JL à l’écoute de … Jean-Luc Dousset

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Luc Dousset

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Luc Dousset

Né le 25 août 1965 à Toulouse Mort le ?? ?? à ???

Pas encore marié, mais peut-on désespérer ou… espérer… Pas d’enfants, mais peut-on espérer… ou désespérer.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

DEA (Bac +5) d’Histoire à Toulouse et Montpellier, puis l’école de journalisme « Nouvelles » à Nice.

Un stage à l’Express, un métier de journaliste au Médecin du Midi, à La Dépêche du Midi et à Centre presse, et un tournant vers l’activité d’écriveur (pour reprendre ce joli terme).

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je pratique le yoga et la méditation, qui révèle de l’art, comme seuls sports. Je n’affectionne pas le Sport !!

Aime le théâtre, la lecture et l’absurde !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Admirateurs ??? Qu’est-ce que c’est ? Lecteurs ??? Il y en a !!! Pas assez nombreux, il est difficile de faire connaître ses écrits

Je suis heureux lorsque mes personnages oubliés suscitent l’enthousiasme !

Je fréquente quelques salons, dont celui de Mazamet où j’ai eu la très grande joie de faire la connaissance, grâce à un ami cher Philippe de Riemaecker, d’un certain Jean-Louis Riguet !! Un homme de cœur ! Et où j’ai eu le plaisir de recevoir cette année (2017) le Prix Conseil Régional Occitanie pour Ferdinand le débile.

Je me promène un peu sur les réseaux sociaux, me balade sur quelques blogs !

J’ai eu la chance en 2016 de participer au Salon du livre d’Histoire de Bruxelles et j’y serais présent pour l’édition 2017.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non, pas eu trop l’occasion de ces interventions, mais si jamais des offres venaient… N’hésitez pas !!!

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Déjà quatre ans… Le temps… Je ne le vois pas passer…

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ferdinand ou le débile, ou l’histoire d’un Empereur d’Autriche, roi de Hongrie… accablé de tares liées à la consanguinité des Habsbourg, manipulé par Metternich, qui a abdiqué pour son neveu François-Joseph le mari de Sissi. Le parcours d’un homme émouvant injustement « oublié » pour ne pas dire caché !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Par internet, Amazon, Fnac… sur le site des Éditions Jeanne d’Arc… Ou en commande chez son libraire.

https://www.eja-editions.com/fiche-produit.php?id_produit=181

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Méfiance ! Souvent des « marchands de rêves » qui profitent du fantasme lié à l’écriture et de posséder un livre à son nom…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je ne m’en souviens plus !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Des biographies ! Pas d’autobiographie ! Bien que ce soit à la mode !

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec les doigts… Et beaucoup de patience pour se documenter…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Le hasard ! Il fait parfois… Pour mon petit dernier, Ferdinand le débile, en 2016 était commémorée la mort de l’Empereur François-Joseph. Je me suis demandé qui était sur le trône d’Autriche avant lui… ET c’était Ferdinand !

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour l’instant, ils sont bien réels, je tiens seulement à les évoquer, raconter leur existence romanesque dans les conditions du roman. Mais tout ce qui est écrit est véridique. Les narrateurs sont fictifs…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Persévérer…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Les classiques, puis, un faible pour Maurice Leblanc et la série des Arsène Lupin… et TINTIN !!

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

L’intégrale de Fantomas (collection Bouquins) de Pierre Souvestre et Marcel Allain paru en feuilleton dans les années 1913…et n’a rien à voir avec les films avec Louis de Funès.

Je relis Jean Teulé « Je, François Villon ».

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je finis l’écriture de ma prochaine biographie consacrée à un autre personnage méconnu ! Il s’agit d’un Toulousain ! Marius Cazeneuve… Patience…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 3 juillet, je serais au Salon de Mirepoix dans l’Ariège. Puis été calme… mais vous pouvez lire Philibert, Campana, Ferdinand tranquillement et me laisser vos commentaires.

 

En octobre, le 8 à Buzet sur Baïse, le 15 octobre en Belgique, tout près de Bruxelles au Château de la Hulpe, le dernier week-end d’octobre au Salon des Gourmets de lettres à Toulouse.

Et le 1er week-end de décembre au Salon du livre d’Histoire de Bruxelles !

