Trajectoire déroutée, Sanda Voïca

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TRAJECTOIRE DEROUTEE

De Sanda Voïca

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Trajectoire déroutée

Sanda Voïca

EAN – ISBN : 9 791090 491793

2e trimestre 2018 – 80 pages – 14 €

éditions LasKine

https://www.editions-lanskine.fr/livre/trajectoire-deroutee

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Crédit Sanda Voïca – Google+

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Quatrième de couverture

Des traversées – de l’air et du corps.

Regarder le temps par-dessus son épaule.

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« Poussières et clés obliques :

Pluie inédite qui s’arrête

avant de toucher la terre.

Témoin de cette suspension,

je me noircis, deviens nuage. »

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Extraits :

 

C’est quoi une fenêtre ?

Mon squelette récent.

 

J’ai soif

De la tombe blanche

Ovale dans mon corps

 

Sur le puits bien aplati

Je me penche

Une seule seconde

 

Mari et marraine

Devenus parents lointains

me tiennent en échec :

ne plus avancer

sans savoir où.

 

*************

 

 

Que faire de la fille partie ?

Je la mets-ci,

Je la mets-là,

Jamais à la bonne place.

Je rogne les cases,

les jours et les nuits,

je grave son nom

mais il ne reste pas.

Je la repose sans fin

dans des lieux très différents

sans qu’elle y reste.

Sans place

Sans endroit.

Elle flotte

Je flotte

Nous traversons les airs

les terres

les chemins battus

et inconnus.

Nous ne sommes jamais

à notre place.

 

***************

Je colle à mes tripes

Je colle à mes mots

Je colle à la mort.

Je vole :

On ne voit que ma colle.

Duvet et poussières

Ombres et sons en échos.

Ma mort est celle de la jeune fille.

En vol, on ne voit

que l’air sous nos ailes…

*****************

 

Plusieurs fois par jour

La fille revient

s’empare de moi

grappin à plusieurs crochets qui

s’enfoncent dans ma chair

me soulèvent très haut

et me lâchent :

je me défais en morceaux.

Quand je me réarticule

je mets la fille disparue

dans mon échine.

******************

 

 

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Ce que j’en pense

La dédicace est en réalité une épitaphe : « Pour Clara Pop-Dudouit (1994-2015) », en hommage à sa fille, décédée d’un cancer à l’âge de vingt ans.

C’est ce drame qui est à l’origine de cet ouvrage, ce livre de deuil, ce livre de témoignage de la perte cruelle d’un enfant.

Trajectoire déroutée retrace la douleur d’une mère. L’absence de la chair de sa chair si présente porte les mots et les maux. Les textes voudraient rejoindre le fil cassé du temps, des temps, le recoudre. Mais peut-on faire se rejoindre des extrêmes séparés par l’exil de la mort et le retrait de la vie.

Ce recueil pourrait apparaître comme une échappatoire à la douleur profonde de l’auteure, mais la douleur elle-même est dite par les poèmes dans Trajectoire déroutée qui porte bien son nom.

Il est impossible de lire d’une seule traite ces textes qui, d’une certaine manière, sont brutaux et nous assaillent dans notre plus profond où la douleur est omniprésente.

 

J’ai été bouleversé par ce recueil que je recommande si vous n’avez pas l’âme trop sensible.

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L’AUTEURE

Crédit photo bio – Levure littéraire

Sanda Voïca, originaire de Roumanie où elle est née le 26 mars 1962. Après avoir fait des études à la Faculté de langues étrangères de Bucarest, elle a travaillé, entre 1990 et 1997, comme correctrice pour la revue « Contemporanul-ideea europeanà » et « La Roumanie littéraire ».

Elle a été publiée dans les plus importantes revues littéraires bucarestoises des poèmes, nouvelles, fragments de roman. En 1999, elle sort le recueil « Le diable avait les yeux bleus » (Diavolul avea ochi albastri) aux éditions Vinea à Bucarest, sous le nom d’Alexandra Voicu.

En 1999, elle déménage en France et y vit toujours.

Désormais, elle écrit en français des textes qu’elle commence à divulguer dans de nombreuses revues littéraires dont les détails sont relatés dans son blog « Le livre des proverbes nouveaux », rubrique « Présence ailleurs ». Elle publie également des recueils en 2015 : Exils de mon exil, chez Passages d’encres éditons et Epopopoèmémés chez éditions Impeccables.

Elle publie des textes, des collages et des photos dans plusieurs revues papiers comme Moebius, La Plage Blanche, Place de la Sorbonne, ou revues numériques comme Terre à ciel, Ce qui reste, Recours au poème, etc.

