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JL à l’écoute… de Jean-Pierre Paulhac


JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Pierre Paulhac

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Pierre Paulhac, né en 1952 à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère, a passé toute son enfance, son adolescence et les premières années de son âge adulte à Lyon, ville à laquelle il se sent toujours lié. Après des études de lettres modernes à l’université Lyon II, il décide à 23 ans, en 1975, afin de ne pas faire le service militaire, d’opter pour le Service National Actif en coopération. Il est affecté au Cameroun, dans la région du Nord, à Garoua, pour enseigner le français dans le lycée de cette ville.

C’est un coup de cœur avec l’Afrique dont il ne se remettra pas. En effet, à partir de ce séjour de deux ans il continuera à œuvrer pour le développement, dans le cadre de la coopération française. Il aura l’occasion de travailler dans plusieurs pays : le Tchad, le Congo (en école française), la Mauritanie et le Bénin, pays auquel il reste attaché. Au total, c’est un quart de siècle passé sur le continent africain.

A son retour en France, en 2000, il devient personnel de direction de l’Education Nationale. Après avoir fait ses premières armes comme proviseur adjoint, pendant sept ans, au lycée Voltaire à Orléans, il a ensuite exercé, neuf ans durant, les responsabilités de principal au collège Le Clos Ferbois à Jargeau (Loiret).

Il a fait valoir ses droits légitimes à la retraite en septembre 2016. Il réside actuellement à Orléans.

Depuis son adolescence il a toujours eu le goût de la littérature et de l’écriture. La découverte d’Internet a libéré ses appréhensions et lui a permis d’adhérer à des sites et des clubs de poésie.

On peut lire quelques-uns de ses textes sur le site du Club des Poètes, la revue Florilège des Poètes de l’Amitié, de Dijon a publié plusieurs de ses textes, de même le magazine des éditions « Vermifuge » de Dijon.

Membre de la Société des Poètes Français depuis 2007, il a été l’invité du « lundi des poètes » le 23 novembre 2009 et, au sein de cette association prestigieuse, fondée en 1902, il a organisé des animations sur Léo Ferré, en mars 2011, Georges Brassens, en mars 2012, sur « Alcools » d’Apollinaire, en avril 2013, à l’occasion du centenaire de la publication du recueil, sur Jacques Brel, en juin 2013, sur « Les Poètes de la Résistance » en avril 2014, sur « Jean Ferrat » en juin 2014 et sur « Baudelaire » en juin 2016. Le 20 janvier 2018 il y a animé la « Nuit de la lecture »

Il a exercé au sein de cette association, de juin 2013 à décembre 2014, la fonction de vice-Président.

Depuis janvier 2007 on trouve sur son blog « Mots divers », http://jppau.wordpress.com/ l’ensemble de ses productions poétiques. Plus de 95 000 visites à ce jour.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

(cf. plus haut)

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

Violons d’Ingres : cinéma, musique (jazz, chanson française, rock des années 70) et… football (supporter de l’Olympique Lyonnais, le club de ma ville de cœur )

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

 Activités littéraires à Paris au sein de la Société des Poètes Français (SPF) et d’autres associations.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

 Non, mais je lis des textes, et mes poésies en public à Paris à la SPF ou ailleurs.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ÿ Un essai, sous forme de dialogue : « Dialogue nord sud » en 2004, aux Editions Dianoïa,

Ÿ Six romans aux Editions du Cygne :

« La Porte du non-retour » en 2008,

« Le conseil de discipline » en 2009,

« Chassé du Tchad » en 2010,

« L’Hôtesse noire » en 2012,

« L’Investiture » en 2015.

« Calvaire » en 2017

Ÿ Chez le même éditeur, sous le pseudonyme de François Perdir, un témoignage sur son métier : « Le Principal du secondaire » en 2010.

