Retour de scène ouverte à Montmeyan

MONTMEYAN en POéVIE

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Montmeyan en Poévie, Festival des nuits d'été

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Je reviens d’un pays merveilleux où tous les gens se parlent sans s’agresser, du moins en apparence ! Ils vous parlent en vers, s’applaudissent, se congratulent, s’embrassent. Le temps est suspendu. Rien n’arrête les mots. La prose se met à rimer, les rimes se transforment en prose, le tout recueille des applaudissements et des félicitations. La musique est également présente.

J’aurais pu vous parler de ce village médiéval avec ses petites rues d’antan, des tours du XIIe siècle, du château qui se ruine, de l’église qui se « chapellise ». J’aurais pu vous lire des poèmes sur une musique de Guy C Guy ou de Thomas Chaline. J’aurais pu vous déclamer sur le débraillé du poète ou les haïkus du voyage.

J’aurais pu … mais c’est encore trop intériorisé.

Les 4, 5 et 6 août 2017, vous avez raté le plaisir de venir écouter, rencontrer, discuter avec des poètes et bien d’autres encore, et même la joie d’acheter leurs œuvres avec une dédicace. Désormais, c’est trop tard. Tant pis pour vous !

Des rencontres merveilleuses ont été faites ou approfondies lors du partage d’un repas fraternel dans l’auberge Montmeyannaise, entre des lectures de poèmes et des accords de guitare.

J’aurais pu …

Entre nous, les poètes sont des personnes comme les autres. La poésie est un état d’être plus qu’une facette de son portefeuille. La richesse est dans les textes pas dans le porte-monnaie.

J’aurais pu …

Je vous laisse à vos pensées Montmeyannaises …

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Parmi les poètes et artistes peintres ou sculpteurs présents, je peux citer (que les oubliés veuillent bien m’excuser) :

Christophe Forgeot, Colette Gibelin, Gérard Catala, Pascal Commère, Jean Paul Klée, Guy C Guy, Jean-Jacques Castex, Guy Allix, Thomas Chaline, Jean-Paul Favier, Mireille Bergès, Gérard Mottet, Michel Goldman, Dominique Fabre, Jill Wilson, etc. J’en oublie mille excuses.

Merci au poète débraillé, Richard Taillefer, pour cette excellente scène ouverte qu’il a organisée d’une main de maître.

Merci aussi à tous les organisateurs et à Jean Cordier qui a su canaliser l’énergie des intervenants dans un bon tempo. Merci à Gérard Catala pour les photos que je viens de lui piquer.

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Plus que de grands mots, des photos  en pèle-mêle :

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A très bientôt !

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Jean-Louis RIGUET 08 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Marie-Josée Christien

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Marie-Josée Christien

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Crédit Photo : Yvon Kervinio

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Marie-Josée CHRISTIEN.

Je précise que c’est mon véritable patronyme. À mon grand étonnement, on a parfois cru que c’est un pseudonyme. Qui en l’occurrence aurait été « chargé » et malvenu pour une mécréante comme moi !

 

Je suis née en 1957, dans la Cornouaille morbihannaise. Je viens d’une famille modeste, voire pauvre, de la Bretagne bretonnante. Cette Bretagne rebelle et insoumise est la terre des insurrections des « Bonnets Rouges » sous Louis XIV, de Marion du Faouët, chef d’une bande de brigands au XVIIIe, celle aussi de la résistance au nazisme. Cela n’est sans doute pas anodin.

 

Rien dans mon environnement familial ne me prédisposait donc à l’écriture. Mon premier contact avec la poésie et la littérature a eu lieu grâce à l’école laïque et républicaine. J’ai fréquenté une classe unique de campagne, où j’ai appris à lire très tôt. J’ai été encouragée par quelques professeurs tout au long de mon parcours scolaire, mené jusqu’au DEUG de Lettres Modernes.

 

J’ai fondé la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage en 1991, sous le signe du poète Armand Robin. Je dirige aussi la collection Parcours, dont chaque volume est consacré à un (e) poète d’aujourd’hui, ayant une œuvre forte et marquante ancrée dans notre temps, que j’ai créée aux éditions Spered Gouez en 2015.

J’ai reçu le Prix Xavier-Grall pour l’ensemble de mon œuvre. Le Grand prix international de poésie francophone m’a été décerné en 2016.

Je suis membre de la SGDL, de la Charte des Auteurs Jeunesse et de l’AEB (association des Écrivains Bretons).

Je vis depuis 1994 à Quimper, dans le Finistère.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai toujours écrit, depuis que je sais tenir un crayon. J’ai très tôt gribouillé des poèmes où je tentais d’imiter les auteurs du passé que j’admirais. Mais bien sûr je n’ai trouvé que bien plus tard, dans les années quatre-vingt, après un long cheminement, ma voix propre.

 

Écrire est pour moi une nécessité vitale, comme respirer, manger ou dormir. Cependant, je n’ai jamais pensé à en faire un métier. La poésie ne peut de mon point de vue être une profession.

J’ai été institutrice de 1977 à 2015, et j’ai aussi exercé en même temps la fonction de directrice d’école pendant 17 ans. Bien sûr, travaillant à temps plein, je n’ai pu me consacrer autant que je l’aurais voulu à l’écriture et à l’édition de mes écrits, mais je mesure combien cela m’a permis une réelle liberté, celle d’écrire ou de ne pas écrire, de ne rien précipiter et de prendre mon temps. Je n’ai publié que les textes nécessaires, sans dépendre de commandes, ni subir de pression. Je n’ai jamais eu besoin de faire des courbettes et des concessions.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Étudiante, j’ai fait un peu de théâtre à Rennes en 1976-1977, sans aller plus loin. Car ce qu’est devenu le théâtre m’a rapidement exaspérée. L’art me passionne mais, à mon grand regret, je n’ai jamais pu pratiquer ni musique ni peinture, qui exige un apprentissage précoce auquel mes origines modestes ne m’ont pas donné accès. Ce n’est pas un hasard si j’aime collaborer avec des artistes, que ce soit pour des livres d’artistes ou des livres à tirage courant.

 

À part la poésie, le seul art que je pratique est le collage, découvert à l’âge de 16 ans au lycée, grâce à mon professeur de lettres. C’est l’art du pauvre par excellence, puisqu’il s’agit de récupérer les photos des revues et magazines destinés à la destruction et de leur donner une nouvelle vie. Il m’arrive d’exposer et de publier mes collages.

 

Je suis également critique littéraire. C’est une manière de prolonger mes lectures. Je tiens plusieurs chroniques critiques dans Spered Gouez / l’esprit sauvage. Plusieurs revues (Interventions à Haute Voix, Les Cahiers du Sens…) accueillent mes articles et mes notes de lectures. Je collabore régulièrement à la revue bimensuelle ArMen depuis 2006 et occasionnellement au magazine numérique Unidivers.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

J’espère que mes livres les aident à trouver émotion et sens dans notre époque qui n’a à offrir que son cynisme et son désenchantement. J’espère aussi qu’ils sont sensibles à mon questionnement et à mon incertitude.

La poésie étant polysémique à l’infini, je ne perds pas de vue que ce sont les lecteurs qui trouvent, parmi les chemins possibles que j’ouvre, la cohérence de mon texte, par leur sensibilité et leur imaginaire. Ils ont toute liberté de lecture.

C’est pourquoi les rencontres avec les lecteurs sont enrichissantes, surtout dans de petits lieux intimistes où un vrai échange peut se créer. Mes lecteurs me révèlent parfois des voies souterraines que je n’ai pas clairement conscience d’emprunter.

C’est sans doute l’un des rôles des bibliothécaires et des libraires de favoriser et proposer ces moments de partage. Hélas, j’ai trop peu l’occasion d’être conviée à ce genre de rencontres. Mais je ne fais sans doute pas tout ce qu’il faudrait pour me faire connaître !

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Je participe à quelques salons, rencontres d’auteurs et événements, toutefois avec parcimonie. Je privilégie ceux qui ont une âme, ceux qui sont portés par des associations de bénévoles passionnés, où je trouve une réelle convivialité, porteuse de rencontres débouchant parfois sur des projets.

 

En retraite depuis deux ans, j’ai à présent le plaisir de rencontrer des classes et des scolaires en tant qu’auteur. Il m’arrive de lire mes textes en public, mais il ne s’agit pas de récital ni de performance, même si j’ai parfois été accompagnée par des musiciens. Je ne me prends pas pour une comédienne. Je suis juste un auteur qui lit et partage modestement ses textes. Je propose aussi une causerie sur les « femmes en poésie », autour de mon livre Femmes en littérature (éditions Spered Gouez, 2009).

