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JL à l’écoute de … Christine DAUZERE

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Christine DAUZERE

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Christine DAUZERE (1)

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours    ?

Je m’appelle Christine DAUZERE. Ingénieur agro-alimentaire et attachée de recherche clinique, je me suis installée dans le Gers en novembre 2003. J’ai travaillé comme assistante commerciale dans une agence immobilière puis à l’interprofession de l’armagnac. Début 2014, j’ai écrit cinq nouvelles dont l’Esclave du Roi que j’envoie fin août à une dizaine de maison d’édition. Beaucoup d’éditeurs ont été très réactifs et m’ont encouragée. Ce roman est étoffé avec l’ajout d’un épilogue et fait désormais partie du catalogue des Editions du Mérite.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture    ?

Assistante commerciale, je m’occupe de mon mari, de mes jeunes enfants et de ma mère âgée de 69 ans de santé fragile, qui nécessite une présence constante.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art    ? La peinture    ? La sculpture    ? Le cinéma    ? La photographie    ? Le théâtre    ? Quelle est votre passion    ?

J’aime la peinture, le cinéma et le théâtre. Depuis un an et demi, mon fils de huit ans prend des cours de dessin avec Françoise Huc de Vaubert, et je suis sa plus grande fan. J’aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes, même si j’ai un œil amateur.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs    ? Comment vous faites-vous connaître    ? Comment allez-vous à leur rencontre    ?

Je participe aux événements locaux, à des séances de dédicace avec les librairies partenaires et je diffuse mon roman dans mon entourage proche (relations, amis, voisins…).

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages    ?

J’ai déjà fait une séance de dédicace en novembre 2014 à E. Leclerc Espace culturel d’Auch, et j’ai présenté l’Esclave du Roi au sein de l’association Allégresse en mars 2015. J’étais présente au salon du livre de Paris, à celui de Mazamet et je dois faire le salon du livre de Condom le 30 mai prochain.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit    ?

J’écris depuis janvier 2014 et mon unique ouvrage s’intitule l’Esclave du Roi, paru aux Editions du Mérite.

 

7/ Quel est votre dernier livre    ? Pouvez-vous nous en parler    ?

L’Esclave du Roi s’inspire de l’histoire authentique du roi babylonien Nabuchodonosor II qui offre la septième merveille du monde antique à sa jeune épouse mède en 600 avant J.C. Un jardin suspendu dans les airs, accroché à un palais immense. Halliyan, un cruel roi guerrier tombe éperdument amoureux de Zia, une princesse à peine pubère. Entre ces deux êtres, ce n’est pas seulement un coup de foudre, c’est un choc des cultures, qui questionne sur la place de la femme dans cette société très hiérarchisée, où le souverain ne peut pas faire ce que bon lui semble, mais ce que dictent des lois immuables gravées dans la pierre.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On le trouve dans toutes les librairies, chez E.Leclerc espace culturel, sur Amazon, à la Fnac, Cultura, Chapitre, Decitre.fr, http://www.lalibrairie.com/, www.librairiedialogues.f, et bien sûr sur le site internet de la maison d’éditions, http://www.editions-dumerite.com/

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif    ? Aux e-book    ?

La qualité doit être au rendez-vous. Il faut que le style soit irréprochable, quitte à se faire corriger par un professionnel si la maison d’édition ne le propose pas. En effet, rien n’est plus rédhibitoire qu’un ouvrage bourré de coquilles, de fautes d’orthographe ou de maladresses. Le lecteur devient correcteur, ce qui est très désagréable   ! Dans mon cas précis, les 207 pages de l’Esclave du roi ont été lues et corrigées par quatre personnes (le correcteur de la maison d’édition, ma mère qui possède une maîtrise de français, latin et grec ancien, ma sœur licenciée d’histoire et moi-même), et ce pendant près de deux mois pour traquer la moindre faute   !

 

Une maison à compte d’auteur telle que 7écrit sur Paris a pignon sur rue et propose des centaines d’ouvrages de qualité. Le problème, c’est qu’en passant par eux, vous ne pourrez pas postuler à certains prix. Les contrats participatifs peuvent être intéressants, il faut bien lire les conditions et se faire conseiller par un homme de loi pour éviter toute déconvenue  !

 

Le compte d’éditeur est précieux, l’auteur doit se rendre disponible pour tous les salons et promouvoir son ouvrage efficacement. Dans tous les cas c’est un travail à plein temps. L’éditeur prend des risques financiers, il faut tout mettre en œuvre pour que le bébé voie le jour et grandisse   !

