Montmeyan en Poévie

UN VILLAGE EN POEVIE

Montmeyan dans le Var

Pendant trois jours, le village a été envahi par les poètes et les amis de la poésie, de la chanson et des arts

 

 

L’on doit cette animation à LAPCA, les amis de la poésie, de la chanson et des arts, qui a lieu au coeur du village de Montmeyan, dans le Var. Le Verdon est tout proche.

Je peux en parler, j’y étais.

Je voudrais remercier chaudement Richard Taillefer d’avoir organisé ces trois belles journées. Il a beaucoup travaillé mais la réussite était là, une fois de plus. Bravo à lui ainsi qu’à toute son équipe de bénévoles et aux sponsors.

Rappelons que Richard Taillefer est lui-même un poète affirmé qui a publié plusieurs recueils.

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. Un mot pousse l’autre. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

Je m’étais laissé tenter pour un petit tour en Poévie. Je m’étais renseigné pour savoir où se trouvait cet endroit. Il m’a été répondu : « à Montmeyan ».

Alors, j’ai pris mon baluchon que j’ai mis dans le coffre de ma routière. Je suis parti sur les autoroutes pour voir défiler les nombreux

kilomètres à parcourir. Je n’avais pas anticipé les quarante cinq derniers de virages sur de petites routes sympathiques. Puis, au débouché d’une descente, après avoir laissé sur ma droite un panneau, figurant une annonce de la SNCF, saugrenue à cet endroit, j’ai tout à coup découvert un piton rocheux, une grosse motte de terre, supportant des pierres jointoyées entre elles et assemblées depuis longtemps pour faire un magnifique petit village.

Dans le temps, ce village avait su se défendre ainsi qu’en attestent encore les remparts tournant autour d’un château féodal dont il ne reste plus grand chose aujourd’hui. Depuis, ce village s’est illustré par la culture de l’oignon. Il en reste une fête.

Remparts place du nord, Montmeyan.

Avant de m’empoétiser, j’ai voulu découvrir le cadre, à pied. Bien m’en a pris. Il faut une trentaine de minutes pour tout voir. Tout est fléché, l’on ne peut pas se perdre. Tous les chemins reviennent au même endroit. J’ai pu voir la Maison Commune dans les bâtiments terminés en 1885, l’église Notre-Dame, les ruines du château, la chapelle Saint-Esprit transformée en atelier de sculpture.

Je n’ai pas vu le chêne particulier, au pied duquel les truffes pullulent. Je ne suis pas Saint-Louis, et il ne m’a pas été permis de rendre la justice. Dans la plaine autour, j’ai aperçu des genêts qui servent à confectionner des balais en grande quantité. Encore une survivance du machisme, ils étaient fabriqués par les femmes.

J’ai appris que Montmeyan doit son nom à son implantation. Cela vient de « Monte Mejano », le « mont au milieu ». Vieux, ce village, il l’est. Depuis la Préhistoire, le site est habité, notamment à l’abri Breuil qui a reçu les hommes de Néandertal. Puis, les romains sont venus et ont laissé des vestiges : petit habitat rural, four de tuiles, etc.). Hugues de Montmeyan, devenu Templier, a donné ses terres et tous ses droits de pâture à l’Ordre des Templiers, en 1164.  Puis, en 1221, les cinq coseigneurs de Montmeyan ont donné à la Commanderie de Saint-Maurice (aujourd’hui Saint-Maurin) le castrum de Montmeyan avec sa tour, ses terres, ses hommes et tous ses droits.

En1309,  l’Ordre des Templiers dissous, Philippe le Bel et le Pape Clément V saisissent la terre de Montmeyan et la rattache au domaine de la Cour Royale, avant d’être remise dix ans plus tard aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Un échange intervient en 1322. Au terme de celui-ci, le castrum de Montmeyan change de mains au profit de Armand de Trians dont la petite fille, Marguerite, épouse en 1400 Georges de Castellane. Les terres de Montmeyan entrent ainsi dans la Maison de Castellane pendant plus de 300 ans. En 1840, la commune de la Roquette, qui appartenait aux seigneurs d’Oraison jusqu’au XVIème siècle, et fut érigée en marquisat en 1651 au profit de Jean-Augustin de Foresta, est rattachée à Montmeyan.

Je n’ai pas eu le temps de faire un saut jusqu’au Verdon, qui coule non loin de là et dont l’eau chute par endroits dans des gorges profondes, ni jusqu’à son canal, l’aqueduc de Montmeyan, dont la population a bien été heureuse d’utiliser les services pendant plusieurs dizaines d’années, avant qu’une station de pompage ne soit installée en 1957, alimentée par le Canal du Verdon. Je n’ai pas eu le temps non plus d’aller jusqu’à la Croix de Mai. En fait, il s’agit de trois croix posées sur un sommet de cette colline portant le même nom, culminant à 691 mètres. Les habitants de Montmeyan avaient pour habitude de faire une procession le premier dimanche de Mai. Les fruits étaient ainsi bénis. C’était un long dimanche qui commençait à huit heures du matin à l’église, jusqu’à la Croix située à l’entrée du village, pour continuer jusqu’aux Trois Croix. Après un déjeuner sur l’herbe, les participants coupaient des branches d’amélanchier, qui étaient ensuite bénies par le prêtre, pour être jointes à du genêt, afin de fabriquer des balais.

 

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, ses tours du XIIe siècle, de son château qui se ruine, de  son église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu déclamer sur les poèmes du poète débraillé ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu …

Les 3, 4 et 5 août 2018, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous ! Mais vous pouvez trouver leurs productions sur la toile, pas celle de l’araignée.

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes, pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Je suis beaucoup plus chanceux que vous, lecteurs, j’y ai changé de belles rencontres, de superbes même, j’en garde un souvenir plein de tendresses et de poésies.

