JL à l’écoute de… Julia Rolin


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Julia Rolin

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Julia Rolin, j’ai écrit mon premier livre en 2015, à ma grande surprise il a trouvé un éditeur tout de suite. En ce moment j’écris le quatrième.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je n’envisage pas pour l’instant d’arrêter mon activité professionnelle, je suis assistante de direction dans la fonction publique et j’écris dès que je trouve un moment pour ça. J’arrive à concilier la vie de famille, le travail et l’écriture, mais par contre, depuis que j’écris je lis à peine une dizaine de livres par an et ça me manque la lecture, mais l’enthousiasme de l’écriture est plus fort.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Je ne sais rien faire d’autre que lire et écrire. Mais j’aime aller écouter l’Orchestre du Capitole, aller au théâtre, au ciné et depuis peu les expos de peinture, une de mes petites filles adore ça.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je suis suivie par environ dix mille abonnés sur Facebook, Twitter, (Welovewords -je vous en parle plus bas ici) et Instagram. Les chroniques et les commentaires de ceux qui ont lu mes livres ? J’adore ! Je rencontre mes lecteurs dans les salons ou les librairies.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Dès que j’en ai l’occasion, je vais à la rencontre de mes lecteurs. Quand des libraires m’invitent, je vais dédicacer et je participe à quelques salons du livre, dont celui de Paris en 2018. Les salons sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres auteurs qui rament comme moi pour se faire connaître, c’est parfois des découvertes de personnalités inoubliables et les gens qui se démènent – souvent bénévolement – pour l’organisation de salons dans des petites communes aiment ce qu’ils font, du coup les auteurs ont plaisir à être là.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Mon premier livre, La fugitive, a été publié en 2016 par Numériklivres qui venait de proposer son catalogue en version papier. C’est une romance sulfureuse. J’y ai mélangé les codes de l’érotisme, du polar, j’ai saupoudré tout ça de romance, de sensibilité pour qu’il ne soit pas catalogué porno pour maman et pour être certaine qu’il ne soit pas rangé dans le tiroir « feel good » qui s’ouvrait cette année-là… ça finit mal. Le livre a été diffusé pendant deux ans puis, malheureusement, l’éditeur Jean-François Gayrard a eu des problèmes financiers, puis sa santé a périclité et il est mort en septembre dernier et sa maison d’édition avec lui. Je bataille actuellement pour le sortir des librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) car il est toujours en vente alors que je n’aurai pas le bénéfice des droits d’auteur.

Mon deuxième livre est une nouvelle qui répondait à un appel à texte sur le site de mon éditeur. Comme il tardait trop à me le publier, je suis partie le publier chez Évidence Éditions. Le titre est Rouge désir, c’est osé et si l’univers sado-maso est évoqué au début c’est juste pour l’événement qui est à l’origine de la rencontre du drôle de couple dont on suit l’aventure. Les femmes dans mes livres ne sont jamais soumises, loin de là, et cette nouvelle finit bien et se lit très vite.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous en parler ?

J’ai laissé de côté l’érotisme avec mon troisième livre qui vient de paraître (lui aussi chez Évidence Éditions), Mon péché ? Capitale ! J’en suis très fière sans doute parce que c’est le petit dernier. Avant d’être publiée j’écrivais sur un site, Welovewords où plus de vingt-mille auteurs partagent leurs textes. Quelques uns, qui n’étaient pas à leur premier essai, m’ont proposé de les rejoindre pour ce beau projet qui vient d’aboutir. Le résultat est un recueil de sept nouvelles sur le thème des sept péchés, préfacées d’un petit billet croustillant d’un huitième auteur qui mitonne habituellement des polars teintés d’humour noir, le tout est présenté sous une superbe couverture que l’on doit à un autre auteur qui est aussi un excellent photographe. Le fil rouge des textes est Paris au prisme des sept péchés capitaux. Les péchés ont été tirés au sort et j’ai hérité de la paresse.

