LIBELLE, une revue de poésie

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LIBELLE, une revue de poésie

Michel Prades, membre fondateur de la revue de poésie LIBELLE communique

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Historique de la revue de poésie

LIBELLE :

       Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle »dont l’objet c’est la publication de la revue de poésie Libelle. Bernard Rivet et Michel Prades est les membres fondateurs. En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent ».

     Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui.

     Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée.                

     Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l’écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d’auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue.

     Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Chaque mois mille exemplaires sont expédiés aux abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères.

     Libelle est une histoire d’amitié, d’amitiés, un cas d’écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité.

  

Fiche technique

Dénomination : LIBELLE
Raison sociale : Association loi 1901 « Libelle »
Statut : Association loi 1901 « Libelle »
Adresse : 14, rue du Retrait
Code postal : 75020
Ville (+ Pays) : Paris – France
Téléphone : 01 43 15 24 29

Email : pradesmi@wanadoo.fr

Site web : www.libelle-mp.fr

Nom du responsable : Prades Michel
Illustration : Cirès-Brigand Michèle
Spécialités / Genres : Poésie, Nouvelle, Chronique,

Bloc-notes & Concours
Fréquence de publication : Mensuel
Prix de vente au numéro : 2 €
Prix Abonnement : 25 €
Prix Abonnement de soutien : 40 €
Tirage : 1000 exemplaires
Date de la première création : Décembre 1990
Éditeur : Association loi 1901 « Libelle »

 

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L’un de mes poèmes est publié dans le numéro 288 d’Avril 2017 dans le mensuel de poésie

LIBELLE

 

 

L’arbre

 

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

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Il est associé à l’haïku suivant :

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L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

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Ces poèmes sont extraits du recueil de poésie

COQUECIGRUES par Mégarde

publié par les éditions PREM’EDIT.

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Un grand merci à Michel PRADES, Directeur de publication et rédacteur en chef de LIBELLE.

Pour en savoir plus sur Michel PRADES :

https://librebonimenteur.net/tag/michel-prades/

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© Jean-Louis RIGUET

Le 06 septembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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JL à l’écoute de … Jean-Louis RIGUET

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jean-Louis RIGUET

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Crédit photo Gérard Catala

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Jean-Louis RIGUET.

Je suis de l’année où le vin était bon, 1947, dans une petite bourgade de la Vienne qui s’appelle Mirebeau, la capitale des ânes. Son dicton est : « Il en passe plus qu’il n’en reste ». Et moi, bêtement, je suis parti.

J’ai vécu dans une famille peu argentée (il n’y en avait pas), mon père était tailleur d’habits, maître tailleur comme l’on disait à l’époque. Ma mère l’aidait dans sa tâche en tirant l’aiguille. C’est surtout ma grand-mère maternelle qui m’a élevé. J’ai si peu connu mes autres grands-parents, car ils sont décédés dans les années qui suivirent ma naissance, que je n’en ai aucun souvenir. L’on m’a raconté que mon grand-père avait une forge car à l’époque les chevaux étaient beaucoup utilisés.

Je me souviens des verres des fenêtres glacés et givrés les matins d’hiver. On chauffait avec un poêle à charbon et à bois qui s’arrêtait en milieu de nuit. On passait les lits avec une brique chaude enveloppée dans un linge. Malgré les conditions difficiles, je n’ai pas le souvenir d’avoir vraiment souffert, même si j’ai bien dû prendre un ou deux coups au cul bien mérités sûrement. Ma mère veillait au grain avec son gant de velours dans une main de fer.

Puis, impossible de continuer les études faute de moyens financiers, le BEPC en poche, j’eus le choix entre deux solutions professionnelles, soit intégrer une banque dans la grande ville d’à côté, Poitiers, soit entrer au service d’un notaire dans mon village. J’avais 15 ans et demi. Ne connaissant ni l’un ni l’autre, j’ai choisi la facilité et suis entré en septembre 1962 dans l’étude notariale où j’allais rester jusqu’en 1966. J’y ai fait un apprentissage énorme dont je me loue encore : la machine à écrire. Une vieille Remington à boutons de nacre ! Ce que j’ai appris alors qui paraissaient des peccadilles m’ont servi toute ma vie ensuite.

Mes parents qui avaient dû fermer leur boutique de tailleur d’habits par manque de clients, à cause du prêt-à-porter arrivait à l’époque en force, adoptèrent alors Chartres. Un peu plus tard, je les ai suivis en intégrant une étude à Châteaudun où je découvris un patron extraordinaire, mon père spirituel en notariat. Pendant six ans, j’apprendrai tout de ce merveilleux métier, certes au niveau droit mais aussi au niveau relationnel avec la clientèle. Je l’en remercie encore.

En 1972, ce sera l’aventure à Paris, dans une étude près de l’Étoile, de trente-cinq personnes où je finirai principal clerc adjoint, le numéro quatre de l’entreprise.

En 1989, je m’associe avec un notaire Orléanais, reste seul un temps à la suite de la retraite de mon associé avant de m’associer de nouveau avec une dame ; j’aime bien travailler avec les femmes, elles ont une approche et un ressenti que les hommes n’ont pas. En 2015, l’heure de la retraite a sonné.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé l’écriture à Châteaudun quand j’avais vingt ans. Mais j’ai dû arrêter à cause du travail ; à l’époque on faisait un minimum de 40 heures par semaine, auquel s’ajoutaient les heures passées pour les cours par correspondance. Je me souviens, j’avais commencé un roman policier, mes personnages étaient créés, j’avais l’histoire. J’ai tout perdu lors des déménagements successifs.

N’ayant que le BEPC, il m’a fallu cravacher la monture pour apprendre le droit, le droit notarial qui est une vraie spécialisation, passer les examens professionnels.  À l’époque, c’était encore possible, aujourd’hui ce ne l’est plus. J’ai finalement obtenu l’examen de notaire à Paris, le plus jeune de ma promotion, ce qui m’a permis de faire la carrière que j’aie faite et qui peut être critiquée bien sûr. Mais je pense l’avoir pleinement accomplie dans l’esprit auquel j’aspirai, et pour moi c’est l’essentiel.