Si vous allez la chance de passer par là, à la bonne période, n’hésitez pas un seul instant à consacrer une partie de votre journée à ce petit village plein de charme et vous laisser attendrir par quelques vers.

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Parmi les poètes, chanteurs, artistes peintres et sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Laurence Bouvet, Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Sanda Voïca, Jacques Brémond, Magda Igyarto, Gérard Catala, Marie Volta, Pascal Commère,  Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Mireille Bergès, Michel Méresse, Jean-Claude Goiri, Karim Boudjemaà, Abbassia Naïmi, Pierre Perrin, Jean-Marie Beraud, Murielle Compète-Demarcy, Gérard Mottet, Marina Nicolaev, Gilbert Renaud, Marc Ross, Rémy Durand, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie certainement, mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cet excellent festival, qu’il a organisé d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et bénévoles, et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à tous ceux à qui je viens de piquer des photos de ces trois jours inoubliables.

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© Jean-Louis Riguet – Librebonimenteur.net

© Jean-Louis RIGUET 07 août  2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Montmeyan en PoéVie, programme du dimanche 5 août 2018

 

Vous aimez la poésie, vous aimerez la PoéVie

Des poètes, des artistes vous attendront à

 

MONTMEYAN EN POéVIE

Les 3, 4 et 5 Août 2018

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Programme du 05 août 2018

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Présentation de la matinée par Christophe Forgeot sur la Place de la Forge

Christophe Forgeot est un auteur et comédien. Il enseigne l’écriture théâtrale à l’Université du Sud Toulon-Var. Le temps du Festival Montmeyan en Poésie, il se glissera dans la peau de Monsieur Loyal, pour présenter et animer, Place de la Forge, les « rencontres du matin ».

 

A 10 h 00, rencontre avec Jean-Claude Goiri

Jean-Claude Goiri  est investi dans l’écriture depuis 2002. Créateur de la revue Matulu, il a animé des ateliers d’écriture et  participé à de nombreuses revues. Il s’occupe actuellement des éditions Tarmac et de la revue FPM Festival Permanent des Mots. Ces derniers livres : Corps Suspendus, éditions Qazad et Dilapidation chez La P’tite Hélène.

 

A 11 h 00, lecture Gilbert Renouf et Rémy Durand

Gilbert Renouf est né en 1957. Il écrit des poèmes, des chansons, des proses, du théâtre mais aussi des chroniques ou des nouvelles. Chanteur, comédien, il participe à nombre de lectures publiques. Il a créé et dirige la revue La lettre sous le Bruit. Son dernier livre : La douceur poème, tactiques pour une guerre, éditions Petit Véhicule.

 

Rémy Durand est né à Caracas, dans cette Amérique indo-afro-européenne où il a longtemps vécu et travaillé avant de parcourir le monde pour promouvoir la langue et la culture française. Il signe ses ouvrages sous deux identités : Rémy Durand ou Villa-Cisneros. Son dernier livre : La Vertu des ombres, aux éditions L’Une & L’Autre en 2015.

 

A 12 h 00, Séquence apéritive

 

 

Au Café de France, lectures et rencontres présentées par Karim Boudjemaà

Karim Boudjemaà, lui aussi, délaisse la plume le temps du Festival de Montmeyan. Vous le retrouverez cependant chaque après-midi au Café de France, non pas au comptoir, mais dans l’arrière-salle, où il assurera la présentation des lectures de ses amis poètes.

15 h 00 Sanda Voïca et Marina Nicolaev

Sanda Voïca est née en Roumanie en 12962. En France depuis 1999, elle écrit en français. Certains de ses textes, des collages et des photos, ont été publiés par plusieurs revues papier (Moebius, La Page blanche, Place de la Sorbonne…) Depuis 2010, elle est initiatrice et animatrice avec Samuel Dudoult de la revue numérique Paysages écrits.

 

Marina Nicolaev est née à Bucarest. Bardée de diplômes dont celui d’architecte, elle se passionne pour les beaux-arts : peinture, dessin, gravue, eau-forte. Elle se passionne aussi pour l’écriture. Elle a publié en Français Corps de l’absence aux éditions Claire de Plume 34 et La nuit de l’hippogriffe aux Encres Vives.

 

17 h 00 Gérard Mottet

Gérard Mottet est né en 1944. Agrégé de philosophie, il a consacré sa carrière à la recherche en éducation et à la formation des enseignants. En 2016, il publie Petite suite pour ombre et lumière aux éditions Encres Vives, choix de 24 poèmes extraits d’un ensemble inédit de trois recueils et en 2017 Murmures de l’absence chez Tensing ainsi que Par les chemins de vie aux éditions Unicité.

 

 

Salle de la Coopérative

20 h 30 des Mots et des Notes

Jazz avec Michel Méresse

Récital de Jean-Marie Béraud

 

Michel Méresse est né en 1946. Après des études littéraires et musicales, il devient enseignant et dirige plusieurs formations de jazz. Depuis 1980, il participe aux comités de rédaction des revues La Sape et Poésimage. En 1996, il devient rédacteur en chef de La Sape. Il est l’auteur de plaquettes de poèmes et de livres d’artistes à tirage limité.

 

Jean-Marie Béraud est un artiste peintre, poète, auteur compositeur, interprète. Il a tous les talents. Seules sa modestie et sa discrétion nous ont caché cette incontournable évidence. Nous le retrouverons pendant le festival de Montmeyan en PoéVie 2018 avec douze chansons inédites.