Depuis 2010, elle est l’initiatrice et l’animatrice aux côtés de Samuel Dudouit de la revue numérique « Paysages écrits ».

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Un livre à lire et à détenir absolument !

 

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 29 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Les vignes rousses, Florence Marco

LES VIGNES ROUSSES

par Florence Marco

V2V éditions

244 pages – 15 Euros,

ISBN : 9 782918 927266

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Quatrième de Couverture

Et si dans les yeux d’un petit vieux vous lisez la malice et le jeu ? S’il se distrayait de vous et de vos priorités subalternes ? Si, se sachant inaudible, il s’évertuait néanmoins, avec sagesse et expérience, à vous suggérer l’essentiel ?

Notre société oublie ses anciens et ne se rappelle à leur bon souvenir qu’en leur qualité de consommateurs émérites. Chacun prône le maintien dans l’activité repoussant cette petite mort de retraite. Mais à l’âge où deux générations plus tôt nous étions quasiment séniles, s’ouvre dorénavant une vie après la vie où l’amour se fait serein, l’amitié désintéressée, les conséquences moins importantes, le poids du bilan un peu moins lourd à porter et la mort, pfft, la mort, une vieille copine un peu vacharde.

D’une fraîcheur irrésistible, ce roman met en lumière, avec humour et causticité, trois femmes d’âge mur aux parcours très différents. Leur point commun ?  L’envie de vivre pleinement leur dernière tranche de vie, cette vieillesse tant redoutée. Dans vieillesse il y a vie, c’est tout ce qu’il importe de retenir pour Marie, Rose et Griselda.

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Ce que j’en pense

C’est l’histoire de trois femmes, déjà âgées. Elles ont eu des vies différentes bien qu’habitant dans la même ville.

Elles inventent des rencontres dans un bon restaurant pour agrémenter leur vie monotone malgré l’aquagym. La vieillesse commence à rôder pour sa place à la faucheuse, cette vieille copine un peu vacharde.

Mais un homme a un secret sur le coeur. Au fil des lignes, l’on comprend que ce récit n’est pas juste un « racontage » d’une histoire banale, l’on comprend qu’il y a quelque chose de caché qui pousse à avancer dans la lecture.

Je ne vous dirai pas le secret qui n’est dévoilé qu’aux dernières pages. Lisez-le vous-même !

L’auteure a aussi eu l’idée de faire un livre dans son livre. Le livre d’un des enfants qui raconte la vie romancée de sa mère qui est aussi une soeur des trois femmes. Bref, en passant de l’un à l’autre on arrive à s’y perdre, mais n’ayez pas peur on s’y retrouve néanmoins.

Le ton est léger, se veut frais, avec de l’humour et de la causticité.

Comme l’écrit Florence, « la vieillesse n’est pas une fatalité, la jeunesse n’a pas le monopole de la folie douce et l’on peut être et avoir été« .

Lisez-le !

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portrait

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L’auteure

Florence Marco est née à Albi en 1969.

C’est une écrivaine Gaillacoise qui écrit des romans et des nouvelles et qui a publié :

Aux éditions Callibre, deux romans Mercredi en 2009 et l’Ambassadrice de Dieu en 2012.

Aux éditions Callibre, un recueil de nouvelles titré Nouvelles de la semaine en 2011.

Aux éditions Callibre Jeunesse, un livre pour enfants Fougnette aux grandes oreilles en 2013.

Florence Marco change de registre et a en cours d’écriture un roman érotique dont la parution est prévue pour 2018.

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Vous pouvez la joindre et en savoir plus sur cette truculente jeune femme à travers son site :

www.florencemarco.com

ou sur son blog :

http://florencemarco.over-blog.com

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Tout sur mes livres :

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https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr

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Jean-Louis RIGUET 31 juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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La mort en berne, Denis Emorine

LA MORT EN BERNE

Denis Emorine

Cinq Sens Editions

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Denis Emorine

m’informe de la sortie de son dernier livre

https://catalogue.5senseditions.ch/fr/fiction/93-la-mort-en-berne.html

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Voici son dossier de presse :

Dossier de presse – La mort en berne

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Denis Emorine avait eu la gentillesse de participer 

à ma chronique JL à l’écoute de …

https://librebonimenteur.net/2015/06/24/jl-a-lecoute-de-denis-emorine/

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Jean-Louis RIGUET 26 juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

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Le Poème de la semaine n° 28

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Le Poème de la semaine n° 28

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Nous vaincrons

 

 

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Ville endormie

Réveil par sons lugubres

Le poumon se tait

 

 

Le bruit des armes

La nuit les tympans percés

Les cercueils s’ouvrent

 

Les tireurs voient rouge

La mort se réveille mal

Le jour se lève

 .