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

Ma première publication date de 1979, dans la revue Interventions à Haute Voix. J’ai continué pendant presque une décennie à publier uniquement en revues. C’est ce qui m’a permis de « faire mes gammes » et de trouver ma voie. Je continue à publier régulièrement en revues, qui sont des lieux uniques pour vérifier la qualité de ce que l’on écrit.

 

Je suis aussi volontiers présente dans des ouvrages collectifs et des anthologies. J’ai publié dans une trentaine de ce genre d’ouvrages, ce qui m’a permis d’être traduite en plusieurs langues (allemand, bulgare, espagnol, portugais…).

 

Mon premier recueil (Les extraits du temps 1), publié en 1988 par IHV, a été rapidement épuisé. J’avais écrit auparavant deux autres recueils que je n’ai jamais cherché à publier, consciente qu’ils n’étaient pas aboutis.

J’ai publié une vingtaine de livres, principalement de poésie, chez une dizaine d’éditeurs. J’ai aussi dirigé des ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

J’espère que ce n’est pas le dernier livre et qu’il y en aura de prochains ! Je fais là un clin d’œil à une boutade du poète Gérard Cléry, qui aime prendre le mot « dernier » au pied de la lettre.

 

Ma dernière parution est La poésie pour viatique, un cahier Chiendents – le n° 118 publié au début de cette année par Luc Vidal et les éditions du Petit Véhicule à Nantes – qui vient de m’être consacré, coordonné et présenté par Gérard Cléry, justement. Il comprend des articles de Guy Allix, Bruno Sourdin, Michel Baglin, Jean Chatard et Luc Vidal, un entretien avec Gérard Cléry et un choix de textes dont des inédits.

 

Parmi ces inédits, se trouvent des extraits d’Affolement du sang, que je viens juste de terminer. Il m’est donc difficile d’en parler. L’auteur est de toute façon le plus mal placé pour commenter son texte. Je peux juste dire que c’est un ensemble de 120 pages commencé en 2012, que le poète Jean-François Mathé en signe la préface. Je vais commencer par prendre du recul pour ensuite réfléchir à son édition.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

En principe, à part ceux qui sont épuisés ou dont les éditeurs ont disparu (qu’on trouve parfois en livres d’occasion), on devrait pouvoir les commander dans n’importe quelle librairie, du moins dans les bonnes librairies. Certains de mes éditeurs (Jacques André Éditeur et Tertium éditions) les vendent aussi directement à partir de leurs sites. D’autres, comme Les Éditions Sauvages, pratiquent la vente par correspondance. Sinon, ils m’accompagnent dans les salons et signatures où je suis invitée.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book?

Je suis résolument opposée au compte d’auteur et à ses avatars. J’ai autrefois soutenu le CALCRE, association qui luttait contre « le racket du compte d’auteur ». Ces officines ne sont pas du tout des éditeurs mais des prestataires de services qui se chargent juste de l’impression du livre. Ceci dit, lorsqu’elles annoncent clairement la couleur et ne se prétendent pas être éditeurs, elles peuvent rendre des services aux auteurs qui n’ont pas les compétences pour s’autoéditer. Il en est certainement de plus honnêtes que d’autres. Mais je suis d’avis qu’un bon livre parvient toujours à trouver son éditeur et ses lecteurs, même si cela peut parfois prendre des années.

 

J’ai eu la chance de toujours publier à compte d’éditeur, le plus souvent dans de petites structures associatives. Il n’est pas sûr que j’aurais rencontré un lectorat plus important dans de plus grandes maisons d’édition, où la durée de vie d’un livre est très éphémère. L’édition est toujours une histoire de rencontre et de connivence entre un livre et un catalogue existant. Il importe qu’éditeur et auteur forment un véritable équipage. Je suis attachée à cette relation.

 

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les livres numériques (terme que je préfère à l’angliciste e-book). J’ai deux livres (Conversation de l’arbre et du vent et Quand la nuit voit le jour, Tertium éditions) qui sont publiés en version numérique parallèlement à leur édition en livre papier. Mais il ne s’en vend guère pour le moment. Le phénomène du livre numérique me semble largement surestimé par les instances officielles du livre (par le CNL par exemple). Personnellement, je ne lis pas de livres numériques. Je ne suis pas convaincue par la lecture sur écran, surtout pour la poésie. J’ai besoin de la chaleur du papier.

 

Sur écran, je ne trouve d’intérêt qu’aux revues numériques, comme Texture et Recours au poème, aux blogs et aux sites d’auteurs. Grâce aux entrées et aux mots-clés, la lecture peut y être discontinue et ne s’attarder que sur les articles recherchés.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Un conseil de mon père que je garde précieusement en tête : ne perds jamais de vue d’où tu viens.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Mes lectures ont toujours été très éclectiques. Lire m’est indispensable au quotidien. Je lis beaucoup, de tout, pas seulement de la poésie comme on pourrait le croire. J’ai toujours plusieurs livres en cours. Je suis abonnée à de nombreuses revues également. Je me fie volontiers aux conseils de lecture de quelques critiques avisés (Jacmo dans Décharge, Michel Baglin sur Texture, Lucien Wasselin sur Recours au poème par exemple) dont je partage les points de vue.

 

Passionnée de préhistoire et d’archéologie, je lis beaucoup d’ouvrages écrits par des paléontologues et des chercheurs, que je trouve dans quelques librairies spécialisées du Périgord.

 

Par contre, j’évite les livres d’auteurs dont on fait grand bruit, dont les piles envahissent les librairies à chaque rentrée littéraire.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Très lentement. Et par périodes, surtout en hiver et au printemps. Je ne m’installe pas chaque jour à ma table d’écriture. J’écris toujours chez moi.

 

À part ces particularités, je n’ai aucune habitude, aucun rituel. L’élaboration est très longue, la maturation lente, souvent plusieurs années, pour parvenir jusqu’au manuscrit achevé. Je prends régulièrement des notes qui s’accumulent, que je laisse reposer, décanter, sédimenter, jusqu’à ce qu’elles se rappellent à moi dans l’urgence pour la première phase d’écriture. Suivent alors plusieurs phases de transformation, où j’enlève le superflu, je taille, j’élague, je cisèle et je peaufine aussi, jusqu’à ce que je ne puisse plus rien retirer. Je travaille à la manière d’un sculpteur dont la matière serait les mots.

 

Quand les poèmes sont là, le travail est loin d’être terminé. Il me faut composer l’ensemble, trouver son architecture intérieure. Cette chronologie interne, dictée par le mouvement et le souffle du texte, est primordiale. Tout ce travail d’élaboration doit rester invisible et sembler couler de source. Je cherche à garder intacte l’émotion première, à préserver l’élixir et la fulgurance du poème.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mes écrits se nourrissent de ma vie et du monde qui m’entoure. Tout peut donc y être abordé. J’ai ainsi écrit sur la grossesse et l’attente de l’enfant (Le carnet des métamorphoses, Les Éditions Sauvages), les grottes préhistoriques ornées (Lascaux & autres sanctuaires, Jacques André Éditeur), les mégalithes (Un monde de pierres, Les Éditions Sauvages), la pierre et le cycle minéral (Pierre après pierre, Les Chemins bleus), le canal de Nantes à Brest (Aspects du canal, Sac à mots éditions). J’ai aussi écrit plusieurs opus sur le temps, celui qui dépasse notre vie d’être humain, dont nous sommes la seule espèce à avoir conscience.

 

Je n’ai jamais reçu de commandes d’ouvrages. J’ignore si je suis capable d’y répondre.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Je n’ai aucune imagination. C’est sans doute pourquoi je n’écris pas de romans. Malgré tout, j’en ai un en cours d’écriture depuis une dizaine d’années, dont le titre est Le passé effacé. Les personnages sont fictifs et l’intrigue une pure construction mais ancrée dans le réel, au cœur de l’humain.

Mais écrire un roman ne fera pas de moi une romancière pour autant.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

Un conseil que j’ai moi-même reçu et que je ne regrette pas d’avoir suivi : ne proposer à la publication que les textes dont on est fier, qu’on est sûr de ne jamais renier un jour, afin de rester en accord avec soi-même.

Ce qui sous-entend bien sûr de prendre son temps pour trouver sa voie et sa manière propre, de ne pas se précipiter pour publier à tout prix.

 

Lorsque des auteurs débutants sollicitent mes conseils (cela arrive assez souvent !), je leur recommande de publier en revues… et surtout d’en lire pour trouver celles qui leur correspondent.