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur Facebook, ou en me laissant vos coordonnées sur mon mail…

jeanluc.dousset@free.fr

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Le 7 juin 2017

Jean-Luc Dousset

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Je remercie sincèrement Jean-Luc Dousset d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 17 juin 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Tant de silences, Philippe De Riemaecker

 

TANT DE SILENCES

Un roman de Philippe De Riemaecker

Chez CHLOé DES LYS

ISBN 9 782874 599323

360 pages – 22 €

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tant-de-silences

 

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La quatrième de couverture est ainsi conçue :

Les premiers, tournant le dos à la révolution, traversent l’Iran à pied.

Les seconds, concierges dans un couvent, sont témoins d’étrangers phénomènes.

Les derniers se préparent au deuil.

Il n’existe aucune raison pour que ces destins se croisent et pourtant !

Une écriture sobre, élégante, rattrapée par l’actualité.

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Philippe De Riemaecker a le don pour parler pendant plus de trois cents pages des SILENCES.

Il prévient dès le prologue : « Nous vivons des moments difficiles mais nous ne pouvons rejeter les différences en évoquant nos incompréhensions. Nous ne pouvons répondre par la violence à cette violence qui, à mon entendement, est issue de nos propres sociétés, puisque diffusée sans discontinuité au point qu’elle nous est devenue banale. L’obscurantisme, c’est vrai, étend son empreinte comme une marée noire. »

Et il pose une question toute d’actualité : « Y répondre par la simplicité d’une argumentation tronquée c’est, au final, alimenter ses flots et la force de sa nuisance. Devrons-nous relire l’insupportable chapitre du siècle écoulé pour réveiller les consciences qui nous poussent à nous demander si l’humain a des limites à son inhumanité ? »

Philippe va jusqu’au bout car il répond : « Si la réponse est « oui », je me refuse à être le complice de ce que l’on prétend servir à l’équilibre de nos civilisations… Les mots, les images, les discours peuvent être assassins. Ils poussent les esprits faibles à des actes irréparables. Même si nos consciences ne s’attardent pas à cette connivence, elles n’en sont pas moins coupables. Haïr les différences, c’est nous haïr nous-mêmes. »

Et il enfonce le clou : « Le racisme est la raison du faible. Elle permet à l’idiot de se croire supérieur. Mais supérieur à qui, à quoi ? Je crains que les années à venir ne s’obscurcissent davantage. Arrêtez de dormir, c’est tout ce que j’ai à dire, mais arrêter bien vite ! Le temps prend de l’avance et quand il va trop loin, les larmes suivent et brisent les vivants. »

Philippe de Riemaecker, que j’ai le bonheur de connaître, nous entraîne dans trois épopées différentes qui se rejoignent dans leur tragique. Il ne s’agit pas ici de grandes fresques guerrières ni de grandes démonstrations, mais de développements de sentiments, de souffrance de l’âme, de parcours délicats et sensibles mélancoliques. Se mêlent dans les têtes du vent, du brouillard, de la pluie, de la neige, des pleurs, des plaintes, du tragique. La mort n’est jamais loin, la souffrance non plus.

Et que dire de l’écriture ? Elle a l’air toute simple comme ça, mais elle nous prend au corps et au cœur. En voici quelques exemples pris dans les trois histoires parallèles :

Les premiers :

« J’aurais voulu écrire qu’ils se saisirent la main mais ce serait mensonge. Les usages ne le permettent pas, et ce n’est certainement pas le moment de faire preuve d’originalité. Surnageant dans le tumulte de la cité, ils s’enivrent de parfums qu’ils espèrent ne jamais oubliais. »

Les seconds :

« Une simple grille de fer forgé sépare l’entrée de la propriété d’une route sur laquelle quelques voitures déboulent à toute allure. Juste adossée à ce semblant de fermeture, une conciergerie abritait un couple séculier qui, en échange de quelques tâches, s’offrait un toit pour un loyer presque inexistant. »

Les derniers :

« La souffrance du corps ? Je la connais. Je ne connaissais rien de la souffrance de l’âme. De les comparer est en soit ridicule, elles n’ont rien de familier sauf peut-être, oui sans doute, une ombre qui les relie l’une à l’autre. Mal, cela fait mal et rien ne peut atténuer ce qui ne ressemble à rien. La mort… C’est donc ainsi qu’elle se présente, sournoise, brutale, dans la moindre concession ? Celle que l’on redoute, que l’on évite en lui tournant le dos… Celle que l’on nomme en racontant les autres. Celles que l’on sait, mais que l’on ne connaît pas. Et c’est cette garce qui vient de nous voler « Le Père ».

