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JL à l’écoute de … Jacques BIENVENU

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Jacques BIENVENU

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1/ Qui êtes-vous ?

Jacques BIENVENU à la base de l’Association « Enfance et Chansons».

 

Quel est votre parcours ?
Passionné d’enfance et même d’enfances, je suis un touche-à-tout pensant que l’enfance est la dernière vraie valeur à sauvegarder ! J’anime depuis plus de 28 ans des ateliers de comédie musicale pour enfants toute l’année et je me produis en spectacles, stages, tournées nationales en direction du jeune public et de la famille. À la fois auteur, compositeur, interprète, guitariste, acteur, poète, conteur, auteur jeunesse et metteur en scène, je voulais, dès l‘âge de 13 ans, embrasser la profession d’instituteur. J’ai obtenu le concours de l’École Normale à l’âge d’à peine 16 ans, (1971) puis un baccalauréat littéraire « avec mention Bien » (1973), suivi du CAP d’instituteur (1975) m’offrant une carrière complète achevée en 2010.

 

2/ Que faisiez-vous avant (ou parallèlement à) la pratique de votre art ?

J’en ai profité pour passer BAFA et BAFD et faire parallèlement une carrière d’animateur puis de directeur de centres de loisirs et de colonies de vacances pendant 25 ans. Les outils pédagogiques que sont la chanson et le théâtre ont été, pour moi, une révélation et je ne cesserai de les utiliser dans mes classes successives avec ses élèves, jusqu’à ce que je monte à mon tour mes propres spectacles et me mette à écrire et composer des chansons, des poèmes puis des albums de littérature jeunesse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou que pratiquez-vous comme autre art ? Quelle est votre passion ?

Je suis guitariste et mes guitares m’ont toujours accompagné dans mes vies d’enseignant, d’animateur, d’artiste et même de footballeur puis d’entraîneur de jeunes footballeurs entre autres.

Ma passion : les enfants sans aucune hésitation. Je ne peux pas m’en passer.

 

4/ Comment vous faites-vous connaître ? Qu’attendez-vous de vos admirateurs ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Cela fait longtemps que je fais du spectacle pour enfants, environ 700 à ce jour, dans toute la France et quelques-uns en Suisse. Pour me faire connaître, le bouche-à-oreille et puis il y a le site internet, les réseaux sociaux, les relations Presse, les médias en général… et les rencontres. J’attends du public qu’il éprouve de la joie tout simplement et que nous partagions ensemble des émotions, quelque chose de fort. J’adore quand les enfants viennent me voir à la fin d’un spectacle pour me dire : « C’était super Jacques ! » Être admiré n’est pas une fin en soi pour moi, même si j’apprécie les applaudissements et compliments bien sûr.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des dédicaces, des expositions ou des conférences sur vos œuvres ?

Oui et j’adore cela. L’ouverture d’esprit et la découverte de nouveaux lieux, nouvelles personnes sont vraiment des priorités pour moi. Je dédicace mes CD puis livres disques un peu partout également. De plus j’anime de nombreux ateliers sur tout le territoire et cela me permet de rencontrer un maximum d’enfants et d’échanger avec eux, un plaisir partagé à chaque fois.

 

6/ Depuis quand pratiquez-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Écrit ?

Cela fait presque 30 ans bientôt que je suis sociétaire de la SACEM, SACD et ADAMI. J’ai écrit plus de 100 chansons pour enfants, produit des cassettes audio et CD (environ une quinzaine), ainsi que 4 livres disques et aussi une histoire en vers au format A4 de 62 pages.

J’ai également écrit et mis en scène plus de 20 comédies musicales pour enfants, un son et lumière pour un village voisin, un poème titre pour un territoire et des textes pour d’autres musiciens.

 

7/ Quelle est votre dernière œuvre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ma dernière œuvre est sortie le 15 février 2017. C’est un livre disque un peu nouveau, une sorte d’OLNI (objet littéraire non identifié) : « La Montagne aux mille et UN secrets ».

Comme son titre l’indique, je peux juste vous dire que je tutoie les enfants tout au long de ce format 20 X 20 très joliment illustré et que j’essaie d’inverser la fâcheuse tendance du discours tel qu’« oh ! Mais que les enfants ont changé ! C’est terrible ! » en prônant un retour à la nature et à la communication entre adultes et enfants, tout en réservant une grande place au jeu et au rêve dans leurs vies.

 

8/ Où peut-on se procurer vos œuvres ? Vous entendre ? Vous voir ?

En concert spectacles et autres ateliers.

Tout ceci est indiqué sur mon site www.unetetedetoto.com à la rubrique boutique en ligne et aussi sur le calendrier des spectacles autres séances de dédicace.

 

9/ Appartenez-vous ou recommandez-vous d’une école ?

Non je ne recommande pas d’école mais, de par ma formation littéraire, je dirai que je suis plutôt classique dans l’écriture et amoureux des belles lettres. Je suis aussi plutôt autodidacte. Pour la musique par contre c’est plutôt très moderne. En revanche je me qualifie volontiers d’artiste engagé en faveur de la condition enfantine.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu?

En réfléchissant bien, je pense que c’est un conseil du poète Jacques CHARPENTREAU pour lequel après ma demande acceptée, j’ai pu mettre en musique l’un de ses poèmes. Il m’a fait remarquer qu’un poème (et tout le reste – chansons – livre etc.) en ai-je déduit, doit être empreint d’une surprise heureuse… ou pas, mais d’une surprise. J’ai pu à partir de là réfléchir bien plus profondément au sens et à la valeur des mots et de leur « construction ». J’ai aussi beaucoup appris en faisant des stages littérature et musique tout au long de ma carrière d’enseignant et en aimant follement la pédagogie.

 

11/ Que préférez-vous faire comme style d’œuvre ou d’activité ?

Après chansons et poèmes et de nombreuses compositions musicales, j’aime l’écriture par-dessus tout et aussi le fait d’amener au bout chaque idée ou projet (j’en ai une ou un à la minute… sans aucune prétention…) et c’est tellement grisant… Sinon l’album ou le roman jeunesse c’est mon « truc ».

 

12/ Comment travaillez-vous ? Préférez-vous travailler seul (e) ou en groupe ?

Il y a plusieurs cas de figure : quand il s’agit de travailler avec mes illustratrices ou bien avec mon arrangeur musical, j’adore le travail de groupe et je pense même que seul, on n’est pas grand-chose et on ne fait rien. Par contre, pour moi, l’acte d’écriture est essentiellement solitaire et surtout quand la nuit enveloppe mes pensées. C’est quelque chose de très fort, que l’on ne réalise qu’en vieillissant je pense. En ce sens je pense être plutôt casanier. Je suis un grand timide à la base… Par contre, je ne suis jamais seul dans mes concerts et autres séances de dédicace, car je me dois de citer mon épouse Clairette qui est mon complément essentiel et idéal (costumes, technique, son et éclairage).

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ?

J’adore travailler sur des thèmes précis (peu importe lesquels) mais mon inspiration me vient de toutes les rencontres que j’ai pu et je peux faire et bien entendu, principalement celles avec les enfants de mes vies passées présentes et futures avec eux. Je me suis également aperçu que la nature, la famille et la joie sont souvent présentes dans mes « œuvres ». La pédagogie de l’ancien instituteur est souvent présente aussi. Je suis un grand rêveur.

 

14/ Avez-vous eu des commandes d’œuvre à réaliser ? Qu’aimeriez-vous que l’on vous demande de réaliser ?

