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Intissar HADDIYA médecin auteure

Intissar HADDIYA n’est pas qu’une grande spécialiste de la médecine néphrologique, c’est aussi une écrivaine qui a publié plusieurs livres. Elle parcourt le monde et fait des conférences. Cette interview date de décembre 2016, depuis elle a publié d’autres livres. Régulièrement en France, vous pourrez la rencontrer au hasard des salons du livre auxquels elle participe.

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Intissar HADDIYA

Intissar Haddiya médecin auteure
Intissar Haddiya médecin auteure

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Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Intissar HADDIYA – Je suis médecin néphrologue et auteur marocaine née en 1981. Actuellement, Je suis professeur agrégé de néphrologie à la faculté de médecine et de pharmacie d’Oujda-Maroc.

À côté des actions de soin, d’enseignement et de recherche, les activités associatives occupent une place prépondérante dans mon métier. De ce fait, j’ai pris part, depuis quelques années, au travail associatif, en tant que membre des associations de soutien des insuffisants rénaux au Maroc. D’un autre côté, l’écriture est une activité qui me passionne. Je m’y adonne depuis l’enfance. C’est un magnifique moyen d’expression, d’échange et de partage des idées qui me procure beaucoup de sérénité et un certain équilibre en compensant la difficulté de mon métier.

Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Parallèlement à l’écriture, J’exerce mon métier de médecin néphrologue et enseignant chercheur. Mon quotidien est axé en grande partie autour de mon activité clinique, au contact des patients et leurs familles, mes collègues médecins et infirmiers, les étudiants en médecine, etc. L’hôpital est un univers à part. Une ambiance singulière où plusieurs destins convergent de façons très différentes et souvent inattendues. D’ailleurs, c’est l’une de mes sources d’inspiration.

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Au fil des songes par Intissar Haddiya, médecin néphrologue et auteure
Au fil des songes par Intissar Haddiya, médecin néphrologue et auteure

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Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre autre passion, Intissar ?

J’aime beaucoup la peinture avec une préférence particulière pour la peinture d’histoire, un genre qui représente des scènes de vies à des époques différentes de l’histoire de l’humanité. C’est un témoignage pictural qui permet de mieux connaître le mode de vie et le système de valeurs qui prévalaient dans différentes civilisations à différentes époques. C’est un magnifique voyage dans le passé. J’aime aussi le cinéma et le théâtre. Woody Allen et Youssef Chahine comptent parmi mes scénaristes préférés. Par ailleurs, mon autre passion est naturellement la lecture.

Qu’attendez-vous de vos lecteurs ?

Camus disait : « tout artiste (auteur) désire être reconnu, je le désire aussi ». Pour ma part, je dirai que je souhaiterais que mes messages parviennent aux lecteurs. Écrire et a fortiori publier, est une manière d’aller vers les autres, de s’ouvrir aux autres et d’échanger avec eux, c’est aussi dévoiler différentes facettes de sa personnalité et accepter de se soumettre à la critique et au jugement de l’autre.

Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, je fais bien sûr des rencontres dédicaces, des lectures, des conférences et des interviews. Je participe également à des émissions culturelles et aux salons littéraires.

Depuis quand écrivez-vous ? Intissar Haddiya qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis l’enfance inspirée par les romans de jeunesse que je lisais à l’époque tels Charlie et la chocolaterie et Moi, boy de Roald Dahl, un auteur Norvégien qui m’a beaucoup marqué dans mon enfance. Adolescente, j’ai participé à plusieurs concours littéraires et remporté des prix. En 1999, j’ai signé un contrat avec la prestigieuse maison d’édition Cambridge University Press (New York) qui a publié mes essais et nouvelles en langue anglaise. Et en 2016, je publie mon premier roman en Français aux éditions « Saint-Honoré » à Paris.

 

Pouvez-vous nous parler de l’un de vos livres ?

C’est un roman intitulé « Si Dieu nous prête vie », qui raconte le vécu et les préoccupations d’un groupe de patients partageant la même séance de dialyse. C’est un roman qui donne la parole aux patients et à travers leurs interactions, leurs joies et leurs peines, se dégage une facette méconnue de ces personnes attachantes qui s’accrochent à la vie et partagent des espérances communes en dépit des divergences de leurs histoires personnelles. Un récit de vie, qui dénude ingénument la détresse et les contraintes liées à la dialyse tout en soulignant la difficulté d’accès à la greffe d’organe.

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Intissar Haddiya publie Si Dieu nous prête vie
Intissar Haddiya publie Si Dieu nous prête vie

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Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En France, mon roman existe dans des librairies répertoriées sur le site les libraires.fr. Je citerai à titre d’exemple, la librairie Cedipresse Paris 15e, librairie Carrefour Bercy 2. Au Maroc aussi, le livre est disponible dans plusieurs librairies. Par ailleurs, il peut être procuré aisément, sur commande, dans l’ensemble des librairies dans les pays francophones.