 .

Nous vaincrons

 

Trahissant le silence de la ville endormie

Le bruit des armes automatiques envahit nos tympans

 

Les sirènes lancent des sons lugubres à travers la nuit

 

La ville ne respire plus

Son poumon ne bat plus

Le tragique domine en un nuage…

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La suite sur :

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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Belle photo de Catimini Plume pour accompagner un haïkus de circonstance

Fleur emprisonnée dans un écrin glacial ~ au redoux la mort.

via Fleur emprisonnée — Catimini Plume

Frayeur sur la ville, un pétale de Pétales éclectiques

Extraits de Pétales éclectiques

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 B

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Frayeur sur la ville

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Dans la ville la foule s’éparpille

Indifférente

Chacun va et vient

Vaque à ses occupations

L’un se projette dans l’avion

Qu’il convoite

L’autre se chagrine dans le métro

Bondé

 . 

Soudain la frayeur coiffe la ville

De noirceur

Des bras imbéciles poussent les bagages

Sourds

Remplis ras la gueule d’engins de mort

Balourds

Les bombes éclatent avec mission

De tuer

Les armes crépitent pour

Exterminer

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 La suite à lire dans :

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PÉTALES ÉCLECTIQUES

Recueil de Textes

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« Le poète cogne, cabosse, rafistole

Il dérange, charme, console

Amusé, il instille des vérités, des doutes

Silence brutal, applaudissements, soulagement »

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Des sujets forts comme ceux qui touchent à l’infortune des personnes, des hommages à des artistes et enfin des thèmes plus légers : les mots restent ciselés dans la douleur ou la légèreté.

L’auteur évoque « la barbarie inadmissible dans son inutilité » ou encore « la frayeur coiffe la ville de noirceur ». Il écrit le « poète cogne, cabosse, rafistole » ou encore « alors la femme peintre claquemure ». Il parle des « fleurs qui sont un bonheur pour l’Homme » et de la neige sur laquelle « on marche réticent à pas feutrés ».

Le lecteur passe d’un sujet à l’autre et d’une forme à l’autre. S’y mêlent des pensées, des poèmes et des haïkus.

Pétales Éclectiques, un recueil varié, diversifié et inégal dans le fond et dans la forme.

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Éditeur : PREM’EDIT

ISBN : 9 791091 321587

http://www.prem-edit.com/accueil/boutique-p%C3%A9tales-%C3%A9clectiques/#cc-m-product-14585188225

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Jean-Louis RIGUET 19 novembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

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La traversée de l’église la nuit

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La traversée de l’église la nuit

 

Nuit de noirceur bleutée

Calme et peu troublée

Fendue d’un rayon de lune rousse

Accroché au clocher rabougri

De l’église romane

 

Cinq silhouettes grises

Fugitives peu assurées

Avancent dans la nuit

Silencieuses et apeurées

Jusqu’à une porte latérale

Du lieu Saint endormi

Ouverture complice

Sur un silence insoumis

 

L’ouverture de la porte

Pourtant précautionneuse

Terrifie

La lueur fragile d’un cierge non éteint

Devant un Saint triste

Espérant dormir

Dans l’anxiété du silence ténébreux

 

Réveillées en sursaut

Les statues de bois craquent de peur

S’interrogent, se questionnent

S’affolent, s’apeurent

Pourquoi ce raffut à cette heure ?

 

Trois marches à descendre

Atteindre le sol dallé et plat

Avancer dans le noir

Angoissant

Un briquet s’allume

Ajoutant les ombres

À l’effrayant

 

L’avancée reprend pas à pas

Sombre et piégeuse

L’un trébuche

Sur une chaise indisciplinée

 

Un énorme bruit sinistre

Résonne lugubre sous la voûte

Et insulte les trompettes de la mort

Soudain en croûte

 

Plus aucun mouvement

Plus aucune respiration

Même les Saints restent muets

D’indignation

 

Des frissons parcourent

Les dos courbés des garçons

Et des statues immobiles

Redressées en glaçons

 

Le silence reprend ses droits,

Imperturbable de calme

Les silhouettes avancent de nouveau

Les cœurs battent la chamade

 

Les statues soulagées

Rassurées

Respirent

Délivrées

 

L’église est traversée

En rires étouffés

Sans autre souffrance.

