Salon du livre de Dhuizon

Sur le stand des Editions du Jeu de l’Oie

Je dédicacerai deux livres :

Récits historiques de l’Orléanais

Récits historiques des Quais d’Orléans

Mes horaires sont à préciser, sûrement de 10 h 00 à 17 h 30

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Lumières de Loire invite Jean-Louis Riguet en dédicace

La galerie d’art et librairie

Lumières de Loire

à Châteauneuf-sur-Loire, 33 bis Grande Rue

invite l’auteur Jean-Louis Riguet

pour une dédicace

le samedi 21 octobre 2017

de 15 h 00 à 18 h 00

de son dernier livre

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RéCITS HISTORIQUES

DES QUAIS D’ORLéANS

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Ce livre séduira tout particulièrement les lecteurs amateurs d’histoire,

ainsi que les lecteurs attachés à l’Orléanais et à la Loire.

« Récits historiques des quais d’Orléans » 

Jean-Louis Riguet

Éditions du Jeu de l’Oie

ISBN 978-2-36831-054-0

196 pages, 20 €.

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Savez-vous qu’à l’époque gauloise le port d’Orléans était déjà un carrefour commercial très actif ? Pourquoi le vinaigre et la moutarde d’Orléans sont-ils toujours si réputés ?

Se souvient-on qu’au XVIIIe siècle la ville comptait des dizaines de raffineries de sucre et de manufactures textiles, où l’on fabriquait notamment la blonde de soie, cette magnifique dentelle ? Pourquoi Orléans était-elle appelée « la capitale de la rose » au XIXe siècle ?

C’est à toutes ces questions, et à beaucoup d’autres, que Jean-Louis Riguet s’est attelé dans ce nouvel ouvrage.

Après avoir évoqué les grands personnages de notre Histoire dans ses « Récits historiques de l’Orléanais », il met ici l’accent sur l’importance de l’activité économique d’Orléans à travers les âges.

À travers l’évolution de la marine fluviale, du travail du sel, du sucre, du coton, des jardins et des crues, c’est cette fois l’histoire des petites gens, de ceux qui travaillent dans l’ombre, qui est mise en lumière…

Nous nous intéresserons aussi aux grands industriels comme aux petits métiers oubliés, et nous voyagerons même des mines de charbon de la Haute Loire à Saint-Domingue dont le sucre a fait un temps la richesse d’Orléans…

 

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Six récits qui racontent le temps de gloire

de la Loire et de ses Mariniers

L’apogée du commerce

avec les Îles de l’Atlantique

et les Pays de la Méditerranée.

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La Marine de Loire est le personnage principal

qui transporte le sel, le sucre,

la houille, le vin, les tissus et autres denrées.

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Trois ports sur la Loire à Orléans

Le port de Recouvrance pour le commerce avec l’Atlantique

Le port de la Poterne pour le commerce avec la Méditerranée

Le port des Jacobins pour les séjours de longue durée ou les réparations

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 18 octobre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Sortie prochaine de nouveaux récits historiques

Pendant le Festival de Loire

Qui se tient à ORLEANS

Du 20 septembre au 24 septembre 2017

Les éditions du Jeu de l’Oie

éditent un nouveau livre sur Orléans et son fleuve

http://www.calameo.com/books/00108522480b5ef70bb7b

Voir page 1 et page 13

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AFFICHE_FESTIVAL_LOIRE_2017

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RéCITS HISTORIQUES DES QUAIS D’ORLéANS

De Jean-Louis RIGUET

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Six récits qui racontent le temps de gloire

de la Loire et de ses Mariniers

L’apogée du commerce

avec les Îles de l’Atlantique

et les Pays de la Méditerranée.

La Marine de Loire est le personnage principal

qui transporte le sel, le sucre,

la houille, le vin, les tissus et autres denrées.

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Trois ports sur la Loire à Orléans

Le port de Recouvrance pour le commerce avec l’Atlantique

Le port de la Poterne pour le commerce avec la Méditerranée

Le port des Jacobins pour les séjours de longue durée ou les réparations

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Réservez-le dès maintenant aux éditions du Jeu de l’Oie

http://www.votreinfolocale.fr/editions-jeu-oie/index.html

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Tout sur mes livres :

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© Jean-Louis RIGUET 12 septembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Fête de la Sange à Sully-sur-Loire

Fête de la Sange

Sully-sur-Loire

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Je ne suis ni chasseur ni pêcheur

Mais je serai présent lors de cette grande manifestation pour

une dédicace privée

des RECITS HISTORIQUES DE L’ORLEANAIS

Val de Loire, Beauce, Sologne

les samedi 09 septembre et

dimanche 10 septembre 2017

sur le stand des Editions du Jeu de l’Oie

 

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A L’HONNEUR A LA FÊTE DE LA SANGE 2017

LE PAYS BASQUE

 

Les 09 et 10 septembre prochains nous nous retrouverons, comme chaque année, dans le parc départemental du château de Sully sur Loire à l’occasion de la fête de la Sange qui fêtera son 20ème anniversaire.

 

 

Le comité d’organisation avec ses bénévoles, en partenariat avec la Fédération de chasse du Loiret, la Fédération de pêche du Loiret et nos nombreux partenaires ont décidé de mettre à l’honneur le Pays Basque.

 

 

 

La fête de la Sange est devenue une manifestation incontournable pour…

La suite sur :

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© Jean-Louis RIGUET 04 septembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Jean-Louis RIGUET

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Louis RIGUET

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Crédit photo Gérard Catala

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Louis RIGUET.

Je suis de l’année où le vin était bon, 1947, dans une petite bourgade de la Vienne qui s’appelle Mirebeau, la capitale des ânes. Son dicton est : « Il en passe plus qu’il n’en reste ». Et moi, bêtement, je suis parti.