Ils y trouveront des compagnonnages stimulants, y feront des rencontres fertiles, bref vivront une belle aventure collective.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux et de toutes les époques. Je citerai Lucrèce, François Villon, William Blake, Verlaine, Rilke, Joë Bousquet, René Char, René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Pessoa, Beckett, Albert Camus, Cioran et surtout Armand Robin.

Parmi les écrivains contemporains, j’aime Milan Kundera, Le Clézio, Claire Fourier, Bernard Berrou.

Les poètes d’aujourd’hui qui me touchent le plus et m’accompagnent, parfois également en amitié, sont ceux qui allient sens et sensibilité, lisibilité et profondeur : Guy Allix (qui est celui que je relis le plus régulièrement), Jean-Louis Bernard, Jean-François Mathé, Jacqueline Saint-Jean, Michel Baglin, Gilles Baudry, Georges Drano, Michel Dugué, Robert Nédélec, Hervé Carn, Gérard Le Gouic, Denise Le Dantec, Jacques Ancet, Charles Juliet, François Cheng, Philippe Jaccottet. Ce sont les noms qui me viennent spontanément, ceux dont les livres m’entourent et qui comptent pour moi, mais j’en oublie certainement.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Membre du jury du Prix du roman de la Ville de Carhaix, je lis une seconde fois les quelques romans qui m’ont plu à la première lecture. C’est cette relecture qui déterminera mon choix, qui se portera sur le roman capable de me captiver une nouvelle fois et de me donner encore à le découvrir.

Je relis aussi le manuscrit de l’essai sur Angèle Vannier (Chemin avec Angèle Vannier) de mon ami et complice Guy Allix, en vue de son édition prochaine. Nous sommes en général l’un pour l’autre nos premiers lecteurs. Nous nous savons incapables de complaisance réciproque.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’ai toujours plusieurs ensembles en cours d’écriture parallèlement. Certains sont commencés depuis des années. Je suis incapable de savoir lequel va aboutir en premier.

Parmi ces chantiers, il y a : Eclats d’obscur et de lumière (réflexions, pensées et aphorismes, de la même veine que Petites notes d’amertume paru en 2014), Juste un peu d’eau (qui sera accessible à la jeunesse), Généalogie de la matière (qui explore le passage de l’inerte au vivant), Alambic (sur la genèse de l’écriture et la langue).

Je viens aussi de commencer très récemment Alchimie des sens.

Par ailleurs, je travaille à une compilation de textes sur l’arbre : Constante de l’arbre (« constante » pris dans son sens en Physique). J’y rassemble mes textes sur les arbres dispersés dans mes livres précédents, auxquels j’ajoute quelques inédits. Il sera illustré par le photographe Yann Champeau. J’aimerais que ce projet soit un « Beau Livre » et je suis à la recherche d’un éditeur.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Deux dates sont pour moi incontournables. Je suis fidèle depuis 2010 à l’ambiance et à la bonne humeur du Printemps de Durcet (Orne), que m’a fait connaître Guy Allix.

Je suis aussi chaque année au Festival du livre en Bretagne, à Carhaix (qui est également la ville du Festival des Vieilles Charrues). Une centaine d’éditeurs, soit quasiment toute l’édition bretonne, y a rendez-vous avec plus de 10 000 visiteurs, le dernier week-end d’octobre. J’y représente la revue annuelle Spered Gouez / l’esprit sauvage, que j’ai créée en 1991, publiée par le Centre culturel breton Egin qui organise le festival.

On peut aussi me rencontrer « Chez Max », ancienne maison du poète et peintre Max Jacob à Quimper (labellisée « Maisons des Illustres »), où je coorganise depuis 2013 avec mes amis poètes Louis Bertholom et Gérard Cléry « Les rendez-vous de Max », rencontres-lectures mensuelles qui ont lieu chaque 1er jeudi de 18 heures à 19 heures de septembre à juin.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

J’ai un site personnel qui contient une page d’actualités et qui fait écho de mes parutions :

http://mariejoseechristien.monsite-orange.fr

Ma bibliographie est sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jos%C3%A9e_Christien

 

Par ailleurs en tant que responsable de rédaction de la revue Spered Gouez / l’esprit sauvage, j’ai une accréditation sur Agence Bretagne Presse où je publie mes informations sur mon actualité et mes parutions (et parfois sur l’actualité littéraire et culturelle de ma région) : https://abp.bzh/

 

La revue sur internet Texture publie un dossier critique par Michel Baglin, Georges Cathalo et Lucien Wasselin sur quelques-uns de mes livres : http://revue-texture.fr/-CHRISTIEN-Marie-Josee-.html

 

Je suis présente dans l’Anthologie subjective de Guy Allix, sur son site :

http://anthosuballix.canalblog.com/pages/marie-josee-christien/27590451.html

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Le 27 juillet 2017

Marie-Josée Christien

 

Quelques poèmes de Marie-Josée Christien

À l’écart du rivage

l’air vibre

sur les landes

imprégnées de la pâleur du sel

 

Le souffle et la lumière

se prolongent

en frémissements

 

L’œil scrute

ouvert aux étendues

qu’il retenait en lui

 

il voit.

 

*

La nuit déserte

l’ultime équinoxe

l’envol pointu des corbeaux

perfore les horizons

qui blanchissent

 

Le remous pâle

des astres

froisse les joncs fragiles

et sculpte le silence

 

Un monde s’élance

et renoue avec soi.

 

 

*

 

Le demi-jour

tombe comme un flocon

dans la neige

les arbres se figent

au-delà des vitres

 

dans l’écartèlement

du jour et de la nuit

chaque atome du silence

irrigue la lucidité

 

On entend la vie immobile.

 

*

Le vide étoilé

hausse le silence

d’un peu de matière

 

Il force au retour sur soi

question d’intuition.

 

*

 

Les arbres redressent

le ciel inaccompli

rendu invisible

par la courbure restreinte du jour

 

Tous les rêves en suspens

toutes les vies en sursis

l’illusion est notre réalité.

 

© Marie-Josée Christien

Extraits de : Entre-temps, précédé de Temps composés

(Les Éditions Sauvages, collection Phénix, 2016)

 

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Je remercie sincèrement Marie-Josée Christien d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

 

 

 

 

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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© Jean-Louis RIGUET 28 Juillet 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

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Lecture de La mémoire nue, de Catherine Jarret

LA MÉMOIRE NUE

De Catherine Jarret

Editions UNICITÉ

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Format : 14.8 x 21
Nombre de pages : 136
ISBN/EAN : 978-2-37355-095-5

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/JARRETT-Catherine/la-memoire-nue/index.php

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Catherine Jarret, poète, vous invite à la sortie de son recueil :

La mémoire nue

aux  Éditions Unicité

ce mardi 24 janvier 20 h 30

aux mardis littéraires de Jean-Lou Guérin

_ Café de la mairie place Saint Sulpice Paris 6ème _

 

Le  poète Guy Allix  lira avec elle  un peu de cette mémoire nue, de cette  « mère et moi… »  comme il l’écrit dans sa belle et tendre préface :

« Il s’agit de la mère et il s’agit de « moi », enfin je veux dire du « moi » de l’auteure.
Il s’agit de la mère nue, dénudée de mémoire justement, terre à venir, tombée à terre dès la première page quand elle marchait
« dans son sourire ».
Il s’agit de mémoire  mangée     …Mère Moi Nue. La mère et moi une…
…Il s’agit du « je » et du « tu » mais qui ne sont tout au fond qu’un même corps :
« Ton corps le mien/ Où suis-je/ C’est toi/ Toi/ Qui parles par mes dents» ….
« toi que rien ne relie » quand les mots te manquent, moi, dans ce passé encore présent de mes visites vers toi. Vers ce temps où la mémoire te portait, nous portait. Ce « Bruit de l’enfance/ Inoubliée ». Ce goût d’Amance (l’enfance aimante) ……« ‌‌‌

« 
Je vous espère nombreux à venir nous écouter Cathy Jarret et Guy Allix lire une parie de ce superbe recueil.
 .

Découvrez également Guy ALLIX, poète 

Découvrir Le Petit Peintre et la vague de Guy Allix et Martine Delerm :
« Merci pour l’envoi de ce superbe conte écrit par un grand poète et mis en images par une authentique artiste. J’espère que vous récidiverez tous les deux » Gilles Perrault, lettre à Guy Allix, 22 octobre 2014
Conte de Noël
Poèmes pour Robinson :
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Jean-Louis RIGUET 23 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

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JL à l’écoute de … Nicolae Grigore Marasanu, poète roumain

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Nicolae Grigore Marasanu

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis écrivain roumain.