Ma nouvelle, Changer de temps,  est sur le thème à la mode du « slow », profiter du moment présent… Mon héroïne est une parisienne trentenaire, végan, romantique, elle a de l’humour, est un peu perchée et très attachante. Cette paresseuse a des visions étranges, quelques amis fantasques et je ne peux pas en dire beaucoup plus sauf que qu’elle cherche l’amour et que c’est quelque chose de la suivre dans ses errances paradoxales.

 

8/ Où peut-on trouver vos ouvrages ?

Mon premier titre cherche un nouvel éditeur et pour Rouge désir et Mon péché ? Capitale ! Sont disponibles sur le site de l’éditeur : evidence-boutique.com, sur les librairies en ligne (Amazon, Fnac, Cultura etc…) et bien sûr il peut être commandé chez tous les libraires, Évidence Éditions étant diffusé par Hachette.

https://www.evidence-boutique.com/erotique/rouge-desir

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-books ?

Chacun fait ce qui lui plaît, et nous écrivons pour des raisons différentes. Pour certains, c’est une thérapie et même s’ils doivent payer ils veulent tenir entre leurs mains le résultat de leur travail. J’ai la chance d’être éditée et si je vends très peu parce que je ne suis pas connue, je persiste.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Les conseils, je n’aime ni les donner ni les recevoir. Mais je peux parler de mon instinct qui me pousse à chercher le bonheur et à me relever pour ça après chaque gamelle. J’évite de toujours douter de moi, je me dis que si je ne crois pas en moi, personne n’y croira. Quand je suis touchée je coule, mais j’ai un tel tempérament que je parviens à cacher mon état et très vite je suis mon instinct qui me pousse à rechercher les petits instants de bonheur. Je suis très douée pour chercher, mais il faut reconnaître qu’il ne dure jamais bien longtemps. Mais je m’en fiche, je cherche quand-même et comme je m’émerveille très facilement je le trouve dans des petits riens. Un bon bouquin, un beau paysage, un peu d’humour ou le rire d’un enfant peuvent suffire à mon bonheur.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis de tout, mais j’écris essentiellement des nouvelles et des romans. Le prochain sera de l’anticipation.

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

12/ Comment écrivez-vous ?

N’importe où ! Même dans mon lit. Mais plus souvent à mon bureau au salon où je suis entourée de plus de deux mille livres.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture des commandes d’ouvrages ?

C’est le temps pour écrire qui me manque, mais l’inspiration est toujours là. Je la trouve dans ce que je vis, dans l’actualité ou dans mon imagination. Sur Welovewords, il m’est arrivé de gagner des concours et de vendre un poème ou une chronique, mais si un éditeur me faisait demain une commande et de préférence une avance, et bien waouh !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils imaginaires ?

Mes personnages sont toujours imaginaires, enfin presque : dans Changer de temps, ma nouvelle de Mon péché ? Capitale ? Maryam, l’amie de mon héroïne est inspirée d’une amie qui m’avait lancé un défi. La description, la gouaille et le franc parler de la vraie qui est chauffeur de taxi comme dans le livre. Mais à part cette exception, mes personnages sont imaginaires, d’ailleurs, quand j’ai bien décrit ce qu’ils sont ils font tout le boulot, je n’ai plus qu’à tirer les fils, ils racontent l’histoire tout seuls !

https://www.evidence-boutique.com/electrons-libres/mon-peche-capitale-?search_query=peche+capitale&results=1

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De chercher la singularité peut-être. Mais ceux qui vivent de leur plume peuvent être un exemple à suivre alors que je ne suis qu’une bleue.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Oscar Wilde, Edgar-Allan Poe, Thomas Mann, Umberto Ecco, mais aussi Philippe Claudel, Patrick Modiano, Jean-Marie Le Clézio, Jean-Christophe Ruffin ou encore Alessandro Barricco.