Je prépare actuellement mon quatrième livre disque de la série des pays (Vert — Du silence et Bleu : 3 pour l’instant). Ce sera le Pays Blanc et cet album / roman comportera lui aussi 8 chansons inédites.

Je souhaite continuer à travailler sur les sentiments et problématiques d’enfants, vaste sujet s’il en est. Je suis aussi un inconditionnel des contes et je les collectionne chez moi. J’aimerais que l’on me demande de réaliser un grand spectacle avec des contes classiques pour enfants à réécrire, illustrer avec des chansons inédites, mettre en scène, en me donnant tous les moyens matériels, humains et financiers pour les produire bien entendu.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs de votre ou de vos arts?

Je leur conseillerai de prendre le temps (j’ai moi-même été souvent trop impatient) et surtout de travailler et d’échanger, d’être sans cesse à l’écoute du monde, de soi-même et des autres et surtout de ne jamais tricher.

 

16/ Quels sont vos auteurs ou compositeurs préférés ? Vos artistes préférés ?

J’en ai une multitude.

Pour la littérature : Maurice GENEVOIX, Marcel PAGNOL, Jean GIONO, Selma LAGERLOFF, Alphonse DAUDET, les classiques, les philosophes dont Jean-Jacques ROUSSEAU et VOLTAIRE jusqu’à Jean de LA FONTAINE, sans oublier Pierre GRIPARI et tous ceux que j’ai pu lire à mes élèves.

J’aime aussi Jacques PRÉVERT, Maurice CARÊME, Jacques CHARPENTREAU et des tas d’autres…

Pour la musique, mes goûts sont très éclectiques : de BREL, REGGIANI à Eddy MITCHELL en passant par Joyce JONATHAN par exemple, mais aussi la musique classique – DVORAK – et le blues, le rock, la musique country, la musique des îles, le funk, la soul… Il suffit qu’il y ait des mots qui fassent danser les têtes et des rythmes qui fassent bouger les corps… De toute façon, pour la lecture et la musique, je saute sur « tout ce qui bouge ».

 

17/ Quelle est la dernière activité artistique que vous ayez vécue ? Pouvez-vous nous en parler ? Pourquoi l’avoir choisie ?

J’ai monté, cette année 2016-2017, quatre comédies musicales de front avec 3 écoles différentes plus notre atelier de comédie musicale. Le meilleur moyen de progresser est encore d’observer les enfants, de leur transmettre ce que j’ai acquis, tout en « profitant » de leurs talents et de leurs observations. Je me tue à dire que chaque personne reçoit bien plus des enfants que ce que cette personne a pu leur donner (parole de 45 ans d’expérience). Je dois tout aux enfants et n’ai de cesse de leur rendre ce qu’ils m’apportent.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets?

Je suis toujours sur un nouveau projet dès que j’en ai « bouclé » un ; C’est comme pour une classe, une école ou la vie. Pour moi un monde sans projet est un monde sans âme. En ce moment je cale mon programme fin 2017 et année 2018 (stages longs, spectacles, séances de dédicaces, festivals et livres/chansons à écrire).

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Oui. De nombreuses séances de dédicaces cet été et aussi des spectacles dont le petit dernier, le bien nommé « C’est juste pour lire ! » : ode à l’amour de la lecture et de la poésie en chansons et poèmes interactifs. Ce spectacle est aussi décliné avec une version sur le thème de l’EAU. Les évènements seront les surprises de chaque rencontre…

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ?

Toute mon actualité sur mon site : www.unetetedetoto.com et notamment le calendrier.

Page Facebook : https://www.facebook.com/enfanceetchansons

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Le 4 juillet 2017

Jacques, André, Philippe BIENVENU

 

Jacques BIENVENU

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Je remercie sincèrement Jacques BIENVENU d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

https://jeanlouisriguetecriveur.blogspot.fr/

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© Jean-Louis RIGUET 11 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Mireille Bergès

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Mireille Bergès

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Mireille Bergès, j’ai un bac littéraire et une licence d’anglais. Aujourd’hui à la retraite, je vis dans le Haut Var et comme l’Homme de mon roman L’envol de l’Ombre, je marche beaucoup. Seule, goûtant le silence. C’est de ces promenades que je ramène des photos dont certaines servent de point de départ à mes histoires. J’aime aussi observer et écouter ceux qui, comme moi, s’attardent dans les bistrots où je consomme bien trop de cafés en griffonnant tout ce qui me passe par la tête.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je voulais devenir institutrice depuis l’enfance. J’ai échoué au concours d’entrée à l’École Normale auquel, à l’époque, on se présentait en classe de seconde. Alors, après un bac littéraire j’ai suivi des études d’anglais. Puis j’ai exercé différents métiers qui n’avaient rien à voir avec mes études : ouvrière agricole, créatrice de vêtements pour enfant, commerçante ambulante sur les marchés et j’ai même cousu des chaussures ! Et puis, j’ai eu l’opportunité de repasser le concours de l’École Normale et cette fois je l’ai réussi. J’ai alors enseigné à tous les niveaux de l’école maternelle et élémentaire. Je suis devenue directrice et depuis un an je suis à la retraite.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Je n’ai aucun talent pour tous ces arts. Je me contente donc de goûter les œuvres des artistes. Je visite les musées et les expositions. Je vais aux concerts. Mes goûts sont très éclectiques.

Par contre, je photographie paysages, éléments architecturaux, choses insolites. Mes clichés sont loin d’être formidables mais j’aime beaucoup ça.

Et surtout je passe beaucoup de temps à travailler les contes et l’art de les dire au sein d’une association, Histoires d’en Dire.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ?

Comment allez-vous à leur rencontre ?

Admirateurs ? Je ne crois pas en avoir. J’aime les échanges. J’apprécie que les lecteurs me disent ce qu’ils ont pensé de mes écrits sans flagornerie. Les remarques négatives ne me blessent pas si elles sont faites de façon respectueuse. Lorsqu’elles sont positives, c’est bon pour le moral !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Ce n’est pas facile de se faire connaître. Je participe à des salons et à des fêtes du livre de proximité. Je présente mes ouvrages sous forme de lectures dédicaces dans des bibliothèques. Et je partage certains textes sur une page Facebook.

De son côté mon éditeur propose mes livres aux libraires et en parle sur son site.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Comme beaucoup d’adolescentes, j’ai commencé à écrire de petites histoires et des poèmes à l’âge de 13, 14 ans. Et je n’ai jamais cessé. C’était mon jardin secret.

À plus de 50 ans, suite à ce qu’on appelle « un accident de la vie », j’ai enfin osé donner à lire ce que j’écrivais. Au même moment, j’ai découvert une association de conteurs et j’ai participé à des ateliers de formation. Peu après, j’ai rencontré le slam et les scènes joyeuses où ces poètes exercent leur talent. À partir de là, tout s’est accéléré. Plusieurs de mes nouvelles ont été sélectionnées et publiées dans des ouvrages collectifs. L’une d’entre elles a été primée dans un concours. Un recueil de poèmes a été publié grâce à la souscription de lecteurs en 2013. Puis j’ai trouvé un éditeur et un roman a vu le jour début 2015 suivi par un recueil de nouvelles fin 2015.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Brins de thym et Air marin est un recueil de nouvelles.

Les personnages sont, chacun à leur façon, à un moment charnière de leur vie. Tout va dépendre du choix qu’ils feront. Car ils sont tous face à un choix. Ils évoluent en Provence, au bord de mer ou dans l’arrière-pays. Une façon de rendre hommage à ma région.