 

L’e-book a sa place dans le paysage culturel français, preuve en est 50 nuances de Grey, qui est au départ un e-book téléchargé des millions de fois, avant d’être adapté au cinéma. L’idéal est de trouver une maison d’édition qui propose à la fois le livre papier et l’e-book. Maintenant, tout dépend de ce que l’on veut. L’e-book sera plus facilement piraté, mais peut conduire au succès, malgré tout… On reste songeur quand on sait que la BNF a déjà numérisé plus de trois millions de documents via son système Gallica. L’e-book s’adresse aux nomades que nous sommes, mais sur la plage rien ne vaut le papier, ne serait-ce que pour le confort visuel.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres    ?

Avoir confiance en soi et le reste suivra. Ne pas chercher une reconnaissance ou la gloire, mais faire ça pour le plaisir de partager. Ce courriel de refus reçu trois mois et demi après l’envoi de mon manuscrit m’a encouragée à poursuivre dans cette voie, comme quoi un non peut être positif   :

 

Message du 15/12/14 16:21
De : « Manuscrits » <
Manuscrits@lamusardine.com>
A : « regis.dauzere@orange.fr » <regis.dauzere@orange.fr>
Copie à :
Objet   : Votre manuscrit

Madame,

 

Nous vous remercions de nous avoir adressé votre manuscrit   L’Esclave du roi. Nous ne l’avons malheureusement pas retenu car nous n’avons pas été suffisamment séduits par sa lecture pour en envisager la publication. Nous ne pouvons que saluer la qualité de votre écriture, la très grande précision de votre récit, mais décidément votre inspiration n’est pas de celles que nous recherchons. Nous sommes attachés à des sujets plus «   réels   » et contemporains… Nous vous souhaitons bonne chance dans la suite de vos prospections.

 

Veuillez recevoir, Madame, l’expression de nos sentiments les meilleurs,

Le comité de lecture de La Musardine

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire    : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies    ?

Des romans avec quelques touches de poésie.

 

12/ Comment écrivez-vous ?  

Dès que j’ai un moment de libre. Parfois, cela me réveille la nuit, un film se déroule dans ma tête, et je n’ai plus qu’à l’écrire le lendemain matin, après avoir déposé mes enfants à l’école…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages    ?

Mes autres nouvelles sont davantage portées sur le fantastique. Les idées me viennent en écoutant les informations, en visionnant un film ou en lisant. Une histoire germe dans ma tête, je la laisse mûrir, et soudain les personnages et les dialogues s’imposent. Je n’ai plus qu’à les coucher sur papier, du moins dans le disque dur de mon ordinateur portable, en attendant mieux…

Mon éditeur a ses desiderata, j’essaie de faire de mon mieux.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Pour l’intrigue, j’essaie de passionner le lecteur dès le début, et de mettre une scène importante au milieu du roman. Mes prochains personnages seront imaginaires.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Faire lire son manuscrit à ses proches, accepter les critiques pour l’améliorer.

Si une maison d’édition refuse, il y en a cent derrière qui attendent la perle rare.

Ne jamais se censurer, cf le marquis de Sade et son manuscrit inachevé Les 120 journées de Sodome ou l’école du libertinage, retrouvé dans sa cellule à la Bastille en 1789.

La passion, la patience et une certaine culture ouvrent beaucoup de portes.

La langue française est magique car elle permet de parler de tout, ce qui n’est pas le cas de l’arabe où la sexualité et la religion restent tabous. On peut remercier Voltaire et Rousseau.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Régine Deforges, Christian Jacq, Amélie Nothomb, Marc Lévy.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Dévorés   : L’oiseau dans un autre ciel, Gilles-Marie Baur, Editions Saint Martin

Le sabotage amoureux et Biographie de la faim, Amélie Nothomb, Le livre de poche

En cours   : Le Montespan, Jean Teulé, Pocket

Histoire de la France polissonne, Patrick Caujolle, Papillon rouge éditeur

Les contes libertins, Jean de la Fontaine, J’ai lu

Aventures de l’abbé de Choisy habillé en femme, Gallica

La reine liberté, tome 1, Christian Jacq, Pocket

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, toujours.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Le salon du livre de Condom le 30 mai 2015.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions    ?

Sur le compte Facebook de la maison d’éditions   :https://www.facebook.com/leseditionsdumerite et sur le mien, il suffit d’écrire mon prénom et mon nom dans la petite fenêtre, et mon journal apparaît.

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Le  13 mai 2015

Christine DAUZERE.

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L'esclave du roi (1)

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Extrait de L’Esclave du Roi

Halliyan sourit intérieurement. Il imagine un étrange fantasme où son sexe se transformerait en un immense organe éjaculateur qui giclerait sur elle. Puis il réalise que ce rêve érotique peut devenir réalité. Il suffit de le vouloir. Il faut maintenant résoudre l’autre problème, plus grave.