Je suis entré dans ce monde-là par la petite porte comme je l’ai dit souvent. Mais je ne m’y suis jamais vraiment intégré. Je me sens toujours tiraillé entre mes origines et cette réalité que j’ai touchée du doigt sans jamais vraiment m’y fondre.

J’ai eu des responsabilités régionales au sein de la profession et même nationale au Centre de Formation Professionnelle des Notaires à Paris. Je suis fier d’avoir enseigné pendant quatre ans les semestrialités en droit des sociétés à des futurs notaires pointant à Bac + 7 ou 8, voire plus, moi l’autodidacte.

Même si j’ai écrit toute ma vie d’une manière professionnelle, je n’ai repris l’écriture qu’en 2011 pour préparer le temps libre que devait me procurer la retraite.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je suis plus attiré par l’écriture mais j’ai pratiqué, beaucoup plus jeune, la photographie, j’ai fait des milliers de clichés. J’aime la sculpture et la peinture. J’aime bien aussi le théâtre.

J’ai découvert récemment le monde de la poésie, ce monde particulier des poètes.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je ne pense pas en être au stade des admirateurs. J’espère avoir quelques lecteurs, je sais qu’il y en a parmi eux de fidèles.

Se faire connaître est une gageure parmi des milliers de livres qui sortent chaque année. Trop d’informations tuent l’information. Les lecteurs ne savent plus où donner de la vue.

Je tiens deux blogs et dispose d’un site et je participe à des salons du livre ou à des scènes ouvertes.

Sur mon site : https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/

Sur mes blogs : https://librebonimenteur.net/

Et  https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Il m’est arrivé de faire des conférences lors de la sortie de mon livre Augustin, ma bataille de Loigny. Ce sont des moments intéressants. J’aimerais pouvoir faire des lectures de poèmes, seul ou avec d’autres, accompagné par une guitare ou autre instrument de musique.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme je l’ai indiqué précédemment, j’ai vraiment commencé l’écriture de livres en 2011.

J’ai écrit principalement des romans à base d’Histoire, des docufictions.

 

Voici dans le désordre ma modeste production :

Coquecigrues par Mégarde, recueil de poésie, Prem ‘Edit, 2017

Pétales Éclectiques, recueil de poésie, Prem’Edit, 2016

 

Le Dénouement des Jumeaux (Bataille de Coulmiers 1870), Éditions du Masque d’Or, 2016

 Récits Historiques de l’Orléanais, Val de Loire, Beauce, Sologne, Édition du Jeu de l’Oie, 2016

 

Lettre aux Attenteurs, pamphlet dans un recueil collectif « Les mots ne sont pas des otages !… et Mahomet n’était pas islamiste ! », Éditions du Masque d’Or, 2015, dont les droits sont reversés à Reporters sans frontière

La Vie en Archives d’un Petit Gars, Éditions Dédicaces, 2014

Délire Très Mince, essai, Éditions du Masque d’Or, 2014 (épuisé)

 

L’Association des Bouts de Lignes, Éditions du Masque d’Or, 2013, (épuisé)

Prix Scriborom 2013, nominé pour le prix Œuvre Originale au Salon du livre de Mazamet 2014

 

Trilogie :

Augustin ma bataille de Loigny, Éditions Dédicaces, 2012

 

Aristide la butte meurtrie (Vauquois 1914-1918), Éditions Dédicaces, 2014

Prix Marie Chantal Guilmin au Salon du livre de Mazamet en 2015

 

André dans le tumulte de 39-45, Éditions Dédicaces, 2015

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier est un recueil de poésie Coquecigrues par mégarde aux éditions PREM’EDIT paru en 2017.

Je dois le nom de ce livre à François Rabelais qui a inventé ce mot pour son roman Gargantua, qui veut dire qu’un évènement n’aura jamais lieu. C’est un animal imaginaire et burlesque qui tient du coq, de la cigogne et de la grue, et qui s’envole à l’approche de l’homme.

Par inadvertance des vers en prose sont nés et ont été organisés en trois parties divisées en poèmes eux-mêmes avec deux parties : une partir poème et une partie haïkus.

 

Le poème ci-après qui est dans ce recueil a fait l’objet d’une publication dans la revue LIBELLE en avril 2017 :

 

L’arbre

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

 

Il peut se lire aussi d’une manière simplifiée :

Un arbre

Attend

Le poète

Le nez dans les étoiles

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Il est possible de se procurer mes livres directement chez les éditeurs, dans les librairies et dans tous les réseaux de distribution des livres à la discrétion des éditeurs.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

C’est un vaste programme que d’avoir un point de vue à ce propos.

Personnellement, j’ai toujours mis un point d’honneur à être publié à compte d’éditeur. Mais il ne faut pas être regardant au nombre de manuscrits à envoyer, ce qui a un coût, ni aux conditions de distribution des livres, sauf pour les grandes maisons qui ont un service de distribution et de commercialisation.

Je pense que les éditions à compte d’auteur ou compte participatif, qui ne sont pas plus distribués, s’apparentent le plus souvent à des arnaques. Je leur préfère l’autoédition. Au moins, si le livre ne se vend pas, l’auteur pourra dire qu’il a tout fait pour y arriver.

Il ne faut pas oublier que c’est l’investissement de l’auteur qui procure les ventes. Mais au-delà des ventes, ce qui est le plus important c’est que les livres soient lus.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je pense en avoir reçu plusieurs. S’il faut en choisir un, je retiens : « Travaille, travaille et travaille encore ! »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de livres notamment pour nourrir mes blogs. Donc je ne lis pas toujours ce que j’aimerai lire.

J’aime les romans, les nouvelles et la poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Je commence par choisir un projet, un itinéraire en quelque chose, je fais les recherches qui s’imposent, beaucoup sur internet où l’on trouve tant de choses, et j’écris ensuite directement sur l’ordinateur.