J’ai vécu dans une famille peu argentée (il n’y en avait pas), mon père était tailleur d’habits, maître tailleur comme l’on disait à l’époque. Ma mère l’aidait dans sa tâche en tirant l’aiguille. C’est surtout ma grand-mère maternelle qui m’a élevé. J’ai si peu connu mes autres grands-parents, car ils sont décédés dans les années qui suivirent ma naissance, que je n’en ai aucun souvenir. L’on m’a raconté que mon grand-père avait une forge car à l’époque les chevaux étaient beaucoup utilisés.

Je me souviens des verres des fenêtres glacés et givrés les matins d’hiver. On chauffait avec un poêle à charbon et à bois qui s’arrêtait en milieu de nuit. On passait les lits avec une brique chaude enveloppée dans un linge. Malgré les conditions difficiles, je n’ai pas le souvenir d’avoir vraiment souffert, même si j’ai bien dû prendre un ou deux coups au cul bien mérités sûrement. Ma mère veillait au grain avec son gant de velours dans une main de fer.

Puis, impossible de continuer les études faute de moyens financiers, le BEPC en poche, j’eus le choix entre deux solutions professionnelles, soit intégrer une banque dans la grande ville d’à côté, Poitiers, soit entrer au service d’un notaire dans mon village. J’avais 15 ans et demi. Ne connaissant ni l’un ni l’autre, j’ai choisi la facilité et suis entré en septembre 1962 dans l’étude notariale où j’allais rester jusqu’en 1966. J’y ai fait un apprentissage énorme dont je me loue encore : la machine à écrire. Une vieille Remington à boutons de nacre ! Ce que j’ai appris alors qui paraissaient des peccadilles m’ont servi toute ma vie ensuite.

Mes parents qui avaient dû fermer leur boutique de tailleur d’habits par manque de clients, à cause du prêt-à-porter arrivait à l’époque en force, adoptèrent alors Chartres. Un peu plus tard, je les ai suivis en intégrant une étude à Châteaudun où je découvris un patron extraordinaire, mon père spirituel en notariat. Pendant six ans, j’apprendrai tout de ce merveilleux métier, certes au niveau droit mais aussi au niveau relationnel avec la clientèle. Je l’en remercie encore.

En 1972, ce sera l’aventure à Paris, dans une étude près de l’Étoile, de trente-cinq personnes où je finirai principal clerc adjoint, le numéro quatre de l’entreprise.

En 1989, je m’associe avec un notaire Orléanais, reste seul un temps à la suite de la retraite de mon associé avant de m’associer de nouveau avec une dame ; j’aime bien travailler avec les femmes, elles ont une approche et un ressenti que les hommes n’ont pas. En 2015, l’heure de la retraite a sonné.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé l’écriture à Châteaudun quand j’avais vingt ans. Mais j’ai dû arrêter à cause du travail ; à l’époque on faisait un minimum de 40 heures par semaine, auquel s’ajoutaient les heures passées pour les cours par correspondance. Je me souviens, j’avais commencé un roman policier, mes personnages étaient créés, j’avais l’histoire. J’ai tout perdu lors des déménagements successifs.

N’ayant que le BEPC, il m’a fallu cravacher la monture pour apprendre le droit, le droit notarial qui est une vraie spécialisation, passer les examens professionnels.  À l’époque, c’était encore possible, aujourd’hui ce ne l’est plus. J’ai finalement obtenu l’examen de notaire à Paris, le plus jeune de ma promotion, ce qui m’a permis de faire la carrière que j’aie faite et qui peut être critiquée bien sûr. Mais je pense l’avoir pleinement accomplie dans l’esprit auquel j’aspirai, et pour moi c’est l’essentiel.

Je suis entré dans ce monde-là par la petite porte comme je l’ai dit souvent. Mais je ne m’y suis jamais vraiment intégré. Je me sens toujours tiraillé entre mes origines et cette réalité que j’ai touchée du doigt sans jamais vraiment m’y fondre.

J’ai eu des responsabilités régionales au sein de la profession et même nationale au Centre de Formation Professionnelle des Notaires à Paris. Je suis fier d’avoir enseigné pendant quatre ans les semestrialités en droit des sociétés à des futurs notaires pointant à Bac + 7 ou 8, voire plus, moi l’autodidacte.

Même si j’ai écrit toute ma vie d’une manière professionnelle, je n’ai repris l’écriture qu’en 2011 pour préparer le temps libre que devait me procurer la retraite.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je suis plus attiré par l’écriture mais j’ai pratiqué, beaucoup plus jeune, la photographie, j’ai fait des milliers de clichés. J’aime la sculpture et la peinture. J’aime bien aussi le théâtre.

J’ai découvert récemment le monde de la poésie, ce monde particulier des poètes.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne pense pas en être au stade des admirateurs. J’espère avoir quelques lecteurs, je sais qu’il y en a parmi eux de fidèles.

Se faire connaître est une gageure parmi des milliers de livres qui sortent chaque année. Trop d’informations tuent l’information. Les lecteurs ne savent plus où donner de la vue.

Je tiens deux blogs et dispose d’un site et je participe à des salons du livre ou à des scènes ouvertes.

Sur mon site : https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/

Sur mes blogs : https://librebonimenteur.net/

Et  https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Il m’est arrivé de faire des conférences lors de la sortie de mon livre Augustin, ma bataille de Loigny. Ce sont des moments intéressants. J’aimerais pouvoir faire des lectures de poèmes, seul ou avec d’autres, accompagné par une guitare ou autre instrument de musique.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme je l’ai indiqué précédemment, j’ai vraiment commencé l’écriture de livres en 2011.

J’ai écrit principalement des romans à base d’Histoire, des docufictions.