Mon prénom est Nicolae et mon nom de famille est Grigore. J’ai choisi d’ajouter à ce nom un cognomen -Marasanu – qui m’individualise et qui me représente, indiquant l’appartenance à un endroit – Marasu -, le nom de ma localité de naissance. C’est une localité située dans les anciens marais de Braila, ultérieurement desséchés, endigués et transformés en île, où à présent on fait de l’agriculture à grande échelle et avec succès.

Mon parcours a été inhabituel en quelque sorte. Né dans une contrée paradisiaque, avec des eaux remplies d’oiseaux et de poissons, avec des zones de terre sèche et de forêts où pullulaient les animaux de chasse, j’ai dû me prémunir d’armes pour faire face aux gués que présentait cet Éden terrestre. J’ai dû m’initier dans les spécificités du lieu : apprendre à nager très tôt, pour ne pas me noyer au premier contact avec le grand fleuve – Danube- et avec les marais et les canaux pleins non seulement d’eaux, mais aussi d’herbes qui enrouleraient le corps comme un filet de la mort en l’attrapant vers la noyade. J’ai dû également apprendre à traverser le fleuve en marchant sur la glace et en faisant très attention aux blocs de glace, me défendre contre les sangliers ou les loups, etc. Apprendre à survivre dans un pareil endroit a constitué pour moi la première et la plus grande des Universités, laquelle m’a beaucoup aidé dans mon parcours : premières années d’école dans ma localité de naissance, lycée à Galatzi, faculté de droit à l’Université Alexandre Ioan Cuza à Iasi, études postuniversitaires pendant 3 ans à L’Université de Bucarest, Faculté des Sciences Politiques.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire à 13 ans. À 17 ans j’ai débuté dans le journalisme, avec un article dans une gazette centrale. Pendant mes vacances d’élève et d’étudiant je travaillais pour ramasser de l’argent afin de pouvoir continuer mes études jusqu’à la fin des cours universitaires, date à laquelle j’ai obtenu un poste dans la rédaction d’un journal central. Je faisais du journalisme déjà pendant mes années de faculté et j’ai travaillé dans cette branche 20 ans au total. Durant cette période, j’ai écrit également 25 livres de poésies, prose, essais, articles de presse.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

Ma deuxième passion, après la poésie, fut la photographie. J’ai eu mon premier appareil photo quand je me trouvais encore sur le territoire des anciennes lagunes, les marais. C’était un appareil russe, Liubitel, pour lequel j’ai payé tout ce que j’avais gagné de mon travail pendant mes vacances d’été. Je m’en souviens avec nostalgie maintenant. J’aimais prendre en photo les beautés fascinantes de l’espace dans lequel je vivais. Plus tard, ce fut la photographie de presse qui prit la relève, puisqu’elle était une prévue incontestable dans les enquêtes socio- juridiques, les interviews, les reportages et les photoreportages.

 

J’aime aussi l’histoire, j’ai réalisé maints reportages sur les chantiers archéologiques de la Roumanie, des enquêtes, des tables rondes, des interviews avec des historiens, etc. J’ai même écrit un livre sur certaines découvertes historiques, Pumnalul lui Brutus, Éd. Tipo Moldova, 2015 (Le poignard de Brutus), lesquelles m’ont initié dans la science de l’histoire.

À présent je me passionne pour une théorie philosophique traitant de l’espace deltaïque (du delta).

La Roumanie contient, entre ses frontières, trois variations de l’espace :

– L’espace de la Mioritza (de la montagne), identifié par le penseur-philosophe roumain Lucian Blaga, selon la terminologie duquel on peut équivaloir cet « espace-matrice » à « l’horizon haut, rythmique et indéfini formé de collines et de vallées » qui suit les aléas de la vie de l’homme. (cf. Lucian Blaga, « Spatiul mioritic » dansTrilogia culturii, Bucarest, Editura pentru Literatura Universala, 1969, p. 123-124).

– L’espace du Baragan (de la plaine), dont le théoricien a été le penseur Vasile Băncila.

– L’espace des marais et du Delta du Danube, dont la problématique n’a été qu’esquissée et non pas traitée entièrement dans toute sa splendeur. Puisque je suis né et j’ai vécu dans cet espace, j’ai osé me vouer à une telle épreuve et c’est à cela que je peine maintenant.

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre?

Les attentes sont les mêmes depuis toujours : tout écrivain s’attend à être lu et surtout compris, décrypté par un public toujours plus nombreux et surtout avisé. Avisé, car la poésie, comme espèce littéraire, a beaucoup évolué dans sa forme aussi bien que dans son fond. Cela comporte deux aspects à double tranchant : a) la poésie commence à s’éloigner du large public, de perception moyenne et tend à s’adresser à un public de plus en plus avisé, voir à des élites. Par conséquent, elle perd une partie considérable de son public potentiel, ce qui est visible dans la consommation du livre de poésie. b) en même temps la poésie et la littérature en général ont un rôle formatif, elles étaient censées diriger le public vers d’autres horizons de compréhension, de l’éduquer, de l’initier afin de pouvoir décrypter et de comprendre le stade actuel de développement de la poésie.

Je promeus mes livres par le biais des récitals publics, des lancements de livres, des participations à des foires aux livres, des débats sur divers thèmes poétiques, des publications dans des revues littéraires, des chroniques et des recensements de livres, des interviews, etc. Tout en éprouvant le besoin aigu d’être connu des lecteurs, j’ai mis en œuvre et j’ai dirigé à Brăila pendant 10 ans le cénacle de L’union des Écrivains de la Roumanie, une véritable école d’initiation des jeunes écrivains dans les secrets du métier, cénacle a visée plus étendue, puisque pouvait y participer un public plus large, qui avait le droit d’intervenir dans les débats concernant la poésie. Je me suis trouvé également dans le staff d’un autre cénacle, Literatorul, ayant fonctionné à Bucarest, dans l’immeuble de la Bibliothèque Métropolitaine. Aux côtés de deux autres collègues et amis écrivains on a franchi les frontières de la langue roumaine par l’initiation du Festival des Poètes des Balkans, lequel a connu jusqu’à présent dix éditions. À chaque édition on a invité des poètes provenant de 10 pays balkaniques et on a primé les meilleurs d’entre eux. On a établi beaucoup de collaborations et on a traduit et imprimé bon nombre de poésies de chaque poète participant. Une réciprocité s’est établie, puisque ça nous a aidés à imprimer nos volumes traduits dans leur pays d’origine : Macédoine, Albanie, Bulgarie, Serbie, etc. On a commencé, donc, à interagir au-delà de nos frontières linguistiques.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

J’ai déjà répondu en quelque sorte à cette question. Je vais vous parler, en échange, de la plus efficace modalité de dialogue du poète avec ses lecteurs, dialogue en ligne, permanent, qui dure depuis déjà quelques années. Cela constitue une expérience personnelle et une véritable aventure lyrique : le Facebook. J’ai transformé cette forme de socialisation en un instrument de dialogue à l’intérieur de la poésie et sur la poésie. Initialement, j’ai testé le marché : un certain jeudi, j’ai publié sur ma page Facebook un poème. Quelques lecteurs l’ont lu et j’ai reçu 15-20 ‘j’aime’. Après une semaine, toujours un jeudi, j’ai publié un autre poème et le nombre de lecteurs a doublé, au bout d’une autre semaine a triplé et ainsi de suite. J’ai nommé cette rubrique « le poème du jeudi » et je l’ai rendue permanente. Les lecteurs, timides au début, ont acquis du courage, ont émis des opinions concernant le poème et mon aventure lyrique leur a beaucoup plu. Une lectrice serbe de Novi Sad a traduit un de mes poèmes en serbe, suivie de près par d’autres lecteurs/lectrices qui ont traduit mes poèmes en français, anglais, espagnol, bulgare, albanais, macédonien, hongrois. D’un coup, mes poèmes ont commencé à parler en plusieurs langues. Et le nombre des lecteurs et d’amis a augmenté de plus en plus, car aux lecteurs roumains se sont joints les lecteurs parlant la langue dans laquelle était traduit le poème. Suite à une telle expérience, un livre inédit a vu le jour, portant le même nom ’Le poème du jeudi’.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris de la poésie depuis mes 13 ans ; mais le début s’est produit plus tard, en 1960, dans la revue littéraire Tomis. Le début en volume a vu le jour en 1973, avec le recueil de poésies intitulé Insula (L’île), volume bien accueilli par la critique littéraire. À 17 ans – je l’ai déjà dit – j’ai fait mon début dans la presse avec un article critique publié dans une gazette centrale.