Je n’ai pas de problème de lieu, mais le plus souvent c’est à la maison, quand je suis seul, sans aucun bruit, si ce n’est ceux de mes chats.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration m’arrive par inadvertance, quand je m’y attends le moins, au détour d’une lecture, d’une information. Après tout est une question de travail.

Je n’ai encore reçu aucune commande, sauf peut-être, si l’on peut considérer qu’il s’agit d’une commande, pour le pamphlet Lettre aux Attenteurs.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Livre vendu aux Etats-Unis d’Amérique

Mes personnages sont imaginaires, sauf s’ils sont historiques. Je pioche dans la réalité. J’essaie de leur trouver des corpulences, des attitudes, des noms et des mots correspondants aux personnages qu’ils sont dans le livre.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Lire beaucoup et travailler encore plus.

Traduction anglaise, couverture augustin

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En ce moment, je pioche surtout dans la poésie contemporaine de poètes que je connais ou dans les romans que j’ai eus à chroniquer.

Je ne peux pas donner de noms car je vais me fâcher avec tous mes amis qui me font confiance.

Sinon tous les grands classiques !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

La quête intermittente d’Eugène Ionesco de l’Académie française et un petit texte de Marcel Arland, Début de printemps au Rondon, de la même académie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Actuellement, je fais des recherches sur l’histoire d’un petit château situé à côté de chez moi, le Rondon, qui a appartenu un temps à la SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, où de nombreuses personnalités faisaient des séjours réguliers pour écrire ou se reposer.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Normalement, pour le Festival de Loire à Orléans, en septembre 2017, il devrait sortir un livre comportant six écrits sur les ports d’Orléans qui sera publié par les Éditions du Jeu de l’Oie ; il s’agit de raconter certaines histoires sur la vie d’Orléans et surtout de ses ports. Car à une époque, il y avait trois ports : le port de Recouvrance pour le commerce avec l’Atlantique, le port de la Poterne pour le commerce avec la Méditerranée et le port des Jacobins pour les réparations ou séjours de plus longue durée.

On y parle commerce avec les îles, du sucre, du sel de Guérande, de la Houille du Massif Central, du commerce avec les pays méditerranéens, de la crue de 1907, de la fabrique de Saint Marceau, etc.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site : https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/

Sur mes blogs : https://librebonimenteur.net/

Et  https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le 26 août 2017

Jean-Louis RIGUET

 

Je me suis livré à ce jeu des questions-réponses à la demande de plusieurs de mes amis auteurs qui ne comprenaient pas pourquoi ils étaient soumis à la question et pas moi.

La réparation est faite.

 

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Première de couverture d’AUGUSTIN ma bataille de Loigny en vente aux EDITIONS DEDICACES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je me remercie sincèrement d’avoir eu l’amitié de me livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 26 août 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Michel PRADES, qui s’entretient avec Richard Bohringer

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Michel PRADES

Qui nous a fait le plaisir de nous relater

son entretien avec Richard Bohringer

(texte en fin de chronique)

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1/ Qui êtes-vous ?

Michel Prades

Naissance : 6 juin 1954 à Le Puy en Velay

 

Quel est votre parcours ?

1972 : Bac C

1974 : Niveau B.T.S. Agricole

1975 : Diplôme de berger à Saint Yriex la Perche

1976 : Professeur de zootechnie dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie

1978 : Agriculteur en Limousin

1980 : Fondateur, compositeur et chanteur d’un groupe de Rock Agricole « Gendarmerie Nationale » en Limousin

1981 : Animateur d’une radio régionale « Radio trouble-fête » à Limoges.

1982 : Vice-président de l’association culturelle du Château de Ligoure en Limousin

1983 : Accident de la route au Vigen en Limousin. Hémiplégie & Aphasique

1987 : Membre du Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Aphasiques de France

CD « Jean Langlais & Michel Prades » éditions Groupe des Aphasiques de l’île de France aidée par la Fondation de France

Vidéo du groupe « Gendarmerie Nationale » au château de Ligoure

1989 : CD « Avant-Après » par Gendarmerie Nationale (éditions en Limousin)

1991 : Directeur de publication & rédacteur en chef d’une revue mensuelle de poésie « Libelle » de l’association loi 1901 « Libelle » à Paris

Micro revue mensuelle de poésie qui débute en 1991 par la création d’une association loi 1901 qui a pour nom « Libelle » dont l’objet est la publication de la revue de poésie Libelle. Bernard Rivet et Michel Prades sont les membres fondateurs.

En 1994, Bernard Rivet « a rejoint les grands indiens » comme l’a dit Richard Bohringer. Nous vous livrons ici la conception « rivéenne » du poème : « Sans lieu ni date. Le poème s’inscrit à l’envers du non-sens : mots de chair vive et sable chaud, verbe arraché aux brûlures du soleil, à l’angle de la pierre. Son dernier domicile est dans le vent ».

Michel Prades et ses animateurs continuent pour lui.

Sans prétention et avec de petits moyens, elle s’étoffe en qualité (pages, tirage…). Elle publie des inédits de poésie contemporaine en restant ouverte au plus grand nombre de poètes, peu ou pas connus, et aux maximums de styles. Elle est le reflet des goûts les plus divers et affiche des aspirations profondes. Un bulletin anthologique paraît chaque année, proposant un éclectisme poétique de bon aloi. Libelle est un rêve porté à bout de bras par une équipe bien motivée.

Depuis plusieurs années, avec ce petit recueil de poèmes, vous prenez connaissance du « microcosme » et de ses acteurs, de quelques critiques, de beaux dessins, de l’annonce des concours et d’un bloc-notes en six pages. C’est une revue ouverte aux jeunes auteurs (nous voulons dire jeunes par la pratique de l’écriture). Le lectorat est très ouvert : 80% d’auteurs inconnus qui expédient leurs travaux, 20% des auteurs abonnés à la revue.