 

Voici dans le désordre ma modeste production :

Coquecigrues par Mégarde, recueil de poésie, Prem ‘Edit, 2017

Pétales Éclectiques, recueil de poésie, Prem’Edit, 2016

 

Le Dénouement des Jumeaux (Bataille de Coulmiers 1870), Éditions du Masque d’Or, 2016

 Récits Historiques de l’Orléanais, Val de Loire, Beauce, Sologne, Édition du Jeu de l’Oie, 2016

 

Lettre aux Attenteurs, pamphlet dans un recueil collectif « Les mots ne sont pas des otages !… et Mahomet n’était pas islamiste ! », Éditions du Masque d’Or, 2015, dont les droits sont reversés à Reporters sans frontière

La Vie en Archives d’un Petit Gars, Éditions Dédicaces, 2014

Délire Très Mince, essai, Éditions du Masque d’Or, 2014 (épuisé)

 

L’Association des Bouts de Lignes, Éditions du Masque d’Or, 2013, (épuisé)

Prix Scriborom 2013, nominé pour le prix Œuvre Originale au Salon du livre de Mazamet 2014

 

Trilogie :

Augustin ma bataille de Loigny, Éditions Dédicaces, 2012

 

Aristide la butte meurtrie (Vauquois 1914-1918), Éditions Dédicaces, 2014

Prix Marie Chantal Guilmin au Salon du livre de Mazamet en 2015

 

André dans le tumulte de 39-45, Éditions Dédicaces, 2015

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier est un recueil de poésie Coquecigrues par mégarde aux éditions PREM’EDIT paru en 2017.

Je dois le nom de ce livre à François Rabelais qui a inventé ce mot pour son roman Gargantua, qui veut dire qu’un évènement n’aura jamais lieu. C’est un animal imaginaire et burlesque qui tient du coq, de la cigogne et de la grue, et qui s’envole à l’approche de l’homme.

Par inadvertance des vers en prose sont nés et ont été organisés en trois parties divisées en poèmes eux-mêmes avec deux parties : une partir poème et une partie haïkus.

 

Le poème ci-après qui est dans ce recueil a fait l’objet d’une publication dans la revue LIBELLE en avril 2017 :

 

L’arbre

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

 

Il peut se lire aussi d’une manière simplifiée :

Un arbre

Attend

Le poète

Le nez dans les étoiles

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Il est possible de se procurer mes livres directement chez les éditeurs, dans les librairies et dans tous les réseaux de distribution des livres à la discrétion des éditeurs.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

C’est un vaste programme que d’avoir un point de vue à ce propos.

Personnellement, j’ai toujours mis un point d’honneur à être publié à compte d’éditeur. Mais il ne faut pas être regardant au nombre de manuscrits à envoyer, ce qui a un coût, ni aux conditions de distribution des livres, sauf pour les grandes maisons qui ont un service de distribution et de commercialisation.

Je pense que les éditions à compte d’auteur ou compte participatif, qui ne sont pas plus distribués, s’apparentent le plus souvent à des arnaques. Je leur préfère l’autoédition. Au moins, si le livre ne se vend pas, l’auteur pourra dire qu’il a tout fait pour y arriver.

Il ne faut pas oublier que c’est l’investissement de l’auteur qui procure les ventes. Mais au-delà des ventes, ce qui est le plus important c’est que les livres soient lus.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je pense en avoir reçu plusieurs. S’il faut en choisir un, je retiens : « Travaille, travaille et travaille encore ! »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de livres notamment pour nourrir mes blogs. Donc je ne lis pas toujours ce que j’aimerai lire.

J’aime les romans, les nouvelles et la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Je commence par choisir un projet, un itinéraire en quelque chose, je fais les recherches qui s’imposent, beaucoup sur internet où l’on trouve tant de choses, et j’écris ensuite directement sur l’ordinateur.

Je n’ai pas de problème de lieu, mais le plus souvent c’est à la maison, quand je suis seul, sans aucun bruit, si ce n’est ceux de mes chats.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration m’arrive par inadvertance, quand je m’y attends le moins, au détour d’une lecture, d’une information. Après tout est une question de travail.

Je n’ai encore reçu aucune commande, sauf peut-être, si l’on peut considérer qu’il s’agit d’une commande, pour le pamphlet Lettre aux Attenteurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Livre vendu aux Etats-Unis d’Amérique

Mes personnages sont imaginaires, sauf s’ils sont historiques. Je pioche dans la réalité. J’essaie de leur trouver des corpulences, des attitudes, des noms et des mots correspondants aux personnages qu’ils sont dans le livre.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire beaucoup et travailler encore plus.

Traduction anglaise, couverture augustin

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En ce moment, je pioche surtout dans la poésie contemporaine de poètes que je connais ou dans les romans que j’ai eus à chroniquer.

Je ne peux pas donner de noms car je vais me fâcher avec tous mes amis qui me font confiance.

Sinon tous les grands classiques !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La quête intermittente d’Eugène Ionesco de l’Académie française et un petit texte de Marcel Arland, Début de printemps au Rondon, de la même académie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Actuellement, je fais des recherches sur l’histoire d’un petit château situé à côté de chez moi, le Rondon, qui a appartenu un temps à la SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, où de nombreuses personnalités faisaient des séjours réguliers pour écrire ou se reposer.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Normalement, pour le Festival de Loire à Orléans, en septembre 2017, il devrait sortir un livre comportant six écrits sur les ports d’Orléans qui sera publié par les Éditions du Jeu de l’Oie ; il s’agit de raconter certaines histoires sur la vie d’Orléans et surtout de ses ports. Car à une époque, il y avait trois ports : le port de Recouvrance pour le commerce avec l’Atlantique, le port de la Poterne pour le commerce avec la Méditerranée et le port des Jacobins pour les réparations ou séjours de plus longue durée.