 

 

© 02 septembre 2016 – Jean-Louis Riguet

 

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Jean-Louis RIGUET 15 septembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Tant de silences, Philippe De Riemaecker

 

TANT DE SILENCES

Un roman de Philippe De Riemaecker

Chez CHLOé DES LYS

ISBN 9 782874 599323

360 pages – 22 €

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tant-de-silences

 

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La quatrième de couverture est ainsi conçue :

Les premiers, tournant le dos à la révolution, traversent l’Iran à pied.

Les seconds, concierges dans un couvent, sont témoins d’étrangers phénomènes.

Les derniers se préparent au deuil.

Il n’existe aucune raison pour que ces destins se croisent et pourtant !

Une écriture sobre, élégante, rattrapée par l’actualité.

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Philippe De Riemaecker a le don pour parler pendant plus de trois cents pages des SILENCES.

Il prévient dès le prologue : « Nous vivons des moments difficiles mais nous ne pouvons rejeter les différences en évoquant nos incompréhensions. Nous ne pouvons répondre par la violence à cette violence qui, à mon entendement, est issue de nos propres sociétés, puisque diffusée sans discontinuité au point qu’elle nous est devenue banale. L’obscurantisme, c’est vrai, étend son empreinte comme une marée noire. »

Et il pose une question toute d’actualité : « Y répondre par la simplicité d’une argumentation tronquée c’est, au final, alimenter ses flots et la force de sa nuisance. Devrons-nous relire l’insupportable chapitre du siècle écoulé pour réveiller les consciences qui nous poussent à nous demander si l’humain a des limites à son inhumanité ? »

Philippe va jusqu’au bout car il répond : « Si la réponse est « oui », je me refuse à être le complice de ce que l’on prétend servir à l’équilibre de nos civilisations… Les mots, les images, les discours peuvent être assassins. Ils poussent les esprits faibles à des actes irréparables. Même si nos consciences ne s’attardent pas à cette connivence, elles n’en sont pas moins coupables. Haïr les différences, c’est nous haïr nous-mêmes. »

Et il enfonce le clou : « Le racisme est la raison du faible. Elle permet à l’idiot de se croire supérieur. Mais supérieur à qui, à quoi ? Je crains que les années à venir ne s’obscurcissent davantage. Arrêtez de dormir, c’est tout ce que j’ai à dire, mais arrêter bien vite ! Le temps prend de l’avance et quand il va trop loin, les larmes suivent et brisent les vivants. »

Philippe de Riemaecker, que j’ai le bonheur de connaître, nous entraîne dans trois épopées différentes qui se rejoignent dans leur tragique. Il ne s’agit pas ici de grandes fresques guerrières ni de grandes démonstrations, mais de développements de sentiments, de souffrance de l’âme, de parcours délicats et sensibles mélancoliques. Se mêlent dans les têtes du vent, du brouillard, de la pluie, de la neige, des pleurs, des plaintes, du tragique. La mort n’est jamais loin, la souffrance non plus.

Et que dire de l’écriture ? Elle a l’air toute simple comme ça, mais elle nous prend au corps et au cœur. En voici quelques exemples pris dans les trois histoires parallèles :

Les premiers :

« J’aurais voulu écrire qu’ils se saisirent la main mais ce serait mensonge. Les usages ne le permettent pas, et ce n’est certainement pas le moment de faire preuve d’originalité. Surnageant dans le tumulte de la cité, ils s’enivrent de parfums qu’ils espèrent ne jamais oubliais. »

Les seconds :

« Une simple grille de fer forgé sépare l’entrée de la propriété d’une route sur laquelle quelques voitures déboulent à toute allure. Juste adossée à ce semblant de fermeture, une conciergerie abritait un couple séculier qui, en échange de quelques tâches, s’offrait un toit pour un loyer presque inexistant. »

Les derniers :

« La souffrance du corps ? Je la connais. Je ne connaissais rien de la souffrance de l’âme. De les comparer est en soit ridicule, elles n’ont rien de familier sauf peut-être, oui sans doute, une ombre qui les relie l’une à l’autre. Mal, cela fait mal et rien ne peut atténuer ce qui ne ressemble à rien. La mort… C’est donc ainsi qu’elle se présente, sournoise, brutale, dans la moindre concession ? Celle que l’on redoute, que l’on évite en lui tournant le dos… Celle que l’on nomme en racontant les autres. Celles que l’on sait, mais que l’on ne connaît pas. Et c’est cette garce qui vient de nous voler « Le Père ».