Comme nous recevons de plus en plus de textes au fur et à mesure qu’on nous connaît, nous sommes un peu plus exigeants sur la « qualité », sur le travail poétique, mais toujours aussi libres, toujours aussi ouverts. Chaque mois, mille exemplaires sont expédiés aux abonnés et aux revues de poésie françaises et étrangères.

Libelle est une histoire d’amitié, d’amitiés, un cas d’écriture non installé, volontairement non installé. Bien sûr, il nous faut aussi des lecteurs, et nous comptons sur vous, sur le bouche-à-oreille pour amener d’autres abonnés. Nous comptons vivement sur le soutien fidèle des abonnés, unique condition de notre existence pour attaquer les années à suivre avec sérénité.

 

Fiche technique la revue mensuelle de poésie « Libelle »

Dénomination : LIBELLE
Raison sociale : Association loi 1901 « Libelle »
Statut : Association loi 1901 « Libelle »
Adresse : 14, rue du Retrait 

Code postal : 75020
Ville (+ Pays) : Paris – France
Téléphone : 01 43 15 24 29

Email : pradesmi@wanadoo.fr

Site web : www.libelle-mp.fr

Nom du responsable : Prades Michel
Illustration : Cirès-Brigand Michèle
Spécialités / Genres : Poésie, Nouvelle, Chronique,

Bloc-notes & Concours
Fréquence de publication : Mensuel
Prix de vente au numéro : 2 €
Prix Abonnement : 25 €
Prix Abonnement de soutien : 40 €
Tirage : 1000 exemplaires
Date de la première création : Décembre 1990
Éditeur : Association loi 1901 « Libelle »

 

1992 : CD «Je suis» éditions 3LP/DM Studio

« Voix avec issue » Émission Aléas : magazine de l’imprévisible. Production producteur ou co-producteur France Régions 3 Limoges. Générique réalisateur Marianne Gosset. Participant Michel Prades. Ex-agriculteur et éleveur est devenu chanteur après un grave accident au cours duquel le côté droit de son cerveau a été atteint. Il s’agit en fait du centre du langage, alors qu’il est frappé d’aphasie il chante avec une aisance surprenante. En fait le centre du langage n’est pas le même que le centre de la mélodie.

1993 : CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades. «Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés. Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard. Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

Texte relaté en fin d’interview.

 

1994 : Clip Vidéo « Vampyr » & Film portrait « Pradou » Réalisation de Patrice Rolet à Paris

2000 : MMMMMMM de Boris Auchour. Installation sonore diffusée dans l’espace public créée pour le Printemps de Cahors Sensitive (16 juin – 2 juillet 2000) avec le soutien de la Caisse des dépôts et consignations. Voix : Michel Prades.

Ton récit Michel est une épreuve mais une grande joie car « la liberté » de la parole, de ta parole domine derrière le texte ou le récit. C’est un langage d’aphasique qui n’est plus aphasique. Il faut continuer les expériences, d’événements car tu progresses toujours ainsi.

Orthophoniste : Philippe Van Eeckout

CD «Hidalgo de Castille» Pradou : Paroles Dom’s  : Chant & guitares Damien: Percussion (éditions en Limousin)

 

2001 : CD «Les femmes sont comme ça» avec Larry Tomko : chant, musiques, orchestrations & mixages (éditions en Berry)

 

2003 : Roman «Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

2009 : «Unis vers l’Uni» avec l’animateur Jean-Claude Carton sur ID FM Radio Enghien (98.0 Mhz) invité : Michel Prades : Écrivain, Poète, Chanteur & Aphasique & accompagné de Valérie Bellet & Patrice Rolet

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Agriculteur

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ?

J’écris essentiellement

 

Quelle est votre autre passion ? 

La poésie

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? 

Comment vous faites-vous connaître ? 

Par mon mensuel de poésie et mon site

 

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Dans les salons et festivals

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l’âge de 12 ans 

 

Qu’avez-vous déjà écrit ?

* Un morceau de saucisson, 1974 (autoédité en Normandie)

* La Fournaise avec Fernand Cressent, 1974 (autoédité en Normandie)

* Dégueulis pour une société moins dégueulasse avec Yannick Biot, 1975 (autoédité en Limousin)

* C’est la peine de gueuler,  1975 (autoédité en Limousin)

* Tuerie en Limousin, 1975 (éditions en Longueur)

* L’idée de toi, 1976 (éditions des Bufatières Fantastic Fabulous Folies)

* Etreintes cosmiques, 1976 (éditions du Castor Astral)

* Ma dame de vie, 2003 (éditions Armand Brière)

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

«Ma dame de vie» aux éditions Armand Brière à Paris

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez moi

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

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10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

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11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

De la poésie

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Dans le calme

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans la vie

 

Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Non

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ?

A partir de mes souvenirs

Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Non

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Vivez d’abord !

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Rimbaud, Hugo

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Aphasie, l’histoire d’un combat de Jacqueline Bano-Souder

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille chaque jour à mon mensuel de poésie Libelle

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le Festival de poésie Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée accueille à Sète du 21 au 29 juillet 2017 plus de cent poètes venus de toutes les Méditerranée.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Site web: www.libelle-mp.fr

 

Le 3 juillet 2017.

Michel Prades

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Entretien de Michel Prades avec Richard Bohringer

CD « Comment je chante » Portrait de Michel Prades.

«Ça n’arrive qu’aux autres» une émission du Comité national français de liaison pour la réadaptation des handicapés.

Réalisation : Thierry Ducluzeau assisté d’Olivier Benard.

Merci à Richard Bohringer à Rémy, Marc, Patrick et Kiss FM pour leur assistance.

 

PRADES Michel :

Je suis né 10 ans après le débarquement : le 6 juin 1954. Enfant, j’ai aimé lire des écrivains de dix-neuvième siècle. Et à 12 ans, j’ai commencé à écrire des strophes et à 15 ans de la prose, à 22 ans pas mal de mes recueils furent diffusés. En 1977, au début de mon installation comme fermier, j’ai arrêté d’écrire des poèmes.

