Rétrospective du Festival du livre de Mennecy

J’étais présent les deux jours au

FESTIVAL DU LIVRE ET DE LA BD

de l’Île de France à MENNECY

Les 3 et 4 février 2018

.

.

Gymnase René Guitton

Boulevard Charles de Gaulle

Pour en savoir plus :

http://www.salondulivreidf.com/

.

Pour l’occasion, la salle d’armes PREM’EDIT

avait réuni ses trois mousquetaires mais ils étaient quatre :

Gérard Porcher, Richard Taillefer,

Guy Alamarguy et Jean-Louis Riguet

.

Pêle-mêle de ces deux journées formidables

.

 

.

Pour en savoir plus :

http://www.salondulivreidf.com/

.

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

.

© Jean-Louis RIGUET 11 février 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

Ce petit trou d’air au fond de la poche, Richard Taillefer

 

Ce petit trou d’air

au fond de la poche

Richard Taillefer

PoéVie

 

.

.

L’illustration de couverture est de Marc Prialnic (sculpture bois – 60x15x13cm)

PREM’EDIT éditions

98 pages – Mai 2017 – Prix 12 €

ISBN 9 79101 321662

https://www.prem-edit.com/accueil/boutique-ce-petit-trou-d-air-au-fond-de-la-poche/

.

Crédit photo Clara Billat
 .

RÉSUMÉ de la quatrième de couverture

Terre de vent et de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau. Au départ, c’est toujours la même chose. Ce petit trou d’air au fond de la poche. La page blanche. Les fragments d’une vie en quinconce. On sniffe les flots dorés d’un chaos inéducable. On se raccroche à ce reste de café dans la tasse.

Il y a la peur des mots qui font mal. Peur de ce labyrinthe qui nous engloutit jusqu’à la moelle. Il faut cogner, cogner toujours plus fort pour ingurgiter cette colère carnivore.

L’auteur au fil des pages nous ouvre ses « graffitis du cœur », ses « Poetry Reading On the road ».

 

Il est toujours si lointain le bruit des autres. 

.

Extrait :

En guise d’extrait, je me contenterai de reproduire la première page qui est une sorte de prologue :

« Terre de vent de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau, ce grand purificateur qui éveille les couleurs propres à chaque massif. Il nous accompagne en toutes saisons, depuis mon village de Mount-Meyan, de Gémenos à Mazaugues, au plus profond des calanques de Morgiou. Sec et glacial, lou Cantaleso a ses nuances, de parfum, de saveur. Il nous révèle une palette qui va du bleu de la mer au blanc du calcaire, de l’ocre de la terre, jusqu’au mistral noir de Camargue.

Au gré du chemin, du temps qui passe, il emporte avec lui, la nostalgie des nuages, les âmes des morts, nos faiblesses et nos révoltes. Il murmure la flamme de  nos passions inassouvies, surgit soudain pour embraser le ciel.

 

Il se multiplie

Pour mieux nous éprouver

Un vent léger s’infiltre sous la porte

Je pense à ceux que j’aime

Qui n’ont plus de visage

Ni de nom.

.

.

Ce que j’en pense

Le titre du livre est une interrogation sauf si l’on sait que Richard Taillefer est un fumeur de pipe, un fumeur de pipes de Cogolin, et qu’il a l’habitude de les stocker dans ses poches, de sorte qu’au bout d’un certain temps un trou se forme. Pour beaucoup, ce serait un drame, mais pour le poète débraillé c’est une aubaine, car de ce trou s’échappent des mots qu’il taraude longtemps pour en faire de la PoéVie.

Ce livre n’échappe pas à la règle. Comme un vigneron qui élève les cépages et les assemble pour en faire une excellente cuvée, l’auteur façonne ses idées avec des mots improbables, du moins dans leur assemblage.

La Provence lui tortille le cerveau, elle transparaît à chaque page. L’on sent bien qu’elle est importante pour lui, que sans elle le poète ne « PoéVierait » pas ; elle est comme une terre dont le creuset inonde la mémoire pour rejaillir en mots du fond de ses entrailles.

Richard articule son propos dans sept parties comportant chacune neuf chapitres. La composition de chaque chapitre est identique d’un bout à l’autre du recueil. Tout d’abord un ou plusieurs paragraphes en prose poétique, puis un ou plusieurs vers, enfin des vers en italiques. Les titres de chaque chapitre sont évocateurs :

Ne renonce jamais à ton voyage

Là où le vent jamais ne s’apaise

Chemins perdus de nos forêts lointaines

Je veux par-delà le ciel

Le temps qui passe n’efface pas tout

Qui annoncera le retour du printemps

Sentiers escarpés de mon enfance

Chaque évocation est profonde et nous entraîne, si l’on prend la peine de s’arrêter un peu sur le texte, vers des montagnes de poésie qui nous remuent et parfois nous dérangent. Les textes sont beaux, bien écrits, émouvants, certains font mal comme une colère. L’on sent bien que le poète débraillé sait cogner et cogne quand il le faut. C’est quoi toute cette souffrance intérieure qui vient de loin et qui sort au fil des mots, des pages ? Parfois, une déchirure explose, cela ne dure pas, mais l’explosion a eu lieu.

On ressent tout le travail qu’il y a derrière. On entend le vécu dans ces lignes magiques, ce ne sont pas des remords dont il a sa conscience plein les poches.

Ainsi, l’auteur nous interroge :

« portes et fenêtres closes, tu montres du doigt, cet autre qui pourtant te ressemble« .