C’est loin d’être exhaustif, mais ce sont quelques uns de ceux que j’aime lire.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’enchanteur de René Barjavel. C’est beau, c’est drôle et d’une poésie inouïe.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, mon prochain livre est un roman d’anticipation. L’histoire se déroule en 2055. La difficulté est de ne pas faire une dystopie, l’actualité est suffisamment angoissante, alors je vise plutôt l’humour et la fantaisie.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai en dédicace à Muret, près de Toulouse, le samedi 8 décembre à la Librairie L’attrape-rêves et au salon du livre de Champigny (Yonne), les 9 et 10 février 2019.

 

20/ Où peut-on suivre votre actualité ?

. Facebook/Page Julia Rolin/@juliarolinauteur    https://www.facebook.com/people/Julia-Rolin/100010306601864

. Twitter/Julia Rolin/@julia_rolin    https://twitter.com/julia_rolin

. Instagram/Julia Rolin/@juliarolinauteur     https://insta-stalker.com/profile/juliarolinauteur/

 

Julia Rolin

Le 25 novembre 2018.

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Je remercie sincèrement Julia Rolin d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 30 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Carine Lejeail

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Carine Lejeail

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Carine Lejeail, j’ai un parcours littéraire assez récent. J’ai suivi pendant quatre ans les ateliers d’écriture parisiens « En roue libre » deux fois par mois et cet atelier a permis à l’écriture de prendre une place de plus en plus importante dans ma vie quotidienne. J’ai participé également aux ateliers du PJEF sous la direction de Christiane Baroche. J’ai publié quelques nouvelles et je suis en train de publier mon premier roman. Je participe actuellement aux ateliers « Alice et les mots » sur Paris également.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à travailler à vingt-cinq ans en tant que professeur des écoles dans le Pas de Calais. J’ai eu la chance de m’occuper pendant trois ans des enfants issus de familles en demande d’asile et c’est de loin l’expérience la plus enrichissante que j’ai pu avoir. J’ai ensuite déménagé à Madrid hors du cadre de l’Éducation Nationale où j’ai intégré les services administratifs d’une grande multinationale américaine. De retour en France, après trois ans en tant qu’expatriée, j’ai continué dans ce domaine et j’ai intégré une entreprise de l’IT en région parisienne. L’envie d’écrire est née lorsque je vivais en Espagne. Elle s’est concrétisée lorsque je suis arrivée sur Paris. Aujourd’hui je supervise une équipe d’assistantes commerciales et je consacre en théorie une heure par jour à écrire.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je fais aussi de la photographie, bien qu’il s’agisse d’une activité très ponctuelle. Je ne trouve pas assez de temps pour pousser cette passion plus loin. Je ne connais rien à la théorie, ni aux techniques de photographie, mais j’aime la photo car c’est une façon de saisir un instant dans la richesse des détails qui le composent. Un simple cliché peut vous faire ressentir la douleur d’un personnage, la joie d’un autre, la poésie d’une ville la nuit, la fraîcheur d’un petit matin ou la colère d’une foule de manifestants. J’aimerais réussir à transmettre cette même richesse dans les textes que j’écris.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne crois pas avoir d’admirateurs. Je connais quelques lecteurs bienveillants avec qui j’échange régulièrement. Ce que j’attends d’eux ? Qu’ils prennent du plaisir à me lire, qu’ils s’évadent, arrivent au bout du texte sans avoir vu le temps passer et en se disant « zut, déjà ! ». Et si ce n’est pas le cas qu’ils viennent me dire pourquoi, ce qu’ils n’ont pas aimé et ce que je pourrais améliorer selon eux. Pour moi, on ne peut progresser sans le regard des autres.

Pour l’instant j’utilise essentiellement les réseaux sociaux pour aller vers les lecteurs. Internet est un excellent moyen pour découvrir les nombreux univers littéraires et rencontrer d’autres passionnés.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Pas encore. En 2017 mon premier roman paraîtra et je participerai à des rencontres et des salons du livre.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis sept ans. J’y suis arrivée un peu par hasard, sans me douter que je ferai autant de chemin. Dans une période difficile de ma vie, j’ai eu comme une pulsion d’écrire ce qui n’allait pas. Ce geste anodin et la sensation qu’il m’a procuré ont lentement mûri jusqu’à devenir une véritable envie de raconter des histoires qui ne seraient pas les miennes. J’aime regarder la vie avec les yeux des autres.