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J’insiste aussi sur la mine de renseignements fournis par cet ouvrage sur l’histoire de l’Iran. Ce livre fourmille de richesses remontant au Xe siècle avant Jésus-Christ. Certes, ce n’est pas un livre d’histoire mais les notes sont nombreuses et bien garnies. 3000 ans d’histoire !

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Philippe de Riemaecker n’en est pas à son premier coup d’essai.

Il a déjà publié :

Sous la pluie, de la poésie, aux éditions Wesmael Charlier, en 1972.

Le grand retour, du théâtre, en 1993.

Une simple histoire, du théâtre, en 1995.

Quand les singes se prennent pour des dieux, un roman, chez Mon Petit Editeur (Publibook) en 2012, pour lequel il a reçu le prix de la ville de Mazamet lors du Salon du livre de 2014.

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J’ai beaucoup aimé ce roman plein de délicatesse sans tomber dans la sensiblerie.

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Tant de silences…

Ce roman commence un matin d’hiver. Le narrateur apprend la fin imminente de son père et sa mère ne se porte pas très bien. C’est en veillant au chevet de ses parents que l’histoire est naturellement venue à l’esprit de l’auteur.

Mais comment approcher la fin de vie sans tomber…

La suite en suivant ce lien :

http://www.aloys.me/2016/07/philippe-de-riemaecker-nous-presente-son-ouvrage-tant-de-silences.html

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© Jean-Louis Riguet 15 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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JL à l’écoute de … Ariane Bois

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Ariane Bois

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Ariane Bois

Après hypokhâgne, je suis entrée à Sciences Po Paris. Je suis ensuite partie vivre à New York où j’ai obtenu un Masters de journalisme de l’université de New York, une expérience formidable ! De retour à Paris, j’ai travaillé en radio, à la TV et ensuite dans la presse magazine pendant 27 ans. Aujourd’hui je collabore à Psychologies Magazine, à des sites et des journaux littéraires et j’écris mes livres. Le sixième sortira au printemps 2017.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis l’âge de dix ans.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je fais partie d’une troupe de théâtre amateur et je joue avec bonheur.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’attends de mes lecteurs qu’ils m’apportent des éclairages sur le texte auquel je n’avais pas pensé… Je les rencontre à des salons du livre, en librairies, sur ma page Facebook.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, et c’est une grosse part du travail d’écrivain ! Pour Le gardien de mes frères, le dernier roman sorti en janvier 2016, j’ai dû animer une douzaine de conférences à Paris, en province et jusqu’à New York et en Israël. C’est un gros travail mais très enrichissant et les rencontres sont souvent formidables !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

À l’âge de dix ans, j’ai gagné le prix de la meilleure rédaction de France et je n’ai jamais arrêté depuis ! J’ai eu la joie de remporter sept prix littéraires avec quatre romans et un recueil de nouvelles.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le gardien de mes frères (éditions Belfond) raconte la trajectoire d’un jeune garçon, Simon Mandel, qui a 16 ans en 1939 et va s’engager dans la résistance. Blessé au maquis, il acceptera une mission restée confidentielle après guerre : aller chercher les enfants juifs cachés dans les fermes, les couvents, les orphelinats, quand leurs parents ne rentreront pas des camps. C’est une histoire de résistance et de résilience qui a remporté 4 prix : celui de Mazamet, celui de Castres, celui André Armengaud de la ville de Vabre et le prix Wiso 2016.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En librairies, sur Amazon et sur Kindle. Certains de mes ouvrages ont été traduits en hollandais, en turc ou. en coréen !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je n’en ai pas.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Suis ton intuition et fais-toi confiance. Tu peux y arriver !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de romans étrangers car je suis lectrice de manuscrits en anglais pour des maisons d’édition et je lis pour mon travail de journaliste nombre d’essais en psychologie, santé, éducation, spiritualité. Je suis membre de quatre jurys littéraires donc je lis la sélection de ceux-ci. Comme vous le voyez, je lis pour vivre et je vis pour lire !