Ÿ En 2012, les éditions Praelego, malheureusement dissoutes désormais, ont publié son premier recueil de poèmes : « Traces d’étoiles »

Ÿ Le 26 novembre 2013, les Editions de la Société des Poètes Français ont publié son recueil de poésies, « Transports en commun, et autres voyages » et, en juin 2018 : « Ephémérides, poèmes du temps qui passe ».

Depuis janvier 2007 on trouve sur son blog « Mots divers », http://jppau.wordpress.com/ l’ensemble de ses productions poétiques. Plus de 95 000 visites à ce jour.

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Calvaire

Un intellectuel athée se trouve pris en otage par un groupe terroriste

chrétien intégriste…

Nous sommes au début du XXIIe siècle. À la suite d’une Grande

Croisade, organisée en 2075 par les pays occidentaux, sous le magistère

spirituel du pape François III, l’Islam a été vaincu, ses territoires ravagés.

Le monde est géré presque totalement par des régimes d’obédience chrétienne.

Pourtant le terrorisme n’est pas mort. Les Soldats du Christ Roi,

depuis la forêt vierge africaine, veulent instaurer une théocratie mondiale

et mènent une lutte violente, faite d’attentats et d’enlèvements.

Jean-Jacques Payen, journaliste et écrivain libre penseur, va donc être

séquestré par cette armée clandestine de prêtres et de soeurs, plus d’un an,

dans un réduit de bois, subissant toutes les humiliations et les sévices que

peut endurer un otage.

Ce récit se fonde essentiellement sur la rédaction d’un journal que le

captif a eu l’autorisation de tenir, presque quotidiennement. Sont collectés

également certains articles de presse, contradictoires, en France, qui se font

l’écho de l’interminable détention de cet intellectuel connu et reconnu.

Jean-Pierre Paulhac, dans ce roman d’anticipation, veut nous montrer, par

une écriture souvent ironique, que le terrorisme n’est aucunement lié à une

religion précise mais relève certainement d’une problématique plus complexe

qui amène à nous interroger sur la gouvernance de nos Républiques.

À la suite de ses cinq précédents romans, cet auteur poursuit, en arrière-plan,

sa réflexion sur les relations entre l’Afrique et le monde occidental

et nous propose, également, le portrait positif d’une femme noire, dynamique

et volontaire, source vivifiante d’un optimisme qui peut ne pas nous

faire désespérer de l’avenir.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

 Aux éditions du Cygne pour les romans

A la SPF pour mes deux recueils de poésie « Transports en commun » « Ephémérides »

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Chacun mène sa vie comme il peut…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Essaie toujours…

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

 J’aime les biographies historiques ou poétiques. Pour les romans et les poésies, je suis si difficile que je ne peux lire que les miens… (Humour…)

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Sur ordinateur. L’ordinateur est un éternel brouillon toujours au propre.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu, en vue d’écriture, des commandes d’ouvrages ?

Oui, j’ai des ami(e)s qui veulent écrire leur bio ou leur expérience professionnelle.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Oui et non. J’ai beaucoup écrit sur l’Afrique en prenant des parcelles de ma vie en les transformant. Sauf Calvaire qui est une pure fiction

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Essayez !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En poésie : Apollinaire, Villon, Nerval

En chanson : Léo Ferré, Bob Dylan (prix Nobel de littérature ! Yeah !!!) Léonard Cohen

En romans : Proust, Flaubert, Stendhal, Maupassant

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Des bio sur Apollinaire et Louise Labé (Lyonnaise !!)

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Animation de soirées poétiques, émission de radio.

Je viens de proposer à mon éditeur un essai pour contrer Zemmour et sa falsification de l’histoire à partir de son dernier torchon.