On y parle commerce avec les îles, du sucre, du sel de Guérande, de la Houille du Massif Central, du commerce avec les pays méditerranéens, de la crue de 1907, de la fabrique de Saint Marceau, etc.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site : https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/

Sur mes blogs : https://librebonimenteur.net/

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le 26 août 2017

Jean-Louis RIGUET

 

Je me suis livré à ce jeu des questions-réponses à la demande de plusieurs de mes amis auteurs qui ne comprenaient pas pourquoi ils étaient soumis à la question et pas moi.

La réparation est faite.

 

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Première de couverture d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je me remercie sincèrement d’avoir eu l’amitié de me livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 26 août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Christian Beaudin et les éditions du Jeu de l’Oie à la Galerie Rive Mauve

SAMEDI 6 Mai 2017

A partir de 16 h 00, répondant à l’appel de la maison d’édition

LES EDITIONS DU JEU DE L’OIE

Je viendrais dédicacer mon livre

RÉCITS HISTORIQUES DE L’ORLEANAIS

Val de Loire Beauce Sologne

à la GALERIE RIVE MAUVE

à l’occasion des

 Envolées !

 de Christian Beaudin, Photographe de Loire, Créateur d’images

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 D’autres auteurs des éditions du JEU DE L’OIE seront présents également.

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Christian Beaudin, Photographe de Loire, Créateur d’images,

propose un événement exceptionnel

à la GALERIE RIVE MAUVE

La galerie Rive Mauve Les écuries du Moulin

8 rue des Chènevières  45130 Meung sur Loire

à l’occasion des

 Envolées !

 de Christian Beaudin, Photographe de Loire, Créateur d’images

entrée libre samedi 6, dimanche 7 et lundi 8 mai

VERNISSAGE le samedi à 17 h 00

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Christian Beaudin

Vous invite à un parcours artistique original entre faune et flore de Sologne,

un parcours photographique mêlant …

Pour la suite cliquez sur :

http://www.rivemauve.fr/envol%C3%A9es-prochain-%C3%A9v%C3%A9nement-6-7-8-mai-2017/

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© Jean-Louis RIGUET 29 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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JL à l’écoute de … Nicolae Grigore Marasanu, poète roumain

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nicolae Grigore Marasanu

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis écrivain roumain.

Mon prénom est Nicolae et mon nom de famille est Grigore. J’ai choisi d’ajouter à ce nom un cognomen -Marasanu – qui m’individualise et qui me représente, indiquant l’appartenance à un endroit – Marasu -, le nom de ma localité de naissance. C’est une localité située dans les anciens marais de Braila, ultérieurement desséchés, endigués et transformés en île, où à présent on fait de l’agriculture à grande échelle et avec succès.

Mon parcours a été inhabituel en quelque sorte. Né dans une contrée paradisiaque, avec des eaux remplies d’oiseaux et de poissons, avec des zones de terre sèche et de forêts où pullulaient les animaux de chasse, j’ai dû me prémunir d’armes pour faire face aux gués que présentait cet Éden terrestre. J’ai dû m’initier dans les spécificités du lieu : apprendre à nager très tôt, pour ne pas me noyer au premier contact avec le grand fleuve – Danube- et avec les marais et les canaux pleins non seulement d’eaux, mais aussi d’herbes qui enrouleraient le corps comme un filet de la mort en l’attrapant vers la noyade. J’ai dû également apprendre à traverser le fleuve en marchant sur la glace et en faisant très attention aux blocs de glace, me défendre contre les sangliers ou les loups, etc. Apprendre à survivre dans un pareil endroit a constitué pour moi la première et la plus grande des Universités, laquelle m’a beaucoup aidé dans mon parcours : premières années d’école dans ma localité de naissance, lycée à Galatzi, faculté de droit à l’Université Alexandre Ioan Cuza à Iasi, études postuniversitaires pendant 3 ans à L’Université de Bucarest, Faculté des Sciences Politiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire à 13 ans. À 17 ans j’ai débuté dans le journalisme, avec un article dans une gazette centrale. Pendant mes vacances d’élève et d’étudiant je travaillais pour ramasser de l’argent afin de pouvoir continuer mes études jusqu’à la fin des cours universitaires, date à laquelle j’ai obtenu un poste dans la rédaction d’un journal central. Je faisais du journalisme déjà pendant mes années de faculté et j’ai travaillé dans cette branche 20 ans au total. Durant cette période, j’ai écrit également 25 livres de poésies, prose, essais, articles de presse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Ma deuxième passion, après la poésie, fut la photographie. J’ai eu mon premier appareil photo quand je me trouvais encore sur le territoire des anciennes lagunes, les marais. C’était un appareil russe, Liubitel, pour lequel j’ai payé tout ce que j’avais gagné de mon travail pendant mes vacances d’été. Je m’en souviens avec nostalgie maintenant. J’aimais prendre en photo les beautés fascinantes de l’espace dans lequel je vivais. Plus tard, ce fut la photographie de presse qui prit la relève, puisqu’elle était une prévue incontestable dans les enquêtes socio- juridiques, les interviews, les reportages et les photoreportages.

 

J’aime aussi l’histoire, j’ai réalisé maints reportages sur les chantiers archéologiques de la Roumanie, des enquêtes, des tables rondes, des interviews avec des historiens, etc. J’ai même écrit un livre sur certaines découvertes historiques, Pumnalul lui Brutus, Éd. Tipo Moldova, 2015 (Le poignard de Brutus), lesquelles m’ont initié dans la science de l’histoire.

À présent je me passionne pour une théorie philosophique traitant de l’espace deltaïque (du delta).