 

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Durant les trois jours du Festival

de 10 h 00 à 20 h 00

 

Marché aux livres de PoéVie sur la Place du Puits Neuf

Exposition des photos de Gérard Catala à l’atelier Castex

Dans les rues du village : ateliers d’écriture, animations musicales avec le concours de Roger et Agnès Courdavault Duhamel

Agnès et Roger Duhamel L’orguenville… « Le tourneur de manivelle ignore souvent pourquoi il le fait. Il croise un jour une jolie ritournelle et se retrouve contaminé jusqu’au bonheur. » Au fil des ans, ils sont devenus des incontournables de Montmeyan en PoéVie et seront encore présents cette année pour le bonheur et pour le rire…

 

Dimanche 5 août 2018 : « Arts dans la Rue«  sous l’égide de l’association « Les Forgerons »

 

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Venez nombreux les soutenir !

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© Jean-Louis RIGUET

Le 19 juin 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Montmeyan en PoéVie, programme du samedi 4 août 2018

 

Vous aimez la poésie, vous aimerez la PoéVie

Des poètes, des artistes vous attendront à

 

MONTMEYAN EN POéVIE

Les 3, 4 et 5 Août 2018

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Programme du 04 août 2018

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Présentation de la matinée par Christophe Forgeot sur la Place de la Forge

Christophe Forgeot est un auteur et comédien. Il enseigne l’écriture théâtrale à l’Université du Sud Toulon-Var. Le temps du Festival Montmeyan en Poésie, il se glissera dans la peau de Monsieur Loyal, pour présenter et animer, Place de la Forge, les « rencontres du matin ».

 

A 10 h 00, rencontre avec Jacques Brémond

Jacques Brémond  est un Poète et un éditeur de poésie. Depuis 1975, les éditions Jacques Brémond publient des ouvrages de poésie contemporaine de grande qualité. Quelques livres de Jacques : Dans le remuement de la terre, éditions Brandes en 1991. Sous le bruit de la dalle, éditions de l’Eau, 1992. Quelle nuit : mes tombeaux, éditions Karédys en 1992.

 

A 11 h 00, rencontre avec Michel Goldmann

Michel Goldmann est né à Orléans, il a enseigné pendant 36 années à Clichy-la-Garenne à une époque où les profs des écoles s’appelaient instituteurs, tout en s’investissant dans des responsabilités municipales et associatives. Retraité, il a été pendant treize ans accompagnateur de voyages culturels chez Arts et Vie. Tombé lui aussi en PoéVie la fraîcheur de ses textes est un ravissement.

 

A 12 h 00, Apéritif Montmeyannais

 

 

Au Café de France, lectures et rencontres présentées par Karim Boudjemaa

Karim Boudjemaa, lui aussi, délaisse la plume le temps du Festival de Montmeyan. Vous le retrouverez cependant chaque après-midi au Café de France, non pas au comptoir, mais dans l’arrière-salle, où il assurera la présentation des lectures de ses amis poètes.

15 h 00 Abbassia Naïmi et Mireille Bergès

Abbassia Naïmi  est professeur de mathématiques et sciences physiques. Ses premiers écrits remontent à 2003. Parce qu’elle était à ce moment à la recherche de soi, elle surmonte les difficultés de la vie en les positivant par la poésie. Elle a créé sa propre maison d’édition « Lire et méditer ». Son dernier recueil est Silences suivi d’expirations.

 

Mireille Bergès « de mes promenades, je ramène des photos dont certaines servent de point de départ à mes histoires. J’aime aussi observer et écouter en m’attardant dans ces bistrots où je consomme trop de cafés en griffonnant tout ce qui me passe par la tête ». En 2015, elle publie au Phénix Azur L’Envol de l’ombre et Brins de thym et air marin.

 

17 h 00 Murielle Compère-Demarcy et Laurence Bouvet

Murielle Compère-Demarcy née en 1968, publie aussi sous le nom de M©Dèm. Elle est une poétesse, nouvelliste et auteure de chroniques littéraires et d’articles critiques. Derniers livres : Signaux d’existence suivi de La Petite Fille et la Pluie, éditions du Petit Véhicule en 2016 puis Dans la course, hors circuit, éditions du Tarmac en 2017.

 

Laurence Bouvet est née en 1966. Psychologue clinicienne, elle considère l’écriture comme une façon de franchir le miroir des évidences. Poète de l’intime, elle explore les arcanes de l’âme humaine. Après s’être intéressée à la solitude et la folie de Camille Claudel avec « Unité 14 » aux éditions L’Harmattan, elle s’attache, avec « Comme si dormir » à la disparition de sa propre mère.

 

 

Salle de la Coopérative

20 h 30 La Scène Ouverte

Scène ouverte à toutes et à tous.

 

S’inscrire, si possible, sur place et un peu à l’avance, pour faciliter l’organisation et la programmation de la soirée.

 

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Durant les trois jours du Festival de 10 h 00 à 20 h 00

 

Marché aux livres de PoéVie sur la Place du Puits Neuf

Exposition des photos de Gérard Catala à l’atelier Castex

Dans les rues du village : ateliers d’écriture, animations musicales avec le concours de Roger et Agnès Courdavault Duhamel

Agnès et Roger Duhamel L’orguenville… « Le tourneur de manivelle ignore souvent pourquoi il le fait. Il croise un jour une jolie ritournelle et se retrouve contaminé jusqu’au bonheur. » Au fil des ans, ils sont devenus des incontournables de Montmeyan en PoéVie et seront encore présents cette année pour le bonheur et pour le rire…

 

Dimanche 5 août 2018 : « Arts dans la Rue«  sous l’égide de l’association « Les Forgerons »

 

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Venez nombreux les soutenir !

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© Jean-Louis RIGUET

Le 11 juin 2018

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Nouvelle édition de Montmeyan en Poévie

Richard Taillefer

vous convie

à MONTMEYAN EN POéVIE

Les 3, 4 et 5 Août 2018

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Le poète Richard Taillefer

Orchestrera le festival de poésie

MONTMEYAN EN POEVIE

les 3, 4 et 5 août 2018

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Richardpoevie-095

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Richard Taillefer, un poète débraillé, la pipe de Gogolin éternellement à la bouche.