Il a refusé : « Je ne publie pas des antilivres ad hominem »… Si l’idée séduit quelqu’un je me mets au travail…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

22 octobre lundi des poètes à la SPF

26 octobre lectures à la SPF

9 novembre soirée participative Apollinaire à la SPF

16 décembre récital poétique « Jardin d’Ebène » à Argenteuil (en compagnie d’autres poètes et de musiciens)

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

 Sur le site des Editions du Cygne

Sur mon site « mots dits vers »  http://jppau.wordpress.com/

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Le 19 octobre 2018

Jean-Pierre Paulhac

 

 

 

PUBLICATIONS

 

Editions Dianoïa : « Dialogue Nord Sud »

Editions Praelogo :  « Traces d’Etoiles » (Maison d’édition dissoute)

Editions des Poètes Français : «Transports en Commun » « Ephémérides »

Editions du Cygne : « La Porte du non retour » « Le conseil de discipline » « Le Principal du Secondaire » (sous le pseudonyme de François Perdir) « Chassé du Tchad » « L’hôtesse noire » « L’investiture » « Calvaire »

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Je remercie sincèrement Jean-Pierre Paulhac d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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© Jean-Louis RIGUET 23 octobre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Marilyne Bertoncini

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marilyne Bertoncini

.auteur marilyne bertoncini

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Marilyne Bertoncini est mon nom – celui que je veux porter. Je suis née dans les Flandres, j’ai longtemps vécu aussi en Italie, avant de m’installer à Nice, sur une frontière – symbole poreux pour moi des échanges nécessaires entre les cultures. J’ai fait des études de lettres, et après une thèse de doctorat (consacrée à l’image dans l’œuvre de Jean Giono), désireuse de m’ouvrir à d’autres univers, j’ai suivi un DEA de philosophie des sciences et des techniques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai enseigné le Français à plusieurs générations de collégiens tout en m’intéressant – à travers l’activité de mon mari – à l’art et aux antiquités – je traduis des poèmes et je pratique une activité de revuiste et de critique.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime pour ma part photographier le monde qui m’entoure – et répondant à votre question, je me rends compte que j’en gomme souvent la présence humaine – j’aime photographier la nature ou le monde urbain et les marques du temps qu’il porte. (Je suis très sensible à ce que l’écrivain japonais Tanizaki décrit dans « L’éloge de l’ombre »)

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’ai besoin de savoir que j’ai suscité une émotion, fait vibrer une corde dans l’âme d’un lecteur – publiant depuis peu, je n’ai pas vraiment d’autre moyen de me faire connaître que d’utiliser les réseaux sociaux, et la publication dans des revues.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je pense que j’aimerais parler de ce que j’écris ou traduis – mais on ne me l’a pas encore proposé.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai le sentiment d’avoir toujours écrit – depuis l’apprentissage de la lecture et le premier poème lu en classe – mais je n’ai publié que deux recueils personnels à ce jour : Labyrinthe des nuits en 2015 (Recours au Poème éditeurs, livre numérique) et La Dernière Œuvre de Phidias (Encres Vives N. 453, avril 2016) – tout en publiant plusieurs recueils traduits de poètes australiens, new-yorkais et chinois : la traduction est la « parente pauvre » de la littérature, pourtant, c’est une activité d’écriture et de création à part entière – mais pour qu’elle soit réussie, il faut qu’elle paraisse « transparente » – qu’elle disparaisse en somme, qu’on l’oublie, en ayant le sentiment de lire un texte original – c’est un travail de grande humilité et patience, et très ludique aussi – puisqu’il faut respecter de nombreuses contraintes. Cette activité m’est aussi nécessaire que l’écriture de mes propres textes.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce dernier livre – un long poème récit – parle de Phidias – le sculpteur de l’antiquité connu entre autres pour les frises du Parthénon : la plupart de ses œuvres ont disparu, et la fin de sa vie reste un mystère – on sait qu’il est exilé d’Athènes, mais on perd sa trace. Je lui ai inventé un disciple, Kallimakes – un enfant qui va être pour moi le « passeur » de la dernière œuvre, sur laquelle Phidias travaille sans fin, pour atteindre l’essentiel – ce que retrouve Kallimakes, c’est une sorte de « sculpture haïku », étonnamment dépouillée de toute fioriture – le testament artistique de son maître, qu’il lui faudra faire fructifier et passer à son tour !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez les éditeurs : http://www.recoursaupoemeediteurs.com/contemporains/labyrinthe-des-nuits