J’ai écrit de nombreuses nouvelles dont trois ont été publiées :

Le poids de la poussière accumulée (Recueil « Les femmes nous parlent »)

Éditions Phénix d’Azur – septembre 2016 – Recueil de nouvelles

Fers d’encre et de papier‏ (Recueil « Le chant du monde‏ »)

Éditions Rhubarbe – avril 2015 – Recueil de poèmes et de nouvelles

Jeux d’ombres et de lumière (Recueil « Derrière la porte… »)

Opéra Éditions – 14 novembre 2014 – Prix littéraire 2014

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Shana, fille du vent (éditions Phénix d’Azur) est en cours d’édition. Le roman raconte la vie de Shana, une jeune fille née dans les bidonvilles gitans de la périphérie de Madrid. Le lecteur la suit à la découverte de la culture gitane, de ses traditions centenaires, de sa joie et de sa musique, comme un sourire immense sur le gris des murs pelés. Un roman tout en couleurs où les teintes des regards portés sur la différence vont des couleurs chaudes de la bienveillance aux nuances froides de la bêtise humaine. De l’enfant réservée à la jeune fille impétueuse, Shana se construit un quotidien de débrouille. Elle se forge des amitiés au-delà des murs de l’exclusion sociale. Sa passion pour les livres vient nourrir son âme insoumise, ses désirs de liberté. Elle refuse le destin tout tracé que lui suggère la tradition, force les portes de la ville et de drames en mains tendues, elle trouve enfin son indépendance. Roman d’amour, d’amitié, mais surtout d’apprentissage. On plonge dans une culture gitane chatoyante et contrastée, bien loin des clichés communs, comme une invitation au dialogue entre les êtres et les cultures.

Je souhaitais écrire sur une culture différente de la mienne, sur une communauté marginale victime des idées préconçues encore tenaces dans l’imaginaire collectif. J’ai choisi le monde gitan espagnol qui m’a toujours attirée. J’ai mis un point d’honneur à étudier les coutumes gitanes, je voulais que ma fiction s’appuie sur un décor réaliste à la limite du documentaire.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site des éditions Phénix d’Azur. Sur Amazon et en librairie dès 2017.

http://www.phenix-azur.com/shana_fille_du_vent.html

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book?

La publication à compte d’éditeur est une marque de confiance énorme adressée à l’auteur, à plus forte raison lorsqu’il est débutant. Si on a la chance de trouver un éditeur qui accepte son manuscrit, c’est l’occasion d’apprendre énormément sur la partie « technique » du roman. C’est aussi l’occasion de découvrir les erreurs à ne pas commettre, et de progresser tout en étant épaulé par un professionnel du livre. Je ne recommanderais pas la publication à compte d’auteur. J’ai reçu plusieurs propositions de ce type de maisons d’édition qui m’ont paru peu scrupuleuses : mon manuscrit avait été lu en un temps record, la lettre était dithyrambique et s’accompagnait d’un devis de deux à trois mille euros selon les maisons. Je n’ai pas eu envie de faire confiance à ce genre d’offres et je pense avoir eu raison. Quitte à assumer financièrement l’édition de son livre, je pense qu’il vaut mieux tenter l’aventure de l’autoédition, d’autant plus que des sites de renoms proposent maintenant des livres de qualité pour des tarifs raisonnables.

Quant aux e-books, je faisais partie des plus sceptiques. Maintenant je ne quitte plus ma liseuse…

 

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil que je me remémore le plus souvent, surtout quand je retravaille mes textes, c’est celui de Christiane Baroche : « Relis tes textes à voix haute ! Tu entendras ce qui ne fonctionne pas. » À la lecture de mes nouvelles, elle est capable de dire si j’ai appliqué son conseil ou pas, et elle ne manque pas de me le rappeler !