Les thèmes de la liberté, de l’amour, de la solidarité sont sous-jacents. Mais chut… je n’en dis pas plus.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

On peut me les commander directement bien sûr mais ils sont aussi en vente sur le site de mon éditeur Phénix d’Azur Éditions, installé à Rians dans le Var, et dans de nombreuses librairies.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Trouver un éditeur m’a rassurée. C’est une marque de confiance. Quelqu’un dont c’est le métier s’intéresse à mes écrits. Il s’occupe de la partie technique. Et cela est bien pratique pour moi qui n’y connais rien. C’est un soutien que j’apprécie. Toutefois, je suis obligée de faire moi-même beaucoup de publicité, trouver les salons, m’y inscrire, contacter les bibliothèques, arriver à les convaincre de me recevoir… C’est un travail fastidieux et chronophage. Je ne m’y sens pas à l’aise.

Le pourcentage consenti sur les ventes de livres est bien faible. Je pourrais être tenté par l’autoédition mais sûrement pas par l’édition à compte d’auteur qui me semble être une arnaque la plupart du temps.

Quant aux e-books, ils sont incontournables à notre époque mais je ne pense pas qu’ils fassent un jour disparaître le livre papier auquel beaucoup de lecteurs sont attachés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

En ce qui concerne les livres, j’ai entendu à peu près tout et son contraire. Alors je me fie à mon intuition. Et tant pis si je me trompe ! On apprend en faisant…

D’une façon plus générale, tout au long de ma vie, je me suis appuyée sur un conseil reçu de ma grand-mère lorsque j’étais adolescente : « Ne cherche pas à plaire et ne suis pas les modes. Sois toi-même et bats-toi pour faire triompher ce en quoi tu crois. »

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je pense que ce sont les romans et les nouvelles, ils me permettent de m’évader du quotidien. J’en lis beaucoup. Mais j’ai aussi toujours lu beaucoup de poésies et depuis que Richard Taillefer a créé le festival Montmeyan en PoéVie dans le Var, je m’enchante de découvrir des poètes dont j’ignorais l’existence. Je prends beaucoup de plaisir à lire la poésie à haute voix.

J’aime m’informer et approfondir mes connaissances. Il m’arrive donc de lire des essais et des documents sur les sujets qui m’intéressent.

Comme je n’ai pas de télévision, lorsque je n’écris pas, je passe une grande partie de mes soirées et de mes nuits à lire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

J’écris environ trois heures d’affilée presque chaque jour. Je commence toujours par relire ce que j’ai écrit la veille. Je corrige, je supprime, je modifie. Au bout d’une heure de ce travail, même si je ne suis pas entièrement satisfaite, je me contrains à écrire la suite du récit.

Je relis toujours plusieurs fois avant d’estimer que le mot fin doit être prononcé. J’espace ces relectures de quelques semaines pour désapprendre l’histoire. Je voudrais être comme un lecteur qui la découvre. Il y a quelque chose de douloureux à mettre un point final. Une sorte de vacuité. Au début, j’en souffrais. J’ai maintenant trouvé la solution, je mène plusieurs projets à la fois. Comme ça, j’ai toujours quelque chose en train.

Lorsque je pense que je ne peux plus rien ajouter, je confie « mon bébé » à trois personnes qui me sont chères. Elles lisent et me donnent leur avis. La plupart du temps, j’en tiens compte. C’est ainsi que L’envol de l’Ombre, qui n’était qu’une nouvelle, est devenu un roman. J’ai ajouté le personnage de la femme qui n’existait pas au départ.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Je n’ai jamais eu de commande d’ouvrage.

D’où l’inspiration vient-elle ?

Je ne le sais pas. De la vie sans doute. Je rencontre des gens. J’observe, j’écoute, je photographie… Certainement, mes expériences personnelles, mes convictions, mes sentiments rentrent-ils aussi dans ce processus d’écriture.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

L’histoire est construite dans ma tête avant de commencer à la rédiger. Je me la raconte tout en me promenant dans la nature, en conduisant, en faisant le ménage… Les personnages, je les imagine tout de suite, dans leur cadre, avec leur physique, leurs forces et leurs faiblesses. Je crois pouvoir dire que « j’écris à l’oral » au préalable. Je mets ensuite tout cela sur le papier, parfois tôt le matin, parfois dans la soirée ou la nuit. Tout dépend de mes occupations de la journée et des gens que je vois. Comme je vis seule, il est facile de m’organiser. Lorsque je travaillais, j’écrivais principalement le soir très tard.

Lorsque j’écris un roman, une nouvelle, ce n’est pas de moi que je parle. Bien sûr, ceux qui me connaissent retrouvent des traits de ma personnalité ou des idées que je défends. Quelques éléments de ma vie aussi. Mais ces personnages sont pure fiction.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je ne pense pas être qualifiée pour donner le moindre conseil…

Ah, si, peut-être celui-ci : écrivez si vous en ressentez l’envie. Ne soyez ni trop modeste ni présomptueux, donnez à lire vos textes. Et surtout, n’espérez pas en vivre.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Il y en a tant ! En vrac, dans le désordre et sans réfléchir : Jean Giono, Ernest Hemingway, René Frégni, Eri De Luca, Jean-Claude Izzo, Émile Zola, Henri Gougaud, James Joyce…

Et maintenant que j’ai fait cette liste, je m’aperçois qu’aucun nom de femme ne me vient à l’esprit. Quelle horreur !

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je viens de relire deux pépites des Éditions Paroles : L’homme semence de Violette Ailhaud et Pour l’exemple de Félix Chabaud.

Et je suis en train de lire FIN – Nouvelles d’avant l’Apocalypse de Jean-Michel Delambre.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Je travaille sur deux projets : un roman et un recueil de textes poétique en prose. Mais je suis un peu en panne pour le roman. Je laisse décanter, je sais que ça viendra. Et j’ai toujours une nouvelle en train qui ira rejoindre celles déjà écrites et non publiées encore.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Un spectacle collectif de contes le 21 janvier et une scène slam le 28 janvier au soir.

Je serai aussi présente aux Rencontres du livre en Dracénie les 27 et 28 janvier et je ferai une lecture dédicace de mes livres à la Médiathèque du Pradet, dans le Var, le 18 mars.

D’autres dates de salons devraient arriver sous peu.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

On peut lire des extraits de mes nouvelles et des textes poétiques en prose sur ma page Facebook : Mireille Bergès auteur

https://www.facebook.com/Mireille-Berg%C3%A8s-auteur-1582824188634905/

C’est aussi là que l’on peut suivre mon actualité ainsi que sur le site de Phénix d’Azur Éditions.

http://www.phenix-azur.com/mireille-berges.html

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Le 12 janvier 2017

Mireille Bergès

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Critique de Richard Taillefer du roman L’envol de l’Ombre

 

Richard Taillefer est un poète contemporain reconnu par ses pairs. Il participe à de nombreuses rencontres poétiques, à des lectures, à des salons. Il est l’initiateur du festival Montmeyan en PoéVie qui a eu lieu cette année les 5 et 6 août 2016.

Richard Taillefer

13 septembre 2015 ·

Sur ma table de nuit ces livres qui me tiennent en éveil.