 

12/ Comment écrivez-vous?

Tous les matins, de 8 h 00 à 12 h 30 après avoir réveillé mes enfants. J’écris à la main, dans des cahiers et je rature beaucoup, j’ajoute des Post-It. Je ne passe qu’à l’ordinateur après et je tape très lentement…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai écrit mon premier roman Et le jour pour eux sera comme la nuit, qui a obtenu trois prix littéraires, après un drame familial. Ensuite j’ai exploré la vie de mes grands-parents et de ma mère qui fut un personnage de roman. J’aime partir de l’intime pour essayer d’atteindre l’universel.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’aime mélanger des personnages fictifs et des personnages bien réels et historiques. C’est ce que j’ai fait dans Le gardien, en dessinant le portrait de certains résistants bien connus et de Simon, que j’ai inventé. Dans mon prochain texte, qui se passe à New York, je procède de la même façon. J’aime quand la petite histoire rejoint l‘Histoire avec une grande hache, comme disait joliment Perec.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Écrire tous les jours, sans se soucier du regard des autres et écrire vrai, sans se cacher derrière les mots des autres. Chaque livre est après tout autobiographique.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! J’aime beaucoup les Anglo-Saxons : Philip Roth, Joyce Carol Oates, Michael Cunningham, Stewart 0 Nan, Barbara Pym, Anita Brookner, Pat Conroy, Anita Brookner, Barbara Pym…

En France j’aime Lionel Duroy, Jean Marc Parisis, Laurent Mauvignier, Emmanuel Carrère et tant d’autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je finis le Lionel Duroy de la rentrée, formidable et je lis des auteurs américains, souvent des premiers romans, pour le Prix Lucien Barrère du festival de Deauville dont je suis jurée.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, je termine un roman-fleuve et choral qui se passe à New York.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je serai à Metz le 27 juin et à Nancy le 16 novembre pour des conférences, à Tours le 23 septembre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai une page Facebook à mon nom et mon éditeur Belfond se charge de la communication.

https://www.facebook.com/ariane.boisheilbronn

http://www.belfond.fr/livre/litterature-contemporaine/le-gardien-de-nos-freres-ariane-bois

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Le 20 juin 2016

Ariane Bois

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Je remercie sincèrement Ariane Bois d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET ??? juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le gardien de nos frères, Ariane Bois

Le Gardien de nos frères

Un roman d’Ariane Bois

Chez BELFOND

ISBN 978-2-7144-7104-8

390 pages – 19 €

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J’avoue avoir été interpellé par la quatrième de couverture ainsi conçue :

« En 1939, Simon Mandel a 16 ans. Entré dans la Résistance, il sera blessé au maquis. En 1945, la guerre lui a tout pris et notamment Elie, son petit frère, disparu dans des conditions mystérieuses. Dans une France désorganisée et exsangue, Simon embrasse une nouvelle cause, celle des Dépisteurs. Ces jeunes juifs, anciens scouts et combattants, ont pour mission de retrouver des enfants dont les parents ne sont pas revenus des camps. Sillonner le pays à la recherche des siens est sans doute le seul espoir pour Simon de retrouver Elie.

Dans ce monde traumatisé où le retour à la vie sera pour certains une tragédie de plus, Simon rencontre Léna, survivante du ghetto de Varsovie. Rejetée par son propre pays, la Pologne, elle cherche elle aussi à redonner un sens à son existence. De Paris à Toulouse, d’Israël à New York, la reconstruction bouleversante de deux jeunes révoltés portés par la force de l’amour et le souffle de l’Histoire. »

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Le mot « Dépisteurs » m’avait intrigué. C’est donc avec une envie de découvrir que j’ai entamé ce livre que j’ai lu très rapidement.

Ce livre raconte l’histoire des Mandel qui habitent Paris, au quatrième étage d’un bel immeuble dans le 7ème arrondissement. La mère, Marguerite, professeur de français et d’allemand, joue parfois le soir du piano. Le père, Henri, est avocat dans un cabinet prospère. C’est un démocrate, pur produit de la IIIème République radicale-socialiste. Il revendique haut et fort sa laïcité. Il aime la France en qui il a confiance.