Né le 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert)

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

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Pour en savoir plus sur Richard Taillefer :

https://librebonimenteur.wordpress.com/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

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Les poètes invités intervenants aux diverses animations du festival.

 

 

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© Jean-Louis RIGUET 02 juin 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Ce petit trou d’air au fond de la poche, Richard Taillefer

 

Ce petit trou d’air

au fond de la poche

Richard Taillefer

PoéVie

 

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L’illustration de couverture est de Marc Prialnic (sculpture bois – 60x15x13cm)

PREM’EDIT éditions

98 pages – Mai 2017 – Prix 12 €

ISBN 9 79101 321662

https://www.prem-edit.com/accueil/boutique-ce-petit-trou-d-air-au-fond-de-la-poche/

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Crédit photo Clara Billat
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RÉSUMÉ de la quatrième de couverture

Terre de vent et de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau. Au départ, c’est toujours la même chose. Ce petit trou d’air au fond de la poche. La page blanche. Les fragments d’une vie en quinconce. On sniffe les flots dorés d’un chaos inéducable. On se raccroche à ce reste de café dans la tasse.

Il y a la peur des mots qui font mal. Peur de ce labyrinthe qui nous engloutit jusqu’à la moelle. Il faut cogner, cogner toujours plus fort pour ingurgiter cette colère carnivore.

L’auteur au fil des pages nous ouvre ses « graffitis du cœur », ses « Poetry Reading On the road ».

 

Il est toujours si lointain le bruit des autres. 

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Extrait :

En guise d’extrait, je me contenterai de reproduire la première page qui est une sorte de prologue :

« Terre de vent de soleil, la Provence, my Provença, vit avec lou mistrau, ce grand purificateur qui éveille les couleurs propres à chaque massif. Il nous accompagne en toutes saisons, depuis mon village de Mount-Meyan, de Gémenos à Mazaugues, au plus profond des calanques de Morgiou. Sec et glacial, lou Cantaleso a ses nuances, de parfum, de saveur. Il nous révèle une palette qui va du bleu de la mer au blanc du calcaire, de l’ocre de la terre, jusqu’au mistral noir de Camargue.

Au gré du chemin, du temps qui passe, il emporte avec lui, la nostalgie des nuages, les âmes des morts, nos faiblesses et nos révoltes. Il murmure la flamme de  nos passions inassouvies, surgit soudain pour embraser le ciel.

 

Il se multiplie

Pour mieux nous éprouver

Un vent léger s’infiltre sous la porte

Je pense à ceux que j’aime

Qui n’ont plus de visage

Ni de nom.

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Ce que j’en pense

Le titre du livre est une interrogation sauf si l’on sait que Richard Taillefer est un fumeur de pipe, un fumeur de pipes de Cogolin, et qu’il a l’habitude de les stocker dans ses poches, de sorte qu’au bout d’un certain temps un trou se forme. Pour beaucoup, ce serait un drame, mais pour le poète débraillé c’est une aubaine, car de ce trou s’échappent des mots qu’il taraude longtemps pour en faire de la PoéVie.

Ce livre n’échappe pas à la règle. Comme un vigneron qui élève les cépages et les assemble pour en faire une excellente cuvée, l’auteur façonne ses idées avec des mots improbables, du moins dans leur assemblage.

La Provence lui tortille le cerveau, elle transparaît à chaque page. L’on sent bien qu’elle est importante pour lui, que sans elle le poète ne « PoéVierait » pas ; elle est comme une terre dont le creuset inonde la mémoire pour rejaillir en mots du fond de ses entrailles.

Richard articule son propos dans sept parties comportant chacune neuf chapitres. La composition de chaque chapitre est identique d’un bout à l’autre du recueil. Tout d’abord un ou plusieurs paragraphes en prose poétique, puis un ou plusieurs vers, enfin des vers en italiques. Les titres de chaque chapitre sont évocateurs :

Ne renonce jamais à ton voyage

Là où le vent jamais ne s’apaise

Chemins perdus de nos forêts lointaines

Je veux par-delà le ciel

Le temps qui passe n’efface pas tout

Qui annoncera le retour du printemps

Sentiers escarpés de mon enfance

Chaque évocation est profonde et nous entraîne, si l’on prend la peine de s’arrêter un peu sur le texte, vers des montagnes de poésie qui nous remuent et parfois nous dérangent. Les textes sont beaux, bien écrits, émouvants, certains font mal comme une colère. L’on sent bien que le poète débraillé sait cogner et cogne quand il le faut. C’est quoi toute cette souffrance intérieure qui vient de loin et qui sort au fil des mots, des pages ? Parfois, une déchirure explose, cela ne dure pas, mais l’explosion a eu lieu.

On ressent tout le travail qu’il y a derrière. On entend le vécu dans ces lignes magiques, ce ne sont pas des remords dont il a sa conscience plein les poches.

Ainsi, l’auteur nous interroge :

« portes et fenêtres closes, tu montres du doigt, cet autre qui pourtant te ressemble« .

Il nous interpelle « ne laisse pas vide, la main qui se tend »

Il nous plonge dans la réflexion

« Près des charniers absurdes

Des squelettes de ce qui fut

Hier encore des hommes

Font taches blanches

Lorsque l’horreur n’a plus de nom

Qui peut encore la décrire ? ».

Et encore :

« Ce grand trou noir inaudible,

Qui contient tout l’univers

Et ton sourire du matin. »

Je pourrai continuer ainsi car des mots, des images, des émotions de PoéVie il y en a à toutes les pages.

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Le recueil se termine par un émouvant texte sur le père de Richard que je ne résiste pas à reproduire intégralement ci-après.