 

L’envol de l’ombre/ Mireille Bergès. Phénix d’Azur Editions/ Roman

 

Un village que je pense reconnaître. Situé pas très loin de Montmeyan en PoéVie. Une institutrice tout fraîchement débarquée. La suspicion et les rumeurs des gens du village. Le temps qui fait son œuvre.Peu à peu on s’intègre tant bien que mal. Arrive ce jour où lors d’une battue, on découvre le cadavre d’un homme. « Accident ? Crime ou suicide ? Qui était-il ? que faisait-il là ? » L’enquête commence, palpitante, avec de nombreux rebondissements de situations. Au fil des pages et d’un carnet de route retrouvé dans les buissons près du mort, on pénètre dans l’histoire de ce vagabond énigmatique, « la cinquantaine bien sonnée. Mince. Le visage et les mains tannées par le soleil ». La force de ce livre, c’est de nous inviter au cœur d’un village. Avec tous ces drames, ces petites et grandes âmes qui nous ressemblent étrangement. La camaraderie, la solidarité mais aussi, « ici, tu es un étranger, jusqu’au jour où l’on t’admet «.  Parfois on t’aime pour mieux te poignarder. Il y a ces instants d’extase, l’odeur d’herbe grasse mouillée de rosée. Les sommets enneigés où rien n’est plus beau au monde. Mireille Bergès, depuis sa fenêtre qui donne sur la place de la coopérative écoute, observe, s’interroge pour nous donner un livre d’une grande humanité.

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Pour en savoir plus sur Richard Taillefer :

https://librebonimenteur.net/2014/10/10/jl-a-lecoute-de-richard-taillefer/

 

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Je remercie sincèrement Mireille Bergès d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 13 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Marilyne Bertoncini

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marilyne Bertoncini

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

Marilyne Bertoncini est mon nom – celui que je veux porter. Je suis née dans les Flandres, j’ai longtemps vécu aussi en Italie, avant de m’installer à Nice, sur une frontière – symbole poreux pour moi des échanges nécessaires entre les cultures. J’ai fait des études de lettres, et après une thèse de doctorat (consacrée à l’image dans l’œuvre de Jean Giono), désireuse de m’ouvrir à d’autres univers, j’ai suivi un DEA de philosophie des sciences et des techniques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai enseigné le Français à plusieurs générations de collégiens tout en m’intéressant – à travers l’activité de mon mari – à l’art et aux antiquités – je traduis des poèmes et je pratique une activité de revuiste et de critique.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime pour ma part photographier le monde qui m’entoure – et répondant à votre question, je me rends compte que j’en gomme souvent la présence humaine – j’aime photographier la nature ou le monde urbain et les marques du temps qu’il porte. (Je suis très sensible à ce que l’écrivain japonais Tanizaki décrit dans « L’éloge de l’ombre »)

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’ai besoin de savoir que j’ai suscité une émotion, fait vibrer une corde dans l’âme d’un lecteur – publiant depuis peu, je n’ai pas vraiment d’autre moyen de me faire connaître que d’utiliser les réseaux sociaux, et la publication dans des revues.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je pense que j’aimerais parler de ce que j’écris ou traduis – mais on ne me l’a pas encore proposé.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’ai le sentiment d’avoir toujours écrit – depuis l’apprentissage de la lecture et le premier poème lu en classe – mais je n’ai publié que deux recueils personnels à ce jour : Labyrinthe des nuits en 2015 (Recours au Poème éditeurs, livre numérique) et La Dernière Œuvre de Phidias (Encres Vives N. 453, avril 2016) – tout en publiant plusieurs recueils traduits de poètes australiens, new-yorkais et chinois : la traduction est la « parente pauvre » de la littérature, pourtant, c’est une activité d’écriture et de création à part entière – mais pour qu’elle soit réussie, il faut qu’elle paraisse « transparente » – qu’elle disparaisse en somme, qu’on l’oublie, en ayant le sentiment de lire un texte original – c’est un travail de grande humilité et patience, et très ludique aussi – puisqu’il faut respecter de nombreuses contraintes. Cette activité m’est aussi nécessaire que l’écriture de mes propres textes.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce dernier livre – un long poème récit – parle de Phidias – le sculpteur de l’antiquité connu entre autres pour les frises du Parthénon : la plupart de ses œuvres ont disparu, et la fin de sa vie reste un mystère – on sait qu’il est exilé d’Athènes, mais on perd sa trace. Je lui ai inventé un disciple, Kallimakes – un enfant qui va être pour moi le « passeur » de la dernière œuvre, sur laquelle Phidias travaille sans fin, pour atteindre l’essentiel – ce que retrouve Kallimakes, c’est une sorte de « sculpture haïku », étonnamment dépouillée de toute fioriture – le testament artistique de son maître, qu’il lui faudra faire fructifier et passer à son tour !

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Chez les éditeurs : http://www.recoursaupoemeediteurs.com/contemporains/labyrinthe-des-nuits

 

Et chez Encre Vives, éditions dirigées par Michel Cosem, https://encresvives.wix.com/michelcosem

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

Je crois vraiment important qu’il y ait une relation avec un éditeur pour la naissance d’un livre – il est une sorte d’accoucheur nécessaire et le premier regard de lecteur – quant à l’e-book, il est le média auquel j’ai confié mon premier recueil, ainsi que la plupart des traductions que j’ai faites. Je crois qu’il est l’avenir de la lecture – même si son développement est encore lent – et qu’il faille sans doute encore envisager de le doubler de la possibilité d’une publication papier.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Je dois sans doute à Claude Sicard, professeur émérite à la faculté des lettres de Toulouse, un conseil précieux, qui accompagnait sa lecture de Roi-Cerf, que je lui avais montré : il m’avait invitée à ne pas être trop explicite, à maintenir le mystère qui était le cœur de ce que je voulais écrire. Je pense que je suis ce conseil.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Je suis tout à fait incapable d’écrire un roman – pour le reste : je pense que le texte choisit lui-même en partie la forme sous laquelle il veut naître – La Dernière Œuvre de Phidias a longtemps hésité avant d’accepter d’être le long poème qu’il est devenu, plutôt qu’un essai sur la création artistique, ou qu’une nouvelle, dont il a gardé la tentation d’un déroulement événementiel.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Vous voulez dire matériellement ? Je prends des notes à la volée (j’ai toujours un carnet avec moi, et maintenant aussi mon portable) quand m’effleure une image ou une idée – que je sois en train de lire, de voir un film, visiter un musée, ou me promener. Ces notes donnent parfois naissance immédiatement à un poème – les mots s’agglutinent sans peine – je ne saurais dire comment ni d’où ils me viennent. Parfois, c’est moi qui les recherche, des notes se font écho, et il me faut les faire résonner comme les silex qui donneront le feu. Pour écrire, j’ai besoin d’un certain rituel, qui se limite désormais à mon ordinateur portable, dans le blanc de l’écran duquel je plonge en oubliant ce qui m’entoure – et d’un casque pour me plonger dans une ambiance sonore qui annule les bruits du monde.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

On m’a commandé des traductions, mais les poèmes que j’ai publiés sont nés de ma fréquentation des œuvres d’art – de l’émotion qu’elles ont provoqué en moi, y faisant naître des traces de mots, des images, des personnages. J’écris parfois à partir des photos que je prends au cours de mes promenades, de mots que je rencontre dans des livres, d’idées qui me viennent à l’écoute des actualités…