La Roumanie contient, entre ses frontières, trois variations de l’espace :

– L’espace de la Mioritza (de la montagne), identifié par le penseur-philosophe roumain Lucian Blaga, selon la terminologie duquel on peut équivaloir cet « espace-matrice » à « l’horizon haut, rythmique et indéfini formé de collines et de vallées » qui suit les aléas de la vie de l’homme. (cf. Lucian Blaga, « Spatiul mioritic » dansTrilogia culturii, Bucarest, Editura pentru Literatura Universala, 1969, p. 123-124).

– L’espace du Baragan (de la plaine), dont le théoricien a été le penseur Vasile Băncila.

– L’espace des marais et du Delta du Danube, dont la problématique n’a été qu’esquissée et non pas traitée entièrement dans toute sa splendeur. Puisque je suis né et j’ai vécu dans cet espace, j’ai osé me vouer à une telle épreuve et c’est à cela que je peine maintenant.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre?

Les attentes sont les mêmes depuis toujours : tout écrivain s’attend à être lu et surtout compris, décrypté par un public toujours plus nombreux et surtout avisé. Avisé, car la poésie, comme espèce littéraire, a beaucoup évolué dans sa forme aussi bien que dans son fond. Cela comporte deux aspects à double tranchant : a) la poésie commence à s’éloigner du large public, de perception moyenne et tend à s’adresser à un public de plus en plus avisé, voir à des élites. Par conséquent, elle perd une partie considérable de son public potentiel, ce qui est visible dans la consommation du livre de poésie. b) en même temps la poésie et la littérature en général ont un rôle formatif, elles étaient censées diriger le public vers d’autres horizons de compréhension, de l’éduquer, de l’initier afin de pouvoir décrypter et de comprendre le stade actuel de développement de la poésie.

Je promeus mes livres par le biais des récitals publics, des lancements de livres, des participations à des foires aux livres, des débats sur divers thèmes poétiques, des publications dans des revues littéraires, des chroniques et des recensements de livres, des interviews, etc. Tout en éprouvant le besoin aigu d’être connu des lecteurs, j’ai mis en œuvre et j’ai dirigé à Brăila pendant 10 ans le cénacle de L’union des Écrivains de la Roumanie, une véritable école d’initiation des jeunes écrivains dans les secrets du métier, cénacle a visée plus étendue, puisque pouvait y participer un public plus large, qui avait le droit d’intervenir dans les débats concernant la poésie. Je me suis trouvé également dans le staff d’un autre cénacle, Literatorul, ayant fonctionné à Bucarest, dans l’immeuble de la Bibliothèque Métropolitaine. Aux côtés de deux autres collègues et amis écrivains on a franchi les frontières de la langue roumaine par l’initiation du Festival des Poètes des Balkans, lequel a connu jusqu’à présent dix éditions. À chaque édition on a invité des poètes provenant de 10 pays balkaniques et on a primé les meilleurs d’entre eux. On a établi beaucoup de collaborations et on a traduit et imprimé bon nombre de poésies de chaque poète participant. Une réciprocité s’est établie, puisque ça nous a aidés à imprimer nos volumes traduits dans leur pays d’origine : Macédoine, Albanie, Bulgarie, Serbie, etc. On a commencé, donc, à interagir au-delà de nos frontières linguistiques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai déjà répondu en quelque sorte à cette question. Je vais vous parler, en échange, de la plus efficace modalité de dialogue du poète avec ses lecteurs, dialogue en ligne, permanent, qui dure depuis déjà quelques années. Cela constitue une expérience personnelle et une véritable aventure lyrique : le Facebook. J’ai transformé cette forme de socialisation en un instrument de dialogue à l’intérieur de la poésie et sur la poésie. Initialement, j’ai testé le marché : un certain jeudi, j’ai publié sur ma page Facebook un poème. Quelques lecteurs l’ont lu et j’ai reçu 15-20 ‘j’aime’. Après une semaine, toujours un jeudi, j’ai publié un autre poème et le nombre de lecteurs a doublé, au bout d’une autre semaine a triplé et ainsi de suite. J’ai nommé cette rubrique « le poème du jeudi » et je l’ai rendue permanente. Les lecteurs, timides au début, ont acquis du courage, ont émis des opinions concernant le poème et mon aventure lyrique leur a beaucoup plu. Une lectrice serbe de Novi Sad a traduit un de mes poèmes en serbe, suivie de près par d’autres lecteurs/lectrices qui ont traduit mes poèmes en français, anglais, espagnol, bulgare, albanais, macédonien, hongrois. D’un coup, mes poèmes ont commencé à parler en plusieurs langues. Et le nombre des lecteurs et d’amis a augmenté de plus en plus, car aux lecteurs roumains se sont joints les lecteurs parlant la langue dans laquelle était traduit le poème. Suite à une telle expérience, un livre inédit a vu le jour, portant le même nom ’Le poème du jeudi’.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis mes 13 ans ; mais le début s’est produit plus tard, en 1960, dans la revue littéraire Tomis. Le début en volume a vu le jour en 1973, avec le recueil de poésies intitulé Insula (L’île), volume bien accueilli par la critique littéraire. À 17 ans – je l’ai déjà dit – j’ai fait mon début dans la presse avec un article critique publié dans une gazette centrale.

Jusqu’à présent on m’a fait imprimer 25 livres : poésie, prose, essais, articles de journaux. J’en ai encore qui attendent d’être imprimés et publiés. Pour l’information de vos lecteurs, dans l’attachement je joins le titre de mes volumes publiés. En tant qu’homme du droit – avocat- j’aime présenter des preuves à l’appui de mes affirmations.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce n’est pas le dernier, mais je voudrais parler d’un livre de poésies ‘’ Parfumul de frezie auree – Recviem pentru frumoasele sinucise’’, (Le parfum de fraesia dorée- Requiem pour les belles suicidées) paru aux Éditions Grai şi Suflet-Cultura Nationalla, 2015, Bucarest, et traduit récemment en français par une excellente traductrice, qui s’appelle Élena Avasilencei. Très bientôt le volume sera imprimé en variante bilingue.