Plus généralement : « éviter de s’engager sur les routes que tout le monde prend ». C’est un conseil qu’on peut appliquer à de nombreux aspects de la vie. Trouver sa différence, son originalité et l’assumer. Ne pas avoir peur de faire les choses différemment des autres, quitte à devoir faire face à de l’incompréhension.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Sans hésitation les romans. Je suis amoureuse de fiction. J’aime les histoires qui m’attrapent et ne me lâchent plus jusqu’à la dernière page, qui m’emmènent en voyage dans des univers, des cultures différents des miens. Dans ces cas-là, j’adore savoir qu’il me reste plusieurs centaines de pages à passer avec les personnages. C’est le meilleur moment de la journée : celui où je retrouve mes héros de papier. Si j’aime beaucoup écrire au format « nouvelle », je suis par contre un peu frustrée en tant que lectrice qu’elles se terminent si vite quand elles me plaisent.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Je m’impose une heure d’écriture par jour, plus si mon emploi du temps me le permet, même les jours où je ne suis pas inspirée. Ces jours-là, même si 90 % de ce que j’écris sont à jeter, il restera toujours 10 % dont je pourrais faire quelque chose. Si j’attendais l’inspiration pour m’y mettre je n’écrirais jamais.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Un peu partout. Surtout dans les détails. Il suffit d’une chanson, d’une image aperçue à la télé, d’une photo, d’une scène volée à l’anonymat de la rue pour que je parte dans une histoire. Les idées m’arrivent souvent un peu n’importe où et j’en ai laissé beaucoup se perdre dans l’oubli avant d’avoir le réflexe de les noter sur mon téléphone. Je vais souvent piocher dans cette liste pour mes sujets de nouvelles.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont toujours imaginaires oui, même si je pioche dans mon vécu. En général, j’ai en tête la trame de mon histoire dès les premières lignes. J’ai mon point de départ, je sais où je vais, et j’ai éventuellement des étapes. Ensuite la dynamique de l’histoire prend le dessus et les personnages m’entraînent parfois là où je ne les attendais pas.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

D’écrire, écrire et encore écrire. L’écriture est comme un sport, plus on s’entraîne, plus on progresse. De se chercher des amis avec la même passion, d’échanger, de travailler avec eux. De suivre un atelier d’écriture. De ne pas voir peur d’essayer.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai découvert la littérature avec Zola, c’est l’auteur qui m’a accompagnée dans l’adolescence. Aujourd’hui je pioche un peu partout, tous les styles, tous les pays. J’admire énormément Olivier Adam pour la finesse et la profondeur des émotions qu’il arrive à ciseler. J’aimais beaucoup Jean M. Auel pour le travail de documentation historique qu’elle a réalisé pour écrire sa saga préhistorique, même si les derniers tomes m’ont moins convaincue. J’adore René Barjavel.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Et la vie nous emportera de David Treuer. J’aime l’atmosphère du Minnesota et les combats intérieurs du personnage principal. J’ai hâte de le retrouver ce soir !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Sur un recueil de nouvelles : une galerie de personnages atypiques, des êtres rejetés par les autres, qui se cherchent, qui s’assument, qui dépassent les limites factices tracées par les hommes.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Pas encore.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur ma page Facebook : www.facebook.com/CLejeail et sur mon blog : https://emotstions.wordpress.com

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Le 19 décembre 2016.

Carine Lejeail

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Je remercie sincèrement Carine Lejeail d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 20 décembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Aude Prieur

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Aude Prieur

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Aude Prieur.

J’ai une formation d’historienne (master 2 en histoire ancienne) et de musicienne (flûte et chant).

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je travaille dans le secteur culturel et en période de crise et de chômage (comme en ce moment…), je fais des remplacements en lycée. Je suis flûtiste et chanteuse dans un ensemble de musique celtique et un Pipe-band (ensemble de cornemuses).

