Poème inédit 4

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Poème 

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Ce poème inédit sera peut-être inclus dans un prochain recueil

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Bientôt arrivera l’hiver

Le froid envahira la contrée

La neige bercera de sa blancheur colorée

Le vent cinglera de sa violence calme

La pluie tombera de sa douceur brutale

Les humains plieront leurs dos transis

Transis de froid, d’humidité, de grogne

Certains liront de la poésie chaude

Dans une pièce froide

D’autres chercheront des caresses coquines

Sous les jupes des femmes consentantes

Ou pas d’ailleurs, entraînant une rebuffade

Pour avoir chaud l’hiver, il faut

Ils veulent se blottir les uns contre les autres

Dans la senteur des corps mal lavés

Dans une promiscuité malodorante et malsaine

Un wagon du métro est idéal pour

Pour être au chaud, bien serré contre l’autre

L’autre qui se frotte sans vergogne

L’autre qui manifeste sa virilité à travers le tissu

L’autre qui envisage l’inenvisageable

L’autre qui accélère ses mouvements

Ses mouvements brutalement stoppés par une

Par une magistrale claque en plein dans

En plein dans sa gueule

 

 

 

© 20 novembre 2018 – Jean-Louis Riguet

 

 

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© librebonimenteur.net – Jean-Louis RIGUET 20 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Poème inédit 3

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Poème 

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Ce poème inédit sera peut-être inclus dans un prochain recueil

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Cette nuit la lune m’a brûlé

Elle m’a brûlé le pied droit

Ce pied dépassait du drap qui me

Qui me recouvrait partiellement

Le rayon de la lune passait

Il passait à travers les vitres

Les vitres de la fenêtre du toit

Du toit d’où j’avais vu le ciel

Le ciel étoilé et parsemé de points

Des points blancs qui ponctuaient

La grand-voile noire enveloppant

La nuit de toujours, de jamais

La nuit de l’éternité, de l’infini

Cette lune blanche, froide et

Froide et chaude à la fois, je

Je l’avais aimée avant de m’endormir

L’éternité m’attendait et je

Et je répondais présent à ses avances

Ses avances qui m’envoûtaient de ses

De ses bras moelleux et caressants

Tentaculaires à la manière d’un étau

La lune m’enlaça doucement et

Et tendrement elle me prit à jamais

 

 

© 28 octobre 2018 – Jean-Louis Riguet

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© librebonimenteur.net – Jean-Louis RIGUET 12 novembre 2018

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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