C’est un défi à un débat sur le suicide, par l’entremise des outils de la poésie ; phénomène de plus en plus fréquent dans davantage de pays et d’espaces culturels et qui met à nu une grave maladie des systèmes sociaux.

Dans ce cas, la poésie assume le rôle de l’alcyon, de la mouette : tout comme la mouette laboure pour l’hygiénisation de la mer, de même la poésie se propose d’œuvrer pour la guérison des systèmes sociaux malades des six maladies du Soi contemporain : catholyte, todéthite, chordite, achorétie, atodéthie, acatholie, selon la dénomination donnée par un important philosophe roumain, Constantin Noica.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

D’habitude, sinon directement dans les librairies, alors assurément chez les éditeurs et sur Internet, ce dernier se prouvant être un moyen efficace de diffusion du livre.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

La publication d’un livre de poésie, difficilement vendable, sur les comptes des éditions, est devenue une sorte de rara avis (chose rare) du moins en Roumanie. Si cela arrive, quand même, il y a deux explications : soit une amitié durable entre les deux participants au rapport imprimerie/ publication – poète versus éditeur – soit les éditions reçoivent une sponsorisation d’ailleurs.

L’imprimerie à compte participatif est rarement usée dans notre espace culturel pour les mêmes considérations.

L’impression à compte d’auteur devient ainsi la plus rencontrée dans notre espace culturel : pas nécessairement sur les dépenses de l’auteur, mais par l’entremise d’une sponsorisation que l’auteur reçoit de la part d’une société économique, d’un philanthrope ou d’un ami plus aisé. Les éditions exigent qu’on leur assure l’impression du livre. Peu leur importe le pourquoi et le comment.

En ce qui me concerne je fais imprimer mes livres soit sur le compte des éditions, auxquelles j’achète quelques exemplaires ; soit, en partie, sur des sponsorisations. Dans ce dernier cas, en échange, les tirages sont assez réduits, jusqu’à 500 exemplaires, tout au plus.

En ce qui concerne l’impression et la publication du livre numérique, bien qu’elles puissent gagner du terrain dans le futur, ce ne sera pas mon option à moi.

Un livre sur support de papier c’est un objet beaucoup plus commode, mieux transportable dans le temps et dans l’espace, tandis que la lecture d’un livre sur support numérique est plus compliquée, car on a besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. Ces derniers allègent, c’est vrai, le travail de rédaction, mais il est plus difficile de lire des livres numériques à la plage, en train, en avion ou sur la chaise-longue de la terrasse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Défense de faire de la politique ! Ceci fut le conseil que j’ai reçu de mon père, Bunea Grigore Chiriţă, pêcheur provenant des anciens marais de Braila. Il me disait, en argot, que la politique était ‘’la plus perverse putain « . Je demande pardon aux lecteurs pour ces propos ! J’ai suivi ce conseil avant aussi bien qu’après le changement du régime en Roumanie, en 1989, depuis que la politique est devenue le plus abject ‘métier’de pillage et d’enrichissement d’un seul coup. Mais aussi d’épaississement des rangs des personnes en uniforme de prison, si nombreuses que les prisons en débordent.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Poésies, essais, récits. Depuis peu je suis totalement captivé par la théorie de l’Espace Deltaïque du double miroitement : une sorte d’espace – spirale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À présent, après une longue expérience, j’écris directement sur le clavier.

C’est une expérience que j’ai acquise durant mon  travail dans la presse : dans la rédaction de la revue Flacara (La flamme), la meilleure et la plus lue dans son temps, il y avait environ 20 rédacteurs et peu de dactylographes. Nous attendions l’un après l’autre pour voir enfin dactylographiés nos articles qui allaient paraître dans la revue et, vu le nombre réduit de dactylographes, la conséquence était le retardement de l’apparition de la revue. À un moment donné, le rédacteur en chef, hissé Sénateur dans le Parlement de la Roumanie, a ordonné la mise à la porte des dactylographes et l’augmentation du nombre des machines à écrire. Aussi avons- nous été obligés de dactylographier nous-mêmes nos articles et en un peu de temps  de devenir experts en dactylographie. C’était le troisième alphabet que j’apprenais : l’alphabet roumain, l’alphabet Morse- pendant mon service militaire – et enfin l’alphabet du clavier de la machine à écrire.

Si vous me demandiez quand j’écris, je vous répondrais : pendant la nuit, entre 21 h et 2 h du matin, quand autour de moi la nature semble dormir, les gens dorment et uniquement moi et mon ordinateur « clavardons ». Alors là, seul, je me sens béni d’une paix semblable à celle d’avant la Création et je ressens le silence s’immerger en moi, tout en me considérant le maître de l’Univers.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration trouve sa source dans les idées fécondes. Dans mon vécu. Quand je m’inspire du vécu des autres, j’assume leurs actions comme si c’étaient les miennes et je les transfigure. Je suis conscient que la poésie a besoin d’un apport significatif, sinon total, du vécu, n’importe le temps dans lequel elle est écrite et quelles que soient ses moyens d’expression. D’expérience de vie. Sinon, elle devient stérile.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Dans la poésie, les intrigues arrivent d’elles-mêmes et frappent à ta porte.