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Étrangement, la plupart des poèmes que j’écris parlent de personnages mythiques – appartenant à la culture antique, au monde persan (c’est le cas de Leïla dans Labyrinthe des Nuits), où ce personnage de la littérature classique persane se conjugue au motif du lilas – c’est aussi le cas du Roi-Cerf qui s’inspire en partie de la légende d’Actéon telle que je la réimagine à partir d’une fresque murale de Parmigianino qui se trouve au château de Fontanellato, dans la province de Parme, en Italie. Certains sont parfaitement inventés – comme Aeonde, qui appartient à un autre cycle encore inédit, mais qu’on peut lire sur la revue Recours au Poème : http://www.recoursaupoeme.fr/marilyne-bertoncini/aeonde : déesse de Mélancolie, elle m’est venue dans un rêve, comme une statue de bronze foulant la Terre.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Je lis – beaucoup, et de tout – et d’écrire sans cesse – même quand l’inspiration fait défaut : on peut parler d’un livre qu’on a lu, recopier des passages comme des passerelles pour écrire plus loin. Et de ne pas se contenter d’un premier jet – un poème (un texte) se polit à la relecture. Je me dis que – comme Phidias cherchant toujours plus loin la perfection de sa sculpture, on doit écrire en pensant à ce que le texte puisse être lui aussi le plus essentiel possible.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

J’ai depuis très longtemps une immense admiration pour Guillaume Apollinaire et une grande tendresse pour Jean Giono, auteur dont l’Œuvre a constitué le sujet de mon doctorat (La Ruse d’Isis, de « la Femme » dans l’Oeuvre de Jean Giono) ; ce sont deux poètes (Giono l’est dans chaque mot qu’il écrit) que je relis sans cesse, par bribes, que je rumine ! Je citerais aussi Nerval, les Romantiques allemands, Aragon, Eugenio Montale, et La Gerusalemme Liberata du Tasse, dont la musicalité m’enchante depuis toujours et que j’aime dire à haute voix. Mais si j’aime tant la poésie, c ‘est qu’une infinité de voix s’y font entendre – il est très difficile de faire des choix – tout dépend tellement de l’humeur d’un moment, d’un écho entre un texte et une pensée, une émotion…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment je lis surtout des revues, les livres des auteurs que je traduis, des recueils que je chronique. J’ai particulièrement aimé ceux que je viens de finir : Bouria, de Denis Emorine – Jets de Poèmes, de Ryiochi Wago, ainsi que le recueil Kvar Lo de Sabine Huynh, sur l’exil et la langue

Je lis peu de romans désormais – et je suis plutôt une relectrice des auteurs que j’aime – je rêve davantage sur des essais, des réflexions philosophiques. Sur ma table de chevet, des volumes de Levinas dont les écrits sur le visage me touchent particulièrement, le recueil d’Angèle Paoli, Les feuillets de la Minotaure (éditions Corlevour), des livres d’art sur la peinture, les arts premiers, et un essai intitulé Une Praxis du cinéma, de Noël Burch (Folio essais) : j’aime aussi beaucoup le cinéma.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui – j’ai en cours un travail que j’intitule provisoirement « Quête d’E (urydice) » – je ne peux avancer que lentement – j’y évoque une perte qui me touche encore de façon très vive.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Des événements me concernant, non – mais j’attends le marché de la poésie, en juin, place st Sulpice, à Paris – j’aime y rencontrer les poètes avec lesquelles j’ai tissé des liens d’amitié au fil des publications ;

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

La revue Recours au Poème, http://www.recoursaupoeme.fr/, dont je suis rédactrice en chef, est un lieu où l’on peut suivre mes dernières parutions avec mon blog, MINOTAUR/A http://minotaura.unblog.fr/, où je publie mes photos, et les textes en cours d’écriture.

 

Je vous remercie beaucoup, cher Jean-Louis Riguet, de m’avoir donné cette possibilité de me présenter et de parler de ce qui m’est le plus cher.

 

Le 27 avril 2016

Marilyne Bertoncini

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phidias

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sur l’étroite avancée rocheuse

ignorant la guipure d’écume au pied

de la falaise

et le point où la mer à l’horizon

se coupe

il est le centre d’une sphère

où sa pensée

se perd

dans des scintillements d’azur cuisant

comme le cri des sternes

 

Phidias ! Phidias !

 

L’enfant marche comme l’on danse

dans la poussière du chemin

que soulève

son talon

 

D’où vient-il ?

 

Il naquit de sa fraîche voix d’enfant

et du son de la flûte

aulos à deux tons ou sifflet de roseau

dont s’élève le soir

ainsi que du figuier l’odeur de sucre cuit

le chant qui donne aux étoiles

leur voix.

 

Je sais qu’iI aime l’atelier

où blanches et longues comme des doigts

les écailles et les épaufrures couvrent les jarres

les pots de pigments

les pains de cire vierge et les huiles

et

l’odeur des résines ainsi que

lisse et fraîche

la peau de l’aubier clair sous la rugueuse écorce

dont se lisent les veines

capricieux dessins de fleuves pétrifiés

 

oracles que les dieux cachent dans la nature

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traduction (2)Labyrinthe

 

 

 

 

 

 

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traduction

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traduction (1)

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Je remercie sincèrement Marilyne Bertoncini d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 30 avril 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … CALINE HENRY-MARTIN

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui CALINE HENRY-MARTIN

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Février 2010

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1/ Qui êtes-vous (VOS Prénom et NOM) ? Quel est votre parcours ?

CALINE HENRY-MARTIN – autodidacte – premiers récitals à l’âge de 13 ans (mon CV complet

-trop long pour ici- sur http://murolpoesicales.wifeo.com) 14 publications à ce jour + diverses participations à anthologies.

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Avant j’étais une petite fille tranquille qui écrivait des poèmes et faisait des dessins pendant les cours d’histoire/géo.

Ensuite, responsable dans un cabinet d’assurances

Puis Assimilée Cadre dans un important Groupe Pétrolier Français

Enfin commerçante et « loueur » de meublés saisonniers

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ?

La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre passion ?

A part la lecture et l’écriture, mes passions sont la peinture, la sculpture et tous les arts, même ceux que j’ai plus de mal à comprendre.

Je pratique beaucoup de bénévolat pour aider les autres artistes, ceux que j’aime, sans distinction de genre.

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

Difficile question : j’attends TOUT et RIEN à la fois. Juste de belles rencontres pour parler art avec un grand « A ». De l’art populaire de préférence et je n’ai pas peur de le dire. Je fréquente les réunions artistiques, lectures publiques et les salons littéraire, les expos multi-arts aussi très largement. Ce sont celles qui m’apportent le plus.

Sinon, je sais mal me vendre. Je ne suis dans aucune librairie, par exemple. Je réponds aux interviews radio (pas à la TV, je suis trop timide). Ma meilleure pub, ce sont mes amis et, par conséquent, le bouche à oreille.

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui. J’ai répondu plus haut.

Non pour les conférences : ça barbe tout le monde. J’aime dispenser de la joie, pas de l’ennui.

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris n’importe où et sur n’importe quel support (y compris sur les tickets de métro, le papier toilette et les nappes en papier, sur le miroir aussi avec mon rouge à lèvres. En bref, quand une idée me traverse, idée que je travaillerai ensuite. Par contre, j’aime par-dessus tout, au final, le crayon à papier hyper bien taillé et de tout petit format. Allez savoir pourquoi !

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Mon dernier livre, « la Colère de Dame Museau », est un livre pour enfants. Banal, penserez-vous ! Pas du tout. Il est écrit avec un phrasé particulier adapté à l’enfant mais avec des mots choisis, destinés à « faire grandir » l’enfant. Pas de « nounours » ou de « papounet », etc… L’enfant est un petit homme (ou une petite bonne femme) tout à fait capable de lire un VRAI livre et cette notion est à respecter. A la fin du livre, il y a aussi une toute petite mais jolie Morale qui ne dit pas son nom mais, je l’espère, marquera l’enfant.