Il nous interpelle « ne laisse pas vide, la main qui se tend »

Il nous plonge dans la réflexion

« Près des charniers absurdes

Des squelettes de ce qui fut

Hier encore des hommes

Font taches blanches

Lorsque l’horreur n’a plus de nom

Qui peut encore la décrire ? ».

Et encore :

« Ce grand trou noir inaudible,

Qui contient tout l’univers

Et ton sourire du matin. »

Je pourrai continuer ainsi car des mots, des images, des émotions de PoéVie il y en a à toutes les pages.

.

Le recueil se termine par un émouvant texte sur le père de Richard que je ne résiste pas à reproduire intégralement ci-après.

 

Mon père

« Si vous le croisez dans les rues du village, aux aguets derrière l’objectif de son « Reflex Canon », ou assis à la terrasse du Kafé de France, il vous apostrophera d’un « comment ça va chef » avec un large sourire dissimulé sous sa moustache grise. Il est l’un de ces personnages du pays que l’on photographie volontiers pour garder un souvenir d’authenticité. Il a tout du tartarin de  Tarascon, lui qui est né par la force des choses dans une pouponnière, à Moreuil, un petit bourg de Picardie. Le temps a buriné son visage, ses yeux ont cette couleur verte des agates de son enfance. Dans son crâne, les idées sont plus sombres qu’une nuit d’été en plein orage et le dévorent jusqu’à la moelle. Il attend son heure, avec cette imperturbable sagesse de celui qui sait et n’attend plus rien. Il est le dernier grand témoin de ce que je fus avant d’être. Le soir, il s’en va retrouver Pépète, la petite chienne qui l’accompagne dans son indécrottable solitude.

 

Ni l’un ni l’autre ne fermeront les paupières,

De peur de ne pas se réveiller ensemble.

 

Près de la porte

Je l’ai vu parfois grattant sa tête blanche

.

L’AUTEUR

Richard Taillefer, un poète débraillé.

Né un 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert).

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

.

Si vous voulez en savoir plus sur le parcours de Richard Taillefer, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Taillefer

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

.

Lisez ce recueil, il vous en restera quelque chose !

.

 

 

 

 

 

 

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 29 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.

JL à l’écoute de … Corine Fontrel

Des mots pour vous

.

JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Corine Fontrel

.

10245552_1439987696245462_4590753416452879099_n

 

.

1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Corine Fontrel, enseignante spécialisée.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant d’écrire, j’étais une enfant grosse lectrice. J’ai commencé à envoyer des nouvelles à des concours et j’en ai gagné quelques-uns ; cela m’a encouragée.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Cinéma et théâtre, tout le reste m’emmerde.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je tente de vendre mes livres dans des salons, des bibliothèques et même dans les centres culturels Leclerc, mais ça ne marche pas car je ne suis pas Katherine Pancoll ou Amélie Nothomb.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Des rencontres, tout le temps !

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’âge de 12 ans, mais, après des périodes de latence, trois ouvrages ont été publiés.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’Angles morts, un recueil de nouvelles, qui, comme on peut le deviner avec le titre, parle de ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, reste dans l’angle mort. C’est à ça que ça sert la fiction, montrer ce qui ne se voit pas.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Sur le site de l’éditeur, Prem’Edit 77 :

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

 

Ou le commander en librairie.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Jamais de compte d’auteur. Il doit y avoir une présélection et un engagement de l’éditeur, sinon, comment savoir ce que valent vos livres ?

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

La phrase d’Hemingway aux jeunes auteurs : soyez amoureux.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je préfère lire des romans, longs de préférence, mais écrire des nouvelles.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Avec un stylo-plume Lamy.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

J’ai parfois un projet de nouvelle sur un thème précis mais le plus souvent c’est au fil du stylo.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Un mélange de connu et d’inventé, rien ne s’invente tout à fait.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Ne cherchez pas à vous expliquer, tenez votre lecteur pour un être libre et intelligent.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Choderlos de Laclos, W Faulkner, Joyce Carol Oates, Régis Jauffret, Romain Gary et tant d’autres !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Olive Kittridge d’Elizabeth Strout.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur l’écriture dramaturgique.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le 15 août 2016, un Salon du livre à Chaintreaux et un spectacle dont j’ai fait la mise en scène en octobre et novembre dont le titre est C’est tout ce qu’on est ?

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur le site Babelio

http://www.babelio.com/auteur/Corine-Fontrel/394402/critiques

 

Et sur le site de mon éditeur Prem’Edit

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-angles-morts/

————-

Corine Fontrel

Le 11 août 2016

.

anglesmorts_rectoWEB

 

.

 

filledebabylone_RECTOHDfilledebabylone_VERSOWEB

 

.

 

Procès du sang contaminé

Au procès du sang contaminé, la Belle Au Bois Dormant a témoigné :

L’aiguille qui l’a piquée le jour de ses quinze ans était contaminée !

À son réveil cent ans plus tard, son taux de lymphocytes avait dangereusement chuté. Elle lutte depuis contre la maladie.

Elle ne réclame aucune tête mais demande que soit effectué systématiquement et gratuitement un test de dépistage sur les Belles Au Bois Dormant.

 

.

 

10153209_690142454360911_216517435_n

.

 

fin 2014 007

.

Je remercie sincèrement Corine Fontrel d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

.

Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

.

Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

.

Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

.

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

.

Jean-Louis RIGUET 12 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

.