Quant aux romans, n’en ayant pas écrit un jusqu’à présent, je ne peux pas m’en prononcer. Je crois, néanmoins, que dans les romans les personnages sont ébauchés, initialement et ensuite déployés avec plus de difficultés, car ils doivent être tempérés et non pas laissés pour comptes, afin d’éluder le risque de les voir s’entre-tuer ou de devenir des golems. (Êtres ayant des formes humaines, construits de pierre et d’argile et ravivés par leur créateur pour pouvoir les contrôler).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De ne pas rester amateurs. S’ils se considèrent capables et s’ils ont réellement quelque chose à dire, je leur conseille de s’assumer la croix de l’art de l’écriture, laquelle n’est pas une bagatelle, mais un mode de survie. S’ils ne peuvent pas s’auto-dépasser, qu’ils renoncent ! L’amateurisme, dans l’art, est empoisonnant, généralement.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ceux qui vivent dans des espaces marins, aquatiques, deltaïques, tout comme les miens. Parmi eux, je préfère les Italiens Eugenio Montale, Salvatore Quasimodo, Giuseppe Ungaretti, les Grecs Georgios Seferis et Odysseas Elitis, les Anglais T.S.Eliot şi Dylan Thomas, Ezra Pound, Edgar Allan Poe, les Français Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Rimbaud, dont les œuvres ont été traduites en Roumanie, mais également Saint John Perses avec son alléchante syntaxe orageuse, ensuite quelques poètes formés à l’école française, comme le Pérouvien Cesare Valeho, les Allemands Friedrich Holderlin, Georg Trakl, Rainer Maria Rilke et la liste pourrait continuer.

On pourrait – à tort – croire que certains de ces illustres poètes soient devenus désuets. Rien de plus faux, car ces sons fondamentaux de la poésie universelle n’ont jamais ciblé une mode quelconque dans leur existence poétique, mais ils ont ouvert la voie vers un transcendant salutaire, transformant la poésie en bouée de sauvetage pour certains mondes qui semblent perdre le Soi.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

À présent je lis des livres de philosophie roumaine et étrangère: puisque je peine, je vous l’ai déjà dit, à une théorie sur l’espace – matrice des eaux – et pour cela j’ai besoin de lectures diverses, de documentations, de renseignements convergents. Je lis plusieurs livres à la fois, c’est ma coutume.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les voici: Un recueil de ballades, intitulé Comedia Valaha  (‘La comédie valaque’), 450 pages, prêtes à être envoyées aux éditions ; un recueil d’interviews Din Labirintul rostirii (Du labyrinth du verbe) ; un livre d’essais Nostalgia izbavirii (La Nostalgie de la rédemption) ; un livre de mémoires, Izma sălbatică (La menthe sauvage), traitant de mon amitié avec un grand prosateur roumain, Fănuş Neagu) ; un livre de prose, Puiul Vidrei (Le bébé de la loutre) autobiographique, achevé, une sorte de manuel de survie pour les enfants qui vivent dans les anciens marais de Braila, mon lieu de naissance d’où je viens juste de rentrer maintenant avec une grande joie : les autorités ont baptisé mon ancienne école où j’ai appris à lire et à écrire avec mon nom : Şcoala gimnazială Nicolae Grigore Mărăşanu. (Collège Nicolae Grigore Marasanu). Je travaille également à un livre d’histoire sur la Grande Union de tous les Roumains à Alba Iulia, 1918. Et c’est  tout, pour le moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participerai au festival Euro Poésia, deuxième édition, 2017. L’année dernière, à la première édition, j’ai obtenu le trophée du festival, aux côtés de cinq poètes français : Guy Allix, Jacky Essirard, Yves Jouan, Hughes Labrusse şi Jean Portante.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Généralement dans la presse littéraire, à la télévision, aux lancements des livres et rencontres avec les lecteurs, aux festivals de poésie dans le pays et à l’étranger, dans les cénacles littéraires et débats et depuis quelques années sur Facebook, ou chaque jeudi, suite à la parution du Poème du jeudi, j’entretiens un vif dialogue avec mes lecteurs de poésie.

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Le 19 janvier 2017

Nicolae Grigore Marasanu

 

Cette interview a été traduite du roumain par Elena Avasilencei.

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Traductrice : Elena Avasilencei

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Qui suis-je ?

Je m’appelle Elena Avasilencei et je suis née le 3 octobre 1956 dans une localité comportant 3 770 habitants, Isalnita, située dans le sud de la Roumanie.

 

J’ai fait des études humanistes au Lycée Fratii Buzesti de Craiova, le meilleur lycée du pays selon les statistiques, compte tenu des résultats des élèves à l’admission au lycée et ensuite à l’entrée aux facultés, et j’ai enchaîné avec des études philologiques à la Faculté des Lettres, avec double spécialité, français et roumain, à l’Université de Craiova.

À la fin de mes études j’ai été nommée enseignante titulaire par répartition gouvernementale dans une localité située à la frontière avec la Bulgarie, à 100 km de Craiova, laquelle s’appelait Orlea (l’homophone de votre Orléans) où je suis restée 7 ans.

À partir de 1986, après mon mariage, j’ai fait le saut directement dans la capitale de la Roumanie, à Bucarest, où j’ai travaillé pendant 13 ans à la Bibliothèque Centrale Universitaire de l’Institut Polytechnique. À partir de 2003, je suis rentrée dans l’enseignement comme professeur de FLE (française langue étrangère), exerçant mon métier dans deux lycées d’État et un particulier, jusqu’en 2009.

J’ai passé tous les examens professionnels, jusqu’à l’obtention du grade suprême dans l’enseignement pré-universitaire. J’ai suivi également un stage de formation continue en France, à l’Institut de Langues de Rennes, durant l’été 2005 et j’ai poursuivi en 2006-2007 un master en linguistique française théorique et appliquée, clôturé par une dissertation sur Pierre Loti.

Je suis également traductrice assermentée auprès du Ministère de la Justice de Roumanie et en tant que telle j’ai accompagné mon mari en Tunisie entre 2009-2015.