Ce couple a engendré quatre enfants qu’il emmène en vacances sur les bords de l’Atlantique à La Baule ou de la mer du Nord au Touquet. Comme toute famille bourgeoise, l’hiver c’est le ski et toute l’année c’est le tennis. La famille est joyeuse, gaie, unie.

Bien qu’ils soient juifs, la famille est animée par des valeurs humanistes, laïques et républicaines. Elle sent vraiment une famille française. Elle ne se pose pas de questions, la France les protégera.

Arrive la Guerre. Avec son lot de malheurs, de désolations, d’arrestations, d’exterminations. Les espoirs sont vite anéantis. La Guerre va tout leur prendre. La famille est vite décimée car seuls Simon et son petit frère Elie en réchappent. C’est Simon que l’on suit dans les affres de la guerre, pendant ces longues années. En fait, on prend la vie de Simon quand il a 16 ans en 1939 et nous la suivons jusqu’à la guerre des Six-Jours, en 1967. On le suivra aussi à New-York où il s’est installé en 1948 comme architecte reconnu qui construit de grands immeubles, comme à Central Park. Après une reconstruction difficile de sa propre personnalité !

Simon rencontrera Léna, née de petits commerçants polonais, qui a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie. Ensemble, ils vont rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents. Leurs motivations sont différentes : Simon parce qu’il recherche son frère Elie, Léna car elle veut redonner un sens à sa vie.

C’est aussi l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui vont vivre une belle histoire d’amour. Deux jeunes révoltés, écorchés vif, passionnés, meurtris par la Guerre, qui nous feront voyager de Paris à Toulouse et croiser des figures légendaires du scoutisme, un champion de natation, un philosophe, le chef des Francs Tireurs et Partisans, etc.

C’est un exemple de résistance, et notamment de la résistance des Juifs volontiers passée sous silence.

Ariane Bois nous fait nous questionner. Peut-on survivre à telles épreuves ? Comment peut-on continuer à lutter, résister, chercher, sans jamais abandonner, renoncer, tout en étudiant.

La vie continue dans un voyage qui se renouvelle sans cesse. Quand une guerre finit, une autre recommence.

Simon est-il le Gardien de nos frères ?

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Le pays Briard

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Rappelons qu’Ariane Bois est grand reporter au sein du groupe Marie-Claire, spécialisée en sujets de société. Elle est aussi critique littéraire pour le Magazine avantages.  Elle est diplômée de l’Institut d’Etudes politiques de l’université de New-York et titulaire d’une DEA d’Histoire.

Ariane Bois n’en est pas à son premier essai puisqu’elle a déjà publié trois autres romans : Et le jour pour eux sera comme nuit, Le Monde d’Hannah et Sans Oublier.

Ariane Bois a reçu de nombreux prix à diverses occasions pour ce roman Le Gardien de nos frères.

Ariane Bois évoque plusieurs raisons qui l’ont poussée à écrire ce roman. D’abord le sujet de ces Dépisteurs qui parcouraient la France à la recherche des enfants juifs cachés pour les sauver. Ensuite, elle a écrit une thèse sur la Résistance. Enfin, elle a eu un grand oncle pasteur, Robert Cook, aumônier du maquis de Vabre dans le Tarn, qui lui a raconté la résistance juive. Ce pasteur avait notamment organisé un faux camp d’éclaireurs unionistes afin de sauver 30 jeunes filles juives. Et cela a réussi. D’ailleurs, après la Guerre, il a été reconnu comme Juste parmi les Justes.

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Pour ce livre, la collecte des données est impressionnante. Les recherches de détail sont impressionnantes sur la résistance des Juifs en France et l’après-guerre.

On sent le parcours de l’auteure qui nous conte sans avoir l’air d’y toucher des faits moins connus de notre histoire comme « la rafle du billet vert » en 1941, à Paris, dans le XIème arrondissement. Des milliers de juifs étrangers furent parqués au gymnase Japy avant d’être transférés aux camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Elle nous indique aussi que seulement 2500 Juifs sur 75000 sont revenus des camps et que leurs biens ont été accaparés par autrui.