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Comme art ? La littérature, non ? C’est pour ça que je suis là, n’est-ce pas ? Plus sérieusement, j’adore le cinéma, les arts plastiques, le théâtre, les livres… J’aime tous les livres, j’en dévore chaque jour un peu plus. Ma passion : la musique. J’en fais depuis toute petite et je n’arrêterai que lorsque je serai morte… J’aime beaucoup la musique classique, la musique traditionnelle (notamment celtique…), les musiques du monde, je suis moins encline à écouter les tubes qui passent en boucle sur les grandes radios…

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’ai pas d’attente spécifique, j’écris pour partager et pour faire passer des émotions aux autres : j’aime transmettre. Pour me faire connaître, je discute (ça, je n’ai pas de mal, je suis une grande bavarde), je participe à des salons du livre, des rencontres en bibliothèques ou librairies. Je tiens un blog aussi, où je parle de mes livres bien sûr mais j’échange aussi sur beaucoup d’autres sujets.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, oui et pas encore… Conférence est un bien grand mot pour moi (déformation professionnelle). Je ne veux pas « disserter » de longues heures sur mes ouvrages, je préfère échanger avec les lecteurs. Les rencontres sont toujours très enrichissantes.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai commencé à écrire en master pour mon mémoire de recherche Les Hyakinthies à l’époque hellénistique, un témoignage de l’évolution de Sparte ? Et je m’y suis vraiment mise lorsqu’il a été publié. Me replonger dans les corrections, reformulations, aménagements m’a donné envie d’écrire mais plus sur des sujets scientifiques (plus pour le moment en tout cas). J’ai donc tapé la première phrase de mon roman Cherche et tu ne trouveras pas en février 2014. Pendant les presque deux ans de labeur pour la publication de ce premier roman, j’ai écrit beaucoup d’autres textes qui m’ont fait progresser (principalement des nouvelles). Et aujourd’hui, je travaille à la suite de Cherche et tu ne trouveras pas.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Cherche et tu ne trouveras pas. Pour faire court, c’est l’histoire de Laure, jeune étudiante en archéologie, qui est une éternelle insatisfaite. Elle écrit ses pensées les plus secrètes dans son journal intime avec une bonne dose d’autodérision. De la fac avec le choix des études, aux premiers petits boulots, entre échecs sentimentaux et interrogations Laure va se démener pour rester positive et avancer dans la vie. Jusqu’où la mènera sa quête du bonheur ?

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Auprès de moi avec une belle dédicace (en région centre) ! Pour les circuits plus « classiques », sur le site de l’éditeur www.prem-edit.com ou dans les librairies Orléanaises (ma ville de résidence actuelle) : librairie Passion culture, librairie Nouvelle d’Orléans et librairie Les Temps Modernes.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Édition à compte d’auteur ou participatif : je suis assez sceptique quant au fait de devoir payer pour voir ses écrits publiés…

Pour moi, un éditeur reste celui qui propose un contrat d’édition sans aucun frais pour l’auteur et avec une rémunération. Bien que celle-ci reste infime… Je ne connais pas bien le monde de l’autoédition mais j’ai de très bon retour de collègues écrivains. Pour ma part, j’aime écrire, pas m’occuper de tous les processus d’édition… Quant aux e-books, ça permet peut-être un accès plus facile aux livres mais je suis une vieille sur ce plan-là, pour moi rien ne remplace un livre papier (l’odeur, le toucher, le plaisir de tourner les pages, etc.).