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J’insiste aussi sur la mine de renseignements fournis par cet ouvrage sur l’histoire de l’Iran. Ce livre fourmille de richesses remontant au Xe siècle avant Jésus-Christ. Certes, ce n’est pas un livre d’histoire mais les notes sont nombreuses et bien garnies. 3000 ans d’histoire !

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Philippe de Riemaecker n’en est pas à son premier coup d’essai.

Il a déjà publié :

Sous la pluie, de la poésie, aux éditions Wesmael Charlier, en 1972.

Le grand retour, du théâtre, en 1993.

Une simple histoire, du théâtre, en 1995.

Quand les singes se prennent pour des dieux, un roman, chez Mon Petit Editeur (Publibook) en 2012, pour lequel il a reçu le prix de la ville de Mazamet lors du Salon du livre de 2014.

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J’ai beaucoup aimé ce roman plein de délicatesse sans tomber dans la sensiblerie.

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Tant de silences…

Ce roman commence un matin d’hiver. Le narrateur apprend la fin imminente de son père et sa mère ne se porte pas très bien. C’est en veillant au chevet de ses parents que l’histoire est naturellement venue à l’esprit de l’auteur.

Mais comment approcher la fin de vie sans tomber…

La suite en suivant ce lien :

http://www.aloys.me/2016/07/philippe-de-riemaecker-nous-presente-son-ouvrage-tant-de-silences.html

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© Jean-Louis Riguet 15 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Nous vaincrons

Nous vaincrons

 

Trahissant le silence de la ville endormie

Le bruit des armes automatiques envahit nos tympans

Les sirènes lancent des sons lugubres à travers la nuit

La ville ne respire plus, son poumon ne bat plus

Le tragique domine en un nuage lourd et gris

Le noir des tireurs s’oppose au rouge sang des victimes

Dans un combat inégal qui semble perdu

Pourtant, les balles pèsent moins lourd que la vie

Plus tard, les espoirs renaîtront de la solidarité

Les victimes se lèveront pour combattre

Les morts sortiront de leurs cercueils

Même la mort, devenue insignifiante, aura peur

Le drapeau levé haut devant fera vivre ses couleurs

Vaincre sera le mot d’ordre et nous vaincrons

 

© 02 mars 2016 – Jean-Louis Riguet

 

 

 

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Jean-Louis RIGUET 02 mars 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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Estelle Belletoise artiste peintre

Hommage à Estelle Belletoise artiste peintre

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Les étoiles de Stella[1]

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Au détour d’un couloir fainéant

Apparaît une salle aux murs ternes

Soutenant des toiles incertaines

Pour des commentaires irradiants

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La femme discrète côtoie les anges

Au milieu d’autres femmes étranges

Son visage fluide ingénu interpelle

Cachant l’arrondi engageant d’un sein

Dévoilant le galbe aventureux des reins

Pour engendrer un érotisme de miel

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Une femme fragile poétise ses toiles

Exprime et défend sa peinture avec force

Contorsionne un accordéon rouge

Cache l’ombre d’un verre bancal

Invite à une bière dans une chope déformée

Pour provoquer une collision de spirales

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Sur le marais une barque silencieuse glisse

Aux contours des trois pointes siciliennes

Dans un élan salutaire de liberté

Dont un perroquet vert et rouge rêve

Enfermé dans une cage virtuelle stylisée

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Quatre paires d’yeux de femmes étonnées

Dans l’arène pleurent le taureau rougi de sang

Alors que leurs lèvres rouges attendries

Offrent à une branche dépouillée

Une porte à la moustache stylisée

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La végétarienne sublime un cheval

En créature de nervure de chêne

Tandis qu’une jolie femme berbère

Invite du regard à la vie passée

Et que le nu féminin se fait sage

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Assise sur une chaise en bois posément

La mort attend sans crainte patiemment

La sage-dame lourdement chargée d’ans

Monte l’escalier de brique lentement

L’étoile éclaire le chemin sans hautbois

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Alors la femme peintre claquemure

Ses souvenirs cruels dans des boites démodées

Pour laisser la place au nu féminin

Qu’elle drogue à la mode murmure

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Enfin, positive, elle fait du négatif

En bas de la page elle signe en gris et bleu

De l’empreinte de son doigt

Estelle est Unique.

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[1] Hommage à Estelle Belletoise artiste peintre.

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© Jean-Louis RIGUET décembre 2015

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.Distorsion

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La Vieille Dame et la Mort

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Jean-Louis RIGUET 24 décembre 2015

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