Jusqu’à présent on m’a fait imprimer 25 livres : poésie, prose, essais, articles de journaux. J’en ai encore qui attendent d’être imprimés et publiés. Pour l’information de vos lecteurs, dans l’attachement je joins le titre de mes volumes publiés. En tant qu’homme du droit – avocat- j’aime présenter des preuves à l’appui de mes affirmations.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Ce n’est pas le dernier, mais je voudrais parler d’un livre de poésies ‘’ Parfumul de frezie auree – Recviem pentru frumoasele sinucise’’, (Le parfum de fraesia dorée- Requiem pour les belles suicidées) paru aux Éditions Grai şi Suflet-Cultura Nationalla, 2015, Bucarest, et traduit récemment en français par une excellente traductrice, qui s’appelle Élena Avasilencei. Très bientôt le volume sera imprimé en variante bilingue.

C’est un défi à un débat sur le suicide, par l’entremise des outils de la poésie ; phénomène de plus en plus fréquent dans davantage de pays et d’espaces culturels et qui met à nu une grave maladie des systèmes sociaux.

Dans ce cas, la poésie assume le rôle de l’alcyon, de la mouette : tout comme la mouette laboure pour l’hygiénisation de la mer, de même la poésie se propose d’œuvrer pour la guérison des systèmes sociaux malades des six maladies du Soi contemporain : catholyte, todéthite, chordite, achorétie, atodéthie, acatholie, selon la dénomination donnée par un important philosophe roumain, Constantin Noica.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

D’habitude, sinon directement dans les librairies, alors assurément chez les éditeurs et sur Internet, ce dernier se prouvant être un moyen efficace de diffusion du livre.

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

La publication d’un livre de poésie, difficilement vendable, sur les comptes des éditions, est devenue une sorte de rara avis (chose rare) du moins en Roumanie. Si cela arrive, quand même, il y a deux explications : soit une amitié durable entre les deux participants au rapport imprimerie/ publication – poète versus éditeur – soit les éditions reçoivent une sponsorisation d’ailleurs.

L’imprimerie à compte participatif est rarement usée dans notre espace culturel pour les mêmes considérations.

L’impression à compte d’auteur devient ainsi la plus rencontrée dans notre espace culturel : pas nécessairement sur les dépenses de l’auteur, mais par l’entremise d’une sponsorisation que l’auteur reçoit de la part d’une société économique, d’un philanthrope ou d’un ami plus aisé. Les éditions exigent qu’on leur assure l’impression du livre. Peu leur importe le pourquoi et le comment.

En ce qui me concerne je fais imprimer mes livres soit sur le compte des éditions, auxquelles j’achète quelques exemplaires ; soit, en partie, sur des sponsorisations. Dans ce dernier cas, en échange, les tirages sont assez réduits, jusqu’à 500 exemplaires, tout au plus.

En ce qui concerne l’impression et la publication du livre numérique, bien qu’elles puissent gagner du terrain dans le futur, ce ne sera pas mon option à moi.

Un livre sur support de papier c’est un objet beaucoup plus commode, mieux transportable dans le temps et dans l’espace, tandis que la lecture d’un livre sur support numérique est plus compliquée, car on a besoin d’un ordinateur, d’un ordinateur portable ou d’une tablette. Ces derniers allègent, c’est vrai, le travail de rédaction, mais il est plus difficile de lire des livres numériques à la plage, en train, en avion ou sur la chaise-longue de la terrasse.

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Défense de faire de la politique ! Ceci fut le conseil que j’ai reçu de mon père, Bunea Grigore Chiriţă, pêcheur provenant des anciens marais de Braila. Il me disait, en argot, que la politique était ‘’la plus perverse putain « . Je demande pardon aux lecteurs pour ces propos ! J’ai suivi ce conseil avant aussi bien qu’après le changement du régime en Roumanie, en 1989, depuis que la politique est devenue le plus abject ‘métier’de pillage et d’enrichissement d’un seul coup. Mais aussi d’épaississement des rangs des personnes en uniforme de prison, si nombreuses que les prisons en débordent.

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Poésies, essais, récits. Depuis peu je suis totalement captivé par la théorie de l’Espace Deltaïque du double miroitement : une sorte d’espace – spirale.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

À présent, après une longue expérience, j’écris directement sur le clavier.

C’est une expérience que j’ai acquise durant mon  travail dans la presse : dans la rédaction de la revue Flacara (La flamme), la meilleure et la plus lue dans son temps, il y avait environ 20 rédacteurs et peu de dactylographes. Nous attendions l’un après l’autre pour voir enfin dactylographiés nos articles qui allaient paraître dans la revue et, vu le nombre réduit de dactylographes, la conséquence était le retardement de l’apparition de la revue. À un moment donné, le rédacteur en chef, hissé Sénateur dans le Parlement de la Roumanie, a ordonné la mise à la porte des dactylographes et l’augmentation du nombre des machines à écrire. Aussi avons- nous été obligés de dactylographier nous-mêmes nos articles et en un peu de temps  de devenir experts en dactylographie. C’était le troisième alphabet que j’apprenais : l’alphabet roumain, l’alphabet Morse- pendant mon service militaire – et enfin l’alphabet du clavier de la machine à écrire.

Si vous me demandiez quand j’écris, je vous répondrais : pendant la nuit, entre 21 h et 2 h du matin, quand autour de moi la nature semble dormir, les gens dorment et uniquement moi et mon ordinateur « clavardons ». Alors là, seul, je me sens béni d’une paix semblable à celle d’avant la Création et je ressens le silence s’immerger en moi, tout en me considérant le maître de l’Univers.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Mon inspiration trouve sa source dans les idées fécondes. Dans mon vécu. Quand je m’inspire du vécu des autres, j’assume leurs actions comme si c’étaient les miennes et je les transfigure. Je suis conscient que la poésie a besoin d’un apport significatif, sinon total, du vécu, n’importe le temps dans lequel elle est écrite et quelles que soient ses moyens d’expression. D’expérience de vie. Sinon, elle devient stérile.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Dans la poésie, les intrigues arrivent d’elles-mêmes et frappent à ta porte.

Quant aux romans, n’en ayant pas écrit un jusqu’à présent, je ne peux pas m’en prononcer. Je crois, néanmoins, que dans les romans les personnages sont ébauchés, initialement et ensuite déployés avec plus de difficultés, car ils doivent être tempérés et non pas laissés pour comptes, afin d’éluder le risque de les voir s’entre-tuer ou de devenir des golems. (Êtres ayant des formes humaines, construits de pierre et d’argile et ravivés par leur créateur pour pouvoir les contrôler).

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

De ne pas rester amateurs. S’ils se considèrent capables et s’ils ont réellement quelque chose à dire, je leur conseille de s’assumer la croix de l’art de l’écriture, laquelle n’est pas une bagatelle, mais un mode de survie. S’ils ne peuvent pas s’auto-dépasser, qu’ils renoncent ! L’amateurisme, dans l’art, est empoisonnant, généralement.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Ceux qui vivent dans des espaces marins, aquatiques, deltaïques, tout comme les miens. Parmi eux, je préfère les Italiens Eugenio Montale, Salvatore Quasimodo, Giuseppe Ungaretti, les Grecs Georgios Seferis et Odysseas Elitis, les Anglais T.S.Eliot şi Dylan Thomas, Ezra Pound, Edgar Allan Poe, les Français Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Rimbaud, dont les œuvres ont été traduites en Roumanie, mais également Saint John Perses avec son alléchante syntaxe orageuse, ensuite quelques poètes formés à l’école française, comme le Pérouvien Cesare Valeho, les Allemands Friedrich Holderlin, Georg Trakl, Rainer Maria Rilke et la liste pourrait continuer.

On pourrait – à tort – croire que certains de ces illustres poètes soient devenus désuets. Rien de plus faux, car ces sons fondamentaux de la poésie universelle n’ont jamais ciblé une mode quelconque dans leur existence poétique, mais ils ont ouvert la voie vers un transcendant salutaire, transformant la poésie en bouée de sauvetage pour certains mondes qui semblent perdre le Soi.