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Ah ! Je l’ai reçu quand j’avais 6 ans et que je me suis pris une raclée (un trop-plein de gentillesse de mon côté, depuis c’est fini !). Un ange m’est apparu et m’a dit « La vie est une salope, il va falloir te battre ». Bon, ce n’était pas un ange mais un mec bourré, mais j’ai retenu ce conseil et je l’applique tous les jours. Je ne baisse jamais les bras, je me bats pour obtenir ce que je veux. Ça va du travail acharné pour produire un bon livre… aux manœuvres stratégiques pour obtenir d’autres choses…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Question très difficile : j’aime tout ! Je suis très éclectique, j’adore lire et je change de genre littéraire au gré de mes humeurs. Pendant mes études, je lisais beaucoup de livres historiques et de travaux de recherches par exemple, mais également les grands classiques de la Grèce ancienne (je suis spécialiste de Sparte…). J’aime lire, même quand je parcours un mauvais livre (ça arrive quelques fois), je ne peux pas m’empêcher de le terminer pour connaître la fin.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec des lettres… Si la question est quel est mon outil, c’est mon ordinateur (je suis de la génération qui a perdu l’habitude d’écrire sur un carnet, bien que j’en possède un qui me permet de noter mes idées par-ci, par-là). Si la question concerne mon mode de fonctionnement, je n’en ai pas vraiment. Ma muse vient quand elle le souhaite et comme j’ai une très bonne mémoire, je peux emmagasiner des idées pendant très longtemps avant d’avoir le temps d’accoucher d’une œuvre complète. Après, quand je me pose pour écrire, ça se fait d’une traite, j’ai besoin de temps (une période de chômage par exemple), je ne veux pas être dérangée. Puis quand viennent les relectures, corrections, je peux le faire à des moments définis en même temps que mon activité professionnelle.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’écris ce qui me passe par la tête uniquement, pas de commandes. Mon inspiration vient de la vie de tous les jours en partie, d’expériences, d’histoires mais surtout de mon imagination débordante (terme redondant dans mes bulletins scolaires).

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Ça dépend de ce que j’écris. Pour les nouvelles, je crée du policier, du dramatique, du fantastique, du féminin, de l’historique… Mes personnages sont souvent un mélange d’une multitude de personnes et une touche d’imagination ou alors totalement sorti de ma tête avec ses connotations historiques, sans aucun rapport avec le réel (je pense notamment à une femme millénaire chef de guerre). Ça dépend aussi des périodes, des personnes que je fréquente. Mon travail secondaire (prof en lycée) me donne aussi de la ressource, notamment des anecdotes que je conserve souvent pour les utiliser au moment opportun.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lancez-vous, ça ne coûte rien d’essayer. Être publié, c’est autre chose mais si on vous conseille de le faire et qu’un vrai éditeur vous remarque, vous serez peut-être le prochain Prix Goncourt !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Jane Austen, Fedor Dostoïevski, Léon Tolstoï, Nicolas Gogol, Milan Kundera, Franz Kafka, Emile Zola, Ovide, Hésiode, Homère, Agatha Christies, Fred Vargas, Marc Bloch, Anna Gavalda, J.K. Rolling, C.S Lewis, Suzanne Collins, Elizabeth Gilbert, Helen Fielding, René Barjavel, Daniel Pennac et j’en oublie plein !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes. C’est un ami cher qui me l’a conseillé et j’ADORE !

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je suis en train de regrouper plusieurs nouvelles pour faire un recueil et j’en écris toujours d’autres. Je travaille sur la suite de Cherche et tu ne trouveras pas, sept ans après le premier roman.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Salon des arts et du livre (La Chapelle Saint-Mesmin, 45) : 10 avril 2016
Championnat de France de tir nature (Mézières-les-Cléry, 45) : 21 au 22 mai 2016
20e fête du livre (Tours, 37) : 19 juin 2016

Salon du livre (Veigné, 37) : 2 octobre 2016
Le Salon du livre des amis de l’humanité (Orléans, 45) : 26 novembre 2016
Salon des auteurs et éditeurs de la région Centre (Dhuizon, 41) : 4 décembre 2016

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon blog : audeprieur.blogspot.fr

Sur ma page Facebook : www.facebook.com/audeprieurauteurencoreinconnue

Sur la page de l’éditeur : www.prem-edit.com

Dans la presse !

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Le 24 mars 2016

Aude Prieur

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Je remercie sincèrement Aude Prieur d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, danseur, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 28 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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