 

Et chez Encre Vives, éditions dirigées par Michel Cosem, https://encresvives.wix.com/michelcosem

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je crois vraiment important qu’il y ait une relation avec un éditeur pour la naissance d’un livre – il est une sorte d’accoucheur nécessaire et le premier regard de lecteur – quant à l’e-book, il est le média auquel j’ai confié mon premier recueil, ainsi que la plupart des traductions que j’ai faites. Je crois qu’il est l’avenir de la lecture – même si son développement est encore lent – et qu’il faille sans doute encore envisager de le doubler de la possibilité d’une publication papier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je dois sans doute à Claude Sicard, professeur émérite à la faculté des lettres de Toulouse, un conseil précieux, qui accompagnait sa lecture de Roi-Cerf, que je lui avais montré : il m’avait invitée à ne pas être trop explicite, à maintenir le mystère qui était le cœur de ce que je voulais écrire. Je pense que je suis ce conseil.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je suis tout à fait incapable d’écrire un roman – pour le reste : je pense que le texte choisit lui-même en partie la forme sous laquelle il veut naître – La Dernière Œuvre de Phidias a longtemps hésité avant d’accepter d’être le long poème qu’il est devenu, plutôt qu’un essai sur la création artistique, ou qu’une nouvelle, dont il a gardé la tentation d’un déroulement événementiel.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Vous voulez dire matériellement ? Je prends des notes à la volée (j’ai toujours un carnet avec moi, et maintenant aussi mon portable) quand m’effleure une image ou une idée – que je sois en train de lire, de voir un film, visiter un musée, ou me promener. Ces notes donnent parfois naissance immédiatement à un poème – les mots s’agglutinent sans peine – je ne saurais dire comment ni d’où ils me viennent. Parfois, c’est moi qui les recherche, des notes se font écho, et il me faut les faire résonner comme les silex qui donneront le feu. Pour écrire, j’ai besoin d’un certain rituel, qui se limite désormais à mon ordinateur portable, dans le blanc de l’écran duquel je plonge en oubliant ce qui m’entoure – et d’un casque pour me plonger dans une ambiance sonore qui annule les bruits du monde.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

On m’a commandé des traductions, mais les poèmes que j’ai publiés sont nés de ma fréquentation des œuvres d’art – de l’émotion qu’elles ont provoqué en moi, y faisant naître des traces de mots, des images, des personnages. J’écris parfois à partir des photos que je prends au cours de mes promenades, de mots que je rencontre dans des livres, d’idées qui me viennent à l’écoute des actualités…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Étrangement, la plupart des poèmes que j’écris parlent de personnages mythiques – appartenant à la culture antique, au monde persan (c’est le cas de Leïla dans Labyrinthe des Nuits), où ce personnage de la littérature classique persane se conjugue au motif du lilas – c’est aussi le cas du Roi-Cerf qui s’inspire en partie de la légende d’Actéon telle que je la réimagine à partir d’une fresque murale de Parmigianino qui se trouve au château de Fontanellato, dans la province de Parme, en Italie. Certains sont parfaitement inventés – comme Aeonde, qui appartient à un autre cycle encore inédit, mais qu’on peut lire sur la revue Recours au Poème : http://www.recoursaupoeme.fr/marilyne-bertoncini/aeonde : déesse de Mélancolie, elle m’est venue dans un rêve, comme une statue de bronze foulant la Terre.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je lis – beaucoup, et de tout – et d’écrire sans cesse – même quand l’inspiration fait défaut : on peut parler d’un livre qu’on a lu, recopier des passages comme des passerelles pour écrire plus loin. Et de ne pas se contenter d’un premier jet – un poème (un texte) se polit à la relecture. Je me dis que – comme Phidias cherchant toujours plus loin la perfection de sa sculpture, on doit écrire en pensant à ce que le texte puisse être lui aussi le plus essentiel possible.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai depuis très longtemps une immense admiration pour Guillaume Apollinaire et une grande tendresse pour Jean Giono, auteur dont l’Œuvre a constitué le sujet de mon doctorat (La Ruse d’Isis, de « la Femme » dans l’Oeuvre de Jean Giono) ; ce sont deux poètes (Giono l’est dans chaque mot qu’il écrit) que je relis sans cesse, par bribes, que je rumine ! Je citerais aussi Nerval, les Romantiques allemands, Aragon, Eugenio Montale, et La Gerusalemme Liberata du Tasse, dont la musicalité m’enchante depuis toujours et que j’aime dire à haute voix. Mais si j’aime tant la poésie, c ‘est qu’une infinité de voix s’y font entendre – il est très difficile de faire des choix – tout dépend tellement de l’humeur d’un moment, d’un écho entre un texte et une pensée, une émotion…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment je lis surtout des revues, les livres des auteurs que je traduis, des recueils que je chronique. J’ai particulièrement aimé ceux que je viens de finir : Bouria, de Denis Emorine – Jets de Poèmes, de Ryiochi Wago, ainsi que le recueil Kvar Lo de Sabine Huynh, sur l’exil et la langue