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

À présent je lis des livres de philosophie roumaine et étrangère: puisque je peine, je vous l’ai déjà dit, à une théorie sur l’espace – matrice des eaux – et pour cela j’ai besoin de lectures diverses, de documentations, de renseignements convergents. Je lis plusieurs livres à la fois, c’est ma coutume.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

Oui, les voici: Un recueil de ballades, intitulé Comedia Valaha  (‘La comédie valaque’), 450 pages, prêtes à être envoyées aux éditions ; un recueil d’interviews Din Labirintul rostirii (Du labyrinth du verbe) ; un livre d’essais Nostalgia izbavirii (La Nostalgie de la rédemption) ; un livre de mémoires, Izma sălbatică (La menthe sauvage), traitant de mon amitié avec un grand prosateur roumain, Fănuş Neagu) ; un livre de prose, Puiul Vidrei (Le bébé de la loutre) autobiographique, achevé, une sorte de manuel de survie pour les enfants qui vivent dans les anciens marais de Braila, mon lieu de naissance d’où je viens juste de rentrer maintenant avec une grande joie : les autorités ont baptisé mon ancienne école où j’ai appris à lire et à écrire avec mon nom : Şcoala gimnazială Nicolae Grigore Mărăşanu. (Collège Nicolae Grigore Marasanu). Je travaille également à un livre d’histoire sur la Grande Union de tous les Roumains à Alba Iulia, 1918. Et c’est  tout, pour le moment.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participerai au festival Euro Poésia, deuxième édition, 2017. L’année dernière, à la première édition, j’ai obtenu le trophée du festival, aux côtés de cinq poètes français : Guy Allix, Jacky Essirard, Yves Jouan, Hughes Labrusse şi Jean Portante.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Généralement dans la presse littéraire, à la télévision, aux lancements des livres et rencontres avec les lecteurs, aux festivals de poésie dans le pays et à l’étranger, dans les cénacles littéraires et débats et depuis quelques années sur Facebook, ou chaque jeudi, suite à la parution du Poème du jeudi, j’entretiens un vif dialogue avec mes lecteurs de poésie.

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Le 19 janvier 2017

Nicolae Grigore Marasanu

 

Cette interview a été traduite du roumain par Elena Avasilencei.

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Traductrice : Elena Avasilencei

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Qui suis-je ?

Je m’appelle Elena Avasilencei et je suis née le 3 octobre 1956 dans une localité comportant 3 770 habitants, Isalnita, située dans le sud de la Roumanie.

 

J’ai fait des études humanistes au Lycée Fratii Buzesti de Craiova, le meilleur lycée du pays selon les statistiques, compte tenu des résultats des élèves à l’admission au lycée et ensuite à l’entrée aux facultés, et j’ai enchaîné avec des études philologiques à la Faculté des Lettres, avec double spécialité, français et roumain, à l’Université de Craiova.

À la fin de mes études j’ai été nommée enseignante titulaire par répartition gouvernementale dans une localité située à la frontière avec la Bulgarie, à 100 km de Craiova, laquelle s’appelait Orlea (l’homophone de votre Orléans) où je suis restée 7 ans.

À partir de 1986, après mon mariage, j’ai fait le saut directement dans la capitale de la Roumanie, à Bucarest, où j’ai travaillé pendant 13 ans à la Bibliothèque Centrale Universitaire de l’Institut Polytechnique. À partir de 2003, je suis rentrée dans l’enseignement comme professeur de FLE (française langue étrangère), exerçant mon métier dans deux lycées d’État et un particulier, jusqu’en 2009.

J’ai passé tous les examens professionnels, jusqu’à l’obtention du grade suprême dans l’enseignement pré-universitaire. J’ai suivi également un stage de formation continue en France, à l’Institut de Langues de Rennes, durant l’été 2005 et j’ai poursuivi en 2006-2007 un master en linguistique française théorique et appliquée, clôturé par une dissertation sur Pierre Loti.

Je suis également traductrice assermentée auprès du Ministère de la Justice de Roumanie et en tant que telle j’ai accompagné mon mari en Tunisie entre 2009-2015.

J’ai deux grands enfants (de 30 et 28 ans) Ioan Lucian et Marie Francine, tous les deux travaillant dans des compagnies internationales connues (Eriksson et Hewlett Packard).

Depuis l’an dernier, je suis à la retraite anticipée et je passe mon temps agréablement, en m’occupant à présent de traductions littéraires.

Après ma retraite, je suis rentrée dans mon village natal pour jouir des bienfaits de la nature, de la vie paisible, des lectures à mon gré et pour enfin retrouver le Paradis perdu, le berceau de mon enfance.

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Biobibliographie

Nicolaé Grigor


Livres parus :
Poésie : L’îlot, Editions Albatros, 1973;
Le bateau en phosphore, Editions Eminescu, 1976;
L’ombre du fleuve, Editions Eminescu 1979;
Enisala, Albatros, 1980;
 La distance entre moi et un lièvre, Editions Eminescu, 1979;
Caprices pour les quatre vents, Editions Eminescu, 1986;
Anges et banjos, Editions Eminescu, 1998;
Le mardi du canon, Editions Eminescu 2001;
L’âme se chante elle-même, Editions Decebal, 2002;
Les Impaires (sonnets), Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, Collection Hypérion, 2007;
Les mécanismes du mouvement, Editions Vinea, 2012.

Anthologies :
Le Léviathan, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2004, avec un cycle inédit Les Extases, La Balkanique (poètes roumains et serbes), Ex Libris, 2007, Poèmes déchainés, Grai şi Suflet – Cultura Naţională 2009, avec un cycle inédit des Poèmes d’Hissarlik, La Bête Impaire, collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2011, ayant deux cycles inédits : Les voix des cendres et Requiem pour le soi suicidé.

Traductions :
La Bête impaire/ The Odd Beast, traduit en anglais par Petre Imandi, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2008 ; Zvucot na zborot/ Le son du mot, la version en macédonien par Dimo Domcev, Editions Arka, Skopye, 2009, Oda na Slaveiot / Ode au Rossignol, version en macédonien par Dina Cuvata, Matitza Makedonska, Skopie, 2009, Le triomphe de l’inocence/Triumfi i pafajësisë, version albanaise par Baki Ymeri, avec une préface de Luan Topciu, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2011.

Autres traductions (parutions en anthologies et diverses magazines) :
en indien par George Anca,
en hongrois par Marki Zoltan şi Balazs F. Attila,
en albanais, par Baki Ymeri şi Luan Topciu, en bulgare par Mihaela Deşliu et  Anastasia Andriev,
en serbe par Radmila Turukalo Sovtic et Lucian Marina,
en anglais par Narcisa Grigore,
en français par Elena Avasilencei  et Roxana Armeanu,
en macédonien par Dimo Dimcev.

Essais et articles : La bouée, Editions Sport-Turism, 1985; Porquoi l’Impaire, Editions Grai şi Suflet – Cultura Naţională, 2007, Le transphère de lâme et la rédemption par la poésie, dans Mărturisire de credinţă literară, Editions Carpathia Press, 2006, L’éternelle branche d’or, en Paroles pour les Descendents Editions Carpathia Press, 2007, Le parfum entre les deux temples, Collection Opera Omnia, Editions Tipo Moldova, Iaşi, 2013; La Séduction de l’impaire, dans Les Impaires, Editions Istros du Musée Carles I, Brăila, 2013 et Le parfum de fraesia dorée, éditions Grai si suflet, Bucarest, 2015.

Prix et diplômes (sélection) :
Prix National des Journalistes de Roumanie, 1987; le Prix du Festival National de poésie “Grigore Hagiu” et de la revue Porto-Franco, 2003; le Prix du Ministère de la Culture, le Prix de la Fondation et de la revue culturelle Antares, 2004; Diplôme et Médaille d’Argent de l’Ordre des Chevaliers Danubiens, en grade de Chevalier des Lettres, 2004; Le Prix d’Excellence pour Opera Omia et pour avoir introduit dans la poésie roumaine l’univers du Danube, offert par l’Association Roumanie du Patrimoine, 2006; le Prix International Balcanica , du Festival des Poètes des Balkans, 2007; le Prix du Festival international Duiliu Zamfirescu, 2007; le Prix International l’Etoile du Ciel offert par l’Encyclopédie WHO’S WHO et le Registre International des Etoiles, Suisse, 2007, (Suite de ce prix, l’étoile Hercules se renomme d’après le poète roumain), le Prix de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains Roumains, 2010, pour le volume Poèmes déchainés; Diplôme d’Honneur de l’Union des Ecrivains Roumains, l’Association des Ecrivains de Bucarest, pour l’exceptionnelle activité littéraire 2010; le Prix National Grigore Vieru, pour le volume La Bête Impaire, Collection Opera Omnia, offert par l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie, 2012; le Prix Constant Tonegaru, pour le même volume de La Bête Impaire, offert par la Société des Ecrivains C. Negri et la revue Porto Franco, 2012; le Diplôme d’Excellence et le Prix Opera Omnia de la part de la Filiale Sud-Est de l’Union des Ecrivains 2012; Diplôme d’excellence de la Mairie de la ville de Brăila, 2012; le Prix et le Diplôme d’Honneur de Ministère de la Culture et de la Direction de la Culture de la Contrée de Brăila, 2014, pour les volumes Les mécanismes du mouvement et Le parfum d’entre les deux temples; Diplôme d’Honneur, « Pour la parution constante dans la presse culturelle française et la promotion de la littérature française et francophone en Roumanie », de la part de l’Association Rencontres Européennes-Europoésie, Paris, le 26 septembre 2014, accordé par le Président Joël Conte.