 

Mon père

« Si vous le croisez dans les rues du village, aux aguets derrière l’objectif de son « Reflex Canon », ou assis à la terrasse du Kafé de France, il vous apostrophera d’un « comment ça va chef » avec un large sourire dissimulé sous sa moustache grise. Il est l’un de ces personnages du pays que l’on photographie volontiers pour garder un souvenir d’authenticité. Il a tout du tartarin de  Tarascon, lui qui est né par la force des choses dans une pouponnière, à Moreuil, un petit bourg de Picardie. Le temps a buriné son visage, ses yeux ont cette couleur verte des agates de son enfance. Dans son crâne, les idées sont plus sombres qu’une nuit d’été en plein orage et le dévorent jusqu’à la moelle. Il attend son heure, avec cette imperturbable sagesse de celui qui sait et n’attend plus rien. Il est le dernier grand témoin de ce que je fus avant d’être. Le soir, il s’en va retrouver Pépète, la petite chienne qui l’accompagne dans son indécrottable solitude.

 

Ni l’un ni l’autre ne fermeront les paupières,

De peur de ne pas se réveiller ensemble.

 

Près de la porte

Je l’ai vu parfois grattant sa tête blanche

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L’AUTEUR

Richard Taillefer, un poète débraillé.

Né un 21 avril 1951 à Montmeyan, un petit village du haut Var, au pied des gorges du Verdon. 20 premières années à Marseille. Vit actuellement en Seine-et-Marne. Certificat d’étude primaire, un CAP d’ajusteur en poche, un BT en fonderie (moulage à vert).

« On n’échappe pas à la vocation de son nom ».

En 1972, trouve sa voie, pour 30 années à la SNCF comme conducteur de train au dépôt du Charolais situé à Paris. Retraite en 2001.

Quelques activités syndicales et de 1998 à 2014, trois mandats municipaux à la fonction de « maire adjoint délégué à la culture » dans la ville de Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne.

En 1981, création d’une association en poésie et d’une revue « Poésimage » 34 numéros.

En juillet 2014, création avec quelques amis, du festival « Montmeyan en PoéVie »

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Si vous voulez en savoir plus sur le parcours de Richard Taillefer, suivez ce lien :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Taillefer

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

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Lisez ce recueil, il vous en restera quelque chose !

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Imbroglio ma non tropo, Guy Chambron

IMBROGLIO MA NON TROPO

Guy Chambron

Nouvelle

Imbroglio : situation confuse et d’une grande complexité

Cliquez sur ce lien pour voir la couverture :

couv-imbroglio

Edité par l’auteur

110 pages – Tirage limité à 100 exemplaires

ISBN  978-2-9559132-0

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En quatrième de couverture, Guy Chambron nous indique ce qui suit :

C’est à Venise, la Sérénissime, que se déroule cette étrange aventure. Au fil des mots la ville se révèle, nous dévoile certains secrets. Une gondole s’éloigne avec comme seul passage un drôle de petit chien. D’incertains destins se croisent et s’entremêlent dans une intrigue que de biens obscurs personnages s’amusent à transformer en un pétillant imbroglio !

Il vous faudra aussi venir à Burano, fief de la dentelle où se tisse aussi l’amitié. Une petite île perdue sur la lagune, où il fera bon vivre une fois cette aventure terminée.

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Ce que j’en pense :

C’est une histoire non seulement intéressante mais éducative. De grands noms de l’Histoire sont cités et l’auteur en joue pour nourrir son intrigue. A n’en pas douter, Guy Chambron connaît Venise et le milieu de l’art. Lorsque l’on prend ce livre, on ne le lâche plus. Je l’ai lu d’une seule traite.

Les énigmes succèdent aux énigmes. Parfois on s’y perd. On parle des gondoles, de chien, d’art, de peinture, d’heure et de temps. Au hasard des pages, Guy Chambron évoque le maître du temps, le philosophe Spinoza, le peintre Véronèse, le Doge Leonardo di Caprio, la victoire de Chioggia, le fabricant de forcola Remer Saverio Pastor, Burano cette île perdue au milieu de la lagune, et de bien d’autres choses encore.

Une nouvelle à ne pas manquer !

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J’ai eu le plaisir de lire le numéro 21, je suis un chanceux.

Il en reste quelques-uns à céder ; mais dépêchez-vous il n’y en aura pas pour tout le monde.

Pour savoir comment vous le procurer, cliquez sur le lien suivant :

comment-commander

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Le poète Guy C Guy

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Guy Chambron est un artiste qui utilise le pseudo Guy C Guy.

Guy C Guy est un Artisan en Chansons Françaises.

De tendresse en révolte, lorsqu’il compose et qu’il chante, ses mots amusent ou interpellent, demeurent toujours justes ou insidieux.

Guy c’est la générosité même. Il faut dire qu’il vient du nord.

Côté chansons, il a collaboré avec Luce Feral et Allain Leprest.

Il vit depuis plusieurs années (une quinzaine) dans un hameau du Haut Var.

Il participe chaque année au festival « Montmeyan en Poévie ».

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 06 Décembre 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’écrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Guy Allix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Guy Allix

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Guy Allix.

Je suis né dans le nord de la France d’une mère célibataire originaire de Normandie et j’ai vécu ensuite une enfance tourmentée dans un milieu nécessiteux. Ma mère s’était mise en ménage vers mes trois ans avec un monstre alcoolique et violent qui dépensait dans les bistrots le maigre argent qu’il gagnait et, une fois saoul, frappait tout le monde comme un malade. Nous fuyions dehors le plus souvent et y passions la nuit, même en plein hiver.

Je ne me remettrai jamais de cette enfance. Elle a fait de moi un être très fragile dont on a pu profiter souvent. Un infirme de l’amour.