DUCLUZEAU Thierry :

Richard Bohringer, on vous connaît comme comédien et c’est vrai que vous avez un bouquin. Vous chantez aussi et puis vous êtes animateur radio à Kiss FM. J’aimerais avoir l’envie de lire et de dire l’antenne des poèmes de Michel Prades ?

BOHRINGER Richard :

Michel Prades, c’est un beau poète. Sa vie, son témoignage existentiel, pour sa façon d’avoir lutté c’est quelque chose qu’on doit donner aux autres qui se sentent un peu perdus devant leurs propres événements, devant leur propre lassitude. Faire voir qu’il y a des gens qui ont été plus blessés, plus à lutter pour se réinstaller dans leur corps et dans leur âme. Prades, c’est un bon pédagogue, c’est le contraire du prédateur. C’est un homme qui est vertical. Qui aime infiniment la vie ; ses troubles. Qui accepte les jolis oiseaux miraculeux et ainsi que les vieilles corneilles nauséabondes. J’aimerais lire un texte de Michel. Et alors, on va lire L’Ile de Quiberon. Je ne l’ai jamais lu donc on va voir ce qu’il est arrivé.

 

À te croire si près de moi

Trop de gens ont pensé

Que tu étais insoupçonnable

Mais sur ta paume droite

Des idées noires ont jailli

Et du sang a giclé de ta ligne de vie.

La petite croix sur le pouce

Savez-vous ce que c’est ?

Ne me perdez pas dans le bois

Maman, je vous aime trop pour vous voir disparaître

Entre les feuilles mouillées

D’un arbre qui vous en veut.

Ne me quittez pas puisque vous voulez crier:

C’est que la pluie n’a pas d’effet sur vous.

Je l’ai laissé partir

Le seul enfant au cerceau.

Tranquille je suis.

Ne m’en veuillez pas

A vous garder fidèle

Mais mon cœur a d’autres préoccupations.

Vivez le temps qu’il faille.

Pleurez dans un mouchoir.

Crachez vos langues sales et dépourvues d’intérêt.

Donnez-leur à vos amis.

C’est un remède sensationnel

Contre le mal de penser.

 

C’est vachement joli. En fait, ça s’appelle l’Ile de Quiberon. Il a eu cette inspiration à l’Ile de Quiberon. L’Ile de Quiberon ses contours ne sont pas clairement dessinés.

MICHEL :

Quand j’avais 14 ans, au Puy-en-Velay, j’écoutais de la musique Pop. À 16 ans mon cousin m’a donné sa guitare sèche. J’ai appris quatre accords : La, Ré, Mi et Sol. Les accords avec des barrés sont trop durs. J’ai mis en musique mes nouveaux poèmes et monté un groupe « The Band with no name ». Le groupe sans nom avec un batteur, deux guitares électriques et ma voix. Le groupe répétait dans la cave du café de ma mère. On s’amusait bien.

RICHARD :

J’aime bien quand il est gai, Michel. Il est souvent gai. Alors, il a des trucs. Ça s’appelle Pour initiés only. Prades il est très corrosif et de temps en temps. Moi-même, j’ai eu du mal à comprendre mais c’est quand je ne comprends pas…

 

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

Je répète.

 

Le veau de boucherie

Subit la démonstration

De ce monsieur au képi

Dans un centre de gestion.

C’est une métaphore.

 

Les productions céréales

Me laissent et je ne sais

Si ma débilité les satisfait

Les gluco-branlogènes,

Les sidérophylis,

La proxénéto-molécule,

L’acide à minettes,

La maquero-molécule.

Tout aussi marrant.

La soif de savoir,

Le désir d’apprendre

 

Ou la connerie assumée.

Le sentiment d’être utile,

La vérité au bout du texte,

Les arguments nécessaires,

Les classements à complexes.

POUAH !!!

 

Vous comprenez que je ne peux qu’avoir de la sympathie pour un oiseau pareil.

MICHEL :

Á 18 ans, après mon bac C, j’en avais marre de mes parents. Alors, je suis parti à Roanne pour préparer un brevet de Technicien Agricole que je n’ai pas réussi mais j’ai continué à écrire des poèmes, des lettres d’amour à Mimi, ma compagne et des chansons. Je me suis trouvé‚ au chômage pendant deux ans. J’ai enseigné dans une Maison Familiale et Rurale en Normandie. J’ai passé un brevet d’éleveur de moutons près de Limoges. Je l’ai obtenu puis deux ans au chômage. J’ai cherché une ferme et je l’ai trouvée à côté de Limoges. La ferme était en ruine. J’ai tout refait avec ma compagne, Mimi. J’étais fermier. La propriétaire possède quatre  cents hectares, huit fermes dont la mienne et le château. A la ferme, je m’occupais des moutons et Mimi étudiait les Arts Décoratifs à Limoges.

THIERRY :

Richard Bohringer, ça fait longtemps que vous connaissez Michel Prades ?

RICHARD :

En termes rationnels, ça doit faire quelques années. En termes universels, ça doit faire des siècles.

THIERRY :

En fait, vous vous êtes rencontrés sur le tournage d’un de vos films en 1981.

RICHARD :

Encore en termes professionnels, c’est dit. Alors, on s’est rencontré lors d’une aventure avec un jeune homme qui venait de Limoges et qui faisait un court-métrage son premier film et qui s’appelait Jérôme Boivin. C’était un très joli court-métrage qui s’appelait : « Café-plongeoir » que j’ai failli ne pas faire par imbécillité et que Ma Blonde m’a obligé à faire et je lui suis infiniment reconnaissant car c’était l’un des plus beaux films auxquels j’ai participé. J’ai rencontré Michel dans le Limousin qui est une forte belle terre avec beaucoup de vert, avec beaucoup de rivières. Alors voilà, j’ai rencontré ce mec qui faisait un retour à la terre. Il avait une grande lassitude mais une lassitude assez gaie. Il était avec sa nana.

THIERRY :

Et tout de suite, il vous a fait découvrir ses poèmes ?