― Qu’insinues-tu au sujet de mes enfants   ? demande le roi sévèrement.

― Kaššaia, ton aînée, a de beaux yeux bleus, m’a dit la servante…

― C’est exact…

― Comme ceux de sa mère, la première concubine, n’est-ce-pas   ?

― Oui…

― Mais toi, mon roi, tu as les yeux noirs d’un corbeau… Ne trouves-tu pas cela curieux   ?

 

Halliyan regarde cette femme perfide sans dire un mot. Sa mâchoire et ses poings se crispent peu à peu. Les muscles de ses bras tremblent légèrement. Le doute s’est insinué dans son esprit. C’est vrai que son aînée ne lui ressemble pas du tout. De plus, elle est grande pour son âge. C’est d’autant plus étrange que ses parents ne le sont pas. Soudain, il bondit hors de la pièce comme un diablotin hors de sa boîte. Il file vers les appartements des favorites. Il en oublie de fermer la porte à clé et c’est Zia qui le lui rappelle en tambourinant dessus. Elle attend patiemment qu’il quitte son cabinet de travail avant de coller son oreille à la serrure. Elle entendra mieux ainsi, même si la position semi-accroupie n’est pas confortable pour son dos qui souffre déjà de porter son enfant si lourd. Il y a des vociférations, des coups puis des suppliques, enfin le silence entrecoupé par des sanglots. Elle entend les gardes arriver à pas cadencé. Halliyan hurle ses ordres, il est fou de rage. Les six concubines sont enfermées dans des cachots sans aucune nourriture pendant trois jours. Elles auront droit à un peu d’eau pour étancher leur soif, car elles doivent rester en vie jusqu’à ce que le roi statue sur leur sort. Les douze princesses sont consignées dans leurs appartements avec l’interdiction formelle d’en sortir. Les gardes surveillent toutes les issues et le font avec zèle. Zia se relève un sourire aux lèvres, puis retourne s’occuper du prince.

 

Halliyan demande à tous les sages du royaume de se réunir. Il explique brièvement la situation. Que faut-il faire dans ce cas   ? Identifier précisément ses enfants. Sa lignée doit rester pure, sinon des malédictions divines s’abattront sur eux. Un procès équitable doit avoir lieu. Le jury se composera de quatre hommes religieux, d’autant d’hommes de loi et de trois épouses fidèles symbolisant le respect envers leurs maris, d’illustres notables.

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Je remercie sincèrement Christine DAUZERE  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 14 mai 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … Marie Godard

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie Godard

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Marie Godard, auteur.

 

J’ai un recueil de nouvelles et trois romans à mon actif, dont le dernier est sur le point de paraître. Je suis venue très tardivement à l’écriture et mon premier livre a été publié en fin d’année 2011. Plusieurs de mes nouvelles ont également été publiées dans des recueils collectifs chez Blanche, La Musardine et Edicool. Je viens de terminer un nouveau livre, un récit autobiographique.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai eu plusieurs vies. Je suis d’origine canadienne. J’ai rencontré mon mari, Nicolas Marssac, au Canada il y a 38 ans, puis nous sommes partis ensemble travailler dans divers pays d’Asie où j’ai occupé des postes de cadre administratif dans plusieurs sociétés françaises. Nous sommes rentrés au Québec en 1992 car mes parents étaient âgés et je tenais à passer du temps avec eux avant qu’il ne soit trop tard. Pendant plus de trente ans, j’ai également été céramiste d’art. J’ai eu la chance d’apprendre à travailler la terre au Japon, l’un des pays où cette technique est la plus ancienne et la mieux maîtrisée, encore de nos jours.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai appris la photo grâce à mon mari, lui-même diplômé de la Modern School of Photography de New York. J’aime tout particulièrement les portraits.

 

Et par ailleurs, je rêve de peindre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire sur la toile ce que je faisais sur l’argile. Pendant les dix dernières années où j’étais céramiste, j’ai pratiquement cessé de faire des pièces tournées et je me suis spécialisée dans les pièces uniques, façonnées à la main, décorées à l’engobe sur l’argile crue, mariant couleurs et textures. Après une première cuisson, je recouvrais la pièce d’une glaçure transparente et la remettais au four. Donc, à la fin de la deuxième cuisson, j’avais une œuvre au décor abstrait fait de couleurs et de textures, assiettes, vases, etc. J’aimerais pouvoir refaire ce genre de travail, sur une toile. Mais pour l’instant, je manque de temps.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Je n’ai pas la prétention de penser que j’ai un fan club de lecteurs. Je suis encore novice et j’ai tout à apprendre. Ce que je sais, c’est que je suis profondément touchée chaque fois que quelqu’un m’écrit pour me dire qu’il a aimé l’un de mes livres. Cela me fait un bien fou et m’encourage à poursuivre l’aventure.