Je raconte un peu cela dans un recueil de récits autobiographiques intitulé Maman, j’ai oublié le titre de notre histoire, paru en 2008 et que je compte republier un prochain jour. Pour que ce soit « racontable » j’ai dû y ajouter de l’humour et jouer entre Audiard et Fallet (le génie en moins).

J’ai quand même réussi bon an mal an à poursuivre des études jusqu’en terminale. Je ne sais trop comment. Cela tient du miracle. Il y eut, c’est vrai, quelques bons enseignants qui m’ont soutenu. Ainsi un professeur d’italien, M. Renaud, qui en seconde fit tout pour que je sois interne et qui me permit ainsi de m’accrocher… Je n’ai pas eu mon bac cependant à l’issue de ma terminale car j’étais psychologiquement épuisé et aussi en révolte contre la société.

J’ai commencé à écrire en octobre 1971, encouragé par ma prof de lettres, Mlle Ecarlate, qui me faisait rougir… Ce fut d’abord la chanson qui m’incita à écrire : Brassens, Brel, Ferré, Moustaki etc. J’ai toujours gardé dans ma mémoire ces mots cités par Brassens sur la pochette du « Métèque » de Moustaki :

« Avec des mots chantés à voix profond et douce

Avant qu’un peu de terre emplisse notre bouche

Confier à la vie notre lucide amour

C’est là notre travail sans trêve et notre fête

Notre ultime et divin secours »

Guy-Charles Cros.

J’ai appris parallèlement à jouer de la guitare et à chanter. Mon écriture a évolué avec la lecture des surréalistes par exemple mais je n’ai jamais renié la chanson que je pratique toujours un peu sur scène dans mes récitals poétiques.

J’ai obtenu mon bac quatre ans plus tard (après avoir publié mon premier recueil de poèmes et avoir fait pas mal de petits boulots) puis j’ai poursuivi des études de lettres tout en travaillant jusqu’à la maîtrise. Échec à l’agrégation. Instituteur en 1982. Puis concours P.E.G.C. lettres-histoire obtenu en 1983. Carrière d’abord en collège. Capes obtenu en 1989. Enseignement en lycée puis en IUFM. Puis un peu partout et même en prison.

D.E.A. lettres sur Jean Follain.

Parallèlement bien sûr la poésie, encore la poésie et toujours la poésie. Elle m’a sauvé, je dois le dire, de l’aliénation complète pendant les années de mon mariage.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je survivais le plus souvent, avant l’écriture !!! Enfin il y eut aussi le sport qui était une évasion pour moi. Vélo tout d’abord (j’ai rêvé d’être Jacques Anquetil mais ma trouille au sein des pelotons m’a vite dissuadé…) puis la course à pied en fond et demi-fond… Je courais assez bien, suite peut-être à l’entraînement suivi quand je tentais d’échapper au concubin de ma mère…

Parallèlement à l’écriture j’ai continué de pratiquer la course à pied (quelques maravélothons à mon actif dont deux en 3 h 10) et vélo (en cyclotouriste cette fois…). J’ai aussi continué à chanter et à jouer un peu de guitare. Juste un peu jusqu’en 2001, car ce n’était pas dans la culture familiale, beaucoup plus depuis 2002.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime les arts en général mais je dois avouer que je suis mauvais en tout. Je ne sais absolument pas dessiner (proche de la débilité dans ce domaine, dessiner, enfin tenter de dessiner, au tableau un animal quand j’enseignais le français langue étrangère déclenchait l’hilarité générale). Je ne sais pas peindre. J’ai une collection très importante de photos ratées. Seul le théâtre peut-être… et j’ai rêvé de théâtre tout jeune car j’avais été encouragé en ce sens par Monsieur Nouis, mon prof de français en 4e… Et bien sûr, en lien avec cela, la lecture de poèmes. Mais je ne me produis sur scène que depuis 8 ans environ. Avant je jouais dans le « poète invisible » !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes trois lecteurs (hihi), j’attends simplement qu’ils soient émus comme peut l’être un ami à qui on se confie. C’est tout. Des admirateurs ??? Euh…

Pendant très longtemps je n’ai quasiment pas eu le souci de me faire connaître. Je redoutais ce milieu, avec raison aussi il faut le dire. J’écrivais, je publiais (chez le grand Rougerie principalement), je complétais éventuellement le sp de l’éditeur. Je correspondais timidement avec certains poètes ou écrivains (Andrée Chedid, Senghor, Guillevic, Seghers, Gilles Perrault etc.). Je remerciais les auteurs de chroniques sur mes recueils. Je répondais à l’appel quand mon éditeur me demandait de faire une signature. J’ai dû alors participer à un seul salon : le Printemps de Durcet, un très bel événement. Bon, j’essayais aussi de me faire connaître dans la région que j’habitais et j’avais droit régulièrement par exemple à un reportage TV de celui qui est devenu pleinement un ami depuis sa juste retraite : Gérard Bonemaison. Et c’est tout.

Désormais on me voit un peu plus mais je ne cours pas les salons. Ni les salauds d’ailleurs car il y en a dans ce milieu ! Je lis mes textes sur scène (je lis aussi d’autres textes d’amis). Quelques festivals dont Montmeyan (où j’ai fait de belles rencontres !) ou Cordes-sur-Ciel par exemple… Des interventions aussi en milieu scolaire.

Des dédicaces aussi en librairie ou dans d’autres lieux.

Enfin j’ai fait deux résidences d’auteur depuis trois ans.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, comme je l’ai dit dans la question précédente…

Mais je n’ai pas prononcé réellement de conférences sur mes propres ouvrages. Mis à part une, prononcée au lycée de Coutances vers la fin des années 80 dans un colloque sur la philosophie de l’art. Des conférences plutôt sur d’autres œuvres : Senghor ou Follain par exemple.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis octobre 1971 exactement (j’ai une furieuse mémoire des dates !!!). On doit en être à une quinzaine de recueils de poèmes, un album jeunesse, un recueil pour enfants, un recueil de récits autobiographiques et pas mal d’articles ou textes de conférences parus ici et là en revues ou en ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le sang le soir, publié au Nouvel Athanor en 2015. Il vient d’obtenir le prix François Coppée de l’Académie française… Bon enfin ce n’est pas important en même temps les prix, ça fait juste un peu plaisir, c’est tout, mais ça n’a pas une valeur en soi, tant s’en faut.

