre Maison Martin-Pouret !

– Exact, cette entreprise est très connue. Elle fait des produits de qualité d’ailleurs.

– Nous sommes les derniers à produire du vinaigre et de la moutarde d’Orléans selon les traditions locales et le savoir- faire orléanais.

– C’est une maison très ancienne, je crois. Mais je ne me souviens plus de la date de sa création.

– Son installation remonte à 1797, toujours à la même adresse depuis son origine. Aujourd’hui, c’est la seule, la dernière.

– J’ai eu l’occasion de participer au règlement d’une succession. La défunte était la veuve d’un ancien vinaigrier de Mardié. Quand j’ai fait l’inventaire, dans un vieux bâtiment laissé à l’abandon, deux anciennes cuves trônaient mais sans aucune joliesse. Elles n’étaient plus fières du tout, pourtant elles étaient d’une incroyable grandeur. Au moins six ou huit mètres de haut et avec un diamètre d’au moins six mètres. Les bois tenaient par l’effet du Saint-Esprit mais ils n’étaient pas encore tous piqués. J’avais été très impressionné par ce que j’avais vu. C’était triste de voir cet état d’inactivité et ces traces d’un passé actif de la vie artisanale.

– Plusieurs vinaigriers exerçaient à Mardié.

Campeur marque une pause.

.

.

Pour commander le livre :

https://www.librinova.com/librairie/jean-louis-riguet/eliminations-pour-un-heritage-1

Merci d’avance

.


https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

© Jean-Louis RIGUET 27 mars 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

Aux Puces d’Orléans, José Brusseau

Aux Puces d’Orléans

José Brusseau

Polar nostalgique

éditions du Jeu de l’Oie

244 pages – 20 Euros,

ISBN : 978-2-36831-053-3

.

 

.

Quatrième de Couverture

C’est au milieu de vieux papiers acquis au marché aux puces que Jo le brocanteur trouve, de nos jours, un testament. Autour de ce document, les passions s’exaspèrent, et conduiront au meurtre… Cette intrigue policière donne lieu à des retours nostalgiques dans les années 1950 à 1970, à l’époque des plumes Baignol et Farjon et de la tête de veau dominicale… Nous suivons Jo et Jeannot sur leur Mobylette bleue, nous voyons Jarek accomplir son rêve – rouler en R8 Gordini ! – tandis qu’Yvette et Marcel vivent les derniers jours de leur restaurant à l’ancienne…

Aux puces d’Orléans est mieux qu’un roman policier bien ficelé, révélant un univers plein de mesquineries et de rancoeurs. C’est aussi une réflexion sur un monde en profonde mutation, où certaines valeurs se perdent, comme le respect du travail des hommes et les bons repas pris en commun. L’on ressent la nostalgie de l’auteur pour cette époque où les objets étaient conçus pour durer, où l’on prenait le temps de bien vivre, même avec moins de confort qu’aujourd’hui.

Passionné d’histoire locale, José Brusseau a dépeint dans Un amour de matelote puis dans Vengeance au clair de Loire l’univers de la paysannerie du Val de Loire au XVIIIe siècle. Au-delà des intrigues et des personnages, il nous passionne par sa description de la vie quotidienne du petit peuple orléanais.

.

Un extrait :

 

Jo était un habitué des puces. Il y venait quelle que fût la météo. C’était son divertissement du samedi matin. C’était une bonne idée qu’il avait eue de vouloir emprunter le chemin le plus court pour y parvenir. A l’avenir, devrait-il contourner le théâtre par l’arrière et le boulevard, ou par la droite, et suivre la grande diagonale de l’esplanade ? Il le saurait sous peu. Peut-être même dès son trajet retour. A moins que les malicieuses corneilles ne le détournent une nouvelle fois de ses calculs.

 

Jo n’était connu que sous cette réduction a minima de son prénom originel. L’officier d’état civil de la mairie avait pourtant, lui, scrupuleusement noté Joseph Charles. Mais après avoir refusé Joseph Karl. Marcel, son père, était cheminot au dépôt de la gare des Aubrais. Quand, le 20 février 1943, celui qui allait devenir Jo pointa le bout de son nez, Marcel y vit une bonne occasion de célébrer la défaite de l’armée allemande à Stalingrad. Joseph Staline se devait d’être honoré ainsi que son mentor, Karl Marx. Enfin, c’est ainsi que Marcel avait vu l’occasion de le faire au nez et à la barbe de l’occupant. Il avait prévu de clore le bec aux suspicieux pouvant le suspecter de résistance.  Joseph pour le petiot ? Le bon Dieu ne pouvait pas être contre ! En ces temps de guerre, tout le monde avait néanmoins essayé d’en savoir un peu plus chaque jour sur les combats de Stalingrad et l’avancée irrépressible de l’Armée rouge, menée d’une main de fer par celui qu’on imaginait encore en Petit père des peuples. Jo avait une soeur aînée, Jacquette, née le 23 décembre 1940. Là non plus, le prénom n’avait pas été choisi au hasard. Marcel ayant toujours eu l’âme patriotique, le jour de la naissance de sa fille correspondait à l’exécution, par les troupes d’occupation, de Jacques Bonsergent, résistant parisien.

.

Ce que j’en pense

Polar nostalgique correspond exactement à la nature de ce livre où le passé se vit au présent. L’intrigue policière en devient presque secondaire tant l’ouvrage fourmille de renseignements historiques sur les us et coutumes des petites gens de cette époque. Il faut avoir connu parfaitement les puces d’Orléans pour en parler comme l’auteur le fait. Il en est de même pour le quartier où se déroule l’action pour les différents métiers évoqués.

La nostalgie est présente tout au long du livre comme si l’auteur voulait s’attarder sur cette période de l’histoire où les gens n’étaient pas riches mais heureux. L’auteur dépeint un monde à dimension humaine loin des manoeuvres politiciennes.

Les détails de la vie de tous les jours sont détaillés d’une manière très précise avec des précisions où vous pourrez par exemples manger de la tête de veau sous nombre de recettes décrites sur plusieurs pages. Les personnages sont soignés dans leurs expressions, leurs tenues, leurs parlers.

Un bon livre nostalgique !

Lisez-le !

.

 

.

L’auteur

Passionné d’histoire locale, José Brusseau, originaire d’une famille de vignerons de Châteauneuf-sur-Loire, s’est lancé à la recherche de ses racines, de ses ancêtres. Il a voulu connaître leur vie, leurs habitudes. Il s’est attaché à les faire revivre dans leur milieu, celui de la paysannerie orléanaise du début du XVIIIe siècle.

Passionné d’histoire locale, José Brusseau, originaire d’une famille de vignerons de Châteauneuf-sur-Loire, s’est lancé à la recherche de ses racines, de ses ancêtres. Il a voulu connaître leur vie, leurs habitudes. Il s’est attaché à les faire revivre dans leur milieu, celui de la paysannerie orléanaise du début du XVIIIᵉ siècle.

Avec l’arrivée de Louis XV, la société est en pleine mutation. Les nouvelles industries et manufactures font émerger la bourgeoisie de province. Dans Vengeance au Clair de Lune, José Brusseau peint, avec son écriture pointilliste, cet univers de mesquineries et de rancoeurs. De là à dire que peu de choses ont changé, depuis ce temps, dans la nature humaine, il n’y a qu’un pas que le lecteur osera certainement franchir…

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 18 novembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.