Enfin, pour que l’enfant s’approprie bien le livre, il peut le colorier (le papier est épais et opaque, facile à manipuler et adapté à de petites mains pas forcément très habiles encore). Les dessins sont pleins d’humour et je sollicite la participation des parents tout au long de la lecture.

Mais j’aimerais aussi parler de mon avant-dernier livre, un recueil de poèmes « Papillons en Voyage ».

Beaucoup de gens boudent la poésie, y compris et en premier lieu les libraires. J’aimerais bien faire comprendre que la poésie aussi est un art noble au même titre que toute écriture. Ce recueil est volontairement empli de simplicité d’écriture (j’ai bien dit simplicité, pas facilité). Tout un chacun doit pouvoir y plonger à son aise pour rêver, réfléchir, et plus encore.

De Papillons, il n’est que peu question d’ailleurs, ce que j’évoque dans ce recueil ce sont ses symboles : la liberté, l’harmonie, la beauté, les couleurs, l’éphémère et la fragilité consentie, la délicatesse précieuse de ce qui vit peu mais intensément. Ces Papillons sont aussi mes Messagers : d’amour, d’espoir, de sérénité…des passeurs de mémoire.

Il me faut arrêter là mon envol papillonnant, je finirais par lasser, ce que je ne peux me résigner à faire !

Si vous ne deviez retenir de moi qu’une chose, ce serait ce message : LA POESIE EST VIVANTE, BIEN VIVANTE. Ne vous privez pas du bonheur d’en lire !

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En vente dans les Salons du Livre, auprès de ma Maison d’Editions Le Fil des Mots (Véronique Piazza) et surtout par messages privés sur Facebook ou par mail henrymartinc@orange.fr. Renseignements possibles aussi auprès de « 7 à Lire » (Robert Linas) et de tous mes amis artistes, principalement en région parisienne (où j’ai grandi), en Auvergne (mon pays de cœur) ou en Midi-Pyrénées (le Tarn qui m’accueille actuellement)

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? Aux e-book ?

Je suis à 100 % contre les e-books qui acceptent tout et n’importe quoi. On peut recopier l’annuaire et laisser penser que c’est un livre d’auteur.

Le compte d’éditeur n’existe pratiquement plus. Dommage mais on peut comprendre.

A compte d’auteur, il faut avoir les moyens financiers. Rare chez les artistes.

A compte participatif, si on a affaire à des personnes de confiance, c’est une solution.

Personnellement je « travaille » en tant que correctrice pour une association non lucrative d’aide à l’édition et cette solution me paraît être l’idéale pour les auteurs contemporains car à chaque étape qui mène à l’édition finale on peut faire des choix : 1/ de correcteur 2/ d’illustrateur 3/ d’infographiste 4/ d’imprimeur.

Chacun a ainsi la plus grande liberté, y compris celle de s’arrêter en chemin ou de gérer en fonction de son budget en espaçant les étapes à financer. L’Association vous conseille du début à la fin de cette longue route, sans autre obligation qu’une adhésion annuelle (extrêmement mince) et vous donne même un ISBN, les coordonnées d’organisme comme la BNF, etc…

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Difficile de résumer. Le même pour les livres et dans la vie.

Disons : TENDRE LA MAIN toujours – PARTAGER – RESPECTER – LAISSER PARLER SON COEUR

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Romans et poésie – Prose poétique et régionalisme

12/ Comment écrivez-vous ?

Bien, j’espère. 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie. Du coucher du soleil au lever du jour, dans le regard de mes proches, dans le sourire de mes enfants et petits-enfants. Partout où le sentiment nous pousse à de petits pincements de cœur qu’ils soient sourires ou détresse.

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

J’aime bien brouiller les pistes et mélanger du vécu et de l’imaginaire, quel que soit le genre et les moments d’écriture.

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Donner beaucoup de soi, écrire avec ses tripes. Imaginer le lecteur qui va vous découvrir. Pour lui, il vous faut être une belle image et surtout, surtout, le respecter en ciselant chacun de vos mots, de vos phrases, de vos sentiments mis à nu parfois.

Un bon auteur a forcément du sentiment et un ressenti immense.

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Des inconnus le plus souvent, ceux dont on ne fait pas connaissance dans les milieux scolaires, ceux dont le « coup de patte littéraire » m’a touchée (en lisant un de leurs extraits par exemple ou en écoutant un échange verbal entre artistes). J’ai ainsi lu Philippe de Riemaecker (un Grand qui s’ignore), Isabelle Mallowé (si discrètement talentueuse) Patrick Chaussidière (amoureux fou de l’Auvergne, comme moi)….

De façon plus classique, je dirais, et ce dans le désordre, comme ils me viennent : René-Guy Cadou, Montherlant, Bazin (ah, Bazin !…), Christian Signol (sa tendresse quand il parle de ses racines !) Boris Vian, Stephen King, Jean Giono (le maître de la Provence avec Marcel Pagnol)

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Henri BOSCO « Le Mas Théotime »

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui. L’histoire très anecdotique d’une toute petite vie qui devrait s’appeler « …. » J’en reparlerai.

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

En dates définitives, je serai le 11 octobre à Carcassonne, en scène ouverte.

Le 1er week-end de mars 2015 à Négrepelisse (Salon du Livre).

Le 10 mai 2015 au Salon du Livre de Mazamet.

D’autres dates, dont une hors-frontières, sont en pointillés, à suivre sur les réseaux sociaux que j’utilise beaucoup pour les infos publiques.

20/ Où on peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Idem. Principalement sur les réseaux sociaux.

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Le 4 octobre 2014

CALINE (HENRY-MARTIN)

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DSCF1203-1Caline

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Je remercie sincèrement Caline Henry-Martin  d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site sera ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 08 octobre 2014

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Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

http://www.riguetauteurlivres.com/

http://riguet-jean-louis.e-monsite.com/

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Un tour en Poévie à Montmeyan

MONTMEYAN EN POEVIE

 

C’est le FESTIVAL DES NUITS D’ETE DE LA POESIE, DE LA CHANSON et DES ARTS DU HAUT VAR ET DU VERDON.

Il est organisé par les amis de la poésie de la chanson et des arts.

L’édition 2014 a eu lieu les 25 et 26 juillet 2014 au coeur du village de MONTMEYAN.

Je peux en parler, j’y étais.

Je voudrais remercier chaudement Richard Taillefer d’avoir organisé ces deux belles journées. Il a beaucoup travaillé mais la réussite était là. Bravo ! Que la réussite accompagne les prochains !

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La suite de cet article est largement inspirée, voire pompée, de la plaquette publicitaire de MONTMEYAN EN POEVIE.

Rappelons que Richard Taillefer est lui-même un poète affirmé qui a publié plusieurs recueils.

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Arffiche JPG (2)

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Montmeyan, les poètes

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Je m’étais laissé tenter pour un petit tour en Poévie. Je m’étais renseigné pour savoir où se trouvait cet endroit. L’on m’a répondu : « à Montmeyan ».

J’ai donc pris mon baluchon, dans le coffre de ma routière, et je suis parti les autoroutes pour défiler les nombreux kilomètres à parcourir. Je n’avais pas anticipé les 45 derniers de virages sur de petites routes sympathiques. Puis, au débouché d’une descente, j’ai tout à coup découvert un piton rocheux, une grosse motte de terre, supportant des pierres jointoyées entre elles et assemblées depuis longtemps pour faire un magnifique petit village.

Dans le temps, ce village avait su se défendre ainsi qu’en attestent encore les remparts tournant autour d’un château féodal dont il ne reste plus grand chose aujourd’hui. Depuis, ce village s’est illustré par la culture de l’oignon.