D’un autre côté, il est disponible sur plusieurs plateformes, Amazon, Fnac, furet du nord… qui proposent l’ouvrage aussi bien en format Kindle et broché.

Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je suis convaincue qu’il existe des ouvrages intéressants qui ne trouvent pas leur place dans l’édition classique. De ce fait, je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’un auteur publie et édite son ouvrage à ses propres frais pour faire connaître son travail. Toutefois, c’est un processus assez lourd. C’est très difficile d’arriver au lecteur lorsque l’on n’a pas la chance d’avoir le label d’un éditeur.

Pour ce qui est de l’e-book, il fait partie de l’évolution technologique appliquée à la lecture. Je n’en ai pas vraiment d’usage. Personnellement, je préfère de loin la version papier.

Intissar, avez-vous reçu un conseil important ?

« Personne n’est assez grand pour être indépendant des autres » une citation des frères Mayo (fondateurs de la Mayo Clinic)

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L'inconnue, un livre d'Intissar Haddiya, médecin et auteure
L’inconnue, un livre d’Intissar Haddiya

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Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

En matière de lecture et d’écriture, je touche un peu à tout, la poésie, les essais, les nouvelles et le roman. Néanmoins, j’ai une préférence particulière pour le roman.

Comment écrivez-vous ?

Je ne me force jamais à écrire. Je n’écris que lorsque j’en éprouve le besoin, lorsque je me sens réellement inspirée, lorsque j’ai des choses à raconter, des choses que je dois absolument extérioriser. Cela arrive quand même assez souvent. Toutefois, je n’ai pas de rituel bien défini. D’ailleurs, j’écris lorsque j’ai du temps à la marge de mon activité clinique qui est assez prenante.

Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration je la puise de mon vécu, du quotidien, des différents phénomènes sociaux qui se déroulent sous mes yeux. Mes idées proviennent également de mes différentes lectures.

Pour ce qui est des commandes d’ouvrages, non, je n’ai jamais écrit sur commande.

Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Mes personnages sont tous fictifs mais inspirés de la réalité. De ce fait, je construis les personnages sur des personnes existantes dont je crois cerner les principaux traits de caractère. La plupart du temps, mes personnages sont composites. Il s’agit d’un mélange de plusieurs caractéristiques psychosociologiques. Concernant les intrigues, elles sont souvent basées sur des faits réels.

Donneriez-vous un conseil aux amateurs d’écriture ?

Écrivez pour vous-même et non pour se faire publier et plaire au lecteur. Soyez vous-même dans l’écriture, restez spontanés. Je crois que lorsqu’un texte est sincère, il parvient aisément à toucher et émouvoir.

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L'inconnue, un livre d'Intissar Haddiya, médecin et auteure
L’inconnue, un livre d’Intissar Haddiya
Au fil des songes par Intissar Haddiya, médecin néphrologue et auteure
Au fil des songes par Intissar Haddiya, médecin néphrologue et auteure

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Avez-vous des auteurs préférés?

J’ai plusieurs auteurs préférés d’horizons et origines très variés, il y a les maghrébins Tahar Benjelloun et Yasmina Khadra ; l’égyptien Najib Mahfoud ; les germaniques Stefan Zweig et Franz Kafka et les afro-américains Toni Morisson, Langston Hugues et James Baldwin.

Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, je lis « God help the child » de Toni Morisson. Très fort et très émouvant. Ce que j’aime chez Toni Morisson, c’est la simplicité du texte, la spontanéité de l’écriture et le fait de mettre en avant des personnages noirs de sexe féminin et de leur octroyer des rôles principaux. Cela ne s’est pratiquement jamais fait auparavant, du moins pas de la même manière. C’est assez singulier en matière de littérature.

Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, en effet, je suis sur d’autres projets. L’écriture est une activité qui fait partie intégrante de mon quotidien.

Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’essaie d’utiliser les moyens modernes de communication. Je suis sur Tweeter @Haddiyaintissar, Facebook (intissar haddiya) et Instagram (intissarhaddiya) où j’annonce les différentes parutions et évènements à venir. J’échange et interagis avec les lecteurs assez régulièrement aussi à travers ces réseaux sociaux.