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.Je remercie sincèrement Nicolae Grigore Marasanu d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses et à Elena Avasilencei d’avoir fait la traduction.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Jean-Louis RIGUET 21 janvier 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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JL à l’écoute de … Guy Allix

Des mots pour vous

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JL à l’écoute de …

Aujourd’hui Guy Allix

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1/ Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?

Guy Allix.

Je suis né dans le nord de la France d’une mère célibataire originaire de Normandie et j’ai vécu ensuite une enfance tourmentée dans un milieu nécessiteux. Ma mère s’était mise en ménage vers mes trois ans avec un monstre alcoolique et violent qui dépensait dans les bistrots le maigre argent qu’il gagnait et, une fois saoul, frappait tout le monde comme un malade. Nous fuyions dehors le plus souvent et y passions la nuit, même en plein hiver.

Je ne me remettrai jamais de cette enfance. Elle a fait de moi un être très fragile dont on a pu profiter souvent. Un infirme de l’amour.

Je raconte un peu cela dans un recueil de récits autobiographiques intitulé Maman, j’ai oublié le titre de notre histoire, paru en 2008 et que je compte republier un prochain jour. Pour que ce soit « racontable » j’ai dû y ajouter de l’humour et jouer entre Audiard et Fallet (le génie en moins).

J’ai quand même réussi bon an mal an à poursuivre des études jusqu’en terminale. Je ne sais trop comment. Cela tient du miracle. Il y eut, c’est vrai, quelques bons enseignants qui m’ont soutenu. Ainsi un professeur d’italien, M. Renaud, qui en seconde fit tout pour que je sois interne et qui me permit ainsi de m’accrocher… Je n’ai pas eu mon bac cependant à l’issue de ma terminale car j’étais psychologiquement épuisé et aussi en révolte contre la société.

J’ai commencé à écrire en octobre 1971, encouragé par ma prof de lettres, Mlle Ecarlate, qui me faisait rougir… Ce fut d’abord la chanson qui m’incita à écrire : Brassens, Brel, Ferré, Moustaki etc. J’ai toujours gardé dans ma mémoire ces mots cités par Brassens sur la pochette du « Métèque » de Moustaki :

« Avec des mots chantés à voix profond et douce

Avant qu’un peu de terre emplisse notre bouche

Confier à la vie notre lucide amour

C’est là notre travail sans trêve et notre fête

Notre ultime et divin secours »

Guy-Charles Cros.

J’ai appris parallèlement à jouer de la guitare et à chanter. Mon écriture a évolué avec la lecture des surréalistes par exemple mais je n’ai jamais renié la chanson que je pratique toujours un peu sur scène dans mes récitals poétiques.

J’ai obtenu mon bac quatre ans plus tard (après avoir publié mon premier recueil de poèmes et avoir fait pas mal de petits boulots) puis j’ai poursuivi des études de lettres tout en travaillant jusqu’à la maîtrise. Échec à l’agrégation. Instituteur en 1982. Puis concours P.E.G.C. lettres-histoire obtenu en 1983. Carrière d’abord en collège. Capes obtenu en 1989. Enseignement en lycée puis en IUFM. Puis un peu partout et même en prison.

D.E.A. lettres sur Jean Follain.

Parallèlement bien sûr la poésie, encore la poésie et toujours la poésie. Elle m’a sauvé, je dois le dire, de l’aliénation complète pendant les années de mon mariage.

 

2/ Que faisiez-vous avant d’écrire ou parallèlement à l’écriture ?

Je survivais le plus souvent, avant l’écriture !!! Enfin il y eut aussi le sport qui était une évasion pour moi. Vélo tout d’abord (j’ai rêvé d’être Jacques Anquetil mais ma trouille au sein des pelotons m’a vite dissuadé…) puis la course à pied en fond et demi-fond… Je courais assez bien, suite peut-être à l’entraînement suivi quand je tentais d’échapper au concubin de ma mère…

Parallèlement à l’écriture j’ai continué de pratiquer la course à pied (quelques maravélothons à mon actif dont deux en 3 h 10) et vélo (en cyclotouriste cette fois…). J’ai aussi continué à chanter et à jouer un peu de guitare. Juste un peu jusqu’en 2001, car ce n’était pas dans la culture familiale, beaucoup plus depuis 2002.

 

3/ Qu’aimez-vous ou pratiquez-vous comme autre art ? La peinture ? La sculpture ? Le cinéma ? La photographie ? Le théâtre ? Quelle est votre autre passion ?

J’aime les arts en général mais je dois avouer que je suis mauvais en tout. Je ne sais absolument pas dessiner (proche de la débilité dans ce domaine, dessiner, enfin tenter de dessiner, au tableau un animal quand j’enseignais le français langue étrangère déclenchait l’hilarité générale). Je ne sais pas peindre. J’ai une collection très importante de photos ratées. Seul le théâtre peut-être… et j’ai rêvé de théâtre tout jeune car j’avais été encouragé en ce sens par Monsieur Nouis, mon prof de français en 4e… Et bien sûr, en lien avec cela, la lecture de poèmes. Mais je ne me produis sur scène que depuis 8 ans environ. Avant je jouais dans le « poète invisible » !

 

4/ Qu’attendez-vous de vos lecteurs, admirateurs ? Comment vous faites-vous connaître ? Comment allez-vous à leur rencontre ?

De mes trois lecteurs (hihi), j’attends simplement qu’ils soient émus comme peut l’être un ami à qui on se confie. C’est tout. Des admirateurs ??? Euh…

Pendant très longtemps je n’ai quasiment pas eu le souci de me faire connaître. Je redoutais ce milieu, avec raison aussi il faut le dire. J’écrivais, je publiais (chez le grand Rougerie principalement), je complétais éventuellement le sp de l’éditeur. Je correspondais timidement avec certains poètes ou écrivains (Andrée Chedid, Senghor, Guillevic, Seghers, Gilles Perrault etc.). Je remerciais les auteurs de chroniques sur mes recueils. Je répondais à l’appel quand mon éditeur me demandait de faire une signature. J’ai dû alors participer à un seul salon : le Printemps de Durcet, un très bel événement. Bon, j’essayais aussi de me faire connaître dans la région que j’habitais et j’avais droit régulièrement par exemple à un reportage TV de celui qui est devenu pleinement un ami depuis sa juste retraite : Gérard Bonemaison. Et c’est tout.

Désormais on me voit un peu plus mais je ne cours pas les salons. Ni les salauds d’ailleurs car il y en a dans ce milieu ! Je lis mes textes sur scène (je lis aussi d’autres textes d’amis). Quelques festivals dont Montmeyan (où j’ai fait de belles rencontres !) ou Cordes-sur-Ciel par exemple… Des interventions aussi en milieu scolaire.

Des dédicaces aussi en librairie ou dans d’autres lieux.

Enfin j’ai fait deux résidences d’auteur depuis trois ans.

 

5/ Faites-vous des rencontres, des lectures ou des conférences sur vos ouvrages ?

Oui, comme je l’ai dit dans la question précédente…

Mais je n’ai pas prononcé réellement de conférences sur mes propres ouvrages. Mis à part une, prononcée au lycée de Coutances vers la fin des années 80 dans un colloque sur la philosophie de l’art. Des conférences plutôt sur d’autres œuvres : Senghor ou Follain par exemple.

 

6/ Depuis quand écrivez-vous ? Qu’avez-vous déjà écrit ?

J’écris depuis octobre 1971 exactement (j’ai une furieuse mémoire des dates !!!). On doit en être à une quinzaine de recueils de poèmes, un album jeunesse, un recueil pour enfants, un recueil de récits autobiographiques et pas mal d’articles ou textes de conférences parus ici et là en revues ou en ouvrages collectifs.

 

7/ Quel est votre dernier livre ? Pouvez-vous nous en parler ?

Le sang le soir, publié au Nouvel Athanor en 2015. Il vient d’obtenir le prix François Coppée de l’Académie française… Bon enfin ce n’est pas important en même temps les prix, ça fait juste un peu plaisir, c’est tout, mais ça n’a pas une valeur en soi, tant s’en faut.