 

Comme j’ai commencé ma nouvelle carrière d’auteur dans un domaine assez particulier — le roman érotique — et que ce genre de livres est rarement disponible dans les librairies ou, quand, par miracle, on en trouve quelques-uns, ils sont bien cachés sur l’étagère la plus basse, dans un recoin, tout au fond de la librairie, j’ai rapidement compris qu’il y avait très peu de chance que je trouve chez les libraires une quelconque aide à la promotion de mes romans.

 

Permettez-moi d’ouvrir ici une courte parenthèse. J’avoue que je suis choquée de constater que les romans érotiques et leurs auteurs sont considérés comme des intouchables alors que les libraires  et autres marchands n’hésitent pas à mettre en tête de gondole des livres, des films et des jeux d’une grande violence, souvent destinés aux enfants, sans que personne n’y trouve rien à redire. Je l’ai dit et je le répète, mais qui y a-t-il donc de si honteux à faire l’amour plutôt que la guerre? Est-il donc si terrible de parler, d’écrire à propos de ce que nous faisons tous dans l’intimité de nos foyers?

 

Pour aider à la promotion de mon travail, j’ai donc créé un site internet à mon nom, une page éponyme sur Facebook, ainsi qu’une page FB dédiée aux nouvelles parutions. J’ai aussi créé un compte Twitter. Tout cela pour tenir les lecteurs informés et pour pouvoir communiquer avec eux.

 

J’ai fait de temps en temps des séances de dédicaces chez quelques libraires courageux mais ce n’est pas le meilleur endroit pour rencontrer les lecteurs car les personnes qui viennent dans une librairie ne sont pas là pour flâner et découvrir. La plupart d’entre elles sont là car elles veulent un livre bien précis, le dernier roman d’un auteur qu’elles aiment par exemple, ou encore cherchent un cadeau à offrir. Quand ces personnes voient un auteur assis derrière une table où se trouvent ses livres, la plupart d’entre elles deviennent soudainement aveugles. Pourquoi, me demandez-vous? Mais tout simplement parce que si elles viennent vers l’auteur, et si les livres proposés ne les intéressent pas, elles ont peur de se sentir obligées d’acheter. Et je les comprends parfaitement. Ceci ne vaut pas, bien évidemment pour des auteurs tels Musso, Lévy, Nothomb, Gavalda, etc…

 

En revanche, j’aime participer aux salons du livre qui sont, à mon avis, un bien meilleur endroit où rencontrer de nouveaux lecteurs car les gens qui y vont n’ont pas d’idée préconçue. Ils ont envie de faire des découvertes…

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je n’ai, pour ainsi dire, aucune expérience dans ces divers domaines. J’ai eu, une fois, l’occasion de lire des extraits de mon premier roman, « Échanges virtuels », au Salon du livre érotique d’Évian, qui m’avait d’ailleurs honorée du prix du Premier roman érotique, en juin 2012.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai commencé à écrire en 2010, après que l’éditeur de mon mari, Franck Spengler des éditions Blanche, m’ait mise au défi de le faire. Lorsque Franck m’a demandé ce que je pensais du roman de Nicolas, je lui ai répondu que j’étais immensément fière de lui, que je trouvais son livre très beau, mais que « si je devais écrire un roman érotique, il ne serait pas du tout comme celui de Nicolas, qui était un livre de mec ». Franck m’a répondu d’un seul mot, « Chiche! », et je me suis prise au jeu.

 

Mon premier roman, « Échanges virtuels », est un roman érotique mettant en scène trois protagonistes, Marie et Nicolas, son compagnon… et leur éditeur, qui ne se rencontreront pas puisque l’histoire se déroule, comme l’indique le titre du livre, de manière entièrement virtuelle. Ce roman a été publié chez Blanche en novembre 2011.

 

Mon deuxième livre est un recueil de nouvelles, érotiques également. Ce recueil a ceci de particulier que toutes les nouvelles ont un point de vue gentiment féministe. Rien d’agressif ou de revanchard, juste une façon de ressentir et de raconter l’histoire avec une vision de femme. Ce livre est paru en  octobre 2013 chez I.S. Édition, un éditeur marseillais très dynamique. J’aime beaucoup que tous les livres qui paraissent chez lui paraissent en même temps au format papier et en divers formats numériques.