Le 10 décembre 2016

Oujda-Maroc

Intissar HADDIYA

Propos recueillis par librebonimenteur.net le 10 décembre 2016 et aménagé  le 06 novembre 2019

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Intissar-Haddiya a publié SI DIEU NOUS PRÊTE VIE
Intissar-Haddiya a publié SI DIEU NOUS PRÊTE VIE

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Vous pouvez vous le procurer chez l’éditeur à l’adresse suivante :

http://www.editions-saint-honore.com/tag/intissar-haddiya/

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L'inconnue, un livre d'Intissar Haddiya, médecin et auteure
L’inconnue, un livre d’Intissar Haddiya

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Intissar Haddiya en dédicaces
Intissar Haddiya en dédicaces
Intissar Haddiya
Intissar Haddiya

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Je remercie sincèrement Intissar HADDIYA d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Pinterest et Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

La boutique de l’écriveur : https://librebonimenteur.net/pw4n

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© Jean-Louis RIGUET 12 décembre 2016 modifié le 06 novembre 2019

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Misericordia, WOLF Jack

Un roman gothique au 18ème siècle !

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Professions réglementées : chut !… la grève

PROFESSIONS REGLEMENTEES

CHUT !… la grève

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Tous les rideaux sont fermés. Les villes sont sinistres. Pas un bruit. Pas de vie.

Chut, les professions réglementées sont en grève.

Elles sont en grève pour leur survie.

Un projet de loi a mis le feu aux poudres. On veut casser ce qui marche depuis si longtemps. Parfois, des professions séculaires !

Pensez donc ! 37 professions concernées par ce projet. Du jamais vu.

Qu’est-ce qu’une profession réglementée ?

Les professions réglementées ont des règles à respecter.

Il y a des conditions de diplôme, d’inscription, de règles d’exercice et de déontologie.

La plupart de ces professions sont organisées en ordres professionnels. La mission de ces ordres est de veiller au respect de ces règles et de prendre, le cas échéant, des sanctions disciplinaires.

Les professions réglementées sont nombreuses et sont présentes dans la santé, le droit, l’artisanat en rapport avec le corps humain ou animal, l’enseignement de connaissance et de pratiques.

Citons-en quelques unes : infirmier, médecin, dentiste, administrateur judiciaire, mandataire judiciaire à la liquidation des entreprises, commissaire-priseur, avocat, greffier de tribunal, huissier de justice, notaires, coiffeur, prothésiste dentaire, moniteur d’auto-école, éducateur sportif, etc…

Toutes ne sont pas concernées par la réforme, seulement 37.

En France, les professions libérales représentent 2.000.000 emplois dont 1.000.000 de salariés de proximité. Ce sont des emplois non délocalisables.

Pour une fois que quelque chose marche en France, pourquoi la casser ?

Les professions libérales font des envieux et l’envie est un vilain défaut.

Pauvre France !

Jean-Louis RIGUET, 30 septembre 2014

 

 

 

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Le Président du CSN sur BFM TV

Le Président du Conseil Supérieur du Notariat,

Jean Tarrade, sur BFM TV

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Que dire de plus que le Président du Conseil Supérieur du Notariat ?

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Prenez connaissance de ses propos :

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/jean-tarrade-president-du-conseil-superieur-du-notariat-dans-le-grand-journal-1109-23-313448.html

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Si diminuer les frais dits de notaire est l’objectif, c’est simple. Il faut diminuer la fiscalité.

Exemple : sur un prix de vente l’Etat perçoit environ 6 % et le notaire environ 0,90 %.

Et sur les 0,90 % il faut payer les salaires, les charges, les emprunts et les impôts d’une entreprise. Sur ce qui reste, que l’on appelle le bénéfice, il faut encore acquitter des impôts sur les revenus.

Si certains notaires sont bien lotis, d’autres, les plus nombreux, couvrent juste leurs charges et impôts, les derniers sont smicards.

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Si vous voulez être :

Smicard après 8 ans d’études auxquels s’ajoute une formation continue et continuelle ! Qui accepterait cela ?

L’exécutant de l’Etat pour toutes les tâches qu’il ne veut plus faire ni payer ! Comme pour tous les actes et les formalités nouvelles qui sont imposés ! Qui accepterait cela ?

L’un des principaux collecteurs d’impôts avec un taux de rendement supérieur à qui l’on impose des normes de plus en plus coûteuses ! Qui accepterait cela ?

Devenez notaire.

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Quand je suis entré en Notariat, l’on m’a dit qu’il s’agissait d’un sacerdoce. Que l’on entrait en Notariat comme l’on entre en religion ! De là à devenir adorateur de l’Etat et corvéable à merci, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.

Auparavant, il y avait trois personnages importants :

Le curé, le gardien de l’âme,

Le médecin, le gardien de l’homme,

Le notaire, le gardien des biens.

Désormais, il n’y a plus de curés, il y a moins de médecins, il ne veulent pas de notaires.

Mon Dieu que la France est triste en ce moment.

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Jean-Louis RIGUET septembre 2014