Je lis peu de romans désormais – et je suis plutôt une relectrice des auteurs que j’aime – je rêve davantage sur des essais, des réflexions philosophiques. Sur ma table de chevet, des volumes de Levinas dont les écrits sur le visage me touchent particulièrement, le recueil d’Angèle Paoli, Les feuillets de la Minotaure (éditions Corlevour), des livres d’art sur la peinture, les arts premiers, et un essai intitulé Une Praxis du cinéma, de Noël Burch (Folio essais) : j’aime aussi beaucoup le cinéma.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui – j’ai en cours un travail que j’intitule provisoirement « Quête d’E (urydice) » – je ne peux avancer que lentement – j’y évoque une perte qui me touche encore de façon très vive.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Des événements me concernant, non – mais j’attends le marché de la poésie, en juin, place st Sulpice, à Paris – j’aime y rencontrer les poètes avec lesquelles j’ai tissé des liens d’amitié au fil des publications ;

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

La revue Recours au Poème, http://www.recoursaupoeme.fr/, dont je suis rédactrice en chef, est un lieu où l’on peut suivre mes dernières parutions avec mon blog, MINOTAUR/A http://minotaura.unblog.fr/, où je publie mes photos, et les textes en cours d’écriture.

 

Je vous remercie beaucoup, cher Jean-Louis Riguet, de m’avoir donné cette possibilité de me présenter et de parler de ce qui m’est le plus cher.

 

Le 27 avril 2016

Marilyne Bertoncini

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phidias

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sur l’étroite avancée rocheuse

ignorant la guipure d’écume au pied

de la falaise

et le point où la mer à l’horizon

se coupe

il est le centre d’une sphère

où sa pensée

se perd

dans des scintillements d’azur cuisant

comme le cri des sternes

 

Phidias ! Phidias !

 

L’enfant marche comme l’on danse

dans la poussière du chemin

que soulève

son talon

 

D’où vient-il ?

 

Il naquit de sa fraîche voix d’enfant

et du son de la flûte

aulos à deux tons ou sifflet de roseau

dont s’élève le soir

ainsi que du figuier l’odeur de sucre cuit

le chant qui donne aux étoiles

leur voix.

 

Je sais qu’iI aime l’atelier

où blanches et longues comme des doigts

les écailles et les épaufrures couvrent les jarres

les pots de pigments

les pains de cire vierge et les huiles

et

l’odeur des résines ainsi que

lisse et fraîche

la peau de l’aubier clair sous la rugueuse écorce

dont se lisent les veines

capricieux dessins de fleuves pétrifiés

 

oracles que les dieux cachent dans la nature

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traduction (2)Labyrinthe

 

 

 

 

 

 

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traduction

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traduction (1)

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Je remercie sincèrement Marilyne Bertoncini d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 30 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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