Elle nous parle aussi des tractations complexes avec l’ordre de Notre Dame de Sion, réticent à remettre les enfants juifs après la Libération alors qu’un excellent travail avait été effectué auparavant. Et aussi de ces 85 % d’enfants Juifs sauvés grâce au courage des Justes, catholiques ou protestants.

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Ariane Bois nous offre avec Le Gardien de nos frères un grand roman sur la tragédie juive à la fin de la seconde guerre mondiale s’appuyant sur un véritable travail d’enquête et sur un recueil de témoignages.

Félicitations Madame !

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© Jean-Louis Riguet 20 juin 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Mazamet, salon du livre 2016 sympa

Mazamet

Salon du livre 2016 sympa

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Sous le parrainage de Jean-Luc Petitrenaud

Un beau salon avec 125 auteurs.

Dix prix prestigieux.

Des rencontres sympathiques et enrichissantes.

C’était la 6ème édition, ne manquez pas la septième en 2017.

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Salon Mazamet 2016

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Salon Mazamet 2016 - 2

Avec Ariane Bois lauréate du prix Marc Galabru

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 25 mai 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Un auteur rêve : l’édition un monde difficile

Un auteur rêve

L’édition un monde difficile

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Une étude intéressante publiée sur :

https://www.les-crises.fr/le-prix-du-livre/

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chaine du livre

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La publication d’un ouvrage n’est pas de tout repos pour l’auteur. Elle pourrait lui provoquer des insomnies à cause de problématiques insolubles.

Aucun éditeur ne pratique de la même manière et chacun ignore l’autre. Rarement des auteurs s’associent pour publier en coédition le même livre. L’auteur doit faire avec. La conséquence est qu’au lieu de s’adresser à des éditeurs professionnels, il se dirige souvent vers l’autoédition voire des éditions participatives qui n’en ont que le nom, puisque la participation est souvent à sens unique.

Vous écrivez des textes, de grands formats, de petits formats, s’apparentant à des romans, des nouvelles ou à de courts récits parfois régionaux et/ou historiques. Vous adressez votre production littéraire à une maison d‘édition qui vous refuse la publication parce que ce genre de livres se vend mal. Puis, vous le proposez à une autre qui adopte la même réponse car cela n’entre pas dans la ligne de l’éditeur. Parfois, vous avez de la chance, vous trouvez l’éditeur adéquat qui accepte. Normal, chacun est libre de publier ou pas.

Vous avez déjà publié ce style de livre dans une autre maison qui vous a collé un droit de préférence pendant un certain temps pour le même type de livres. Mais, pour différentes raisons, l’auteur n’est pas enclin à lui adresser sa nouvelle production car lui aussi peut avoir plusieurs lignes d’écriture.

Vous avez fait éditer un livre dans une maison qui ne pratique pas le droit de préférence mais qui ne publie pas ce genre de textes.

Vous vous adressez à une troisième maison qui accepte la publication avec un droit de préférence toujours pour la même sorte d’ouvrage. Ou qui vous demande poliment mais fermement d’acquérir un certain nombre de livres, sinon…

Puis une quatrième, etc. qui a ses propres règles et contraintes.

Du coup, vous vous retrouvez par exemple avec trois ou quatre éditeurs différents pour trois ou quatre types d’ouvrages. Le premier a un droit de préférence pour une sorte de livre, le deuxième a un droit de préférence pour une autre sorte, et le troisième est sans droit de préférence mais n’accepte pas n’importe quel genre de livres. Le quatrième …

 

Vous pensez alors que c’est facile à gérer. Oui, mais c’est sans compter les conditions des droits d’auteur qui ne sont pas les mêmes d’une maison à l’autre.

Une maison vous rémunère 10 % en droits d’auteur. Mais vous n’avez droit à aucun livre gratuit ni pour vous ni pour la promotion. L’auteur doit acheter mais bénéficie d’une ristourne selon le nombre de livres commandés. Sur ces livres, aucun droit d’auteur ne sera versé.

Une autre vous rémunère 8 % de droits d’auteur. Vous n’avez droit à aucun livre gratuit. Le système est le même que le précédent mais la ristourne est de 30 % quel que soit le nombre. Pas de droits d’auteur sur les livres ainsi achetés.