Avant de m’empoétiser, j’ai voulu découvrir le cadre, à pied. Bien m’en a pris. Il faut une trentaine de minutes pour tout voir. Tout est flêché, l’on ne peut pas se perdre. Tous les chemins reviennent au même endroit. J’ai pu voir la Maison Commune dans les bâtiments terminés en 1885, l’église Notre-Dame, les ruines du château, la chapelle Saint-Esprit transformée en atelier de sculpture.

Je n’ai pas vu le chêne particulier au pied duquel les truffes pullulent. Je ne suis pas Saint-Louis, que voulez-vous ? Par contre, dans la plaine autour j’ai aperçu des genêts qui servent à confectionner des balais en grande quantité par les femmes.

J’ai appris que Montmeyan doit son nom à son implantation. Cela vient de « Monte Mejano », le « mont au milieu ». Vieux ce village, il l’est. Depuis la Préhistoire, le site est habité, notamment à l’abri Breuil qui a reçu les hommes de Néandertal. Puis, les romains sont venus et ont laissé des vestiges : petit habitat rural, four de tuiles, etc.). Hugues de Montmeyan, devenu Templier, a donné ses terres et tous ses droits de pâture à l’Ordre des Templiers, en 1164.  Puis, en 1221, les cinq coseigneurs de Montmeyan ont donné à la Commanderie de Saint-Maurice (aujourd’hui Saint-Maurin) le castrum de Montmeyan avec sa tour, ses terres, ses hommes et tous ses droits.

En1309,  l’Ordre des Templiers dissous, Philippe le Bel et le Pape Clément V saisissent la terre de Montmeyan et la rattache au domaine de la Cour Royale, avant d’être remise dix ans plus tard aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Un échange intervient en 1322. Au terme de celui-ci, le castrum de Montmeyan change de mains au profit de Armand de Trians dont la petite fille, Marguerite, épouse en 1400 Georges de Castellane. Les terres de Montmeyan entrent ainsi dans la Maison de Castellane pendant plus de 300 ans. En 1840, la commune de la Roquette, qui appartenait aux seigneurs d’Oraison jusqu’au XVIème siècle, et fut érigée en marquisat en 1651 au profit de Jean-Augustin de Foresta, est rattachée à Montmeyan.

Je n’ai pas le temps de faire un saut jusqu’au Verdon qui coule non loin de là et dont l’eau chute par endroits dans des gorges profondes, ni jusqu’à son canal l’aqueduc de Montmeyan dont la population a bien été heureuse d’utiliser les services pendant plusieurs dizaines d’années avant qu’une station de pompage ne soit installée en 1957, alimentée par le Canal du Verdon. Je n’ai pas eu le temps non plus d’aller jusqu’à la Croix de Mai. En fait, il s’agit de trois croix posées sur un sommet de cette colline portant le même nom culminant à 691 mètres. Les habitants de Montmeyan avaient pour habitude de faire une procession le premier dimanche de Mai. Les fruits étaient ainsi bénis. C’était un long dimanche qui commençait à huit heures du matin à l’église, jusqu’à la Croix située à l’entrée du village, pour continuer jusqu’aux Trois Croix. Après un déjeuner sur l’herbe, les participants coupaient des branches d’amélanchier qui étaient ensuite bénis par le prêtre pour être jointes à du genêt afin de fabriquer des balais.

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Montmeyan, les poètes

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Le lendemain 25 juillet 2014, le programme est chargé.

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Sous le Porche de la Grand’Rue, Christophe FORGEOT nous attend pour donner lecture de son recueil de poésie SAISIR LA ROUTE écrit en 2013.

Christophe FORGEOT c’est un auteur et un comédien. Il enseigne l’écriture théâtrale à l’Université de Sud Toulon-Var et anime des Ateliers de Création Littéraire. Il met en scène des textes d’auteurs vivants. A son actif, une dizaine de recueils de poèmes.

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Photo : Christophe Forgeot et Marina Nicolaev au Montmeyan en PoéVie - festival<br /><br /><br />
25 Juillet 2014

 

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Après une séquence apéritive sympathique, le Café de France accueille une série de rencontre avec des poètes.

C’est Eric DUBOIS qui commence.

Eric DUBOIS, parisien, est poète, lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny-sur-Marne.

Il a publié plusieurs recueils de poésies chez Le Manuscrit, Encres vives, Hélices, L’Harmattan, Publie.net.

Il anime la revue de poésie en ligne « Le capital des Mots ».

Il est aussi chroniqueur et co-animateur dans l’émission Le Lire et le dire sur Fréquence Paris Plurielle (106.03 fm).

Il tient un blog : Les tribulations d’Eric Dubois » (http://ericdubois.net).

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Photo : Eric Dubois et Carjo Mouanda

 

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Abbassia Naïmi continue.

Abbassia, née à Sidi Bel Abbès, se considère comme une scientifique-littéraire. Elle signe ses productions (A.N.).

Elle est auteure de : « Au-delà de la souffrance de l’espoir », « Des idées et des mots remède à nos maux », « Semences », « Renaissance de Paroles » (Nahdat el Kalimatet), « De l’Amertume fleurissent les Jasmins », « Le Chant des Larmes ».

En 2008, elle fonde « Le Cercle des Amoureux de la Poésie » qu’elle préside. Cette association à but non lucratif a pour objectif de porter la poésie francophone des quatre coins du monde, notamment en produisant des oeuvres collectives et d’auteurs de talent.

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Jean-Pierre Lesieur enchaîne.

Jean-Pierre Lesieur, qui nous vient d’Hossegor dans les Landes, est un éditeur de revues, si je puis dire ainsi. Il a publié une quinzaine de recueils et fondé trois revues de poésies : « le puits de l’ermite » en collaboration avec une équipe, « Le Pilon », 28 numéros (seul) et actuellement « Comme en poésie ».

Il se classe dans les revuistes artisans, comme ceux qui fabriquent entièrement la revue comme Lavaur et tant d’autres.

On le trouve dans l’anthologie de Delvaille, dans l’anthologie de Décharge, dans le livre de Sabatier et dans « Poésie 1 », revue sur la nouvelle poésie française, n° 47-48-49.

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Photo : Jean-Pierre Lesieur ( de la revue Comme en poésie) au Montmeyan en PoéVie - festival 25 Juillet 2014

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Enfin, Michel Méresse termine l’après-midi.

Michel Méresse, originaire de la région parisienne, vit à Corbeil-Essonnes. Il est passionné de jazz et dirige plusieurs formations.

Il collabore aux comités de rédaction de la revue La Sape dont il prend la rédaction en chef en 1996. Il collabore également aux comités de rédaction de la revue Poésimage.

Il fait des articles de critique d’art dans la revue « Art et Métiers du livre ». Il consacre des dossiers et entretiens aux poètes contemporains : Pierre Dalle Nogare, Yves Martin, Michel Deguy, Abdellatif Laâbi, Pierre Dhainault, Lionel Ray, Jean-Louis Giovannoni, Mathieu Bénezet, Charles Juliet, Bernard Noël. Et aussi sur l’art : Edouard Pignon, Bengt Lindström, Matta, Dubuffet, Hartung, Goetz, etc.

Il réalise aussi de nombreuses plaquettes de poèmes et de livres d’artistes à tirage limité.

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Après une pause, la soirée nous entraîne, malgré l’orage, dans une lecture superbe et un récital poignant.