RICHARD :

Non, non, ce qu’on a découvert c’est la convivialité. Le plaisir de se connaître. A l’époque, je n’étais pas une vedette et notre rapport étaient plus simple et clair. Il n’y avait pas d’embrouilles possibles. Non, non, on s’est simplement connu ; ce qui était déjà un poème. Ça veut dire faire connaissance, s’apprécier et puis la vie a passé. Je suis reparti et je ne pouvais pas rester en Limousin et puis, j’avais envie de leur donner un coup de main et puis je ne savais pas comment faire. Il faisait du poulet avec sa nana. Un jour, j’ai donné une série de concerts à Paris au Forum des Halles et puis je leur ai dit :

– Venez avec des poulets et il y aura des mecs qui vous les achèteront.

Ils sont arrivés tous les deux avec un paquet des poulets dans les paniers, dans les poches. Ma foi, ils ont vendu un peu mais ils n’ont pas vendu mais importe.

MICHEL :

En 1981, les flics sont venus chez moi pour faire une perquisition, à six heures, pensant découvrir un hectare de cannabis. Ils sont venus à cause de la rumeur publique et l’inquiétude de certains notables.

 

POULET-FLIC (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Perquisition au chaud dans ma maison

Une forêt de képis soudain nous envahit.

Fermez les portes, que personne ne sorte,

Enfilez les gants, mettez-les en rang.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien une tranche.

 

C’est l’hécatombe, les feuilles tombent

Dans la fosse « sceptique » les vers psychédéliques
S’envoient en l’air pour tout l’hiver.
Bravo les débiles: on se tiendra tranquille.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

 

Le Poulet-Flic

Vous en reprendrez bien deux tranches.

 

Me faites pas chier dans ma vie privée.

Flics dans la rue, policiers en rut,
Contravention, légalisation.

Gendarmerie Nationale bonjour le code pénal.

 

Le Poulet-Flic

C’est le Rock du Dimanche.

Le Poulet-Flic.

 

Cela m’a décidé d’appeler mon groupe : « Gendarmerie Nationale ». Il y avait un batteur, une bassiste, deux guitaristes et un saxo et moi qui chantions mes paroles. Nous répétions tous les samedis au Château de Ligoure à côté de ma ferme. Nous faisions des concerts à Limoges, à Châteauroux et à Périgueux. Nous avons enregistré à Venise une cassette dans un studio. C’était un groupe de Rock Agricole.

 

LES FAUX ROCKERS (Paroles & Musique: Christine Desvaux)

 

Le public serre les fesses,

Les mecs s’mordent les doigts.

Ils n’ont pas mérité ça :

Distribution de boules Quiès.

 

Car on est pas des vrais rockers.

La bagarre ça nous fait peur.

On est pas des vrais rockers.

Le sang nous fiche mal au cœur.

 

Le chanteur s’est radiné.
Y’venait d’soigner ses poulets.

Trempé de la tête aux pieds

Il s’est mis à brailler.

 

On est pas des vrais rockers.

On descend juste du tracteur.

On est pas des vrais rockers.

On y r’tournera tout à l’heure.

 

Les guitares bonnes pour la casse.

J’vous parle même pas de la basse.

Le batteur a la goutte au nez.

C’est nous les allumés des fins de soirée.

 

On est pas des vrais rockers.

On joue dans un congélateur.

On est pas des vrais rockers.

Y’a qu’a zieuter notre batteur.

 

On est pas des vrais rockers.

T’as vraiment l’air d’un plouc.

On est pas des vrais rockers.

Au fait comment va ta sœur.

 

Et puis c’est l’accident. Un samedi de novembre 1983. Mon tracteur fut percuté par une voiture : 3 mois dans le coma et une hémiplégie droite. Pendant mon coma, ma compagne me faisait écouter la cassette de mon groupe. Je battais le rythme avec la main gauche. Au bout de trois mois, on m’a posé une valve pour décongestionner le cerveau. Je repris conscience. Pendant mes six mois de rééducation à l’hôpital, je regardais la télé et j’écoutais les cassettes de Rock que m’apportaient mes nombreux copains. Quand je suis sorti de l’hôpital en juillet 1984, j’ai réuni mes musiciens pour une répétition. Ils jouaient et moi je ne faisais que « La, La, La » dans le micro.

RICHARD :

Un jour Michel est revenu dans la vie comme ça et il est revenu quelques années plus tard un peu cassé. Il a eu un accident. Son tracteur qui n’avait pas répondu. Il est revenu beaucoup cassé. Avec une espèce exemplaire, complètement gai, complètement ludion, comme une espèce de libellule à qui il serait arrivé un accident de parcours mais ce n’était qu’un accident de parcours et il n’était pas définitif.

Et puis, j’ai recommencé à faire de la radio. Il est venu de temps en temps avec des recueils de poèmes et au fur et à mesure des mots, du temps je me suis aperçu qu’il bossait vachement. Qu’il écrivait beaucoup de trucs, de musique. Qu’il ne se laissait pas du tout entourlouper par son expérience tragique. Par quelque qui aurait pu détruire quelqu’un de moins fort ; quelqu’un de moins structuré ; quelqu’un de moins volontaire alors il a reconstruit son soi-même. Peut-être qu’il n’a pas reconstruit pour la première fois. Je n’ai pas l’impression qu’il a été détruit son soi-même. Au contraire, il est sorti encore plus fort qu’il ne devait l’être. Il a toujours un point de vue sur la vie. Il a toujours eu une idée de ce qu’il ne voulait pas.

MICHEL :

Durant deux ans, j’allais voir trois fois par semaine Jean-Pierre Lissandre, orthophoniste à Limoges. Il me faisait travailler la mélodie, compter, faire des mots-croisés et d’autres exercices. Il m’a pris dans le « coma ». Il me faisait de l’éveil. Articuler les mots et former des phrases. On s’entendait bien. Il appréciait mon « humour »

VAMPYR (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Je suis le vampire de ces dames.

Je suis l’homme qu’il faut.

J’irais coucher avec vos femmes

Et les saignerai dans votre dos.