C’est un recueil dans la lignée de mon travail, depuis Mouvance mes mots, publié en 1984 chez le grand Rougerie (eh bien oui, j’insiste !) avec peut-être des coins plus lumineux. Ma poésie est assez tourmentée. Mais bon je n’en dis pas plus. Comme le disait Socrate « Les poètes ne savent pas ce qu’ils disent »… et c’est tant mieux ! Aux autres de parler de mes petits écrits s’ils en valent la peine.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les bonnes librairies pardi !!! Oui, j’insiste dans les bonnes et petites librairies indépendantes où l’on peut toujours commander le livre. Certes, on peut aussi commander dans d’autres enseignes… que je ne nommerai pas. Mais défendons les vrais libraires !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours été opposé au compte d’auteur ! J’ai eu la chance d’être publié dès 1974 (j’étais encore en culottes courtes !!!) à compte d’éditeur. Il vaut toujours mieux être patient (ce qui vous permet du reste, le recueil restant « en cave », d’améliorer le projet). Je ne fais guère de différence entre compte d’auteur et compte participatif… Il faut bien admettre aussi simplement que quand un « éditeur » publie à compte d’auteur, il ne fait que commander un travail à l’imprimeur, empocher la somme versée et entreposer l’ouvrage quelque part en attendant le pilon… Généralement aucun service de presse et aucune vente en dehors de celles effectuées par l’auteur lui-même.

L’e-book ??? déjà l’anglicisme me fait fuir. J’ai besoin de la chaleur du papier. On ne lit pas sur un écran comme sur du papier… Non !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Sois patient !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout !!! Je suis loin de ne lire que de la poésie. Cependant pas très versé dans le roman policier ou la SF.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Pas de recettes, pas de rituels particuliers. J’écris comme je peux. Quand ça vient. Des notes tout d’abord qui viennent comme ça, mûries par la vie. Puis je me mets devant l’ordi, je rassemble, j’élague, je déplace… Jusqu’à ce que j’aie un objet qui me semble tenir. Et puis je mets en cave… Je ressors cela plus tard et je vois si le vin (sourire) est toujours bon ou si c’est une infâme piquette. On est parfois très enthousiaste une fois le travail « fini » et quand on le redécouvre après mise en cave donc, on est très déçu. Et vice-versa.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie, rien que dans la vie ! Et donc partout. Il n’y a pas de sujets tabous. Mais des thèmes cependant s’imposent plus ou moins avec force. L’amour, la mort, la souffrance, la solitude etc.

Non pas de commandes d’ouvrages mais des commandes d’articles ou de préfaces.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Question qui concerne difficilement les poètes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

  • Sois patient ! (voir plus haut…)
  • Ne suis pas trop les conseils des autres (en dehors du premier…). Sois toi-même, trouve ton propre sillon et poursuis-le.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Paul Verlaine, René Char, Paul Eluard, Albert Camus, Marie-Josée Christien, Christophe Dauphin, Angèle Vannier, Jean Follain, Paul Celan…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis l’œuvre d’Angèle Vannier. Plus particulièrement Le sang des nuits et les poèmes choisis chez Rougerie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’écris un essai sur Angèle Vannier.

Je prépare un recueil de poèmes intitulé Au nom de la terre, commencé en résidence d’écriture il y a deux ans.

J’essaie de publier un conte de Noël, Le petit grand-père, qui a d’abord paru dans le journal La Manche libre en décembre dernier.

Et j’ai mis au point avec mon ami Gaëtan Louvel un récital Angèle Vannier que nous avons déjà proposé trois fois en Ille-et-Vilaine et que nous devons reproposer au festival de la parole poétique à Quimperlé et chez Max à Quimper l’an prochain. Nous cherchons d’autres dates et d’autres lieux.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à un festival de poésie à Paris le 11 septembre (festival O + O) et à un festival international de poésie en Roumanie entre 15 et 18 septembre à Braila et Galatzi, au bord du Danube.

Je serais aussi au Salon du livre de Carhaix fin octobre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site personnel :

http://guyallixpoesie.canalblog.com/

Il va falloir que j’y retravaille car il est un peu en sommeil. Je suis assez négligent quand il s’agit de mettre en valeur mon œuvrette (hihi).

Mais aussi sur Facebook où j’ai plusieurs pages.

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Le 23 août 2016

Guy Allix

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Visuel Le sang le soir

 

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Bio courte Guy

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Couv Le Petit Peintre3

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Bio courte jeunesse Guy

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Couv Poèmes pour Robinson

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Visuel Mouvance mes mots

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Je remercie sincèrement Guy Allix d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 29 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Ces poètes seront à Montmeyan en PoéVie

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Les 5 et 6 août 2016, vous aurez le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec ces poètes et bien d’autres encore. Vous pourrez même acheter leurs œuvres avec une dédicace.

Les rues moyenâgeuses de Montmeyan vous accueilleront avec plaisir avant de s’échanger entre elles des secrets. Elles recevront non seulement des poètes les 5 et 6 août mais aussi le 7 août des artistes peintres et sculpteurs et vous pourrez vous initier aux différents ateliers.

Tout le village médiéval vous attend pour le Festival de PoéVie pour ces deux nuits d’été autour de la poésie, de la peinture et des arts.