 

Mon troisième livre est la suite d’ « Échanges virtuels ». Son titre, « Cinq nuits, quatre jours » donne bien à comprendre que les trois protagonistes du premier roman vont enfin se rencontrer. Ce livre est aussi paru chez I.S. Édition, au mois de mai 2014.

 

Mon quatrième roman, dont le titre est « Soumise, vous avez dit soumise? » va paraître très bientôt, en mars 2015. Mais contrairement à ce que le titre laisse imaginer, il ne s’agit pas d’un roman sur le thème de la soumission. C’est un clin d’œil, avec, à nouveau, un point de vue féministe, et qui surprendra le lecteur.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’ai, cette fois, complètement changé de registre. Mon dernier livre, que je viens à peine de terminer, n’a rien d’érotique. Il s’agit d’un récit autobiographique que j’ai intitulé « Métastases de l’enfance ».

 

Lorsque j’ai commencé à l’écrire, je ne pensais pas du tout que ce que j’écrivais serait publiable. Il était un des moyens que j’ai trouvés pour tenter de faire le lien entre une enfance et une adolescence que j’ai vécues difficilement, et la femme que je suis devenue. Puis à mesure que j’avançais, j’ai pris conscience que ce travail personnel pourrait peut-être s’avérer utile à d’autres que moi. Je l’ai alors donné à lire à plusieurs personnes —  simples lecteurs, éditeurs ou psychologues — et toutes m’ont dit qu’il méritait d’être publié. C’est donc ce que j’espère.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Directement chez mes éditeurs, bien sûr:

 

Les éditions Blanche à Paris (http://www.librairie-blanche.com/nouveautes/echanges-virtuels.html).

 

I.S. Édition à Marseille (http://www.is-ebooks.com/auteur/41/Marie%20GODARD).

 

Sinon, le plus simple est sans doute de les acheter chez Amazon, à la Fnac, chez Decitre et chez les autres libraires qui ont un site de vente en ligne. Et il vous est toujours possible de le commander chez votre libraire.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je conçois sans mal qu’il soit difficile de trouver un éditeur dynamique et efficace qui veuille publier ce sur quoi on a travaillé pendant des mois, voire des années, et cela d’autant plus que la concurrence est grande, que l’on décide, in fine, de publier à compte d’auteur ou à compte participatif. Quand on a sué sang et eau pour livrer quelque chose de soi dans un livre, il faut aller jusqu’au bout, peu importe dans quelles conditions le livre est publié.

 

J’ai cette chance que je n’ai pas eu à payer pour que mes livres voient le jour. J’espère qu’il en sera de même pour « Métastases de l’enfance ».

 

Quant aux e-books, si vous m’aviez posé la question il y a quelques années, je vous aurais répondu que c’est bien dommage que le livre papier soit en voie de disparition. Je fais partie de ceux qui aiment tenir le livre dans la main, qui en aiment l’odeur, qui tirent un grand bien-être de voir leur table de chevet et les étagères de la bibliothèque couvertes de livres. Et c’est encore ce que je crois.

 

Mais je pense que l’e-book a un rôle à jouer dans notre société.  Je pense notamment à ceux qui sont sans cesse en déplacement pour leur travail et à ceux qui ont des problèmes avec leurs yeux.

 

Les premiers peuvent prendre dans leurs déplacements une tablette qui contiendra un nombre considérable de livres, magazines, et autres documents sans que les bagages n’en soient encombrés.

 

Pour ceux qui ont des problèmes avec leurs yeux, l’e-book est un outil formidable car il est possible d’agrandir les polices jusqu’à ce qu’elles soient agréablement lisibles. Je me souviens d’un ami, maintenant décédé, qui en était réduit à lire avec une loupe très puissante, ce qui n’était guère confortable. Dommage qu’il n’ait pas connu l’e-book…

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Le conseil le plus important que j’aie reçu est celui que je souhaite transmettre à tous ceux que je croise et aux adolescents en particulier:

 

Apprends à t’aimer, prend conscience de la personne unique et exceptionnelle que tu es, et lorsque tu en seras enfin convaincu, tu n’accepteras plus jamais la médiocrité, ni pour toi, ni pour ceux qui t’entourent. Juste un exemple: tu ne te contenteras plus d’un compagnon ou d’une compagne qui ne te convient pas car tu sauras que tu mérites ce qu’il y a de mieux et tu chercheras jusqu’à ce que tu trouves.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je lis beaucoup de romans, très souvent en anglais. J’aime les histoires qui me permettent de m’évader du quotidien mais je suis très exigeante. Les personnages doivent avoir de la profondeur et l’histoire doit être cohérente et surprenante. Je n’aime pas pouvoir découvrir à mi-course comment se terminera l’histoire…