 

Je reconnais que j’ai tous les vices.

Qu’étymologiquement je suis un vicieux.

Que j’ai le sourire de la malice,

Un air sadique au fond des yeux.

 

Que j’ai pas peur de dire toutes

Les horreurs qui passent chez moi

Et que ceux qui les écoutent

N’en reviennent toujours pas.

 

Que j’ai les refrains d’un obsédé,

Les leitmotivs d’un pédé

Et j’ai pas peur de vous avouer

Que vous vous êtes tous trompés.

 

THIERRY :

Il a eu une hémiplégie: paralysie de la moitié du corps et il a été Aphasique. Les gens ne savent pas ce que c’est aphasie.

RICHARD :

Aphasie. Moi non plus, je ne sais pas très bien ce que c’est. Je sais simplement quand je vois mon pote Michel. Lui, dans son cas, aphasique, ça serait presque une qualité. Je ne vois pas ce qui pourrait le déranger. C’est hallucinant.

THIERRY :

A priori, c’est un trouble de la parole.

RICHARD :

En fait, c’est un trouble de la parole qui est un peu plus compliqué pour lui mais qu’on a tous même si on a l’air d’être des impénitents bavards ; pouvoir allonger les mots de cette belle langue l’un derrière l’autre sans trop de difficulté. Lui a pas de difficulté à les mettre l’un après les autres. Il a des difficultés d’élocution. Mais comme il a des mirettes, comme il a le sourire, il a tout le machin. Il s’est fait une panoplie d’enfer pour remplacer la ponctuation ou pour la mettre ou pour prendre des temps. Je souhaite à tout le monde d’avoir la même réaction en face d’un truc qui peut arriver à n’importe qui. C’est assez exemplaire.

MICHEL :

Nous sommes venus à Paris en décembre 1985. J’ai fait connaissance du professeur Jean-Louis Signoret, le neurologue et Philippe Van Eeckhout, l’orthophoniste. Philippe m’a fait travailler à partir d’une de mes passions: le chant. Je le voyais tous les mercredis après-midi à l’hôpital de la Salpetrière. Dominique Obadia, une autre orthophoniste, venait à domicile. Ils m’ont fait parler et dire des textes oralement. J’ai eu envie de composer des nouvelles chansons. Philippe aussi. Par ailleurs, j’écrivais quotidiennement mon journal. J’ai contacté Thierry Desvaux, le guitariste de mon groupe « Gendarmerie Nationale » qui habite aussi Paris. Il est venu me voir avec sa guitare et j’ai repris avec lui mes anciennes et les nouvelles chansons. Thierry est superbe. Il a tout compris.

 

LE BLUES (Paroles: Michel Prades / Musique: Thierry Desvaux & David Mascunan)

 

Le blues, le blues est venu chez moi.

Il est, il est entré par la porte.

Je lui ai bien tendu le bras

Mais c’est moi qu’il a fallu que je sorte.

 

J’ai dit, redit à tous mes copains

Que je ferais la grève de la faim.

Mais sûr c’était le blues

Qui m’avait tout bouffé mon pain.

 

Moi, moi qui avais rangé ma guitare

Depuis, depuis bientôt plusieurs années,

Et c’est lui qui dare-dare

Me l’a ressorti du grenier.

 

J’ai cru que c’était pour un feu de bois,

Mais le blues était pas venu pour ça

Il m’a mis dans les oreilles

De quoi me chauffer toute l’année.

 

RICHARD :

Prades, j’ai une attirance particulière. Il a fait de la musique. Il a tout travaillé. Il a fait beaucoup de cassettes, beaucoup de textes. Prades, c’est un pamphlétaire. C’est un mec en colère. C’est un anar, peut-être. Que cette fameuse difficulté d’élocution a fait que ça l’arrange bien. Comme ça, de temps en temps, en face des événements, il ferme sa gueule et puis il n’en pense pas moins. Et les gens disent qu’il a des difficultés à parler mais, peut-être, que le renard ça l’arrange bien, à certains moments, d’avoir des difficultés à parler. Et alors pendant ce temps-là il enregistre, il observe. Il n’a pas une grande considération pour les hommes politiques. Il n’a pas une grande considération pour le pouvoir. Alors voilà, il aime bien les gens. Prades, c’est un humain.

MICHEL :

Nous avons fait trois concerts à l’hôpital de la Salpetrière devant quelques orthophonistes et amies. J’ai expliqué au Groupe des Aphasiques d’Ile-de-France mon désir d’enregistrer dans un studio. Ils m’ont écouté et le trésorier m’a donné un chèque de cinq cents francs afin que je le réalise. Nous avons enregistré avec Thierry Desvaux quatre chansons au Studio Campus à Paris.

RICHARD :

C’est un fulgurant. C’est pas un intello. Ma foi, il me paraît avoir une vie, peut-être pas une vie facile, pas à cause de qu’on pourrait appeler un handicap mais à cause du fait que la vie n’est pas facile pas plus pour lui que pour les autres. Mais ça a valeur d’exemple parce qu’il a lutté contre les retombées de l’accident et qu’il est remonté sur ses pattes et ma foi je pense qu’un jour on sera plus nombreux à le connaître.

FEMME (Paroles & Musique: Michel Prades)

 

Femme qui fume le cigare.

Femme qui porte bien le fard.

Femme qui ne fait pas l’trottoir.

Femme d’eau et dérisoire.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

Femme qui danse dans le noir.

Femme perdue, femme miroir.

Femme qui cache dans ses tiroirs

Ses amours des nuits, des nuits noires.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

Femme qui désire encore boire.

Femme qui hurle de désespoir.

Femme qui traîne son cafard.

Femme d’un jour, femme d’un soir.

 

Femme, femme reviens me voir.

Femme, femme reviens me voir.

 

MICHEL :
En 1989, avec mon groupe « Gendarmerie Nationale » nous avons réalisé une cassette regroupant : Poulet-Flic, Les Faux Rockers, Femme, enregistrée à Venise en 1982 et notre dernière production parisienne et limougeaude: Vampyr, Le blues & Je suis.