J’ai deux grands enfants (de 30 et 28 ans) Ioan Lucian et Marie Francine, tous les deux travaillant dans des compagnies internationales connues (Eriksson et Hewlett Packard).

Depuis l’an dernier, je suis à la retraite anticipée et je passe mon temps agréablement, en m’occupant à présent de traductions littéraires.

Après ma retraite, je suis rentrée dans mon village natal pour jouir des bienfaits de la nature, de la vie paisible, des lectures à mon gré et pour enfin retrouver le Paradis perdu, le berceau de mon enfance.

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Biobibliographie

Nicolaé Grigor


Livres parus :
Poésie : L’îlot, Editions Albatros, 1973;
Le bateau en phosphore, Editions Eminescu, 1976;
L’ombre du fleuve, Editions Eminescu 1979;
Enisala, Albatros, 1980;
 La distance entre moi et un lièvre, Editions Eminescu, 1979;
Caprices pour les quatre vents, Editions Eminescu, 1986;
Anges et banjos, Editions Eminescu, 1998;
Le mardi du canon, Editions Eminescu 2001;
L’âme se chante elle-même, Editions Decebal, 2002;
Les Impaires (sonnets), Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, Collection Hypérion, 2007;
Les mécanismes du mouvement, Editions Vinea, 2012.

Anthologies :
Le Léviathan, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2004, avec un cycle inédit Les Extases, La Balkanique (poètes roumains et serbes), Ex Libris, 2007, Poèmes déchainés, Grai şi Suflet – Cultura Naţională 2009, avec un cycle inédit des Poèmes d’Hissarlik, La Bête Impaire, collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2011, ayant deux cycles inédits : Les voix des cendres et Requiem pour le soi suicidé.

Traductions :
La Bête impaire/ The Odd Beast, traduit en anglais par Petre Imandi, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2008 ; Zvucot na zborot/ Le son du mot, la version en macédonien par Dimo Domcev, Editions Arka, Skopye, 2009, Oda na Slaveiot / Ode au Rossignol, version en macédonien par Dina Cuvata, Matitza Makedonska, Skopie, 2009, Le triomphe de l’inocence/Triumfi i pafajësisë, version albanaise par Baki Ymeri, avec une préface de Luan Topciu, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2011.

Autres traductions (parutions en anthologies et diverses magazines) :
en indien par George Anca,
en hongrois par Marki Zoltan şi Balazs F. Attila,
en albanais, par Baki Ymeri şi Luan Topciu, en bulgare par Mihaela Deşliu et  Anastasia Andriev,
en serbe par Radmila Turukalo Sovtic et Lucian Marina,
en anglais par Narcisa Grigore,
en français par Elena Avasilencei  et Roxana Armeanu,
en macédonien par Dimo Dimcev.

Essais et articles : La bouée, Editions Sport-Turism, 1985; Porquoi l’Impaire, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2007, Le transphère de lâme et la rédemption par la poésie, dans Mărturisire de credinţă literară, Editions Carpathia Press, 2006, L’éternelle branche d’or, en Paroles pour les Descendents Editions Carpathia Press, 2007, Le parfum entre les deux temples, Collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2013; La Séduction de l’impaire, dans Les Impaires, Editions Istros du Musée Carles I, Brăila, 2013 et Le parfum de fraesia dorée, éditions Grai si suflet, Bucarest, 2015.

Prix et diplômes (sélection) :
Prix National des Journalistes de Roumanie, 1987; le Prix du Festival National de poésie “Grigore Hagiu” et de la revue Porto-Franco, 2003; le Prix du Ministère de la Culture, le Prix de la Fondation et de la revue culturelle Antares, 2004; Diplôme et Médaille d’Argent de l’Ordre des Chevaliers Danubiens, en grade de Chevalier des Lettres, 2004; Le Prix d’Excellence pour Opera Omia et pour avoir introduit dans la poésie roumaine l’univers du Danube, offert par l’Association Roumanie du Patrimoine, 2006; le Prix International Balcanica , du Festival des Poètes des Balkans, 2007; le Prix du Festival international Duiliu Zamfirescu, 2007; le Prix International l’Etoile du Ciel offert par l’Encyclopédie WHO’S WHO et le Registre International des Etoiles, Suisse, 2007, (Suite de ce prix, l’étoile Hercules se renomme d’après le poète roumain), le Prix de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains Roumains, 2010, pour le volume Poèmes déchainés; Diplôme d’Honneur de l’Union des Ecrivains Roumains, l’Association des Ecrivains de Bucarest, pour l’exceptionnelle activité littéraire 2010; le Prix National Grigore Vieru, pour le volume La Bête Impaire, Collection Opera Omnia, offert par l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie, 2012; le Prix Constant Tonegaru, pour le même volume de La Bête Impaire, offert par la Société des Ecrivains C. Negri et la revue Porto Franco, 2012; le Diplôme d’Excellence et le Prix Opera Omnia de la part de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains 2012; Diplôme d’excellence de la Mairie de la ville de Brăila, 2012; le Prix et le Diplôme d’Honneur de Ministère de la Culture et de la Direction de la Culture de la Contrée de Brăila, 2014, pour les volumes Les mécanismes du mouvement et Le parfum d’entre les deux temples; Diplôme d’Honneur, « Pour la parution constante dans la presse culturelle française et la promotion de la littérature française et francophone en Roumanie », de la part de l’Association Rencontres Européennes-Europoésie, Paris, le 26 septembre 2014, accordé par le Président Joël Conte.

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.Je remercie sincèrement Nicolae Grigore Marasanu d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses et à Elena Avasilencei d’avoir fait la traduction.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

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Jean-Louis RIGUET 21 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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