Bruno Raffaelli nous livre une interprétation magistrale de « Le Grand Troupeau » de Jean Giono, que l’on ne présente plus, tant le texte est poignant, avec un mélange d’hommes et de moutons partant aux combats pour se faire trouer la peau.

Bruno Raffaelli, c’est un comédien, sociétaire de la Comédie Française. C’est aussi un acteur qui fait du cinéma, notamment aux côtés de Bertrand Tavernier à plusieurs reprises comme « Quai d’Orsay ».

Il est chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Bruno Raffaelli a adapté le texte de Giono pour la scène et le théâtre. Il nous a fait partager la profondeur et la richesse de cette oeuvre majeure qui, relatant des faits de guerre, devient l’hymne à la paix. Un devoir de mémoire.

Rappelons que le 3 août 1944, l’Allemagne déclare la guerre à la France qui proclame alors la mobilisation générale. Le grand troupeau quitte les estives dans l’urgence. Les bergers viennent d’être mobilisés, partent à la guerre, se mêlent inconscients à cete absurde troupeau humain courant veers les chamiers. Jean Giono, qui a participé à la grande guerre, publie en 1931 Le Grand Troupeau alternant dans son récit les scènes de village où les femmes et les anciens assurent les travaux de la terre, et les scènes de violence des combats…

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Daniel Daumàs et Daniel Biga clôturent la soirée par un récital de textes, chansons et poésies.

Daniel Daumàs c’est un chanteur, un instituteur, un écriveur. Il a été un militant occitaniste, avec la force qu’on lui connaît, dans la voix, le caractère bien trempé, sa révolte et ses espoirs pour son pays. Un écorché vif peut-être ?

Danial Daumàs chante, avec vigueur, avec passion, son pays, son histoire. Il était accompagné de son petit-fils au violon Gaspard Doussière.

Il a publié en 2013 « païs » portraits et paysages de Provence.

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Daniel Biga c’est un écrivain, poète, artiste multimédia, originaire de Nice. Il partage sa vie entre sa ville natale et la montagne d’Amirat dans la vallée de l’Estéron. C’est aussi un plasticien et peintre, qui a fait un passage à l’Ecole de Nice.

Enseignant à l’Ecole régionale supérieure des Beaux-Arts de Nantes, il a été président de la Maison de la Poésie dans cette ville.

Il a été remarqué dès son premier livre. Depuis, il a été confirmé comme l’un des plus originaux poètes français de sa génération.

Il a publié une quarantaine de livres depuis 1966 « Oiseaux Mohicans » à « La Séparation ».

Les éditions du Cherche Midi viennent de rééditer l’ensemble de son oeuvre publié chez cet éditeur : « Oiseaux mohicans, Kilroy was here, Né nu, et l’Amour d’Amirat ».

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Le Festival du Folk

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En dehors de ces rencontres, pendant les deux jours, il y a eu des lectures des poèmes d’enfants, un concours des peintres dans les rues, un atelier d’écriture animé par Abbssia Naïmi, un atelier d’écriture pour les enfants animé par ADY et une exposition d’arts plastiques (sculptures, tableaux) par Jean-Jacques Castex.

Jean-Jacques Castex a eu un parcours étudiant dissolu, fait de voyages en Inde et au Népal, puis il a fait le choix de la création dans de multiples matières.

Au fil des expositions, l’on peut voir également son travail à Aups, Tourtour et Saint Paul de Vence. Il travaille le bois, la pierre, la céramique et le bronze d’un côté, acrylique, aquarelle et huile entre autre, pour des pièces originales et personnelles réunies sous sa signature.

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Jean Jacques Castex

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La nuit permit un repos salutaire car le samedi 26 juillet 2014 fut également chargé.

En fin de matinée, Guy Allix nous a fait diverses interpétations musicales et lectures sensibles.

Guy Allix est originaire de Douai, nord de la France, mais réside depuis en Normandie après être passé par Rennes.

Il a été professeur de lettres à l’IUT de Caen en menant de multiples expériences pédagogiques autour de la poésie.

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et de nombreux articles critiques et intervient dans des ateliers d’écriture en France et à l’étranger.

Il est membre du groupe Glenn-mor : Poésie et Musique avec le pianiste Olivier Mélisse.

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L’après-midi, au Café de France, un échange est intervenu sur les revues en poésie avec l’intervention de :

Jacques MORIN, JACMO « Décharges »,

Jean-Pierre LESIEUR « Comme en Poésie »,

Michel MERESSE « La Sape et Poésimage »,

Eric DUBOIS « Capital des Mots »,

Karim Boudjemaà « Les Cahiers du Charbon Blanc ».

Débat un peu houleux à un certain moment, avec une intervention remarquée de Daniel Daumàs, et une opposition de conception de la diffusion de la Poésie entre Jean-Pierre Lesieur, Jacmo et Eric Dubois notamment. L’opposition entre le travail à l’ancienne sur papier et le travail moderne sur internet.

A mon avis, cette opposition n’a pas lieu d’être car il est nécessaire d’utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour se faire connaître et faire connaître la poésie.

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C’est à la suite de ce débat, que Carjo Mouanda s’est lancé dans la lecture de ses oeuvres.

Carjo Mouanda, né à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, a fait ses études secondaires au Congo puis ses études supérieures au Sénégal. Il a parallèlement consolider sa plume jusqu’à l’amplifiant avec l’atelier d’écriture du Centre Culturel Français de Pointe-Noire.  Ce Centre a élaboré un document sous forme d’anthologie regroupant les jeunes écrivains congolais de la récente génération.

Carjo Mouanda est l’un des lauréats du prix international Thycaya U Tam’si de poésie du centre d’études des civilisations Loango.

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Photo : Carjo est très sérieux quand il dédicace

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Alors, Karim Boudjemaà s’est lancé dans la lecture de ses poèsies.

Natif de Soissons, Karim Boudjemaà est actif.

Il publie Ventriloquence en 1980. Seize Haïkaï pour Marc Chenaye en 2012.

En 1981, il cofonde la revue Poésimage. Il est membre du comité de rédaction de « La Sape » et rédacteur en chef des Cahiers du Carbon Blanc.

Puis, avec des productions moins actives, il enchaîne des poèmes, des chroniques, des études, des entretiens, notes de lecture) dans différentes revues : Arpa, les Cahiers du Charbon Blanc, Friches, Levée d’encre, Parterre Verbal, La Sape …

En 2002, il reçoit le prix Daniel Bidault.

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Enfin, les rencontres se sont terminées avec Jacques Morin.

Jacques Morin, c’est un passeur, un passeur de poésie. Il est « le » Jacmo de Décharge. Il est le critique, le chroniqueur, le poète auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

Il évoque son travail de critique et n’hésite pas à envoyer quelques petits coups de griffes sur ce monde à part que sont les poètes.

Il vient de publier « Sans légende' » chez Rhubarbe.

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Ces deux journées formidables et merveilleux remplies se sont clôturées par une scène ouverte et soirée dinatoire, avec des artistes comme Gilles Vigoureux, Thomas Chaline, Claire rousset lys et les gens de Mala Soque.

Il ne faut pas non plus oublier la musique. Agnès et Roger Duhamel nous ont enchanté avec leur orgue de Barbarie.

Agnès et Roger Duhamel, manivellistes, les « tits Nandéens » Orguenville. Un grand merci à eux.

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orguenville à Montmeyan 2014

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Je suis enchanté de mon voyage à POEVIE. Bravo à tous les poètes ! Qu’ils continuent avec leurs mots !

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© Jean-Louis Riguet Juillet 2014

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.net/

 http://www.riguetauteurlivres.com/