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Nota : Faites un premier clic sur le lien vous arrivez sur l’article dans librebonimenteur et un deuxième clic sur le lien et vous arrivez sur l’article dans BlastingNews. Merci !

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RICHARD TAILLEFER, UN POÈTE DÉBRAILLÉ

Poète débraillé mais aussi engagé, créateur de Montmeyan en PoéVie, un festival consacré à la poésie

http://librebonimenteur.net/2016/06/16/richard-taillefer-obtient-un-article-dans-blastingnews/

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CARJO MOUANDA UN POÈTE ÉCORCHÉ VIF QUI « CRI DE DOULEURS »

Le Génie Informatique mène à la poésie en « Couleur Douloureuse » et entonne « Le Chant des Indignés »

http://librebonimenteur.net/2016/06/21/carjo-mouanda-obtient-un-article-dans-blastingnews/

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THOMAS CHALINE, GUITARISTE, POÈTE, BIOGRAPHE

 

Thomas Chaline le poète-voyageur, co-auteur de la biographie « Tal, le sens de sa vie »

http://librebonimenteur.net/2016/06/27/thomas-chaline-un-article-dans-blastingnews/

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MARINA NICOLAEV ROUMAINE MAIS FRANÇAISE DE CŒUR

Une femme touche à tout en art : architecte, écrivaine, traductrice, poète, peintre, plasticienne.

http://librebonimenteur.net/2016/07/01/marina-nicolaev-artiste/

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ERIC DUBOIS, POÈTE, PEINTRE, CHRONIQUEUR, BLOGUEUR, AU PARCOURS DE MONSIEUR TOUT LE MONDE

 Candidat perpétuel à l’Académie Française, encore mortel et militant actif de la cause poétique

http://librebonimenteur.net/2016/07/05/eric-dubois-sur-blastingnews/

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AGNÈS COURDAVAULT-DUHAMEL, TOURNEUR D’ORGUE DE BARBARIE, POUR UNE MUSIQUE MÉCANIQUE

Chanteuse, poétesse, Agnès, toute une vie sur le trottoir à tourner l’orgue de Barbarie, peut-être originaire d’Italie.

http://librebonimenteur.net/2016/07/07/les-duhamel-tourneurs-dorgue-de-barbarie-un-article-dans-blastingnews/

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CHRISTOPHE FORGEOT, TRANSMETTEUR AU SERVICE DE L’ART ET DE L’ÉDUCATION

Un poète qui prône le « je suis parce que nous sommes », comme Nelson Mandela en Afrique du Sud.

http://librebonimenteur.net/2016/07/09/christophe-forgeot-un-article-dans-blastingnews/

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JEAN-JACQUES CASTEX, DE LA KINÉ À L’ART, EN PASSANT PAR L’INDE ET LE NÉPAL

Peintre, sculpteur, arts plastiques et lignes d’écriture, un Opinel à la main

http://librebonimenteur.net/2016/07/12/jean-jacques-castex-obtient-un-apercu-de-son-oeuvre-sur-blastingnews/

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Et beaucoup d’autres poètes aussi excellents.

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A très bientôt sur site. Merci d’avance !

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Tout sur mes livres :

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Jean-Louis RIGUET 21 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Jean-Jacques Castex obtient un aperçu de son oeuvre sur Blastingnews

JEAN-JACQUES CASTEX, DE LA KINÉ À L’ART, EN PASSANT PAR L’INDE ET LE NÉPAL

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Peintre, sculpteur, arts plastiques et lignes d’écriture, un Opinel à la main

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Jean-Jacques Castex, c’est un génial touche-à-tout. Il ne faut pas confondre avec le Jean-Jacques Castex, le sculpteur français qui fit l’Expédition d’Egypte. Ce dernier vécut de 1731 à 1822 après avoir modelé un Zodiaque et accompli un projet pour un Tombeau du Général Kléber. Il est resté célèbre pour avoir sculpté une inscription fameuse sur la pierre du grand temple de Philae en 1799. Ce n’est pas parce que l’on a du talent que l’on devient riche. Il mourut dans la misère à Paris.

 

Non, moi je veux parler du Jean-Jacques Castex qui est bien vivant à ma connaissance. Il vit à Montmeyan dans le Var et a un atelier-galerie à Aups et une autre boutique-atelier-galerie qu’il vient d’ouvrir à Montmeyan. Rappelons que Montmeyan est un petit village moyenâgeux superbe, traversé par une rue principale. Il reste des marques du passé.

 

Jean-Jacques Castex a commencé par des études de kinésithérapie à Nice avant d’enchaîner avec des études Psychorelaxation et l’apprentissage des massages. Tout cela l’a conduit à voyager très loin. Il s’est pris pour un aventurier et a …

La suite en suivant le lien :

http://fr.blastingnews.com/culture/2016/07/jean-jacques-castex-de-la-kine-a-l-art-en-passant-par-l-inde-et-le-nepal-001006949.html

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© Jean-Louis Riguet 12 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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MARINA NICOLAEV artiste

MARINA NICOLAEV ROUMAINE MAIS FRANÇAISE DE CŒUR

Marina 1er livre

Une femme touche à tout en art : architecte, écrivaine, traductrice, poète, peintre, plasticienne.

Marina

 

Marina Nicolaev est née à Bucarest. Je l’ai vue la première fois en Août 2014. Elle déclamait des poèmes à Montmeyan dans le Var, en français. Je ne savais pas que j’avais devant moi une femme bardée de diplômes. Ses passions sont l’architecture et les beaux-arts : peinture, dessin, gravure eau-forte. Mais elle se passionne aussi pour l’écriture …

Pour la suite suivez le lien :
http://fr.blastingnews.com/culture/2016/06/marina-nicolaev-roumaine-mais-francaise-de-coeur-00986689.html
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Marina Clair de Plume

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© Jean-Louis Riguet 01 juillet 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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