 

JE SUIS (Paroles: Michel Prades / Musique: Pierre Bianchi)

 

Je suis en payant, entamé, enfoiré, enfumé, emmerdant,
Entre-deux gémeaux.

Je suis gémeaux.


Je suis laid, lacéré, lâche, là-haut ou là-bas,
Entre-deux labeurs.

Je suis laborieux.

 

Je suis pragmatique, impraticable, prédécoupé

Préservatif, préservative, entre-deux prés

Je suis PRADES

 

IL FAUT SE DIRE (Paroles: Michel Prades / Musique: David Mascunan)

 

Je sens que ces quelques vers ont de l’importance.

Qu’ils ne sont placés là comme des choses inutiles.

 

Il faut de dire

Qu’une vie,

Faite de poésie,

Et de lumières

S’échappe des sombres

Journées sans vie.

 

Qu’il faut à la nature

Lui donner de son soi

La laisser pensive,

Attendant avec impatience

 

Qu’elle hoche la tête
Pour dire, qu’elle a compris.

Je sens que tout ici

A besoin d’être vécu.

 

Si nous perdons

Ce peu de choses là

Nous n’aurons rien à dire

Mais le corps plein de larmes.

 

RICHARD :

C’est la morale sur le combat de Michel : ce tracteur mythologique qui un jour l’a broyé. Dans ce texte-là, il y a cet appel total, vertical, horizontal ; derrière l’horizon, le soleil : la vie avant tout. C’est pour ça qu’il va très bien. Il va très bien d’ailleurs.

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Crédit photos Babelio.com

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Je remercie sincèrement Michel PRADES d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 08 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Le 19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN) a vécu

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Ont organisé la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

De nombreux participants parmi lesquels

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

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Une belle journée sous un beau soleil et un peu de vent pour rafraîchir, quelques passages d’avion nous sommes au bout des pistes de Roissy. Un cadre superbe. Merci Camille pour cette organisation et cette journée autour du monde de l’art et de la poésie.

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Quelques photos pèle-mêle :

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Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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© Jean-Louis RIGUET 15 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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FPPN, samedi prochain, je suis l’invité d’honneur du

19e « Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Camille de Archangelis
Annpôl Kassis
Babacar Diagne

Organisent la dix-neuvième édition du :

« Festival Populaire de Poésie Nue » (FPPN)

Samedi 13 mai 2017
à partir de 11 heures

Salle des Fêtes Gaston Houdry
– Place Hyacinthe Drujon – Vieux Pays –
95190 Goussainville

Avec la présence exceptionnelle de :

  • Jean-Louis Riguet, auteur (Invité d’Honneur)
  • Neïmad, auteur, compositeur interprète (Invité d’Honneur)
  • Robert Blee, auteur (Figure de Proue)
  • Jean-Pierre Boghossian, auteur (Grand Témoin)

Dans le cadre du :

Liste provisoire des participants

Salon du Livre

Camille de Archangelis, Flour Auguste, Valérie Bellet, Robert Blee, Jean-Pierre Boghossian, Karim Boudjemaà, Christophe Bregaint, Eric Dubois (Le Capital des Mots), Nesrine Hajeje, Michel Hallet, Annpôl Kassis, Jean-Paul Klée, Frédéric Marcou, Carjo Mouanda, Marina Ondo, Bernard Picavet, Edith Piotrowski, Michel Prades (Libelle), Jean-Louis Riguet, Djohra Smati, Richard Taillefer, Mario Urbanet et Kamal Zerdoumi.

Salon Artistique

Aljoce (artiste-peintre), Jérôme Beaulieu (photographe), Marc Bergère (peintre-encreur), Françoise Boghossian (dessinatrice, aquarelliste), Isabelle Cobos Forster (artiste-peintre, sculptrice), Philippe Fabian (photographe, artiste-peintre), Corinne Joubert (artiste-peintre), Laurence Lubet (artiste-peintre, illustratrice), Marina Ondo (artiste-peintre), Pierre Murillo (artiste-peintre), Selvendiran Peroumal (artiste-peintre), Daphné Rotmensz (artiste-peintre).

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Tout savoir sur ce festival :

http://placedesartistes.org/wakka.php?wiki=Fppn19

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A cette occasion, j’espère être en mesure de présenter mon deuxième recueil de poésie publié par PREM’EDIT actuellement en cours d’impression :

COQUECIGRUES par Mégarde

dont je vous livre un court extrait :

Le froid

L’hiver les cœurs givrent

La grisaille souille le bonheur

Misère sans soleil

Le froid givre les cœurs

Le soleil réchauffe les artères

Mais la tristesse est en dedans

La grisaille salit le bonheur

La lumière jaillit du cratère

Mais la gaieté n’est pas dedans

L’écume

Printemps sur la terre

L’océan fabrique son écume

Le calme du néant

L’écume de la terre

Embrume l’océan

Inonde le néant

Calme la colère

L’arbre

L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

Rappelons que ce dernier poème L’ARBRE a été publiée dans la revue LIBELLE en avril dernier.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.de/

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© Jean-Louis RIGUET 09 mai 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Mon poème ARBRE publié dans LIBELLE

L’un de mes poèmes est publié

dans le numéro 288 d’Avril 2017

dans le mensuel de poésie

LIBELLE

En voici la preuve, certes de mauvaise qualité :

 

 

L’arbre

Un arbre,

Au milieu de la prairie

Attend,

Pour prendre racine

Le poète,

Pour lui conter ses vers

Le nez dans les étoiles

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Il est associé à l’haïku suivant :

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L’été un arbre pousse

Pour écouter le poète

Les branches applaudissent

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Ces poèmes sont extraits de mon prochain recueil de poésie

COQUECIGRUES par Mégarde

qui sera prochainement publié par les éditions PREM’EDIT.

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Un grand merci à Michel PRADES, Directeur de publication et rédacteur en chef de LIBELLE.

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://lecriveurjeanlouisriguet.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 29 avril 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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