 

Pour ce qui est de l’écriture, j’ai encore si peu d’expérience que je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Je dirai simplement ceci: je pense que j’ai écrit tout ce que j’avais à écrire en matière d’érotisme. J’ai maintenant envie de me tourner résolument vers la sphère de l’émotion, la joie mais aussi la souffrance, la tristesse, la rancœur, le désespoir. Cela est peut-être dû à ce travail que j’ai fait sur moi, mais je sais que j’ai envie de le poursuivre dans l’écriture.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Je n’ai pas de méthode. Je travaille surtout à l’ordinateur mais il m’arrive d’écrire à la main dans un cahier. Je suis plutôt impulsive ce qui veut dire qu’une émotion ou un événement peut m’envoyer devant mon clavier pour que je consigne sans attendre ce que je ressens à ce moment-là. Je peux écrire un livre très très rapidement, et cela m’est arrivé, ou passer des mois sans écrire une ligne, comme en ce moment, car les circonstances ne s’y prêtent pas. Je sais en tout cas que j’ai besoin d’être au calme, ce qui est sans doute le cas de tous ceux qui écrivent.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans ma vie, tout simplement. J’ai la chance d’avoir vécu plusieurs vies, dans de nombreux pays, d’avoir changé plusieurs fois de métier, d’avoir côtoyé des gens de tous âges, de toutes provenances, cultures, ou religions. D’avoir eu une vie très riche, et qui continue d’être très riche. Il est évident que je m’en inspire.

 

Mais, contrairement à ce que pensent souvent les lecteurs de romans érotiques, cela ne veut pas dire pour autant que l’auteur a vécu tout ce qu’il raconte dans ses romans érotiques, et tant s’en faut. Je citerai à ce sujet Françoise Rey, qui est pour moi la mesure étalon en matière de littérature érotique. Elle a dit un jour qu’elle aimerait bien avoir fait ne serait-ce qu’une partie de ce qu’elle a écrit…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Quand je commence à écrire, je sais grosso modo quel sera le sujet du livre, j’ai en tête les principaux personnages, souvent inspirés de personnes que je connais vraiment, mais je ne sais pas où l’histoire les mènera. Je me laisse guider pas à pas par les personnages eux-mêmes, par leur personnalité, par ce qu’ils ressentent, avec un constant souci de cohérence, et j’avance ainsi jusqu’au mot « fin ». Il est évident que je ne pourrais pas écrire de cette façon si j’écrivais des romans policiers, mais c’est un luxe que je peux m’offrir.

 

Mais ça, c’est la première mouture. Ensuite, je me lis et me relis, des dizaines et des dizaines de fois, je déplace des paragraphes, parfois de pages entières, je réécris souvent des chapitres dont je ne suis pas satisfaite, en supprime d’autres. Et il vient un moment où je me dis: « Bon, tu t’arrêtes, tu es allée jusqu’au bout de ton travail. » Ce n’est pas toujours facile de savoir quand s’arrêter…

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Il me semble que le plus important est de garder en tête que ce que l’on écrit sera lu par des gens qui ne connaissent pas la fin de l’histoire. Oui, je sais bien que cela semble être une lapalissade, mais ce n’est pas le cas. Le plus important est de ne pas perdre le lecteur en chemin. Il faut par conséquent résister à l’envie de raconter trois histoires dans un même livre, de passer d’un lieu à l’autre, d’un personnage à l’autre ou d’une époque à l’autre d’une manière abrupte ou imprécise, car le lecteur perdra l’envie de la connaître, cette « fin ». Oui, je crois qu’il faut se mettre dans sa peau et ne pas le perdre sur des routes secondaires. Il faut chaque fois se demander si ce qu’on écrit est utile à l’histoire et si le lien avec l’événement principal est clair pour celui qui nous lit.

 

Un autre conseil: Ne pas se contenter d’approximations, que ce soit avec les événements racontés (dates, lieux, personnages), ou avec la grammaire, la syntaxe ou l’orthographe. Un auteur, par son écriture, devient l’un des garants de la langue française. Il ne doit pas l’oublier.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

En matière de littérature érotique: Françoise Rey, Anne Bert et Régine Deforges, pour ne citer qu’elles.

Dans les autres domaines de l’écriture: Michael Connelly, John Irving, Ken Follett, John Kennedy Toole, mais il y en a tant d’autres…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

« A confederacy of Dunces » de John Kennedy Toole, UN bijou!