C’est un recueil dans la lignée de mon travail, depuis Mouvance mes mots, publié en 1984 chez le grand Rougerie (eh bien oui, j’insiste !) avec peut-être des coins plus lumineux. Ma poésie est assez tourmentée. Mais bon je n’en dis pas plus. Comme le disait Socrate « Les poètes ne savent pas ce qu’ils disent »… et c’est tant mieux ! Aux autres de parler de mes petits écrits s’ils en valent la peine.

 

8/ Où peut-on se procurer vos ouvrages ?

Dans les bonnes librairies pardi !!! Oui, j’insiste dans les bonnes et petites librairies indépendantes où l’on peut toujours commander le livre. Certes, on peut aussi commander dans d’autres enseignes… que je ne nommerai pas. Mais défendons les vrais libraires !

 

9/ Quelle est votre position par rapport aux publications à compte d’éditeur, à compte d’auteur ou à compte participatif ? À l’e-book ?

J’ai toujours été opposé au compte d’auteur ! J’ai eu la chance d’être publié dès 1974 (j’étais encore en culottes courtes !!!) à compte d’éditeur. Il vaut toujours mieux être patient (ce qui vous permet du reste, le recueil restant « en cave », d’améliorer le projet). Je ne fais guère de différence entre compte d’auteur et compte participatif… Il faut bien admettre aussi simplement que quand un « éditeur » publie à compte d’auteur, il ne fait que commander un travail à l’imprimeur, empocher la somme versée et entreposer l’ouvrage quelque part en attendant le pilon… Généralement aucun service de presse et aucune vente en dehors de celles effectuées par l’auteur lui-même.

L’e-book ??? déjà l’anglicisme me fait fuir. J’ai besoin de la chaleur du papier. On ne lit pas sur un écran comme sur du papier… Non !

 

10/ Quel est le conseil le plus important que vous ayez reçu ? Pas forcément pour les livres ?

Sois patient !

 

11/ Que préférez-vous écrire ou lire : des romans, des poésies, des essais, des nouvelles, des biographies ?

Tout !!! Je suis loin de ne lire que de la poésie. Cependant pas très versé dans le roman policier ou la SF.

 

12/ Comment écrivez-vous ?

Pas de recettes, pas de rituels particuliers. J’écris comme je peux. Quand ça vient. Des notes tout d’abord qui viennent comme ça, mûries par la vie. Puis je me mets devant l’ordi, je rassemble, j’élague, je déplace… Jusqu’à ce que j’aie un objet qui me semble tenir. Et puis je mets en cave… Je ressors cela plus tard et je vois si le vin (sourire) est toujours bon ou si c’est une infâme piquette. On est parfois très enthousiaste une fois le travail « fini » et quand on le redécouvre après mise en cave donc, on est très déçu. Et vice-versa.

 

13/ Où puisez-vous votre inspiration ? Avez-vous eu des commandes d’ouvrages ?

Dans la vie, rien que dans la vie ! Et donc partout. Il n’y a pas de sujets tabous. Mais des thèmes cependant s’imposent plus ou moins avec force. L’amour, la mort, la souffrance, la solitude etc.

Non pas de commandes d’ouvrages mais des commandes d’articles ou de préfaces.

 

14/ Comment construisez-vous vos intrigues, vos personnages ? Vos personnages sont-ils toujours imaginaires ?

Question qui concerne difficilement les poètes.

 

15/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d’écriture ?

  • Sois patient ! (voir plus haut…)
  • Ne suis pas trop les conseils des autres (en dehors du premier…). Sois toi-même, trouve ton propre sillon et poursuis-le.

 

16/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Paul Verlaine, René Char, Paul Eluard, Albert Camus, Marie-Josée Christien, Christophe Dauphin, Angèle Vannier, Jean Follain, Paul Celan…

 

17/ Que lisez-vous en ce moment ?

Je relis l’œuvre d’Angèle Vannier. Plus particulièrement Le sang des nuits et les poèmes choisis chez Rougerie.

 

18/ Travaillez-vous sur de nouveaux projets ?

J’écris un essai sur Angèle Vannier.

Je prépare un recueil de poèmes intitulé Au nom de la terre, commencé en résidence d’écriture il y a deux ans.

J’essaie de publier un conte de Noël, Le petit grand-père, qui a d’abord paru dans le journal La Manche libre en décembre dernier.

Et j’ai mis au point avec mon ami Gaëtan Louvel un récital Angèle Vannier que nous avons déjà proposé trois fois en Ille-et-Vilaine et que nous devons reproposer au festival de la parole poétique à Quimperlé et chez Max à Quimper l’an prochain. Nous cherchons d’autres dates et d’autres lieux.

 

19/ Avez-vous des dates d’événements à venir ?

Je participe à un festival de poésie à Paris le 11 septembre (festival O + O) et à un festival international de poésie en Roumanie entre 15 et 18 septembre à Braila et Galatzi, au bord du Danube.

Je serais aussi au Salon du livre de Carhaix fin octobre.

 

20/ Où peut-on suivre vos actualités ? Vos parutions ?

Sur mon site personnel :

http://guyallixpoesie.canalblog.com/

Il va falloir que j’y retravaille car il est un peu en sommeil. Je suis assez négligent quand il s’agit de mettre en valeur mon œuvrette (hihi).

Mais aussi sur Facebook où j’ai plusieurs pages.

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Le 23 août 2016

Guy Allix

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Visuel Le sang le soir

 

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Bio courte Guy

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Couv Le Petit Peintre3

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Bio courte jeunesse Guy

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Couv Poèmes pour Robinson

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Visuel Mouvance mes mots

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Je remercie sincèrement Guy Allix d’avoir eu l’amitié de se livrer à ce jeu des questions-réponses.

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Auteur, sculpteur, peintre, photographe, acteur, comédien, théâtreux, styliste, musicien, chanteur, colleur de papiers, en un mot artiste  sans discrimination de l’art pratiqué,

si vous aussi, vous êtes intéressé par mon écoute et la publication sur ce blog, merci de vous manifester par e-mail soit directement sur le site soit à l’adresse suivante : jlriguet@gmail.com.

La publication sur le site est ponctuelle au gré des réceptions des questionnaires.

Chaque chronique est ensuite partagée sur Facebook, Twitter, Linkedin, Google+, Pinterest et parfois Tumblr.

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Pour se manifester si vous êtes intéressé par le questionnaire :

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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https://www.youtube.com/channel/UCcLyJcrYJkDfuM9zm6mfbCQ

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Jean-Louis RIGUET 29 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres et Membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Guy Allix sera à Montmeyan en PoéVie

GUY ALLIX

à MONTMEYAN EN POEVIE

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Poévie affiche2016

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Le poète Guy Allix

sera présent au festival de poésie

MONTMEYAN EN POEVIE

au mois d’août 2016

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Description de cette image, également commentée ci-après

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Guy ALLIX est né en 1953 à Douai.

Il a mené de nombreuses expériences pédagogiques autour de la poésie au collège Georges Lavalley de Saint-Lô (club de poésie et publication de la revue Lavalley du poème).

En 1988, il consacre sa thèse de DEA au poète Jean Follain.

Co-organisateur en 1985 du colloque « Poésie moderne : paradoxes et conflits » à l’université de Caen.

Parutions récentes :

Poèmes pour Robinson chez soc et foc

Le Sang le Soir au Nouvel Athanor.

Lors de la première édition du festival, il a enchanté un large public.

(Source : affiche du festival)

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Tout sur mes livres :

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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Jean-Louis RIGUET 27 janvier 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Guy Allix : « ❤️ Pour Robinson ❤️ »

La gravité d’aimer !

Le monde est dans tes yeux ...

❤️ Pour Robinson ❤️
Un jour petit homme

Tu deviendras un homme

Quand tu apprendras la belle gravité d’aimer

Quand tu apprendras que le meilleur de la vie

N’est que dans l’appel à la vie
Pour une femme unique

Cette femme de hasard et de nécessité

Chaque matin tu te lèveras

Et humblement tu te mettras à la tâche

Comme le fait tout homme véritable

Depuis l’aube des temps

Comme le fait tout homme

Quand il sait aimer
Tu t’engageras près d’elle

Comme tu t’engageras en elle

Et tu cueilleras le bonheur à ses lèvres

Et elle vous donnera des fruits plein de rires et de joie

Pour aimer plus loin encore
Et tu souffriras aussi sûrement

Car il n’est d’amour sans douleur

Quand bien même et surtout on lui donne tout
Et tu t’épuiseras pour l’amour

Car il se nourrit de notre fatigue

Tu t’épuiseras comme le grand-père s’est…

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