La troisième vous rémunère 10 % de droits d’auteur. Vous avez droit à quelques livres gratuits pour la promotion. La ristourne est de 30 % pour l’achat de livres sans minimum d’achat et les droits d’auteur sont néanmoins versés.

La différence de traitement découle en partie du système d’impression. Il cohabite un système d’impression à la demande et un système d’impression de 300 à 400 livres dès le départ.

La diffusion est également différente. Certains ne jurent que par internet et les réseaux sociaux en plus de leur site personnel. Les uns font une diffusion directe auprès d’un certain nombre de librairies locales et participent à des fêtes et des salons avec possibilité pour les auteurs de venir dédicacer. Les autres organisent des séances de dédicaces ou des entretiens pour leurs auteurs.

 

J’oublie certainement des situations ou problématiques auxquelles sont confrontés les auteurs qui n’ont pas la chance d’être dans de grandes maisons, qui ont attribué un conseiller commercial à l’auteur.

 

Les états d’âme arrivent quand vous écrivez un nouveau bouquin dans un genre qui fait l’objet d’un droit de préférence alors que vous voudriez le voir publier dans une autre maison.

Comment résoudre cette équation ?

 

Un auteur peut se mettre à rêver d’une édition et d’une diffusion optimum, avec un cadre unique valable pour tous les éditeurs. Si tous ont les mêmes règles, il en sortira la qualité des ouvrages seul outil valable pour justifier des ventes.

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Il pourrait être envisagé :

 

Diffusion du livre papier avec mise en vente sur le site Web de l’éditeur, la création d’un site dédié au livre de l’auteur par l’éditeur, la mise en vente physique en rayon dans les commerces de proximité, le référencement auprès de plusieurs milliers de librairies et auprès de plus de 10 000 points de vente.

 

Outre les prestations indispensables gratuites que sont correction, composition, couverture personnalisée en quadri, impression, numéro ISBN, éventuellement ISSN, code-barres, dépôt légal, l’auteur aimerait bénéficier d’une distribution et vente de son ouvrage dans des conditions optimums.

 

Le minimum : les référencements Electre et Dilicom qui sont la base de données des libraires, la diffusion dans le réseau de distribution de l’éditeur, le référencement auprès des grandes enseignes, l’information de la presse non seulement autour de la région de l’éditeur mais également autour de celle de l’auteur.

 

À l’heure de l’internet, il est bon que l’éditeur crée une page Facebook pour le livre, qu’il réalise et diffuse une bande-annonce sur Youtube relayée par Twitter, Linkedin, Pinterest, que les livres soient en vente en boutique internet acceptant la carte bancaire ou Paypal et qu’une multiplateforme de la version téléchargeable soit mise en ligne.

 

Pour la participation de l’auteur à des salons ou des dédicaces, il serait bien que l’éditeur lui fournisse outre les livres une bonne vingtaine d’affiches A3, des marque-pages, et documents publicitaires, à l’effigie du livre et de son auteur.

 

Pour la promotion personnelle de l’auteur, l’éditeur devrait fournir une centaine de livres gratuitement. Pour les dédicaces en librairie, l’éditeur devrait fournir les livres et reprendre les invendus sans que l’auteur n’ait à s’en préoccuper ni à payer.

 

L’auteur pourrait aussi rêver de recevoir 20 à 30 % de droit d’auteur et de voir pris en charge tous ses frais de déplacement pour les salons et dédicaces. En effet, dans le prix de vente d’un livre il y a un pourcentage qui rémunère la diffusion. Si elle n’est pas faite, l’éditeur empoche le montant.

 

Le souci, c’est que nous ne sommes pas à la télévision dans une publicité pour une banque. Si l’auteur attend beaucoup de l’éditeur, ce dernier attend des ventes, et ça, ce n’est pas garanti.

 

Ne rêvons pas !

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Une étude complète sur le prix du livre est publiée à l’adresse suivante :

https://www.les-crises.fr/le-prix-du-livre/

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prix du livre

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L’édition un monde difficile dans un monde difficile !

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Jean-Louis RIGUET 09 décembre 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

https://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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La Forêt des livres pousse en liberté depuis vingt ans

La Forêt des livres pousse en liberté depuis vingt ans.

 

Je commence à prendre racine mais cela ne m’empêchera pas d’être présent avec mes livres que je vous dédicacerai avec plaisir.

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