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, un recueil de nouvelles que je dédierai à mes amis les plus proches.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

La parution de « Soumise, vous avez dit soumise? » en mars 2015.

Le salon du livre de Mazamet, le 10 mai 2015.

La Place aux livres à Gaillac, le 13 juin 2015, à confirmer.

La fête du livre et de la gourmandise de Pampelonne, en juillet 2015, à confirmer.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Tout simplement sur mon site internet: http://www.marie-godard.com, ou encore sur Twitter: MarieGodard7. Ma page Facebook est fermée pour l’instant, jusqu’à ce que j’aie la date précise de parution de « Soumise…? »

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Le  6 mars 2015

Marie Godard

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Je remercie sincèrement Marie Godard  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET07 mars 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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JL à l’écoute de … ChocolatCannelle

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui ChocolatCannelle

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1/ Qui êtes-vous   (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Mon nom d’auteur est ChocolatCannelle. Je suis directrice de collection aux éditions Dominique Leroy, blogueuse (sur mon blog, je chronique beaucoup de livres érotiques entre autres) et donc (c’est l’objet de cette interview!) auteure. Je suis aussi mère au foyer. J’ai auparavant fait des études de lettres classiques et de sciences du langage, et j’ai brièvement enseigné.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Parallèlement à l’écriture, je lis… Loisir personnel avant tout, mais je lis aussi des manuscrits pour la collection e-ros des éditions Dominique Leroy que je dirige. J’effectue aussi différentes tâches pour la maison d’édition (lecture corrective, communication…)

 

3/ Quaimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

J’ai pratiqué le chant pendant plusieurs années. La musique en général tient une place importante dans ma vie, mais à présent les cours sont destinés à mes enfants. Je me contente de les attendre à l’école de musique et, en les attendant, pour revenir à la question précédente, je lis !

 

4/ Quattendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes lecteurs pourront se divertir avec mes textes. Sourire parfois. Je n’en demande pas plus. Je ne vais pas physiquement à leur rencontre, mais je suis présente sur le web, à travers mon blog et les réseaux sociaux.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Non. Un jour peut-être pour les lectures, cela ne me déplairait pas. Quant aux conférences, je les laisse à des personnes compétentes dans leur domaine, je suis une dilettante et cela me convient bien.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Quavez-vous déjà écrit ?

Si on met de côté les poèmes que j’écrivais étant enfant et toutes les tentatives qui ont suivi, jusqu’à l’écriture avortée d’un roman, j’écris depuis quatre ans environ. J’écris des nouvelles érotiques en grande majorité. Elles ont été publiées chez différents éditeurs : Dominique Leroy cité précédemment (c’est une maison d’édition numérique), La Musardine dans des collectifs en papier et en numérique, L’ivre-book et Sous la cape en numérique, L’encre parfumée de Lys dans un collectif papier intitulé Tintamarre des sens et prochainement dans un second collectif, Juste un moment d’amour.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Nathalie et ses bonnes œuvres sera publié dans trois jours aux éditions Dominique Leroy. Il s’agit d’un récit érotique plein d’humour. On peut concevoir que les textes érotiques doivent être « excitants ». Pour ma part, je n’attache pas tant d’importance à cet aspect. Je tiens surtout à amuser le lecteur. Nathalie et ses bonnes œuvres narre les péripéties d’une jeune femme qui doit remplacer sa mère, bénévole à la banque alimentaire. Sa vie se partage alors entre cette activité et son travail auprès d’un dentiste proche de la retraite qui lui demande de l’épouser. Nathalie, qui semble particulièrement naïve au début de l’histoire, sait finalement tirer parti de tout ce qui se présente à elle…

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Pour les livres collectifs papier : ils peuvent se commander en librairie en fournissant le numéro d’identification (ISBN) s’ils ne sont pas en rayon. On peut aussi, pour les recueils des éditions L’encre parfumée de Lys, acheter les livres sur le site de la maison d’édition. Les livres des éditions La Musardine se trouvent bien sûr dans la librairie parisienne du même nom.

Pour les livres numériques : la majorité des librairies numériques et des plates-formes de téléchargement les proposent (Fnac, Kobo, Amazon, Numilog, Bookeenstore,…), les maisons d’édition respectives proposent aussi leur téléchargement.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte dauteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je ne me tournerai jamais vers de l’édition à compte d’auteur. Payer pour éditer un livre, non, vraiment ! À compte participatif, cela ne m’intéresse pas non plus. Je me tourne vers l’édition à compte d’éditeur. Mes textes sont majoritairement publiés sous forme d’eBooks et je dirige une collection numérique. J’apprécie beaucoup l’édition numérique. Elle permet la publication de textes courts, des nouvelles à l’unité, contrairement à l’édition papier. Et ces eBooks sont présents dans de nombreuses librairies en ligne, ils ont plus de visibilité que des livres papier pour un auteur débutant. J’ai fait un essai d’autoédition numérique, qui est moyennement concluant. L’expérience est cependant suffisamment intéressante pour que je la réitère peut-être un jour.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que-vous-ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

De travailler. Un dicton qu’affectionne ma mère : « on n’a rien sans rien ». Donc de se donner les moyens de parvenir à quelque chose.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

J’aime lire des romans et des nouvelles. Et écrire des nouvelles.

 

12/ Comment écrivez-vous ? 

Uniquement sur le clavier de mon ordinateur. Je n’utilise jamais de papier et de stylo. Je m’installe souvent sur la table de la cuisine, parce que je n’ai pas de bureau et que j’ai besoin d’un espace étroit qui peut se fermer avec une porte. J’ai besoin de m’isoler. Parfois, je pose un casque sur mes oreilles. Sans musique, uniquement pour m’isoler davantage ou avec de la musique classique s’il y a trop de bruit alentour et que j’ai besoin d’autres sons pour me concentrer. Je commence un texte sans choix de police particulier, sans justifier les lignes et puis, lorsque le texte a commencé à prendre (un peu comme la confiture!),  je choisis une police, je justifie le texte et l’aère avec un interligne de 1,5. À ce moment-là, le texte commence à ressembler à quelque chose, je peux le poursuivre. Une courte nouvelle peut s’écrire dans la journée. J’ai parfois besoin d’écrire par petits bouts, un paragraphe, puis je laisse de côté. Des textes même assez courts ont pu ainsi être écrits en plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Lorsque j’écris par petits morceaux, je relis tout ce qui précède avant de poursuivre l’écriture. Cette méthode me permet de mieux distinguer les défauts, de corriger…

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes douvrages ?

L’inspiration est partout autour de moi. J’écris à partir d’un lieu que j’ai vu, d’une situation insolite… Pas de commande d’ouvrage, non, mais des thèmes proposés par des maisons d’édition, des appels à texte auxquels je réponds parfois.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Parfois je me rends compte après avoir écrit que tel personnage ressemble curieusement à telle personne croisée dans tel contexte. Je ne fais pas coller mes personnages à la réalité de manière intentionnelle, mais il s’avère que certains personnages prennent pour point de départ une personne réelle. Cela dit, c’est plutôt rare. Le seul personnage qui ait vraiment quelque chose à voir avec une personne réelle, c’est le narrateur, qui me correspond sur certains points : dans Journal d’une sexothérapie par exemple, la narratrice est arachnophobe, ce que je suis moi-même.

Les intrigues sont souvent construites à partir d’une idée de lieu. Des lieux de la vie courante, comme un supermarché dans Nathalie et ses bonnes œuvres. Ensuite les personnages interagissent dans ou en dehors de ce lieu, d’autres lieux se mettent en place pour favoriser ces interactions.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De relire à voix haute. C’est un moyen efficace de déceler des erreurs, des fautes de rythme, une ponctuation défaillante…

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Nathalie Sarraute, Italo Calvino, Stefan Zweig,…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je lis un recueil de nouvelles de Patrick Süskind et un roman d’un auteur que j’aime beaucoup, mais dont je ne dirai rien, parce qu’il s’agit d’un manuscrit que l’auteur m’a adressé pour avis.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je viens de boucler une nouvelle pour les éditions du 38, en réponse à un appel à textes. Je n’ai pas encore de nouveau projet personnel, je me contente pour l’instant de suivre les appels à textes et d’y répondre si une idée se présente. J’écris au jour le jour, en attendant qu’un nouveau projet se dessine. Cela peut prendre du temps…

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

L’événement le plus proche, c’est la publication de Nathalie et ses bonnes œuvres, le 20 février. D’autres publications sont annoncées. Il y a la sortie de Juste un moment d’amour aux éditions L’encre parfumée de Lys qui ne doit pas tarder ; j’y participe avec un texte intitulé Puzzle d’un amour. En mars, il y a celle d’Osez 20 histoires de sexe à plusieurs aux éditions La Musardine, livre auquel je participe avec un texte intitulé Consultation.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Je tiens un blog : http://www.chocolatcannelle.fr et, sur ce blog, une page qui recense mes publications et les avis portés sur ces livres :

http://www.chocolatcannelle.fr/category/et-moi/mes-publications/

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Le  17 février 2015

ChocolatCannelle

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Je remercie sincèrement ChocolatCannelle  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 18 février 2015

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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